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29 août 2025
Par Walmaakh Ndiaye
UNE « MALADIE D’ELÉPHANTIASIS » POUR PAYS SOUS-DÉVELOPPÉS
Historiquement conçue comme un antidote contre le pouvoirisme, in fine, la chose s’est révélée, un exercice de désossement de la politique au sens premier du terme et un frein chaotique à tout élan de Développement.
Historiquement conçue comme un antidote contre le Pouvoirisme, in fine, la chose s’est révélée, un exercice de désossement de la politique au sens premier du terme et un frein chaotique à tout élan de Développement. Oui désossement, discréditation de la politique qui n’a pour finalité que le bienêtre des citoyens et la convivialité dans la Cité, pendant que l’Alternance mécanique aiguise plus d’appétits pour l’accès au « Pouvoir » par un foisonnement de partis politiques, divise et favorise les intrigues et éloigne de la noble finalité de la « politiké ». C’est pourquoi, la piste électorale en Afrique est toujours congestionnée au point qu’on ait parfois besoin de recourir à des subterfuges eux-mêmes jugés anti- démocratiques (différentes formes filtres).
Ainsi les tensions et crises électorales ante, in situ et posté, permanentes, qui comme cette maladie handicapante d’Eléphantiasis, déforment , retardent l’ évolution du métabolisme de Développement économique, social et culturel des pays sous développés qui ont pris goût à ce gros traquenard (Alternance démocratique) qui nous a été posé par la France- Afrique, pour nous divertir et au pire nous nous mettre sous anesthésie. Les débats en cours sur la limitation des Mandats, économiquement stériles et distractifs et potentiellement périlleux, socialement et politiquement, car essentiellement portés par de porte-serviettes de lobbies extérieurs ou de Consultants-charlatans, manipulateurs, en sont une parfaite illustration du danger du Démocratisme alors que les enjeux sont tout autres.
Aucune place n’est laissée aux programmes économiques encours, sur leur pertinence ou non, sur les acquis à consolider pour aller de l’avant sur les perspectives ou offres nouvelles mais plutôt des intrigues de part et d’autres autour du « pouvoir », des hallucinations et délires autour du « gâteau national ». Ces tensions et crises autour des mandats sont donc plus que toutes autres choses, révélatrices d’immaturité politique et de perception dévoyée de la Démocratie qui n’est ni exclusivement politique, ni une propriété privée pour politiciens et moins encore une fin en soi mais plutôt un modus vivendi, entre autres, de vie en société.
Attention, le long traumatisme historique subi par les peuples Africains (Esclavage, colonisation) et le retard économique inhérent, ne doivent jamais nous empêcher de réfléchir pour nous-mêmes pour saisir les grandes dialectiques qui sous tendent l’évolution des choses et du Monde. Dans ce cadre il est impérieux de bien lire le lien entre Développement et Démocratie. Dans cette vaine il est aisé d’affirmer que nulle part au Monde la Démocratie n’a précédé le Développement. La France berceau de la Démocratie (Révolution 1789), l’Allemagne ( premières conférences sur le Droit du Travail, 1792) étaient déjà Développés avant de se jeter à l’aventure de la Démocratie qui partout a été un exercice de sauts d’étapes, ponctué de chutes.
Partout donc la Démocratie est intervenue comme cerise sur le gâteau du Développement, sauf pour l’Afrique que ses vieux objecteurs de conscience et suppôts veulent faire tomber dans l’illusion que la Démocratie est le moteur du Développement. Et pour leur bonne cause quand ils nous forgent une Démocratie, synonyme de liberté d’entreprendre, ouverture des Marchés alors que les moyens sont concentrés entre leurs mains, de liberté de circulation des personnes , des biens et services mais dans un sens unique ( Nord- Sud) , de mise en touche des Etats des secteur marchands et même de la production alors qu’en Afrique l’Etat répond de tout. L’Afrique doit également prêter attention pour réussir son Développement à la dialectique entre Démocratie et son versant naturel le Désordre, pour se rendre compte que les pays les plus performants économiquement et socialement aujourd’hui (chines, dragons noirs, Ruwandas) ne l’ont pas été grâce à la Démocratie libérale libertine.
Au Sénégal ce qui donne substance au débat trop prématuré sur la possibilité ou non d’un troisième mandat pour le Président Sall, c’ est encore moins la Constitution qui est sans ambiguïté sur une telle éventualité, aussi bien dans le contenu de l’Article 27 et dans la légistique de celui-ci et ce nonobstant les nombreuses « VARS » auxquelles les contempteurs s’empressent d’exposer dans les Réseaux sociaux , VARS qui appellent d’autres références non juridiques ou même politiques, que l’empressement d’accéder au banquet de la République et au « gâteau national » et non un attachement à une Démocratie (absente dans les pratiques de tous les jours). L’intérêt national, celui du Sénégalais lamda, n’est pas non plus dans la violence, le discours séditieux, le non respect des Lois et des institutions que le peuple s’est librement donné, préoccupé qu’il est par la paix, l’impact de la finalité de l’Action politique, le bilan.
Par contre ce qui pourrait rendre intéressant et utile un tel débat pour notre pays et pour notre Démocratie est qu’on ramène celui-ci, à une confrontation de programmes, à un débat d’idées et non de personnes comme c’est le cas depuis 10 ans durant lesquels, toute opposition confondue n’ a dévoilé aucun programme alternatif si ce n’est de sabrer et de jeter aux orties tout ce que fait le Président Sall et sa coalition, et Aujourd’hui face à un bilan plus qu’éloquent, l’on tente de franchir le Rubicon, forcer le destin par des intrigues, des tentatives désespérées de manipulations, d’affabulations et de subversion dont le cas échéant, meneraient droit au chaos.
