L'OEIL DU tEMOIN DE CE VENDREDI

KEEMTAAN GI – SURENCHERE
C’est comme qui dirait la saison des grandes gueules. Des messieurs et dames à la foucade infantile, gesticulant comme des primates en cage. Rien ne semble différencier la scène politique de Galsen à celle d’un cirque ou de l’arène nationale. On se croirait à une de ces cérémonies du genre « face to face » qu’affectionnent si bien les délurés amateurs de lutte. Chacun bandant les muscles et promettant l’enfer à l’adversaire avec, comme arbitre de ces échanges de bêtes de foire, une certaine presse qui a tendance à donner la parole à des personnes dont l’argumentaire se résume à des menaces et dire des inepties. Du côté du pouvoir, le seul adversaire semble être celui à qui l’on promet l’enfer d’ici 2024. On lui fait porter de force des habits de rebelle avec un discours pour le moins biscornu, faisant croire à une certaine opinion qu’il a, dans ses projets, l’idée funeste de faire déplacer des rebelles dans la capitale. Ah, oui, on oubliait que ces méchants belligérants s’étaient déjà déplacés à Dakar où ils ont semé le trouble avant de regagner tranquillement le maquis à la barbe et au nez de nos forces de l’ordre. C’était en mars 2021. Pourquoi riez-vous ? Ce sont des gens estampillés cadres du pouvoir qui distillent ces bêtises, menaçant même l’opposant de mort. En moins d’une semaine, deux autorités lui ont promis des lendemains sombres sans que personne ne s’en émeuve. L’opposant constitue d’ailleurs leur fonds de commerce pour se faire remarquer du Chef à qui ils donnent des gages de servilité. Se substituant aux garants de l’ordre, ils sont tous sortis du bois. Et plutôt que des arguments pétillants, on a droit à des pantalonnades. Il faut que l’on mette fin, du côté de l’opposition comme de celui du pouvoir, à ces surenchères. Nous n’avons pas à nous entretuer en encourageant la violence. La seule force à maintenir, c’est celle chargée d’appliquer la loi. Aucune autre ne doit primer. Ceux qui promettent de faire face, seront les premiers à détaler et se cacher avec leurs familles en cas de révolte. Il faut que cessent ces discours à la con de politiciens menaçant des opposants de leur faire leur fête !
KACCOOR BI
DIRECTION GENERALE DES ELECTIONS (DGE) LE GÉNÉRAL THIENDELLA FALL SOUTENU PAR SON MINISTRE
Depuis quelques jours, les responsables de la coalition Yewwi Askan Wi (Yaw), incarnée par le leader de Pastef Ousmane Sonko se défoulent, à tort ou à raison, sur la Direction générale des Elections (Dge) dirigée par le général de police Thiendella Fall. Ce, suite au rejet de la liste des « Yewistes » au niveau du département de Dakar pour non-respect de la parité. Toujours est-il que, depuis lors, le général Thiendella Fall fait l’objet d’un lynchage médiatique sur fond de « fake news ». Car certains sont allés jusqu’à dire que le Dge Thiendella Fall subit une pression familiale qui risque de le pousser à la démission. En menant ses investigations, « Le Témoin » quotidien a appris que toutes ces informations n’étaient que de l’intox ! « Un pur produit de la Division des investigations criminelles (Dic) comme Thiendella Fall ne connait pas le mot « pression » puisqu’il a eu à enquêter et élucider des affaires plus compliquées et plus sensibles qu’une simple liste de candidats à légaliser. D’ailleurs, sa famille ne s’est jamais mêlée de sa vie professionnelle » nous confie ce commissaire très proche de Thiendella qui fut son camarade de promotion à l’Ecole nationale de police. Toujours es-il que le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome, a fait, hier, une sortie en application de ce « postulat » qui disait qu’ « un bon chef doit toujours protéger ses hommes dans la légalité » (voir notre article).
RÉOUVERTURE DE LA CLINIQUE KOTI JOURNÉES DE CONSULTATIONS GRATUITES !
