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29 août 2025
«LE PREMIER MINISTRE A VIOLÉ LE CODE ÉLECTORAL»
Les missions d’observation de la société civile sénégalaise déplorent la déclaration du Premier ministre Mahamed Boun Abdallah Dionne annonçant la victoire du candidat Macky Sall avec un taux de 57%
Les missions d’observation de la société civile sénégalaise déplorent la déclaration du Premier ministre Mahamed Boun Abdallah Dionne annonçant la victoire du candidat Macky Sall avec un taux de 57%. Le Pr Babacar Guèye, Moundiaye Cissé et Cie estiment que «le ministre a violé le code électoral parce qu’il n’appartient pas au premier ministre d’annoncer les résultats d’une élection présidentielle. Parce qu’il y a des instances qui sont habilitées pour le faire comme les commissions départementales et la commission nationale de recensement des votes».
La société civile affirme avoir les résultats provisoires mais elle ne compte pas les diffuser pour ne pas violer le code électoral. En faisant l’annonce d’un tel résultat, le chef de la mission des observateurs nationaux, le Pr Babacar Guèye, souligne que le premier ministre Dionne fait courir au Sénégal une certaine instabilité.
En ce qui concerne les déclarations des candidats Idrissa Seck et Ousmane Sonko, le Pr Babacar Guèye et Moundiaye Cissé estiment que le fait de cibler des organes de presse et de proférer des menaces contre les propriétaires de ces organes est à déplorer. Sans oublier le traitement inéquitable des candidats par la Rts, chaine publique nationale.
La société civile déplore aussi, le manque de retenue de certains médias au mépris des règles d’éthique et de déontologie notamment en matière électorale. Car d’après le chef de la mission «certains médias ont installé une guerre de chiffres qui ont désorienté les populations parce que jusqu’à aujourd’hui on ne sait pas qui a gagné cette élection présidentielle. Puisque les chiffres sont divergents d’un organe à autre.»
Il poursuit : «Nous avons également constaté au cours de ce scrutin que beaucoup de journalistes ont pris fait et cause pour des candidats et tout cela met les observateurs un peu dans l’embarras. Parce que les journalistes nous avaient habitués à observer et à relater les faits de manière objective.
Il semble que cette fois-ci les journalistes sont allés au-delà en faisant parfois des commentaires que nous considérons comme tendancieux». Sur le déroulement du scrutin, la mission d’observation dit avoir déployé plus de 3135 observateurs sur l’ensemble du territoire national pour assurer l’observation du processus électoral et le monitoring des médias, de la violence et de la corruption politique. Cependant, la société civile magnifie l'attitude des candidats qui ont eu un comportement correct tout au long de la campagne électorale et du processus.
« J’ATTENDAIS UN POURCENTAGE BEAUCOUP PLUS ÉLEVÉ À DAKAR»
Mame Mbaye Niang sur les statistique du vote à Dakar
Au vu des résultats de cette élection présidentielle du 24 février 2019, le président sortant, Macky Sall a devancé au nombre de voix, dans la région de Dakar, ses quatre autres adversaires, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang et Issa Sall.
Même à Grand-Yoff, fief de l’ancien maire de Dakar qui a soutenu le candidat Idrissa Seck, Macky Sall n’a pas laissé une marge de manœuvre à ses adversaires. Des résultats qui n’ont pas surpris le ministre du tourisme, Mame Mbaye Niang, un des responsables du camp présidentiel à Dakar.
Interrogé par Iradio (90.3 FM), il a d’abord revenu sur la victoire à hauteur de 57% annoncée par le Premier ministre. « Mahammad Boun Abdallah Dione a parlé de 57% mais la marge d’erreur tourne autour de 1%, soutient-il. Tous les représentants des candidats avaient les PV des bureaux de vote. En plus, nos adversaires ne nous accusent pas. Ils accusent une partie de la presse nationale et internationale ».
