L’Equipe nationale masculine de basket a réalisé un parcours sans faute lors de la dernière fenêtre des éliminatoires du Mondial 2019, à Abidjan.
Après avoir assuré sa qualification dès le premier match contre le Rwanda (81-41), les Lions ont largement dominé le Mali (62- 38) samedi avant de prendre leur revanche sur le Nigeria (84- 63). C’est la meilleure manière de terminer une semaine pleine d’émotions, après la qualification au Mondial chinois, dès le premier match. Il faut dire que le duel avec les Super Eagles avait un goût particulier pour les joueurs et le staff technique après le lourd revers à Lagos ((89-61) ; même si ces derniers ont déjà validé leur ticket pour le dernier tour depuis la précédente journée. Une revanche qui avait une saveur particulière pour les Lions qui en ont fait la démonstration dès l’entame (27-19). Malgré une petite baisse de régime dans le second (40-34), Malèye Ndoye et ses camarades trouveront la formule pour inscrire à nouveau plus de 20 points dans le troisième (23-19) et quatrième quarts temps (21-10 pts). Un Boubacar Touré en mode Mvp A noter la prestation énorme de l’ailier-fort Boubacar Touré. De retour en sélection, le «Suisse» ne s’est pas fait prier pour réaliser le tournoi de sa vie. Face au Mali d’abord le samedi, alors que le coach, Abdou - rahmane Ndiaye «Adidas», avait décidé de laisser certains cadres au repos comme le pivot Youssoupha Ndoye ou encore le meneur Xane D’Almeida. L’occasion ne pouvait être plus belle pour l’ailier-fort de Fribourg qui a endossé le costume de leader de l’équipe. Meilleur scoreur sénégalais (20 pts) durant le week-end, le natif de Kaolack a impressionné de par sa classe, sa technique et sa présence sous le panier. Malgré une blessure contre le
Mali, il a tenu à terminer le match et s’offrir 14 points. Une rencontre d’ailleurs où l’entame n’a pas
été facile avec une équipe malienne qui a remporté le premier quart temps d’un petit point (17-18). Nettement supérieurs, les Lions finissent par imposer leur rythme et creuser l’écart. Le reste
ne sera qu’une partie de promenade (39-22, 55-35, 62-38). Le Sénégal réalise ainsi un parcours sans faute et peut désormais préparer tranquillement le Mondial, prévu en août prochain.
DES ABEILLES S’INVITENT AU VOTE A SARE TENING
A Sédhiou, Aucun incident majeur n’est signalé, à l’exception de l’unique bureau de vote de Saré Téning où des abeilles se sont invitées dans une salle qui totalisait 289 inscrits
A propos de l’organisation matérielle de cette élection présidentielle dans la région de Sédhiou, le vote a lieu dans le calme et la sérénité. Aucun incident majeur n’est signalé, à l’exception de l’unique bureau de vote de Saré Téning où des abeilles se sont invitées à la salle qui totalise 289 inscrits.
Mais l’intervention du sous-préfet de Simbandi Brassou, Ousmane Sané, a permis de transférer très vite le bureau dans une autre salle, au même lieu. Le matériel était sur place à temps, selon les différents témoignages des membres des bureaux de vote et l’essentiel des bureaux ont ouvert à 8 heures et fermé à 18 heures.
La sécurité était assurée aussi bien en milieu urbain que rural. Les électeurs ont également fait montre de beaucoup de discipline car, juste après avoir accompli leur devoir civique, ils retournaient tranquillement à leur domicile ou s’éloignaient des lieux de vote.
Les observateurs nationaux, dont ceux de Wanep/Sénégal et SunuElection, ainsi que ceux de l’étranger à savoir la CEDEAO, l’Union européenne, l’Ambassade des Etats-Unis, ont partagé leur regard sur le déroulement du vote dans la région de Sédhiou. Les prochaines heures nous édifieront sur les résultats définitifs de la région de Sédhiou.
