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29 août 2025
LES OBSERVATIONS À MI-JOURNÉE DE L'UE
En général, dans un nombre significatif de cas, le contrôle des doigts encrés reste insuffisant - Concernant les personnes vivant avec handicap, les observateurs ont également noté leur difficulté d’accès dans environ 3 bureaux sur 5
Les premières heures du scrutin de la présidentielle sénégalaise ont été évaluées positivement par 95% des observateurs de l’Union européenne (UE) déployés sur le terrain, a déclaré, dimanche à Dakar, Elena Valenciano, chef de la Mission d’observation de l’UE au Sénégal.
"Ces premières heures du scrutin sont évaluées positivement par 95 % de nos observateurs’’, a-t-elle dit à des journalistes lors d’un point de presse tenu au centre Berthe Maubert.
Quelque 120 observateurs de l’Union européenne ont été déployés dans 14 régions administratives et dans 33 des 45 départements du pays.
Néanmoins, la responsable de la mission européenne d’observation pense qu’à ce stade du processus, il était trop tôt de se prononcer définitivement sur le déroulement du scrutin.
"Nous étions ce matin dans 55 bureaux de vote et nous avons une statistique de comment se déroule le scrutin. A l’heure d’ouverture on a remarqué que presque tous les matériels essentiels étaient déjà dans des bureaux de vote’’, a-t-elle fait valoir.
"On a noté que 60 % des bureaux de vote visités ont ouvert à l’heure. Et la quasi-totalité dans la première heure du scrutin’’, a ajouté Mme Valenciano.
Elle a souligné que les délégués de la CENA (Commission électorale nationale autonome) étaient présents dans 95 % des bureaux de vote avec au moins 1 représentant des 5 candidats.
Dans 1 bureau sur 10, a-t-elle poursuivi, les observateurs ont noté l’absence d’au moins 1 membre du bureau de vote, alors que dans 1 bureau de vote sur 5, les observateurs ont noté un manque de préparation des membres.
’’En général, dans un nombre significatif de cas, le contrôle des doigts encrés reste insuffisant à la porte. Et nous voulons insister sur cette mesure très importante qui demeure une garantie contre les votes multiples’’, a-t-elle retenu.
Concernant les personnes vivant avec handicap, les observateurs ont également noté leur difficulté d’accès dans environ 3 bureaux sur 5.
"Nous serons dans une cinquantaine bureaux de vote pour le dépouillement et dans 33 commissions départementales de recensement de vote sur un total de 45’’, a-t-elle rappelé.
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ABDOURAHMANE DIOUF S'INSURGE CONTRE LA MULTIPLICITÉ DES ORDRES DE MISSION
Le porte-parole du candidat Idrissa Seck appelle les présidents de bureaux de vote à rester prudents
Dr Abdourahmane Diouf, membre de la coalition Idy 2019, réagit sur la distribution qu’il juge abusive des ordres de mission. Dans cette vidéo, il appelle les présidents de bureaux de vote à rester prudents.
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SEYDOU GUEYE N'A PAS PU VOTER
Le ministre porte-parole du gouvernement, s’est vu signifier que son nom ne figure pas sur les listes par le président du bureau de vote
Le ministre porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, responsable politique à la Médina n’a pas voté. Pour cause, il s’est vu signifier que son nom ne figure pas sur les listes par le président du bureau de vote. Surpris, il n’a pipé mot pendant plusieurs minutes. "Désolé", lui déclare le patron des lieux avant de lui indiquer la sortie. Semblant sonné, il a longtemps résisté à réagir. Mais, acculé par les journalistes, il a finalement exprimé sa tristesse.
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TATTAGUINE : LE JOURNALISTE BIRAMA NDIAYE DE SUD FM ENTENDU PUIS RELACHE
Le journaliste Birama Ndiaye de la radio Sud Fm entendu par les forces de l'ordre au niveau de la Brigade de Gendarmerie de Fatick, vient d’être relâché.
Le journaliste Birama Ndiaye de la radio Sud Fm entendu par les forces de l'ordre au niveau de la Brigade de Gendarmerie de Fatick, vient d’être relâché. L'information est donnée par la radio Sud Fm.
Selon le reporter de Walf tv qui nous a informé de son arrestation, cet incident est survenu suite à une altercation avec un gendarme. Interrogé par son organe, le Birama Ndiaye explique qu'il a été libéré suite à des pressions venues de toutes parts et à la volonté des uns et des autres, de régler l'affaire à l'amiable.
