Le Groupe SONATEL a publié hier, dans un communiqué, ses résultats consolidés au titre de l’année 2018 avec un chiffre d’affaires qui a dépassé la barre des 1022 milliards de francs CFA.
Des performances qui ont été rendues possibles par la bonne présence de la société de téléphonie dans les pays de la sous-région, à travers ses services comme Orange Money.Pour l’année 2018, le Groupe SONATEL a réalisé, selon un communiqué de la société de téléphonie, de solides performances financières et commerciales. Selon les responsables de l’entreprise, cette dynamique est rendue possible par l’apport des filiales du groupe dans la sous-région malgré un environnement concurrentiel, réglementaire et fiscal toujours difficile.
En 2018, le chiffre d’affaires consolidé du groupe a franchi la barre symbolique de 1022 milliards de Francs CFA, soit une croissance de 5%. Quant au résultat net, il est de 208 milliards de francs CFA, soit une croissance de 0.4% par rapport à l’année 2017. Dans la foulée de la croissance des revenus, les trajectoires de rentabilité se sont améliorées, reflétées par l’évolution positive de la croissance de l’EBITDA (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) à 462 milliards FCFA, soit +2,2% par rapport à 2017. Dans ce chiffre d’affaires, l’activité Orange Money n’est pas en reste, car elle a généré une importante somme de 62 milliards de francs CFA en 2018. Ce sont ainsi 5.6 millions de clients actifs d’Orange Money qui ont réalisé 800 millions de transactions d’une valeur de 8 000 milliards de francs CFA.
Selon le communiqué, c’est la première source de croissance du chiffre d’affaires du groupe, c’està-dire +5.8% par rapport à 2017. Ces bons résultats de la société de téléphonie ont permis un maintien de niveau de marge soutenue grâce à la croissance des revenus, à l’amélioration de la rentabilité de la data Mobile, des services financiers mobiles et à la maîtrise des coûts directs malgré la poursuite de la baisse de l’international entrant. Au plan des investissements, le Groupe SONATEL a su maintenir et consolider sa trajectoire de rentabilité et ses positions commerciales. Ces dernières sont jugées fortes par les responsables de la société, filiale de France Télécoms dans tous les pays, et ceci grâce aux investissements importants réalisés dans l’année et s’élevant à 194,3 milliards de francs CFA. Cette rentabilité a connu une hausse de 10.6 milliards de francs CFAen valeur absolue, soit une croissance de 5.7% par rapport à l’année précédente, 2017. « Ces investissements ont fortement contribué à l’amélioration de l’expérience client, au renforcement de l’excellence opérationnelle, à la poursuite des efforts sur la qualité de service technique et au renforcement de la politique de fidélisation de nos clients », peut-on lire dans un communiqué.
Une bonne Dynamique de recrutement
Les raisons des belles performances de la SONATEL s’expliquent aussi par l’amélioration de la pénétration et de la couverture 3G, 4G et 4G+. En effet, les investissements soutenus réalisés par le groupe sont principalement axés sur le réseau. En procédant de cette manière, le Groupe sénégalais côté en bourse veut améliorer la qualité de service, et dans la data mobile, pour répondre au développement des usagers et accroître l’avantage stratégique de SONATEL sur la connectivité très haut débit fixe et mobile. « Ils ont permis aussi au groupe SONATEL de maintenir sa trajectoire de rentabilité par l’amélioration de la qualité de la relation client, la poursuite des efforts sur la qualité de service, la fidélisation et la maitrise des charges », a expliqué la cellule de communication du groupe dans un communiqué. Et l’essentiel des investissements ont été mobilisés pour le renouvellement des réseaux d’accès, la densification des réseaux mobiles et l’extension des plateformes de service. Ces investissements ont permis d’accélérer le déploiement des projets de couverture et d’augmentation des capacités réseaux sur le Broadband mobile (3G, LTE, LTE+) et le fixe (FTTH) en soutien à la forte croissance des usagers.