Mor Gaye et Cheikhouna Lô, tous les deux membres de la coalition Idy2019, ont été arrêtés hier et placés en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Touba.
Poursuivis respectivement pour complicité et usurpation d’identité, ils ont été interpellés au centre de vote de Sicap Touba. En effet, Cheikhouna Lo s’est approprié la carte de mandataire de Mor Gaye et s’est présenté sous l’identité de ce dernier qui était officiellement le mandataire de la coalition Idy2019 dans un bureau de vote au centre de Sicap Touba. De source sûre, le procureur a été déjà avisé et les présumés coupables seront certainement entendus et déférés au Parquet dans les prochains jours.
JUBILÉ D'OR POUR LE FESPACO
Ouverture officielle de la 26e édition
Aïssatou LY (Envoyée spéciale á Ouagadougou) |
Publication 25/02/2019
Le clap d’ouverture de la 26e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) a été donné ce samedi au stade municipal Issouf Joseph Konombo par le Président Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré. En cette 26e édition qui coïncide également avec la célébration du cinquantenaire du festival, un hommage appuyé á été rendu aux pionniers à l’instar de Sembène Ousmane et d’autres cinéastes qui en 1969 avaient initié la semaine du cinéma africain.
Le 1er février 1969, se tenait la première édition du Fespaco alors connu sous l’appellation de Semaine du cinéma africain. 50 ans plus tard, il était judicieux aux yeux des autorités burkinabè de faire une rétrospective sur les anciens en leur rendant un vibrant hommage et de jeter un regard sur l’avenir comme le suggère le thème de la 26e édition du Fespaco qui s’est ouverte ce samedi dans la capitale du Faso. Prenant part à cette cérémonie officielle qui s’est tenue au stade municipal Issouf Joseph Konombo, le ministre de la Culture, des arts et du tourisme du Burkina, Abdoul Karim Sango, a, dans son discours d’ouverture, mentionné le nom des pionniers du cinéma africain en leur rendant un vibrant hommage tout comme le Président Kaboré le fera à sa suite.
«Je voudrais rendre un vibrant hommage aux grandes figures du cinéma africain et de la diaspora pour avoir tenu haut le flambeau du Fespaco», a-t-il dit les remerciant d’avoir, de par leur engagement individuel ou collectif, fait du Fespaco la voix du cinéma africain dans le monde. Pour sa part, le Président Kaboré a rendu hommage aux acteurs du cinéma et à ceux qui nous ont quittés (Idrissa Ouedraogo) pour toute leur contribution. «Je les remercie de toute leur contribution pour l’avancement du Fespaco», a-t-il déclaré avant de lancer officiellement les festivités de cette 26e édition marquant le cinquantenaire. «Je voudrais vous dire que nous avons l’engagement de poursuivre le Fespaco de manière à ce que nous puissions franchir ce cap», a-t-il promis.
50 ans étant l’âge de la maturité, le Président Rock Marc Christian Kaboré a par ailleurs exhorté les africains à plus s’organiser pour participer au financement de leur cinéma. De son côté, le public composé de professionnels du cinéma et consommateurs d’images et d’expressions culturelles africaines, a pu assister au spectacle sons et lumières qui a été concocté à l’occasion de ce cinquantenaire et grâce à l’appui de l’Algérie. Ouaga vibrera donc pendant 10 jours au rythme du cinéma.
Des projections, ateliers et rencontres professionnels s’organiseront dans différents endroits de la capitale tout au long de ces dix jours. Les films sénégalais prévus dans la compétition officielle seront projetés à partir d’aujourd’hui au Ciné Neerwaya avec le film de Katy Léna Ndiaye, On a le temps pour nous, qui sera suivi demain par la projection du film très attendu de Angèle Diabang, Un Air de Kora, au Ciné Burkina. Mercredi ce sera au tour de Momar Talla Kandji avec Ordur avant Une place de l’avion de Khadidiatou Sow le jeudi. Femme lionne de Lobé Ndiaye sera projetée le même soir au Ciné Neerwaya.