Pour rappel, ce journaliste est celui qui avait accompagné le candidat Issa Sall lors de la campagne électorale.
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LES RESULTATS DE DEUX BUREAUX DE VOTE EN CHINE
Présidentielle 2019, Les résultats du scrutin de ce dimanche commencent à tomber du coté de la Chine
Aliou Sall fait partie des premiers arrivés au Centre de vote Unesco de Hamo 3 à Guédiawaye.
Bien avant l’ouverture des bureaux de vote, le maire de Guédiawaye est arrivé sur les lieux pour accomplir son devoir citoyen.
DES SÉNÉGALAIS MOBILISÉS POUR LE VOTE À ABIDJAN
« Il n’y a rien qui manque, les bulletins de vote sont là et tout le matériel est au complet »
Les ressortissants sénégalais à Abidjan étaient mobilisés dimanche pour élire leur nouveau chef d’Etat parmi les cinq candidats en lice dont le président sortant Macky Sall qui brigue un second mandat à la tête du pays.
Dès 8 heures, des Sénégalais étaient déjà présents devant les bureaux de vote, à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. Bagui Aliou, un homme résident en Côte d'Ivoire depuis près de 20 ans, a voté très tôt pour regagner ses affaires au port, où il affirme se débrouiller.
« Je veux que les élections se passent bien, sans incident et que le meilleur gagne », lance Bagui qui se presse d’emprunter un taxi pour ne pas rater d’opportunité sur son lieu d’activité. Pour lui, « celui qui a gagné, il est là pour tous les Sénégalais » et « que le meilleur gagne ».
A ses côtés, son ami de fortune, Cheick Oumar Gueye, souhaite que « les élections se déroulent dans de bonnes conditions, de façon transparente et surtout que celui qui gagne puisse développer le Sénégal » plus que sa stature actuelle.
Ces joutes électorales semblent vraiment particulières. Keba Dabo, 63 ans, qui n’a jamais pris part à une élection présidentielle dans son pays depuis l’indépendance du Sénégal, veut porter à la magistrature suprême un leader qui incarne une figure politique dans son pays.
« C’est la première fois depuis 1960 que je vais voter, je n’ai jamais voté depuis que je suis né, c’est la première fois pour moi, parce que j’ai supporté Mamadou Dia, quelqu'un qui était le moteur du Sénégal mais accusé d’un coup d’État après un mensonge, il a été écroué », raconte-t-il.
Sous l’ère de Léopold Sedar Senghor, dit-t-il, « on l’a mis en prison et on a gâté sa vie. Et moi, j’attendais quelqu'un qui va me parler de Mamadou Dia, parce que je dis que celui-là, il peut raviver le Sénégal et c’est Sonko Ousmane ».
Au cours de sa campagne, « il (Ousmane Sonko) a parlé de Mamadou Dia, et je me suis dit que celui-là peut faire l’affaire, parce que c’est Dia qui pouvait élever le Sénégal mais on l’a mis en prison par des mensonges qui ne sont pas fondés », laisse-t-il entendre.
Moussa Sow Alassane, un commerçant de plus de la trentaine, né en Côte d'Ivoire, se dit heureux d’avoir accompli son devoir citoyen. Macky Sall, temoigne-t-il, a « bien travaillé », c’est pourquoi il lui porte « confiance ». Il veut « qu'il gagne cette élection pour pouvoir continuer » ses actions.
A l’École primaire publique de Marcory Biaka Boda, dans le Sud d’Abidjan, « tout se passe normalement et sans problème », rapporte Aïdara Seye, le président des Sénégalais de Marcory et chef de centre de vote de la commune, où l’on dénombre trois bureaux de vote.
« Nous demandons à Allah de nous assister pour que le scrutin se déroule dans la sérénité tout le long de la journée, et que par finir, dans la fraternité le meilleur gagne », souhaite M. Seye, qui se félicite que tous les centres sous sa coupole aient été pourvus de matériel électoral.
« Il n’y a rien qui manque, les bulletins de vote sont là et tout le matériel est au complet », renchérit-t-il, avant de relever que « les candidats sont représentés sauf Madické Niang et dans deux bureaux où il n’y a pas de représentants de Idrissa Seck »
L’ancien Premier ministre de Abdoulaye Wade, Idrissa Seck, brigue pour la troisième fois la magistrature suprême. Ce leader de la coalition IDY 2019, s’était rallié à Macky Sall au second tour de l’élection présidentielle de 2012.
