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29 août 2025
ZATOR MBAYE ACCUSE LE PDS DE JOUER LES PROLONGATIONS
A en croire le ministre conseiller à la présidence de la République, le Parti démocratique sénégalais rend une mauvaise image en discréditant les institutions de la République et en accusant des magistrats d’être corrompus
Après l’invalidation de son candidat Karim Wade par le Conseil constitutionnel, suite au recours de Thierno Alassane Sall qui accusait le fils de l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, de détenir une double nationalité. Ce qui n’est pas conforme à la Constitution sénégalaise, le Parti démocratique sénégalais (Pds) joue les prolongations. Les libéraux ont décidé de porter le combat devant l’hémicycle pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur une présumée corruption doublée de conflits d’intérêts, de deux membres du Conseil constitutionnel.
Dans une déclaration diffusée au lendemain de la publication de la liste définitive des candidats à la présidentielle de ce 25 février, le Pds a accusé deux hauts magistrats, membres du Conseil constitutionnel, d’actes graves de corruption, de collusion et de conflits d’intérêts. Les polémiques autour de cette affaire font rage dans l’espace politique. Zator Mbaye, membre de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby), fustige la démarche du Pds qu’il juge inopportune d’autant plus que l’Assemblée nationale ne peut convoquer les juges encore moins entendre le Premier ministre, Amadou Ba, que le parti de Me Abdoulaye Wade accuse d’avoir corrompu des magistrats. Des accusations que le responsable de l’Alliance des Forces de Progrès (Afp) de Moustapha Niasse balaie d’un revers de la main. A en croire le ministre conseiller à la présidence de la République, le Parti démocratique sénégalais rend une mauvaise image en discréditant les institutions de la République et en accusant des magistrats d’être corrompus. M. Zator Mbaye dit que, sur le plan des principes, il n’est pas totalement d’accord avec le Pds. « Nous sommes une République. Nous sommes dans le principe de la séparation des pouvoirs. Une liste a été établie par le Conseil constitutionnel. Cette décision n’est pas susceptible d’appel. C’est la Constitution qui le consacre. Maintenant, chercher d’autres subterfuges pour dire qu’il y a des soupçons de corruption, je pense quand même que ça, c’est un débat qui n’avait pas sa place au niveau de l’hémicycle» soutient Zator Mbaye, lui-même ancien député.
La présidentielle se tiendra à date échue, assure Zator
Le progressiste et membre de la coalition Benno Bokk Yaakar considère que cette question de corruption devrait être posée — si elle doit l’être — dans les cours et tribunaux. A l’en croire, les responsables du Parti démocratique sénégalais jouent les prolongations après l’invalidation de leur candidat par le Conseil constitutionnel. Zator Mbaye appelle les gens qui évoquent l’éventualité d’un report de l’élection présidentielle à savoir raison garder. Selon lui, toutes les conditions sont réunies pour aller à l’élection présidentielle le 25 février prochain. « Je considère que l’élection présidentielle va se tenir, inch’Allah, à bonne date. Le candidat du Pds, n’étant pas partie prenante pour le moment à ces élections, pense pouvoir jouer les prolongations pour exister. Je n’ai pas vu par quel chemin la présidentielle ne pourrait pas se tenir. Tout est fait en ce qui concerne l’organisation. Les candidats vont démarrer leur campagne électorale. Le matériel électoral est acheminé. La liste des candidats est connue. Les bulletins sont à l’impression. Dans les prochains jours, on aura les spécimens qui seront disponibles dans les états-majors. Alors qu’est-ce qui reste à faire si ce n’est d’aller à l’élection ? Parce que le Conseil constitutionnel ne peut pas designer le président de la République. Le futur président, inch’Allah, nous souhaitons qu’il s’appelle Amadou Ba et qu’il soit élu dès le premier tour. Nous tendons la main au Pds. En tout cas, nous autres qui avons tout fait pour que M. Karim Wade puisse participer au dialogue avec toutes les concessions qui ont été faites, je crois que si le Pds devait avoir quelque chose à reprocher, ça ne serait pas à nous » soutient Zator Mbaye.
Main tendue au Pds pour rejoindre le candidat Benno !
Zator Mbaye n’a pas été tendre avec les libéraux. Selon lui, le Pds se fait des illusions en convoquant l’Assemblée nationale dans cette affaire. A l’en croire, c’est une démarche inopportune vouée à l’échec. « Je ne peux faire dans la météo politique. Mais ce que je sais, c’est que cette question est aujourd’hui sur la table de l’Assemblée nationale. Nous sommes dans une République et le principe de séparation des pouvoirs est intangible. La commission va même se heurter à une impasse. Elle ne sera pas en mesure de convoquer les juges. Parce que les juges ne peuvent être convoqués. Ils ont également parlé de corruption en faisant allusion au Premier ministre qui aurait corrompu les juges. Est-ce que l’Assemblée nationale est aujourd’hui outillée ou compétente pour entendre le Premier ministre ? Non ! Donc, c’est une démarche qui est vouée à l’échec. Mais ils jouent les prolongations de leur défaite pour salir la future belle et éclatante victoire d’Amadou Ba. Nous, de Benno Bokk Yaakaar, leur tendons la main en disant que le Sénégal est plus important que nos petites personnes. Nous les invitons à venir travailler aux côtés du Premier ministre Amadou Ba» conclut le responsable de la communication de l’Alliance des forces de progrès et membre de la majorité présidentielle.
MAYORO FAYE APPUIE LA DEMANDE DU PDS
L'ancien chargé de communication du parti libéral estime que la tenue de l'élection présidentielle dans un tel climat de crise institutionnelle n'honore pas la République et réclame le report du scrutin
Propos recueillis par Pape NDIAYE |
Publication 31/01/2024
M. Mayoro Faye, membre de la direction du Parti démocratique sénégalais (Pds) se prononce sur la situation nationale, notamment sur l’invalidation de la candidature de Karim Wade. L’ancien chargé de communication du Pds nous donne aussi son avis sur la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire initiée par le groupe Liberté Démocratie et Changement et sur le refus des membres du Conseil constitutionnel de se livrer au jeu de la transparence auquel ils sont appelés par le Parlement. Entretien exclusif !
Le Témoin : Le Pds a déposé une requête pour l‘ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur des faits de corruption présumée au Conseil constitutionnel. Curieusement, des députés de Bby ont appuyé cette demande qui a abouti en moins de 48 heures ! Que répondriez-vous aux politologues et juristes qui disent que cette requête est trop « recevable » pour ne dire trop belle pour être vraie ?
