Le couac est réglé pour le ministre des affaires étrangères. Alors qu’il s’est vu rétorquer par le président du bureau de vote numéro 9 qu’il ne pouvait pas voter après s’être présenté dès 8 heures, puisque son nom n’était pas inscrit sur les listes dudit bureau comme inscrit sur sa carte d’électeur, Me Sidiki Kaba a finalement été orienté vers une autre salle du centre Sada Maka Sy du quartier Dépôt, à Tambacounda. Ce, après une dizaine de minutes de recherches intenses menées par ses partisans venus l’accompagner. Son nom a finalement été retrouvé au bureau de vote numéro 1, où il a accompli son devoir de citoyen.
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J'ESPÈRE QUE LE PRÉSIDENT ÉLU SERA CELUI DE TOUS LES SÉNÉGALAIS
La déclaration du candidat Macky Sall après son vote
Apanews |
Oumar Dembélé et Balla Diassé |
Publication 24/02/2019
Le président sortant, Macky Sall a, dans une brève déclaration faite dimanche matin, salué "la maturité du peuple sénégalais" et son "engagement envers la République", espérant qu'au terme du premier tour qui se déroule cette journée "le Sénégal sera le seul vainqueur".
"J'espère qu'au terme de cette journée, le Sénégal sera le seul vainqueur. Et le président qui sera choisi sera au service de tous les Sénégalais", a déclaré Macky Sall, en moins de trois minutes, au centre de vote du CEM Thierno Mamadou Sall de Fatick où il a voté au bureau 3.
Accompagné de son épouse Marième Faye et de son ministre des Sports Matar Ba, également maire de Fatick, Macky Sall était tout de blanc vêtu, comme ses deux proches, à son arrivée peu après 9h.
Il est reparti juste après avec sa délégation, escortée par la garde rapprochée.
Pour cette présidentielle, le nombre total de lieux de vote est de 6919 et le nombre total d’électeurs est de 6.683.043 (6.373.451 à l’intérieur et 306.592 à l’extérieur). Les bulletins imprimés sont au nombre de 40.100.000, soit 8.020.000 par candidat.
Ci-dessus, la vidéo de son arrivée au bureau de vote en compagnie de la première dame.
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NOTRE VOIX COMPTE
EXCLUSIF SENEPLUS - Les premières réactions recueillies auprès de quelques citoyens qui se sont déplacés pour accomplir leur vote
"Nous voulons des dignes représentants", "il faut me donner l'occasion de dire ce que je pense". Ce sont là, quelques sentiments notés à travers la réaction de certains citoyens interrogés ce dimanche matin par SenePlus, après leur vote.
Voir vidéo et photos.
PAR L'ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, BACARY DOMINGO MANÉ
MOURIR POUR LA RÉPUBLIQUE !
EXCLUSIF SENEPLUS - La logique du «je gagne ou je gagne» ou du «Il perd ou il perd» doit laisser place à un esprit de dépassement qui place toujours les intérêts du peuple au-dessus des échappées solitaires
Bacary Domingo Mané de SenePlus |
Publication 24/02/2019
Défendre la République et ses valeurs ! C’est la mission que chaque Sénégalais doit s’assigner. La volonté du peuple qui va s’exprimer ce dimanche 24 février – si toutes les conditions de transparence de ce scrutin présidentiel sont réunies – doit être respectée. Il n’y aura pas de tremblement de terre, encore moins de Big Bang. Le Sénégal barrera la route aux aventuriers qui assimilent le pouvoir à un espace de jouissance et de réjouissance.
Que valent nos vies éphémères face à un Sénégal éternel ? Que pèsent nos intérêts individuels et égoïstes devant les enjeux de paix de plus de quinze millions d’âmes ? Le Sénégal avant tout et pour toujours !
L’égo démesuré de ceux qui chahutent la République n’éclipsera point la grandeur d’un pays qui précède leur misérable existence. Ces vaniteux…
Le soleil trahira l’aube, le petit matin, et dardera ses rayons jusqu’au crépuscule qui, à son tour, le couvrira du voile noir de la nuit. Comme à l’accoutumée, le Sénégal se réveillera, ce dimanche 24 février, sans courbatures, ni contusions. Au contraire, la visite de Morphée dans nos chambres à coucher a rendu paisible une nuit que des politiciens véreux et sans morale étaient sur le point de transformer en cauchemar, à force de répandre le venin de la violence. Des cœurs corrompus par la vanité ont laissé échapper une colère noire qui étanchera leur soif de sang d’innocents. Ils ne sont pas morts pour la patrie, mais tués par ceux que le pouvoir a rendus aveugles.
La perte du pouvoir n’est pas pire que la mort
Aucun pouvoir ne vaut la vie et la mort est la pire des choses qui puissent arriver à un homme. Ceux qui pensent que le pouvoir est un horizon indépassable et dont la perte est pire que la mort – quelle hérésie ! – doivent se faire exorciser pour déloger le démon.
