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29 août 2025
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ARRÊTEZ CES DÉRIVES !
Ousmane Sonko très remonté contre une frange des médias, demande au Conseil constitutionnel de mettre fin à la proclamation des résultats par la presse‘’partisane’’ - VIDÉO EN WOLOF
Alioune G Sall et Lamarana Diallo |
Publication 25/02/2019
‘’Une élection présidentielle est très sérieuse pour qu’une frange de la presse s’octroie le droit de donner les résultats. Nous n’accepterons pas que la presse partisane prépare le peuple à une victoire au premier tour’’, a déclaré le candidat Ousmane Sonko, très remonté contre une partie de la presse.
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PAR L'ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, DEMBA NDIAYE
HOLD-UP RAMPANT
EXCLUSIF SENEPLUS - Alors que le dépouillement des résultats n’est pas achevé, au nom de quelle vérité et légitimité, le Premier ministre s’autorise des verdicts qui ne relèvent absolument pas de ses compétences ?
L’opération avait été tentée en 2012 par des faucons et autres courtisans du palais : imposer une victoire hors urnes. Le peuple s’y était dressé et mis un holà ! C’était contre le président sortant actuel. Et voilà que sept ans après, les victimes d’hier s’adonnent à la même ignominie.
Qui autorise un Premier ministre d’un gouvernement en partance, à annoncer des résultats électoraux et la victoire de son camp ? Alors que le dépouillement des résultats n’est pas achevé, au nom de quelle vérité et légitimité, le Premier ministre s’autorise des verdicts qui ne relèvent absolument pas de ses compétences.
Au nom de quelle autorité, légitimité, le Premier ministre s’autorise le droit de proclamer des résultats électoraux que les urnes n’ont pas encore donné ?
Où sont ces appendices démocratiques appelés « observateurs » de l’Afrique et de l’Europe ? Ils observent quoi ? Ils voient quoi ? Leur utilité, depuis longtemps mise en doute, est aujourd’hui complètement sans nécessité. Ils ferment les yeux sur les errements de la presse de leur continent ; ils se bouchent les oreilles, le nez, les yeux, quand un Premier ministre sortant donne des résultats à des heures indues ?
Ces observateurs n’ont rien vu, rien entendu, qui « pourraient entacher » la crédibilité du scrutin ! Leur traditionnel refrain ! Evidement, ils sont logés, nourris, blanchis même, aux frais de la reine. Qui n’est autre que la République dont ils sont venus observer le fonctionnement.
Reste les liaisons dangereuses que les patrons de presse peuvent entretenir avec le pouvoir en place. Liaisons qui peuvent comme tous les amours interdits, conduire à des actes et dérives ...impropres. Et en général, les employés n’ont rien à voir avec les deals de leurs patrons. Ils sont comme dans certains reportages « embeded ». Embarqués dans des guerres qui ne sont pas les leurs.
Il faut le dire avec force : ce qui va se passer à partir de ce lundi, est de la stricte responsabilité du gouvernement sortant. En voulant coûte que coûte rester au pouvoir, en forçant pour le premier tour, le candidat-président sortant est comptable de toutes les dérives à venir.
"DES PROPOS IRRESPONSABLES ONT ÉTÉ TENUS PAR DEUX CANDIDATS CONTRE IGFM"
Suite aux accusations d’Idrissa Seck et d’Ousmane Sonko portées contre le Groupe Futurs Médias (GFM) dimanche soir, son Directeur de l’information, Souleymane Niang, a apporté une réplique
Suite aux accusations d’Idrissa Seck et d’Ousmane Sonko portées contre le Groupe Futurs Médias (GFM), dimanche soir, le Directeur de l’information du Groupe Futurs Médias (Gfm), Souleymane Niang, a apporté une réplique aux deux candidats qui ont affirmé que le groupe s’est penché du côté du pouvoir au moment des premières tendances de l’élection présidentielle.
