Ousmane Sonko a fini remplir son devoir citoyen au quartier HLM Néma 2 de Ziguinchor. Au sortir de son bureau de vote le candidat à la succession de Macky Sall, a affirmé que ce scrutin est «l’occasion pour les Sénégalais de tourner la page de la rancœur et des règlements de compte, de l’instrumentalisation de l’administration et de la justice pour régler des comptes politiques»
«Si les résultats ne tournent pas en notre faveur et que les élections se passent de manière transparente, nous appellerons le vainqueur. Evidemment, si ce n’est pas le cas, nous contesterons le scrutin. Par principe, une élection n’a de sens que lorsqu’elle est démocratique et transparente. J’en profite pour lancer un appel à la paix.
Au Sénégal, il est temps qu’on tourne la page de la rancœur et des règlements de compte, de l’instrumentalisation de l’administration et de la justice pour régler des comptes politiques. Nous voulons ouvrir une nouvelle page qui n’aura d’objectif que le développement et la solidarité entre les sénégalais quelque soit leur appartenance politique et religieuse. Il y’a quelque chose de très fort qui nous unit. C’est le maigre territoire sénégalais que nous partageons. Et nous sommes commandés à œuvrer pour la paix et le progrès économique et social bien partagé entre tous les fils du Sénégal», a déclaré Ousmane Sonko.
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"JE SUIS CONFIANT"
Le candidat de la coalition Idy2019, s'est dit certain de la maturité du peuple, à l'issue de son vote au centre Malick Kairé de Thiès
Le candidat de la coalition Idy2019, Idrissa Seck, a voté ce matin au centre de vote Malick Kairé de Thiès. Après son vote, il s’est dit très confiant quant à l’issue du scrutin.
« Je salue et remercie l’ensemble des populations sénégalaises d’ici et de la diaspora pour leur mobilisation et leur participation à ce scrutin décisif pour l’avenir de notre pays. Prier pour que le scrutin se déroule dans les conditions de sérénité, de tranquillité et de calme afin que puisse s’exprimer librement le peuple souverain et que son désir de changement au cours de cette campagne électorale puisse s’exprimer à nouveau dans le scrutin sans entrave et sans aucune interférence.
Le peuple souverain devra décider. Je voudrais également inviter tout le monde, les acteurs politiques, la société civile et l’ensemble des citoyens à garder à l’esprit que le peuple sénégalais, est un peuple pluriel mais uni. Pluriel dans ses confessions, dans ses confréries, ses ethnies et opinions politiques, mais que le premier devoir du chef de l’Etat est d’organiser l’unité de la nation et son rassemblement autour d’une seule préoccupation. Abréger les souffrances des populations, abandonner les dépenses de prestiges et se mettre résolument au service du peuple sénégalais ».
AFFLUENCE À LA PRÉSIDENTIELLE
L'affluence était forte à l'ouverture des bureaux à Fatick où Macky a voté vers 09H30, mais aussi à Thiès, considéré comme un fief d'Idy
Les Sénégalais votaient en nombre dimanche pour reconduire le président sortant Macky Sall ou accorder leur sufrage à l'un de ses quatre adversaires, une concurrence inhabituellement clairsemée dans un pays avide de joutes démocratiques.
Fort de la statistique qui a vu tous ses prédécesseurs accomplir effectuer au moins deux mandats, Macky Sall, 56 ans, veut piloter pour les cinq prochaines années la deuxième phase (2019-2023) de son plan "Sénégal émergent" et même l'emporter dès le premier tour, comme l'avait fait en 2007 son ancien mentor, Abdoulaye Wade (2000-2012).
Ses concurrents, rescapés du nouveau système de parrainages et des décisions judiciaires qui ont éliminé des rivaux de poids, espèrent bien contrarier ses ambitions, à commencer par l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, 59 ans, et le député "antisystème" et ex-inspecteur des impôts Ousmane Sonko, 44 ans, qui ont tous deux prophétisé sa chute dès dimanche soir.