Pour la SONATEL, les bons résultats au plan commercial s’expliquent par le maintien de la bonne dynamique de recrutement et des positions de marché fortes en valeur et en volume. Et ceci, malgré le fait d’une nouvelle orientation dans la politique de recrutement centrée sur la conformité et la valeur qui a entraîné une baisse de la base mobile au Mali avec un parc global qui s’établit à 29.7 millions de clients à la fin 2018, soit -1.7% par rapport à 2017. Dans le communiqué, la SONATEL soutient que ce parc a été principalement impacté par l’évolution de la base d’abonnés mobiles au Mali (- 16.5% suite à l’arrêt des recrutements massifs au profit de l’acquisition de clients valeur). RSE et participation à l’économie et à la création de richesse En Guinée, une très bonne dynamique de recrutement a été notée (+7.2%) grâce aux actions d’animations dans de nouvelles zones couvertes. Au Sénégal, un bond de 4.7% a été enregistré grâce à une bonne maîtrise du Chun, à la hausse des acquisitions et une bonne dynamique commerciale sur la 4G. En Sierra Leone, la bonne dynamique a été matérialisée par une hausse de +40.1% avec une présence et une couverture améliorée. En guinée Bissau, la dynamique s’explique grâce aux nouvelles offres sur les usagers data et Orange Money.
Au Sénégal, la croissance du chiffre d’affaires s’est maintenue sur toute l’année 2018 grâce au renforcement de la contribution de la Data Mobile et d’Orange Money qui est devenu leader du transfert d’argent national. Une baisse de l’EBITDA est toutefois notée par rapport à 2017, malgré l’amélioration de la marge directe suite aux impacts fiscaux et réglementaires et les produits non opérationnels exceptionnels de 2017. Le renforcement des investissements sur les activités en croissance (Data et Orange Money) a permis à SONATEL de garder son leadership malgré l’élargissement du champ concurrentiel pour les services financiers mobiles et l’accès à internet avec le lancement des FAI (Fournisseurs d’Accès Internet). Avec un taux de pénétration mobile de 105%, les données mobiles Orange y évoluent à 40,7% et Orange Money à un taux de pénétration de 22,7%. La base des clients mobile Orange y progresse également jusqu’à 8,7.
En plus d’être un opérateur de téléphonie, la SONATEL est aussi un véritable acteur du développement. La société contribue ainsi à l’économie et à la création de richesses. Elle a apporté pour une valeur de 500 millions de FCA aux recettes budgétaires versées à titre d’impôts, taxes, redevances, cotisations sociales, droits de douanes et dividendes dans les pays de présence pour le développement du secteur privé local ; le groupe a généré, à travers ses activités, plus de 148 milliards de FCA au profit des entreprises locales en termes de chiffre d’affaire. En plus des entrées énormes d’argent réussies par la SONATEL, le groupe n’a pas manqué de souligner, dans le communiqué, son volet RSE. Au Sénégal, au Mali, en Guinée, en Sierra Leone ou encore en Guinée Bissau, des programmes qui y sont initiés depuis plusieurs années suivent leur évolution. C’est le cas de SONATEL Académie qui est une école gratuite de codage.
Un étudiant en médecine poignardé à Agnam Thiodaye
Ce 24 février, les Sénégalais son allés aux urnes dans le calme et sans violence, sauf à Agnam Thiodaye dans la commune du député-maire, Farba Ngom. Abda Ba, un étudiant en médecine promis à un brillant avenir a été poignardé à mort par un certain Kalidou Sarr, un tailleur en activé. A l’origine de ce meurtre, une histoire d’argent remis par le député-maire d’Agnam Thiodaye, Farba Ngom, pour payer le transport de ceux qui devaient quitter Dakar pour aller voter dans leur localité. Abda Ba gérait les fonds. Quand la caravane est arrivée à bon port, Kalidou Sarr a réclamé le reste de l’argent à Abda Ba. Ce dernier lui a répondu qu’il va remettre l’argent à Farba Ngom. Les deux amis « inséparables » qui ont grandi ensemble sont allés régler leur différend en brousse. Kalidou Sarr poignarda mortellement Abda Ba qui est passé de vie à trépas. Aux dernières nouvelles, la victime a été inhumée. Naturellement, le meurtrier est aux arrêts.