« C’est un manque de respect et de considération que nous ne pouvons pas accepter. Ce sont des actes et propos irresponsables. On ne fait que donner des tendances, on l’avait fait en 2007 et en 2012. Je pense que notre statisticien l’a bien expliqué », a-t-il réagi sur les ondes de la RFM.
Le Directeur de l’information a par ailleurs souligné que des mesures seront prises. « Nous allons prendre des mesures conservatoires « , a-t-il rassuré, rappelant que le Groupe Futurs Médias a toujours couvert les activités de tous les candidats notamment leur campagne.
Il n’a pas manqué de lancer des piques aux candidats Ousmane Sonko et Idrissa Seck. « Si tu aspires à diriger le pays, tu dois agir en responsable. Les deux candidats ont tout fait pour ne pas accepter nos invitations avant l’élection, pourtant cela ne nous a pas empêché de couvrir toutes leurs activités », a précisé M. Niang, indiquant que GFM continuera à faire son travail et ne se laissera pas intimider ou divertir.
BIRAHIM SECK ENTRE DANS LA DANSE: « PERSONNE NE POURRAIT GAGNER AU 1ER TOUR D'APRES LES TENDANCES »
Le Coordonnateur du Forum Civil est intervenu, via son compte Twitter pour mettre en garde ceux qui annoncent une victoire au Premier tour du Président sortant. Selon Birahim Seck, les tendances actuelles penchent nettement pour un second tour
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MACKY PUISSANCE 57
Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a annoncé le candidat Macky Sall gagnant dès le premier tour, assurant avoir raflé toutes les régions du pays, excepté une
Youssouf Ba et Oumar Niane |
Publication 25/02/2019
Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a annoncé que le candidat Macky Sall a été réélu au premier, avec au moins 57%. « Nous avons gagné dans toutes les 14 régions du Sénégal, sauf une. Nous avons, en l’état actuel des décomptes, un score de 57 % », dit-il, appelant les sénégalais à aller travailler dès demain.
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CONTRE TOUTE CONFISCATION DU SUFFRAGE DES SENEGALAIS
Le mouvement Y a en marre en appelle à la vigilance et à la mobilisation de tous les citoyens pour que la vérité des urnes triomphe.
Le mouvement Y en a marre félicite le peuple sénégalais pour sa grande mobilisation lors de ces élections. A ce stade des dépouillements, aucun des candidats ne peut être déclaré vainqueur au premier tour, car les tendances vont inéluctablement vers un second tour.
Y en a marre met en garde contre toute volonté confiscation du suffrage des sénégalais.
Un holdup électoral ne saurait prospérer en aucune manière.
Le mouvement en appelle à la vigilance et à la mobilisation de tous les citoyens pour que la vérité des urnes triomphe.
« Il n’y a pas de destins forclos, il n’y a que des responsabilités désertées »
LES SENEGALAIS ONT VOTE POUR OU CONTRE UN SECOND MANDAT DE MACKY SALL
Les Sénégalais se sont mobilisés dimanche à l’élection présidentielle pour accorder un second mandat à Macky Sall ou au contraire le lui refuser, ce qui serait une première dans l’histoire de ce pays féru de joutes démocratiques.
Malick Rokhy Ba - Agence France-Presse |
Publication 24/02/2019
Face à Macky Sall, 56 ans, largement en tête dans de nombreux bureaux de vote selon de premiers résultats parcellaires égrenés par les médias locaux dans la soirée, seuls l’ancien premier ministre Idrissa Seck, 59 ans, et le député « antisystème » et ex-inspecteur des impôts Ousmane Sonko, 44 ans, paraissaient en mesure de se qualifier pour un éventuel second tour.
Les deux autres candidats, le président d’université privée Issa Sall, 63 ans, proche d’un mouvement religieux issu de la confrérie tidiane, et l’ex-ministre Madické Niang, 65 ans, apparaissaient très nettement distancés, selon ces mêmes données partielles.
Les résultats ne deviendront officiels qu’à partir du 25 ou du 26 février et un éventuel second tour, compte tenu des délais légaux de proclamation, de possibles contestations et de la campagne, se tiendrait vraisemblablement le 24 mars.
