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29 août 2025
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STOPPER LA CACOPHONIE !
POINT DE MIRE SENEPLUS - Personne n’a le droit de proclamer des résultats en dehors des données provisoires de la commission nationale de recensement des votes, et celles définitives du Conseil constitutionnel - Demba Kandji tape du point sur la table
‘’Personne n’a le droit de proclamer des résultats provisoires, sauf la commission nationale de recensement des votes provisoirement et le Conseil constitutionnel en dernier ressort’’, a précisé Démba Kandji face à la presse ce lundi. Le magistrat a par ailleurs refusé de condamner l’attitude des politiciens et d’une partie de la presse. ‘’Je ne condamne pas, mais je suis dans mon rôle consistant à compiler les résultats et à les proclamer‘’ a-t-il déclaré.
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DECLARATION IMPORTANTE DE IDRISSA SECK ET DE OUSMANE SONKO APRES LA PUBLICATION DES 1ERES TENDANCES
Abdou Fall explique le contexte dans lequel l'actuel Premier ministre s'est exprimé pour annoncer que le candidat Macky Sall a gagné l'élection présidentielle au premier tour avec au moins 57% des suffrages exprimés.
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LES RÉSULTATS PROVISOIRES CONNUS VENDREDI AU PLUS TARD
Le président de la Commission nationale de recensement des votes, a fait ce lundi, le point succint des tâches qui lui sont dévolues, de la réception des PV à leur traitement en lien avec les représentants des candidats, entre autres
avec Apanews |
Edouard Touré |
Publication 25/02/2019
La Commission nationale de recensement des votes commence, ce lundi, la compilation des résultats du scrutin présidentiel du 24 février 2019, a annoncé son président, le juge Demba Kandji, soulignant que les « résultats provisoires seront proclamés jeudi ou vendredi prochains au plus tard ».
« Jeudi ou vendredi au plus tard, il y aura la proclamation des résultats provisoires par la Commission nationale de recensement des votes. Le travail de la commission commence ce lundi. Nous avons déjà les procès-verbaux (PV) des Commissions électorales départementales autonomes (CEDA) de Saint-Louis (nord), Gossas (centre), Guédiawaye (banlieue dakaroise), Malem Hodar (centre), Birkelane (centre), Bambey (centre) et Koungheul (centre) », a indiqué le juge Kandji au cours d’un point de presse.
Il a souligné que tout au long de la soirée, les autres CEDA vont finir la compilation des résultats et envoyer les PV à la Commission nationale de recensement des votes, composée de trois juges et de deux représentants (titulaire et suppléant) de chaque candidat.
Ce faisant, Demba Kandji a invité les observateurs nationaux et internationaux et la presse à s’associer au processus de recensement des votes par la Commission. « D’habitude, on n’invitait la presse qu’à la proclamation des résultats, mais cette fois-ci on a voulu innover en l’associant dès le départ. Vous êtes des témoins privilégiés. Les seuls documents sur lesquels nous travaillons sont reçus des 45 CEDA. Ils sont mis à la disposition de tous les membres de la Commission nationale de recensement des votes, seule habileté à redresser les erreurs ou annuler des résultats », a-t-il dit.
Interrogé sur la proclamation des résultats par les hommes politiques, il a affirmé qu’ils sont « dans leur rôle, moi je suis dans le mien. Ce sont des politiques ».
Mais « personne n’a le droit de proclamer des résultats à part la commission pour les résultats provisoires et le Conseil constitutionnel pour ceux définitifs », a précisé Demba Kandji.
Dimanche dernier, 6 683 043 électeurs étaient appelés aux urnes pour départager les cinq candidats à la présidentielle sénégalaise 2019, dont le président sortant, Macky Sall.
Dans la soirée, le Premier ministre, coordonnateur du pôle programme du candidat Macky Sall a annoncé la victoire de ce dernier avec au moins 57% des suffrages, là où l’opposition a, dans une sortie faite une heure auparavant, a réclamé un second tour.
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PRESIDENTIELLE AU SENEGAL : "ON A L'IMPRESSION QUE LE SENEGAL A REGRESSE"
UN SCRUTIN OÙ LE VAINQUEUR EST AUSSI ESQUINTÉ QUE LES VAINCUS
Le scénario tant redouté par les analystes avisés se dessine - Une victoire à la Pyrrhus qui étale les vaincus sur la terre mais étouffe le vainqueur, péniblement debout dans les gravats et les ruines…de la démocratie
L’engouement a nettement germé le matin puis grandement prospéré le soir. Mieux, la ferveur électorale et ses sœurs siamoises (la mobilisation citoyenne et la fureur civique) ont été remarquables. Bref, le corps électoral a vaillamment joué sa partition dans la présente élection du Président de la république. A contrario, les Pouvoirs publics et certains organes autonomes (CENA et CEDA) ont plus clignoté que brillé dans le processus électoral. Car, des flottements, des errements et des erreurs ont fleuri ici et là. Tout comme les coalitions ont paradoxalement trainé plus de foules dans les meetings que cornaqué des mandataires en effectifs suffisants, pour assurer des présences nécessaires et légales dans les bureaux de vote.
