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29 août 2025
LE DILEMME ENTRE LIBERTÉ D’EXPRESSION ET CONTENUS SUBVERSIFS
Quand on a une communauté forte de 3 milliards de personnes par mois, partager les standards, les règles de fonctionnement et leur application afin de garantir leur sécurité devient une nécessité.
Quand on a une communauté forte de 3 milliards de personnes par mois, partager les standards, les règles de fonctionnement et leur application afin de garantir leur sécurité devient une nécessité. C’est aussi un dilemme quand on se veut le chantre de la liberté d’expression. C’est pour élargir cette ligne de crête qu’un atelier a été organisé, mercredi à Dakar, par Meta, la multinationale détentrice des plateformes Facebook, Messenger, Instagram ou encore WhatsApp.
Dans une région particulièrement instable, le Sénégal continue d’avoir une réputation de stabilité à l’orée de la campagne électorale pour la présidentielle dont le premier tour est prévu le 25 février 2024. En vue de cette importante échéance, Meta s’est ouverte à une communication « pour partager (les) standards de la communauté de (sa) et leur application ». Avec 3,7 milliards de personnes qui utilisent Facebook, Instagram, Messenger, WhatsApp chaque mois, la multinationale « souhaite continuer à lutter contre les contenus violents et haineux », a avancé Olivia Tchamba, du bureau Afrique de Meta. Une préoccupation qui prend un sens plus développé en période électorale.
En clair, c’est un haro sur les contenus haineux et subversifs publiés sur ses différentes plateformes digitales. Il y a eu une volonté de sensibiliser journalistes, blogueurs ainsi que personnalités de la société civile sur les « risques en matière de contenu préjudiciable ». Mais aussi « outiller les participants sur la sécurité et l’utilisation des plateformes en ligne pour atteindre leurs cibles et communiquer avec leur audience ».
Une démarche qui se veut en harmonie avec la sacro-sainte liberté d’expression. Comme un peu partout dans le monde, elle est protégée en Afrique. « Les personnes doivent être protégées sur les plateformes de Meta. Établir des communautés, c’est notre mission. Il s’agit d’autonomiser les personnes pour qu’on respecte les principes des Droits humains. Cela fait partie de notre code de conduite », a précisé, par visioconférence, Iman, spécialiste de liberté d’expression et de droits chez Meta.
Tout au long de l’atelier, les thématiques concernant les principaux risques et tendances en matière de contenu préjudiciable, ainsi que les écarts à combler pour l’intégrité des plateformes au Sénégal ont été débattues.
PRÉSIDENTIELLE, CE QUE LE PRÉSIDENT MACKY SALL A DIT À ALIOUNE TINE
Le Sénégal vit un début de crise institutionnelle sérieuse. L’alerte est donnée par Alioune Tine. Le leader de Afrikajom Center révèle même qu’il a entamé une médiation qui l’a mené au palais présidentiel.
Le Sénégal vit un début de crise institutionnelle sérieuse. L’alerte est donnée par Alioune Tine. Le leader de Afrikajom Center révèle même qu’il a entamé une médiation qui l’a mené au palais présidentiel et à l’Assemblée nationale.
«Nous vivons, et il faut bien le dire, le début d’une crise institutionnelle sérieuse et grave, à tous les étages». Ces mots, alarmants, sont de Alioune Tine. En effet, le président de Afrikajom Center, qui s’exprimait sur le climat charrié par les accusations graves portée à l’encontre de certains «Sages», déclare qu’ une institution comme le Conseil constitutionnel, «qui est là pour l’intérêt général, aucun parti politique et aucun groupe ne peut mettre et ne doit mettre la main sur cette institution».