Qu’Allah (SWT) veille sur notre pays et nous préserve, de Satan et de ses suggestions, de ses affidés et pour ce nous devons tous retenir que nous avons une Démocratie majeure, éprouvée par le temps, à ne pas vendanger à l’autel de la surenchère des chimères politiciennes, qu’en République l’homme propose, le Droit dispose et en Démocratie l’homme propose et le peuple dispose par les urnes et non la Rue. La doctrine en Démocratie est que le peuple est souverain et il s’exprime toujours par les urnes et qu’en cas de crise, il faut savoir retourner au peuple ce qui appartient au peuple : l’arbitrage en tout.
Par Madi Waké TOURE
PLAIDOYER POUR UNE DÉMOCRATIE CIVILISÉE !
Quand, dans une république, on en arrive à certaines situations fort embarrassantes— en particulier des morts d’hommes répétées dans les commissariats et autres lieux de détention — il y a lieu de sonner l’alerte
Quand, dans une république, on en arrive à certaines situations fort embarrassantes— en particulier des morts d’hommes répétées dans les commissariats et autres lieux de détention — il y a lieu de sonner l’alerte.
La mort d’un détenu « politique » en détention est une abomination absolue. Un anachronisme politique. Une atteinte grave à la construction de notre démocratie. Tanor parlait de démocratie apaisée, Dansokho de démocratie civilisée, d’autres de démocratie majeure. C’est cela qui est remis en cause. Une régression grave !
Quand, dans une société, l’injustice et l’impunité sont érigées en règle avec des citoyens de première et de seconde zones, il y a lieu de désespérer de cette société-là ! Quand, dans une société, le mérite ne paie plus. Quand le larbinisme et copinage vous ouvrent les portes de certaines stations, de certains lieux de sinécures et de privilèges…une société fonctionnant sur ce registre est vouée à la perdition.
Notre société, qui se voulait un modèle de démocratie majeure, ne peut raisonnablement accepter qu’on invoque régulièrement des cas de tortures dans ses centres de détention. Des hommes et femmes ont témoigné pour dire qu’ils ont fait l’objet de sévices dans leurs lieux de détention.
Aucune suite judiciaire ou autre à ces accusations gravissimes portées contre certains démembrements de l’Etat. C’est inquiétant ce qui nous arrive ! Ce pays réputé pour ses bonnes manières — en particulier le respect de la personne humaine — va-t-il basculer dans la …barbarie avec des forces de défense et de sécurité qui n’hésitent plus à utiliser la manière forte pour casser manifestants et autres activistes ? La question est posée !
Quoi qu’il en soit, il y a urgence à poser ces questions fondamentales sur la table. Le pays va dans tous les sens. Et ce n’est pas moi qui le dis. C’est entre autres l’avis d’un éminent universitaire, Pr Makhtar Diouf, qu’on ne peut soupçonner de parti pris du fait qu’il n’appartient à aucune formation politique. Il dit tout haut que le pays va mal.
Dans une tribune intitulée « Le Sénégal candidat à la démocratie » et publiée par beaucoup de journaux de la place, le brillant professeur, économiste de surcroit, auteur de nombreux ouvrages de référence, tire la sonnette d’alarme : « Les injures, les menaces de mort jusqu’à appel au meurtre sont le lot quotidien de proches du pouvoir mais la justice ne tire que sur ce qui frétille du côté de l’opposition. Pour ne rien dire d’une autre violence infligée aux Sénégalais, le détournement massif des deniers publics par les mêmes coquins, dans l’impunité totale. On peut écrire des livres sur les scandales financiers et fonciers de ce régime. » Qui peut contester ces dire ? Personne ! Qui n’a pas entendu, ces temps derniers, un énergumène de la pire espèce dire haut et fort que le pouvoir doit…TUER. Où sommes-nous ?
Et le procureur ne bouge pas pour recadrer cet homme qui vit hors du temps présent. Hélas, il n’est pas le seul ce petit parvenu dans cette surenchère verbale qui, ailleurs, aurait valu à ses auteurs la prison. Mais ici, quand tu es de l’autre bord — celui marron et beige — , tu peux tout te permettre. Tous ces faits et gestes posés par le régime du président Macky Sall, et qui font dans le « Coumba am Ndèye, Coumba amoul ndèye », me rappellent ce titre à la une fort évocateur d’un magazine de la place: « La république abimée ».
Nous étions alors dans la première alternance. Un large dossier avait alors été consacré aux graves dysfonctionnements qui ébranlaient fortement les assises morales, institutionnelles et politiques de notre pays. Les mots assez durs du magazine sur la gouvernance du président Wade, et qui révélaient un malaise assez profond, sont toujours d’actualité. Hélas !
La deuxième alternance, par sa manière de fonctionner et de gérer les affaires de la cité, est entrain de saper les bases qui ont cimenté jusqu’ici les fondements de notre république. Dieu sait que ce changement de régime avait suscité en son temps un grand espoir ! Un espoir qui s’est mué en lamentations pour le plus grand nombre.
L’alternance, version APR, s’embourbe dans les marécages de la mal gouvernance sous toutes ses formes. On assiste à un embouteillage de scandales à tous les niveaux de l’architecture étatique. Une situation qui fait peur parce que les institutions, censées réguler la marche du pays, ont perdu toute once de crédibilité. Ils sont nombreux les Sénégalais qui ne croient plus à la parole officielle. Après chaque sortie d’un responsable niché au sommet de l’Etat, l’expression qui revient dans la bouche des Sénégalais est toujours la même : « Il n’a fait que raconter sa vie ! »
C’est là où nous en sommes ! Et malheureusement, ceux-là qui nous dirigent ne se rendent pas compte que leurs discours ne passent plus. Ces discours, surfant le plus souvent sur la ruse et la légèreté, sont déconstruits avec une facilité déconcertante dans les réseaux sociaux à la minute qui suit. Cette décrédibilisation de la parole de l’Autorité tient au fait que la plupart de nos institutions ont failli gravement par rapport à leurs missions.