Macky Sall, élu depuis mars 2012, devra affronter l’avocat Madické Niang (65 ans, Coalition Madické 2019), l’universitaire El Hadj Issa Sall (63 ans, Parti de l’unité et du rassemblement), l’inspecteur des impôts Ousmane Sonko (44 ans, Coalition Sonko président) et Idrissa Seck.
Ouverts à 8h00 GMT (heure locale), les bureaux de vote en Côte d'Ivoire devraient être fermés à 18h, heure de clôture du scrutin, selon une note des autorités sénégalaises.
Ils sont quelque 20 606 ressortissants sénégalais de Côte d’Ivoire à prendre part à ce scrutin dans 69 bureaux de vote répartis dans 48 localités ivoiriennes. L'Ambassadeur du Sénégal en Côte d'Ivoire après avoir accompli son vote au Consulat, a invité ses compatriotes à voter dans le calme.
Ce sont au total 6 683 043 Sénégalais qui sont inscrits sur la liste électorale. Ils accompliront leur devoir civique dans les 15 397 bureaux de vote ouverts dans le pays et à l’étranger pour élire leur président parmi ces cinq candidats. Pour cette présidentielle, 746 bureaux de vote ont été ouverts à l’intention des Sénégalais de la diaspora.
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ISSA SALL DÉPLORE DES IRRÉGULARITÉS
"Il semblerait que certaines personnes ont été déplacées de Tattaguine à Fatick - Cela fait quand-même une bonne distance 25 kilomètres - Je me demande pourquoi on réduit le nombre d’électeurs par bureau de vote, si n’avons que cinq candidats"
Le chef de file de la coalition PUR 100, Issa Sall, a accompli son devoir civique dans sa commune de Tattaguine située à 25 kilomètres du département de Fatick, ce dimanche 24 février 2019.
Habillé d’un grand babou vert au couleurs de son parti, le PUR, Issa Sall est arrivé à 11h10 à l’école Primaire El Hadj Moustapha Sarr. Le candidat de la coalition PUR100 a été accompagné par des sympathisants qui l’ont accompagné jusqu’à son bureau de vote. Issa Sall s’est ensuite dirigé vers le président du bureau de vote, avant d’accomplir les formalités d’usage. Le leader du PUR très souriant a pris les bulletins des cinq candidats avant d’aller vers l’isoloir. Il en est ressorti quelques minutes pour glisser son enveloppe dans l’urne sous les acclamations de ses militants.
Devant la presse, Issa Sall s’est félicité du calme qui a prévalu à Tattaguine, non sans dénoncer quelques défaillances. « En ce qui concerne Tattaguine, le vote se passe très bien dans le calme. En tant que candidat, Je suis venu à Tattaguine, ma ville pour accomplir mon devoir citoyen. En venant, il semblerait que certaines personnes ont été déplacées de Tattaguine à Fatick. Cela fait qu’à même une bonne distance 25 kilomètres. Je me demande pourquoi on réduit le nombre d’électeurs par bureau de vote, si n’avons que cinq candidats3 déplore Issa Sall.
Le candidat de la coalition PUR100 révèle que certains membres de sa famille doivent voter à Fatick et non Tattaguine. « Beaucoup d’électeurs ont été déplacés sans leurs avis. Des électeurs, dont mêmes des membres de ma famille ont été déplacés de Tattaguine à Fatick. Je ne sais pourquoi ils l’ont fait, mais c’est très dommage que des électeurs fassent plusieurs kilomètres pour aller voter. Avec 5 candidats, on aurait pu leur laisser dans leur bureau de vote. Je peux comprendre qu’on déplace des électeurs d’un bureau vote à un autre ou d’un centre à un autre dans la même zone, mais qu’on les déplace d’une commune à l’autre, c’est très dommageable » a dénoncé le candidat Issa Sall.
Il a en outre martelé qu’il toujours gagné son centre de vote à Tattaguine, et que cette présidentielle va encore le confirmer. "J'ai toujours gagné dans ce centre El Hadj Moustapha Sarr, où je vote depuis plusieurs années".
