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29 août 2025
Par Oumar-Diouf FALL
NON ! CHEIKH TIDIANE COULIBALY NE SERA PAS UN OS POLITIQUE A RONGER!
Aujourd’hui, il n’est plus question de se lamenter sur le cours des choses. A l’instar de ce célèbre philosophe, il nous faut «combattre pour ne pas nous retrouver un cadenas sur la bouche et une prothèse dans la tête »
J’aurai pu me passer de me prononcer sur la fatuité de cette accusation fétide et de nulle pertinence et me contenter de croire que, encore une fois, voilà une gesticulation politicienne d’un groupe politique en désarroi parce que en déroute d’une candidature qui lui offrirait quelque chance de revenir au pouvoir. Encore que, pour l’heure, on n’a pas vu pointer le bout de son nez ce candidat fantôme, tant désiré, fantasmé, déifié parce que fils de son ancien président de père et attendu depuis des lustres. En vain.
Passées les premières clameurs sur cette surprenante et incroyable histoire « d’accusation de soupçons de corruption et de conflits d’intérêt », une histoire qui a désormais pris les allures d’un vaudeville politicien après avoir franchi les travées et dorures de notre si « auguste » assemblée nationale, j’ai décidé de prendre ma plume. Une plume que je me suis jusqu’ici gardé de tremper, à tout va, dans l’encrier et que la chaude actualité et le devoir irréfragable de fraternité m’imposent, en cette fatidique circonstance, de dégoupiller, pour témoigner devant Dieu et les hommes, de ce que je sais d’un homme: Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly.
Quel bonheur de prononcer ce nom !
Cheikh Tidiane, quel bonheur de prononcer ce nom! Parce que non seulement j’assume être son jeune frère, parce que je me sens le petit frère de tous les instants, instants d’épreuves et de gaietés.
Mon bonheur et ma fierté en sont devenus plus insistants parce qu’il porte aussi le nom de mon père, homonyme de mon fils aîné. Il est vrai qu’il y a une part affective de parti pris revendiqué et assumé, un brin d’émotion et de sentimentalisme qui évacueraient toute objectivité. Mais pourquoi m’en priver ou m’en défaire au risque de tomber dans l’irresponsabilité et le raccourci de la démagogie chère à une cohorte d’hommes politiques adeptes de l’adage selon lequel la fin justifie les moyens? C’est justement ce raccourci que viennent de prendre ces « ressortissants » du Pds et de l’Apr pour jeter le discrédit sur un juge constitutionnel dont la compétence technique est reconnue et magnifiée, l’amour du travail, le respect de principes professionnels, l’intégrité, la droiture, la disponibilité, la piété, la générosité et la gentillesse teintée d’un sens de l’humour décapant ont jusqu’ici forgé sa réputation.
Entendons nous bien : il n’est nulle part dit qu’il existe un homme parfait, non plus que Cheikh Tidiane est parfait.
Il est tout aussi vrai qu’ils sont rares les hommes et femmes qui ont une histoire d’une seule pièce, comme le rappelle fort à propos un célèbre penseur. Pour la circonstance, il s’agit d’un homme, d’un père de famille, d’un chef de famille, d’un haut magistrat qui n’inspire point une parfaite indifférence. Au contraire, par sa prestance physique, professionnelle et intellectuelle, notre si cher grand frère inspire tout simplement le respect et la fierté. Respect de la majeure partie de ses collègues magistrats et d’auxiliaires de justice, si l’on s’en tient à leurs nombreux témoignages. Respect et fierté de ses parents, amis et concitoyens de Sokone, notre commune de naissance aux fins fonds du Saloum. Des concitoyens qu’il a couvés de son affection et de son hospitalité et qui ont bien fini de l’observer et de le pratiquer pour se convaincre d’en faire une référence, une icône, en un mot un modèle, pour utiliser un lieu commun.
Cet homme là, personne ne peut le salir, personne ne peut le déstabiliser. Encore qu’il faut savoir que Cheikh Tidiane est non seulement impassible mais, en plus, il n’est pas seul. Au grand dam de ses pourfendeurs flibustiers, ses sentinelles sont aujourd’hui vent debout contre toute tentative d’en faire un os politique à ronger, un butin de guerre dans ce monde cruel et immonde de la pratique politique au Sénégal. Il ne leur sera pas donné l’occasion d’user, comme d’habitude, de mensonges, d’intrigues et de combines pour assouvir un dessein si dégoûtant de rachat politique, de toute façon voué à l’échec.
Le jour où il avait mis hors de cause Me Wade
Tiens, tiens! La sublime curiosité dans cette lugubre affaire, c’est que l’accusation puisse venir d’un parti politique comme le Pds. N’est-ce pas que c’est ce même parti démocratique sénégalais qui avait vanté et mis en relief sous tous les cieux et dans toutes les coutures le professionnalisme, la compétence et le courage du juge Cheikh Tidiane Coulibaly, alors Président de la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar qui avait mis, avec ses pairs de séance, hors de cause Abdoulaye Wade alors et toujours secrétaire général de ce parti dans le tragique assassinat de Me Babacar Seye, vice-président du Conseil Constitutionnel en 1993?
Pourtant il n’avait fait que son travail, selon la loi et dans la solitude de sa conscience ! Et comment ! Sont-ils devenus si amnésiques ou ont-ils recommencé la comédie de la danse du ventre pour se donner bonne conscience après les nombreux rendez-vous ratés de leur candidat, Karim Wade, ce formidable joueur d’une fantasmagorie inachevée, que des « militants », navrés, sont obligés de contempler? Hé oui! J’assume en prenant la liberté de dire ce que certains qui me liront ne veulent pas entendre. En attendant de faire face avec beaucoup de délectation a une éventuelle réplique à laquelle je m’empresserai de répondre avec fracas. Que de choses ai-je à dire et à révéler !
Aujourd’hui, il n’est plus question de se lamenter sur le cours des choses. A l’instar de cette célèbre philosophe, il nous faut «combattre pour ne pas nous retrouver un cadenas sur la bouche et une prothèse dans la tête »
Pour finir, je veux m’adresser affectueusement à mon grand frère Cheikh Tidiane: tu es un Sage qui revisite régulièrement le Saint Coran et « l’Esperance en héritage », l’une des trilogies de votre écrivain préféré, l’académicien Jean d’Ormesson. Justement, « la sagesse, c’est savoir ignorer ce qui n’en vaut pas la peine », parole empruntée à un Sage des temps anciens.
Oumar-Diouf FALL
journaliste, Global Executive MBA
ancien Directeur général de SUD FM Sen Radio administrateur et membre du Directoire de ALMADIES Médias…
LA DEMARCHE INNOVANTE DE NUBIANLANE IRAP
À l’approche de l’élection présidentielle, prévue pour le 25 février, le pays se trouve à un carrefour politique décisif, marqué par des aspirations grandissantes en faveur d’une démocratie participative plus affirmée.