Vous n’êtes pas sans savoir — ou si vous l’ignoriez sachez-le — que le siège de votre quotidien « Le Témoin » se trouve à la « Résidence Aya » sise Liberté 6 extension à Dakar. Et pour nous, rien n’est plus rassurant que d’avoir comme voisin ou voisine une structure médicale. Or, au « Témoin », nous bénéficions de la chance inouïe d’être à côté de la « Clinique Koti » ! Justement la réouverture de cette clinique est annoncée comme une délivrance sanitaire et sociale pour tous les habitants de la « Résidence Aya ». De même que les populations de la Sicap Liberté 6 et quartiers environnants. D’ailleurs, des journées de consultations médicales gratuites seront organisées à partir de demain 21 et jusqu’au 28 mai 2022. Inutile de vous dire que le plateau technique moderne de la « Clinique Koti », dirigée par le médecin-colonel à la retraite Boubou Mboup, ainsi que ses équipes médicales et paramédicales d’expérience sont les gages d’une prise en charge optimale. De brillants Professeurs et d’excellents médecins y exercent leurs talents curatifs. Bonne réouverture de clinique !
ACCORDS DU 26 FEVRIER: A L’ÉTAPE DE LA STRUCTURATION DU COMITÉ SUIVI
Deux mois se sont écoulés après la signature du protocole d’accord, le 26 février dernier, entre l’Etat et les syndicats d’enseignants du G7 ou groupe des sept syndicats les plus représentatifs. C’est finalement hier, 19 mai, que le gouvernement a rencontré les personnes pressenties pour faire partir du comité de veille et de suivi des accords. Une réunion tenue à une semaine de la publication des bulletins de salaire du mois de mai. Période à laquelle est prévue l’effectivité de l’augmentation des salaires des enseignants suite à une longue grève qui avait secoué l’école sénégalaise. La mise en place dudit communiqué est une exigence des syndicalistes car, à les en croire, elle faisait partie des accords. Mais elle tarde encore à se matérialiser. Il aurait même fallu que la Cosydep adresse une lettre à la Fonction publique, pour que cette dernière consente enfin à se bouger. D’où la rencontre d’hier, qui ressemblait à un «monitoring», selon le secrétaire national adjoint du Cusems (Cadre unitaire des syndicats de l’enseignement moyen et secondaire). Ndongo Sarr estime tout de même qu’elle a permis aux différentes parties signataires du protocole d’échanger sur les conditions d’installation et de fonctionnement du comité, mais aussi sur le niveau d’exécution des accords. Il y a eu également, et naturellement, des interpellations faites par les syndicalistes au sujet de leurs collègues enseignants décisionnaires et la question du reversement des maitres d’éducation physique et sportive (Meps), entre autres. Par rapport à la mise en place du comité, chaque syndicat du G7 aura deux membres le représentant, de préférence le secrétaire général plus un suppléant, les associations de société civile et les représentants de tous les ministres concernés.
SARGAL MACKY AK DOUMBOUROU SOW
Ce n’est pas parce qu’il dégaine les machettes plus vite que son ombre qu’il n’est pas un ange adorable. Et ceux qui feront le déplacement le dimanche 22 mai au Grand Théâtre de Dakar en auront définitivement le cœur net. Lui, c’est bien évidemment notre ami, le député Aliou Doumbourou Sow. Président de la Convergence des éleveurs pour l’émergence du Sénégal (CEES), Aliou Doumbourou Sow organise donc ce dimanche, en intelligence avec l’ensemble des organisations professionnelles d’élevage du Sénégal, un hommage au Président Macky Sall pour tout ce qu’il a fait pour les éleveurs. Le parrain du jour n’est autre que l’argentier du pays, Abdoulaye Daouda Diallo. Quant à la marraine de cette journée qui va s’inscrire dans les annales, eh bien, nous vous le donnons en mille : la dame des rêves de notre prési national, Marième Faye Sall !
CRISE DU MALI SIDIKI DIABATÉ INTERPELLE MACKY SALL À CHANGER DE POSITION
Avant sa prestation à l’occasion de l’ouverture de la Biennale de Dakar, le chanteur malien Sidiki Diabaté a interpelé l’actuel président de l’Union africaine, c’est-à-dire le chef de l’Etat Macky Sall, l’invitant à changer sa position sur la situation de Mali. « Je suis là pour vous témoigner l’amour que le Mali porte envers vous. Nous voulons que vous changiez d’avis sur la position que vous avez adoptée sur la crise malienne. Le Mali et le Sénégal constituent un seul pays » a dit le célèbre chanteur en interpellant le président de la République.