L'OEIL DU TEMOIN DE CE MERCREDI

KEEMTAAN GI - PROSTITUTION POLITIQUE
Comme ils peuvent paraitre versatiles ! Défendre aujourd’hui une chose avec conviction et professer le contraire le lendemain. Critiquer une personne, exposer ses supposées tares et la parer de toutes les vertus en un battement de cils. Une girouette. Ainsi nous parait être l’homme politique de ce charmant pays. Ce qui explique certainement le mépris des politiciens par d’importantes franges de la société. Avec cette vague de ralliements q-au pouvoir de gens qui étaient il y a quelques heures encore dans l’opposition, l’on peut avoir toutes les raisons de se détourner des hommes politiques. Ils ne se différencient en rien des prostituées qui tapinent au coin des rues, offrant leurs charmes à ceux qui en payent le prix. Il est temps de mettre de l’ordre à cette vile pratique de nos hommes et femmes politiques. Car, à ce rythme, ce n’est même plus de la transhumance, mais de la prostitution tout court. Puisque ces messieurs et dames discutent du prix de leur trahison. On assiste à des pratiques aux antipodes de l’éthique. Et le plus révoltant est de voir celui qui devrait être le garant, voire l’incarnation, de cette éthique favoriser ces pratiques nauséabondes. Il encourage des antivaleurs que l’on doit éloigner de notre belle jeunesse. On se plaint des comportements de certains jeunes Sénégalais mais, en réalité, ils ont de qui tenir. Les actes que ces jeunes posent sont à chercher dans le comportement de ceux qui devraient les inspirer et qui viennent fouler aux pieds l’éthique. Voir des jeunes déclamer dans la caravane d’un opposant qu’ils n’ont pas été achetés mais militent pour un idéal est la meilleure réponse qui soit à ceux-là qui vendent leur âme pour quelques millions, une voiture et, parfois, un strapontin. Cet acte d’engagement de ces jeunes doit interpeller ceux qui s’adonnent à la prostitution politique afin qu’ils revoient leurs façons de faire. C’est-à-dire qu’ils cessent ces actes qui ne participent guère à l’approfondissement de la démocratie, mais à l’affaiblir.
KACCOOR BI (LE TEMOIN)
LEGISLATIVES BÈS DOU ÑAKK DE MANSOUR SY DJAMIL VA SOUTENIR BBY
Tout le monde s’y attendait et c’est maintenant officiel. Le parti Bès Du Ñakk a décidé de soutenir la coalition Benno Bokk Yaakaar aux législatives de ce 31 juillet 2022. Dans un communiqué de presse, ce parti dit rappeler la pertinence de sa décision de se retirer de la Coalition Yéwi Askan Wi (YAW), « à la suite des manquements et violations des règles de fonctionnement démocratique par certains leaders de ladite coalition ». En réalité, c’est l’investiture de son leader, Serigne Mansour Sy Djamil, à une position jugée non éligible sur la liste de Yewwi Askan Wi, qui a conduit ce parti à claquer la porte de cette coalition et à se rallier à Benno Bokk Yaakar qu’elle combattait il y a quelques semaines encore. Thiey la politique au Sénégal ! Le Directoire national de Bès Dou Ñakk appelle tous les militants et sympathisants à se mobiliser pour voter massivement pour la coalition BBY lors des élections législatives du 31 juillet 2022. « Nonobstant cela, Bès Dou Ñakk reste ferme sur les fondements de la démocratie et le respect des valeurs universelles de notre société. Bès Dou Ñakk n’est pas dans la mouvance présidentielle, encore moins dans une opposition qui cherche son chemin » écrit encore ce parti dans son communiqué. Cause toujours !
MIMI ET SONkO
Mimi Touré a pensé mettre sur la table des préalables pour répondre à la demande de débat politique que lui a faite Ousmane Sonko. L’ancien Premier ministre a posé des conditions majeures comme la renonciation par le leader de Pastef à toute forme de violence et la ferme condamnation des injures et insultes publiques proférées contre des autorités religieuses et étatiques du pays. Elle exige aussi qu’il se sépare des auteurs de ces injures. Deuxième exigence, qu’Ousmane Sonko dénonce publiquement le MFDC et qu’il demande aux combattants du mouvement de déposer les armes sans conditions. Qu’il soutienne publiquement notre armée nationale et qu’il reconnaisse que la Casamance est unie et indivisible et que les populations sont toutes des Sénégalaises. Troisième conditionnalité, qu’Ousmane Sonko déclare qu’il respecte les institutions de ce pays et qu’il s’engage à arrêter de les dénigrer et insulter. Dernière condition posée par Mimi : « puisque je soutiens les femmes et les couches démunies, je l’invite à prouver qu’il n’est nullement lié à ce qui lui est reproché (affaire Adji Sarr)». Aminata Touré sait pertinemment qu’elle n’obtiendra pas de réponses de Sonko à ces préalables. Selon les mauvaises langues, ce serait là tout simplement une manière pour l’ancien Premier ministre d’esquiver le débat voire de le fuir.