L’autre pan de la physionomie du scrutin est fâcheusement l’accroissement des ratés. Une escalade dans les couacs qui a frappé de stupeur les observateurs. A Mbour, le fichier de travail du Président d’un bureau de vote porte des noms introuvables sur le fichier de contrôle brandi par des représentants de coalitions. Deux documents pourtant issus de la même source : l’autorité ministérielle. L’un est forcément authentique, l’autre est assurément apocryphe. Dans le même ordre d’idées, le transfert ou le changement des bureaux de vote et le maintien intact de leurs adresses antérieures, ont déboussolé et démotivé nombre d’électeurs, notamment ceux du troisième âge, physiquement incapables d’accomplir le marathon imposé par ses erreurs probablement matérielles mais réellement malfaisantes. Ce n’est pas tout. Les ordres de mission suspectés abusifs (certains sont dépourvus de signatures) ont évidemment ajouté un supplément d’ombres au tableau des opérations électorales.
Bien entendu, le baobab des lacunes dans l’organisation ne doit, en aucun cas, masquer la forêt des efforts accomplis comparativement à la pétaudière des législatives du 31 juillet 2017. En moins de deux ans, le bond qualitatif reste appréciable. Sur l’ensemble du territoire, le matériel n’est ni en retard ni en manque. Tirons notre chapeau à la « Préfectorale » pour reprendre un mot cher à Napoléon ! Car le commandement territorial – malgré le cordon quasi-ombilical qui le lie au gouvernement a – globalement et correctement – relevé sa parcelle de défis dans le champ très vaste des problématiques et des casse-têtes électoraux.
Après les constats, s’impose vite la réflexion qui remorque l’analyse à la prospective. A cet effet, les leçons sont à tirer et les projections à opérer. Dans le stock de leçons, figure l’impact douteux du parrainage, en tant que piètre baromètre et filtre politiquement pervers. En effet, les scènes d’achat de consciences (dénoncées et niées, ce dimanche 24 février 2019) questionnent sur la taille réelle et la valeur absolue de certains parrainages statistiquement débordants. D’un côté, on a un candidat largement parrainé (Macky Sall) dont les plénipotentiaires éprouvent bizarrement le besoin de décaisser encore et encore de l’argent. Jusqu’au jour du scrutin. De l’autre, un ou deux candidats (Madické Niang et Issa Sall) qui ont une faible implantation à l’échelle nationale ; au point de manquer de mandataires dans un pays à petite superficie comme le Sénégal. Question : certains recalés ne sont-ils pas plus populaires que quelques candidats miraculeusement parrainés ?
La gamme des couacs et la palette des dysfonctionnements sont, à la fois, proches et lointains, derrière nous. Le Rubicon du tour unique (victoire au premier tour) est officiellement franchi, à travers les jubilations qui ont enflammé, de joie nocturne, le Quartier Général de l’APR. Ne s’agit-il pas de cette allégresse qui conjure et/ou exorcise l’hallali ? Le scénario tant redouté par les analystes avisés se dessine. Une victoire à la Pyrrhus qui étale les vaincus sur la terre mais étouffe le vainqueur, péniblement debout dans les gravats et les ruines…de la démocratie.
Justement, en démocratie, les résultats d’une élection présidentielle (scrutin capital et décisif pour le destin de la nation) doivent préférablement passer la rampe des cœurs et des esprits. En clair, le verdict des urnes doit être crédible et accepté comme tel. En tout état de cause, le message chiffré des votants (les bons et honorables scores obtenus par Idrissa Seck et par Ousmane Sonko en disent long) exprime rageusement un mécontentement et reflète agressivement une baisse drastique de la popularité du Président sortant, Macky Sall, à l’échelle du pays. Une réalité que Macky Sall doit affronter avec les yeux et le cerveau. Sans esquive. Ni les bulletins (habituellement édulcorés) des services de renseignement ni les salves de flatteries (très endormantes) des courtisans ne peuvent escamoter ou transfigurer cette évidence qui assaille.
Normalement, ce scrutin devra amorcer un tournant dans la gouvernance en cours depuis 2012. Le peuple a voté avec ses tripes. Moins de 60% des voix consacrent la coupure du pays en deux parts presque égales. Ce pourcentage est aussi l’épure d’une volonté populaire de changement. En d’autres termes, le chantier de la concorde nationale bouscule et squatte l’agenda du vainqueur Macky Sall. Un chantier plus costaud que celui du TER. Le vainqueur reste encore le locataire du Palais. Mais Ousmane Sonko a, d’ores et déjà, signé avec le corps électoral, son contrat de locataire de…l’avenir.