De nos jours, on fait des accusations gravissimes sur des bases très légères. On emprisonne pour des faits anodins. Et chacun de se demander dans son for intérieur : à quand mon tour ? « Kaccoor bi » du journal LE TEMOIN, admirable de pertinence, de courage de lucidité, qui anime la rubrique « Keemtaan Gui » et très attentif aux pulsions qui agitent sa société, campe bien le décor dans lequel est installé notre société : « Les terroristes ne sont assurément pas ceux que l’on traque. Mais sont perchés au sommet de l’Etat. Et dans ses forces de sécurité. C’est triste de voir que celui qui nous a ramenés à ce niveau de délabrement total est né après nos glorieuses indépendances. Mais ce qui crève le plus le cœur, c’est le silence de ceux qui doivent parler et qui se taisent. La bouche pleine, ils ont perdu toute capacité de s’indigner. » Tout cela fait qu’on a peur pour soi-même !
On a peur pour ses enfants ! On a peur pour l’avenir du pays ! Normal que la peur s’infiltre dans les consciences avec toutes ces accusations et contre-accusations qui polluent dangereusement l’espace politique. Le champ politique, qui devait être un espace pacifié d’échanges ou de confrontation d’idées, de propositions constructives, est devenu hélas un champ de bataille où tous les coups sont permis. On n’est plus dans la dimension humaniste de la politique, autrement dit la politique porteuse de bonification morale et sociale pour la société dans son ensemble. On est en plein dans la guerre des mots !
Dans la guerre tout court avec utilisation d’armes blanches et parfois d’armes de guerre. Et tout cela, qu’on le veuille ou pas, déteint dans le fonctionnement de nos institutions. On ne travaille plus ! On passe son temps dans les calculs politiciens pour voir par quels moyens neutraliser voire détruire définitivement l’adversaire. Et le plus cocasse dans tout cela, des structures qui n’ont rien à voir avec la politique sont appelées en renfort pour donner un coup de main aux basses manœuvres de déstabilisation et de neutralisation de l’adversaire. Quand la politique entre par effraction dans le fonctionnement de la Justice, alors bonjours les dégâts. Ils sont énormes !
Pour dire vrai, l’Etat central a intérêt à revoir de fond en comble sa façon de faire. Nos institutions ont perdu de leur superbe parce que beaucoup d’entre elles fonctionnent sur un registre partisan. De fait, elles n’inspirent plus confiance ! Et sans cette confiance, aucune institution ne peut jouer avec efficacité le rôle que la société est en droit d’attendre d’elle.
C’est cela qu’a compris El Hadj Ibrahima Sall, philosophe doublé d’économiste pour marteler ses vérités qui défient le temps et qui doivent être inscrites en lettres d’or au fronton de tous les bâtiments publics afin que nul décideur n’en ignore : « L’une des toutes premières raisons d’être de l’Etat, dans une démocratie, est de contribuer à l’instauration d’une société de confiance dans laquelle tous les membres, égaux devant les lois et les utilités publiques, sont servis par des fonctionnaires investis de cette mission….
De toutes les ressources dont un gouvernement a besoin le plus pour accomplir son action aucune n’est plus importante que la confiance. Cette confiance est le fruit de la transparence et du sérieux dans l’accomplissement du service public. » Vaste et difficile chantier pour ces libéraux mâtinés à la sauce tropicale ! Sauront-ils s’engager, par devoir patriotique et dans un sursaut salvateur, dans une autre direction que celle suivie jusqu’ici et qui vaut à ce pays une décrépitude morale et sociale sans précédent ? La question reste posée !
De manière lapidaire, la commande publique signifie les marchés de l’Etat attribués aux fournisseurs, aux hommes d’affaires et entrepreneurs nationaux ou étrangers. Censés être attribués essentiellement par appels d’offres, ces marchés sont aujourd’hui très majoritairement attribués au Sénégal de gré-à-gré c’est-àdire après discussion directe entre l’autorité chargée d’attribuer le marché et le fournisseur qu’elle aura choisi ! Et le plus curieux, pour ne pas dire scandaleux, c’est que la quasi-totalité de ces marchés sont remportés par les mêmes fournisseurs depuis 2008. Ce qui exclut de facto la grande majorité des entrepreneurs sénégalais qui, non contents de croupir dans la misère, sont acculés par leurs créanciers bancaires.
Cheikh Malick Ba est dépité. Sous ses airs de dandy, l’homme n’est pas content du régime du président Macky Sall. « Ce qui se passe avec la commande publique n’est pas normal. Il faut dénoncer ce qui pourrait être assimilé à un détournement des marchés publics sous le régime de Macky Sall » éructe le patron de la société Construction et Equipement du Sénégal qui profitait depuis 1987 de la commande publique en tant que fournisseur, prestataire de services et entrepreneur. « Je ne me cache pas, le président Macky Sall sait ce qui je dis et ce que je dénonce. Cette question de la gestion de la commande publique doit être mise sur la place publique » estime-t-il. Et comme pour appuyer ses arguments, Cheikh Malick Ba garde jalousement sur son téléphone des coupures de journaux de nos confrères du journal Les Echosa qui ont évoqué récemment l’explosion des marchés de gré-à-gré. Les marchés publics de gré à gré foisonnent sous Macky Sall.