Accepter les règles du jeu
Nos cinq candidats à cette présidentielle qui vont être départagés par les électeurs, doivent accepter les règles du jeu d’une compétition imposant toujours un vainqueur et un perdant. La logique du «je gagne ou je gagne» ou du «Il perd ou il perd» doit laisser place à un esprit de dépassement qui place toujours les intérêts du peuple au-dessus des échappées solitaires.
La raison du plus fou
Entre celui qui veut, contre vents et marrées, un coup K.O au premier tour et ceux qui décrètent un inévitable second tour, sans tenir compte de la volonté du peuple, aucun choix responsable n’est possible. C’est la raison du plus fou qui s’exprime. Tous mettent en danger la République, livrée aux mains d’illuminés qui vont verser leur sang et celui d’innocents transformés en victimes collatérales.
Il y a place pour tous…
Il y a place pour tous dans la construction de la République, à condition d’avoir une haute idée du vivre-ensemble. A condition de ne pas considérer le pouvoir comme un espace de jouissance de désirs frivoles qui remplissent la «panse» et appauvrissent l’esprit.
La volonté du peuple doit être respectée et rien ne doit altérer son choix, puisque nous sommes dans une Res publica. Tous doivent se dresser contre ceux qui veulent la chahuter, la prendre en traître.
Le Sénégal au-dessus de tout et pour toujours. Nous avons choisi la République…et pour l’éternité.
Oussouye, 24 Fév (APS) - Le vote a débuté à 8 heures à l’école Edouard Diatta, plus grand centre de vote du département d’Oussouye, dans la région de Ziguinchor (sud), a constaté l’APS.
Une affluence massive est notée devant les bureaux de vote à travers de longues files qui s’étaient déjà formées avant l’ouverture des bureaux de vote.
Le départment d’Oussouye comptabilise 29 752 électeurs répartis dans 47 lieux de vote et 76 bureaux dans les cinq communes que sont Djémbéring, Mlomp, Oukout, Santhiaba Mandjack et Oussouye.
RUSH DEVANT LES BUREAUX DE VOTE À KOLDA
Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes ce dimanche sous une forte affluence dans plusieurs centres de la commune de Kolda
Kolda, 24 fév (APS) – Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes ce dimanche sous une forte affluence dans plusieurs centres de la commune de Kolda.
Le scrutin se déroule sans encombre, notamment dans les centres Yéro Tako Baldé, Abdoulaye Diallo, Ecole d’application et dans les CEM 1 et 2. Partout, le matériel électoral et les membres des bureaux de vote sont en place.
La commune de Kolda compte 34.797 électeurs répartis dans 70 bureaux et 15 lieux de vote.
LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERS PAS SUR LA LISTE
Me Sidiki Kaba, n’a pas pu voter pour la simple raison que son nom ne figure pas sur les listes du bureau de vote indiqué sur sa pièce d’identité (qui sert également de carte d’électeur).
Premier cas insolite et c’est à Tambacounda que ça se passe. Le ministre des affaires étrangères, Me Sidiki Kaba, n’a pas pu voter pour la simple raison que son nom ne figure pas sur les listes du bureau de vote indiqué sur sa pièce d’identité (qui sert également de carte d’électeur). Le responsable local du parti au pouvoir devait voter, si l’on se fie à sa carte, au bureau 9. Quand il s’est présenté, son nom ne figurait pas sur les listes et le président du bureau de vote le lui a fait savoir, avant de lui indiquer qu’il ne pouvait, naturellement, pas effectuer le geste citoyen.
UNE PRÉSIDENTIELLE SANS LE PDS ET LE PS
Le scrutin de la présidentielle de ce dimanche 24 février 2019 est le premier auquel ne participent pas le Parti socialiste (PS) et le Parti démocratique sénégalais (PDS), les deux formations qui ont dominé la vie politique durant ces dernières decennies
Dakar, 24 fév (APS) - Le scrutin de la présidentielle de ce dimanche 24 février 2019 est le premier auquel ne participent pas le Parti socialiste (PS) et le Parti démocratique sénégalais (PDS), les deux formations qui ont dominé la vie politique sénégalaise durant ces dernières décennies.
Alors que leurs différents duels n’avaient cessé de rythmer la scène politique sénégalaise depuis 1978, le PS qui a régné sur le Sénégal pendant 40 ans et son éternel rival, le Parti démocratique sénégalais (PDS), sont absents cette année de la course à la présidentielle.
Un fait inédit depuis 1978, année où le tombeur d’Abdou Diouf, Abdoulaye Wade se présentait pour la première fois à une élection présidentielle contre Léopold Sédar Senghor, le père fondateur de la nation sénégalaise.
Entre cette date et la première alternance politique de l’histoire du Sénégal, survenue en 2000, les deux formations politiques n’avaient cessé de se livrer une lutte sans merci aux différentes élections.
Même si cette bataille d’hégémonie avait perdu de son âpreté après l’arrivée d’Abdoulaye Wade au pouvoir, le PS a toujours participé sous sa propre bannière aux différentes présidentielles.
Sauf que pour la présidentielle de dimanche, il sera le grand absent, à l’image de son éternel rival, le PDS.
