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par Madieye Mbodj

LEURRES ET LUEURS DE L’EXCEPTION SÉNÉGALAISE

Si le président de l’APR/BBY se fixe comme ultime « grand chantier » d’isoler Sonko pour l’éliminer de la compétition électorale de février 2024, alors il trouvera encore une fois sur son chemin un peuple debout

Madieye Mbodj  |   Publication 08/07/2023

Chercher à faire passer comme un évènement planétaire un fait banal de respect de la Constitution dans toute démocratie normale qui se respecte, voilà encore une illustration de la fameuse « exception sénégalaise » ! Le président Macky Sall, après quelque 4 ans de clair-obscur volontairement entretenu, s’est finalement résolu à accepter de ne pas déposer sa candidature pour un 3ème mandat, se conformant ainsi, contraint et forcé, aux dispositions de l’Article 27 de la Constitution : « Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». Clamer haut et fort que cette position relève uniquement de sa « décision personnelle », et non d’une disposition de la Constitution qui, au contraire soutient-il, l’autoriserait bel et bien à briguer un 3ème mandat, est-ce cela se conformer à la parole donnée ? Ou bien plutôt n’en faire qu’à sa tête au mépris de la loi fondamentale du pays, réduite à un simple chiffon dépourvu de valeur en face de la toute- puissance d’un manitou de président ? Voilà pourquoi il est impératif pour nous et pour toutes les forces démocratiques du Sénégal, de démasquer tous ces faussaires républicains prétendument respectueux de la Constitution et de l’État de droit, pour déconstruire en même temps leur discours hypocrite sur la sacralité de la parole donnée et des valeurs cardinales de la culture du vivre-ensemble sénégalais.

Pourquoi a-t-il fallu attendre plus d’un mois avant d’adresser un message solennel de condoléances et de solidarité aux familles des disparus et aux blessés ? Pourquoi avoir attendu d’enterrer 50 morts dans le pays entre mars 2021 et juin 2023 pour enfin jeter l’éponge, contraint et forcé ? Que personne ne s’y trompe : si Ousmane Sonko, Pastef, les forces vives et le peuple sénégalais, la jeunesse et la diaspora en tête, n’avaient pas su oser lutter, notre ‘’champion du parti avant la patrie’’, notre apôtre du « ni oui, ni non », le tout puissant président de l’APR-BBY, n’aurait-il pas persisté dans un  forcing périlleux vers un 3ème mandat anticonstitutionnel ? Qui a laissé les troupes de l’APR-BBY trouer les tympans de l’opinion sur la validité incontestable du 3ème mandat - ou plutôt du 2ème quinquennat, selon leur ‘’géniale’’ trouvaille ? Qui aurait exhorté les exécutifs locaux APR/BBY à se substituer aux forces régulières de sécurité pour quasiment armer des milices chargées de faire face aux éventuels « fauteurs de troubles », comme qui dirait une incitation à la ‘’guerre civile’’ ?  Au point de se laisser finalement prendre à leur propre piège au moment de devoir céder à la pression des luttes populaires et citoyennes, sans oublier ‘’les sages conseils des partenaires et amis du Sénégal’’ ? Il n’y a qu’à voir, après le message du chef, les mines pathétiques, les larmes et les pleurs des troupes rassemblées au siège de l’APR, pour se convaincre de l’amère déception causée par la sage volte-face du président providentiel, leur bienfaiteur devant l’éternel ! Et pour donner le change, faire contre mauvaise fortune bon cœur, les thuriféraires du Macky chantent sa « stature exceptionnelle d’homme d’état hors pair » ! Défiant fièrement et impunément les interdictions du tant décrié « Arrêté Ousmane Ngom », ils ont organisé leur procession jusqu’au Palais de la République pour serrer la main du président et lui offrir un « méga-concert d’applaudissements » !  Mais déjà la case de Birama brûle, le bateau tangue : qui en sera désormais le capitaine, à huit mois de la fin du mandat en cours et à moins de deux mois du top-départ des opérations électorales en direction du 25 février 2024 ? Les rats s’apprêtent-ils à quitter le navire, quelle solution de rechange, quel capitaine parmi les potentiels successeurs rivaux qui bombent chacun le torse, directement ou par laudateur interposé ?