À l’approche de l’élection présidentielle, prévue pour le 25 février, le pays se trouve à un carrefour politique décisif, marqué par des aspirations grandissantes en faveur d’une démocratie participative plus affirmée. Dans ce contexte, le cercle de réflexion, Nubianlane IRAP (Initiative de Recherche et d’Analyse Panafricaines) a mis en place une stratégie en deux phases, visant à engager divers acteurs politiques, organisations non gouvernementales, institutions internationales, médias et citoyens sur des questions essentielles relatives à la formation historique des États en Afrique en général et au Sénégal en particulier.
La première phase de cette initiative relève d’une série de webinaires, offrant aux participants l’opportunité de prendre part à des discussions éclairées, épistémologiques sur des sujets essentiels, tels que : la fiabilité du fichier électoral, le processus électoral, la refondation des institutions, la construction démocratique. Ces webinaires serviront de plateforme pour partager des recherches innovantes, des perspectives éclairées et des solutions pratiques aux défis, auxquels l’Afrique est confrontée dans son ensemble.
En complément, Nubianlane IRAP introduit une dimension en présentiel, pour favoriser des échanges directs et une interaction approfondie entre les candidats à la magistrature suprême et les différentes parties prenantes de la sphère publique. Des discussions et des rencontres ont déjà eu lieu, permettant aux intervenants et au public de se connecter de manière significative, contribuant ainsi à l’émergence d’idées novatrices et d’une dynamique nouvelle pour une démocratie endogène.
Les mercredis et les samedis, de 17 heures à 19 heures, les candidats se succèdent, depuis le 17 janvier 2024, pour aborder des thématiques cruciformes dans tout fonctionnement étatique, telles que l’éducation et la citoyenneté, les institutions de la République, les ressources naturelles, ainsi que la sécurité intérieure. Les prochaines rencontres verront la participation d’autres prétendants à la magistrature suprême, à l’instar d’Aliou Mamadou Dia du Parti Unitaire pour le Rassemblement (PUR), et Habib Sy, qui traiteront respectivement des stratégies d’industrialisation, de la justice pénale et des droits humains.
Enfin, Nubianlane et ses partenaires prévoient d’organiser un débat entre ceux et celles qui aspirent à diriger le pays. Ce qui est une première dans l’histoire de la démocratie sénégalaise. Ce débat revêt une importance remarquable, car il s’agit d’une confrontation d’idées, de programmes, mais aussi d’hommes et de femmes. Il est aussi question d’évaluer leur aptitude à faire ce qu’ils disent et à respecter leurs promesses électorales. Des débats de ce genre, sont une affaire d’images : images de légitimité, de crédibilité, de trajectoire, de personnalité (caractère, puissance, subtilité, intelligence, séduction, charisme...). Elles constituent également une mise en lumière des caractères, de l’énonciation, de la rhétorique, des compétences et des visions de chaque candidat.e, facteurs déterminants dans le choix du futur chef de l’État.
Dans une démarche de coopération et d’imputabilité envers le Sénégal, Nubianlane IRAP, Unowas, Afrikajom Center, Politis et Moukat Éditions invitent ainsi les candidats à s’engager pleinement dans ce processus participatif et inclusif, afin de répondre aux attentes et aux aspirations des citoyens.
Par Kaccoor Bi - Le Tèmoin
MISE EN SCENE
Savez-vous les faits pour lesquels Bassirou Diomaye Faye a été arrêté avant que le Proc ne vienne corser son dossier avec d’autres délits imaginaires ?
Petite piqure de rappel qui ne ferait pas mal. Savez-vous les faits pour lesquels Bassirou Diomaye Faye a été arrêté avant que le Proc ne vienne corser son dossier avec d’autres délits imaginaires ?
L’actuel candidat à la présidentielle a été interpelé et envoyé en prison pour diffusion de fausses nouvelles, outrage à magistrats et diffamation envers un corps constitué. Tout cela à la suite de la publication d’un post sur les réseaux sociaux dans lequel il critiquait le comportement de certains magistrats ainsi que le lot de centaines de jeunes gens en prison.
Et depuis quelques jours, on entend du tout sur ces juges qui ne seraient pas des anges, selon la belle et heureuse formule du président du groupe parlementaire de l’armée mexicaine. Deux d’entre ces juges, qui appartiennent à la plus haute des juridictions, auraient été corrompus dans un pays qui ne cesse de s’enliser dans la lanterne rouge de la décrépitude. Ça ne vous choque pas ? Si, si, si, si !!!! Il ne faut pas fermer les yeux sur leurs incartades.
Si les faits sont avérés, que la loi leur soit appliquée dans toute sa rigueur. Tout cela serait très beau si, derrière cette commission d’enquête, il ne se cachait pas des connexions douteuses avec ce report de la présidentielle qui est malicieusement agité par certains députés dont ceux appartenant au camp du fils de Père Wade.
Ok, toute la lumière doit être faite sur ces gravissimes accusations portées contre des membres du Conseil constitutionnel. Mais de là à nous faire gober l’idée d’un report, c’est vraiment nous faire tomber dans des combines politiciennes grosses de dangers pour la République. Surtout que, au niveau de l’armée mexicaine, deux camps se font face. Celui des partisans du report et le camp de ceux qui bandent les muscles pour que le calendrier électoral soit rigoureusement respecté comme l’exigeait le Chef en 2011 lorsqu’il menaçait qu’une journée de plus sur le mandat de son prédécesseur mettrait le pays dans le chaos.
Des détenus sont aujourd’hui en prison pour avoir émis cette hypothèse. Elle est belle, la République ! Quid de ceux qui composent ces deux camps ? On peut les présenter ainsi. Les Amadou Ba et les anti-Amadou Ba. Parce que voilà, c’est sa candidature qui est en jeu puisque c’est lui que l’on soupçonne d’être le corrupteur.
Pensez-vous, que ferait-on du mec si les faits de corruption venaient à être confirmés par la commission d’enquête mise sur pied hier ? Oui, oui, c’est le président du groupe parlementaire de l’armée mexicaine et membre de cette commission qui, pince sans rire, nous fait comprendre que les juges ne sont pas des « Malaka ». Tout est dit. En attendant que le metteur en scène se dévoile !
VIDEO
AES-CEDEAO : UN DIVORCE BRUTAL SANS CONSENTEMENT MUTUEL
Qui des 2 conjoints aura la garde des plus de 400 millions d’enfants du couple? Qui va s’occuper de quels titres de voyage et de séjour des enfants ? Y aurait-il du sens interdit pour les enfants dans l’ex cour commune de plus de 52 millions de km2?