Des Sénégalais manifestent à Paris pour un 2e tour
Plusieurs Sénégalais se sont massés ce lundi devant le consulat du Sénégal à Paris pour réclamer un 2e tour, au regard des tendances lourdes issues du scrutin du 24 février dernier. Les résultats officiels de ce scrutin qui s’est déroulé ce dimanche, dans le calme, sont attendus vendredi de la Commission nationale de recensement des votes. Pour le moment, c’est le trio Macky Sall, président sortant, Idrissa Seck et Ousmane Sonko qui fait la course en tête. La police française a quadrillé le secteur pour éviter tout débordement.
Me Moussa Diop veut raser Ila Touba
Sur les ondes de RFM, Me Moussa Diop, patron de Dakar Dem Dikk, n’a pu cacher sa déception hier, au regard de la large victoire de Idrissa Seck. «J’ai une envie à mon réveil, c’est de prendre un buldozers et de déterrer l’autoroute « Ila Touba » pour en faire « Ila Fouta » (sic). Le directeur de général de Dakar Dem Dikk suggère au président Macky Sall de ne plus investir à Touba dans la mesure où les populations ne l’aiment pas ; et elles se considèrent comme étant le centre du monde. Le Dg de Dakar Dem Dikk, visiblement en colère, a déchargé son chargeur sur sa rivale, Me Aissata Tall Sall de la même coalition Benno Bokk Yakaar. Sans la citer, le boss de l’entreprise de transport public a lancé une salve à cette dernière et à d’autres responsables Apr de Podor, en indiquant que certains « n’ont pas battu campagne », mais se pavanaient seulement en caravane.
Assane Diouf et Moise Rampino libres
Les deux hommes ont recouvré la liberté plus tôt que prévu. Normalement, ils devaient purger leur peine jusqu’au 28 février 2019. Même si pour Rampino, le juge l’avait condamné à 9 mois ferme, alors qu’il est resté plus d’un an en prison. Assane Diouf, déjà en plein dans la politique, a rejoint la coalition Idy 2019.
Plus de 57% pour Macky
Alors que le chiffre de 57% donné par le chef du gouvernement est en train de susciter des vagues, les « mouvanciers » donnent d’autres beaucoup «incroyables ». D’après des sources officelles anonymes, au décompte final, Macky Sall aura plus de 60% des suffrages valablement exprimés. Quoi qu’il en soit, on en saura davantage, puisque Demba Kandji et son équipe vont donner les résultats au plus tard vendredi. Du côté de l’opposition, on refuse de donner des chiffres. «Ce que je puis vous dire c’est qu’on sera au second tour», déclare un éminent responsable du camp de Idrissa Seck qui explique que la somme des taux des autres candidats dépasse 50% .
Tamba en fête
A Tambacounda, Macky Sall arrive largement en tête. Sur un suffrage valablement exprimé de 65 013 voix, Benno obtient 46 096 contre seulement 5401 pour Idrissa Seck et 11258 pour le phénomène Ousmane Sonko. Hier, le Directeur Général de SnHlm ne pouvait bouder son plaisir. Mamadou Kassé a organisé une caravane pour remercier les populations. Dans le département, c’est la razzia totale. En dehors de deux bureaux sur cinq dans le village de Missirah (où habitent le maire Seny Syllla et Boukhadry Kaba, Pcs de l’Aeme) , gagnés par Ousmane Sonko, Macky Sall arrive largement en tête. Dans le village du Conseiller économique, social et environnemental Mamadou Labo Bâ, toute l’opposition n’a obtenu que 12 voix contre plus de 600 suffrages valablement exprimés. Une belle victoire obtenue grâce au travail de Sisyphe des leaders Sidiki Kaba, Mamadou Kassé, Mame Balla Lô, appuyés par les alliés Kouraichi Thiam et Souty Touré.
