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29 août 2025
LES FEMMES POUR UN GOUVERNEMENT PARITAIRE
La caravane de la paix dénommée «Ëtu Jamm», «Espace de Paix», (en Wolof), menée du 24 au 31 janvier 2024 dans les 14 régions du pays était, mardi 30 janvier, à Diourbel.
La caravane de la paix dénommée «Ëtu Jamm», «Espace de Paix», (en Wolof), menée du 24 au 31 janvier 2024 dans les 14 régions du pays était, mardi 30 janvier, à Diourbel. Elle s’inscrit dans le cadre d’une campagne de sensibilisation, de dialogue, de plaidoyer et de mobilisation en vue des élections présidentielles du 25 février prochain
La caravane de la paix dénommée «Ëtu Jamm», «Espace de Paix» est arrivée, hier mardi, à Diourbel. Mme Bineta Diop, envoyée spéciale l’Union africaine (UA) sur les questions de femmes, déclare que c’est une campagne de sensibilisation démarrée depuis 2011. Il s’agit de l’implication des femmes dans les processus de paix et surtout dans la prévention.
«Mon rôle et mon mandat à l’Union africaine, c’est de prévenir les conflits. Au-delà de cela, c’est d’être les yeux et la voie des femmes ; c’est un honneur pour moi d’être avec ces braves dames de Diourbel, de Tambacounda et de Casamance. Pour moi, c’est de venir, depuis Addis Abeba, les soutenir dans cette caravane, avec la présidente Penda Seck Diouf mais aussi Mme Adama Ndiaye Niang, pour rassembler toutes les énergies et dire halte à la violence, faire en sorte qu’il n’y ait pas de conflits violents, faire en sorte qu’il n’y ait pas de conflits armés et dire aux candidats que les femmes vont voter», a dit Mme Bineta Diop.
Et l’envoyée spéciale l’Union africaine (UA) de d’insister : «Elles voteront pour qui elles auront choisi, utilisent leur bulletin de vote comme leur arme, se mobiliser et faire en sorte qu’elles puissent compter mais également revendiquer leur droit d’être protégées. C’est cette démarche de paix que nous sommes en train de faire ; c’est une démarche de sécurité, une démarche de leadership pour les femmes, une démarche pour sensibiliser les populations à travers les femmes, les familles religieuses, les traditionnels et toute la population sénégalaise. Il faut que tout le monde retourne dans son foyer après avoir voté tranquillement le 25 février».
Pour Mme Diop : «Notre objectif de caravane est de demander aux jeunes de contribuer à la paix, non à la violence, parce que le Sénégal en a besoin. Car nous sommes entourés par un cercle de feu. Nous avons besoin d’être ensemble, de faire un dialogue fructueux et faire en sorte que nous puissions nous en sortir, le lendemain du 25 février»
Elle, en outre, demande que le gouvernement qui sera mis en place «soit paritaire» et qu’il puisse «travailler pour les populations, travailler pour les jeunes, l’emploi. Et je pense que les femmes ont cet agenda et nous sommes ici pour les accompagner». Et de rappeler que «ces problèmes ethniques ne font que nous diviser. L’Afrique doit être unie. Nous sommes une et indivisible. Ce qui nous unit doit être notre pays. Il faut que les femmes comprennent les enjeux. Il y aura beaucoup d’acteurs qui vont profiter de cette situation pour nous déstabiliser», a-t-elle prévenu.
LA DÉCISION DE LA CAF D’AUTORISER 24 PAYS À JOUER LA CAN PORTE SES FRUITS MAIS ELLE A DES RÉPERCUSSIONS SPECTACULAIRES
Plusieurs critiques se sont élevées contre l’élargissement du tournoi. Ils soutenaient que la CAN perdait en qualité et que l’augmentation du nombre d’équipes conduirait à plusieurs matchs médiocres à un moment où l’Afrique essayait de développer son jeu
À l’issue de la phase de groupes, la 34ème Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football s’est distinguée comme l’un des tournois les plus passionnants et les plus mémorables de ces dernières années. Cela a été particulièrement vrai pour les performances des meilleurs joueurs du continent sur le terrain.
En tant qu’universitaire de la communication sportive avec un accent sur le football africain, j’ai suivi ses évolutions avec intérêt, notamment la décision prise en 2019 d’augmenter le nombre d’équipes nationales dans la phase finale de 16 à 24.
