ABDOULAYE NDOYE DU CUSEMS EXIGE UNE ENQUETE «TRANSPARENTE ET NON ORIENTEE»
La décision de sanctionner les responsables du lycée Ahoune Sané de Bignona aurait été prise dans la précipitation, selon le secrétaire général du Cadre unitaire des syndicats de l’Enseignement du moyen et secondaire (Cusems) qui exige une enquête transpa

La décision de sanctionner les responsables du lycée Ahoune Sané de Bignona aurait été prise dans la précipitation, selon le secrétaire général du Cadre unitaire des syndicats de l’Enseignement du moyen et secondaire (Cusems) qui exige une enquête transparente et non orientée.
Une affaire de mention à caractère politique sur les épreuves de français des élèves en classe de seconde L’1 laisse le lycée Ahoune Sané de Bignona « orphelin » d’une partie de son administration depuis mercredi. En effet, suite à l’impression avec la mention « Coalition Sonko Président » en bas de page des copies de composition de français distribuées aux élèves, une mesure administrative « à titre conservatoire » a été prise à l’encontre du proviseur Mamadou Diallo Sambou, le censeur Edmond Badiane et le surveillant chargé du tirage. Les trois « accusés » se sont vu, tout de go, relever de leur fonction par la tutelle. Seulement voilà, certains estiment que la suspension infligée à ces fautifs présumés par les autorités académiques aurait été à la va-vite.
Le secrétaire général du Cusems, qui dit s’étonner de la précipitation avec laquelle cette affaire a été gérée, considère que, « autant ils se sont précipités pour relever ces enseignants de l’administration, autant ils doivent faire vite pour clarifier la situation ». Dans tous les cas, estime-t-il, « en tant qu’organisation syndicale, nous exigeons que toute la lumière soit faite sur cette affaire. On ne peut pas accepter que l’enquête soit orientée. Nous exigeons toute la transparence sur la question. On ne doit pas non plus se tromper dans la chaine de désignation des coupables pour ne pas que des innocents soient responsabilisés ou sacrifiés.
C’est une demande forte des organisations syndicales, du Cusems, des parents et des élèves », a soutenu ce patron. M. Ndoye, face à ce qu’il appelle des « sanctions administratives précipitées », pense qu’on devrait plutôt prendre des mesures intelligentes et réfléchies. Dans ce genre de situations, dit-il, il faut toujours des mesures réfléchies, intelligentes parce que le contexte est chargé et sensible. « Le fait de relever le proviseur, le censeur et l’agent chargé de la reprographie laisse le lycée Ahoune Sané sans administration. Il ne faut pas que ces mesures prises puissent avoir d’autres conséquences. Nous sommes dans un contexte préélectoral. Le ministre de l’Education et l’Inspection d’académie de ziguinchor doivent assumer toutes les conséquences de leur décision. Nous sommes à ce niveau et nous allons suivre l’affaire.
L’école, c’est vrai, est laïque et républicaine. C’est un sanctuaire, le creuset de la citoyenneté. Aujourd’hui, nous n’avons pas le droit d‘incriminer des innocents ou d’orienter l’enquête ou de se précipiter. Et on doit surtout tenir compte du contexte parce qu’également, il faut apaiser et il faut des mesures intelligentes et réfléchies », préconise Abdoulaye Ndoye, responsable syndical du G6. En attendant, des investigations judiciaires sont en cours avec une enquête de la gendarmerie à la suite d’une plainte contre X qui a été déposée.