Choc, surprise, précipitation, décision unilatérale à l'insu du peuple, mais décision salutaire, justifiée et fortement attendue. Ce sont les sentiments qui animent des étudiants Maliens, Nigériens et Burkinabé interrogés à Dakar cette semaine sur la décision de leurs pays de claquer la porte de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et développer l'Alliance des Etats du Sahel (AES).
Etudiants à Dakar, ces jeunes se posent une myriade de questions sur l'avenir de la libre circulation des biens et des personnes dans les pays de l'Afrique de l'Ouest, les conditions et titres de voyage et de séjour dans la CEDEAO/AES, les conditions d'établissement et de travail et autres statuts.
Mais dans l'ensemble, ils trouvent que la décision des pays de l'Alliance des Etats du Sahel (AES) peut aussi ouvrir de belles perspectives pour le Burkina, le Mali et le Niger y en sont les initiateurs. Il faut maintenant travailler sur des coopérations bilatérales de pays à pays, estiment certains. Qui gagne et qui perd quoi ? Quelles sont les perspectives ?
Les jeunes comprennent fort bien que les pays de l'Afrique de l'Ouest qu'ils soient de la CEDEAO ou de l'AES ont le devoir absolu de coopérer autrement tous seront perdants d'un côté comme de l'autre. Suivez leurs analyses dans OPINIONS SUR RUE sur AfricaGlobe Tv (Voir vidéo).
Pour mémoire, ce dimanche, le Burkina, le Mali et le Niger ont pris de court tout le monde en annonçant dans un communiqué conjoint concomitamment à 13 h heures sur leurs chaînes de télévision nationales respectives leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) avec effets immédiats. Sanglante réponse du berger à la bergère ?
Pour sûr, la tension couvait depuis de longs mois consécutivement au coup d’État survenu au Niger et l’embargo qui s’en est suivi contre Niamey depuis 6 mois jusqu’à ce jour après, bien entendu les putschs du Mali, du Burkina et la Guinée que l'Organisation tentait de gérer cahin- caha.
En effet, le coup d'Etat du Niger, le dernier en date a été très mal vécu par la CEDEAO d'autant plus que quelques temps avant, elle y avait consacré un sommet à la question, sur comment les prévenir et affiché son intransigeance contre ce mode prise de pouvoir au sein de la Communauté.
Ainsi avec le Niger, elle a volu se montrer ferme pour stopper cette sorte de pandémie de coup d'Etat. Courroussé par le cas nigérein, elle exprime sa volonté de larguer les bombes sur Niamey pour déloger les militaires avec l'aide de la France et installé un certain Mohamed Bazoum. Cette gesticulation va braquer les juntes malienne, burkinabé et nigériene et mobilise leurs peuples autour d'eux.
Dans la foulée, on a assisté à la naissance d'une sorte de confatretinité des pustchistes entre le Colonel Assimi Goïta (Mali), le capitaine Ibrahim Traoré (Burkina Faso) et le Général Abdourahmane Tiani (Niger).
Ces pouvoirs de transition dans les trois pays essaient de se serrer les coudes et se sont fortement rapprochés. Ils se fréquentent et décident de s'organiser pour se défendre collectivement et de s'ffranchir définitvement de la puisssance tutélaire qu'est la France.
Ils nouent ou plutôt d'intensifient des alliances stratégiques avec des pays non-occidentaux comme la Russie, la Chine, la Turquie qui leur permettent de s'armer lourdement comme jamais avant avec des arsenaux de nouvelle génération afin de lutte surtout contre le terrorisme.
Leur communication est axé sur des thèmes mobilisateurs de la prise en charge de leur sécurité par eux-mêmes, de souveraineté, d'indépendance totale, d'autodétermination, d'affranchissement des puissances impérialistes, de la France en l'occurrence. Laquelle sera d'ailleurs chassée dans la foulée dans la région malgré sa résistance.
Au mois de septembre dernier, les ministres de Affaires étrangères des trois pays signent la charte du Liptako-Gourma pour formaliser leur relation de coopération qui va en s'élargissant. Ils y ajoute à la géostratégie, l'économie, la politique, etc. Avec tout ça la CEDEO est forcément préoccupée, accusée de tous les péchés d'Israël, d'être manipulé par la France
En somme, la signature de la charte du Liptako-Gourma laissait présager très cliarement un possible retrait collectif de ces trois pays de la CEDEAO. En revanche, personne ne pouvait imaginer le timing comme celui-ci.
Beaucoup de projets sont en gestation dans ses pays : une monnaie commune, une banque centrale d'investissement, des projets de centrales nucléaires, etc.
Tensions à l'hôpital de Saint-Louis
L’hôpital régional de Saint-Louis a été paralysé hier par les travailleurs qui ne veulent pas voir le nouvel agent comptable particulier (ACP). En effet, le personnel a tenu un sit-in pour s’opposer à l’installation comme Agent comptable particulier Amadou Lamine Ndoye. Pour Moustapha Diop, délégué du personnel, la mobilisation va continuer jusqu’à ce qu’ils aient «gain de cause» dans cette affaire. «Nous sommes plus que jamais déterminés à maintenir cette mobilisation jusqu'à ce que nos revendications soient totalement satisfaites. Que le nouvel ACP retourne d'où il vient. Nous n'accepterons pas qu’il prenne fonction ici à l'hôpital. Nous sommes prêts à paralyser le fonctionnement de cet établissement», a déclaré M. Diop. «Nous tenons M. Ndoye comme seul et unique responsable de la situation avec toutes ses conséquences», déclare-t-il. Le nouvel ACP n’a dû son salut qu’aux policiers qui étaient présents en masse sur les lieux. Ils ont dû le sortir en catastrophe de son bureau. En attendant, les patients sevrés de soins ou de consultations appellent les différents protagonistes au calme.
Noo Lank condamne l'agression de Thierno Alassane Sall
L'agression subie par le député Thierno Alassane Sall par ses collègues du Pds fâche certains acteurs. Le collectif « Noo Lank » condamne vigoureusement cet acte. Convaincus que l'ouverture de cette commission d'enquête vise à créer les conditions de violation de l'article 28, le collectif encourage la démarche républicaine du candidat à l’élection présidentielle, Thierno Alassane Sall qui s’est porté volontaire comme garde-fou en dépit des calculs politiques et politiciens qui pourraient lui exiger de se taire face à cette forfaiture constitutionnelle. Le collectif rappelle aussi à ces députés qu’en vertu du principe sacro-saint de la séparation des pouvoirs qui fonde notre République, ces députés n’ont aucune prérogative pour enquêter sur les décisions d’une haute institution judiciaire qu’est le Conseil constitutionnel. D'autant que, soulignent-ils, l'article 92 de la constitution dispose : «Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucune voie de recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles». Dans le souci de protéger notre démocratie et de veiller à la préservation de nos institutions, le Collectif «Noo Lank» apporte tout son soutien au député candidat Thierno Alassane Sall et invite tous les candidats, toutes les forces vives de la nation à s’unir pour se dresser contre cette énième violation de la constitution, mais surtout exiger le respect du calendrier républicain qui nous oblige la tenue de l’élection présidentielle ce 25 février 2024.