BOUN, IDY ET SONKO, LES PYROMANES EN CAMPAGNE
Les différents états-majors n’ont pas voulu attendre les instances habilitées à proclamer les résultats, avant de donner leurs estimations
Les différents états-majors n’ont pas voulu attendre les instances habilitées à proclamer les résultats, avant de donner leurs estimations.
Face à l’avalanche des chiffres qui les donnaient à la traîne derrière le candidat Macky Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko ont décidé de faire une sortie commune face à la presse, pour affirmer que, selon les chiffres en leur possession, il n’était pas possible d’éviter un second tour de la présidentielle. Néanmoins, ce qui a le plus attiré l’attention, ce sont les menaces proférées contre des organes de presse, notamment du Groupe Gfm et des médias français.
Sans recul ni retenue, sur la base de rumeurs circulant sur Internet, les dirigeants de deux principales coalitions opposées à Macky Sall, ont «mis en garde la presse française» dont selon eux, certains organes avaient annoncé la victoire de Macky Sall au premier tour. Ils ont poussé le bouton plus loin, en accusant les organes de Gfm de fabriquer des faux chiffres qui donneraient le président sortant vainqueur au premier tour.
C’est pourtant le candidat Ousmane Sonko qui, le samedi 16 février dernier à Kédougou, portait la contradiction à son nouvel ami Me Wade, en affirmant qu’il n’était pas facile de truquer des élections au Sénégal. Et c’est pourtant le même travail qui leur est reproché aujourd’hui, que les journalistes de la Rfm ont toujours réalisé à chaque élection, depuis 2007, et qui date de l’époque où certains parmi eux étaient à Walf Fm.
Ce travail qui a à ce jour, permis d’assurer la transparence des scrutins dans ce pays, et d’éviter toutes les tentatives de fraude. Adulés quand ils donnent des résultats qui arrangent les politiciens, les journalistes sont voués aux gémonies quand leurs comptes rendus ne répondent pas aux attentes de certains. Dans le registre des apprentis-sorciers, on peut noter également la sortie du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.
Comme en réaction à la sortie des deux challengers de son chef Macky Sall, M. Dionne a affirmé au siège de son partie, à Mermoz, que son candidat remportait l’élection au premier tour, à 57% sans donner la base qui lui permettait d’avancer ces propos, ni laisser à la Commission de recensement ou au Conseil constitutionnel le loisir de déclarer les résultats définitifs. Et bien entendu, comme pour la sortie de Seck et Sonko, celle de M. Dionne a fait l’objet d’une forte réprobation.
Et poussé certains à se demander si les populations sénégalaises, qui ont voté dans le calme et la discipline, avaient vraiment les dirigeants politiques qu’elles méritaient
LES PRÉVENUS PRENNENT 3 MOIS FERME
Violence sur des agents de la force publique et vol
Pour avoir attaqué et empêché des sapeurs-pompiers de faire leur travail, les prévenus, poursuivis pour violence sur des agents de la force publique et vol, ont été condamnés à 3 mois ferme. Ils devront payer aux parties civiles Paulo Issa Faye, Babacar Diallo et El Hadji Oumar Diatta la somme de 500 mille francs en guise de réparations.
3 mois ferme : C’est la sentence infligée par le Tribunal militaire à Mass Ndiaye, El Hadji Ndiaye et Victor Gomis. Nonobstant cette sanction, ces prévenus qui ont déjà fini de purger leur peine ont humé hier l’air de la liberté au même titre que leurs Co-prévenus Elie Gomis et Abdou Ndiaye, renvoyés des fins de la poursuite. Ils comparaissaient pour violence sur des agents de la force publique et vol. Les faits se sont produits à Guédiawaye où les hommes de feu étaient en mission pour pomper les eaux stagnantes dans cette localité. Selon les révélations contenues dans le procès-verbal, le sieur Victor Gomis, ivre comme un Polonais, s’est opposé à cette mission. C’est ainsi qu’il les a abreuvés d’insultes de toutes sortes avant de faire appel aux jeunes du quartier qui s’en sont pris aux sapeurs-pompiers en leur administrant une sévère correction et en emportant leurs sacs «kasulback».