Mayoro Faye : Aujourd’hui, la véritable et principale question doit être de savoir si des accusations aussi sérieuses ne méritent pas d’être élucidées. Ou bien devons-nous faire la politique de l’autruche et fermer les yeux sur cette très grave situation ? Non ! Donc permettez-moi de saluer le patriotisme des groupes parlementaires qui ont décidé de ne pas empêcher l’expression de la vérité. Au contraire, ces honorables députés veulent contribuer à la manifestation de la vérité sur les lourds soupçons pesant sur des membres du Conseil constitutionnel. La lutte contre la corruption, la collusion et les conflits d’intérêts ou toute autre forme de complots sur le dos de la République doit être un impératif, un sacerdoce pour tous quel que soit son statut ou son bord politique. Vous n’êtes pas sans savoir que la gestion du processus électoral par le Conseil constitutionnel a fini d’installer notre pays dans une profonde crise institutionnelle. Je pense que tous les Sénégalais devraient saluer, encourager et appuyer la demande de mise en place de cette commission d’enquête parlementaire initiée par des députés du groupe parlementaire Liberté, Démocratie et Changement. Nous devons tous pousser derrière pour que la machine de la vérité s’allume, puis s’emballe afin que tout éclate ! Notre pays ne mérite pas d’organiser une élection présidentielle dans une situation de suspicion pareille alimentée par des soupçons de corruption et de conflits d’intérêts. Cette affaire doit être tirée au clair. Car, le reste du monde nous regarde, nous observe, nous écoute…
Votre candidat Karim Wade n’est-il pas tombé dans le jeu de la vigilance et de la prudence de ne pas perdre tôt sa nationalité française avant qu’il ne soit électeur et éligible, c’est-à-dire le temps qu’une loi lui garantissait une participation à la présidentielle 2024 soit votée ?
Notre candidat, le président Karim Wade n’est tombé dans aucun jeu si ce n’est le jeu honteux du Conseil constitutionnel et de ses complices à son encontre et à l’encontre de plusieurs autres candidats dits spoliés. Amadou Ba n’a pas le courage de se mesurer à Karim Wade à la présidentielle. C’est pourquoi, il est dans des manœuvres. Je me félicite que cette enquête parlementaire soit élargie aux candidats spoliés à l’occasion du contrôle des parrainages. Parmi eux des fortunes diverses mais toutes préoccupantes. Malgré les efforts qu’ils ont fournis sur le terrain pendant des mois, ils ont été, eux aussi, traités par le Conseil constitutionnel et ses informaticiens avec beaucoup de mépris. Notre pays ne peut pas marcher sur la tête !
Diriez-vous comme beaucoup de militants et sympathisants du Pds que Karim Wade doit retourner au bercail pour mener le combat sur le terrain politique comme dans les années Sopi ?
Les militants et sympathisants du Pds, les mouvements et autres partis politiques alliés ainsi que les Sénégalais tout court sont en droit de souhaiter que notre champion, Karim Wade, qui a été exilé depuis plus de sept ans maintenant revienne parmi eux. Une demande politiquement légitime pour galvaniser davantage nos troupes, intensifier et accélérer le combat pour le triomphe de la vérité, la victoire de la démocratie et de l’Etat de droit. Le Pds qui constitue la locomotive est un très grand parti managé par son Secrétaire général national, le Président Abdoulaye Wade. Malgré le harcèlement et les privations que le Pds a subis durant ces dix dernières années, il a su garder constants sa combativité et son engagement pour le Sénégal. Oui nous souhaitons que les conditions du retour d’exil de Karim Wade soient réunies pour qu’enfin qu’il revienne au pays au grand bonheur des Sénégalais. En lui, la grande Coalition Karim 2024 trouve le profil idéal pour relever les défis multiples, divers et variés qui s’imposent à notre pays.
Ne pensez-vous que, malgré les griefs que vous évoquez, la tenue de l’élection présidentielle soit dans une courbe irréversible ?
Une très bonne question. Vous dites une courbe irréversible ? Non, je ne pense pas du tout. D’ailleurs, nous exigeons le report de l’élection présidentielle pour permettre à la commission d’enquête parlementaire d’édifier les Sénégalais sur les soupçons de corruption et de conflits d’intérêts révélés. Pour permettre également le rétablissement effectif des candidats spoliés dans leurs droits. Les conditions dans lesquelles notre pays est plongé font que le débat sur le report s’est finalement imposé de lui-même. Pour cette élection en vue, il y’a eu de graves dysfonctionnements à tous les niveaux du processus. Au lieu de s’arrêter et de corriger, certains veulent fermer les yeux et faire comme si rien ne s’était passé. Je suis pour le respect du Sénégal et des Sénégalais d’abord avant le respect du calendrier républicain qui peut conduire à une instabilité au Sénégal. Le processus électoral a connu beaucoup de sabotages. Nous devons alors l’assumer ensemble et faire prendre des mesures adaptées conformément à la Constitution en cas de crise institutionnelle. D’ailleurs, je suis étonné d’apprendre que les membres du Conseil constitutionnel évoquent le privilège de juridiction pour ne pas être entendus par la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale. Vous savez, l’institution parlementaire n’agit pas en matière pénale. Mais, de par ses procédures, notamment l’article 48 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Cette institution doit aujourd’hui aider le peuple dont elle est l’émanation à être édifié sur les graves accusations formulées dans la gestion des affaires de la République, des affaires publiques. Plus les membres du Conseil constitutionnel se rebiffent, plus ils accentuent la crise institutionnelle qui n’honore pas notre République.
Hier c’était la guerre des communiqués. Après le communiqué du groupe des libéraux, celui de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums), il y a eu la réponse du Conseil constitutionnel et ensuite la réplique du groupe parlementaire. Que pensez-vous de tout ça ?
Cette guerre des communiqués, comme vous l’appelez dans l’édition du quotidien « Le Témoin » d’hier, atteste qu’il y a une profonde crise des institutions. Et cette situation interpelle au plus haut niveau la clé de voute des institutions qu’est le président de la République en sa qualité de président du Conseil Supérieur de la Magistrature. Toutefois, l’Assemblée nationale a convoqué les députés pour demain (Ndlr : aujourd’hui mercredi) pour une séance plénière sur la résolution de la commission d’enquête parlementaire sur des faits graves de corruption, de collusion et de conflits d’intérêts qui ont provoqué l’élimination du président Karim Wade et plusieurs autres candidats spoliés à la présidentielle prévue dans 25 jours. Souhaitons que la vérité éclate car la communauté internationale nous observe…
Par Kaccoor bi - Le Temoin
LA LOI, C’EST POUR LES AUTRES !
Pour les autres candidats, la loi reste implacable et leur sera appliquée dans toute sa rigueur. Il leur est recommandé de rester cois. Gare à celui qui se hasarderait à troubler la quiétude des gens.
Pour les autres candidats, la loi reste implacable et leur sera appliquée dans toute sa rigueur. Il leur est recommandé de rester cois. Gare à celui qui se hasarderait à troubler la quiétude des gens.
Allez demander au candidat Gackou qui a vu la police débarquer à son meeting pour mettre fin à son rassemblement avant de revenir comme un enfant pris en faute remettre le matériel en place et déguerpir.
Pendant qu’on lui interdisait virilement son rassemblement, le candidat du pouvoir déroulait son plan à travers des inaugurations d’infrastructures avec une forte mobilisation de ce qui reste de l’armée mexicaine. Des rassemblements fortement médiatisés par celui qui n’a plus aucune pudeur quand il s’agit de faire plaisir à son camp.
Alors que la campagne électorale débute ce weekend, le candidat - Premier ministre a déserté ses bureaux pour faire le tour des foyers religieux avec l’argent et les moyens logistiques de l’Etat. A cette duperie, celui qui joue le rôle de gendarme de l’audiovisuel, au motif qu’aucune disposition n’est prévue pour le cas du candidat en prison et qui leur tire la langue, ferme pudiquement les yeux sur la couverture de la campagne électorale avant l’heure du Premier ministre candidat.