En ce qui nous concerne, rappelons-le, dès le lendemain de la présidentielle de 2019, et plus cyniquement à partir de février-mars 2021, le complot machiavélique, concocté depuis les plus hautes sphères de l’Etat-Parti APR/BBY, a eu et continue d’avoir pour cible principale Ousmane Sonko et le projet Pastef qu’il incarne : tous sauf Sonko, tout sauf Pastef ! Rien n’a été épargné à cet effet, y compris les pires bassesses de manipulation des droits des femmes, d’instrumentalisation forcenée de la justice, d’utilisation sans fard de la violence institutionnelle d’Etat sous toutes les formes, avec leur lot de morts, de blessés et d’emprisonnés. Renoncer, « après mure réflexion », au forcing du 3ème mandat, est certainement une décision ‘’sage’’, qui va dans le bon sens, qui évite à notre pays de plonger immédiatement de  nouveau dans la violence, face à l’inacceptable, au risque de discréditer davantage le visage déjà gravement balafré de la démocratie dans les pays africains. Il s’agit là assurément d’une grande victoire d’étape, non pas tant de Sonko ou de Pastef, mais bien du peuple sénégalais tout entier, sa jeunesse et sa diaspora en tête. Haro sur les chantres intéressés du 3ème mandat (ou 2ème quinquennat !), ils devraient se cacher sous terre, toute honte bue. Mais le combat continue pour le deuxième jalon, essentiel, pour la participation pleine et entière d’Ousmane Sonko à la présidentielle de février 2024, conformément au mot d’ordre demeuré intact : « Màkki du bokk, Sonko da fay bokk ! ». Comme l’a si justement déclaré Habib Sy à la clôture de la conférence de presse des leaders de Yewwi le 4 juillet dernier, « la question centrale de la stabilité du Sénégal reste l’éligibilité d’Ousmane Sonko. L’empêcher d’être candidat, c’est défier des millions de jeunes sénégalais et africains. Et personne ne peut maîtriser les jeunes ».

Messieurs et Mesdames de l’APR/BBY, « après mure réflexion », il est toujours temps de se ressaisir. Ousmane Sonko l’a déclaré dans une interview qui vient d’être diffusée, « nous souhaitons à Macky Sall  de partir dans la sérénité. Nous sommes des patriotes, nous aimons ce pays et nous sommes prêts à faire tous les sacrifices pour tout ce qui peut apaiser ce pays ».

Sous cet éclairage, continuer à ‘’aller dans le bon sens’’, mettre le cap sur la justice et la paix véritables, comme vient de le rappeler fort opportunément le F24 en faisant référence à sa Charte fondatrice, passent nécessairement par :

- la libération immédiate de tous les détenus politiques et la fin de toute les entraves à l’exercice des libertés et droits fondamentaux garantis par la Constitution,

- la conduite diligente d’enquêtes sérieuses et indépendantes sur les dizaines de meurtres commis entre mars 2021 et juin 2023, afin d’en déterminer les auteurs, de dédommager les familles des victimes et de punir les responsables,

- la levée immédiate de la détention administrative illégale d’Ousmane Sonko et de sa famille, ainsi que des restrictions qui s’apparentent à un blocus érigé à l’encontre de la région de Ziguinchor,  

- la prise de toutes les dispositions utiles appropriées, aux plans législatif et réglementaire, en vue de l’organisation d’une élection présidentielle libre, inclusive, transparente et pacifique, à laquelle Monsieur Ousmane Sonko, président du parti Pastef et maire de Ziguinchor,  prendra part dans les mêmes conditions que l’ensemble des autres candidat-e-s, avec la suppression de tous les artifice politico-judiciaires entravant le caractère inclusif du suffrage et la liberté de  choix des électeurs et électrices.

Si par contre le président de l’APR/BBY se fixe comme ultime « grand chantier » d’isoler Ousmane Sonko, de le pousser dans ses ultimes retranchements pour l’éliminer de la compétition électorale de février 2024, alors il trouvera encore une fois sur son chemin un peuple debout, une jeunesse déterminée, au nom de l’espoir d’un leadership crédible, d’un Sénégal nouveau dans une Afrique libre et unie, quintessence du projet Pastef. Au peuple souverain alors, arc-bouté sur son droit imprescriptible à la résistante de masse constitutionnelle, démocratique et de légitime défense, de rester mobilisé et organisé, vigilant et lucide :nul doute,  la victoire est ’au bout !

Madieye Mbodj est vice-président de Pastef chargé de la vie politique nationale.

maajeey@gmail.com

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