Le Presse met en garde Sonko et Idy
Les organisations de médias au Sénégal (Synpics, Cdeps, Appel, Apes et Cjrs) n’ont pas tardé à apporter la réplique aux candidats à la présidentielle Ousmane Sonko et Idrissa Seck. Dans un communiqué, elles condamnent unanimement les propos «désobligeants et irresponsables» des candidats Idrissa Seck et Ousmane Sonko, qui ont proféré des attaques contre les médias, les accusant de faire un traitement tendancieux des résultats issus du vote des Sénégalais au soir du scrutin. En conférence de presse dimanche, après le vote, Idrissa Seck et Sonko avaient vertement critiqué certains médias suite à la publication de tendances favorables au candidat de la mouvance présidentielle. Des propos qui révulsent au plus haut point les mouvements syndicaux de la presse. «Si, le leader de la coalition Idy2019 a parlé dans le général bien que faisant référence à «des médias locaux et internationaux », celui de «Sonko Président » est allé plus loin en citant nommément le Groupe Futurs Médias et la 2Stv, ainsi que les journalistes de RFI et France 24», analysent les organisations des médias qui considèrent ces sorties «comme une invite à casser du journaliste, de la part de personnes qui briguent le suffrage des Sénégalais et qui, jusqu’à la publication des résultats définitifs, restent en course pour la magistrature suprême». Toutefois, elles espèrent qu’il s’agit d’un simple dérapage verbal. «Le contraire signifierait que les candidats Seck et Sonko tentent d’instaurer un clivage entre les médias en plus de porter atteinte à la liberté d’informer » soulignent lesdites organisations.
Le Presse met en garde Sonko et Idy
Toujours dans le souci d'apporter la réplique aux candidats des coalitions Idy 2019 et Sonko Président, les professionnels des médias disent à qui veut l'entendre que cette tentative éhontée de bâillonner la presse ne passera pas. Car, selon eux, l’appartenance de GFM et 2STV, à des personnalités politiquement marqués, ne saurait justifier de douter du professionnalisme de leurs équipes rédactionnelles. Dans le même ordre d'idées, les organisations des médias ont pris la défense des médias étrangers qui ont également été attaqués par les deux candidats. A les en croire, le fait également de pointer du doigt les journalistes étrangers, notamment français, est une maladresse aux relents xénophobes que les professionnels des médias du Sénégal ne sauraient cautionner. Mieux, les organisations des médias sont d'avis que Rfi et France 24 ne peuvent en aucun cas élire le président de la République du Sénégal. Au regard de toutes ces considérations, le Synpics, le Cdeps, l’Appel, l’Apes et la Cjrs demandent aux incriminés de revenir sur leurs propos.
Kébémer résiste aux consignes de vote
Les résultats provisoires de la présidentielle du 24 février 2019 sont publiés dans plusieurs départements du pays. A Kébémer, c’est la coalition Benno Bokk Yaakar qui est arrivée en tête avec un total de 42 214 voix (52,4%) des suffrages exprimés contre 26 719 suffrages (33,7%) pour Idrissa Seck, leader de la coalition « Idy2019 ». Bien qu’Idrissa Seck ait fait une bonne figure dans cette partie nord du pays, force est de reconnaitre que la mouvance présidentielle a résisté aux consignes de vote grâce à des stratégies. De quoi faire exulter Khalifa Dia , le coordonnateur de Benno dans cette localité. «Nous avons battu campagne et couvert toutes les communes du département. Une campagne extraordinaire a été menée avec la participation de tous. C’est la raison pour laquelle, nous n’avons pas sombré comme Touba pour réussir un taux de 52,39% devant Idrissa Seck », a-t-il expliqué.
Darou Mousty impose sa suprématie
Tout est bien qui fini bien pour Ibrahima Sall. Annoncé défait dans sa commune de Darou Mouhty en même temps que Modou Diagne Fada et autre, le Dg de la Sicap a sauvé la face. Hier les responsables locaux du Mouvement pour la Démocratie et des Libertés (Model) de Darou Mousty ont organisé une cérémonie en vue de féliciter l’ensemble des militants et sympathisants de la commune avec la confirmation des résultats obtenus lors des élections précédentes. Pour Ibrahima Sall, le monde rural a fait la différence. «Nous avons visité l’ensemble des villages qui ont été remportés avec une victoire éclatante frisant parfois les 100% compensant ainsi le dysfonctionnement constaté dans certains centres témoins de la ville. Au total, la commune de Darou Mousty est venue largement en tête avec 6.300 pour Bby contre 5783 voix pour Idrissa Seck», at- il indiqué.
Aymérou Gningue gagne dans sa commune
Dans le village de Aymérou Gningue plénipotentiaire du candidat de Macky Sall, dans le département de Tivaouane, les candidats de l’opposition ont été laminés, avec un taux de participation de 77%. Il s’agit du village de Nguiguiss. En effet, le candidat Macky Sall a raflé la mise dans les deux bureaux de vote avec 434 suffrages, là où le second, en l’occurrence le candidat Issa Sall n’a pu totaliser que 43 voix. Ainsi, Macky Sall s’est adjugé 85% des suffrages valablement exprimés. La commune de Mérina Dakhar est également restée dans l'escarcelle présidentielle avec un taux de 53%.
