Linguère affiche un taux de participation de 67,77%. Sur 79 mille 276 suffrages valablement exprimés, Macky Sall a obtenu 64 mille 291, soit 81,10%. Idrissa Seck enregistre 5 857 voix, soit 7,39%, suivi de Ousmane Sonko avec 5 666 voix (7,17%).
Et donc, dans ce fief de son directeur de campagne Habib Sy, Madické Niang n’a pu totaliser que 1 859 voix, soit 2,34% face à Aly Ngouille Ndiaye. El Hadj Sall a récolté 1 603 voix, soit 2,2% des électeurs.
Sans aucune surprise, le candidat de la coalition Benno bokk yaakaar (Bby) a opéré une véritable razzia dans son fief, lors du scrutin présidentiel de dimanche.
En effet, selon les résultats rendus publics hier par les commissions départementales de recensement des votes de Fatick, Gossas et Foundiougne, sur les 205 mille 012 suffrages valablement exprimés au niveau régional, Macky Sall a raflé les 163 mille 545 voix, correspondant à un taux de 79,77%.
Viennent loin derrière Ousmane Sonko avec 19 mille 290 voix, soit 9,40%, puis Idrissa Seck, 14 mille 567 voix, soit 7,12%. Là où El Hadj Sall s’est retrouvé avec seulement 5 716 voix, soit 2,78% et Madické Niang avec 1 879 voix, soit 0,91%.
Fatick département : 80,75%
De façon plus spécifique, Macky Sall est largement arrivé en tête dans le département de Fatick en obtenant 80 mille 880 voix sur les 100 mille 171 suffrages valablement exprimés, soit un score de 80,75%.
Il est suivi du candidat de la coalition Sonko Président qui engrange 9 349 voix, soit 9,33%. Idy 5172 (6,16%). El Hadj Sall, natif de Tattaguine dans le département de Fatick, n’a pu remporter que son centre de vote en récoltant 4 089 voix, soit 4,08%.
Le dernier de la classe Madické Niang se contente lui de 673 voix, soit 0,6%.
Gossas : 73,57%
A Gossas où a voté le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, le chef de file de Bby s’est également hissé sur la plus haute marche du podium avec 20 mille 292 voix, soit 73,57%.
Idrissa Seck obtient 4 292 voix, soit 15,56%, Ousmane Sonko 2 036 voix, soit 7,38%, El Hadj Sall 518 voix soit 1,87% et enfin Ma - dické Niang 435 voix soit 1,57%.
Foundiougne : 80,73%
Dans le département de Foundiougne, c’est le même scénario qui s’est reproduit.
Ici, le Président sortant s’est adjugé 62 mille 373 voix des 77 mille 261 suffrages valablement exprimés, soit un taux de 80,73%. Ousmane Sonko occupe la 2e place avec 7 905, soit 10,23%. Idy 5103 (6,60%). El Hadji Sall arrive en 3e position avec 1 109 voix soit 1,43% et Madické Niang ferme la marche avec 771 voix, soit 0,99%.
LA PLATEFORME DE VEILLE DES FEMMES APPELLE A LA SERENITE
La plateforme de veille des femmes «Etu Jamm» demande à la presse de faire une «communication seine concernant la diffusion des résultats de la présidentielle»
Suite à la conférence de presse de Demba Kandji, président de la Commission nationale de recensement des votes (Cnrv) des interdisant à toute structure n’étant pas habilitée à le faire de se parler des résultats de l’élection présidentielle, en dehors de la Cnrv, la plateforme de veille des femmes «Etu Jamm», a reporté à samedi son face à face avec la presse, prévu hier lundi dans l’après.
Cette rencontre qui devait mettre fin à trois jours de travail des femmes de Etu Jamm, qui ont mis en place un dispositif d’Observation du scrutin qui a commencé par la formation d’observateurs et de journalistes moniteurs déployés sur le terrain et d’opérateurs à la salle de veille. Toutefois, en attendant sa conférence de presse qui se tiendra finalement au lendemain de la proclamation des résultats provisoires par l’instance officielle (Cnrv), «Etu Jamm lance un appel à la sérénité», a dit Penda Seck Diouf, la présidente de cette Plateforme de veille des femmes pour la paix et la sécurité.