Tant pis si le Chef est hors du pays et si son Premier ministre se pavane comme une rombière pour mieux se faire vendre. Même l’occupation permanente des médias nationaux — et français ! — ne semble pas en mesure de le sortir de l’anonymat au point qu’il se fasse battre au niveau de l’audimat par un membre de Pastef qui a récolté plus de vues que lui. Le pauvre !
Toujours dans le racolage, il ne s’est point préoccupé, ni lui ni son Chef, de la disparition de deux belles plumes. L’une avait connu la consécration depuis 1984 et s’était construite un univers littéraire reconnu par la critique. L’autre est venue sur le tard et a éclaboussé la scène littéraire par ses audaces et son talent.
Les deux illustres écrivains sont partis presque dans l’anonymat et n’ont même pas eu droit au traditionnel tweet du Palais quand la nation perd un de ses valeureux fils. Triste. ! Ces deux belles plumes royalement ignorées, un jeune chanteur a eu tous les honneurs de la République.
Bien entendu, en termes de dividendes électoraux, cette visite rapporte plus que d’aller présenter ses condoléances aux familles éplorée des deux écrivains, fussent-ils talentueux. Le pays de Senghor est décidément tombé bas…
Les Lions sont arrivés à Dakar
Éliminés de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des Nations par la Côte d’Ivoire en huitième de finale, l'équipe nationale du Sénégal est arrivée hier soir à Dakar. Les coéquipiers de Sadio Mané repartent avec un goût amer, surtout après avoir brillamment réalisé un carton plein en phase de poules. Après cette élimination, Moussa Niakhaté, malheureux lors de la séance des tirs au but, se dit déçu d’avoir manqué son pénalty. «Désolé ! Je suis conscient que ce penalty manqué a conduit à notre élimination de cette CAN 23. Ça a brisé le rêve de mes coéquipiers, de ce staff et des millions de supporters de cette équipe nationale. Vous ne méritez pas ça. Ce groupe avait la qualité et l’objectif de rentrer avec la coupe à Dakar. J’en suis conscient et j’en prends la responsabilité. Ça va être dur à avaler pour moi et je sais que je n’oublierai jamais», a posté le défenseur.
Aucun ivoirien tué à Dakar
La rumeur faisant état du décès d'un ressortissant ivoirien dans la capitale sénégalaise, suite au match opposant le Sénégal et la Côte d’Ivoire, est totalement infondée, selon un communiqué du préfet du département de Dakar. D’après le texte, l'autorité chargée de veiller à la sécurité publique informe qu'aucun cas de décès en lien avec cet événement sportif ou de violence visant la communauté ivoirienne n'a été constaté dans le département de Dakar. Mieux, explique le préfet, aucun individu victime de violences n'a été reçu dans les services hospitaliers après le match et aucune déclaration de violence sur des étrangers n'a été enregistrée par les services de police. Pour Chérif Mouhamadou Blondin Ndiaye, le premier Secrétaire de l'Ambassade de la République de Côte d'Ivoire à Dakar a confirmé, à la télévision ivoirienne, qu'après vérification, cette rumeur s'est révélée totalement fausse. Dans le document, le préfet rappelle que les services compétents restent engagés dans leur mission consistant à assurer la sécurité des citoyens sénégalais et des ressortissants étrangers établis au Sénégal.
Le préfet dément la rumeur sur le décès d'un ressortissant ivoirien (bis)
En plus de la réaction du préfet de Dakar, l'Amicale des Élèves Étudiants et Stagiaires Ivoiriens au Sénégal (AMEESIS) renseigne que la visite des émissaires à l'hôpital Fann n'a pas révélé la présence d'un patient ivoirien décédé ou blessé dans le cadre des incidents dont on parle sur les réseaux sociaux. L’amicale informe que l'ambassade de la République de Côte d'Ivoire au Sénégal poursuit ses démarches investigatrices auprès d'autres établissements hospitaliers pour obtenir toute information pertinente. A la suite de cela, un communiqué officiel sera publié. Mais pour le moment, l’AMEESIS lance un appel solennel à tous les élèves, étudiants et stagiaires ivoiriens au Sénégal et à tous les Ivoiriens en général pour qu'ils maintiennent leur sang-froid et qu’ils évitent toute escalade de tensions. L’amicale les appelle également à rejeter toute tentation de représailles et à prioriser leur sécurité en suivant scrupuleusement les directives émises par l'ambassade. Elle exhorte aussi la communauté sénégalaise à se joindre à cette démarche en favorisant un climat de solidarité et de concorde.
Crise aux ICS
Une profonde crise avait éclaté aux Industries Chimiques du Sénégal(ICS), relative aux revendications de hausse des salaires brandies par les délégués syndicaux. C’est ainsi que les travailleurs avaient observé une grève. Un accord a été générale à aller dans ce sens. Hier, un accord a été scellé entre les délégués syndicaux et la direction générale, devant le Gouverneur Oumar Mamadou Baldé. Selon lui, les négociations étaient très serrées et la rupture a été même parfois frôlée, mais une issue a été trouvée. Les revendications des travailleurs portaient sur des augmentations de salaires et des primes de logement. Et l’accord signé porte sur une convention étalée sur 3 ans à partir de janvier 2023. Et pour prendre en charge les incidences financières, les ICS vont débloquer 2,850 milliards de Fcfa sur les 3 ans.
Crises aux ICS (bis)
«Je suis un Directeur général comblé», a laissé entendre Alassane Diallo après avoir apposé sa signature sur le document. Pour lui, une entreprise ne peut survivre que dans la paix. Il ajoute qu’il faut toujours poser des actes équilibrés qui permettent de maintenir la permanence et la survie de l’entreprise. Et l’accord signé, dit-il, entre dans ce cadre car il est équilibré ; il permet de répondre à une demande et en même temps, il ne perturbe pas les équilibres globaux de l’entreprise. Et d’après lui, tout meilleur accord devrait désormais être bâti sur ce modèle. A l’en croire, toutes les parties ont fait des efforts en lâchant du lest, ce qui a permis d’aboutir à cet accord, avec l’aide de tous les médiateurs et en tête le Gouverneur de la région, Oumar Mamadou Baldé.
Des émissaires de l’ex-Pastef chez Bougane
Recalé de la course à la présidentielle, Bougane Guèye Dany est courtisé par les candidats qui doivent compétir aux joutes électorales prévues le 25 février prochain. Une délégation de PASTEF envoyée par Diomaye Faye lui a rendu visite pour le convaincre de rejoindre leur coalition. La délégation est composée de Yassine Fall, vice-présidente de l’ex-PASTEF, El Malick Ndiaye et l’honorable député et mandataire d’Ousmane Sonko, Ayib Daffé. On signale que le leader de Gueum Sa Bopp se prononcera samedi prochain en faveur du candidat qu’il va soutenir. Une assemblée générale est d’ailleurs convoquée à Dakar, réunissant tous les délégués départementaux et communaux de Gueum Sa Bopp à travers le Sénégal.
