LA «CAMPAGNE» DES JOURNALISTES
On aura tout vu et tout entendu avec la caravane de la coalition Sonko Président. Le leader du parti Pastef, tout en « raillant » le système, a raillé le candidat sortant à chaque occasion.

On aura tout vu et tout entendu avec la caravane de la coalition Sonko Président. Le leader du parti Pastef, tout en « raillant » le système, a raillé le candidat sortant à chaque occasion. De Diourbel, Kaolack à Ziguinchor en passant par Mbour, le candidat de « l’anti système » - avec humour, ou parfois très acerbe– a attaqué celui qui l’a fait radier de la fonction publique. À côté de cela, les journalistes ont fait aussi «leur campagne», sous la supervision de la Commission électorale nationale automne (CENA) représentée ici par le président Lamine Guèye, journaliste sportif et désormais politique pour la circonstance, porte-parole des journalistes et régulateur du bus affrété aux professionnels de l’information.
Avec ses 30 ans d’expérience en bandoulière, le chauffeur, affectueusement appelé «Pééééére» par les journalistes, peut se considérer comme un membre de la société civile. Diantre ! Quel est donc l’endroit que ce chef de famille, polygame avec trois épouses, ne connaît pas ? Le Sénégal, il le connaît comme sa poche. Et d’ailleurs, à force de fréquenter les journalistes, il se réclame maintenant professionnel de l’information. Merci de noter que ce n’est pas « une racaille ». Qui va l’accueillir dans sa rédaction ? Ce n’est pas Arfang de Vox Populi, qui voulait lui faire traverser les rails du Ter en chantier à Rufisque. Encore moins certainement notre confrère Ibou Kane de la Tfm, « borom Pééééére dénio khif » (nous avons faim). Pour reprendre son expression : «Tous autant que nous sommes, nous avons faim. » Il connaît tous les bons coins. Il flaire les dibiteries. Notre chargé des revendications alimentaires, c’est lui. Ibou Kane, qui tient énormément à son hygiène nutritionnelle, fait évidemment l’affaire des « thiobbeurs ».
Dans cette campagne, on tombe sur des « bouffeurs » hors du commun. Les cameramen ne nous démentiront pas. C’est l’effet des lourds trépieds, nous dira t-on. Eh oui, Mor Kharma de Tfm, Alioune de Seneweb, Thioune de la nouvelle télé, itv, Seydina Alioune de Seneweb, et moyennement Pape de Dtv sont comparés aux « gobbis » de Sonko. Ces gros calibres qui peuvent vous manger 3 « tapa-lapa” (pain traditionnel) pour un « ndecky” (petit déjeuner). Pour tout vous dire…….Entre les gardes du corps de Sonko et les cameramen, ce n’est pas si tranché que cela. Pour les départager, appelons la responsable de l’Assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), Aicha Fall de L’Observateur. Voilà une arbitre qui, souvent concurrencée par les militants de Sonko transformés en preneurs d’images, fait « feu » de toute irrégularité dans le bus. Elle en abuse d’ailleurs car, à la moindre parole du jeune Ibrahima de iradio ou même de l’imam du bus, Babacar Wilane de Seneweb, elle convoque sa VAR pour apporter la contradiction. Ne soyez pas surpris…Aicha a un caractère bien trempé. Elle ne laisse rien passer. Elle perdra pourtant sa VAR et ses idées quand on lui annoncera l’attaque du bus de ses confrères à Tambacounda.
Tout comme le second imam du bus, Seydou Nourou Ba, qui nous fera réciter des « Fatiha », des “Ayatoul Koursyou », pour nous préserver des malheurs. Sans oublier les discussions autour de la position du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) sur l’affaire de Tambacounda. Il y avait un peu de tout cela dans la campagne des journalistes. Ni un ni deux, il faut retenir qu’ils ont fait des milliers de kilomètres, obligés de s’adapter aux différentes situations. Des difficiles conditions d’hébergement (Koumpentoum) aux routes cahoteuses - Tamba –Kédougou ou encore de Ourossogui à Podor, les journalistes ont un programme à vendre ; pas nécessairement à Diallo du Pastef avec sa réthorique « je ne sais pas ». Alors, départ imminent ! Yooodé Sonko mougui nieuw (attention Sonko arrive !) pour clôturer sa campagne à Dakar. Tambours battants !