Une frange du parti fondé par Léopold Sédar Senghor, premier président de la République du Sénégal, voulait miser sur l’ex-maire de Dakar Khalifa Sall.
Mais ce dernier, condamné à cinq ans de prison pour "escroquerie portant sur les deniers publics" et en détention depuis deux ans, a vu le Conseil constitutionnel rejeter sa candidature au motif qu’il "ne peut plus se prévaloir de sa qualité d’électeur".
De guerre lasse, il a décidé de soutenir le candidat de la coalition "Idy 2019", prenant le contre-pied du secrétaire général du PS, Ousmane Tanor, pleinement engagé au sein de "Benno Bokk Yaakaar" (BBY, mouvance présidentielle) pour la réélection du président sortant Macky Sall.
C’est le même sort qui a également frappé le PDS dont le dossier de candidature a également été invalidé par le Conseil constitutionnel.
Dans ce cas également, la juridiction spécialisée a invoqué la condamnation en 2015 de son candidat Karim Wade à six années de prison pour "enrichissement illicite" et la mention "personne non inscrite sur le fichier électoral" sur la carte d’identité figurant dans son dossier.
Le candidat Madické Niang, issu des rangs du PDS, n’a pas bénéficié du soutien de son leader Abdoulaye Wade, pas plus que ce dernier ne l’a fait pour le candidat de BBY et celui de "Idy2019", tous deux considérés comme ses fils spirituels.
Les militants du PDS sont partagés entre la consigne de boycott lancé par leur leader et le soutien à Idrissa Seck ou Macky Sall. Quelle sera l’influence de cette donne dans l’issue du scrutin de dimanche, seules les urnes pourront y apporter une réponse.
CINQ PRÉTENDANTS POUR UN FAUTEUIL
La présidentielle de ce dimanche 24 février 2019 sera marquée par la participation de cinq candidats, un nombre plus faible en comparaison avec les présidentielles de ces dernières années
Dakar, 24 fév (APS) - La présidentielle de ce dimanche 24 février 2019 sera marquée par la participation de cinq candidats, un nombre plus faible en comparaison avec les présidentielles de ces dernières années.
Les électeurs sénégalais devront en effet choisir entre le président sortant, Macky Sall, candidat à sa propre succession, et ses quatre challengers, Madické Niang, Idrissa Seck, El Hadj Issa Sall et Ousmane Sonko.
Le scrutin était pourtant parti pour battre tous les records de candidatures. Dans les semaines précédant le dépôt des listes, divers chiffres, les uns aussi affolants que les autres, avaient circulé sur le nombre de candidatures.
Les informations circulant dans la presse laissaient entrevoir un scrutin dont l’organisation serait complexe tant le nombre de prétendants donnait le tournis.
Certains annonçaient en effet plus de 80 déclarations de candidatures, d’autres plus de 90, s’ils n’avançaient pas un chiffre supérieur à 100.
Mais pour nombre d’entre eux, ces velléités de candidature sont restées lettre morte, certains s’étant limités à retirer la fiche de parrainage.
La loi sur le parrainage, adoptée par l’Assemblée nationale le 19 avril 2018, stipule que tout candidat à la magistrature suprême doit être au préalable parrainé par au minimum 0,8 des électeurs et 1% au maximum.
Ce critère de validation a d’ailleurs eu raison de plusieurs candidatures dont les dossiers avaient franchi la porte du Conseil constitutionnel.
Le Conseil constitutionnel sénégalais a en effet rejeté 19 des 27 dossiers déposés en vue de la présidentielle de 2019, la plupart des recalés l’ayant été pour des motifs liés au parrainage.
Seuls donc le président sortant et quatre autres concurrents, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, El Hadj Sall dit El Hadj Issa Sall et Madické Niang ont pu remplir ce critère et briguer le suffrage de leurs concitoyens.
Il faut remonter aux années 80 ou 70 pour trouver l’exemple d’une élection présidentielle avec un aussi faible nombre de candidats. Par exemple, en 1983 et 1988, ils étaient respectivement cinq et quatre à présenter leur candidature.
La présidentielle de 1993, par exemple, avait été disputée par huit candidats : Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Landing Savané, Abdoulaye Bathily, Iba Der Thiam, Madior Diouf, Mamadou Lô et Babacar Niang.
Un nombre identique à celui de 2000, année où Moustapha Niasse, Djibo Leyti Ka, Serigne Ousseynou Fall, Cheikh Abdoulaye Dièye et Mademba participèrent à leur première élection présidentielle.
Le scrutin présidentiel de 2007 avait vu s’affronter 15 candidats, dont Abdoulaye Wade, le président sortant, Abdoulaye Bathily, Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse, Idrissa Seck, Cheikh Bamba Dièye, Louis Jacques Senghor.
Il y avait aussi Talla Sylla, Robert Sagna, Doudou Ndoye, Modou Dia, Mame Adama Guèye, Mamadou Lamine Diallo, Alioune Mbaye.
En2012, lors de la deuxième alternance politique, ils étaient 14 à briguer le suffrage des Sénégalais.