S’agissant de la victoire de la mouvance présidentielle à Dakar, plus précisément à Grand-Yoff fief de Khalifa Sall, Mame Mbaye Ndiang indique que la couleur a été déjà annoncée. A l’en croire, des forces additionnelles de l’opposition ont rejoint la coalition Benno Bokk Yakkar. Et cela a eu l’effet escompté. « J’attendais un pourcentage beaucoup plus élevé. Nous avions déjà réglé le déficit », a expliqué le ministre. Qui semble relativiser la victoire d’Idrissa Seck à Thiès. Selon lui, le leader de Rewmi a gagné la commune de Thiès mais pas toute la région.
"IL NOUS FAUT ÊTRE VIGILANT"
Mame Adama Guèye sur la déclaration d’auto proclamation de victoire au premier tour du Premier Ministre
La déclaration d’auto proclamation de victoire au premier tour du Premier Ministre inquiète Me Mame Adama Guèye. L’ancien Bâtonnier, par ailleurs Coordonnateur de la Plateforme de sécurisation des élections, juge celle-ci ‘’irresponsable et dangereuse’’.
Pour lui, ‘’le candidat sortant et ses partisans veulent faire prévaloir leurs intérêts politiques égoïstes sur nos acquis démocratiques. C’est inacceptable’’.
‘’Nous devons être vigilants et déterminés pour nous opposer fermement au projet de hold up électoral dont le parachèvement marquerait la mort de notre système électoral démocratique. C’est de ça qu’il s’agit’’, préconise-t-il dans sa post sur sa page Facebook.
ISSU DU SCRUTIN: MADICKÉ NIANG PRÉVIENT
«Qu’il le veuille ou pas Macky sera au second tour»
Madické Niang a réagi à la suite des résultats provisoires publiés donnant Macky Sall, vainqueur au premier tour. Le candidat de « Madické2019 » a, dans une déclaration, sur Twitter, apporté son soutien à Idrissa Seck, arrivé, 2e dans les résultats.
« Qu’il le veille ou pas, le candidat Macky Sall sera au deuxième tour. J’en appelle à la responsabilité du peuple Sénégalais. Je voudrais joindre mon soutien officiel à la candidature de Idrissa Seck, arrivé deuxième dans les résultats provisoires », indique-t-il.
Selon le camp présidentiel, Macky Sall a gagné le premier tour avec 57%. Ce que réfute l’opposition, notamment, Idrissa Seck et Ousmane Sonko qui ont animé une conférence de presse conjointe pour imposer à Macky Sall le deuxième tour. La déclaration complète de Madické Niang.
Chers compatriotes, l’heure est grave. Nous assistons actuellement à une tentative d’embuscade et de séquestration du suffrage des Sénégalais et d’une rétrogradation sans précédent de la démocratie Sénégalaise par le régime du Président sortant.
Le Candidat Macky Sall, dans sa boulimie du pouvoir concocte des manœuvres anti-démocratiques et malsaines pour soustraire frauduleusement les élections aux Sénégalais dès le premier tour, alors qu’un deuxième tour est plus qu’irréversible.(Part2) Qu’il le veille ou pas, le candidat Macky Sall sera au deuxième tour. J’en appelle à la responsabilité du peuple Sénégalais. Je voudrais joindre mon soutien officiel à la candidature de Idrissa Seck, arrivé deuxième dans les résultats provisoires. (Part3)
Le Sénégal a besoin de changement. Je suis pour ce changement. Unissons-nous contre ce forcing du régime qui peut compter ses jours au pouvoir et grelotte de peur. J’appelle l’ensemble de la Coalition Madické 2019, à faire bloc face à cela avec tact, intelligence et patriotisme.
LES GERMES DE LA CONTESTATION
Présidentielle du 24 février : «L’opposition est unanime, il n’y a pas de possibilité de victoire au premier tour »
Macky Sall a revendiqué dimanche soir, par la bouche de son Premier ministre, sa victoire dès le premier tour de la présidentielle. Un scénario impossible, selon Thierno Bocoum, responsable de la communication de la coalition d'Idrissa Seck.