Khalifa Sall chez Dr Babacar Diop
Le jeu d’alliance est visiblement de mise, après la publication par le Conseil Constitutionnel qui a validé 20 candidatures. Ainsi, sur plus de 200 personnalités sénégalaises ayant exprimé le souhait de présider aux destinées de la nation, seuls 20 seront sur la ligne de départ. Et dans ce jeu d’alliance, c’est comme si tous les chemins menaient vers Dr Babacar Diop Maire de la Ville de Thiès, qui fait partie des candidats recalés. En effet, l’ancien Maire de Dakar Khalifa Sall candidat officiel à la présidentielle lui a rendu visite hier à son domicile sis au quartier Sampathé. « Je t’invite dans une coalition où tu vas jouer les premiers rôles » a confié Khalifa Sall, selon nos sources, qui était donc venu chercher un soutien à sa candidature. Il n’est d’ailleurs pas le seul car Idrissa Seck, Déthié Fall, Thierno Alassane Sall, des messagers de Bassirou Diomaye Faye, Malick Gakou sont déjà passés. Et tout cas, le conseil national des FDS-Les Guelewars a donné ce week-end carte blanche à Dr Babacar Diop, pour choisir le candidat à soutenir. Et le Maire de Thiès a indiqué que ce soutien ira de préférence à un candidat issu de Yewwi Askan Wi, mais que la porte n’était pas aussi fermée pour les autres.
Un déficient mental a failli égorger sa fillette
Il y a eu plus de peur que de mal. A Djidah Thiaroye Kaw, un déficient malade mental répondant du nom de C. F. a failli tuer une de ses filles âgées de trois ans en tentant de l’égorger. N'eût été la promptitude des limiers de Thiaroye, il allait commettre un meurtre. Armé d’un couteau, il a séquestré ses deux enfants dans une chambre. Mais les limiers ont réussi à défoncer la porte de la chambre avant de le maîtriser. Il est conduit à la police de Thiaroye. La fillette qui s’est retrouvée avec des blessures est conduite dans une structure sanitaire pour des soins intensifs. On apprend que l’autre fille du déficient mental qui était aussi dans la chambre est saine et sauve.
Mystère autour des décès de Salamba et Astou Diop
C’est le mystère. On ignore toujours les causes des décès de Salamba et Astou Diop âgées respectivement de 08 et 13 ans, au quartier Santhiaba Thiaroye sur mer. Si d’aucuns avancent la thèse d’une consommation d’un aliment empoisonné, d’autres se veulent prudents. En attendant l’enquête diligentée par la Gendarmerie se poursuit. On signale qu’un troisième membre de la famille est également interné dans une structure sanitaire.
par Mamadou Diop Decroix
EXCELLENCE, MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, VOUS NE POUVEZ VOUS EN LAVER LES MAINS
La paix, la sécurité et la stabilité du pays vous incombaient et vous incomberont jusqu’au jour où vous passerez le témoin à un autre sénégalais choisi démocratiquement par le peuple souverain.
Bés Bi le Jour |
Mamadou Diop Decroix |
Publication 31/01/2024
Monsieur le Président, à l’issue de l’audience que vous avez bien voulu accorder à une délégation des candidats à l’élection présidentielle recalés par le conseil constitutionnel, le ministre porte-parole Yoro Dia, a cru devoir rappeler, en termes explicites, que vous ne pouvez pas vous substituer au Conseil constitutionnel pour rétablir les candidats spoliés dans leurs droits légitimes ni toucher au calendrier républicain. Tout cela est bien clair mais, dans le même temps, cette assertion met davantage en relief vos responsabilités régaliennes auxquelles vous ne pouvez et ne saurez vous soustraire dans un contexte aussi particulier que celui que nous vivons. Cette conviction, je vous l’ai exprimée au mois de mai dernier, à la salle des banquets du palais de la République, insistant sur le fait que la paix, la sécurité et la stabilité du pays vous incombaient et vous incomberont jusqu’au jour où vous passerez le témoin à un autre sénégalais choisi démocratiquement par le peuple souverain.
Votre renonciation volontaire à la compétition pour un troisième mandat en est une preuve palpable. Si vous n’aviez pas eu la force de repousser les pressions de toutes sortes pour garder le cap de votre engagement initial, le pays aurait pu être déjà dans une grande tourmente. En effet dans cette hypothèse, les acteurs politiques n’en seraient pas aujourd’hui à discuter de leurs droits spoliés ou de leurs stratégies d’alliance, mais plutôt ballotés entre les tribunaux pour des procès, les prisons pour visiter des détenus, les hôpitaux pour remonter le moral à des blessés si ce ne sont les cimetières pour enterrer des morts.
Toutefois, de mon point de vue, votre tâche est loin d’être terminée car vous ne pouvez pas non plus laisser derrière vous un pays en proie à la déstabilisation et à l’insécurité et une nation désunie. Or tout cela est hautement envisageable si les nuages qui s’amoncellent sur nos têtes ne sont pas rapidement et fermement dissipés. La question est la suivante : des candidats à l’élection présidentielle se sont sacrifiés pour remplir les conditions fixées par la loi pour prendre part à la compétition mais en ont été injustement empêchés. Parmi eux d’illustres leaders connus dans le pays et hors de nos frontières mais aussi d’autres qui n’en ont pas moins la carrure et l’épaisseur pour estimer pouvoir diriger le Sénégal. Les conditions et les circonstances de leur élimination ont été exposées à la face du monde avec des preuves irréfutables et affligeantes. Cela a incontestablement jeté le discrédit sur les décisions du Conseil constitutionnel et sur la juridiction elle-même. Un tel état de fait ne saurait être regardé comme un fait divers ne méritant aucune attention. Et c’est là, Monsieur le Président de la République, que vous êtes attendu. Même si personnellement, je n’ai pas été impliqué à la conception et à la rédaction de cette fameuse adresse des candidats spoliés qui vous a été communiquée, je l’endosse et l’assume entièrement d’une part en tant que membre du collectif des candidats spoliés et, d’autre part, parce qu’il n’y a pas d’autres recours avant le saut dans l’inconnu.
Il s’agit d’un combat que nous mènerons jusqu’au bout en ce qui nous concerne aux côtés de tous les autres candidats spoliés et des rescapés qui en sont d’accord. La question du report ou du maintien de l’élection présidentielle à date échue ne peut être examinée qu’à l’aune de cette équation. Je suis de ceux qui considèrent que les lois sont faites pour être rigoureusement respectées en tout état de cause notamment la Constitution. Dans le cas d’espèce, respecter la Constitution et les lois, c’est d’abord et avant tout faire droit aux justes et légitimes revendications des candidats illégalement spoliés et qui polarisent des centaines de milliers voire des millions de nos compatriotes qui auraient bien voulu voter pour eux. Si la restitution de leurs droits est possible dans les délais prescrits – certains soutiennent que c’est le cas - qu’à cela ne tienne ! Dans le cas contraire, il vous revient de créer les conditions du respect de ces droits dès lors que les défaillances ne sont nullement imputables aux candidats concernés mais plutôt à une institution de l’État.