Pour rappel, lors des dernières élections législatives, le PUR est arrivé en seconde position dans la commune de Tattaguine avec 28% des suffrages contre 49% pour Benno Bokk Yakaar. Mais dans les deux autres communes qui composent l’arrondissement de Tattaguine (Diouroup et Diarrere), le PUR avait été nettement battu par la coalition Benno Bokk Yakaar qui avait récolté 66 et 72% dans ces deux communes.
BON DÉMARRAGE DES OPÉRATIONS DE VOTE DANS L’ENSEMBLE
A cette étape du processus, des incidents mineurs ont été notés : plusieurs cas d’omission d’électeurs sur les listes, accès aux bureaux de vote refusé à certains représentants s’étant présenté sans mandat - COMMUNIQUÉ DE WANEP SÉNÉGAL
SenePlus publie ci-dessous, le communiqué de Wanep Sénégal, relatif au déroulement de la présidentielle, à la mi-journée de ce dimanche 24 février.
« Dans le cadre de son projet « Suivi, Analyse et Atténuation de la violence Électorale (E-MAM) » pour apporter sa contribution à la tenue d’une élection présidentielle libre, transparente et pacifique, WANEP Sénégal avec l’appui financier de l’Union Européenne et l’accompagnement de ses partenaires (l’Union Africaine (UA), la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a déployé 150 observateurs sur le terrain. La Cellule de veille électorale chargée de la coordination a reçu de ses moniteurs de terrain des informations lui permettant de faire le constat suivant :
CONCERNANT L’OUVERTURE DES BUREAUX DE VOTE
Sur l’ensemble des bureaux de vote observés, 89% (187 bureaux sur 210) ont respecté l’heure d’ouverture (8h00).
CONCERNANT LA DISPONIBILITÉ ET LE FONCTIONNEMENT DU MATÉRIEL
TECHNIQUE
Dans l’ensemble des bureaux de vote observés, le matériel technique était disponible. Il s’agit des urnes, des isoloirs, de l’encre indélébile, des bulletins de vote, des listes d’électeurs, etc. Par ailleurs, les bureaux de vote sont pour la plupart accessibles aux couches vulnérables (femmes enceintes, personnes vivant avec un handicap, personnes âgées, etc.).
CONCERNANT LE PERSONNEL DES BUREAUX DE VOTE
De façon générale, le personnel des bureaux de vote est présent. Toutefois, dans certains bureaux observés, l’on note à l’heure d’ouverture officielle, l’absence de certains représentants de la CENA et de certains représentants de candidats.
CONCERNANT LES INCIDENTS
A cette étape du processus, des incidents mineurs ont été notés. On peut citer :
violences verbales dans certains bureaux de vote.
accès aux bureaux de vote refusé à certains représentants s’étant présenté sans mandat.
plusieurs cas d’omission d’électeurs sur les listes.
refus de certains jeunes dans la région de Dakar (Dalifort, Pikine) d’accorder la priorité aux personnes du troisième âge (incident résolu par dialogue), comme prévu dans le code.
PRESENCE DE FORCES DE SECURITE
On note une bonne présence des forces de sécurité dans les centres de vote observés.
Les Organisations nationales, partenaires de mise en œuvre,
GRADEC (Groupe de recherche et d’appui pour la démocratie participative et la bonne gouvernance) ;
RADDHO (Rencontre Africaine pour La Défense des Droits de l'Homme)
RADI (Réseau Africain pour le Développement Intégré)
ASSOCIATION DES JURISTES SENEGALAISES
FORUM CIVIL
CASADES (Comité d'Appui et de Soutien au Développement Economique et Social)
DYNAMIQUE DE PAIX
YMCA (Young Men's Christian Association)
ONG JED (Jeunesse et Développement) DES ECLAIREUSES ET ECLAIREURS DU SENEGAL
RESEAU SIGGIL JIGGEN »
LA MALÉDICTION DU SECOND TOUR
Au cours des trois dernières décennies, le Sénégal a connu sept élections présidentielles pluralistes - Si la réélection au premier tour du président sortant a été la règle, les rares scrutins à deux tours ont été synonymes d’alternance
Jeune Afrique |
Manon Laplace |
Publication 24/02/2019
Depuis des mois, les partisans de Macky Sall le claironnent : au soir du 24 février, ils célébreront le « Tako kélé » (« un coup KO ») de leur champion. Il est vrai qu’au Sénégal, on est habitué de longue date à connaître le nom du futur président dès le premier tour.