Après une journée de vote qui s’est déroulée dans le calme et sans problème majeur, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne a provoqué un petit séisme, dimanche soir, en déclarant, depuis le siège de campagne de Macky Sall, à Dakar, que le président avait été réélu pour un second mandat « avec un minimum de 57 % des voix ».
Des chiffres basés sur les propres compilations de la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY), qui n’ont donc rien d’officiel – les résultats devraient être connus au plus tard vendredi prochain.
De quoi susciter l’ire des quatre opposants à Macky Sall qui assurent qu’un deuxième tour est inéluctable. Parmi eux, l’ex-Premier ministre Idrissa Seck, l’un des plus sérieux rivaux du président sortant. Au lendemain de cette soirée électorale confuse, Thierno Bocoum, le responsable de la communication de la coalition « Idy 2019 », a reçu Jeune Afrique pour faire le point.
L’OPPOSITION EST UNANIME : IL N’Y A PAS DE POSSIBILITÉ DE VICTOIRE AU PREMIER TOUR
Jeune Afrique : Votre camp conteste la victoire de Macky Sall dès le premier tour, annoncée dès dimanche soir par son Premier ministre. Pourquoi ne livrez-vous pas vos propres chiffres ?
Thierno Bocoum : Nous ne sommes pas les seuls à contester ces résultats. Les trois autres candidats de l’opposition font de même. Nos recoupements montrent très clairement que Macky Sall ne dépasse pas 45 % des voix. Nous ne comprenons donc pas que le Premier ministre ait déclaré que Macky Sall avait gagné au premier tour avec 57 % des voix.
Idrissa Seck et Ousmane Sonko ont dit qu’ils allaient laisser les institutions habilitées à le faire donner les résultats. Mais l’opposition est unanime : il n’est pas possible que Macky Sall ait gagné au premier tour.
Comment pouvez-vous dénoncer l’annonce prématurée par le camp de Macky Sall d’une victoire au premier tour et, dans le même temps, assurer vous-mêmes qu’un deuxième tour est inéluctable ?
Nous n’avons pas donné de résultats de manière volontaire. Nous avons une certaine expérience des élections au Sénégal, où les résultats sont donnés en direct. Nous avons cumulé les scores de l’opposition et nous les avons comparés à ceux du pouvoir. Il est selon nous impossible que le président sortant ait récolté 57 % des voix. Qu’on ne vienne pas nous dire qu’il est passé au premier tour.
LE PLUS IMPORTANT EST QUE NOUS PUISSIONS FAIRE RESPECTER LES RÈGLES DU JEU EN DÉMOCRATIE
Cette intervention du Premier ministre a été diffusée en direct sur la RTS, la chaîne publique. Est-ce conforme aux usages ?
C’est extrêmement grave, mais cela entre dans une stratégie concoctée depuis longtemps. Depuis le début du processus électoral, nous avons constaté le forcing du camp présidentiel pour imposer de nouvelles règles du jeu qui n’ont rien à voir avec celles qui avaient permis à Macky Sall d’arriver au pouvoir.
Il y a eu la loi sur les parrainages, le refus du ministre de l’Intérieur de transmettre le fichier électoral – ministre qui, par ailleurs, siège au secrétariat exécutif de l’APR [l’Alliance pour la République, le parti présidentiel] et qui a été imposé par le président pour organiser les élections… Tout le monde a constaté qu’il y a eu énormément d’anomalies.
Quelles sont les tendances dont vous disposez ? En quelle position arrive votre candidat ?
Les tendances que nous avons montrent qu’il n’y a pas eu de victoire de Macky Sall au premier tour. Mais le plus important est que nous puissions faire respecter les règles du jeu en démocratie. Vouloir ainsi passer en force au premier tour est une violation des règles démocratiques et une manière de contourner le vote des populations. Nous ne pouvons pas l’accepter.
