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LES CALCULS DU PRÉSIDENT

Après avoir fragilisé tous les présidentiables de son entourage, depuis la suppression du poste de Premier ministre, Macky Sall doit désormais refaire son équipe pour mieux faire face aux obstacles qui assaillent son régime. Décryptage

Mor Amar  |   Publication 27/11/2021

‘’C’est un véritable problème. Tout le monde constate que cette suppression crée plus de problèmes qu’elle n’en règle. Les gens le savent tellement bien que quand il y a problème aujourd’hui, on interpelle directement le président de la République. S’il y avait un tampon, il aurait pu prendre en charge certaines questions’’. Ainsi parlait le journaliste chroniqueur Abdoulaye Cissé, dans un entretien paru dans ‘’EnQuête’’, le 24 avril dernier, intitulé ‘’Macky Sall, un président seul !’’.

Aujourd’hui, le journaliste semble y voir beaucoup plus clair. En fait, fait-il remarquer d’emblée, ce sont les Sénégalais qui pensent que la suppression n’a pas servi à quelque chose. Elle a bien permis au président Sall de réussir son objectif. Lequel, selon lui, a consisté à faire le vide autour de son pouvoir, en cassant notamment tous les ténors de son régime qui, légitimement, pouvaient aspirer à lui succéder à la tête du Sénégal. Parmi ceux-là : Amadou Ba, Aly Ngouille Ndiaye, Aminata Touré, Oumar Youm… Le chroniqueur constate pour s’en désoler : ‘’On est tenté de dire : deux ans pour ça finalement ; pour rien en fait. Mais pour Macky Sall, ce n’est pas deux ans pour rien. La seule raison du retour est qu'il a accompli la mission qu’il visait avec la suppression du poste, c'est-à-dire faire le vide autour de lui, brimer les appétits autour de sa succession.’’ Mieux, souligne-t-il, le président n’a pas fait que brimer les ambitions au sommet du pouvoir. Il est descendu jusqu’à l’échelle du plus petit territoire, pour ‘’brimer’’ les ambitions de certains de ses soutiens. 

Mais à quelles fins ? Au bénéfice de qui ? Bien heureux celui qui a la réponse à ces interrogations. Pour le journaliste, un scénario à la Poutine n’est pas à exclure. Il déclare : ‘’On n’est vraiment pas à l’abri d’un tel scénario. C'est-à-dire, le président pourrait avoir son Medvedev à positionner pour 2024 et lui confier le pouvoir par procuration et à revenir plus tard. En fait, il faut savoir que la politique n'est pas que ruse, elle n'est pas que jeu de dupes, ce n'est pas qu’un jeu de chausse-trappe et d'attrape-nigaud. C'est à croire que le président Macky Sall est convaincu que s'il ne ruse pas, il n'avancera pas. Et c’est regrettable qu’il en soit ainsi’’.

Sur le plateau de la RTS, le jour même où la suppression a été annoncée en Conseil des ministres, le ‘’Monsieur Constitution du régime’’, Ismaila Madior Fall, rappelant que Macky Sall n’est pas le premier président à avoir supprimé ledit poste, donnait quelques raisons qui peuvent être les véritables justificatifs de la suppression du poste. Il dit : ‘’Tout dépend de la conception de l’exercice du pouvoir par le président. Lorsque le président veut exécuter le pouvoir exécutif directement, tenir en main directement les affaires gouvernementales, généralement, il n’y a pas de Premier ministre. C’était le cas en 1963 ; jusqu’en 1970, il n’y avait pas de PM. A partir de 1970, le président Senghor a créé le poste et a nommé Abdou Diouf. Lorsque le président Abdou Diouf est arrivé au pouvoir, en 1983, il a supprimé le poste, parce qu’il venait d’arriver et il (Abdou Diouf) voulait assurer une prise en main des affaires gouvernementales. Et le poste ne sera réhabilité qu’en 1991…’’

On le voit, dans les deux cas, l’éminent constitutionnaliste invoque le souci d’avoir les pleins pouvoirs pour expliquer les décisions de suppression du poste. Ce qui pouvait se comprendre, parce que, dans les deux cas, le contexte de crise politique interne au régime était réel. C’était le cas sous Senghor, qui sortait juste de la guerre épique avec Mamadou Dia, ancien Président du Conseil (équivalent du PM). C’était aussi le cas avec Diouf dont le choix par Senghor était rudement remis en cause.