Mieux, elle demande aux candidats de continuer la sensibilisation pour un climat apaisé. Poursuivant son propos, la présidente de Etu Jamm demande à la presse de faire une «communication seine concernant la diffusion des résultats de la présidentielle».
En outre, Mme Diouf, au nom de Etu Jamm, souligne que «c’est une période très sensible qu’il faut surveiller sereinement. Et conformément à sa vision et à sa stratégie de mobilisation et de monitoring, mais surtout de médiation Etu Jamm «appelle au dialogue et à la concertation». Elle ajoute que la Plateforme de veille des femmes s’engage, comme elle l’a toujours fait, à contribuer à tout ce qui peut relever de manière substantielle la paix et la sérénité.
BIGNONA ENTRE LES MAINS DE SONKO
C’est le deuxième département remporté par le candidat de la coalition Sonko Président, après Ziguinchor,
C’est le deuxième département remporté par le candidat de la coalition Sonko Président, après Ziguinchor, selon l’Aps. Avec 51 mille 438 voix contre 27 mille 398 pour le candidat de Benno bokk yaakaar (Bby) Macky Sall, presque le double, Sonko efface Mamadou Lamine Keïta et Cie. Le candidat de la coalition Idy2019, Idrissa Seck, a obtenu 2 169 voix, El Hadji Sall 412 voix, et Madické Niang 377 voix. Sur un nombre de 128 mille 489 inscrits, il y a 81 mille 794 suffrages valablement exprimés sur 82 mille 342 votants enregistrés.
LA PRODUCTION AURIFERE EN PLEIN EXPANSION
Le secteur extractif est marqué au quatrième trimestre 2018 par une croissance de 18,9% par rapport au trimestre précédent, portée par les productions de sel et d’or.
La production aurifère du quatrième trimestre 2018 est ressortie en hausse de 5,4% par rapport au trimestre précédent, relève la Dpee dans sa dernière note de conjoncture.
Le secteur extractif est marqué au quatrième trimestre 2018 par une croissance de 18,9% par rapport au trimestre précédent, portée par les productions de sel et d’or.
Au titre de l’or, informe la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), «la production du quatrième trimestre 2018 est ressortie en hausse de 5,4% par rapport au trimestre précédent».
En effet, mentionne la note de conjoncture de ce démembrement du ministère de l’Economie, des finances et du plan publié ce mois-ci, l’exploitation aurifère «a été soutenue par la forte teneur des fosses exploitées sur la période, dans un contexte de hausse des cours sur le marché international, de 1 213 dollars/once à 1 228 dollars/once.
Comparativement à la même période un an plus tôt, un fléchissement de la production d’or de 12,5% est relevé au quatrième trimestre 2018, en liaison avec le repli estimé à 3,6% des cours sur le marché international».
En somme, précisent les collaborateurs du Dr Moustapha Sène, directeur général de la Dpee, «l’exploitation d’or est marquée en 2018 par une production de 245 mille 230 onces, excédant les prévisions qui ont été arrêtées à 240 mille onces des exploitants et signant la troisième année consécutive de hausse».
Cette embellie, selon eux, «est la résultante d’une combinaison de facteurs. En effet, l’exploitation a porté sur des sites à forte teneur, dans un contexte de hausse de la demande mondiale.
Selon le dernier rapport du World gold council (Wgc), elle a progressé de 4% en 2018, dopée par la forte hausse des achats des banques centrales de 74%, au regard des tensions géopolitiques accrues, de la volatilité des marchés financiers et des craintes de ralentissement de la croissance du Pib mondial».
