LES POLITIQUES DE JEUNESSE DE QUATRE DES CINQ CANDIDATS EXPOSEES AU PUBLIC
Dialoguer et faire imprégner des politiques de jeunesse des cinq candidats. Telle était l’ambition du Conseil national de la Jeunesse du Sénégal (Cnjs) en conviant les représentants des cinq concurrents au scrutin de dimanche prochain.

A part l’absence du responsable des jeunesses de la coalition Idy 2019, Mory Guèye, tous les autres leaders des mouvements de jeunesse des quatre autres candidats ont cherché à défendre le programme en direction de la jeunesse de leurs candidats.
La présidente de FECSDA (Femme, Education, Santé et Développement en Afrique), Hélène Rama Niang Diagne, a campé d’emblée le décor. « Cette fois-ci, on a voulu mettre l'accent sur la politique de la jeunesse. Nous avons retenu que nous avons des jeunesses responsables et de qualité. Ce que nous recherchions, c’est que chacun puisse être capable de donner des arguments par rapport à la politique de jeunesse proposée par son candidat. Nous voulons changer de paradigmes, ne plus assister à des invectives et des injures venant des jeunes » a-t-elle expliqué.
Zator Mbaye des jeunes de Bby : « Le deuxième mandat de Macky, une continuité pour aider les jeunes à se procurer des emplois comme il l'a toujours fait durant ses 7ans »
Prenant en premier la parole, le représentant de la coalition Benno Bokk Yakaar, (Bby), Zator Mbaye a défendu le bilan de Macky Sall. Selon lui, le président Sall a déjà beaucoup fait pour la jeunesse sénégalaise notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation. « A partir de la naissance, entre 0 à 5 ans, le président Macky Sall, comme on dit, te gère sur le plan de la santé. Tu ne paies absolument rien. C’est quand même important ! Aujourd'hui, il y'a un projet de zéro abri provisoire. Il faut se rappeler que le Sénégal n'est pas un pays riche. Le président va résorber les abris provisoires pour que nos enfants puissent étudier dans de bonnes conditions. D'ici 2020, il n’y aura plus d’abris provisoires. Il a densifié les infrastructures scolaires à tous les niveaux. Certains parents d’élèves ont été accompagnés dans le cadre de la mise place des bourses de sécurité famille. Sur le plan de l’emploi, 491 mille emplois ont été créés par le président Macky Sall. Il a mis en place la Der (Délégation Générale à l'Entreprenariat Rapide) pour accompagner les jeunes et les femmes. Donc, son deuxième mandat ne sera qu'une continuité pour aider la jeunesse à se procurer des emplois, comme il l'a toujours fait durant ses 7 ans du premier mandat » a énuméré le responsable des jeunes de Benno, le député Pape Diallo dit Zator Mbaye.
Ibrahima Thiam de "Sonko président" : Macky Sall admet qu'il a échoué durant son mandat de 7 ans
Pour le responsable des jeunes de la coalition « Sonko président », Ibrahima Thiam, les 7 ans de Macky Sall ont été un échec total dans tous les secteurs. « Entre 2012 et 2018, nous avons eu beaucoup de déceptions du côté des jeunes. Entre 2012 et 2018, le taux de chômage est passé de 12.9 à 15.2% d'après les chiffres de l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). En 2018, il y a eu une enquête nationale sur l'emploi des jeunes qui a donné un taux de chômage de 15.9 %. Donc, le régime du candidat Macky Sall se caractérise plus par un fort taux de chômage des jeunes que par des emplois créés pour cette frange de la population. La question du chômage des jeunes devait être une priorité pour Macky Sall. Luimême reconnait qu'il a échoué, lors de la présentation de son livre "Sénégal au cœur », lorsqu'il disait que l'employabilité des jeunes sera sa priorité au cours de son deuxième mandat. Donc, il admet qu'il a échoué dans son mandat de 7 ans. Le président Ousmane Sonko a pris en compte dans son programme les questions de l'employabilité des jeunes à travers le renforcement des secteurs comme la pêche, l'agriculture et l'élevage » a indiqué Ibrahima Thiam, responsable des jeunes de la coalition « Sonko président. »
Habib Ndiaye du Pur : "Ce que notre candidat, Pr El Hadj Issa Sall, promet à la jeunesse sénégalaise... »
« Concernant le bilan de la politique de jeunesse du candidat Macky Sall, d'abord sur le plan de l'éducation et de l'enseignement supérieur, aujourd'hui on nous parle de 40 mille étudiants renvoyés des établissements, c'est regrettable. Notre candidat, Pr El Hadj Issa Sall a promis à la jeunesse sénégalaise d'augmenter l'employabilité dans la formation : rendre obligatoire l'alternance école/entreprise par une immersion professionnelle dans tous les domaines afin de permettre aux jeunes d'être opérationnels à la sortie de leurs formations. Il a également promis d'enrayer définitivement le phénomène des enfants de la rue. Une fois au pouvoir, il a également promis d'ouvrir la recherche et l'innovation au secteur privé : favoriser un partenariat public-privé entre les universités, organismes de recherches et les entreprises pour construire une formation en adéquation avec les opportunités économiques » a notamment indiqué Habib Ndiaye, responsable des jeunes du Pur (Parti de l’unité et du rassemblement).
Moustapha Koundoul de « Madické président » : « le Pse n'a aucune référence dans la politique de jeunesse ».
Le responsable des jeunes de la coalition "Madické président", Moustapha Koundou a également jugé que le bilan du candidat sortant Macky Sall est négatif dans la prise en charge de l'employabilité des jeunes. Selon lui, le Plan Sénégal Emergent n'a aucune référence dans ce domaine. « Le bilan de Macky Sall est très négatif. Il a échoué dans sa politique globale. Son bilan est carrément en retard par rapport à nos attentes. Le président Madické Niang serait très disponible à débattre avec le président Macky Sall sur les questions de la politique de la jeunesse » a indiqué Moustapha Koundou, responsable des jeunes de la coalition "Madické président"