Monsieur le Président de la République, notre peuple aussi sait qu’il est à la croisée des chemins. Partout, les uns et les autres évoquent la présente situation. Il n’y a ici que des intelligences, des hommes et femmes courageux qui se battent à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, bravant la mort dans les déserts et les océans pour gagner en dignité. Il sait que cette affaire des candidatures invalidées n’est pas une affaire exclusive des acteurs politiques mais une affaire de chaque citoyen. Vous devez donc donner aux citoyens l’opportunité de faire le choix â travers une élection inclusive, de la personne en qui ils placent leur confiance. S’il est vrai que les acteurs politiques sont souvent accusés de tous les péchés d’Israël, il n’en demeure pas moins vrai qu’ils savent faire preuve de lucidité lorsque les circonstances l’exigent. Comme vous le savez, lorsqu’en 2019, une vingtaine de candidats sur les 25 postulants avait été invalidée mais que les concernés n’avaient pas, à l’époque, la possibilité de documenter le caractère illégal ou légal de leur invalidation, ils n’ont pas rejeté les quatre candidats de l’opposition qui avaient été sélectionnés. Au contraire ils sont allés les soutenir en y mettant leurs moyens intellectuels, matériels, financiers et logistiques. Ceci est l’expression d’un esprit républicain. Mais aujourd’hui que les recalés ont pu prouver à la face du monde, avec des faits irréfutables, qu’ils sont dans leur bon droit, l’État doit le leur reconnaître et corriger ce qui doit l’être..
Toutefois, Monsieur le Président de la République, si l’impossibilité objective de tenir une élection inclusive à date échue devait être actée, elle serait une condition nécessaire certes mais non suffisante pour une élection normale inclusive. Encore faudrait-il que tout cela débouche sur un nouveau contexte permettant une nette amélioration du climat politique sur des bases largement consensuelles et qui rassurent.
Vive le Sénégal libre dans une Afrique libre et unie !
CRUEL, ET POURTANT C’ETAIT POSSIBLE !
Cruauté, déception, incroyable, ahurissant, regrets ! Quoi d’autres. Les champions d’Afrique sont éliminés de la Can au moment où on s’y attendait le moins
Bés Bi le Jour |
Abdoulaitif DIOP (Challenge Sports) |
Publication 31/01/2024
Cruauté, déception, incroyable, ahurissant, regrets ! Quoi d’autres. Les champions d’Afrique sont éliminés de la Can au moment où on s’y attendait le moins. Même si certains observateurs ont nourri des craintes face à une Côte d’Ivoire écornée, repêchée, les Sénégalais croyaient capables quand même de passer ce cap.
On savait qu’on allait souffrir. Que ça allait être difficile. Mais pas rentrer aussi tôt à la maison. L’aventure s’arrête là donc, en huitième de finale. Les Lions du Sénégal, éliminés par les Éléphants, ne vont pas rempiler comme ils ambitionnaient de le faire. Ils viennent d’ouvrir leur succession. Il y a une semaine, la Côte d’Ivoire était au bord de l’élimination. Sortis par la petite porte grâce une place de meilleur troisième au dernier moment, les Eléphants viennent d’être ressuscités. Frank Kessier et ses copains viennent de loin. Très loin. Face à un grand Sénégal tenant du titre, les Eléphants ont réussi le sursaut d’orgueil en se surpassant au stade Charles Konan Banny de Yamoussoukro. Et pourtant les Lions du Sénégal ont survolé les phases de poule en sonnant d’emblée le glas avec trois matchs, trois victoires, huit buts marqués, un seul encaissé. Tout le monde voyait le Sénégal beau et hyper favori de cette compétition. Mais en tombant sur la Côte d’Ivoire qui s’est projetée dès le coup d’envoi en prenant des risques, la mission a été délicate. Ce qui était jusque-là la force d’Aliou Cissé, a été le maillon faible de ce match-là. C’est la bataille du milieu.
Erreurs 1
L’erreur commise par Aliou Cissé, c’est de miser sur un milieu de terrain jeune et inexpérimenté dans ce genre de match. C’était clair que la bataille du milieu allait peser sur le gain du match. Pape Matar Sarr et Lamine Camara sont très bons techniques et ont de l’envie. Mais cette confrontation allait se jouer dans le mental et l’expérience. La titularisation des joueurs aguerris comme Cheikh Kouyaté, Nampalys Mendy ou Idrissa Guèye pouvait franchement tenir tête à Sangaré, Fofana et Jean Michael Seri qui a contrôlé l’entre jeu de bout en bout. Le milieu de terrain ivoirien n’a pas eu la réplique qu’il fallait de la part des Sénégalais.
La Côte d’Ivoire se voyait déjà éliminée. Si elle revient dans la course, cela veut dire qu’elle va aborder ce match à fond, intra-muros. L’Eléphant blessé a pris le dessus sur le Lion qui a tout raflé sur son passage au premier tour. Et pourtant, il y avait de la place pour aller jusqu’au bout de cette Can. On a réussi ce qu’il fallait face à la Côte d’Ivoire. Il s’agissait de marquer tôt et on l’a fait dès la 3mn de jeu. Les Ivoiriens ont acculé les Sénégalais en prenant plus de risques. N’eût été la classe et la vigilance d’Edouard Mendy, les Eléphants allaient plier le match dans le temps réglementaire. Peut-être que le penalty, réel d’ailleurs, non sifflé sur Ismaila Sarr aurait pu changer le cours du match.
Erreur 2
Les Lions ont aussi commis l’erreur de se laisser dominer, de laisser les Ivoiriens contrôler la partie de bout en bout. De subir les assauts ivoiriens. En fin de compte, Fofona et ses partenaires ont pris confiance et ont décidé de marcher sur les champions d’Afrique. Koulibaly et sa garde ont tenu jusqu’à la 85’. Hélas ! Moment auquel Edouard Mendy a concédé ce pénalty sur Nicolas Pépé. Et l’égalisation a revigoré l’équipe de Faé qui y a cru.
Erreur 3
L’autre erreur de Cissé, c’est de ne pas apporter des changements un peu plus tôt. Il fallait renforcer le milieu à 20 minutes de la fin et essayer de procéder sur des contre-attaques. Cela pouvait stopper net l’intensité et les assauts des ivoiriens. Et le score aurait pu rester là jusqu’à la fin. On ne pouvait nullement s’attendre à un match facile. Les rescapés, ressuscités ne pouvaient naturellement donner aucune chance à la bande à Sadio Mané. Emerse Faé a donné du fil à retordre à Cissé qui n’a pas démérité tout de même. C’était prévisible qu’ils allaient saisir cette chance et en aucun cas, ils ne comptaient pas la laisser filer entre les doigts, quel que soit l’adversaire. Non seulement c’est le pays organisateur, jouant devant son public, mais ils viennent de loin. Ils croyaient déjà faire les valises et raser les murs pour rentrer. Ils sont repêchés et revenus dans la course. Mais les Sénégalais leur ont donné l’opportunité de rouvrir les valises et de reprendre le chemin perdu. La Côte d’Ivoire est encore en vie. L’Eléphant n’est pas mort, il est sorti du coma. Et désormais, il reprend sa route et ses ambitions.
KEEMTAAN GI - LA LOI, C’EST POUR LES AUTRES !