En perspective, avec une capacité de traitement de l’usine dépassant à nouveau les 4 millions de tonnes de minerai par an, augurent ces économistes, «les exploitants escomptent un avenir plus radieux et une croissance plus soutenue en 2019, compte tenu de leurs ambitions d’étendre la production sur une ceinture aurifère plus prometteuse.
Ainsi en 2019, la production pourrait franchir la barre des 250 mille onces d’or». Ils mettent cependant un petit bémol. «Les vacillations des cours de l’or sur le marché international, le tumulte politique en Europe engendré par le Brexit et d’éventuels incidents mécaniques à la mine pourraient affecter les objectifs de production», disent-ils.
En glissement annuel, mentionne le document, «l’activité extractive est par contre ressortie en baisse de 4,5%, en rapport avec les productions d’or et d’attapulgite.
Au total, le secteur de l’extraction s’est bien comporté en 2018 avec une progression estimée à 9,5%, comparativement à l’année 2017, sous l’impulsion des productions d’or et de phosphate».
Au moment où les productions d’or, de sel et de phosphate ont connu une nette progression au cours de cette période sous revue, celle de l’attapulgite a reculé.
Recul de la production de l’attapulgite
D’après la note de conjoncture de la Dpee, la part de production de «l’attapulgite (absorbant utilisé en général dans la litière animale) a vu sa production du quatrième trimestre chuter de 30,1% par rapport au trimestre précédent».
Ce revers, lit-on dans le document, «s’explique principalement par les difficultés d’acheminement du produit à partir du port de Dakar et la contraction de la demande étrangère.
En effet, le coût des opérations à Dakar, lié en partie à la congestion au niveau du port, rend difficile le placement du produit sur le marché concurrentiel européen, principale destination des ventes sénégalaises».
Toutefois, souligne le document, «pour pallier cette situation, les autorités portuaires ont lancé un programme de réhabilitation des voies de circulation.
Comparativement à la même période de 2017, la production d’attapulgite est ressortie en baisse de 43,8% au quatrième trimestre 2018, en phase avec le repli de 16% de la demande étrangère».
Sur l’année 2018, à en croire la structure du ministère de l’Economie, des finances et du plan, «la production d’attapulgite évaluée à 162 mille 170 tonnes a été également moins soutenue de 14,4% qu’un an plus tôt où la production a été de 189 mille 448 tonnes».
En perspective, prédisent les économistes de la Dpee, «l’exploitation d’attapulgite devrait enregistrer un léger mieux en 2019 par rapport à 2018 du fait de la demande étrangère et de l’amélioration des conditions d’expédition du produit à partir du port de Dakar.
En effet, la production annuelle est projetée à 163 mille 220 tonnes d’attapulgite en 2019, soit une hausse de 0,65% par rapport à 2018.
La répartition trimestrielle prévisionnelle de la production prend en compte l’hivernage, les fêtes de fin d’année et d’autres entraves à l’activité. Au premier trimestre 2019, une production de 40 mille 805 tonnes d’attapulgite est attendue».
VIDEO
ILS ONT TOUS FAILLI À LEUR DEVOIR
EXCLUSIF SENEPLUS - Selon plusieurs citoyens, les déclarations du Premier ministre et des candidats de l'opposition ne sont pas à la hauteur du sens de maturité des électeurs mobilisés en masse dimanche dernier - VIDÉO EN PULAAR
Youssouf Ba et Lamarana Diallo |
Publication 26/02/2019
Les déclarations du Premier ministre Mohamed Boun Abdallah Dionne et celle des candidats Idrissa Seck et Ousmane Sonko ne sont pas du goût des citoyens sénégalais. Ces derniers estiment que les politiciens doivent prendre très au sérieux la maturité politique des sénégalais exprimée dimanche à travers leur vote massif. ‘’ Nous sommes tous fiers d’avoir accompli notre devoir dans le calme et la sérénité et il serait vraiment regrettable que ce soit eux, les responsables d’une quelconque menace sur la paix et la stabilité du pays’’, a déclaré Maimouna Sow.
Voir la vidéo.