Pour sauver leur peau, les sapeurs-pompiers Paul Issa Faye, Babacar Diallo et El Hadji Oumar Diatta sont allés se réfugier dans une maison. Piqués par on ne sait quelle mouche, les prévenus sont allés les déloger de cette demeure en leur obligeant à aller se réfugier dans une mosquée. Ils ont dû leur salut grâce à l’arrivée de leur chef qui a fait appel à la police et à la gendarmerie pour les tirer des griffes de ces riverains. Arrêtés par les éléments de la Brigade de recherche, ils ont été placés sous mandat de dépôt pour les délits sus mentionnés.
Devant la barre, les mis en cause n’ont pas tous nié les faits. À l’exception d’Elie Gomis et Abdou Ndiaye qui ont déclaré être étrangers aux faits, les autres ont avoué. Au vu de ces actes répréhensibles, le juge Ndary n’a pas manqué de souligner à l’endroit des prévenus que les sapeurs-pompiers ne faisaient que les aider.
Abondant dans le même sens, le commandant Wane qui a défendu les intérêts des parties civiles a évoqué l’éthique du sapeur-pompier : «Je ne veux connaître ni ta philosophie ni ta religion ni ta tendance politique. Peu m’importe que tu sois jeune ou vieux, riche ou pauvre, sénégalais ou étranger. Si je me permets de te demander quelle est ta peine, ce n’est pas par indiscrétion, mais bien pour mieux t’aider. Quand tu m’appelles, j’accours, mais assure-toi de m’avoir alerté par les voies les plus rapides et les plus sûres. Les minutes d’attente te paraîtront longues, très longues dans ta détresse. Pardonne mon apparente lenteur», a-t-il lu avant de réclamer en guise de réparations la somme de 600 mille francs.
Le Parquet, convaincu aussi de la culpabilité des prévenus, a requis 6 mois ferme contre tous. Quant à la défense, elle a plaidé la clémence en sollicitant une application bienveillante de la loi. Une demande acquise par le Tribunal qui, après avoir relaxé Abdou Ndiaye et Elie Gomis, a condamné Victor Gomis, Mass Ndiaye et El Hadji Ndiaye à 3 mois ferme et à payer aux parties civiles la somme de 500 mille francs en guise de dommages et intérêts.
LE CAS DE MBAYE NDIAYE
Venu accomplir son devoir citoyen hier à l’école primaire Hlm Grand Médine, l’ancien ministre de l’Intérieur n’a pas pu voter
Venu accomplir son devoir citoyen hier à l’école primaire Hlm Grand Médine, l’ancien ministre de l’Intérieur n’a pas pu voter.
Pour cause, sa date de naissance sur sa carte d’identité de la CEDEAO ne correspond pas avec celle sur le fichier électoral. «Sur le fichier électoral Mbaye Ndiaye est né le 31 décembre 1953 alors que sur la nouvelle carte d’identité CEDEAO tout comme l’ancienne, il est né le 1er janvier 1953. Donc il y a une différence. Je me soumets à la loi», a admis le ministre d’Etat. Mais, soulignait-il, l’erreur matérielle est admi se et peut être corrigée selon les dispositions du Code électoral, notamment les articles L86, L1 138 et L1 139, qui réglementent les conditions de fonctionnement des commissions départementales de recensement et de la Com mission nationale de recensement des votes. Pour lever toute équivoque, Mbaye Ndiaye a demandé au président de la commission de transcrire l’ensemble de ses observations notamment la différence de sa date de naissance sur sa carte CEDEAO et le fichier électoral qu’il va remettre au préfet. On a appris plus tard qu’il aurait réussi à voter.