Plusieurs critiques se sont élevées contre l’élargissement du tournoi. Ils soutenaient que la CAN perdait en qualité et que l’augmentation du nombre d’équipes conduirait à plusieurs matchs médiocres à un moment où l’Afrique essayait de développer son jeu. Mais l’ouverture des portes à plusieurs équipes qui auraient eu du mal à se qualifier auparavant a donné lieu à une phase de groupe à couper les souffle. Plusieurs équipes considérées comme petites ont créé la surprise face à des équipes supposées plus fortes, et une nation puissante comme le Ghana n’a pas dépassé le stade de la phase de groupe.
La décision d’élargir la compétition a eu plusieurs répercussions en dehors du terrain. Les surprises remettent également en question l’efficacité du système de classement des équipes et l’importance des joueurs vedettes qui évoluent en Europe. Les résultats ont également eu un impact spectaculaire sur les entraîneurs.
DE GRANDES SURPRISES
La Fifa et la Confédération africaine de football (CAF) ont toutes deux revu la formule de leurs tournois pour tenter de combler le fossé entre les pays les plus performants et les autres. Les deux organisations ont adopté un système de championnat pour les phases de qualification. Ce qui permet à un plus grand nombre de pays de disputer plusieurs matches contre les équipes les mieux classées. Les résultats peuvent être constatés lors de la CAN de cette année.
Les grandes surprises de la nouvelle composition élargie sont venues du haut de l’échelle. Quatre des six équipes les mieux classées - la Côte d’Ivoire (8), l’Égypte (5), l’Algérie (4) et la Tunisie (3) - n’ont pas terminé en tête de leur groupe de quatre équipes. Pire, l’Algérie etla Tunisie ont été éliminées du tournoi. Le Ghana (11), quadruple champion du monde, est lui aussi renvoyé à la maison.
Le Cap-Vert (14) et l’Angola (28) ont quant à eux terminé en tête de leur groupe alors qu’ils étaient classés troisièmes. L’une des plus grandes surprises a été la victoire de la Mauritanie, autrefois l’une des équipes les plus mal classées d’Afrique, sur l’Algérie, ce qui lui permet d’accéder à la phase à élimination directe.
LES CLASSEMENTS DÉVOILÉS
L’analyse des résultats de ce tournoi, mais aussi de la CAN précédente, il y a deux ans, et des éliminatoires de la Coupe du monde en cours, montre qu’il ne faut pas se fier au classement des équipes africaines pour déterminer leur potentiel de réussite. De nombreuses équipes sont plus proches les unes des autres que ne le reflètent les classements.
La CAF utilise les classements pour estimer la force relative des équipes et effectuer la tirage pour la composition des groupes du tournoi. En d’autres termes, les équipes africaines les mieux classées, plus le pays hôte, sont séparées, dans des groupes distincts, lors de la CAN. Mais les résultats n’ont pas confirmé l’idée que les classements permettent de prédire quelle sera la meilleure équipe dans chaque groupe.
JOUEURS VEDETTES
L’idée que les équipes africaines dont les joueurs vedettes évoluent dans les meilleurs clubs d’Europe seront victorieuses par rapport aux équipes qui n’ont pas de tels joueurs est un autre mythe régulièrement démenti par les résultats des matches.
La Namibie, dont la plupart des joueurs évoluent dans des ligues africaines, a battu la Tunisie, très bien classée, avec un effectif comprenant des joueurs évoluant dans des clubs européens de premier plan. La Mauritanie, avec sept joueurs évoluant localement en Mauritanie et quelques autres jouant au Moyen-Orient, a battu l’Algérie, dont les joueurs évoluent dans les meilleurs clubs européens. Les joueurs talentueux ne jouent pas seulement en Europe - ils peuvent être trouvés sur le continent et dans diverses régions en Afrique.
IMPACT SUR LES ENTRAÎNEURS
Il y a encore quelques années, la plupart des équipes nationales africaines avaient des entraîneurs étrangers. Aujourd’hui, la moitié des équipes présentes à la CAN de cette année sont dirigées par des entraîneurs locaux. Plusieurs de ces entraîneurs ont obtenu de bons résultats dans le tournoi. On pense notamment au Marocain Walid Regragui et au Sénégalais Aliou Cissé.