LA SECTION SYNPICS/GFM COMDAMNE LES PROPOS DE IDY ET SONKO
Réaction, accusations et menaces contre le Groupe futurs médias
Les accusations et menaces proférées dimanche par Idrissa Seck et Ousmane Sonko contre le Groupe futurs médias (Gfm) sont condamnées par la section Synpics/Gfm qui a réagi hier à la sortie de ces deux candidats de l’opposition à la Présidentielle.
Les sorties, dimanche, des candidats Idrissa Seck de la coalition «Idy 2019» et Ousmane Sonko de «Sonko président» contre le Groupe futurs médias (Gfm) et la télévision privée 2Stv ne sont pas du goût de la section Synpics/Gfm. Cette structure a réagi hier à travers un communiqué rendu public pour condamner «avec vigueur les propos grossiers et irresponsables des candidats Ousmane Sonko et Idrissa Seck». «La section Synpics/Gfm condamne les accusations sans fondement de Ousmane Sonko et de Idrissa Seck», tient à déplorer la structure dans son document.
Elle «engage la responsabilité de ces leaders dans toute agression qui pourrait survenir contre les journalistes du Groupe futurs médias.» La section Synpics/Gfm qualifie cette attitude des deux candidats de l’opposition d’«entreprise de discrédit à l’égard d’une corporation qui, de par son travail de terrain, se veut sentinelle de la démocratie».
Face à ce constat, la section Synpics/Gfm a décidé d’apporter «tout son soutien aux maisons de presse incriminées, singulièrement aux journalistes de Gfm». A propos de ces derniers d’ailleurs, la section Synpics/ - Gfm «les félicite du remarquable travail de terrain effectué et les invite à poursuivre ce travail».
A la Direction générale de Gfm, la section Synpics/Gfm «invite à prendre toutes les mesures adéquates pour assurer la protection de ses journalistes». «En conférence de presse conjointe, dimanche, après la fermeture des bureaux de vote, les deux leaders ont réduit le travail de terrain et de couverture des journalistes en un traitement tendancieux de l’information», rappelle le communiqué de la section Synpics/Gfm.
Qui précise que «l’un des candidats, notamment Ousmane Sonko» est allé «jusqu’à jeter à la vindicte populaire les travailleurs du Groupe futurs médias et ceux de la 2Stv». Ce dernier, pour rappel, avait accusé nommément la 2Stv, Gfm et la presse française, dans une déclaration faite devant la presse, dimanche, «de transmettre de manière tendancieuse pour préparer l’opinion à l’annonce d’une victoire de Macky Sall au premier tour». Ce dernier a présenté ses excuses hier à la 2STv, mais maintient toujours ses accusations contre le Groupe futurs médias (Gfm).
SONKO, NOUVEAU « ROI » DE ZIGUINCHOR
Propulser sur le devant de la scène avec sa radiation de la fonction publique, le leader de la coalition Sonko-Président a connu une ascension fulgurante, en atteste les résultats de l’élection présidentielle du 24 février.
Propulser sur le devant de la scène avec sa radiation de la fonction publique, le leader de la coalition Sonko-Président a connu une ascension fulgurante, en atteste les résultats de l’élection présidentielle du 24 février. Le candidat de « l’anti-système » a eu une montée inédite, surtout à Ziguinchor. L’ancien inspecteur des impôts et domaines est désormais l’homme fort de la capitale du Sud : il obtient 41.291 voix contre 32.846 pour la coalition Benno Book Yakaar, soit un écart de 8445 voix, sur 78.384 votants.