Selon Les Échos citant la Dcmp (Direction centrale des marchés publics), rien que durant le premier semestre de 2022, 725 marchés ont été passés par entente directe. Ce pour un montant de 474 milliards FCFA dont 396 milliards FCFA de financement extérieur et 76 milliards au titre du budget de l’État. Soit un total de plus de 662 milliards Fcfa. S’agissant des types de marchés, 203 sont des travaux, 352 des fournitures, 63 constituent des prestations intellectuelles et 107 des services courants. Dakar se taille la part du lion avec plus de 653 milliards FCFA de marchés. L’ampleur prise par le gré-à-gré est vivement dénoncée par Cheikh Malick Ba. « Le constat est que la moitié des dépenses de l’Etat consacrées à la commande publique durant le 1er semestre 2022 a été faite par entente directe c’est-à-dire de gré-à-gré » souligne le patron de Construction et Equipement du Sénégal. Or, rappelle notre homme d’affaires oublié de la commande publique, « le principe, c’est l’appel d’offres, l’exception c’est l’entente directe, le gré-à-gré. L’article 76 du Code des marchés n’autorise le gré-à-gré que pour deux cas. Le premier, c’est quand le marché fait l’objet d’un brevet ou d’une exclusivité de création par une seule personne qui peut demander à la Direction centrale des marchés publics (DCMP) l’autorisation de passer un gré-à-gré. Le deuxième cas, c’est quand, après le début des travaux et à la livraison des fournitures, il survient une rupture des biens indispensables à la poursuite de l’exécution du marché. Le deuxième cas est assimilé à de l’avenant. Mais si ces deux cas peuvent exister, le montant total ne peut pas dépasser le 1/3 du montant initial » explique Cheikh Malick Ba. Notre interlocuteur ajoute à ces deux cas, les gré-à-gré qui sont la norme dans le domaine des dépenses de défense pour l’Armée et de sécurité pour la Police et la Gendarmerie. Les donneurs d’ordre peuvent demander les avis de la DCMP qui ne les lient pas.
Des marchés attribués depuis 10 ans aux mêmes personnes !
Mais, ce qui suscite surtout le courroux de Cheikh Malick Ba, c’est le fait que la commande publique soit accaparée depuis 2008 par quelques hommes d’affaires et fournisseurs triés sur le volet. Ces derniers ont les faveurs du régime du président Macky Sall. « Depuis 10 ans, les marchés de la défense et de la sécurité sont attribué aux mêmes personnes. C’est le même cas au niveau des marchés des produits subventionnés de l’agriculture notamment pour les semences, l’engrais et autres intrants comme les machines agricoles. On offre à ces mêmes personnes depuis 2008 ces marchés en gré-à-gré » indique notre interlocuteur dans une grande colère.
A l’en croire, « beaucoup de fournisseurs et entrepreneurs sont exclus des marchés publics dès lors que la moitié des marchés de gré-à-gré sont orientés vers les mêmes personnes depuis 2008. Les Sénégalais qui avaient choisi de travailler avec l’Etat sont déboussolés puisqu’ils ne savent pas faire autre chose. Ils ont bâti toute leur stratégie sur la commande publique. Ces hommes d’affaires, entrepreneurs se sont lourdement endettés au niveau des banques parce qu’ils espéraient obtenir des marchés de la commande publique. Aujourd’hui, la plupart sont poursuivis par les banques parce qu’ils éprouvent des difficultés à rembourser leurs prêts. La dernière difficulté, c’est que ces hommes d’affaires ont des difficultés pour mobiliser les crédits au ministère des Finances parce qu’il faut demander des lignes de crédit pour pouvoir obtenir des titres de créances et de certification.
KEEMTAAN GI - CES PAUVRES ÉLECTEURS À LA MERCI DES RICHES CANDIDATS !
Pour ces législatives, comme d’ailleurs lors de toutes les élections, ce sont les poches les plus pauvres du pays qui offrent la victoire au parti au pouvoir avec des scores à la soviétique. Pendant que d’autres zones sont estampillées titres fonciers de celui qui régente en maitre absolu avec son équipe. Faisant de ces bienheureux qui sont au pouvoir des Rois. Les parties les plus pauvres du pays semblent se conforter dans la précarité, offrant de façon paradoxale une écrasante victoire au pouvoir en place. Le secret du « Maître » qui empêche l’esclave de se défaire des chaines qui l’enserrent, c’est l’argent. Ou, de façon prosaïque, l’achat de consciences. Et ça a démarré dans le monde rural. Au niveau des discours de campagne, les porte-voix du « Maître » agitent malicieusement les réalisations du pouvoir qui pourraient être hypothéquées en cas de victoire de ces renégats de l’opposition. Ou encore les généreuses bourses familiales et autres cash-transferts qui pourraient leur passer sous le nez. Dans d’autres zones, ce sont des techniciens qui débarquent, accompagnés des candidats investis pour faire miroiter aux électeurs des routes bitumées, l’électrification ou encore l’accès à l’eau potable. Des promesses dont ces malheureux habitants ne verront jamais la réalisation en attendant d’autres consultations électorales à la veille desquelles débarqueront les mêmes techniciens… Ainsi de suite. La stratégie consiste également à inonder les zones rurales de billets de banque. Et pour des gens qui peinent à voir un billet de deux mille de nos pauvres francs, voir tomber des coupures de 5000 ou de 10.000 francs c’est carrément une aubaine tombée du ciel. Et comme lors des Locales, on verra certainement l’élue du cœur du Chef débarquer à Ndar avec des paquets de « cheveux naturels » accompagnés de petits billets de banque pour le « make-up ». Histoire de mettre ainsi une couche à l’élégance de la « Ndar-Ndar » qui s’est bien érodée. Une « Ndar-Ndar » à ce point tenaillée par la crise qu’elle ressemble à un clou de girofle. Ce n’est pas Kàccoor Bi qui le dit, mais un brillant écrivain. Mais bon, tout espoir n’est pas perdu car peut-être que la jeunesse rurale, contrairement à ses parents, parviendra à desserrer les chaines qui maintiennent les terroirs de l’intérieur dans la pauvreté.. KACCOOR BI (LE TEMOIN)
CAF AWARDS : LES LIONS FÉLICITÉS PAR LE PRÉSIDENT MACKY SALL
La razzia des Lions lors des Caf Awards où ils avaient remporté les Trophées de meilleur équipe africaine, de meilleur entraineur et de Ballon d’or a été bien appréciée par le chef de l’Etat. Macky Sall a profité hier du Conseil des ministres pour féliciter l’équipe nationale, son entraineur Aliou CISSE et les joueurs, Sadio Mané en particulier. Le chef de l’Etat a réitéré, dans cet élan de performances, ses directives au ministre des Sports aux fins d’assurer une participation remarquable du Sénégal au Mondial 2022 qui aura lieu du 21 novembre au 18 décembre prochains au Qatar.