L’appel des délégués de quartier de Dakar
Pikine a abrité hier une assemblée générale suivie d'une déclaration de presse des délégués des quartiers de la région de Dakar. Occasion saisie par leur président Hamidou Diallo pour appeler à des élections apaisées avant d'étaler quelques doléances. M. Diallo réclame plus de considération pour les délégués de quartier qui se battent pour le développement de leur localité. A cet effet, ils souhaitent une révision à la hausse de leurs indemnités jusqu'à 200 mille francs contre 50 mille actuellement et la généralisation des décisions pour tous les délégués de quartier. Ils demandent aussi leur intégration au sein des institutions comme le Conseil économique, social et environnemental.
Mamadou Lamine Diallo demande un début télévisé…
Le candidat Mamadou Lamine Diallo invite tous les candidats à un débat télévisé pour cette élection présidentielle. Invité par le Réseau des Think tanks du Sénégal à parler de son programme, l'économiste souligne qu'il est disposé à débattre des questions du Sénégal avec tous les candidats à l'élection présidentielle.
Macky en visite officielle à la Barbade
Le Président Macky Sall est en visite officielle à la Barbade, un État insulaire situé dans les Caraïbes orientales. Il a effectué une séance de travail avec la Présidente de la Barbade, Sandra Mason et le Premier Ministre, Mia Mottley. Le chef de l'État a eu un entretien avec la Présidente au cours duquel ils ont évoqué le sens de la visite, qui s'inscrit dans le cadre du renforcement des relations. Selon la Présidence, cette visite historique a permis au Président Sall de jeter un pont entre l'Afrique et sa diaspora, ainsi qu'entre les deux rives de l'Atlantique, pour des retrouvailles fraternelles après une séparation douloureuse due à la violence de l'esclavage. Pour sa part, ajoute la même source, la Présidente de la Barbade, Sandra Mason, a accueilli avec joie cette première visite d'un chef d'État africain dans son pays.
Découvert d’un corps en état de putréfaction
Vingt-quatre heures après l'inauguration du cantonnement Gmi à Mbour, une affaire de meurtre vient secouer la commune de Malicounda. Le corps d'un homme en état de putréfaction a été découvert au quartier Saly aérodrome non loin du croisement Saly. Ce quartier qui fait partie de la commune de Malicounda est réputé très dangereux à cause des agresseurs qui y opèrent.
Birima Mangara dresse le profil du candidat qu’il soutiendra
Victime du filtre du parrainage qui l’empêche de briguer les suffrages des Sénégalais, l’ancien ministre Birima Mangara ne se résout nullement à croiser les bras. Il soutiendra un des 20 candidats en lice. D’ailleurs, neuf candidats l’ont déjà contacté. C’est pourquoi il a réuni hier ses grands responsables à un séminaire à Bambilor pour échanger sur le profil du candidat à soutenir. L’inspecteur général d’Etat(IGE) précise que le profil du candidat est déjà défini et que les démarches pour une coalition inclusive sont entamées, rapporte Dakaractu. Birima Mangara évoquera d’autres questions avec ses collaborateurs et parmi celles-ci, la problématique de l’eau à Touba qui pourrait être résolue, selon lui, avec une enveloppe financière de 300 milliards de F CFA.
Trois gagnants de BetCan en route pour la Côte d’Ivoire
Après la première vague qui a été sélectionnée pour aller suivre la CAN en Côte-d’Ivoire, dans le cadre du jeu concours Betcan, la Lonase a remis avant-hier aux gagnants de la 2e vague leurs billets d’avion. Il s'agit d’André Paret, d’Amadou Bella Diallo qui vient de la région de Matam, et d’Ibrahima Lamine Fall de Dakar. En marge de la remise des titres de voyage, le secrétaire général de la Lonase, Mamadou Guèye, a rappelé que cette cérémonie est la suite du jeu concours Lonase betCan. Le premier tirage avait permis à quatre gagnants de partir en Côte d’Ivoire lors des phases de poules. Il félicite au nom du directeur général les gagnants. Comme prévu depuis le début de ce jeu concours, «c’est la Lonase qui les prendra en charge». Malgré l’élimination du Sénégal de la Can, les trois gagnants se disent heureux d’aller suivre le reste des matchs. Denis André Paret se dit également heureux d’avoir participé au tirage de la Lonase et d’avoir été sélectionné pour participer aux matchs de la can en Côte-d’Ivoire. «Je joue au pari foot sur la mise de 1000 Fcfa depuis décembre et voilà que la chance m’a souri», dit-il.
La coalition Mansour2024 rejoint Bassirou Diomaye Faye
La coalition Mansour2024 va soutenir Bassirou Diomaye Faye lors de la prochaine élection présidentielle. Dans un communiqué, ladite coalition indique avec reçu, le mardi 30 janvier 2024, une forte délégation de la coalition Diomaye Président, en perspective de l’élection présidentielle du 25 février prochain. Selon le texte, les deux parties ont livré leurs appréciations respectives de la situation nationale et noté des convergences notoires et déterminantes. La coalition Mansour2024 estime que le pays vit un moment crucial et déterminant de son histoire, marquée par une crise socioéconomique profonde et un recul démocratique manifeste. Ce constat, explique-t-elle, requiert un dépassement des clivages idéologiques et crypto personnels, afin d'éviter le pire et asseoir une nation stable et ancrée dans les valeurs qui sont les siennes. Pour les membres de la coalition, l'intérêt supérieur de la nation doit être au-dessus de tout.
Alioune Sarr apporte son soutien au PDS
Les libéraux ne sont pas seuls dans leur combat contre le Conseil constitutionnel. Hier, la Convergence pour une alternative progressiste en 2024 (CAP2024), dirigée par le Président Alioune Sarr, a fait un communiqué pour exprimer son soutien à la demande du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) visant la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire. Alioune Sarr et Cie se basent sur les récents soupçons de corruption dans le traitement des dossiers de candidature par le Conseil constitutionnel en vue de l'élection présidentielle du 25 février 2024 pour affirmer leur engagement indéfectible en faveur de la transparence, de l'équité et de l'intégrité dans la conduite du processus démocratique. Pour eux, la confiance des citoyens dans le système politique, et notamment dans le processus électoral, est essentielle pour garantir la légitimité des élections et préserver l'inviolabilité du caractère démocratique de celles-ci.