Mais quand il s’agit de la suppression sous Macky Sall, le ministre d’Etat préfère mettre l’accent sur le désir d’aller plus vite. ‘’Quand le président Macky Sall a été réélu en 2019, il est venu avec sa doctrine du ‘Fast-track’. Il avait estimé que les choses devaient aller plus vite. L’Etat doit faire montre de plus de célérité dans l’exercice des politiques publiques. Il faut donc supprimer le poste et permettre au président d’être directement en contact avec la mise en œuvre des politiques publiques’’.

Avec le changement de contexte, justifie l’ancien ministre de la Justice, le président a jugé bon de faire revenir le poste. Interpellé sur l’importance du poste, il rétorque : ‘’C’est vrai que cela peut montrer que le poste a sa place dans le dispositif constitutionnel. Ensuite, la majorité des Sénégalais considèrent que le poste est pertinent dans notre système. Ils estiment que le président doit être secondé par un Premier ministre ; qu’il ne doit pas aller au front, supporter directement tous les problèmes. Tout ne doit pas tomber sur le président. Il doit y avoir une sorte de paravent, de fusible’’.

Quoi qu’il en soit, les constats des observateurs sont presque unanimes. Au lieu de permettre une accélération de la mise en œuvre des politiques publiques, la suppression du poste de Premier ministre a été une cause de décélération des actions du gouvernement. De plus, on avait l’impression d’être dans une vaste jungle où, en l’absence du seul maitre à bord, chacun pouvait tout se permettre. Chacun ne pensant qu’à soi. Personne pour penser au président de la République. Ce dernier, comme on l’a vu au mois de mars, était souvent contraint de monter au front tout seul, se défendre tout seul, face à une opposition requinquée par les évènements d’alors et un gouvernement aux abonnés absents. Aujourd’hui encore, alors que le champ politique est en ébullition, le chef de l’Etat est fortement malmené dans le débat public.

Un règne sans partage

Revenant sur la suppression du poste, le journaliste Abdoulaye Cissé estime qu’il serait naïf de croire à l’argumentaire basé sur le ‘Fast-track’ pour justifier la suppression. Tout comme il serait naïf de croire que le retour est justifié par un agenda chargé avec la présidence de l’Union africaine qui lui sera dévolue et les sommets à venir. Et d’ajouter : ‘’Autant personne, à part lui-même, ne sait pourquoi il avait supprimé le poste, autant il est aussi le seul à savoir pourquoi il fait revenir le poste.’’ Déjà, le journaliste plaint ceux-là qui ont l’ingrate tâche de devoir aller au front pour défendre un tel projet, même s’il faut au demeurant se réjouir du retour pour avoir considéré la suppression comme une très mauvaise idée.

‘’Je plains surtout, dit-il, les affidés qui sont obligés de défendre, dans le débat public, le retour du poste de PM, sans même pouvoir y mettre le contenu. Le président Macky Sall, patron de l’APR et de la coalition présidentielle, n'a que faire des avis de son camp. Il ne les consulte même pas pour des décisions importantes dans la vie d'une nation’’. 

De l’avis du journaliste chroniqueur, il est à regretter que la vie des institutions dépende des humeurs d'un seul homme, fût-il président de la République. Un homme qui décide tout seul, ‘’sans concertation, sans avis, ni consultations d'aucune sorte, même pas de ses alliés...’’.

Aujourd’hui, la question qui taraude bien des Sénégalais, c’est qui pour occuper le prestigieux poste, sans retourner à la situation ante, avec des loups aux dents longues tout autour de la proie ? Dans la mesure où, le moment est venu de préparer un éventuel successeur, si le Chef de l’Etat n’a pas, comme il l’a déjà dit, l’ambition de briguer un troisième mandat. 

Jusqu’à son limogeage surprenant, Boun Abdallah Dionne avait été considéré par nombre de Sénégalais comme un ‘’parfait exécutant’’. Lui-même ne se définissait-il pas comme un simple bouton que le chef de l’Etat pouvait manipuler à sa guise ! La vérité est que ceci n’a pas empêché sa défenestration. En plus de Boun Dionne, beaucoup d’observateurs citent Amadou Ba comme possible futur PM. Ce dernier est un technocrate qui a réussi son trou dans le landerneau politique. Il a le bagout et connait assez les rouages de l’Etat pour être une alternative crédible. Tous les autres présidentiables ayant été défenestrés aussi présentent un profil intéressant. Le président Macky Sall pourrait avoir l’embarras du choix.

Mais avec lui, on ne sait jamais à quoi s’attendre. S’il clignote à gauche, c’est souvent pour tourner à droite. Un excellent dribbleur politique.

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