Les vainqueurs surprises de la phase de groupe sont la Guinée équatoriale, dirigée par un technicien local, Juan Micha, et le Cap-vert, dirigé par l’entraîneur local Bubista. La seule équipe sortie première de son groupe et dirigée par un entraîneur étranger a été l’Angola, entraînée par le Portugais Pedro Soares Gonçalves. Ce qui est clair, c’est qu’un entraîneur étranger ne garantit pas le succès - et le nombre de jeunes entraîneurs locaux ayant l’expertise nécessaire pour diriger les équipes nationales africaines vers le succès est en augmentation.
Bien entendu, les surprises notées en phase de groupe ont également entraîné le départ de plusieurs managers. Le Ghana, la Côte d’Ivoire, l’Algérie et la Gambie ont déjà décidé de limoger leurs entraîneurs. Le Français Jean-Louis Gasset, de la Côte d’Ivoire, s’est dit soulagé même si son équipe avait encore une chance mathématique d’accéder au deuxième tour. La population était à juste titre mécontente après deux défaites successives, dont une humiliante (0-4) face à la Guinée équatoriale, classée au 18e rang africain. La Côte d’Ivoire a été classée 8e ce mois-ci par la Fifa.
La phase de groupe - et l’engouement qu’elle suscite sur tout le continent - a justifié la décision de la CAF d’étendre le tournoi et d’offrir à un plus grand nombre d’équipes africaines l’occasion de participer à des compétitions internationales. Si la tendance se confirme, le football africain arrivera à maturité.
LES FAVORIS TOMBENT COMME DES MOUCHES
Qui disait que la 34e Coupe d'Afrique des nations qui se joue en Côte d'Ivoire est celle des surprises? Au terme des 8es de finale, on est tenté de le croire après cette série d’élimination du Sénégal, du Maroc, du Cameroun ou encore de l'Égypte.
Qui disait que la 34e Coupe d'Afrique des nations qui se joue en Côte d'Ivoire est celle des surprises? Au terme des 8es de finale, on est tenté de le croire après cette série d’élimination du Sénégal, du Maroc, du Cameroun ou encore de l'Égypte. Considérés pourtant comme les gros favoris de la compétition.
Considérée comme la Can la plus disputée de l'histoire, la 34e édition qui se joue en Côte d'Ivoire est sans doute celle des surprises. C'est du moins ce qui ressort du premier tour et ensuite des 8es de finale. Une phase marquée surtout par l'élimination précoce des favoris et grands prétendants à la succession du Sénégal, tenant du titre.
Malgré un départ canon (trois matchs, trois victoires), les «Lions» ont en effet connu un réveil brutal en se mettant sur le chemin des «Miraculés» de la Côte d'Ivoire. Avec en prime une élimination précoce qui a surpris plus d'un observateur. Hormis le champion d'Afrique en titre, le Cameroun, l'Égypte et le Burkina Faso, demi-finalistes de la dernière édition, sont tous passés à la trappe à l'issue des 8es de finale. Ils déjouaient du coup tous les pronostics. Mais on n'en était pas à une surprise. Ainsi l'échec patent des autres «Grands d'Afrique» est à mettre dans le lot des surprises et des faits marquants de cette présente compétition
Demi-finaliste du dernier Mondial et logiquement désigné comme le favori, le Maroc a connu, à la surprise générale, un coup de frein face à la République démocratique du Congo en 8e
Sortie au premier tour à la précédente Can et éliminée au barrage de la Coupe du monde, l'Algérie n'a pas connu meilleur sort et a pris la porte après une ultime défaite en poule face à une sensationnelle équipe de la Mauritanie. Les Mourabitounes en profitaient pour décrocher leur première victoire de leur histoire à la Can mais aussi leur première qualification en 8es.
Dans le lot des «sans grades», la Namibie a également créé la surprise en remportant sa première victoire de son histoire en Can face à la Tunisie. Les «Warriors» buteront finalement devant l’Angola en 8e de finale.
Régulier à la Can depuis quelques années, le Cap Vert a réussi à mettre tout le monde d'accord sur ses bonnes performances. Le bilan de leur parcours n'était pas forcément attendu dans une poule B composée de l'Égypte, finaliste de la dernière Can et du Ghana, mondialiste en 2022. Mais les «Requins Bleus» se sont fait fort de s'offrir La première place du groupe B en dominant les Ghanéens, le Mozambique avant de tenir en échec les coéquipeirs de Mohamed Salah. Le Cap Vert qui s'est hissé en quart de finale confirme sans doute le mieux la révolution en marche au sommet du football africain.