NOUS PENSONS QU’UNE ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DEMANDE DES RESPONSABILITÉS DE PART ET D’AUTRE
Dimanche soir, Idrissa Seck a déclaré qu’il ne laisserait pas le pouvoir « confisquer » le vote des Sénégalais. Qu’allez vous faire si la réélection de Macky Sall est officiellement annoncée dès le premier tour ?
Nous n’attendrons pas que Macky Sall soit déclaré élu au premier tour. Nous le disons très clairement : il a mis en place tout un processus que nous suivons avec beaucoup de vigilance.
À chaque étape de ce processus, nous aurons une réaction adéquate. Nous apprécierons la situation au fur et à mesure. Nous confronterons les résultats qui seront donnés officiellement et nous réagirons en conséquence. Mais aujourd’hui, je vous le dis : un deuxième tour est inévitable.
Quels sont les propos ou faits précis que vous reprochez aux médias sénégalais et internationaux, qu’Idrissa Seck et Ousmane Sonko ont ciblés lors de leur conférence de presse commune, après le scrutin ?
Avant même l’élection, il y a eu une sorte de propagande dans certains médias internationaux, que je ne nommerai pas. Ils ont pris fait et cause pour Macky Sall. Dans leurs reportages ou leurs articles, ils faisaient le bilan du président et tiraient sur l’opposition en disant qu’elle peinait à mobiliser. Cela représente une forme d’ingérence dans un processus électoral qui doit aboutir au choix souverain du peuple sénégalais. C’est inacceptable.
Le 24 février, nous avons entendu un média donner un résultat selon lequel le président avoisinait la barre des 50 %, à un moment où il était impossible de le savoir. Au lieu de se contenter de donner des résultats bureau de vote par bureau de vote, comme le font tous les autres médias, ils ont donné un pourcentage pour Macky Sall et un pourcentage pour les autres candidats.
C’est une forme d’influence et de propagande que nous n’acceptons pas. Nous pensons qu’une élection présidentielle demande des responsabilités de part et d’autre. Il faut attendre le résultat des urnes avant de se prononcer.
LE BUT N’EST PAS D’ATTAQUER LES JOURNALISTES. MAIS C’EST AUSSI NOTRE RÔLE DE DIRE : « ATTENTION, NE FAITES PAS CI OU ÇA ! »
N’est-ce pas un peu facile de faire des médias des boucs émissaires, qu’ils soient sénégalais ou internationaux ?
Nous ne pouvons pas empêcher les Sénégalais d’avoir une opinion. Si des médias ont été ciblés, c’est parce que les Sénégalais eux-mêmes ont constaté qu’ils avaient un comportement qui ne seyait pas à la situation, et qu’ils l’ont manifesté.
Dimanche, des journalistes sénégalais et étrangers ont été insultés par des militants d’Ousmane Sonko et d’Idrissa Seck. Certain ont même dû être exfiltrés de votre siège, car leur sécurité était menacée… Que pensez-vous de ces débordements ?
Nous le regrettons et le condamnons. Les journalistes qui étaient là avaient suivi le président Idrissa Seck. Quand on nous a annoncé que certains de nos partisans voulaient les expulser, nous leur avons répondu que ce n’était possible. Le but n’était pas d’attaquer les journalistes.
Mais fondamentalement, il nous revenait aussi, connaissant le tempérament des Sénégalais et voyant le contexte de cette soirée, de dire : « Attention, ne faites pas ci ou ça ! » Ce qui s’est passé a eu lieu avant la conférence de presse des deux candidats, ce n’est pas donc pas lié à leurs déclarations.
PAR OMAR THIONGANE SARR
LA PEUR AURAIT-ELLE CHANGÉ DE CAMP ?