MACKY SALL SE RÉJOUIT DE L’ABONDANCE DE LA PLUVIOMÉTRIE
Le président de la République est aussi revenu sur les fortes pluies relevées ces derniers jours sur l’ensemble du territoire national. Il s’est réjoui de cette pluviométrie abondante, source d’espoir chez les agriculteurs, mais qui soulève des inquiétudes chez des populations de plusieurs localités, vu les désagréments causés. Le président de la République a invité, dès lors, les ministres en charge de l’Intérieur, des Infrastructures, de l’Assainissement et des Collectivités territoriales, à mobiliser tous les services compétents de l’Etat en vue de renforcer, dans les zones impactées, les dispositifs opérationnels de lutte contre les inondations par l’intensification du pompage et le fonctionnement optimal des ouvrages de drainage des eaux, réalisés ces années. Le président de la République a invité, dans ce contexte d’hivernage, le ministre de l’Intérieur et le ministre des Collectivités territoriales à veiller au contrôle adéquat des dispositifs de protection civile dans les marchés et autres établissements recevant du public. Macky Sall a indiqué, en outre, au Gouvernement, la nécessité de surveiller les côtes d’alerte le long du fleuve Sénégal.
MOUVEMENT PASS-PASS BEN DIOP CLAQUE LA PORTE «BUNT-BI» !
A trois jours des élections législatives de dimanche prochain, le parti-mouvement Pass-Pass, dirigé par l’ingénieur financier Mohamed Ben Diop, vient de claquer très violemment « Bunt-Bi-La Porte ». Une démission inattendue qui risque d’affaiblir cette coalition dirigée par Ibrahima Mbow. Joint par « Le Témoin » quotidien l’intéressé confirme. « D’ailleurs, je profite de l’occasion pour dire à mes militants de ne voter ni pour Benno Book Yaakar (Bby) du président Macky Sall, ni pour l’inter-coalition YawWallu. Par contre, je libère mes militants à voter pour qui ils veulent. Comme je l’ai toujours dit, mon objectif c’est la présidentielle 2024 tout en dressant un grand et solide barrage contre un 3e mandat. D’ailleurs, cet éventuel troisième mandat n’existe que dans l’imagination fertile des valets du roi. Evidemment, ils se croient toujours dans un royaume ! » ironise-t-il. Pour la petite histoire, le compagnonnage Pass-Pass/Bunt-Bi a été pacté à la suite de la visite du coordinateur national Ibrahima Mbow à Mohamed Ben Diop dans le but d'unir leurs forces et de proposer une nouvelle alternative aux Sénégalais. Malheureusement, au lendemain de la publication des listes pour les législatives, les « Pass-Passiens » se sont sentis trahis par une fausse clé de « Bunt-Bi ». Ce malgré tous les efforts et sacrifices que les militants et sympathisants du Pr Mouhamed Ben Diop disent avoir consentis. « Ce manque de considération de « Bunt-Bi » qui voulait faire sa politique sur notre dos a démoralisé mes cadres et militants. Après concertation, nous avons décidé tout bonnement de démissionner collectivement de cette coalition » explique le président du parti-mouvement « Pass-Pass ». Qui, visiblement, n’a pas trouvé le passe-partout pour ouvrir « BuntBi » !
MEDINA UN MORT ET DES BLESSÉS DANS L’EFFONDREMENT D’UN BÂTIMENT
L’effondrement de la dalle d’un bâtiment à la rue 39x18 de la Médina a fait un mort et des blessés hier. C’est une personne de sexe féminin qui a perdu la vie dans l'effondrement d'une dalle dans une demeure se trouvant à la Rue 39 x18 à la Médina. Le préfet, le maire de la Médina ainsi que les pompiers ont rappliqué sur les lieux. Aussi, 4 autres blessés ont i été dénombrés. Ils ont été transférés, de même que le corps sans vie, à l’hôpital Abass Ndao. C’est une partie de l’immeuble en construction de la maison familiale de Ndella Dièye qui s’est affaissée. L’accident s’est produit en début d’après-midi. Le propriétaire de la maison, selon nos interlocuteurs, malgré l’état de délabrement avancé de la bâtisse aurait tenté de la rénover. La Médina concentre un taux élevé de bâtiments vétustes qui doivent faire l’objet d’une démolition. Les autorités et le conseil municipal qui avaient annoncé la démolition de ces bâtiments ne sont toujours pas passés à l’acte. Jusqu’à ce drame…
IDRISSA GOUDIABY INHUMÉ CE VENDREDI
Il n’y aura pas une troisième autopsie pour Idrissa Goudiaby. Le parquet de Ziguinchor a finalement autorisé l’inhumation du défunt. La famille de la victime, dans une conférence de presse hier, a annoncé qu’Idrissa Goudiaby sera inhumé ce vendredi. Elle continue toutefois de réclamer justice. « Les faits ont duré et ça fait 42 jours aujourd’hui que mon neveu est dans les frigos. Et ce n’est pas bien. Nous dénonçons cela. Les auteurs ou complices de près ou de loin de cet acte, Dieu les jugera. Nous, on n’a aucun pouvoir. Seul Dieu a le pouvoir » a déclaré Insa Goudiaby, oncle paternel du défunt. Il a révélé que la famille de la victime avait dépêché une équipe avec à sa tête l’imam pour rencontrer le maître des poursuites. « Les notables ont rencontré le procureur pour lui dire qu’ils ont besoin du corps pour l’inhumer. C’est aujourd’hui (NDRL hier) qu’on nous a appelés pour nous entendre. Après ma déposition, on m’a notifié qu’on va recevoir le corps. Et le vendredi prochain à 10 heures, on va l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure ». Toutefois, il a indiqué que ce meurtre ne peut pas rester impuni. « C’était un gosse ambitieux. Lorsqu’on lui a parlé de mariage, il avait répondu qu’il n’était pas prêt. Il a cherché un taxi et on avait beaucoup d’espoir en lui. On ne souhaite pas que cela se reproduise au Sénégal. On doit punir les auteurs de cet acte », a aussi confié l’oncle à la presse. Le neveu de la famille Goudiaby, Moustapha Diamé, a déclaré pour sa part que « nous rendons grâce à Dieu qui est le seul à connaître l’auteur du tir mortel de ce 17 juin passé. Nous attendons la suite qui sera réservée à ce dossier par la justice. Vous savez que la mort, elle est douloureuse et c’est difficile de résister à ce mal. Depuis 42 jours nous vivons ce deuil. Nous sommes des citoyens et nous voulons juste que justice soit faite. Donc, ce deuil ne devait pas durer pendant tout ce temps ». Evoquant les raisons qui ont poussé les autorités à retenir le corps pendant tout ce temps, il a soutenu que « le premier médecin a fait l’autopsie par précipitation. Il a dit que la victime a été tuée par une arme blanche. Ce que nous déplorons. Nous interpellons l’ordre des médecins parce qu’il y va de leur crédibilité. C’est son autopsie qui a conduit à ce deuil le plus long que le Sénégal ait jamais connu. Toutefois, la famille Goudiaby lance un appel pour que justice soit faite. Si cela n’est pas fait Dieu rendra la justice avant que nous quittions ce monde. Et ce ne sont pas des menaces » a-t-il connu.