Pour les autres candidats, la loi reste implacable et leur sera appliquée dans toute sa rigueur. Il leur est recommandé de rester cois. Gare à celui qui se hasarderait à troubler la quiétude des gens. Allez demander au candidat Gackou qui a vu la police débarquer à son meeting pour mettre fin à son rassemblement avant de revenir comme un enfant pris en faute remettre le matériel en place et déguerpir. Pendant qu’on lui interdisait virilement son rassemblement, le candidat du pouvoir déroulait son plan à travers des inaugurations d’infrastructures avec une forte mobilisation de ce qui reste de l’armée mexicaine. Des rassemblements fortement médiatisés par celui qui n’a plus aucune pudeur quand il s’agit de faire plaisir à son camp. Alors que la campagne électorale débute ce weekend, le candidat - Premier ministre a déserté ses bureaux pour faire le tour des foyers religieux avec l’argent et les moyens logistiques de l’Etat. A cette duperie, celui qui joue le rôle de gendarme de l’audiovisuel, au motif qu’aucune disposition n’est prévue pour le cas du candidat en prison et qui leur tire la langue, ferme pudiquement les yeux sur la couverture de la campagne électorale avant l’heure du Premier ministre candidat. Tant pis si le Chef est hors du pays et si son Premier ministre se pavane comme une rombière pour mieux se faire vendre. Même l’occupation permanente des médias nationaux — et français ! — ne semble pas en mesure de le sortir de l’anonymat au point qu’il se fasse battre au niveau de l’audimat par un membre de Pastef qui a récolté plus de vues que lui. Le pauvre ! Toujours dans le racolage, il ne s’est point préoccupé, ni lui ni son Chef, de la disparition de deux belles plumes. L’une avait connu la consécration depuis 1984 et s’était construite un univers littéraire reconnu par la critique. L’autre est venue sur le tard et a éclaboussé la scène littéraire par ses audaces et son talent. Les deux illustres écrivains sont partis presque dans l’anonymat et n’ont même pas eu droit au traditionnel tweet du Palais quand la nation perd un de ses valeureux fils. Triste. ! Ces deux belles plumes royalement ignorées, un jeune chanteur a eu tous les honneurs de la République. Bien entendu, en termes de dividendes électoraux, cette visite rapporte plus que d’aller présenter ses condoléances aux familles éplorée des deux écrivains, fussent-ils talentueux. Le pays de Senghor est décidément tombé bas… KACCOOR BI - LE TEMOIN
SENEGAL/COTE D’IVOIRE AUCUN CAS DE DECES D’IVOIRIEN SELON LE PREFET DE DAKAR
Après le match Sénégal/Côte d’Ivoire, certains internautes pyromanes ont fait circuler des rumeurs selon lesquelles un ressortissant ivoirien aurait été tué dans des violences à Dakar par des supporters sénégalais mécontents. Dans un communiqué reçu par « Le Témoin » quotidien, le préfet de Dakar dément et parle de folle et fausse rumeur. « L’autorité chargée de veiller à la sécurité publique informe qu’aucun cas de décès en lien avec cet évènement sportif ou de violence visant la communauté ivoirienne n’a été constaté dans le département de Dakar », indique le préfet de Dakar, Chérif Mouhamadou M. Blondin Ndiaye. Allant plus loin, il précise qu’aucun individu victime de violences n’a été reçu dans les services hospitaliers après le match ayant opposé les Lions du Sénégal aux Eléphants de la Côte d’Ivoire. « Mieux, aucune déclaration de violence sur des étrangers n’a été enregistrée par les services de police » ajoute-t-il. Pour confirmer le préfet de Dakar, la première conseillère à l’ambassade de Côte d’Ivoire à Dakar, Abouya Kokola Marie-Cécile, jointe par la Télévision nationale ivoirienne, a assuré que cette rumeur, après vérification, s’est révélée totalement fausse. Rappelons-le, cette rumeur est consécutive à l’élimination du Sénégal par la Côte d’Ivoire en huitièmes de finale de la Can 2023 lundi dernier à Yamoussoukro.
CONTROLE DES PARRAINAGES LA CENA DEMONTE LES ACCUSATIONS
Au lendemain de la publication des résultats du contrôle des parrainages, les membres de la Commission électorale nationale autonome (Céna) ont été accusés à tort ou raison d’avoir manipulé les clés-Usb contenant les données de certains candidats recalés. La Cena dit ne pas compter laisser passer ces accusations par « pertes et profits » à quelques jours du début de la campagne électorale en vue du scrutin du 25 février 2024. Dans un communiqué de presse, les membres de la Cena indiquent que leur Commission a travaillé sur la base du fichier général des électeurs transmis au Conseil constitutionnel par le ministère de l’Intérieur, le 24 novembre 2023 « et intégré, en l’état, dans le dispositif informatique de contrôle ». Pour ce qui est du tirage au sort déterminant l’ordre d’examen des dossiers de parrainages, il a été effectué « en toute transparence par ministère d’huissier et accepté, sans réserve, par tous les candidats ou représentants de candidats présents », soutiennent les commissaires de la Cen . Pour mieux convaincre, ils déclarent aussi que les dossiers de parrainage de tous les candidats ont fait l’objet d’un traitement égal, effectué dans le calme et la courtoisie, sous la direction du président du Conseil constitutionnel.
CONTROLE DES PARRAINAGES LE CENA DEMONTE LES ACCUSATIONS (BIS)
A propos des clés-Usb « frauduleusement » manipulées, la Cena dément et précise qu’ « aucune clé Usb n’a fait l’objet de manipulations au détriment d’un candidat, le Président ayant plutôt fait procéder à des corrections, dans l’intérêt du candidat concerné, avec l’accord de celui-ci ou de son représentant, chaque fois qu’il était possible de le faire dans le respect de la loi électorale » lit-on dans le communiqué. La commission explique aussi que l’utilisation du même logiciel de contrôle a toujours été faite en leur présence, pour tous les candidats. « Ainsi, pour améliorer le système de contrôle et de vérification des parrainages, ils ont formulé des remarques et suggestions. Parmi elles, la nécessité de mettre en place un service de communication au Conseil constitutionnel pour renforcer l’information destinée au public et portant sur les aspects du processus électoral relevant de sa compétence. Souhaitons que ce service de communication ne soit pas un médecin après la mort…du parrain !
ENQUETE PARLEMENTAIRE LE PDS INVITE LES 7 SAGES A LA…SAGESSE
Après le communiqué sorti lundi par le Conseil constitutionnel manifestants on indignation face aux accusations de corruption portées contre deux de ses membres, le Parti démocratique sénégalais (Pds) de Me Abdoulaye Wade a tenu à faire une mise au point aux 7 sages pour les inviter à la sagesse. « Le Pds, tout en rappelant son attachement au principe de la séparation des pouvoirs dans la République, souligne que la souveraineté nationale appartient au Peuple sénégalais, qui l’exerce par la voie de ses représentants. La Constitution précise qu’aucune section du peuple, fût-elle le Conseil constitutionnel, ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté » rappelle l’ancien parti au pouvoir de 2000 à 2012. Avant d’ajouter que « Les pouvoirs, dans notre chère République, sont bien établis et répartis entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire, dont une partie est certes, incarnée par le Conseil constitutionnel. La création d’une commission d’enquête parlementaire est prévue par la loi organique n° 2002-20 du 15 mai 2002 (modifiée en 2019) portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui tient ses pouvoirs de la Constitution » lit-on dans le communiqué.