Les premiers résultats sont attendus dès la fermeture des bureaux à 18H00 (locales et GMT), mais ne deviendront officiels qu'à partir du 25 ou du 26 février. Un éventuel second tour, compte tenu des délais légaux de proclamation, de possibles contestations et de la nouvelle campagne, se tiendrait vraisemblablement le 24 mars.
L'affluence était forte à l'ouverture des bureaux à 08H00 à Fatick (centre) où Macky Sall a voté vers 09H30, mais aussi à Thiès (ouest), considéré comme un fief d'Idrissa Seck, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Dans une école élémentaire de Mbao, en banlieue de Dakar, où de longues files s'étaient déjà formées, le vote a commencé à l'heure dans la plupart des bureaux.
"Je souhaite que cette élection se passe dans la paix et que demain lundi tout le monde vaque à ses occupations, cela signifie une élection apaisée", a déclaré Lamine Diatta, comptable à la retraite après avoir déposé son bulletin dans l'urne.
5.000 observateurs
Dans un bureau de Grand-Yoff, un quartier de Dakar, bastion du maire déchu de la capitale, Khalifa Sall, écarté de la course en raison d'une condamnation pour détournement de fonds publics, le vote a commencé avec 30 minutes de retard.
"Je veux rentrer le plus vite possible chez moi", a confié à l'AFP d'une voix nerveuse Fatoumata Sall, 25 ans, drapée dans un grand boubou doré, venue avec une demi-heure d'avance. "J'ai peur des violences le jour de l'élection", a-t-elle expliqué.
Les autorités ont annoncé le déploiement de 8.000 policiers et gendarmes en tenue dans les agglomérations urbaines le jour du vote, ainsi qu'un nombre indéterminé d'agents en civil.
Selon le ministère de l'Intérieur, quelque 5.000 observateurs, dont près de 900 de missions étrangères, surveillent le bon déroulement des opérations.
Le Sénégal, qui a connu deux alternances, en 2000 et en 2012, et aucun coup d'Etat, fait figure de modèle démocratique en Afrique, mais les campagnes électorales y sont souvent émaillées d'accusations de corruption, de désinformation et de violences.
Des affrontements ont fait deux morts le 11 février à Tambacounda, à 420 km à l'est de Dakar, entre partisans de Macky Sall et d'Issa Sall.
Pour la première fois depuis 1978, ni le Parti socialiste (PS) ni le Parti démocratique sénégalais (PDS, libéral) d'Abdoulaye Wade ne présentent leur propre candidat. Mais la famille libérale est particulièrement bien représentée, avec Macky Sall, Idrissa Seck et l'ancien ministre Madické Niang, 65 ans, tous trois issus du PDS.
Tous deux élus députés en 2017, Ousmane Sonko, partisan déclaré du patriotisme économique, et le président d'université privée Issa Sall, 63 ans, proche d'un mouvement religieux issu de la puissante confrérie tidiane, sont en revanche des nouveaux venus sur la scène politique nationale.
L'opposition a dénoncé l'invalidation des candidatures de Karim Wade, fils et ancien ministre d'Abdoulaye Wade (2000-2012), et de Khalifa Sall, dissident du PS, tous deux frappés par des condamnations judiciaires, ainsi que le système de parrainages.
Candidat pour la troisième fois, Idrissa Seck est apparu comme le principal bénéficiaire de cet écrémage puisque Khalifa Sall a annoncé de sa prison lui apporter son soutien et que la grande majorité des 20 recalés du parrainage se sont ralliés à lui.
L'ex-président Wade, qui dès son retour au pays en début de campagne avait appelé à brûler le matériel électoral, avant de plaider cette semaine pour "une résistance somme toute ferme mais pacifique", n'a en revanche pas donné de consigne de vote, mais plutôt de "ne pas participer à ce simulacre d'élection" confisquée selon lui par Macky Sall.
Macky Sall et Marième Faye ont voté. Le président sortant accompagné de son épouse sont arrivés vers 09h30mn à l’école Thierno Mamadou Sall où ils doivent voter au bureau numéro 3.