Si c’était un test grandeur nature pour une base politique, Ousmane Sonko et sa coalition Sonko-Président l’aura réussi. Aminata Angélique Manga, Doudou Ka du Fongip, Benoit Sambou, Mamadou Lamine Keïta et Tombon Guèye, respectivement maires de Bignona et d’Oussouye et dernièrement Abdoulaye Baldé, maire de Ziguinchor, n’ont pas pu freiner l’ascension fulgurante du leader du parti Pastef. Les résultats de l’élection présidentielle du 24 février ont fait de lui le nouveau roi de Ziguinchor. Les populations de Ziguinchor, Bignona et Oussouye ont dit « oui » au candidat de « l’anti-système ». À Ziguinchor, sur 125.154 inscrits, 78.384 ont voté, dont 77.622 suffrages valablement exprimés. Sonko enregistre 41.291 voix contre 32.846 pour la coalition Benno Book Yakaar, soit un écart de 8445 voix. A Bignona, Ousmane Sonko obtient 51 438 voix contre 27 398 pour Macky Sall, informe la commission départementale de recensement des votes (Cdrv). S’en suit la coalition d’Idrissa Seck qui a obtenu 2169 voix. Issa Sall du Pur et Madické Niang obtiennent respectivement 412 et 377 voix. Le score est moins considérable dans le département d’Oussouye, où Ousmane Sonko obtient 9.209 voix contre 8.707 pour Macky Sall.
A moins de consolider ce score en décembre prochain à l’occasion des élections locales pour ne pas tomber dans le piège de Malick Gackou qui cherche à consolider sa base politique à Guédiawaye, alors qu’il en avait l’occasion en 2014, Ousmane Sonko, pour une première participation à une élection présidentielle, est l’incarnation de la politique moderne. Très présent sur les réseaux sociaux, Ousmane Sonko gagne la sympathie d’une frange de la jeunesse par son discours anti-système. Il veut promouvoir la souveraineté nationale car, pense-t-il, l’économie est contrôlée par des multinationales étrangères. L’initiateur du programme « Jotna : Li nëpbokk, nëpjot ci » propose, s’il est élu, une Cour constitutionnelle à la place d’un Conseil constitutionnel et la Suppression du Cese et du Hcct. Sur la question des ressources naturelles où il est revenu durant toute sa campagne, Sonko entend renégocier les contrats déjà signés sur les blocs pétroliers.
UNE CÉRÉMONIE ET UN PALMARÈS TRÈS POLITIQUE
La 91e cérémonie des Oscars a été marquée par la victoire de «Green book», un film qui traite de l’Amérique raciste des années 1960, mais aussi un discours très politique de Spike Lee, récompensé pour le scénario de «BlacKkKlansman».
La 91e cérémonie des Oscars a été marquée par la victoire de «Green book», un film qui traite de l’Amérique raciste des années 1960, mais aussi un discours très politique de Spike Lee, récompensé pour le scénario de «BlacKkKlansman».
Il est assez classique que les Oscars se transforment en tribune politique. Contre Donald Trump récemment, mais aussi pour les droits humains en général. Des discours qui ont longtemps tranché avec la sélection et le palmarès, peu susceptibles de représenter une quelconque diversité. La 91e cérémonie des récompenses du cinéma américain, qui s’est tenue dans la nuit de dimanche à lundi, a permis de couper quelque peu avec ce paradoxe. Au-delà du sujet de Green book, sacré meilleur film, les récompenses de Mahershala Ali dans un second rôle, les Oscars technique et musical pour Black panther, mais surtout le prix du scénario adapté accordé à Spike Lee ont donné à la soirée une tournure très politique. Spike Lee, longtemps boudé par les Oscars qui n’avaient même pas daigné sélectionner Do the right thing dans des catégories majeures en 1990, a pris sa revanche en recevant le prix du meilleur scénario adapté pour BlacKk Klansman, vers 4h 20 du matin.
Coiffé d’un béret violet, assorti à son costume, le franc-tireur du cinéma américain, très engagé pour la cause afro-américaine, a prononcé un discours à son image. Rappelant que 400 ans plus tôt, en 1619, le premier contingent d’esclaves africains était envoyé aux Etats Unis, Spike Lee a rendu hommage «à nos ancêtres qui ont bâti cette Nation». «Aux yeux du monde, j’aimerais rappeler le génocide qui a été commis», a-t-il déclaré. Avant de s’intéresser à l’avenir. «La prochaine élection aux Etats Unis, c’est demain. Nous devons tous nous mobiliser et être du bon côté de l’histoire. Nous devons faire le bon choix entre l’amour et la haine.» Et le réalisateur de conclure : «Do the right thing !» (Faites ce qui est juste).