L’ex patron de la Rencontre africaine des droits de l’Homme (Raddho) révèle même qu’il a rencontré le président Macky Sall dans le cadre d’une médiation qu’il a entamée. «Nous sommes en train de parler à tout le monde aujourd’hui. Nous avons rencontré le président de l’Assemblée nationale, il nous a rassurés. Il nous a bien parlés. Nous avons rencontré le président de la République, le discours qu’il nous a tenu nous a rassurés. Il a été très clair: il ne regarde pas derrière. Il a quand même fixé par décret la date de la présidentielle. Et quand les gens sont venus le voir il a été très clair : une fois qu’une décision a été prise par le Conseil constitutionnel, on n’y revient pas», rapporte M. Tine.
Le président de Afrikajom center, qui s’exprimait sur la Rfm, appelle au calme. Puisqu'une enquête a été ouverte, ce n’est plus la peine de se précipiter ou de se battre, dit-il. «On va voir ce que l’enquête va donner. On a demandé à rencontrer le Pds, j’ai appelé M. Thiam il a demandé à me revenir. Nous allons rencontrer également Benno et Yewwi. Nous avons déjà écrit une lettre au Président du Conseil Constitutionnel pour aller le voir. C’est cela aussi le travail que nous devons faire, écouter tout le monde dans la sérénité, dans le calme, pour pouvoir faire les propositions les plus pertinentes», calme M. Tine.
CAN 2023, LA CAF RÉPOND AUX POLÉMIQUES SUR L’ARBITRAGE
"Vous savez que quand on gagne on estime toujours que l’arbitrage est bon, et quand on ne gagne pas, on dit que l’arbitrage est mauvais."
iGFM (Côte d'Ivoire) Des joueurs comme Krépin Diatta (Sénégal) et Romain Saïss (Maroc), tous deux récemment éliminés, ont exprimé de virulentes accusations concernant l'arbitrage et la gestion des matchs, soulevant des interrogations sur la conduite de la Confédération Africaine de Football (CAF). L'instance présidée par Patrice Motsepe a tenu à y répondre.
Cette 34ème édition de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) est sous le feu des projecteurs, non seulement pour le spectacle offert, mais aussi pour des raisons plus polémiques. Des joueurs comme Krépin Diatta (Sénégal) et Romain Saïss (Maroc), tous deux récemment éliminés, ont exprimé de virulentes accusations concernant l'arbitrage et la gestion des matchs, soulevant des interrogations sur la conduite de la Confédération Africaine de Football (CAF).
Pour rappel, Krépin Diatta, le talentueux défenseur latéral droit sénégalais, a publiquement accusé des membres de la CAF de corruption. Ces accusations retentissantes interviennent suite à la défaite de son équipe contre la Côte d'Ivoire (1-1, 4 tirs au but à 5) lors des huitièmes de finale de la CAN 2023, ce lundi, marquée par des décisions litigieuses des deux côtés, avec un carton rouge non accordé à Sadio Mané et un penalty oublié pour les Lions. Le Maroc, dont la participation à la CAN 2023 s'est également terminée au stade des huitièmes de finale, après une défaite de 2-0 contre l'Afrique du Sud mardi, s'estimait également lésé par l'arbitrage.
Du moins si l'on en croit les propos de Romain Saïss, le capitaine des Lions de l'Atlas : « Même quand on marque des buts, on se les fait refuser injustement par le corps arbitral, parce que celle-là, il faut me l’expliquer » avait-t-il déclaré en référence au but refusé à Noussair Mazraoui, tandis qu'Ez Abde s'est également vu priver d'un penalty. « Ne pas laisser une action de jeu… On vient nous faire des meetings avant les grandes compétitions à propos de l’arbitrage, de ceci, de cela, mais à un moment donné, il faut arrêter de prendre les gens pour des cons. Parce que ça peut changer le cours de match."
"Tout le monde a le droit d’émettre des critiques mais..."
Alors que tout se passait à merveille dans cette CAN, ces accusations font désordre. Alors, la CAF a tenu à y répondre. Présent en conférence de presse mercredi, le secrétaire général de l'instance, Veron Mosengo-Omba, n'a pas manqué d'aborder cette question sensible de l’arbitrage lors de cette CAN 2023.