Après avoir accompli leur devoir citoyen, le chef de l’Etat s’est réjoui de la maturité du peuple sénégalais. Macky Sall a aussi appelé les citoyens à voter dans le calme et la sérénité.
Entre Djibo Ka en 2000 et Ousmane Sonko en 2019, le slogan Jotna a fait son bonhnomme de chamin.
Dans sa publication du 25 février 2000, Nouvel Horizon montre ici l’affiche de campagne de « Djibo Président » avec son « Luy jot jotna » réduit, 19 ans plus tard, à Jotna par « Sonko Président ».
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MALICK GAKOU RELÈVE DES COUACS
Le président du Grand Parti dit avoir noté les mêmes insuffisances que lors des législatives, à l'issue de son vote
"Nous avons constaté les mêmes couacs que lors des législatives (...) Ce qui est paradoxale, c'est que cela ne concerne que la coalition Idy2019", a déclaré l'ancien ministre, mentionnant des erreurs de nom et concernant les numéros des cartes d'électeurs. Malick Gakou se dit néanmoins confiant que le changement souhaité par les populations va se traduire à travers les votes.
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QUE LE SÉNÉGAL GAGNE
EXCLUSIF SENEPLUS - Abdoul Ba exprime sa joie de participer à l'avancée de la démocratie à travers son vote - VIDÉO EN PUULAR
Le couac est réglé pour le ministre des affaires étrangères. Alors qu’il s’est vu rétorquer par le président du bureau de vote numéro 9 qu’il ne pouvait pas voter après s’être présenté dès 8 heures, puisque son nom n’était pas inscrit sur les listes dudit bureau comme inscrit sur sa carte d’électeur, Me Sidiki Kaba a finalement été orienté vers une autre salle du centre Sada Maka Sy du quartier Dépôt, à Tambacounda. Ce, après une dizaine de minutes de recherches intenses menées par ses partisans venus l’accompagner. Son nom a finalement été retrouvé au bureau de vote numéro 1, où il a accompli son devoir de citoyen.
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J'ESPÈRE QUE LE PRÉSIDENT ÉLU SERA CELUI DE TOUS LES SÉNÉGALAIS
La déclaration du candidat Macky Sall après son vote
Apanews |
Oumar Dembélé et Balla Diassé |
Publication 24/02/2019
Le président sortant, Macky Sall a, dans une brève déclaration faite dimanche matin, salué "la maturité du peuple sénégalais" et son "engagement envers la République", espérant qu'au terme du premier tour qui se déroule cette journée "le Sénégal sera le seul vainqueur".
"J'espère qu'au terme de cette journée, le Sénégal sera le seul vainqueur. Et le président qui sera choisi sera au service de tous les Sénégalais", a déclaré Macky Sall, en moins de trois minutes, au centre de vote du CEM Thierno Mamadou Sall de Fatick où il a voté au bureau 3.
Accompagné de son épouse Marième Faye et de son ministre des Sports Matar Ba, également maire de Fatick, Macky Sall était tout de blanc vêtu, comme ses deux proches, à son arrivée peu après 9h.
Il est reparti juste après avec sa délégation, escortée par la garde rapprochée.
Pour cette présidentielle, le nombre total de lieux de vote est de 6919 et le nombre total d’électeurs est de 6.683.043 (6.373.451 à l’intérieur et 306.592 à l’extérieur). Les bulletins imprimés sont au nombre de 40.100.000, soit 8.020.000 par candidat.
Ci-dessus, la vidéo de son arrivée au bureau de vote en compagnie de la première dame.
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NOTRE VOIX COMPTE
EXCLUSIF SENEPLUS - Les premières réactions recueillies auprès de quelques citoyens qui se sont déplacés pour accomplir leur vote
"Nous voulons des dignes représentants", "il faut me donner l'occasion de dire ce que je pense". Ce sont là, quelques sentiments notés à travers la réaction de certains citoyens interrogés ce dimanche matin par SenePlus, après leur vote.