Le respect de la volonté populaire devient un impératif et, toute déclaration, qui ramerait à contre-courant de celle-ci, porterait en elle-même les germes d’une violence inouïe
Hallucinant, surprenant, bluffant, étonnant, effarant, abasourdissant, ébahissant, inattendu, bouleversant, les qualificatifs ne manquent pas pour s’indigner du cirque insensé, de la comédie fade et insipide joués, hier, tard dans la soirée, par l’homme de main de Macky Sall, entouré de ses thuriféraires et autres laquais. En effet, le Premier ministre du Sénégal, Mouhamed Bounn Abdallah Dionne, s’est fendu d’une déclaration surprise aux relents d’un hold-up électoral dans laquelle il crédite son candidat d’un score de 57%, synonyme de sa réélection dès le premier tour, alors que la compilation des résultats reste encore très parcellaire. A l’état actuel des tendances, même un enfant en Cours d’Initiation (CI), qui vient à peine de se familiariser avec les mathématiques, se garderait de verser dans ces excès après cumul des résultats.
De quoi Macky a-t-il vraiment peur ? Que cache cette démarche floue, absconse et vaporeuse d’un autre âge ? A-t-il inconsciemment scié la branche sur laquelle il est assis ? Cette phobie et cette psychose qui l’habitent découlent-elles d’une tare innée ou d’un handicap acquis ? Pourquoi, le Premier ministre se substitue-il à la commission électorale à ce stade des dépouillements ? Serait-on dans une démocratie sans démocrates ?
Malgré la confection calamiteuse des cartes d’identité Cedeao, nonobstant la mise hors course de Karim Wade et de Khalifa Sall, en dépit de l’instauration d’un parrainage taillé sur mesure destiné à écarter de sérieux challengers, sans compter l’utilisation à grande échelle de l’argent public pour s’aliéner des électeurs et les transferts massifs d’électeurs pour se donner une bonne longueur d’avance, le peuple sénégalais a imposé, par les urnes, les conditions d’un second tour inéluctable. Sous ce rapport, le respect de la volonté populaire devient un impératif et, toute déclaration, qui ramerait à contre-courant de celle-ci, porterait en elle-même les germes d’une violence inouïe qui mettrait en danger la stabilité du pays : ce qui serait inacceptable pout tout démocrate imbu de valeurs. Le Sénégal existait avant 2019. Il continuera d’exister. Que Macky sache qu’il n’est qu’un simple usufruitier. Il n’a aucunement le droit de saborder les fondamentaux de la République en confisquant le verdict des urnes.
Le calme, la sérénité et la fluidité du vote relèvent moins de l’organisation du scrutin dont l’Etat et certains caciques du pouvoir se gargarisent que de la maturité du peuple sénégalais qui a une longue tradition de culture électorale. Sa participation qui dépasse les 60%, selon une organisation de la société civile « Sunu élection », est assez révélatrice du décalage abyssal entre les citoyens et la classe politique (les citoyens sénégalais, malgré le tintamarre, savent d’avance pour qui voter et se paient souvent la peau des hommes politiques en les grugeant).
La République des Valeurs (RV), fortement ancrée dans ses convictions républicaines, s’insurge contre le hold-up électoral rampant et condamne énergiquement la déclaration libertaire, anarchiste et anarchisante du Premier ministre. Elle appelle à la sérénité, au calme et jouera le rôle qui est le sien pour l’éclatement de la vérité des urnes et le triomphe de la démocratie.
ASSANE DIOUF EST LIBRE
Selon le président de l’association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus, Ibrahima Sall cette libération, sans aucune explication, démontre que ces derniers ont été retenus en prison pour des raisons politiques
Assane Diouf et Moise Rampino sont rentrés chez eux. Ces deux détenus ont été libérés ce lundi alors qu’ils devaient sortir de prison, jeudi prochain, 28 février. Selon le président de l’association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus, Ibrahima Sall cette libération, sans aucune explication, démontre que ces derniers ont été retenus en prison pour des raisons politiques. « Ils ont été libérés au lendemain de l’élection présidentielle, sans connaitre les raisons. C’est pour des raisons purement politiques qu’ils ont été retenus en prison », a déclaré Ibrahima Sall.