RETOUR SUR UNE EXPERTISE À POLÉMIQUES
Restons avec cette affaire Goudiaby pour dire que la contre-expertise, demandée par la famille, avait contredit la première autopsie qui indiquait une mort causée par «un objet contendant » ou «tranchant ». Selon les résultats de la contre-expertise obtenus par Libération online, «les lésions présentées par monsieur Idrissa Goudiaby sont compatibles avec une mort violente par arme à feu avec orifice d’entrée endobuccal commissural droite et orifice de sortie massétéro-parotidien droit responsable d’un choc hémorragique et du décès ». Les légistes sont allés plus loin dans leurs constations. «La réalisation d’un masque facial montre un orifice d’entrée endobuccal et un orifice de sortie massétéro parotidien droit avec fracas de la mandibule droite et projection postérieure des fragments osseux ». Selon eux, ces constations sont compatibles avec «une plaie par arme à feu de gros calibre, tirée à distance (exclure bout portant et bout touchant) , à direction antéro postérieure, à orifice d’entrée endobuccal droit et orifice de sortie massetéro-parotidien ipsilatéral». En effet, « ces lésions sont responsables des plaies vasculaires et du choc hémorragique suivi d’un arrêt cardiaque », d’après la contre-expertise.
LA GUEULE TAPÉE A-T-ELLE UN MAIRE ?
Si les habitants de Gueule Tapée Fass-Colobane et particulièrement de Gueule Tapée ont balayé leur ancien maire Ousmane Ndoye, c’est que ce dernier a pleinement mérité la sanction de ses mandats. Figurez-vous que Gueule Tapée en plein cœur de Dakar et à quelques encablures du Palais présidentiel, le long du canal allant vers Soumbédioune est d’une saleté repoussante juste après quelques gouttes d’eau de pluie. La chaussée défoncée avec des nids de poule interminables, un marché dont les excroissances ne sont pas maîtrisées, une usine de poissons qui fait suinter le ruissellement des eaux de traitement dans la rue, l’occupation anarchique des cantines sur le canal participent d’un décor surréaliste. Et durant tout son mandat Ousmane Ndoye n’a jamais essayé de donner un visage dans cette partie de sa commune. Il laisse au nouveau maire Abdou Aziz Paye de Yewwi Askan Wi une balafre que ce dernier doit effacer de cette partie de la capitale. Sept mois après son élection, Abdou Aziz Paye ne s’est pas encore signalé dans la bonne dynamique parce qu’au niveau de la zone, l’on ne sent pas encore une réelle volonté du nouveau maire de prendre en charge cette problématique environnementale décriée par les habitants du quartier et des passants. Thiey ces maires de YAW
IDRISSA GOUDIABY SERA INHUMÉ CE VENDREDI
Le procureur de Ziguinchor a autorisé, ce mercredi, l’inhumation du corps d’Idrissa Goudiaby tué le 17 juin dernier lors de la manifestation interdite de Yewwi Askan Wi. Sa famille a fait face à la presse pour demander que justice soit faite.
Le procureur de Ziguinchor a autorisé, ce mercredi, l’inhumation du corps d’Idrissa Goudiaby tué le 17 juin dernier lors de la manifestation interdite de Yewwi Askan Wi. Sa famille a fait face à la presse pour demander que justice soit faite. Et c’est Insa Goudiaby, oncle paternel du défunt qui a ouvert le bal. « Les faits ont duré et ça fait 42 jours aujourd’hui que mon neveu est dans les frigos. Et ce n’est pas bien. Nous dénonçons cela. Les auteurs ou complices de près ou de loin de cet acte, Dieu les jugera. Nous, on a aucun pouvoir. Seul Dieu a le pouvoir », a-t-il déclaré. Par la même occasion, il a renseigné que la famille de la victime avait dépêché une équipe avec à sa tête l’imam pour rencontrer le maître des poursuites.
« Les notables ont rencontré le procureur pour lui dire qu’ils ont besoin du corps pour l’inhumer. C’est aujourd’hui qu’on nous a appelé pour nous entendre. Après ma déposition, on m’a notifié qu’on va recevoir le corps. Et le vendredi prochain à 10 heures, on va l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure ». Toutefois, il a indiqué que cet acte ne peut pas être impuni. « C’était un gosse ambitieux. Lorsqu’on lui a parlé de mariage il disait qu’il n’était pas prêt. Il a cherché un taxi et on avait beaucoup d’espoir sur lui. On ne souhaite pas que cela se reproduise au Sénégal. On doit punir les auteurs de cet acte », a-t-il aussi confié à la presse.