ENQUETE PARLEMENTAIRELE PDS INVITE LES 7 SAGES A LA…SAGESSE (BIS)
Pour le Pds, la mise en œuvre d’une commission d’enquête parlementaire par les représentants du peuple, n’affecte en rien le principe de la séparation des pouvoirs, d’autant plus qu’il s’agit de faire la lumière, conformément à la loi, et en l’absence de toute procédure pénale, sur des faits graves soumis à l’attention de l’Assemblée nationale. « Les juges du Conseil constitutionnel ne sont pas au-dessus des lois de la République. Ils ne peuvent pas s’autoriser sans conséquence à imposer aux acteurs politiques leurs choix, par des décisions teintées de partialité, de conflits d’intérêts manifestes et de corruption, pour sélectionner des candidats et en éliminer d’autres, dans une procédure électorale dont l’intégrité est une exigence absolue pour la démocratie au Sénégal. Le PDS dénonce vigoureusement les menaces proférées par les sept juges du Conseil constitutionnel contre l’auteur de la demande d’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire, les formations et coalitions politiques qui l’ont soutenue, le bureau de l’Assemblée nationale, la Conférence des Présidents et la Commission des lois de l’Assemblée nationale. Il est rappelé que seule l’Assemblée nationale est souveraine » martèlent dans cette déclaration les responsables du Pds. Ils déplorent de voir un Conseil constitutionnel, dans sa formation actuelle, perdre toute crédibilité pour la première fois dans l’histoire du Sénégal « Le Conseil constitutionnel est donc disqualifié pour arbitrer toute élection juste, démocratique, transparente et inclusive ! » décrète le Pds qui semble avoir retrouvé sa combativité des années Sopi.
MINUSMA 15 JAMBAARS TOMBES AU MALI
Durant les 11 ans de présence des contingents sénégalais au Mali dans le cadre du maintien de la paix au sein de la MINUSMA, 15 militaires, gendarmes et policiers ont été tués. Leurs noms ont été délivrés à l’occasion de la dissolution du DET/SEN présidée ce mardi au camp Dial Diop par le ministre des Forces Armées. Dans cette liste, il est enregistré au musée des morts des armées: le Caporal-Chef Ousmane Fall, bataillon des commandos DETSEN 01 ; Soldat de 1ère classe Cheikh Tidiane Sarr, bataillon des commandos DETSEN 01 ; Soldat de 1ère classe Abdourahmane Konaté, bataillon des parachutistes DETSEN 02 ; Sergent Birane Wane, bataillon du matériel DETSEN 02 ; Soldat de 1ère classe Falilou Thioune bataillon du train, GETSEN 03 ; Sergent-chef Abdoulaye Tamba, 3ème bataillon d’infanterie DETSEN 04 ; Sergent Henry Gandelle Ndione, bataillon des travaux DETSEN 05 ; Soldat de 1ère classe Ibrahima Faye, 3ème bataillon d’infanterie DETSEN 06 ; Soldat de 1ère classe Demba Ndiaye, bataillon hors rang DETSEN 08 ; Soldat de 1ère classe Séckou Diao, bataillon des parachutistes DETSEN 10 ; Soldat de 1ère classe Faly Sadio, 5ème bataillon d’infanterie DETSEN 10 ; Caporal Ousseynou Diallo, bataillon hors rang DETSEN 11 ; Matelot, Pierre Tamane Boubane détachement marins commandos DETSEN 11 ; Maître Eugène Idriss Mingou, détachement marins commando DETSEN 11 ; Agent de police Sabarou Mbengue, police nationale. Au total, le Sénégal avait envoyé 10525 hommes composés de militaires, de gendarmes et de policiers.
LE FORUM CIVIL PREOCCUPE PAR LE MANQUE DE REDEVABILITE DES ORGANES DE CONTROLE
« Un immobilisme réel dans le parcours du Sénégal pour sortir de cette zone rouge », selon Abdoul Malick Bousso qui parle d’un « refus réel », même s’il concède que « pour 2023 quand même, des textes intéressants ont été adoptés en Conseil des ministres
Après une note de 45 sur 100 entre 2016-2020, le Sénégal est passé de 2022 à 2023 avec la même note de 43 points sur 100 possibles.
« Un immobilisme réel dans le parcours du Sénégal pour sortir de cette zone rouge », selon Abdoul Malick Bousso qui parle d’un « refus réel », même s’il concède que « pour 2023 quand même, des textes intéressants ont été adoptés en Conseil des ministres dont l’une concerne l’organisation et le fonctionnement de l’Ofnac, l’autre la déclaration de patrimoine et le troisième le blanchiment des capitaux et la lutte contre le terrorisme.
Tout cela ajouté à la mise en œuvre du pool financier pourrait éventuellement valoir en 2024 un autre traitement pour le Sénégal », a soutenu Abdoul Malick Bousso, membre du bureau exécutif du Forum civil.
Toutefois, M. Bousso et le Forum civil se disent préoccupés par le manque de redevabilité dont les organes de contrôle font montre. Et de soutenir : « Le forum demeure persuadé et préoccupé par le manque de redevabilité des organes de contrôle dans le cadre de la production de rapport de la gouvernance ou de la diffusion du dit rapport. Donc, c’est une véritable préoccupation ».
Et d’indiquer : « Nous considérons qu’il va falloir avec ces organes de contrôle, que le président de la République puisse travailler à l’installation une plus grande redevabilité sur l’évaluation donc des affaires publiques. »
Par ailleurs, quelques recommandations en vue d’améliorer la note du Sénégal ont été formulées. « Ce que nous pouvons faire comme recommandations, d’abord au président qui est actuellement en place, c’est de très rapidement recevoir la Cour des Comptes pour une livraison des rapports qui sont issus et concernent un certain nombre d’années », a souligné le membre du bureau exécutif du Forum civil.
Et de poursuivre : « Pour celui qui doit venir en fait, il convient dès son installation qu’il puisse quand même appliquer le point 1.7 dans l’annexe de la loi 2012-22 portant code de transparence dans la gestion des finances publiques qui stipule que, dès son installation, le président de la République nouvellement élu instruit son gouvernement de produire un rapport sur l’état des finances publiques, sur le budget, sur le niveau de l’endettement. Et que ce rapport élaboré par le gouvernement doit être audité par la Cour des Comptes».
Et de conclure en demandant au président nouvellement élu « qu’il puisse procéder le plus rapidement à la finalisation des textes sur le cadre général de lutte et de la déontologie dans la fonction publique… ».
LE SENEGAL STAGNE TOUJOURS DANS LA ZONE ROUGE, AVEC LA MEME NOTE DE 43/100
Selon Transparency International, le Sénégal avait même note dans l’IPC 2021, publié en 2022.
Les résultats de l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2023, publiés partout dans le monde hier, mardi 30 janvier 2024, par Transparency International, représenté au Sénégal par le Forum Civil, montrent que le Sénégal plonge encore dans la zone rouge, avec une note de 43/100. Selon Transparency International, le Sénégal avait même note dans l’IPC 2021, publié en 2022.