PAR MADIAMBAL DIAGNE
MACKY DANS LES CHRONO DE WADE 2007
Il faudrait véritablement prendre ses désirs pour des réalités pour qu’un Wade puisse s’imaginer que les Sénégalais qui l’avaient chassé en 2012, de manière cinglante (+65%) puissent se mettre aujourd’hui à suivre aveuglément ses mots d’ordre subversif
Me Abdoulaye Wade a gouverné son peuple pendant douze ans. Avant, il avait drainé les foules pendant vingt-six ans, comme le principal opposant des présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf.
Mais le premier enseignement que l’on peut retenir du scrutin présidentiel d’hier est que Abdoulaye Wade a été superbement ignoré. Les électeurs ont comme voulu montrer qu’un mot d’ordre de Abdoulaye Wade ne saurait les engager.
D’ailleurs, au vu du niveau de participation manifestement plus élevé que lors des dernières élections législatives de juillet 2017 (53%), on pourrait se demander si les Sénégalais n’avaient pas réagi pour se rebeller en quelque sorte contre la consigne de Abdoulaye Wade.
Abdoulaye Wade désavoué
Ainsi, se sont-ils mobilisés devant les bureaux de vote pour exprimer leur devoir citoyen. Le taux de participation tourne autour de 55%, plus que lors des dernières élections de 2017 et bien plus que lors des élections présidentielles de 2007 et de 2012, avec respectivement des taux de 34 et de 36%.
D’ailleurs, il faudrait véritablement prendre ses désirs pour des réalités pour qu’un Abdoulaye Wade puisse s’imaginer que les Sénégalais qui l’avaient chassé en 2012, de manière cinglante (+65%) puissent se mettre aujourd’hui à suivre aveuglément ses mots d’ordre subversifs.
La déconvenue de 2012 aurait pu suffire comme leçon à Abdoulaye Wade. Mais s‘il avait appris la leçon, il ne se mettrait pas à vouloir forcer la candidature de son fils Karim Wade au point de menacer de mettre le feu au Sénégal. Déjà, en 2008, ils étaient nombreux, les Sénégalais, à braver l’interdiction de Abdoulaye Wade à participer aux Assises nationales organisées par l’opposition.
D’aucuns s’étaient décidés à se joindre aux travaux des Assises nationales, simplement pour montrer à Abdoulaye Wade, président de la République, qu’ils ne se laisseraient pas dicter leur choix. Une certaine rébellion a pu s’exprimer contre l’appel d'Abdoulaye Wade. Le désaveu d'Abdoulaye Wade s’est exprimé jusque dans son intimité, car des membres de son propre personnel domestique ont pu aller voter et afficher cela sur les réseaux sociaux.
Ainsi, les électeurs ont exprimé librement et tranquillement leurs votes. L’ambiance de calme et de sérénité a, une fois de plus, conforté l’image d’une démocratie mûre et forte. Les électeurs ont pu montrer une réelle confiance au processus électoral. On a pu observer la présence des représentants des différents candidats dans les bureaux de vote et tous les contrôles les plus stricts ont été opérés pour identifier les électeurs et garantir la sincérité du vote.
Dans les opérations de dépouillement, les représentants des candidats ont pu librement contrôler les suffrages, en compagnie des membres des bureaux de vote et des représentants de la Commission électorale nationale autonome (Cena) ainsi que des observateurs nationaux comme internationaux. Ces observateurs ont été unanimes à saluer les opérations de vote qui ont satisfait à tous les standards internationaux.
Aly Ngouille Ndiaye a réussi à faire taire les critiques contre sa personne
Le ministre Aly Ngouille Ndiaye et ses collaborateurs du ministère de l’Intérieur, chargés de l’organisation matérielle des élections, ont tiré leur épingle du jeu. Les leçons ont été bien tirées des désordres constatés lors des élections législatives de 2017. Le désordre des élections législatives nous avait fait écrire dans une chronique intitulée «Le carton jaune des urnes», en date du 31 juillet 2017, que le «désordre avait donné un coup à l’image de la démocratie sénégalaise».