Même tonalité chez Moustapha Diamé, neveu de la famille Goudiaby. Il a déclaré pour sa part : « nous rendons grâce à Dieu qui est le seul à connaître l’auteur de ce tir mortel ce 17 juin passé. Nous attendons la suite qui sera réservée à ce dossier par la justice. Vous savez que la mort elle est douloureuse et c’est difficile de résister à ce mal. Depuis 42 jours nous vivons ce deuil. Nous sommes des citoyens et nous voulons juste que justice soit faite. Donc, ce deuil ne devait pas durer pendant tout ce temps ».
Expliquant les raisons qui ont poussé les autorités à retenir le corps pendant tout ce temps, il a soutenu que : « le premier médecin a fait l’autopsie par précipitation. Il a dit que la victime a été tuée par une arme blanche. Ce que nous déplorons. Nous interpellons l’ordre des médecins parce qu’il y va de leur crédibilité. C’est son autopsie qui a conduit à ce deuil aussi long que le Sénégal n’a jamais connu. Toutefois, la famille Goudiaby lance un appel pour que justice soit faite. Si cela n’est pas fait Dieu rendra la justice avant que nous quittions ce monde. Et Ce ne sont pas des menaces ».
Selon L’Equipe, bien que l’AJA négocie actuellement l’arrivée de l’amiénois Aliou Badji, il se pourrait que M’Baye Niang retrouve les deux anciens bordelais que sont Benoit Costil et Théo Pellenard.
Comme rapporté précédemment, l’international sénégalais, M’Baye Niang, a l’intérêt de deux clubs de Ligue 1 Ajaccio et l’AJ Auxerre. Il semblerait que celui qui soit sous contrat jusqu’en 2024 avec les Girondins de Bordeaux soit proche du club de Jean-Marc Furlan.
Selon L’Equipe, bien que l’AJA négocie actuellement l’arrivée de l’amiénois Aliou Badji, il se pourrait que M’Baye Niang retrouve les deux anciens bordelais que sont Benoit Costil et Théo Pellenard. « L’AJA s’est mise sur la piste du Bordelais M’Baye Niang.
Intéressé par le projet, l’international sénégalais (27 ans) a trouvé un accord autour d’un contrat de deux ans. Bordeaux et l’AJ Auxerre ont négocié les conditions d’un départ (basées uniquement sur des bonus) ». Une manière pour les Girondins de Bordeaux de se séparer d’un joueur à gros salaire, tout en s’assurant, peut-être un jour, une petite rentrée d’argent. Mbaye Niang est arrivé libre du Stade Rennais, consentant vraisemblablement des efforts sur son salaire. Mbaye Niang a signé tardivement en Gironde et a mis plusieurs semaines/mois à revenir physiquement.
A l’arrivée de David Guion, ce dernier comptait sur lui afin d’aider le club au scapulaire à se maintenir. Il y eut de bonnes rencontres, mais surtout un discours étrange, M’Baye étant sûr que les Girondins allaient se maintenir… On connait la suite. Et puis, il y eut cet épisode du Futsal où avec Yacine Adli, Abdel Medioub et Mehdi Zerkane, il se mit à la faute. Il fera, comme ses coéquipiers du terrain indoor, comme ceux de Ligue 1, toujours partie de ceux qui ont fait descendre le FCGB en Ligue 2. Et heureusement, uniquement en Ligue 2…
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FIN D'EPISODE DE L'AFFAIRE GOUDIABY ET LA CAMPAGNE ELECTORALE A LA UNE DE LA REVUE DE PRESSE DE L'APS CE JEUDI
LA Décision finale de la justice dans l'affaire Goudiaby et d'autre sujets politiques relatifs à la compagne électorale pour les législatives du 31 juillet prochain font les choux gras de la presse ce jeudi 28 juillet 2022.
LA Décision finale de la justice dans l'affaire Goudiaby et d'autre sujets politiques relatifs à la compagne électorale pour les législatives du 31 juillet prochain font les choux gras de la presse ce jeudi 28 juillet 2022. Ecoutez le résumé de l'actualité présenté par Fabrice Nguéma sur les ondes de la Zik Fm.
91 MILLIONS D’AFRICAINS INFECTÉS PAR L'HÉPATITE
L’Organisation mondiale de la santé (Oms) a renseigné hier, mercredi 27 juillet 2022, en prélude à la Journée mondiale de lutte contre l’hépatite, que plus de 91 millions d’Africains vivent avec l’hépatite B ou l’hépatite C
L’Organisation mondiale de la santé (Oms) a renseigné hier, mercredi 27 juillet 2022, en prélude à la Journée mondiale de lutte contre l’hépatite, que plus de 91 millions d’Africains vivent avec l’hépatite B ou l’hépatite C, qui sont les souches les plus mortelles du virus.
Concernant, le tableau de bord 2021 sur l’hépatite virale qui examine les données de la Région africaine en mettant l’accent sur les hépatites B et C, qui sont à l’origine de cas de cirrhose et de cancer du foie, l’Oms note que plus de 8% de la population totale de 19 pays sont infectés par le virus de l’hépatite B, pendant que la prévalence de l’hépatite C est supérieure à 1% dans 18 pays. En 2020, la Région africaine représentait 26% de la charge mondiale de morbidité due aux hépatites B et C, avec 125.000 décès associés. «Environ 70% des cas d’hépatite B dans le monde sont concentrés en Afrique.
Les symptômes de la maladie apparaissant plusieurs décennies après l’infection par le virus ; cela est particulièrement inquiétant pour l’avenir car la Région compte 70% de tous les cas d’hépatite B recensés dans le monde chez les moins de cinq (5) ans ; soit 4,5 millions d’enfants africains infectés. Actuellement, 33 pays enregistrent une prévalence de l'hépatite B supérieure à 1% chez les enfants de moins de 5 ans, ce qui représente une légère amélioration par rapport aux 40 pays recensés en 2019», a renseigné l’Oms dans son message de lutte contre la maladie.