KEEMTAAN GI - MISE EN SCENE
Petite piqure de rappel qui ne ferait pas mal. Savez-vous les faits pour lesquels Bassirou Diomaye Faye a été arrêté avant que le Proc ne vienne corser son dossier avec d’autres délits imaginaires ? L’actuel candidat à la présidentielle a été interpelé et envoyé en prison pour diffusion de fausses nouvelles, outrage à magistrats et diffamation envers un corps constitué. Tout cela à la suite de la publication d’un post sur les réseaux sociaux dans lequel il critiquait le comportement de certains magistrats ainsi que le lot de centaines de jeunes gens en prison. Et depuis quelques jours, on entend du tout sur ces juges qui ne seraient pas des anges, selon la belle et heureuse formule du président du groupe parlementaire de l’armée mexicaine. Deux d’entre ces juges, qui appartiennent à la plus haute des juridictions, auraient été corrompus dans un pays qui ne cesse de s’enliser dans la lanterne rouge de la décrépitude. Ça ne vous choque pas ? Si, si, si, si !!!! Il ne faut pas fermer les yeux sur leurs incartades. Si les faits sont avérés, que la loi leur soit appliquée dans toute sa rigueur. Tout cela serait très beau si, derrière cette commission d’enquête, il ne se cachait pas des connexions douteuses avec ce report de la présidentielle qui est malicieusement agité par certains députés dont ceux appartenant au camp du fils de Père Wade. Ok, toute la lumière doit être faite sur ces gravissimes accusations portées contre des membres du Conseil constitutionnel. Mais de là à nous faire gober l’idée d’un report, c’est vraiment nous faire tomber dans des combines politiciennes grosses de dangers pour la République. Surtout que, au niveau de l’armée mexicaine, deux camps se font face. Celui des partisans du report et le camp de ceux qui bandent les muscles pour que le calendrier électoral soit rigoureusement respecté comme l’exigeait le Chef en 2011 lorsqu’il menaçait qu’une journée de plus sur le mandat de son prédécesseur mettrait le pays dans le chaos. Des détenus sont aujourd’hui en prison pour avoir émis cette hypothèse. Elle est belle, la République ! Quid de ceux qui composent ces deux camps ? On peut les présenter ainsi. Les Amadou Ba et les anti-Amadou Ba. Parce que voilà, c’est sa candidature qui est en jeu puisque c’est lui que l’on soupçonne d’être le corrupteur. Pensez-vous, que ferait-on du mec si les faits de corruption venaient à être confirmés par la commission d’enquête mise sur pied hier ? Oui, oui, c’est le président du groupe parlementaire de l’armée mexicaine et membre de cette commission qui, pince sans rire, nous fait comprendre que les juges ne sont pas des « Malaka ». Tout est dit. En attendant que le metteur en scène se dévoile ! Kaccoor Bi - Le Témoin
CARTES D’ELECTEURS LE FORUM CIVIL SENSIBILISE SUR LE RETRAIT
Dans notre édition d’hier, M. Maguette Diouf préfet de Diourbel avait déploré l’existence de 3400 cartes d’électeurs en souffrance dans son département avant d’inviter les populations à venir les retirer. Evidemment pour pouvoir accomplir leur devoir civique le 25 février prochain. Dans la même foulée, la section régionale du Forum civil de Bambey (Diourbel) a entamé, à travers des spots radiophoniques, une campagne de sensibilisation sur l’importance pour les citoyens de retirer leurs cartes d’électeurs. Et particulièrement les jeunes appelés à voter pour la première fois à l’occasion de l’élection présidentielle du 25 février. « Ce qu’il faut noter avec regret à quelques encablures de l’élection présidentielle, c’est que beaucoup de citoyens n’ont pas encore récupéré leurs cartes d’électeur » a déploré le coordonnateur départemental du Forum civil, Babacar Diouf lors d’un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise (Aps). La région de Diourbel n’est pas la seule concernée puisque « Le Témoin » a constaté qu’à Dakar, de nombreuses cartes d’électeurs sont en souffrance voire en « patience » dans les commissions de distribution et les commissariats de police. Un état de fait déplorable qui prouve s’il en était besoin que le Sénégalais est un citoyen de dernière minute…
RECALE DE LA PRESIDENTIELLE DR ASSANE KA SOUTIENT DIOMAYE 2024
Après Pr Mary Teuw Niane, Mimi Touré, Dr Cheikh Tidiane Dièye, Aida Mbodj, Cheikh Bamba Dièye, Dr Cheikh Dieng et autres, c’est au tour du pharmacien Dr Assane Ka de rejoindre le bataillon de soutien « Diomaye 2024 ». Une coalition de résistance née des cendres de Pastef suite à l’arrestation de son leader Ousmane Sonko. Recalé de la présidentielle de 2024, Dr Assane Ka ou le chef des Partisans du nouvel elan (Panel) a décidé de soutenir le candidat Bassirou Diomaye Faye. La décision a été prise à l’unanimité, hier, à Thiaroye-Gaye où les responsables et militants du Panel étaient réunis pour lancer l’opération « Bène Joow pour une victoire au 1er tour ». Autrement dit, un seul coup de pagaie pour que triomphe la pirogue Diomaye ! Pour motiver son choix, Dr Assane Ka ou l’espoir de la banlieue a tenu à rappeler son appartenance à l’opposition radicale tout en déplorant un fait inédit dans l’histoire politique du Sénégal. « Le chef de l’opposition sera l’absent le plus présent dans cette présidentielle 2024. Mais qu’Ousmane Sonko sache du fond de sa cellule que ses alliés et sympathisants sont déterminés à mettre fin à ce régime pour ensuite le libérer » a-t-il juré tout en indiquant le Panel se retrouve dans l’excellent programme « Sonko Président » avec les mêmes valeurs et les mêmes ambitions garantes de la cohésion nationale pour l’intérêt suprême de la nation.
DEMANDE DE SOUTIEN BALLET DES CANDIDATS CHEZ BOUGANE
Recalé et refoulé par la police électorale comme un passager sans « visa » d’entrée à la Présidentielle 2024, le leader charismatique de Gueum Sa Bopp, Bougane Guèye Dany, fait l’objet de mille et une demandes de soutien de la part de nombreux candidats. Après Diomaye Faye de Pastef, Aliou Mamadou Dia du Pur etc., c’était au tour de Mme Anta Babacar Ngom de débarquer chez Bougane. Bougane Guèye a décidé de prolonger le suspense jusqu’à samedi prochain lors d’une assemblée générale à Dakar pour dévoiler le nom du candidat à soutenir.