Pour le scrutin présidentiel de ce 24 février 2019, les matériels électoraux ont été déployés à temps dans les bureaux de vote et la sécurité a été garantie dans l’ensemble du territoire national. Le ministre Ndiaye s’était fait un point d’honneur de ne pas laisser des perturbateurs arriver à entacher le processus électoral. On avait assisté à des saccages de bureau de vote dans des localités comme Touba.
Les opérations électorales se sont déroulées avec une certaine célérité. Les bureaux de vote avaient ouvert à l’heure et par exemple les observateurs avaient pu rapporter qu’à 8h 30 minutes, plus de 98% des bureaux de vote avaient démarré les opérations. Le vote s’est déroulé sans discontinuité et le passage des électeurs a été fluide, vu le nombre relativement réduit des candidats. La menace était d’autant plus grande que les opérations de vote étaient annoncées pour être sabotées. Il a mis en place un dispositif qui s’est révélé on ne peut plus efficace. Le ministre de l’Intérieur est assurément à féliciter. Il est aussi heureux qu’il ait pu taire toutes les critiques et les appréhensions qui avaient entouré sa nomination à la Place Washington. L’opposition avait voulu faire de la personne du ministre de l’Intérieur, qui se trouve être un responsable politique du parti du Président Macky Sall, un motif de contestation électorale.
Macky Sall gagne Dakar, Idrissa Seck s’impose à Touba
Touba ne réussit pas à Macky Sall. Une fois de plus, Touba a voté contre le président Macky Sall et a jeté son dévolu sur Idrissa Seck. Il n’est pas exagéré de dire que Touba n’aime pas Macky Sall. Les défaites précédentes de Macky Sall avaient été expliquées selon que le vote de Touba répondait à un affectif très fort pour Abdoulaye Wade, mais cette explication ne saurait tenir dans la mesure où Abdoulaye Wade n’a pas été candidat et n’a pas soutenu de candidat à cette élection présidentielle.
Aussi, on peut constater que les réalisations aussi grandioses ou populaires conduites par Macky Sall ne lui permettraient pas de conquérir le cœur des populations de Touba. Les résultats du vote amènent à questionner la recherche d’un certain clientélisme avec le clergé de Touba. Par contre, les résultats réalisés par Macky Sall dans la région de Dakar peuvent constituer une belle surprise. Macky Sall a fait une «remontada» par rapport aux différentes élections précédentes. Les scores de Macky Sall à Dakar lui ont permis de contenir la casse.
Un vote ethnique et régionaliste affirmé
Les résultats sortis des urnes montrent éloquemment que la fibre ethnique ou régionaliste a eu un gros impact sur le vote du 24 février 2019. Le candidat Macky Sall a réalisé un raz de marée, notamment dans les régions «pularophones» et dans sa région natale de Fatick. Aussi, Ousmane Sonko a fait d’excellents résultats dans la région naturelle de Casamance, tandis que Idrissa Seck a gardé la mainmise sur son fief de Thiès. Ousmane Sonko constitue la grande révélation de ce scrutin.
Il a fait jeu égal avec Idrissa Seck alors qu’il n’a pas bénéficié de soutiens des autres candidats de l’opposition qui étaient recalés par le système de parrainage des candidatures. Ousmane Sonko a réalisé ses scores grâce à son seul mérite. Il se révèle ainsi comme une force politique montante et a sans doute pu compter sur le vote des primovotants. Reste à garder le cap.
Macky Sall fait comme Wade en 2007
Les tendances lourdes issues de ce scrutin donnent Macky Sall vainqueur au premier tour. Il gagne dans les mêmes proportions que Abdoulaye Wade au premier tour de la présidentielle de 2007, avec des scores autour de 54%. Il est clair que l’opposition contestera de tels résultats sortis des urnes. Les candidats de l’opposition avaient déjà annoncé la couleur avant même l’ouverture de la campagne électorale, disant qu’ils n’accepteraient pas des résultats qui donneraient Macky Sall vainqueur.