SONKO «ZAPPE» FOUNDIOUGNE, MEDINA YERO FOULA, SARAYA, SALEMATA, GOUDIRY, BAKEL ET KANEL
Pour une première campagne présidentielle, il fallait bien avoir un retard dans l’exécution de l’agenda défini à l’avance. Entre perdre une matinée à Dakar au deuxième jour de campagne et un jour pour échanger avec Abdoulaye Wade, la caravane de la coalition Sonko-Président a accusé du retard. Conséquence : le leader du parti Pastef a zappé certains départements. il s’agit de Nioro, Foundiougne, Médina Yero Foula, Saraya, Salémata, Goudiry, Bakel et Kanel. « Nous vous présentons nos excuses et leur disons que nous sommes de tout cœur avec eux, loin d’avoir d’un sentiment de mépris. Je les exhorte à poursuivre le travail déjà entamé », a déclaré Ousmane Sonko, à Pikine.
BREVES DE CAMPAGNE
1 MILLION FCFA JOURNALIER DE CARBURANT
21 jours de campagne pour une cinquantaine de véhicules, il va falloir bien des milliers de litres de carburants. D’une localité à une autre, le chef du protocole du président Sonko, Djiby Gueye Ndiaye, affirme que la coalition dépense entre 700 milles à 1 million FCfa pour l’achat de carburant au quotidien
3 HEURES DE SOMMEIL DE SONKO
Les meetings se terminent à 2 heures voir 3 heures du matin. Le temps de se restaurer et recevoir quelques militants en audience. C’est à partir de 4 heures que le président se couche pour se lever à 5h30 pour la prière. Ensuite, étudier le programme du jour en fonction de la région concernée
LES COMITES DEPARTEMENTAUX RESTAURENT LA CARAVANE...
Dans chaque localité, c’est le comité départemental qui gère la restauration. Il n’y a pas de distinguo entre le président et les autres membres de la caravane. C’est un seul menu pour tout le monde. Sonko mange avec tout le monde.
...ET PRENNENT EN CHARGE L’HEBERGEMENT
C’est le cas avec l’hébergement. Ce sont les militants des localités d’accueil qui prennent en charge les lieux de repos. Ce sont des maisons qui accueillent toute la délégation.
TAILLEURS «PATRIOTES» HABILLENT SONKO
Habitué à porter des costumes, chemises, le candidat de la coalition Sonko-Président a réorganisé son dressing, à l’occasion de la campagne électorale. Il a fait pratiquement le tour en arborant des tenues traditionnelles, sauf deux ou trois fois où il a porté des chemises. Ce sont des tailleurs « militants » qui lui taillent ces boubous. « Ce sont des tailleurs qui offrent gracieusement des tenues au président Sonko. Depuis un temps, Sonko s’habille en boubou traditionnel », nous informe Djiby Gueye, chef de protocole.
SONKO ET LES FAMILLES RELIGIEUSES
En dehors des meetings et caravanes, Sonko fait du porte-à-porte dans les familles religieuses. Après Yoff, Ouakam, Touba et autres localités, Sonko est allé rendre visite au roi d’Oussouye, aux khalifes de Madina Souané et deTaïba Marsassoum.
50 VEHICULES POUR LA CARAVANE
Pour une délégation de 100 personnes, la coalition SonkoPrésident utilise 50 véhicules pour faire le tour du Sénégal. Un bus d’une trentaine de places a été mis à la disposition de la presse, pendant que la sécurité occupait la majorité des véhicules.
ATEPA RENFORCE LA SECURITE DE SONKO
Ousmane Sonko ne badine pas avec la sécurité. En rejetant la proposition de Aly Ngouille Ndiaye suite aux évènements de Tamba, le leader du parti Pastef s’est entouré d’une garde rapprochée louée à une société privée. À cela s’ajoutent les gardes de Atépa Goudiaby mises à sa disposition. C’est un nombre consistant. Cela vaut le coup, surtout par rapport aux évènements subis, notamment ce qu’il s’est passé à Mbour, Fatick et Aéré Lao,
4000 KILOMETRES PARCOURUS
La coalition Sonko-Président a parcouru plus de 4000 kilomètres pour la campagne électorale, sans compter les caravanes, meetings organisés dans la capitale dakaroise, les deux derniers jours de campagne