Aboubacar Bèye déracine Cheikh Guèye
Bastion imprenable de Khalifa Sall depuis 2009, Dieuppeul est désormais dans l’escarcelle de Benno. C’est que l’arrivée de Aboubacar Sédikh Bèye (directeur général du Port Autonome de Dakar), par ailleurs coordonnateur de Benno Bokk Yaakar de la commune de Dieuppeul-Derklé, a été une panacée. Lors de la présidentielle, il a gagné dans les 45 bureaux de vote de sa commune. Au total sur les 17407 voix, Macky Sall a obtenu 8062 soit 46 % exactement le nombre de parrainages obtenus par l’ancien chef du bureau économique. Idrissa Seck obtient 4583 (soit 26,33%) Sonko 3899 (22,4%), Madické 227 (1,3%), Pur. 637 (3,66%).
Baba Maal, Oscar de la meilleure musique
Une grosse éclaircie dans le ciel on ne peu plus nuageux de la planète musique sénégalaise ! En effet, dimanche dernier au moment où les Sénégalais avaient l’esprit totalement tourné sur le scrutin présidentiel et ses différentes péripéties, le chanteur Baba Maal recevait une récompense à la 91ème cérémonie des Oscars. Selon nos confrères du site «emedia.sn» qui relaie l’info, le roi du Yélà doit sa récompense à sa collaboration avec le compositeur suédois Ludwig Goransson qui a conçu la musique du légendaire film Black Panther. Ils ont obtenu, aux côtés du malien Idrissa Soumaoro, l’Oscar de la meilleure musique de film pour Black Panther. Cette récompense est accueillie avec joie par le chanteur. «C’est un immense plaisir de se réveiller le matin et qu’on vous dise que vous avez gagné l’Oscar de la musique de film Black Panther», a affirmé le roi du Yéla qui a tenu à remercier Massamba Diop et tout ceux qui l’ont accompagné. «C’est une première pour la musique sénégalaise qui remporte un Oscar. J’ai toujours défendu pour que la musique africaine ait sa place dans l’industrie internationale et cela vient d’aboutir», a indiqué le natif de Podor.
PRÉSIDENTIELLE DU 24 FÉVRIER 2019 : NERVEUX ET IRRESPONSABLE !
Ce que Mahammed Boun Abdallah Dionne a fait hier est une agression démocratique insoutenable contre la République et les citoyens de notre pays. Ce n’est pas son rôle et c’est indigne des fonctions qu’il occupe
Quand un Premier ministre prend la parole dans un point de presse pour annoncer la victoire de son candidat avec un chiffre de 57%, alors que les organes dédiés pour cette mission sont en train de travailler justement sur les résultats sortis des urnes, il y a à se poser des questions sur son niveau de sérénité.
Ce que Mahammed Boun Abdallah Dionne a fait hier est une agression démocratique insoutenable contre la République et les citoyens de notre pays. Ce n’est pas son rôle et c’est indigne des fonctions qu’il occupe. Cette démarche incongrue et manifestement nerveuse accrédite fortement et concrètement l’idée du coup de force destiné à sauver le «soldat» Macky Sall d’une déconvenue à laquelle il ne s’était visiblement préparé.
On aurait compris que le chef du gouvernement pose un acte politique d’une autre nature : revendiquer la victoire pour le président sortant, de la même manière que les autres candidats de l’opposition ont dit haut et fort qu’un second tour de scrutin est inévitable au regard des tendances sorties des bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national.
Ce n’est pas en forçant les portes de l’histoire que l’on entre dans…l’histoire. Le Premier ministre devrait avoir d’autres moyens et méthodes de donner des gages au président de la République sortant que de violer la bienséance démocratique qui devrait guider ses pas. Dans une démocratie civilisée, on ne se substitue pas aux institutions. Voudrait-il se rattraper de sa désertion de 2008-2009 en pleine guerre entre Macky Sall et Abdoulaye Wade qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Mais personne n’est obligé de vendre son âme au diable, fût-il politicien !