Aussi, avant toute compilation des résultats, les états-majors de l’opposition avaient annoncé à travers les radios, télévisions, réseaux sociaux et autres supports l’inéluctabilité d’un second tour. Cette perspective avait même été annoncée par ces candidats durant la journée du vote, au moment où les opérations électorales étaient en cours.
C’est dire...C’est bis repetita. En 2007, quand Abdoulaye Wade avait remporté le scrutin présidentiel au premier tour, ses opposants avaient vivement contesté l’élection, soutenant l’impossibilité pour le président sortant de gagner au premier tour. Il demeure que Macky Sall gagne toutes les régions, mais perd trois départements comme Ziguinchor, Mbacké et Thiès.
Les résultats du vote démentent éloquemment les affirmations d'Abdoulaye Wade qui affirmait urbi et orbi que les résultats étaient écrits d’avance et que Macky Sall remporterait ainsi le scrutin avec des scores de plus de 60%.
«LE PRESIDENT QUI SERA CHOISI DEVRA ETRE CELUI DE TOUS LES SENEGALAIS»
C'est à 9h que le président sortant a voté hier, dimanche 24 février, à Fatick au centre Thierno Mamadou Sall, dans le bureau N°3. Après avoir accompli son devoir civique, Macky Sall a espéré que celui qui sera élu sera le président de tous les Sénégalais
C'est à 9h que le président sortant a voté hier, dimanche 24 février, à Fatick au centre Thierno Mamadou Sall, dans le bureau N°3. Après avoir accompli son devoir civique, Macky Sall a espéré que celui qui sera élu sera le président de tous les Sénégalais.
L e chef de l'État sortant, candidat à sa propre succession a quitté hier, jour du scrutin, très tôt Dakar pour se rendre à son lieu de vote, à Fatick. Après avoir accompli son devoir citoyen au centre Thierno Mamadou Sall, plus précisément au bureau de vote N°3, Macky Sall s'est adressé à la presse, face à de nombreux militants et sympathisants venus lui exprimer leur soutien. Il a indiqué que le choix des Sénégalais doit être accepté par tous. Mieux, il dira espérer que « le président qui sera choisi devra être le président de tous les Sénégalais».
Auparavant, le candidat de Bby a tout d'abord salué le peuple sénégalais pour le calme noté en ce début de scrutin. Il a ainsi rendu grâce aux Sénégalais pour leur « maturité » et leur « engagement envers la République et leur détermination à exercer leur choix dans le calme, la sérénité ». Il dit espérer qu'au terme de cette élection, le peuple sénégalais sera le seul vainqueur. Il n'a pas manqué d'estimer que ce président sera lui. A noter que le centre où a voté le président sortant compte au total 10 bureaux de vote, pour 5469 inscris. L'ensemble de la commune de Fatick comprend 6 centres de vote.
IDY ET LE SCÉNARIO DE 2017
Annoncée comme étant l’une des régions décisives avec Dakar et Diourbel à la course présidentielle, Thiès n’a pas déçu
Elle aura tenu toutes ses promesses. Annoncée comme étant l’une des régions décisives avec Dakar et Diourbel à la course présidentielle, Thiès n’a pas déçu.
Les premières tendances confirment une forte avance de Idrissa Seck dans la ville. Mais le monde rural de Thiès n’a pas tout dit. Comme aux Législatives, il semble réserver un renversement, alors que Mbour et Tivaouane ont porté les couleurs beige-marron de Benno bokk yaakaar. Il faut dire, d’ailleurs, que les appétits farouches des lieutenants de Macky Sall comme Abdou Mbow, Alioune Sarr et Ciré Dia, Malick Mbaye, entre autres, ont semblé payer à bien des égards dans la capitale du rail qui n’est plus loin d’être imprenable.