MIMI ET SONkO (BIS)
Seulement, il est évident que Mimi Touré a raté la réponse à apporter à Ousmane Sonko. La tête de liste de Benno Bokk Yaakar pouvait se réfugier tout simplement derrière le fait que Ousmane Sonko n’est pas son alter égo dans cette campagne puisqu’il n’est pas tête de liste et n’est pas un candidat. Si la demande émanait de Thierno Alassane Sall de AAR Sénégal, ou de Me Wade de la Grande coalition Wallu, de Sheikh Alassane Sene de la coalition Naatangue Askan Wi, de Oumar Sy de la coalition Yewwi Askanwi…toute réponse de Mimi Touré aurait été acceptée. Mais en adoptant une telle posture, la tête de liste nationale de la coalition présidentielle donne encore du relief à la posture de Ousmane Sonko, alors que la meilleure démarche, c’était de l’ignorer totalement. Cela dit, il reste qu’à quelque trois jours de la fin de la campagne, la tête de liste de BBY est créditée d’une bonne campagne. Mimi Touré a presque réalisé un parcours sans faute puisque partout elle a su adapter son discours au contexte local en mettant en avant les réalisations du président Macky Sall et surtout en faisant entrevoir de brillantes perspectives. Partout, elle a appelé les électeurs de son camp et les Sénégalais à donner une majorité à l’Assemblée nationale au président Macky Sall pour que ce dernier puisse continuer à inonder de réalisations le pays. Oui, franchement, Mimi a fait une bonne campagne et s’est comportée comme un général. La seule chose qu’on puisse lui reprocher c’est de s’être débinée devant Sonko mais, que voulez-vous, nul n’est parfait !
LEGISLATIVES AMINATA MBENGUE NDIAYE ET LE PS RASSURENT
Macky A trois jours du scrutin du 31 juillet, le Parti socialiste cherche à rassurer Macky Sall de sa loyauté. « Depuis le 10 juillet 2022, le Parti socialiste s’est partout engagé, au sein de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar, dans la campagne électorale, pour les élections législatives du 31 juillet 2022, à travers ses structures nationales et ses démembrements de la diaspora » indiquent les camarades de Mme Aminata Mbengue Ndiaye dans un communiqué. Poursuivant, ils informent qu’ « à moins d’une semaine du scrutin, le Parti socialiste tient à réaffirmer son ancrage au sein de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar. Aussi, appelle-t-il tous ses responsables, militants et sympathisants, au Sénégal et dans la diaspora, à poursuivre la campagne électorale, avec les alliés, à voter et à faire voter, pour les listes de Bennoo Bokk Yaakaar, en vue d’une victoire éclatante au soir du 31 juillet 2022 ».
SOCABEG TIVAOUANE PEULH UN PARFUM DE SCANDALE FONCIER !
En dehors de la cherté de la vie (riz, huile et sucre), la « tuberculose » foncière est en passe de devenir la plus grande pandémie du Sénégal. Malheureusement, l’Etat semble ne pas vouloir intervenir pour éradiquer cette « pandémie » qui décime les « goorgorlous » et autres candidats à la recherche d’un toit. Parmi ces sociétés vautours, la Socabeg et son fameux et éternel projet dit « Unité 9/Tivaouane Peulh ». Tenez ! En 2015, cette entreprise de promotion immobilière avait fait miroiter des lotissements (Socabeg/Amap/Snhlm) dans cette zone de la banlieue dakaroise située dans le département de Keur Massar. Sur la base d’un contrat de réservation de parcelle à usage d’habitation, la Socabeg avait juré que les terrains seraient disponibles et livrés au bout de quatre (04) ans aux ayants-droits. Et nombreux sont ceux qui ont fini de verser ou de payer le prix de leurs terrains (02 millions cfa, 03 millions cfa, 04 millions cfa etc). Sept ans après toujours rien ! Car, depuis lors, les candidats courent derrière leurs parcelles et on leur fixe des délais à n’en plus finir ! Il est vrai que, par le passé, Socabeg a eu à respecter ses engagements vis-à-vis des clients à travers divers programmes de lotissements. Mais cette fois-ci, un parfum de scandale foncier risque de faire éternuer les centaines de clients ou postulants dont de nombreux Sénégalais de la Diaspora. D’ailleurs, nous avons appris que les « victimes » de la Socabeg vont se constituer en collectif pour une grande manifestation à la place de l’Indépendance afin que le président Macky Sall les entende.
BURKINA L’EX-DG DE LA POLICE S’EST SUICIDÉ
Dieudonné Ouattara, ex Directeur général de la police nationale du Burkina s’est donné la mort ce 26 juillet. Il a utilisé son arme de service pour se suicider hier matin chez lui à Nonghin dans le quartier Rimkieta, à Ouagadougou. C’est au cours de son évacuation dans un hôpital qu’il a rendu l’âme, révèle la source. Le contrôleur général de police Dieudonné Ouattara avait été nommé Directeur général de la police nationale le 5 janvier 2022 par l’ex-président Roch Kaboré. Quelques mois après la chute de ce dernier, il a été remplacé par le contrôleur général de police Roger Ouédraogo, un de ses promotionnaires. Il n’a passé que trois mois à la tête de la direction générale de la police nationale.