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29 août 2025
Par Abdoulaye THIAM
TROP, C’EST TROP !
Quelle mouche aurait donc piqué Idrissa Seck et Ousmane Sonko pour s’attaquer à nos confrères du groupe Futurs Médias et les désigner à la vindicte populaire ?
Quelle mouche aurait donc piqué Idrissa Seck et Ousmane Sonko pour s’attaquer à nos confrères du groupe Futurs Médias et les désigner à la vindicte populaire ? Que leur reprocheraient-ils ? D’avoir fait leur travail en toute liberté? D’avoir été professionnels? On pourrait se poser la question. On pourrait surtout se demander dans quel pays sommes-nous finalement pour que n’importe quel quidam se permette de s’attaquer de manière virulente à des journalistes dans l’exercice de leur fonction.
Alors qu’on n’a pas encore fini de panser nos plaies, suite à l’ignoble attaque dont des reporters ont été victimes à Tambacounda par une meute de nervis, voilà qu’Ousmane Sonko, croyant être sorti de la cuisse de Jupiter, ajoute une couche supplémentaire, en remettant en cause le travail de nos confrères. Bien loin de verser dans un corporatisme aveugle nous nous devons tout simplement de constater que les journalistes du groupe Futurs Médias ont fait leur travail dans l’impartialité la plus absolue. Avec professionnalisme, dans le seul but de remplir leur mission de service public de l’information. Idrissa Seck mais surtout Ousmane Sonko qui accuse nommément nos confrères de publier des faux résultats, n’ont qu’à s’en prendre aux électeurs.
En effet, les reporters de GFM qui étaient sur le terrain n’ont fait que collecter et diffuser les résultats des dépouillements, affichés au vu et au su de tout le monde. Ils auraient peut-être dû nous épargner la tendance livrée par leur statisticien qui a avancé qu’après dépouillement de plusieurs centres témoins, Macky Sall arriverait en tête avec 48 %. Il ne s’agissait là que d’une projection et cela avait été spécifiée comme telle. Libres à eux, pourvu que cela se fasse à partir de faits dûment établis. Ce n’est donc pas une raison pour vouer aux gémonies d’honnêtes citoyens en les accusant de parti-pris, sans la moindre preuve. Pis, ces attaques indignes de candidats qui aspirent à diriger notre pays, ne s’adressent pas seulement à un groupe, ni à un organe puisqu’elles visent à écraser et à mettre au pas toute une profession dont le crédo est les faits et l’interprétation à partir des faits. C’est dire, si on n’y prend garde, si jamais des journalistes, pour des raisons de concurrence ou autres, ne réagissent pas, alors qu’on ne s’étonne pas qu’un jour des nervis puissent envahir les studios de radios, de télévisions ou les salles de rédaction pour casser du journaliste. Comme ce fut le cas dans un passé récent, avec les agressions sauvages et barbares dans les locaux de l’AS et de 24 Heures Chrono. Quelques lampistes ont été arrêtés alors que le commanditaire connu et reconnu se pavane dans les rues de Dakar, transhumant d’un régime à un autre.
Au début des années 2000 faut-il le rappeler, le Groupe Sud Communication avait fait les frais de cette intolérance pour avoir démontré, à la face du monde, que Salif Sadio était bel et bien vivant, contrairement aux affirmations fallacieuses des tenants du pouvoir d’alors. Que dire du groupe Walfadjiri ? Aussi sommes nous fonder à nous interroger : Qui sera le prochain sur la liste ? Pour peu qu’on ne réagisse pas vigoureusement. A l’évidence, cette mise à l’indexe grave tant elle s’apparente à un appel au meurtre. Et nous osons espérer que le Syndicat professionnel de l’information et de la communication (Synpics) va réagir et même se garder le droit de porter plainte pour diffamation en contraignant Ousmane Sonko à apporter la preuve de ses graves accusations. Trop, c’est trop !
PAR SEYBANI SOUGOU
CERTITUDE DU SECOND TOUR : L'IRRESPONSABILITÉ DU RÉGIME
Les chiffres fantaisistes et préfabriqués brandis par le 1er Ministre Abdallah Dione sont totalement fictifs. En matière d’élections, la parole du Premier Ministre, ou même du candidat Macky SALL n’a aucune valeur juridique
« La parole du 1er Ministre évoquant le taux fictif de 57% n’a aucune valeur juridique »
Le 24 février 2019, les citoyens sénégalais se sont déplacés massivement aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger pour accomplir leur devoir civique et choisir en toute liberté, celui qui doit tenir les rênes du pays, pendant les 5 prochaines années.