"Jusqu’aujourd’hui, on nous dit que l’arbitrage est au top, et de très haut niveau. Quant aux plaintes relatives à la VAR, vous savez que quand on gagne on estime toujours que l’arbitrage est bon, et quand on ne gagne pas, on dit que l’arbitrage est mauvais. C’est un débat que je n’aimerais pas faire. Tout le monde a le droit d’émettre des critiques, et moi je ne me sens pas visé. Critiquer la CAF c’est bien, mais, il faut être un peu juste", a ainsi éludé le dirigeant. Pas sûr que cela suffise à convaincre les supporters marocains et sénégalais…
MEURTRE DE L’ÉTUDIANT FALLOU SÈNE, L’AUDITION DE 9 ÉTUDIANTS TÉMOINS EN COURS CHEZ LE DOYEN DES JUGES
Fallou Sène a été tué 2018 dans le campus social de l’Université gaston berger (UGB) de Saint-Louis lors d’affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, alors que les premiers réclamaient le paiement de leurs bourses.
Fallou Sène a été tué 2018 dans le campus social de l’Université gaston berger (UGB) de Saint-Louis lors d’affrontements entre étudiants et forces de l’ordre, alors que les premiers réclamaient le paiement de leurs bourses. Ses camarades étudiants qui n’ont depuis lors cessé de réclamer justice sur cette affaire, peuvent espérer voir sous peu leur doléance satisfaite, puisque l’audition des témoins par le Doyen des juges est en cours.
L’instruction de l’affaire Fallou Sène, du nom de l’étudiant de 26 ans qui a été tué par balle le 15 mai 2018 à l’UGB, est proche d’être clôturée. En effet, à en croire le journal Les Echos, le Doyen des juges, Oumar Maham Diallo, a entamé l’audition des neuf (9) étudiants désignés comme témoins du crime par la partie civile. « Ces derniers sont en train de défiler dans le bureau du juge », rapporte le journal.
Rappelons qu’au début, devait être auditionné un seul étudiant de l’UGB, témoin des faits. Mais selon toujours, le profil de l’étudiant désigné posait problème, car la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) avait déclaré n’avoir pas connu l’étudiant en question.
La mort de Fallou Sène, étudiant à la Section de Français de l’Unité de formation et de recherches des langues et sciences humaines (UFR LSH) de l’UGB et originaire de Patar dans le département de Diourbel, avait occasionné de vives tensions dans les universités sénégalaises. Chaque année, lors de la journée de commémoration de son décès, ses camarades invitent les autorités à apporter la lumière sur cette affaire.
PRES DE 41 MILLIONS DE PERSONNES ONT VOYAGES PAR LE TER EN 2023
Le Train express régional (TER), devenu un moyen de transport « incontournable » depuis sa mise en service en décembre 2021, a convoyé 41 millions de passagers en 2023
Dakar, 31 jan (APS) – Le Train express régional (TER), devenu un moyen de transport « incontournable » depuis sa mise en service en décembre 2021, a convoyé 41 millions de passagers en 2023, a-t-on appris mercredi du directeur général de la société nationale de gestion du patrimoine du TER (SENTER), Abdou Ndéné Sall.
« Le TER est un moyen incontournable pour transporter des personnes, structurer les territoires et accélérer le développement économique, et en 2023, 41 millions de personnes ont voyagé dans le TER », a-t-il dit dans un discours prononcé à l’occasion de la célébration des deux années d’exploitation du Train express régional.
Le TER, en son stade actuel, est « une desserte de base appelée à connaitre d’autres exploitations », a-t-il annoncé.
Ce nouveau moyen de transport « […] permet de régler les problèmes de mobilité et d’anticipe sur le développement des zones futures, en mettant en service 200 trains par jour dans le confort et la régularité », a souligné Abdou Ndéné Sall.
Le TER, en étant un moyen de transport accessible, joue également « un rôle social majeur », selon lui.
Il a également indiqué que dans un contexte de réchauffement climatique, le TER représente aussi « un modèle de développement collectif et moins polluant ».