Le Sénégal stagne toujours dans la zone rouge, en matière de (lutte contre) corruption, avec la même note de 43/100. C’est ce que révèlent les résultats de l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2023, publiés partout dans le monde hier, mardi 30 janvier 2024, par Transparency International, représenté au Sénégal par le Forum Civil. Il a obtenu cette même note dans l’IPC 2022, publié en 2023. Avec les résultats de l’IPC 2023, publié le 30 janvier 2024, le Sénégal stagne toujours dans la zone rouge, avec la même note de 43/100. «L’immobilisme institutionnel chronique en matière de lutte contre la corruption constaté dans notre déclaration sur les résultats de l’IPC 2022 publié le 31 janvier 2023, est, cependant, atténué par l’adoption de plusieurs textes de prévention et de lutte contre la corruption. On peut citer l’adoption, par l’Assemblée nationale, d’une loi modifiant le Code de procédure pénal pour la mise en place d’un Parquet national financier ; l’adoption, en Conseil des ministres du 22 novembre 2023, du projet de loi modifiant la loi n°2012-30 du 28 décembre 2012 portant création de l’Office national de lutte contre la Corruption (OFNAC) et du projet de loi n°2023-23 modifiant la loi n°2014-17 du 02 avril 2014 relative à la déclaration de patrimoine», mentionne-t-on dans le document.
Le Forum Civil espère que l’effectivité des textes précités, l’autonomie, l’indépendance et la compétence des animateurs des organes de lutte contre la corruption pourraient permettre, dans le futur, d’améliorer la note du Sénégal. Cependant, le Forum Civil reste très préoccupé par les dossiers mis sous le coude par le président de la République, Macky Sall, et l’absence de redevabilité entretenue par les Corps de contrôle à l’instar de la Cour des Comptes, de l’Inspection Générale d’Etat (IGE), de l’Office national de lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), de l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) etc.
Le Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International, recommande au président de la République en exercice de consacrer un peu de son temps à la Cour des Comptes, pour la réception des rapports sur la gestion des organismes publics et parapublics. Au président de la République entrant, il est recommandé de s’engager à prendre des mesures concrètes dans les cent (100) jours, à partir de la prestation de serment ; de faire appliquer le point 1.7 de l’annexe de la loi n°2012-22 du 27 décembre 2012 portant Code de transparence dans la gestion des finances publiques ; de finaliser les textes sur le Cadre général de l’éthique et de la déontologie dans la Fonction Publique ; de donner suite aux dossiers des Corps de contrôle transmis au président de la République sortant.
NDEYE AMINATA CISSE
L’EFFONDREMENT D’UN IMMEUBLE ET LES ACCUSATIONS DU PDS CONTRE DES JUGES CONSTITUTIONNELS A LA UNE DE LA REVUE DE PRESSE DE L’APS CE MERCREDI
L’effondrement d’un immeuble au quartier Khar Yalla, dans la commune de Grand-Yoff (Dakar) et la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire visant des membres du Conseil constitutionnel
Dakar, 31 jan (APS) – L’effondrement d’un immeuble au quartier Khar Yalla, dans la commune de Grand-Yoff (Dakar) et la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire visant des membres du Conseil constitutionnel sont les principaux sujets traités par les quotidiens reçus mercredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
»7 morts et 12 blessés à Khar Yalla’’, affiche à sa Une Le Soleil. ‘’L’effondrement partiel d’un immeuble en réhabilitation, dans la soirée du lundi dernier a fait 7 morts et 12 blessés à Khar Yalla. Un bilan provisoire, selon le gouverneur de la région de Dakar, Al Hassane Sall, qui peut évoluer puisque le service de secours continuent toujours les fouilles dans les décombres’’, écrit le journal.
Libération rapporte que »l’immeuble faisait partie des 43 bâtiments menaçant ruine répertoriés dans la zone ». »Le propriétaire a entamé des travaux de réhabilitation sans attendre que tous les locataires sortent’’, ajoute la publication qui revient sur »les causes d’un drame qui était évitable ».
Vox Populi parle de »d’horreur à Khar Yalla » et donne le bilan de »5 morts ».
Sud Quotidien signale que »la création ou non d’une commission parlementaire pour enquêter sur des accusations de corruption portées contre des membres du Conseil constitutionnel par le Parti démocratique sénégalais (PDS), sera vidée en principe ce mercredi 31 janvier ».
»En effet, sauf un tsunami, les députés vont se prononcer en plénière sur la mise en place ou non de cette problématique commission d’enquête’’, dit Sud.
L’As décèle à travers la mise en place de cette commission d’enquête parlementaire, ‘’les contours d’une crise institutionnelle’’.
Selon le journal, ‘’les menaces des juges du Conseil constitutionnel et la sortie de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) semblent tomber dans l’oreille d’un sourd. En effet pour la mise en place de la commission d’enquête parlementaire visant Cheikh Tidiane Coulibaly, et Cheikh Ndiaye, les députés sont convoqués en plénière aujourd’hui’’.
‘’D’après des informations, les parlementaires de l’Alliance pour la République (APR) vont donner leur approbation. Ce qui montre qu’une crise institutionnelle se profile à l’horizon, quand on sait déjà que les juges en question, soutenus par l’Union des magistrats du Sénégal, n’accepteraient pas de déférer devant ladite commission’’, écrit la publication.
Le Quotidien s’interroge sur la »procédure », rappelant le règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui stipule qu »’il ne peut être créé une commission d’enquête parlementaire lorsque les faits ont donné à des poursuites judiciaires et aussi longtemps que ces poursuites sont en cours’’. Un des juges mis en cause a annoncé avoir porté plainte.
»Si une commission a déjà été créée, sa mission prend fin dès l’ouverture d’une l’ouverture d’une information judicaire relative aux faits qui ont motivé sa création. (…) Avec la plainte du juge Cheikh Ndiaye, la commission d’enquête qui doit être créée aujourd’hui va devenir caduque’’, ajoute le journal.
Selon Source A, l’absence de preuve et l’article 48 du règlement intérieur déchirent la résolution du Parti démocratique sénégalais (PDS) visant à mettre en place une commission d’enquête parlementaire.
‘’Dans l’exposé des motifs du PDS déposé en commission, le député Mamadou Lamine Thiam, ne donne pas d’éléments matériels capables de bétonner l’accusation des siens portés à l’encontre des deux magistrats. Pis, si le Groupe parlementaire des libéraux cite nommément les deux juges dans son exposé des motifs, il n’en demeure pas moins qu’il ne donne aucune indication sérieuse au sujet des candidats accusés de connexion présumée avec des juges’’, a mentionné le quotidien.
Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a demandé la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire après l’invalidation de la candidature de Karim Wade à l’élection présidentielle pour cause de double nationalité par le Conseil constitutionnel. Il soupçonne certains des sept sages du Conseil constitutionnel de ‘’corruption’’.
Le Conseil constitutionnel, notant que des »accusations graves et infondées de corruption, conflits d’intérêt et connexions douteuses »sont portées à l’encontre de certains de ses membres, a appelé, lundi, dans un communiqué, à faire »toute la lumière » sur cette affaire qui, dit-il, est »de nature à déstabiliser les institutions et à menacer la paix publique ».