Cette mobilisation historique témoigne d’un puissant désir de changement qui s’est exprimée clairement dans les urnes. Les tendances qui se dégagent, sur la base du dépouillement des procès-verbaux portant sur un nombre significatif de régions permettent de confirmer, de manière irréversible que le second tour est inéluctable au Sénégal en 2019. Les résultats relayés par les journalistes présents dans tous les centres de votes du pays, issus de procès-verbaux attestés et signés ne laissent place à aucun doute (l’addition des voix d’Idrissa SECK et de SONKO presque partout, dépasse le candidat de Benno BOK YAKAAR et conduisent au 2eme tour).
Les chiffres fantaisistes et préfabriqués brandis par le 1er Ministre Boun Abdallah DIONE sont totalement fantaisistes, pour ne pas dire fictifs. En matière d’élections (législatives ou présidentielles), la parole du Premier Ministre, ou même du candidat Macky SALL n’a aucune valeur juridique. Par conséquent, il ne faut accorder aucune crédibilité à ces chiffres. Le désir du 1er Ministre de voir son candidat briguer un second mandat ne doit pas lui faire perdre le Nord. Son attitude de mauvais perdant témoigne d’une irresponsabilité totale du régime.
Il appartient désormais aux partis d’opposition de veiller scrupuleusement à la consolidation des résultats, et de faire en sorte que les PV (procès- verbaux) centralisés au niveau des commissions départementales ne soient remplacés ou substitués, au cours du trajet entre les centres de votes et la Cour d’appel, dont le Président qui dirige la commission nationale de recensement des votes est chargé de proclamer les résultats provisoires, avant validation définitive par le Conseil Constitutionnel.
Malgré l’élimination de Karim WADE, et de Khalifa SALL des joutes présidentielles, l’éviction de 22 candidats avec la mise en œuvre de la loi scélérate sur le parrainage, et les milliards de F CFA déversés dans la campagne électorale, Macky SALL (les PV compilés sont formels), ne dispose pas d’une majorité pour devenir le Président de la République du Sénégal, au 1er tour du scrutin du 24 février 2019. C’est clair, net et précis.
L’époque où un régime pouvait fabriquer et imposer des résultats officiels, en matière d’élections est révolue au Sénégal. Le peuple a tranché et la loi de la démocratie s’impose.Le candidat Macky SALL, qui n’est ni Dieu, encore moins son prophète doit se plier au verdict des urnes. Le Sénégal n’a pas besoin d’un coup d’état électoral en 2019.Tous les citoyens, toutes les forces républicaines et démocratiques et tous les mouvements de la société civile doivent dénoncer fermement le coup d’état électoral qui se prépare au Sénégal, à savoir la confiscation des suffrages des sénégalais, par un régime en déperdition.
Les médias doivent faire preuve de vigilance pour ne pas entacher leur crédibilité : l’hypothèse du 1er tour est une fiction qui appartient au passé. Arrêtons de jouer avec le feu !
Le chef du gouvernement a annoncé dans la nuit la victoire dès le premier tour du président sortant. Ses deux principaux adversaires contestent.
Au Sénégal, le «coup K.-O.» de Macky Sall contesté par l'opposition
Après une courte nuit passée collés à leurs transistors et à leurs téléphones portables, les Sénégalais se réveillent dans le brouillard. Le camp du chef de l’Etat sortant revendique une victoire dès le premier tour à l’élection présidentielle de dimanche – le chef du gouvernement affirmant dans la nuit que Macky Sall avait récolté «au moins 57%» des suffrages. Une heure plus tôt, ses deux principaux adversaires, Idrissa Seck et Ousmane Sonko, avaient pourtant écarté cette possibilité. «A ce stade, un deuxième tour s’annonce», a déclaré le premier. «Dans l’état actuel du dépouillement, aucun candidat, je dis bien aucun candidat, moi y compris, ne peut se proclamer vainqueur de l’élection présidentielle», a ajouté le second, lors d’une conférence de presse commune aux deux opposants.
Le scrutin s’est déroulé dans le calme – les missions d’observation nationales et internationales n’ont relevé aucun incident majeur – et a enregistré une forte participation. Toute la nuit, les médias sénégalais ont fiévreusement égrené les scores des candidats bureau de vote par bureau de vote sans parvenir à dégager une tendance suffisamment précise à l’échelle du pays. D’après les premiers chiffres, Ousmane Sonko et Idrissa Seck semblent nettement distancés par Macky Sall, mais le président-candidat a-t-il franchi la barre des 50% ? Il avait fait de ce «coup K.-O.» l’objectif affiché de sa campagne. Les résultats officiels doivent être publiés dans chaque département avant mardi à midi.