ELIMINATION DES MALADIES TROPICALES APRES 2000, C’EST ENCORE D’ICI 2030
L’un s’appelle Dr Robert Koch, un médecin allemand décédé en 1910 après avoir découvert la bactérie responsable de la tuberculose. L’autre, c’est Gerhard Hansen, médecin-dermatologue devenu célébre pour sa découverte de la bactérie responsable de la lèpre. Ces deux géants de la Médecine doivent se retourner dans leurs tombes plus de 100 ans après lorsque « Le Témoin » quotidien les informe que la lèpre, le paludisme, la tuberculose, la dengue et autres continuent toujours de faire des ravages au Sénégal. En célébrant, hier, la Journée mondiale contre les maladies tropicales négligées (MTN) dans la banlieue, le préfet de Pikine représentant le ministre de la Santé empêché, a informé que l’État ambitionne de mettre fin aux maladies tropicales négligées d’ici 2030. Monsieur le préfet a dû oublier de rappeler que dans les années 70, 80 et 90, les gouvernements des présidents Senghor et Diouf avaient annoncé que ces maladies tropicales seraient complètement éradiquées voire éliminées si possible avant l’an 2000. L’an 2000 passé, rien ! Aujourd’hui, l’Etat du Sénégal jure que ce sera, cette fois-ci, d’ici à 2030. Comme quoi, la communauté tropicale des malades va encore attendre. Sans doute, le préfet doit inviter les patients à bloquer l’horloge de la mort le temps que l’on s’occupe de politique et ensuite seulement de Santé. Pendant ce temps, des Sénégalais se font encore mutiler par la lèpre et décimer par le paludisme.
ELIMINATION DU MAROC SCENES DE LIESSE EN ALGERIE
Feux d’artifice, concerts de klaxons, insultes envers le peuple marocain… En Algérie, la déroute, avant-hier, des Lions de l’Atlas en 8e de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2023), a été du pain bénit pour le peuple algérien. Le divorce entre les peuples marocain et algérien est-il définitivement consommé ? Les scènes de célébration du fiasco marocain à la CAN, dans de grandes villes algériennes comme Alger et Oran, en disent long sur l’exacerbation des tensions de plus en plus palpables dans les relations entre les deux nations. Tensions alimentées essentiellement par le régime algérien et ses médias. Les réseaux sociaux ont été submergés dès le coup de sifflet final du match contre l’Afrique du Sud qui s’est soldé par un 2-0 en faveur des Bafana Bafana par des séquences vidéo « immortalisant » la béatitude de la population algérienne. Sur X (anciennement Twitter) où ces vidéos sont partagées en masse, constate « Le Témoin » quotidien, la plupart des comptes marocains qui les ont commentées n’ont été guère été surpris par le comportement anti-marocain du peuple algérien, lequel peuple a encore une fois employé des formules injurieuses envers les Marocains. « Donnez-lui des bananes, donnez-lui des bananes, le Marocain est un animal », hurlaient des foules d’Algériens dans les avenues et les tunnels de la capitale. Ils sont également allés jusqu’à user de l’alcool à brûler pour incinérer le maillot de l’équipe marocaine. Rappelons que les Bafana Bafana sont venus à bout des Lions de l’Atlas (2-0), mardi à San Pedro en Côte d’Ivoire, décrochant le dernier ticket pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2023).
«NOUS JOUONS POUR LE MAROC» LA DECLARATION QUI FACHE !
Décidément ! Nous aimons beaucoup le Maroc, restons donc avec lui ! Lors de la conférence de presse qui avait précédé le match Maroc-Afrique du Sud, Walid Regragui a indiqué que l’équipe nationale jouait uniquement pour porter haut le drapeau du Maroc et pas pour le monde arabe. Une sortie qui a fait réagir les internautes de tous bords. Le Maroc affrontait mardi dernier la sélection Sudafricaine dans le cadre du huitième de finale de la CAN 2023. Et comme le veut la coutume, une conférence de presse s’était tenue la veille de la déroute marocaine. En réponse à une journaliste présente dans la salle du stade Laurent Pokou, le sélectionneur national s’est dit insouciant de la disqualification de l’Egypte. Regragui : « Nous ne représentons pas les Arabes, nous représentons le Maroc et les Marocains, il faut arrêter ce clivage Afrique du Nord et Afrique subsaharienne » avait déclaré l’entraineur marocain. Plus encore, Regragui avait affirmé que ses hommes et lui-même ne jouent pas sous la bannière du monde arabe. « On se concentre actuellement sur l’équipe nationale marocaine et nous participons à une compétition africaine en jouant uniquement pour le Maroc » avait indiqué le tacticien marocain. Au lendemain de cette déclaration, les commentaires étaient partagés à propos de cette sortie « regraguienne » entre ceux qui ont applaudi des deux mains cette prise de position et ceux qui l’estiment déplacée. Dans le monde arabe par exemple, seule une poignée a approuvé la déclaration du sélectionneur national marocain. Ce fut le cas de l’animateur égyptien Mohamed Almahmoudy qui s’est dit totalement d’accord avec le coach marocain.
LA COMMISSION D’ENQUETE PARLEMENTAIRE AU MENU DE LA REVUE DE PRESSE DE L’APS CE JEUDI
La mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire en vue d’éclaircir les conditions de l’élimination du candidat Karim Wade et autres de la liste des candidats à l’élection présidentielle du 25 février
Dakar, 1e fev (APS) – La mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire en vue d’éclaircir les conditions de l’élimination du candidat Karim Wade et autres de la liste des candidats à l’élection présidentielle du 25 février est largement commentée par les quotidiens reçus, jeudi, à l’APS.
‘’Le projet de résolution pour la mise en place d’une Commission parlementaire d’enquête parlementaire a été adopté, mercredi 31 janvier, par 120 députés. Les membres, au nombre de neuf, vont enquêter sur les conditions de l’élimination de Karim Meïssa Wade et autres de la liste des candidats à l’élection présidentielle du 25 février prochain’’, rapporte Le Soleil.
Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a demandé la mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire après l’invalidation de la candidature de Karim Wade à l’élection présidentielle pour cause de double nationalité par le Conseil constitutionnel. Il soupçonne certains des sept sages du Conseil constitutionnel de “corruption’’.
‘’La messe est dite, les députés ont adopté, mercredi, +le projet de résolution visant la constitution d’une Commission d’enquête parlementaire en vue d’éclaircir les conditions de l’élimination du candidat Karim Wade et autres de la liste des candidats à l’élection présidentielle du 25 février+’’, souligne le quotidien Bës Bi.
Il ajoute : ‘’Dans leur écrasante majorité, 120 députés des groupes parlementaires de Benno bokk yaakaar et de Wallu Sénégal ont voté pour, contre 24 députés de l’opposition. Sur l’exposé des motifs avancés par le Mamadou Lamine Thiam, président du groupe parlementaire Liberté, Démocratie et change ment, il est écrit : +Sur la base d’un faisceau d’indices concordants, il apparait que les juges Cheikh Tidiane Coulibaly et Cheikh Ndiaye ont des connexions douteuses avec certains candidats et se trouvent manifeste ment dans une situation de conflits d’intérêts+’’.