L'EXCEPTION MADICKÉ
Globalement, les candidats se sont bien comportés dans les lieux où ils ont voté - Seul Madické Niang a été laminé jusque dans son propre bureau de vote
P our sa première participa- tion à une élection prési- dentielle, le candidat du Parti de l’unité et du rassemble- ment (Pur), Issa Sall, a fait bonne figure dans son centre de vote. Dans le bureau 2 où il a voté, le Pr. El Hadj Issa Sall a obtenu, sur 325 suffrages valablement expri- més, 175 voix. Macky Sall vient loin derrière avec 114 voix. S’ensuivent Ousmane Sonko et Idrissa Seck avec respectivement 27 et 7 voix. Maitre Madické Niang ferme la marche avec 2 voix. Dans le même centre, au bureau n°3, Issa Sall a obtenu 184 voix contre 108 pour le can- didat de Benno Bokk Yaakaar Macky Sall. Ousmane Sonko est troisième avec 25 voix. Viennent ensuite Idrissa Seck avec 11 voix et Me Madické Niang avec une seule voix. Enfin, au bureau n°1, Issa Sall a obtenu 151 voix, Macky Sall 129, Ousmane Sonko 30 voix, Idrissa Seck 8 voix et
Madické Niang avec 00 voix.
A Thiès, Idrissa Seck est resté maitre chez lui. Il n’a laissé aucune chance à ses poursuivants dont la coalition Benno Bokk Yaakaar. Dans son bureau de vote, le candidat d’Idy2019 a obtenu 262 voix contre 112 voix pour Macky Sall. Quant au candidat de Sonko-Président, il est arrivé en troisième position dans ce bureau de vote avec 24 voix. Issa Sall et Madické Niang ferment la marche avec respectivement 9 et 1 voix. Il faut noter que ces tendances ont été confirmées dans presque toute la commune de Thiès. Mais dans les autres départements de la
région, le candidat de Benno Bokk Yaakaar avait les faveurs des pro- nostics.
A Ziguinchor, Ousmane Sonko en a fait de même, malgré le grand renfort dont la majorité a bénéfi- cié. Dans son centre de vote, Ousmane a pu remporter tous les bureaux de vote devant son concurrent direct au niveau de la région, Macky Sall. Dans le bureau n°2 où il a voté, le candidat de Sonko-Président a obtenu 159 voix contre 96 pour son poursui- vant direct. Idrissa Seck vient lar- gement derrière avec 9 voix, Madické Niang 4 voix, El Hadj Issa Sall 3 voix. La même tendance est observée partout dans ce centre de vote à l’école Hlm Néma.
A Fatick, par contre, c’est presque un raz-de-marée de la coalition au pouvoir. Dans son bureau de vote, le président sor- tant s’est largement imposé avec 353 voix sur 423 suffrages vala- blement exprimés. Ousmane Sonko est venu en deuxième posi- tion avec 42 voix. Idrissa Seck ferme le podium avec 42 voix. C’est la même tendance qui res- sort des résultats dans tout le cen- tre, voire dans toute la commune.
Des cinq candidats donc, seul Me Madické Niang a pu être laminé dans son propre bureau de vote, à Darou Marnane. Dans ce bureau, c’est Idrissa Seck qui est arrivé largement en tête avec 179 voix. Macky Sall est deuxième avec 74 voix. Le candidat de Madické2019 est classé 4 avec 17 voix. Il n’a devancé que le c
LA CENA RAPPELLE À L'ORDRE
La proclamation des résultats provisoires est du ressort de la Commission nationale de recensement des votes - Les acteurs politiques et de la société civile doivent s’abstenir de se livrer à une quelconque déclaration des résultats
La Commission électorale nationale autonome (Céna), dans un communiqué reçu lundi à APA, rappelle que la proclamation des résultats provisoires est du ressort de la Commission nationale de recensement des votes et que par conséquent, elle appelle les acteurs politiques et de la société civile « à s’abstenir » de se livrer à « une quelconque déclaration des résultats » du 1er tour de la présidentielle.
Assurant que « le dépouillement des votes se poursuit et (que) les résultats sont en train d’être collectés par les structures habilitées », la Céna, souligne le communiqué, salue le « comportement exemplaire » des citoyens durant le scrutin de dimanche et demande aux « acteurs politiques » à faire de même.
Il convient à ce propos de « prolonger l’atmosphère générale de calme, de paix et de sérénité qui a marqué » l’élection présidentielle, estime la Céna, rappelant qu’aux termes du Code électoral la Commission nationale de recensement des votes doit procéder à « la proclamation provisoire (…) au plus tard à minuit le vendredi suivant le scrutin ».
Après quoi, renseigne la Céna, « Il revient au Conseil constitutionnel d’effectuer la proclamation définitive des résultats conformément aux dispositions de l’article 35 de la Constitution.»
Dimanche soir, deux candidats de l’opposition, Idrissa Seck et Ousmane Sonko, avaient déclaré qu’il y aurait un deuxième tour, ce à quoi avait répondu une heure après le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, en soutenant que le candidat sortant, Macky Sall, avait gagné au premier tour avec un score de 57 % des suffrages.