MACKY SALL, L'«ENTETE» QUI VEUT RESTER AUX COMMANDES DU SENEGAL
Selim SAHEB ETTABA, Malick Rokhy BA - AFP |
Publication 25/02/2019
Depuis dix ans, dans sa "longue marche" de dissident puis au pouvoir, il sillonne le Sénégal. Macky Sall, dont le camp a revendiqué la victoire dans la nuit de dimanche à lundi, s'est méthodiquement dégagé la route d'un second mandat, quitte à utiliser la justice contre ses concurrents, selon l'opposition.
A 56 ans, cet ingénieur géologue né à Fatick (centre) dans une famille modeste originaire du nord du pays, qui se définit comme un libéral social, après un épisode de jeunesse maoïste, veut amener le Sénégal "plus loin et plus haut", vers "l'émergence" à l'horizon 2035.
Depuis son élection en 2012 face à son ancien mentor Abdoulaye Wade, il se targue d'avoir augmenté la production agricole et poursuivi une ambitieuse politique de grands travaux: nouvel aéroport, ville nouvelle de Diamniadio, ou encore un train express régional, inauguré en janvier plusieurs mois avant son entrée en service...
La litanie d'inaugurations d'ouvrages parfois inachevés a d'ailleurs valu au président sortant les piques des quatre autres candidats, à l'image d'Issa Sall, proche d'une mouvance religieuse, qui l'a qualifié de "poseur de première pierre".
A son actif, Macky Sall peut également citer l'accalmie durable dans la région de Casamance (sud), en proie à une rébellion indépendantiste depuis 1982, et en Gambie voisine, le départ du président Yahya Jammeh, contraint par la pression militaire et diplomatique à reconnaître sa défaite électorale et à quitter le pays en 2017.
Macky Sall, homme enrobé à la carrure solide et surnommé "Niangal" (visage sévère, en langue nationale wolof), qui a eu raison de l'obstination de l'ancien lutteur Yahya Jammeh après 22 ans de pouvoir, a répété sa conviction de terrasser ses adversaires dès le premier tour, se donnant même le luxe de leur faire la leçon.
- Chute brutale -
"Il ne peut y avoir de combat parce qu'il n'y a pas photo", a-t-il lancé lors de son ultime meeting de campagne au stade Léopold Sedar Senghor à Dakar, le plus grand du pays (60.000 places), estimant "ne pas boxer dans la même catégorie" selon la traduction de ses propos en wolof.
Pour être élu, "il faut aller dans le Sénégal des profondeurs, rencontrer les populations à la base", a répété au fil de la campagne Macky Sall qui, après une rapide ascension, a dû repartir pratiquement de zéro.
En 2001, il est directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen) quand le président Wade le fait entrer au gouvernement, comme ministre de l'Energie, des Mines et de l'Hydraulique.
Il deviendra ensuite ministre de l'Intérieur, puis Premier ministre et directeur de campagne d'Abdoulaye Wade pour sa réélection en 2007, et président de l'Assemblée nationale au début du second mandat de celui-ci.
Un "casus belli" survient en 2008, quand Macky Sall convoque son fils, Karim Wade, alors chef d'une agence de travaux pour le sommet de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) à Dakar, afin de s'expliquer devant les députés sur l'utilisation des fonds.
Malgré les pressions, il refuse de quitter son poste. Finalement chassé par un vote des députés en novembre 2008, il démissionne de tous ses mandats électifs acquis sous la bannière du parti au pouvoir et crée sa propre formation.
- "Lignée de guerriers" -
"C'est à ce moment que ma vie a pris un tournant essentiel", raconte Macky Sall dans son livre autobiographique "Le Sénégal au coeur" publié en novembre. Commence alors pour lui une "longue marche" dans les régions les plus reculées du pays, avec en ligne de mire la présidentielle de 2012.
Il s'ancre dans l'opposition et refuse tout compromis avec Abdoulaye Wade. "Je suis issu d'une lignée de guerriers. Ils préfèrent mourir que de perdre la face", déclarait-il lors de la présentation du livre, où il revendique deux traductions de son nom de famille: "entêté" et "qui refuse".
De fait, sous l'allure débonnaire de ce mari et père de deux garçons et une fille, perce un homme d'Etat madré.