Face à ce constat, la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique a soutenu que «l’hépatite a été qualifiée d’épidémie silencieuse, mais ce tableau de bord vient tirer la sonnette d’alarme pour la Région et le reste du monde. Nous devons faire mieux et empêcher que cette maladie vole l’avenir de nos enfants. Il existe un vaccin sûr et efficace qui offre une protection estimée à près de 100% contre l’hépatite B, l’une des souches les plus mortelles du virus. Nous devons nous assurer que tous les enfants africains sont vaccinés dans les 24 heures suivant leur naissance et que par la suite ils reçoivent au moins deux doses supplémentaires du vaccin.»
Selon le tableau de bord, la couverture de la vaccination systématique des enfants contre l’hépatite B, actuellement estimée à 72% dans la Région, est bien en deçà de la cible mondiale de 90%, niveau auquel le virus ne constituera plus une menace pour la santé publique. «Le nombre de pays ayant une couverture supérieure à 90% a augmenté, passant de 23 en 2019 à 27 en 2021. De plus, bien que la vaccination à la naissance ne soit administrée que dans 14 pays africains, avec une couverture globale de 10%, il s'agit d'une hausse par rapport aux 11 pays de 2019» a-t-elle estimé. L’hépatite peut se transmettre par des produits sanguins contaminés, d’où la nécessité de faire des progrès supplémentaires afin de garantir la sûreté du sang. Or, dans la Région africaine, seuls 80% des dons de sang font l’objet d’un dépistage avec une assurance qualité, tandis que 5% des seringues sont réutilisées.
Les usagers de drogues injectables reçoivent, quant à eux, seulement six (6) seringues chacun ; alors que l’objectif mondial annuel est de 200 seringues par individu. Les taux de diagnostic et de traitement sont eux aussi particulièrement peu élevés, comme le montre le tableau de bord. Selon l’Oms, en 2021, seulement 2% des personnes infectées par le virus de l’hépatite B ont été diagnostiquées et à peine 0,1% d’entre elles ont été traitées.
S’agissant de l’hépatite C, on estime que 5% des personnes infectées ont été diagnostiquées et que près de 0% ont été traitées. «Pour inverser la tendance, les services de prise en charge de l’hépatite doivent être transférés des cliniques spécialisées pour être redéployés dans les établissements décentralisés et intégrés, où la plupart des Africains continuent de se faire soigner. Il faudrait former davantage des agents de soins de santé primaires au diagnostic et au traitement du virus», a souligné la Dre Moeti. L’hépatite demeure, pour les acteurs de la santé, une menace importante pour la santé publique en Afrique.
Pour l’Oms, les progrès en matière de prévention, de diagnostic et de traitement ont été entravés, entre 2019 et 2021, en raison de la mise en œuvre insuffisante des interventions relatives à l'hépatite dans les pays. Pour faire la différence et accélérer l’atteinte des objectifs d’élimination, l’Oms a préconisé que les pays devraient ériger en priorité la menace que pose l’hépatite et mettre le traitement de cette maladie à la portée des communautés.
Pour ce faire, elle a estimé qu’«il est nécessaire : d’accroître le financement national consacré à l’élimination du VIH, de la tuberculose, des infections sexuellement transmissibles et de l’hépatite, de mettre en place une plateforme pour fournir des services intégrés comme l’approche prenant en compte toutes les étapes de la vie, la santé génésique et la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent, la vaccination, d’investir dans l'information et la surveillance pour mieux agir».
PLAIDOYER DES ACTEURS DE LA LUTTE CONTRE LES HÉPATITES B OU C
Plus de moyens, disponibilité et accessibilité des médicaments, dépistage précoce, l’association «Safara Hépatite» demande plus de soutien au Chef de l’Etat pour la prise en charge de ladite maladie
La Journée mondiale de lutte contre les hépatites est célébrée ce jeudi 28 juillet par la communauté internationale. En prélude à la rencontre, le Sénégal, par le biais de l’association «Safara Hépatite» a tenu un point de presse hier, mercredi 27 juillet 2022, pour demander plus de soutien au Chef de l’Etat, pour la prise en charge de ladite maladie, tout en appelant à un dépistage précoce de la maladie.
Le taux de prévalence de l’hépatite est en baisse depuis quelques années au Sénégal. Vers les années 1990, si ce taux était à 17%, aujourd’hui, il est entre 09% et 08%. Docteur Yacine Fall, du Programme de lutte contre les hépatites au Sénégal, renseigne que pour cette journée et dans le cadre du Sénégal, ce sont les hépatites B et C qui sont concernées. Une inflammation du foie qui peut conduire à la cirrhose ou à d’autres complications qui peuvent être mortelles pour la personne.
Selon Dr Fall, les causes peuvent être toxiques, peuvent survenir de la consommation excessive de l’alcool, entre autres. «Il n’y a pas de cause génétique. Même la contamination mère-enfant se fait lors de l’accouchement. Il y a encore la contamination interfamiliale. Et c’est quand des membres d’une famille entrent en contact avec le sang infecté d’une personne atteinte de la maladie, par le biais des lames ou autres objets tranchants».
Pour Docteur Yacine Fall, 80% des personnes atteintes d’hépatite développent la forme asymptomatique et éliminent la maladie au bout de six (6) mois et 90% des porteurs ne développent pas la maladie. Dans le cadre de la sensibilisation, la professionnelle de la maladie appelle les Sénégalais à diminuer la consommation de graisse dans leur régime alimentaire, mais surtout à aller se faire vacciner pour faire reculer d’avantage la maladie dans le pays. L’association «Safara Hépatite», pilotée par Fatou Guirane, a lancé un appel au Chef de l’Etat et au ministère de la Santé et de l’Action sociale pour plus de moyens mais aussi pour la disponibilité et l’accessibilité des médicaments. Elle a, en outre, appelé à un dépistage précoce de la maladie. Et de rappeler, pour cette édition, que «le Sénégal va célébrer la journée sous le thème : ‘’Je ne peux pas attendre’’. Un thème qui touche le malade, le médecin mais aussi la famille».