« Il apparait ainsi comme l’une des solutions majeures pour réduire les émissions de gaz CO2 », a soutenu le directeur général de la SENTER, ajoutant que le TER offre au Sénégal l’opportunité de « se conformer aux engagements internationaux » dans ce domaine.
Abdou Ndéné Sall a salué la coopération entre la SETER, la SENTER et l’ensemble des prestataires. « C’est vraiment une prestation qui fait que nous avons de meilleures opportunités et pratiques sur la chaine de valeur », a-t-il relevé.
« Vous avez pu montrer que le Sénégal est partie prenante du TER, car en effet, nous avons acheté de nombreuses prestations localement, nous avons eu plus de 700 entreprises locales qui ont contribué au TER depuis le lancement de l’exploitation », a de son côté noté Charles Civreis, directeur général de la société d’exploitation du train express régional (SETER).
Il a annoncé qu’en 2023, 341 entreprises ont été des prestataires de la SETER pour un montant de 7,5 milliards de FCFA.
L’exploitation du TER a également permis d’offrir « des centaines d’emplois », a-t-il dit, précisant que « 535 personnes s’occupent au quotidien du nettoyage des rames, des quais, plus de 500 personnes font le désherbage des voies et plus de 60 personnes s’occupent de la sécurité des emprises ; tout cela pour qu’on reste à un niveau de qualité ».
M. Civreis a de la même manière salué la qualité des prestations offerte par les employés de la SETER.
« Vous pouvez être fiers, fiers aussi de votre résilience car malgré certaines difficultés, le TER a pu rouler pendant deux ans », a-t-il dit à leur endroit, avant de demander aux employés de rester à ce niveau de performance.
« C’est important que le TER puisse conserver ce niveau de performance, donc il ne faut pas baisser la garde ; car nous constatons très souvent un phénomène de sur-confiance ; quand tout va bien, il ne faut surtout pas que cela s’installe », a-t-il insisté.
PRÉSIDENTIELLE, 1214 BUREAUX DE VOTE DE PLUS DÉNOMBRÉS
A moins de vingt-cinq jours de la présidentielle, le processus reste encore flou avec les ombres d’un report qui planent.
Concernant la carte électorale de la présidentielle fixant le nombre de centres et bureaux de vote, elle a été publiée le 26 janvier par la Direction Générale des Elections (DGE). Cependant, selon le quotidien Bès Bi, elle n’est pas encore disponible pour l’opposition et les acteurs de la société civile.
Ainsi, ajoute le canard, après consultation de ladite carte, un surplus de 1214 bureaux de vote a été dénombré entre la dernière présidentielle et celle de 2024. En 2019, la carte électorale comptait 15 633 bureaux de vote au Sénégal et 807 à l’étranger.
A noter que lors des élections législatives de 2022, le nombre de bureaux de vote a été estimé à 15 196.
PRÉSIDENTIELLE, ALIOUNE SARR SOUTIENT KARIM WADE
Que reste-t-il du Collectif des candidats « spoliés » ? À mesure que l’on s’approche de la présidentielle, les candidats qui le constituent se dispersent, chacun choisissant son camp.
Que reste-t-il du Collectif des candidats « spoliés » ? À mesure que l’on s’approche de la présidentielle, les candidats qui le constituent se dispersent, chacun choisissant son camp. Ainsi, la Convergence pour une Alternative Progressiste en 2024 (CAP 2024), dirigée par l’ancien ministre Alioune Sarr a décidé de soutenir Karim Wade. En effet, à travers un communiqué, elle a annoncé «son soutien à la demande du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) visant la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire ».
S’agissant de l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, lui également recalé pour défaut de parrainage, il a décidé de rejoindre la majorité présidentielle, en apportant son soutien à Amadou Ba.