‘’L’Assemblée nationale (est) aux trousses des +Sages+’’, dit L’As
Selon Sud Quotidien le Parti démocratique sénégalais ‘’obtient gain de cause’’.
Avec la mise en place de cette commission d’enquête parlementaire, ‘’l’acte 1 du report de l’élection présidentielle a été posé’’, estime les Echos tandis que WalfQuotidien l’analyse comme un ‘’acte’’ qui ‘’fait planer le doute sur la suite du processus électoral à quatre jours du début de la campagne électorale’’.
Le quotidien Vox Populi parle de ‘’jeu trouble’’ à quatre jours de l’ouverture de la campagne électorale et s’interroge ‘’qui veut du report de la présidentielle ?’’.
‘’Apparemment beaucoup de monde. Et dans tous les camps. Aussi bien du pouvoir que dans les rangs de l’opposition. (…) Dans l’opposition, les libéraux affichent clairement leur option pour un report qui sera profitable. D’autres opposants ne crachent pas sur cela pour pouvoir se relancer dans la course à la présidence de la République, sauf quelques voix qui se font entendre pour dénoncer les menées actuelles en cours’’, écrit le journal.
Selon Le Quotidien, ‘’le PDS veut un report de la présidentielle pour assurer la participation de Karim Wade’’. ‘’La Commission d’enquête parlementaire a un but : elle doit remettre Karim Meïssa Wade dans le jeu. Du moins, c’est ce que semble dire le Pds qui assure qu’il n’y aura pas d’élection présidentielle sans la présence de Karim Wade’’, écrit le journal.
‘’L’élection présidentielle va-t- elle se tenir le 25 février prochain ?’’, s’interroge Source A.
‘’Cette question, estime la publication, a tout son sens. En tout cas, si le chef de l’Etat, seul habilité à décider du report ou non de ce scrutin, suit la logique des députés des Groupes parlementaires « Benno bokk yakaar et « Wallu’’, le calendrier électoral ne sera pas respecté. En d’autres termes, l’élection présidentielle ne se tiendra pas à date échue. Elle sera tout simplement reportée. Initiateur du projet de résolution visant la constitution d’une commission d’enquête parlementaire en vue d’éclaircir les conditions de l’élimination de Karim Wade et autres de la liste des candidats à l’élection présidentielle du 25 février prochain, les députés libéraux sont catégoriques’’.
«LE CHAMP POLITIQUE A SUPPLANTE LES AUTRES DOMAINES D’ACTIVITES A SAVOIR L’ECONOMIE, L’EDUCATION»
Ousmane BA, sociologue décortique la violence notée ces derniers temps
Des cas de meurtres d’une grande atrocité sont constatés ces derniers temps. Pour l’expliquer, le sociologue Ousmane Ba, pointe du doigt la violence dans le milieu politique qui a eu des conséquences sur la société. Il trouve que l’Etat doit prendre en compte les besoins de la population, surtout les jeunes, pour que la donne puisse être changée.
De plus en plus de meurtres barbares sont déplorés au Sénégal. Comment expliquez-vous ces violences ?
La violence est inhérente à toute société humaine. Une société sans violence n’existe pas, mais une société doit pouvoir mettre en place les stratégies et leviers pour pouvoir la juguler. Ce qu’il faut constater principalement au Sénégal, le champ politique a supplanté les autres domaines d’activités à savoir l’économie, l’éducation… Il est transversal à telle enseigne que quand il y a des retentissements, (le jeu des acteurs, des conflits), on sent l’impact dans les autres activités du quotidien. Le Sénégal se profile vers une présidentielle, cette élection est l’élément déclencheur de cette prolifération de la violence, qu’elle soit verbale, physique ou symbolique.
Quelle est le risque de la persistance de cette violence ?
Cette violence risque de créer une déliquescence des institutions. Les partis politiques sont des associations privées, donc ça ne pose pas de problèmes. Mais si elle touche les instituions, au point qu’on assiste à des conflits, la nation toute entière va en pâtir. La question, c’est est-ce qu’on aurait dû arriver à ce niveau-là ? La réponse, à mon avis, est qu’on n’a pas pu prendre en charge des stratégies nécessaires pour sortir de la Covid-19. De plus, on a eu, entre temps, une augmentation exponentielle de la population.
Quelles sont les solutions qui peuvent être envisagées ?
Les autorités doivent lire de manière attentive et en profondeur le dernier recensement du Sénégal qui dit que la moitié de la population est âgée de moins de 19 ans. Cela veut dire qu’on a une population très jeune. Dans cette jeunesse, on a des adolescents. A partir de ce moment, il faudra s’attendre à toutes sortes de violences, conflits par rapport à leurs besoins. Il faut se poser la question si la croissance économique peut satisfaire cette frange de la société, en termes d’emplois. Il faut aussi se poser la question si la formation est adéquate au monde du travail. C’est tout en cocktail. Si on veut faire une analyse, il faut qu’elle soit systémique pour comprendre ce que traverse la société sénégalaise. Il faudrait que les pouvoirs publics examinent en profondeur les conclusions des recensements du Sénégal, en essayant de prendre en compte les besoins de la jeunesse et les femmes. Il faut aussi sensibiliser la jeunesse vers le choix des disciplines à courte durée et ne pas aller vers des disciplines qui ne répondent pas aux aspirations et laisser seulement quelques personnes faire des formations continues allant du préscolaire jusqu’au doctorat. Les ressources publiques doivent aussi être réparties de manière équitable ; que chaque Sénégalais s’y retrouve et sente la croissance dans ses poches.
APRES DAKAR, LA MISSION D’OBSERVATION DE L’UE DEPLOYEE DANS TOUTES LES REGIONS, CE 1ER FEVRIER
La Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE UE) a fait face à la presse nationale et internationale hier, mercredi 31 janvier 2024, pour présenter les objectifs de sa mission en perspective de l’élection présidentielle du 25 février
En perspective de l’élection présidentielle du 25 février 2024, l’Union européenne (UE) a déployé une Mission d’observation électorale (MOE UE) au Sénégal. La mission est dirigée par Malin Bjork, député au Parlement européen, qui se trouve dans notre pays depuis lundi 13 janvier 2024. Face à la presse hier, mercredi 31 janvier 2024, la MOE UE a décliné sa feuille de route pour l’accomplissement de cette mission.