Les bureaux de vote ont généralement fermé à l’horaire prévu, de 18 h 00 GMT, avec une participation jugée satisfaisante et un scrutin sans incident majeur, selon les différentes missions d’observation électorales.
« À deux heures de la clôture des bureaux de vote », le taux de participation s’établissait à 42 %, selon un communiqué de la mission d’observation de la société civile sénégalaise SunuElection (notre élection, en langue nationale wolof).
Au premier tour de l’élection présidentielle de 2012, la deuxième alternance vécue par ce pays qui fait figure de modèle démocratique en Afrique, le taux de participation avait atteint 51 %.
Face à Macky Sall, qui veut conduire pour les cinq prochaines années la deuxième phase (2019-2023) de son plan « Sénégal émergent », la concurrence s’est présentée en rangs inhabituellement clairsemés, avec seulement quatre rescapés du nouveau système de parrainages et des décisions judiciaires qui ont éliminé des rivaux de poids.
Avant même la fermeture des bureaux, les camps d’Ousmane Sonko et d’Idrissa Seck ont dénoncé des « irrégularités », critiquant notamment un arrêté du ministre de l’Intérieur autorisant les électeurs n’ayant pas retrouvé leur nom sur les listes à voter dans leur ancien bureau de vote, dont l’opposition n’avait selon eux pas été avisée préalablement.
Pour la première fois depuis 1978, ni le Parti socialiste ni le parti de l’ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012), ne présentaient leur propre candidat. Mais la famille libérale de M. Wade était est particulièrement bien représentée, avec Macky Sall, Idrissa Seck et Madické Niang tous trois issus de sa formation.
L’affluence avait été forte dès l’ouverture des bureaux à Fatick (centre), où Macky Sall a voté, mais aussi à Thiès (ouest), où Idrissa Seck a accompli son devoir civique, à Kolda (sud) et à Touba (centre), ville sainte de la confrérie mouride, Madické Nianga tenu à faire la queue comme les autres électeurs.
Tous deux élus députés en 2017, les deux nouveaux venus sur la scène politique nationale, Ousmane Sonko Issa Sall ont voté respectivement à Ziguinchor (sud) et Tataguine (ouest).
« Au terme de cette journée, le peuple sénégalais sera le seul vainqueur. Et le président qui sera choisi devra être également le président de tous les Sénégalais », a déclaré Macky Sall.
Dans de nombreux endroits ont été installés, des « abris provisoires », des bureaux de vote sous des bâches, pour faire face à l’augmentation du nombre d’électeurs, comme à la Scat-Urbam, une banlieue de Dakar. « C’est dû aux primo-votants », ayant récemment atteint la majorité légale, a expliqué Adama Diallo, président d’un bureau.
L’opposition a dénoncé l’invalidation des candidatures de Karim Wade, fils et ancien ministre d’Abdoulaye Wade, et de Khalifa Sall, maire déchu de Dakar, tous deux frappés par des condamnations judiciaires, ainsi que le système de parrainages.
Idrissa Seck est apparu comme le principal bénéficiaire de cet écrémage puisque Khalifa Sall a annoncé de sa prison lui apporter son soutien et que la grande majorité des 20 recalés du parrainage se sont ralliés à lui.
Malgré une longue tradition démocratique, au Sénégal les campagnes électorales sont souvent émaillées d’accusations de corruption, de désinformation et de violences.
Des affrontements ont fait deux morts le 11 février à Tambacounda, à 420 km à l’est de Dakar, entre partisans de Macky Sall et d’Issa Sall. Dimanche, 8000 policiers et gendarmes en tenue ainsi qu’un nombre indéterminé d’agents en civil étaient déployés, selon les autorités.
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IDY ET SONKO RÉFUTENT TOUTE VICTOIRE DE MACKY AU PREMIER TOUR
Les deux candidats de l'opposition ont fait savoir qu'ils ne permettront pas que le chef de l'Etat sortant "confisque la volonté populaire des sénégalais"
Idrissa Seck a pris la parole dans une ambiance survoltée, quelques minutes après être arrivé au siège de Bokk Gis Gis, qui sert de QG de campagne à sa coalition dans la capitale sénégalaise. « Macky veut confisquer le résultat du vote, mais le peuple sénégalais ne l’acceptera pas ! », a-t-il lancé, lors d’une prise de parole commune avec Ousmane Sonko, également candidat de l’opposition.