L'opposition accuse le président sortant d'avoir instrumentalisé la justice pour éliminer ses deux rivaux potentiels les plus dangereux, Karim Wade, et le maire déchu de Dakar, Khalifa Sall, dont les candidatures ont été invalidées en raison de condamnations pénales.
Il s'en défend, plaidant la stricte séparation des pouvoirs. Mais dans une interview en novembre à la télévision France 24, il affirme ne pas exclure une amnistie en faveur de Karim Wade et Khalifa Sall, cette hypothèse "dans la circonstance nouvelle d'une réélection".
ZIGUINCHOR : OUSMANE SONKO DONNÉ VAINQUEUR DANS LE PLUS GRAND CENTRE
Le leader de la coalition ’’Sonko Président’’, Ousmane Sonko, a remporté le scrutin présidentiel au centre Landing Tamba de Lyndiane, le plus grand de la commune de Ziguinchor
Ziguinchor, 24 fév (APS) - Le leader de la coalition ’’Sonko Président’’, Ousmane Sonko, a remporté le scrutin présidentiel au centre Landing Tamba de Lyndiane, le plus grand de la commune de Ziguinchor (sud), avec 2.658 voix contre 1.475 pour le président sortant Macky Sall, sur un total de 3938 votants.
M. Sonko est arrivé en tête dans tous les 13 bureaux de vote que compte le centre Landing Tamba, logé dans le quartier populaire de Lyndiane.
Idrissa Seck arrive en troisième position avec 42 voix sur les 13 bureaux. El Hadji Sall dit El hadj Issa Sall et Madické Niang ferment la marche avec respectivement 16 et 13 suffrages.
SONKO DEVANCE DANS LA DIASPORA, MACKY SALL «PREND DU LARGE» AU BERCAIL
Présidentielle du 24 février : en dépit de ce grand rush nourri par un engouement populaire et une volonté citoyenne de contribuer au rayonnement de la démocratie, ils ont été nombreux à ne pas pouvoir exprimer leur vote
Afrika Strategies France |
Almami Camara |
Publication 25/02/2019
6,6 millions d’électeurs sur 16 millions d’habitants ce dimanche, 5 postulants dont trois (Sall, Seck et Sonk) sortent du lot dans une présidentielle crispée. Si le Sénégal est habitué aux urnes, cette présidentielle aurait pu être la plus ouverte. A un détail près, le président sortant, largement en tête, a choisi ses adversaires. Les premiers résultats donnent Sonko en tête dans la diaspora et Macky Sall prend le large au bercail.
Ce dimanche, le Sénégal a pris rendez-vous avec l’histoire. Plus de six millions d’électeurs aux urnes pour élire un président de la république parmi cinq candidats en lice. Macky Sall candidat à sa propre succession, est en face de quatre candidats issus de l’opposition que sont l’ancien premier ministre Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Madické Niang. Après l’ouverture des bureaux de vote à travers, on a vite noté plusieurs manquements ou dysfonctionnements sur le fichier électoral qui a longtemps été remis en cause, par l’opposition. Si les 5000 observateurs accrédités par une centaine d’organisations sont confiants, plusieurs Sénégalais n’ont pas trouvé leurs noms sur la bonne liste. Une situation qui a écarté plusieurs dizaines de milliers d’électeurs selon une source du ministère de l’intérieur. Les premiers dépouillements donne Sonko en tête dans la diaspora et Macky Sall en avance au bercail suivi de Idrissa Seck.
Un lot d’irrégularités
Les électeurs ont pris d’assaut très tôt, les différents centres de vote pour accomplir leur devoir citoyen. Hélas, en dépit de ce grand rush nourri par un engouement populaire et une volonté citoyenne de contribuer au rayonnement de la démocratie, ils ont été nombreux à ne pas pouvoir exprimer leur vote. « Le bureau de vote marqué sur ma carte ne porte pas mon nom » déplore Mamadou. Cet étudiant de 23 ans est rentré en colère chez lui. Une situation constatée à plusieurs endroits dans le pays. La modification de la carte électorale avec un transfert d’électeurs constant, en est la véritable cause. Des millions d’électeurs ont été transférés sans leur consentement et au jour du scrutin, ils se heurtent à une disposition unilatéralement imposée par la majorité. Dans un centre de vote des Parcelles Assainies, une commune de Dakar, de nombreux électeurs ont eu des problèmes de carte nationale d’identité dont les duplicatas n’ont pas la mention de la zone de recasement. A Touba, la troisième ville du Sénégal où le régime du président sortant n’a jamais remporté un seul scrutin, ce sont plus de 15.000 électeurs qui ont été éconduits pour la simple raison qu’ils ne figurent pas sur le fichier électoral selon la commission électorale. Dans certains bureaux de vote, il manquait les bulletins de vote de certains candidats de l’opposition. Il faut aussi noter qu’il y a eu 500 abris provisoires qui ont été érigés en bureau de vote dans cette ville religieuse.