La Mission d’observation électorale de l’Union européenne (MOE UE) a fait face à la presse nationale et internationale hier, mercredi 31 janvier 2024, pour présenter les objectifs de sa mission en perspective de l’élection présidentielle du 25 février 2024 au Sénégal. «Notre mission est déployée depuis le 13 janvier 2024 à Dakar, sur l’invitation du gouvernement du Sénégal. C’est pourquoi, cette conférence de presse a comme objectif de présenter notre mission, comment on travaille. Et durant cette mission d’observation électorale, nous allons aller à la rencontre de tous les candidats à l’élection présidentielle et acteurs du processus électoral démocratique, inclusif et transparent. Nous allons analyser, étudier les textes et les lois sénégalaises», a déclaré Malin Bjork, la Cheffe de la MOE UE. La Cheffe de la MOE UE est revenue sur les principes qui guident l’observation électorale européenne. «Ces élections appartiennent au peuple, aux Sénégalais. Nous voulons contribuer, par notre évaluation objective, à un processus électoral démocratique dans lequel toutes les voix puissent être entendues et les choix des électeurs sénégalais respectés».
D’ores et déjà, pendant cette visite, informe la Cheffe observatrice, Malin Bjork, «nous avons déjà rencontré la Direction générale des élections (DGE) ainsi que le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA). Nous aurons également des entretiens avec le Conseil constitutionnel, la société civile, les médias et évidemment les candidats». Poursuivant son propos, le député au Parlement européen souligne que «la mission écoute très attentivement tous les interlocuteurs afin de connaître leur appréciation du processus électoral, du contexte politique et juridique, ainsi que du respect des libertés fondamentales, y compris de la liberté de se porter candidat et de faire campagne librement. Nous allons écouter leurs préoccupations et leurs attentes pour une élection qui marquera l’avenir du Sénégal». Par ailleurs, Malin Bjork a fait savoir que «la mission souhaite rencontrer tous les candidats à l’élection présidentielle, où qu’ils soient et quelle que soit leur situation actuelle».
PRESENTATION, PUBLIQUEMENT A DAKAR, DES PREMIERES OBSERVATIONS DES 130 OBSERVATEURS DE L’UE, DEUX JOURS APRES LE SCRUTIN
C’est la troisième mission d’observation électorale que l’Union européenne déploie au Sénégal, depuis 2012. Sur ce, «notre mission sera et se tient à des règles de l’UE mais, plus important, aux règles internationales de mission d’observation. Ainsi, nous sommes impartiale, indépendante et on n’interférera pas au processus électoral. Notre mandat est d’effectuer une évaluation approfondie et à long terme du processus électoral au Sénégal, comme d’une analyse de cadre juridique et aussi faire des comparaisons avec des normes internationales et régionales, et des instruments auxquels le Sénégal a souscrit. C’est tous les observateurs qui doivent respecter les lois sénégalaises ainsi qu’un code de conduite qui garantit leur impartialité et leur non-ingérence», a précisé la Cheffe observatrice électorale de la mission de l’UE.
Cette conférence de presse a été l’occasion pour présenter l’équipe de la mission. «Une équipe cadre de 10 experts électoraux est arrivé au Sénégal à la mi-janvier. Ils ont été rejoints par un groupe de 32 observateurs de longue durée qui seront déployés le 1er février 2024 dans toutes les régions du pays. C’est nos yeux et nos oreilles, ils vont faire le même travail que nous», soutient la Cheffe de la MOE UE. Aussi, a-t-elle ajouté, «quelques jours avant le scrutin, 64 observateurs de courte durée rejoindront la mission ainsi qu’une délégation de membres du Parlement européen et une vingtaine de diplomates en poste à Dakar. Au total, la Mission d’Observation Electorale (MOE UE) comptera plus de 130 observateurs issus des 27 Etats membres de l’UE».
Et de poursuivre, enfin : «Compte tenu de notre impartialité et l’indépendance, on présentera publiquement nos premières observations lors d’une conférence de presse à Dakar, deux jours après le scrutin du 25 février. La mission restera dans le pays jusqu’à la fin du processus électoral, y compris dans le cas d’un éventuel second tour. En plus, la mission présentera un rapport final contenant une analyse approfondie ainsi que des recommandations dans un esprit de partenariat et de collaboration constructifs», a conclu Malin Bjork.
PRÉSIDENTIELLE CRISPÉE, SOUS HAUTE SURVEILLANCE INTERNATIONALE
Dans ce climat tendu, où même la légitimité du Conseil constitutionnel est remise en cause, certains "craignent des surprises" comme des tensions post-électorales. le choix démocratique des Sénégalais sera particulièrement scruté depuis l'étranger
Brice Folarinwa de SenePlus |
Publication 01/02/2024
Le Sénégal s'apprête à vivre une élection présidentielle exceptionnelle le 25 février prochain, avec 20 candidats en lice dont un opposant emprisonné, dans un contexte tendu sous haute surveillance de la communauté internationale, révèle une dépêche de l'Agence France-Presse (AFP).
Aucun candidat ne se détache nettement dans les intentions de vote, d'autant que des opposants sérieux comme Ousmane Sonko et Karim Wade ont été éliminés par des décisions judiciaires contestées. Bien que les craintes de violences pré-électorales ne se soient pour l'instant pas concrétisées, la tension reste palpable au Sénégal à quelques semaines du scrutin. Certains observateurs redoutent même un possible report du vote, une option ouvertement évoquée par la population.
C'est ce que révèle Sidy Diop, directeur adjoint du quotidien sénégalais Le Soleil, pour qui il s'agit de "l'élection la plus ouverte" de l'histoire du pays depuis 1960. En effet, aucun des principaux candidats, dont le Premier ministre Amadou Ba porte-drapeau du président sortant Macky Sall, n'est assuré d'être qualifié pour le second tour, soulignent les analystes.
Derrière cette incertitude électorale, le choix démocratique des Sénégalais sera particulièrement scruté par la communauté internationale. Dans un contexte régional troublé par les coups d'État, le Sénégal se distingue par sa stabilité et l'alternance pacifique du pouvoir. Pourtant, le pays a connu en 2021 des épisodes meurtriers causés par la répression d'Ousmane Sonko, avec des dizaines de morts selon Human Rights Watch.
Sidy Diop cite justement Ousmane Sonko, écroué depuis l'an dernier et dont la candidature a finalement été invalidée, parmi les favoris. Non sans nuancer : "l'un des problèmes du parti de Sonko [le Pastef], c'est qu'il fait peur". Car de nouveaux troubles sont redoutés autour de cette figure clivante qui dénonce avec véhémence les élites et l'influence française.
Dans ce climat tendu, où même la légitimité du Conseil constitutionnel est aujourd'hui remise en cause, Gilles Yabi du think-tank Wathi "craint des surprises" comme des tensions post-électorales. La communauté internationale observera donc avec la plus grande attention le déroulé d'une présidentielle sénégalaise complexe, qui engage la stabilité démocratique de toute une région.