Quelques minutes plus tôt, Ousmane Sonko avait lancé un appel sur les réseaux sociaux : « J’invite la jeunesse à protester devant tout média prenant la responsabilité de déclarer Macky Sall vainqueur au premier tour sans les résultats officiels. J’en appelle à la responsabilité des chefs religieux pour appeler le parti au pouvoir à la raison ».
La tension est montée d’un cran, en milieu de soirée, après que les partisans de Macky Sall ont crié victoire, au siège de campagne du président sortant, candidat à un second mandat. Idrissa Seck et Ousmane Sonko, que les tendances délivrées par les médias locaux donnent au coude-à-coude à la seconde place, réfutent les chiffres donnant Macky Sall vainqueur dès le premier tour.
Les partisans des deux candidats de l’opposition donnés comme étant les mieux placés sont sur des charbons ardents. Certains de leurs sympathisants se sont montrés très remontés envers la presse, que certains accusent de délivrer de faux résultats. Au point de se prendre à partie des journalistes présents sur place.
Un peu plus tôt dans la soirée, le candidat du PUR, Issa Sall, a salué « les performances d’Idrissa Seck et d’Ousmane Sonko », ajoutant que « le 2ème tour est acté ».
Le pouvoir crie victoire
Macky Sall est arrivé à 22h45 à son siège de campagne. Il est monté directement rejoindre son équipe de campagne dont Mahammed Boun Abdallah Dionne, le Premier ministre, Aminata Touré, la directrice de la campagne, Abdoul Aziz Mbaye, le directeur adjoint de la campagne, ou encore El Hadj Hamidou Kassé, le responsable du pôle communication, sans faire de déclaration. C'est le Premier ministre qui a fini par prendre la parole, créditant son camp d'une victoire dès le premier tour chiffrée à 57%. Il assure que le candidat de BBY a gagné toutes les régions, excepté une.
Mamadou Diop Decroix (Idy2019) s’emporte contre les tendances diffusées dans les médias
La bataille des chiffres se jouent également dans les médias. Mamadou Diop Decroix, secrétaire général d’And Jëf-PADS et soutien d’Idrissa Seck, arrivé au siège de la coalition Idy2019 vers 21h30, est très remonté.
« Il y a au Sénégal des bureaux de vote témoins. Généralement, les résultats qui sortent de ces bureaux ne diffèrent pas de ce qui sort globalement du pays. Su ces 100 bureaux témoins, Macky Sall obtient à peine plus de 40% , Idrissa Seck 29%, Sonko 22%. Voilà où nous en sommes. J’ai appris que certains organes de presse faisaient monter la tension en annonçant Macky Sall autour de 49% et faire courir au pays un risque d’affrontement qui n’est pas souhaitable », a-t-il lancé.
Les militants de Macky déjà en fête
Au QG de Macky Sall, à Dakar, les militants sont sortis peu après 21h pour crier leur joie, lançant des « on a gagné » depuis les balcons intérieurs du bâtiment. Selon un proche de Macky Sall interrogé par Jeune Afrique, les résultats donneraient le président sortant réélu « entre 58% et 61% ». « Ça passe largement (au premier tour) », ajoute un membre de la majorité présidentielle.
Dans les deux camps, les pronostics semblent toutefois prématurés. Selon les premières tendances avancées par les différents état-majors des candidats et par les radios privés sénégalaises, Macky Sall arriverait bien en tête de ce premier tour, sans que l’on sache encore s’il dépasse la barre fatidique des 50%. Mais Idrissa Seck et Ousmane Sonko réalisent manifestement des scores importants.
Quant-à Issa Sall et Madické Niang, ils semblent cantonnés à des scores inférieurs à 5%.