LA CANDIDATURE ENTRAVÉE DE DIOMAYE FAYE
Alors que la présidentielle du 25 février approche à grands pas, l'une des principales inconnues reste la capacité d'un des candidats, Bassirou Diomaye Faye, à mener sa campagne depuis sa cellule de détention
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 01/02/2024
Alors que la campagne officielle pour l'élection présidentielle du 25 février s'ouvrira dimanche, un obstacle majeur risque de priver l'un des principaux concurrents de sa capacité à défendre son programme de manière égale. Bassirou Diomaye Faye, candidat autoproclamé "antisystème", est encore détenu à quelques jours du coup d'envoi des opérations de campagne. Comme le rapporte l'Agence France-Presse (AFP), la justice a de nouveau refusé cette semaine de le remettre en liberté, malgré une demande déposée le 22 janvier dernier.
Secrétaire général du parti d'opposition Pastef, dissous depuis, M. Faye est écroué depuis 2021. Arrêté dans le cadre de la confrontation entre sa formation et le pouvoir en place, il a été inculpé pour outrage à magistrat, diffamation et actes pouvant compromettre la paix publique. Désigné candidat de substitution après l'invalidation de celle d'Ousmane Sonko, chef de file emprisonné de Pastef, M. Faye fait figure de sérieux challenger pour le scrutin, en dépit de sa détention.
Or, faute d'une remise en liberté, le candidat risque fort d'être contraint de mener une "campagne virtuelle", selon les termes employés par l'AFP. Privé de déplacements sur le terrain, il pourrait se voir imposer d'importantes restrictions pour défendre sa candidature. Pourtant, les règles de la régulation audiovisuelle prévoient pour tous les candidats un premier message télévisé obligatoire vendredi ou samedi. M. Faye sera-t-il en mesure d'y participer depuis sa cellule ? Rien n'est moins sûr.
Cette situation soulève de légitimes interrogations quant à l'équité et la transparence du processus électoral. Déjà fragilisé par les disqualifications massives opérées par le Conseil constitutionnel et la pression sur les opposants, le scrutin risque d'apparaître entaché si l'un de ses principaux protagonistes ne peut s'exprimer librement. Les propos du camp Faye dénonçant la "volonté de spolier les droits de tout opposant" prennent dans ce cadre un relief particulier. Ils alimentent les tensions préexistantes autour d'élections présidentielles particulièrement ouvertes et indécises.
Reste à savoir si la justice ou le pouvoir en place assoupliront leur position d'ici dimanche, afin de garantir un traitement égalitaire des candidatures. Sans quoi le maintien en détention de M. Faye constituera une sérieuse entrave à la transparence du débat démocratique. Une ombre qui pourrait durablement setter sur la légitimité du prochain président de la République.
LES CHIFFRES CLES DE LA DEROUTE DE YAMOUSSOUKRO
"C'est Foot" fait le point des Lions
Bés Bi le Jour |
Lamine Mandiang DIEDHIOU, Adama AIDARA , Saikou SEYDI, Cheikh DIOP, Papa Madiakhaté SARR, Serigne Saliou Déme et Gorgui Diaw Thiam, envoyés spéciaux à Yamoussoukro. |
Publication 01/02/2024
Ils sont quatre à avoir disputé l’intégralité des quatre matches du Sénégal cette Can, soit 390 minutes. Il s’agit de Edouard Mendy, Kalidou Koulibaly, Krépin Diatta et Sadio Mané. Dernier rempart des Lions, Mendy a tenu son rang avec seulement deux buts encaissés pour deux clean-sheets. Il aura brillé avec des arrêts de classe contre la Guinée et la Côte d’Ivoire pour maintenir à flot son équipe.
Tour de contrôle de la défense sénégalaise, Kalidou Koulibaly aura connu une compétition mitigée avec toujours ce statut de leader et capitaine mais s’est montré fébrile surtout dans la relance. Repositionné comme piston, Krépin a plus qu’assuré et a fait oublier un Youssouf Sabaly à court de forme.