Super-héros noirs
D’autres avant lui avaient évoqué la cause afro-américaine de manière moins frontale. C’est le cas notamment des équipes de Black panther, récompensées pour leurs décors et leurs costumes. Alors que la quasi intégralité d’entre elles étaient composées de personnes noires, les primés ont longuement remercié Marvel, leur producteur, et le réalisateur du film, Ryan Coogler, pour les opportunités qui leur avaient été offertes par ce tournage. «Marvel a créé les premiers super-héros noirs, mais grâce à ces costumes, nous les avons transformés en roi», a notamment lancé la costumière Ruth Carter. «Merci d’avoir rendu hommage à la royauté africaine.»
Le présentateur de télévision afro-américain Trevor Noah a, quant à lui, introduit la présentation de Black panther d’une phrase : «En des temps comme celui-ci, nous sommes plus forts unis que si nous combattons divisés.» Dans un autre genre, Mahershala Ali a, lui, fait le choix de l’hommage vestimentaire. Venu chercher son Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Green book, celui qui avait déjà obtenu la même statuette en 2017 avec Moonlight s’était coiffé d’un chapeau semblable à celui porté en son temps par le militant des droits civiques Malcolm X.
Diversité.
Au-delà de la cause noire-américaine, les Oscars 2019 ont permis un éloge continu à la diversité. Reparti avec la statuette du meilleur acteur pour s’être glissé dans le costume (et le dentier) de Freddie Mercury dans Bohemian rhapsody, Rami Malek a lui aussi fustigé la politique de Donald Trump sans le nommer. «Je suis le fils d’immigrants égyptiens, et donc Américain de première génération», a-t-il rappelé dans son discours de remerciement. Les multiples récompenses accordées à Alfonso Cuaron pour Roma (meilleur film étranger, meilleur réalisateur, meilleure photographie) ont donné l’occasion à Javier Bardem ou Diego Luna de s’exprimer en espagnol. Dans son discours de remerciement pour le meilleur film en langue étrangère, le réalisateur de Gravity a d’ailleurs vanté l’ouverture sur le monde donnée par le cinéma et la capacité du septième art à traverser les frontières. Pas innocent, alors que le sujet du mur à la frontière américano-mexicaine est sur le devant de la scène médiatique depuis des mois.
MACKY PREND SA REVANCHE SUR GUIRASSY
Victoire du candidat de BBY dans toute la région de Kédougou
Kédougou était épiée pour être le fief de Moustapha Guirassy, membre de la coalition Idy2019. Il avait obtenu son poste de député pour avoir remporté le seul siège du département au nez et à la barbe de Hadji Cissé et Cie. Mais là, c’est toute la région qui est acquise à Macky Sall. Sur les 40 mille 268 suffrages valablement exprimés, il obtient 27 mille 798 (69,03%). Et c’est Sonko qui arrive en seconde position avec 5 933, donc devant Idrissa Seck 4 952 seulement. Puis Madické Niang avec 208 et El Hadj Sall 677.
Dans les détails et pour le département de Kédougou, le Président sortant rafle 16 mille 153 voix devant Sonko (3 269). Puis vient Idrissa Seck en 3ème position avec 2 494. Suivent Madické Niang (377) et El Hadji Sall (324). Il faut rappeler que le candidat de la coalition Idy2019 n’a pu y tenir un meeting pendant la campagne.
A Saraya, Macky Sall obtient 7 120, Ousmane Sonko 2 075, Idrissa Seck 1 396, Madické Niang 222, El Hadji Sall 278 voix. À Salemata Macky Sall a obtenu 4 525 voix, Idrissa Seck 1 062, Ousmane Sonko 589, Madické Niang 309 et El Hadj Sall 75 voix.