Assane Diouf a été condamné par le tribunal correctionnel de Dakar à une peine de 2 ans dont 9 mois ferme pour injures publiques par le biais d’un système informatique, diffusion de fausses nouvelles et outrage à agent dans l’exerce de ses fonctions. Quant à Moise Rampino, il a été condamné à une peine de 2 ans dont 14 mois ferme.
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UN MIGRANT CAMEROUNAIS À LESBOS
Cédric fait partie des milliers de migrants bloqués en Grèce en attendant que leur demande d'asile soit examinée - Il témoigne de son quotidien difficile près du camp de Moria
Porte d'entrée vers l'Europe, l'île grecque de Lesbos a vu arriver en 2015 des dizaines de milliers de réfugiés. Les habitants leur ont porté secours dès leur arrivée. Mais depuis, les bons sentiments ont fait place à l'exaspération. Beaucoup de migrants sont bloqués sur l'île en attendant l'examen de leur demande d'asile, vivant dans des conditions inhumaines, lorsqu'ils ne perdent pas tout. Sur place, nos reporters témoignent de leur extrême précarité, mais aussi de la lassitude des habitants.
ALI BONGO, SOIGNÉ AU MAROC, REVIENT UNE NOUVELLE FOIS AU GABON
Le président gabonais Ali Bongo, en convalescence au Maroc depuis une attaque cérébrale en octobre, est revenu une nouvelle fois au Gabon dimanche, apprend-on lundi auprès de la présidence
LIBREVILLE (Reuters) - Le président gabonais Ali Bongo, en convalescence au Maroc depuis une attaque cérébrale en octobre, est revenu une nouvelle fois au Gabon dimanche, apprend-on lundi auprès de la présidence.
Le chef de l'Etat, victime d'un AVC le 24 octobre dernier alors qu'il se trouvait en Arabie saoudite, avait une première fois regagné le Gabon à la mi-janvier, une semaine après une tentative de coup d'Etat.
"Le président est rentré hier. Ce matin, il a des entretiens avec les responsables des institutions constitutionnelles, puis avec certains membres du gouvernement", a-t-on déclaré. Le chef de l'Etat n'a pas l'intention de faire d'apparition publique, a-t-on ajouté.
De même, il n'est pas certain que ce retour soit définitif, a-t-on laissé entendre.
Agé de 60 ans, Ali Bongo préside le Gabon depuis la mort de son père, Omar Bongo, en 2009. Il a été réélu de justesse en 2016 avec moins de 6.000 voix d'avance sur l'opposant Jean Ping, au terme d'un scrutin contesté qui a donné lieu des affrontements meurtriers entre manifestants et forces de l'ordre.
MACKY SALL REMPORTE LE DÉPARTEMENT DE RUFISQUE
Le candidat de la Coalition Benno Bokk Yakaar, Macky Sall a remporté largement le scrutin dans le département de Rufisque avec un taux de 54,64 % des suffrages exprimés, selon les résultats affichés lundi en début de soirée au Tribunal de Rufisque
Rufisque, 25 fev (APS) – Le candidat de la Coalition Benno Bokk Yakaar, Macky Sall a remporté largement le scrutin dans le département de Rufisque avec un taux de 54,64 % des suffrages exprimés, selon les résultats affichés lundi en début de soirée au Tribunal de Rufisque par la commission électorale départementale de recensement des votes.
Sur un nombre de 255630 inscrits, il y a eu 185 282 votants dont 1115 bulletins nuls ;
Le président sortant a obtenu 100 632 voix, suivi du candidat de la Coalition ’’Idy2019’’ avec 34 892 voix (18,7%), Ousmane Sonko 30186 voix (16,3%). Issa Sall obtient 16 164 (8,7%) et Madické Niang 2273 voix (1,23%).
Le taux de participation est estimé à 72%.
Le département compte 12 communes dont 4 de l’ancienne communauté rurale de Sangalcam. Les plus éloignées sont Sébikotane, Yenne, Sendou et Bargny.