De 1960 à 1973, rien d’étonnant à cela puisque Léopold Sédar Senghor était l’unique candidat en lice. Mais depuis 1978, sept scrutins pluralistes ont eu lieu : à cinq reprises, le président sortant a été réélu dès le premier tour. Revers de la médaille, les deux seules occasions où l’occupant du Palais de la République a été mis en ballotage, il a dû s’incliner au second tour. Rétrospective.
2012 : Macky Sall prive Abdoulaye Wade d’un troisième mandat
Lors de la dixième élection présidentielle du pays depuis l’indépendance, le président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans, brigue un troisième mandat contraire à l’esprit de la Constitution, qui limite désormais à deux le nombre de mandats successifs. Dans la rue, la mobilisation citoyenne provoque une campagne sous haute tension.
Face à lui, treize candidats unis par un pacte informel : « Tout sauf Wade ! » Au soir du premier tour, le 26 février 2012, Abdoulaye Wade arrive en tête avec 34,8 % des suffrages. Macky Sall, qui fut longtemps son protégé avant de tomber en disgrâce et de fonder son propre parti, l’Alliance pour la République (APR), sort du lot, devançant Moustapha Niasse, Ousmane Tanor Dieng et Idrissa Seck (26,58 %).
Le 25 mars 2012, Abdoulaye Wade ne parvient pas à dépasser son score du premier tour (34,20 %). Soutenu par l’ensemble des candidats malheureux, Macky Sall s’impose haut la main (65,8 %), offrant au pays sa deuxième alternance.
2007 : Abdoulaye Wade réélu dans un fauteuil
Abdoulaye Wade, le fondateur du Parti démocratique sénégalais (PDS), se présente pour un second mandat. Il fait face à quatorze candidats, dont l’un de ses fils spirituels, qu’il a formé depuis son plus jeune âge : Idrissa Seck, désormais à la tête de son propre parti, Rewmi. Le leader du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, et celui de l’Alliance des forces de progrès (AFP), Moustapha Niasse, sont eux aussi de la partie.
L’élection prend fin dès le premier tour, avec une large victoire d’Abdoulaye Wade (55,90 %), qui devance largement Idrissa Seck (14,92 %) et Ousmane Tanor Dieng (13,56 %).
2000 : Abdoulaye Wade impose l’alternance
Le socialiste Abdou Diouf est candidat à sa réélection pour un quatrième mandat. Dans le même temps, l’éternel opposant libéral, Abdoulaye Wade, dont c’est la cinquième candidature, fait campagne en promettant le « Sopi » (« Changement » en wolof).
Pour la première fois de l’histoire du Sénégal, un président sortant est mis en ballotage. Au premier tour, Abdoulaye Wade récolte 31 % des voix, Abdou Diouf 41,3 %. Le 19 mars 2000, Abdoulaye Wade l’emporte avec 58,49 % des suffrages, mettant fin à quarante années de règne socialiste. Le Sénégal connaît sa première alternance
1993 : troisième mandat pour Abdou Diouf
Telle une routine, la présidentielle de 1993 prend fin au premier tour, avec la réélection d’Abdou Diouf. Face à sept candidats dont Abdoulaye Wade ou Landing Savané, le socialiste l’emporte confortablement, le 21 février, avec 58,40 % des suffrages. Il devance Abdoulaye Wade, plébiscité par 32 % des électeurs.
1988 : Abdou Diouf rempile
Comme ce fut le cas en 1983, et comme ça le sera encore en 1993 -, le président socialiste remporte une victoire sans appel dès le premier tour. L’élection, qui se joue à quatre candidats, est largement favorable au sortant, qui est réélu avec plus de 73 % des voix.
1983 : Abdou Diouf conforté
Le socialiste Abdou Diouf, qui a succédé à Léopold Sédar Senghor en 1981, après la démission du président-poète, est conforté à la tête de l’État par les Sénégalais, qui sont 83,45 % à lui faire confiance dès le premier tour. Pour sa deuxième candidature, Abdoulaye Wade doit se contenter de 14,79 % des suffrages.
1978 : l’heure du choix
Depuis l’indépendance, en 1960, l’élection présidentielle se jouait avec un candidat unique : Léopold Sédar Senghor. En 1978, pour la première fois, les Sénégalais sont amenés à choisir entre plusieurs candidats. Face à Senghor, Abdoulaye Wade inaugure une longue série de candidatures malheureuses. Léopold Sédar Senghor est élu dès le premier tour avec 82,20 % des voix.