Désagréables surprises pour plusieurs ministres et personnalités
Comment comprendre que Me Sidiki Kaba, ministre de la justice ne soit présent sur le fichier électoral pour voter à Tambacounda où il était inscrit ? « Curieux ! » s’en amuse l’intéressé. Idem pour Mansour Faye, ministre de l’hydraulique et frère-ainé de la première dame qui n’a pas pu voter dans son bureau de vote de Saint-Louis où il est le maire. Les cas les plus choquants sont ceux du ministre d’Etat Mbaye Ndiaye dont la date de naissance posait problème et de Maïmouna Ndoye Seck, la ministre en charge des transports qui n’a pu exprimer son vote, dans un centre du quartier de la Médina. Toujours dans la capitale, il y a eu plusieurs irrégularités notées çà et là par les représentants des candidats de l’opposition. Notamment ce fichier litigieux longtemps qui a longtemps été source de polémique entre le pouvoir et l’opposition. La Commission nationale électorale (CENA) ne dispose pas du même fichier que les représentants des candidats, dans plusieurs bureaux de vote. Une situation rare au Sénégal où les élections ont été « régulières » depuis l’indépendance en 1960.
L’opposition crie au scandale
Face à tous ces nombreux manquements, l’opposition par la voix de Barthélémy Diaz, suspecte une éventuelle fraude. Au demeurant, tout laisse à croire que le gouvernement n’a pas tiré des enseignements de son échec lors des élections législatives de du 30 juillet 2017. Pour rappel, l’opposition avait purement récusé au lendemain de ces législatives que le ministre de l’intérieur organise cette élection présidentielle. En lieu et place, elle avait proposé la nomination d’une personnalité neutre et consensuelle comme le fit l’ancien président Abdoulaye Wade ; en 2012. En son temps, ce dernier avait nommé un directeur général des élections en la personne de Cheikh Gueye qui a conduit le Sénégal à une seconde alternance avec l’élection du président Macky Sall. Mais pour ce scrutin, Aly Ngouye Ndiaye ministre de l’intérieur et haut responsable de l’Alliance pour la République (APR) au pouvoir, a été maintenu contre vents et marrées par le Chef de l’Etat sortant.
Wade dit « avoir raison », Macky Sall en tête
Pour sa part, Me Abdoulaye Wade qui avait tiré la sonnette d’alarme pour dénoncer que l’opposition ne pourrait venir à bout du président Macky Sall qui a l’avantage de disposer d’un fichier électoral en sa faveur, se frotte les mains. »Il ne veut pas forcément avoir raison » murmure son entourage face aux cafouillages. Par conséquent, il a refusé de prendre part à ce qu’il qualifie d’un simulacre d’élection présidentielle et n’a donné aucune consigne de vote pour le Parti social démocrate (Psd) qu’il a créé, après que son fils soit recalé par le Conseil constitutionnel. Pour une fois depuis la première alternance de mars 2000, une élection présidentielle a connu autant de manquements au Sénégal. Cela n’a pas empêché les populations de voter massivement. Après la fermeture des bureaux de vote, les premières tendances commencent à tomber avec les résultats de la Diaspora qui a quelques heures d’avance. Si elle est favorable à Ousmane Sonko (en tête en France, au Canada, aux Etats-unis, en Belgique et en Allemagne), Macky Sall se concentre sur les résultats à l’intérieur du pays qui lui accordent une large avance.
Mais à l’heure actuelle, selon notre correspondant à Dakar, il est périlleux de présumer ou non d’un second tour.
Afrika Stratégies France et la rédaction centrale
ZIGUINCHOR : LA COMMUNE BASCULE DANS L’ESCARCELLE D’OUSMANE SONKO
Le candidat Ousmane Sonko est arrivé en tête du scrutin présidentiel dans la commune de Ziguinchor (sud) avec 25.000 voix contre 17.383 voix pour le candidat Macky Sall
Ziguinchor, 25 fév (APS) - Le candidat Ousmane Sonko est arrivé en tête du scrutin présidentiel dans la commune de Ziguinchor (sud) avec 25.000 voix contre 17.383 voix pour le candidat Macky Sall, a appris l’APS.