Avec un but et trois passes décisives, Mané n’avait certes pas les jambes de 2022 mais il a encore été le maillon fort de l’équipe sénégalaise. Désormais 14ème meilleur buteur de la Can ex-aequo avec Vincent Aboubakar et Manucho (9 buts) en plus de 6 passes décisive, il est le joueur sénégalais le plus décisif de l’histoire du Sénégal à la Can puisqu’étant impliqué dans 15 buts en quatre Can.
Lieutenant attiré de Sadio Mané dans l’attaque des Lions, Ismaïla Sarr (325 minutes) a été fidèle à sa réputation entre cette capacité à dérouter n’importe quelle défense mais aussi de passer presque inaperçu dans certains moments en dépit de son but contre le Cameroun et ses deux passes décisives.
Les voyageurs
Impérial depuis ses débuts avec les Lions, Ismail Jakobs n’a pas joué à sa juste valeur durant cette Can avec cette impression de pouvoir mieux faire même s’il a pris part à tous les matchs hormis son remplacement contre la Guinée lors du dernier match de poules et aura disputé au total 387 minutes dans ce tournoi. Option numéro un de Cissé à la pointe de l’attaque, Habib Diallo (293 minutes jouées) a apporté ce jeu de pivot et d’amorceur du pressing des Lions avec à la clé deux buts. Le trio des jeunes, Pape Matar Sarr (263 minutes) - Lamine Camara (263 minutes, 2 buts) – Pape Guèye (239 minutes) aura régné en maitre dans l’entrejeu, pris le pouvoir avec brio au total et leur Can. En deçà de son réel niveau, Abdou Diallo a quand même joué 266 minutes dans ce tournoi.
Les bouche-trous
Trio titulaire lors du sacre en 2022, Idrissa Gana Guèye (70 minutes, une passe décisive) – Nampalys Mendy (102 minutes) et Cheikhou Kouyaté (20 minutes) ont eu très peu d’influence sur cette Can et ont subi de plein fouet la montée en puissance des jeunes loups. Doublures respectifs de Habib Diallo et Ismaïla Sarr, Nicolas Jackson (97 minutes) et Iliman Ndiaye (65 minutes, 1 but et une passe décisive) n’ont véritablement pas brillé. Abdoulaye Seck (94 minutes) a mis tout le monde d’accord avec sa grosse prestation contre la Guinée tandis que Pathé Ciss (36 minutes et Fodé Ballo-Touré (3 minutes) ont eu très peu de temps pour se distinguer.
Les non-alignés
Ils sont six à ne pas avoir disputé aucune minute durant ce tournoi. Si pour les deux gardiens, Mory Diaw et Alfred Gomis, le statut de titulaire indiscutable de Édouard Mendy est passé par là, le zéro pointé de Abdoulaye Niakhaté Ndiaye et Formose Mendy est du ressort des choix de l’entraineur des Lions. Les deux jeunes sont victimes de la concurrence dans la défense sénégalaise mais aussi des quatre matchs chocs joués par le pays de la Téranga dans cette Can. Une première expérience compliquée pour ces deux anciens U20 de la génération 2019. Les deux oubliés de cette Can sont Youssouf Sabaly et Abdallah Sima. Le premier nommé ne s’est pas remis à temps de ses blessures au genou puis au mollet pour espérer pouvoir jouer alors que le second a dû déclarer forfait et quitter le rassemblement après le second match après une blessure à une cuisse.
En septembre, lors de l'annonce de la création de l'AES, le Timbuktu Institute for Peace Studies avait publié un document intitulé "Un pacte kaki : une menace pour l'architecture de sécurité collective de la CEDEAO".
Cette prédiction de menace s'est avérée exacte avec l'annonce du retrait des États du Sahel de la CEDEAO.
Babacar Ndiaye, chercheur principal au Timbuktu Institute, également universitaire, ancien conseiller politique principal à la CEDEAO et fonctionnaire de l'ONUDC, analyse l'évolution de la crise et ses possibles répercussions graves sur les plans économique, sécuritaire et politique à l'échelle sous-régionale.