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MACKY CONVAINCRA-T-IL LES ÉLECTEURS DÈS LE PREMIER TOUR?

Les 6 millions et demi d'électeurs sénégalais pourraient bien se laisser séduire par les sirènes de l'alternance en cas de second tour, reprochant au candidat sortant, une gestion plus économique que sociale du pouvoir...

La Tribune Afrique  |   Marie-France Réveillard   |   Publication 22/02/2019

La communauté internationale applaudit les «grands travaux» du président Macky Sall qui compte sur une réélection dès le premier tour dimanche prochain. Pourtant, les 6 millions et demi d'électeurs sénégalais pourraient bien se laisser séduire par les sirènes de l'alternance en cas de second tour, reprochant au candidat sortant, une gestion plus économique que sociale du pouvoir...

«Macky Sall sera élu dès le premier tour à minuit » et c'est Serigne Baba Lamine Niass, le chef religieux qui l'a prédit le 15 février dernier ! Il n'est pas le seul à croire en la réélection du chef de file de la coalition Benno Bokk Yakaar. « Le président a fait plus de réalisations que n'importe quel autre de ses prédécesseurs », déclare d'un ton affirmatif Moustapha, un jeune fonctionnaire de 28 ans sur la place centrale de Mbacke.

Macky Sall, lui-même, y croit dur comme fer et oppose son bilan économique aux critiques de ses adversaires politiques. Le Plan Sénégal Emergent (PSE) a donné ses 1ers résultats: stabilité des prix des denrées alimentaires, taux de croissance de 7% en 2017 (avec un taux à 2 chiffres escompté d'ici 2023, ndlr), renforcement des investissements, développement des infrastructures et des services mais aussi des technologies numériques. Le budget de 2,3 milliards Fcfa en 2012 est passé à près de 4 milliards Fcfa. Et, bien que la dette se soit creusée (57% du PIB, 2017), elle demeure soutenable selon la Banque mondiale...

La Couverture maladie universelle (CMU) pour tous les enfants de 0 à 5 ans et pour les personnes âgées, la baisse de l'impôt sur les salaires et l'instauration de « bourses de sécurité » pour renforcer le pouvoir d'achat des ménages les plus défavorisés ou encore la mise en place du mix énergétique, sont quelques-uns des résultats qu'il aime à rappeler.

Au niveau international, le Sénégal est devenu une référence régionale, qui concurrence désormais le leadership ivoirien: un constat qui n'est toutefois pas unanimement partagé...

« Les routes ne se mangent pas » dit-on dans la région, et le développement tous azimuts des infrastructures sénégalaises au coût parfois pharamineux, ne fait pas oublier un certain nombre d'écueils. Emprunter l'autoroute qui relie Dakar à Touba génère un gain de temps considérable pour rejoindre la région isolée de Diourbel mais il en coûte près de 5.000 Fcfa aux conducteurs, un tarif prohibitif pour de nombreux Sénégalais qui circulent encore essentiellement sur les routes secondaires, confinés dans les « ndiaga ndiaye » (nom des bus collectifs locaux surannés, tiré du patronyme de leur créateur) pour un tarif de 2.000 Fcfa. Contrastant avec le trafic intensif de la capitale aux heures de pointe, l'autoroute défile, presque déserte, au cœur d'un paysage de savane dorée. « On ne peut pas payer le prix de l'autoroute et on continue à souffrir sur les routes » explique, Ibrahim, 42 ans, chauffeur de taxi, devant son véhicule. Son collègue Samba, 45 ans ne peut s'empêcher d'intervenir : « Je suis d'accord ! On attendait le changement mais les résultats ne me plaisent pas donc je voterai Idrissa Seck la prochaine fois ! Et s'il n'est pas au second tour, ça sera tout sauf Macky Sall !»

Par ailleurs, les prix de l'eau et de l'électricité restent élevés, tout comme les logements dakarois, devenus presqu'inaccessibles pour les Sénégalais.

D'autres lui reprochent sa gouvernance, accusant le président de court-circuiter le débat démocratique après avoir écarté ses principaux rivaux dont Khalifa Sall et Karim Wade, le fils de l'ancien président Abdoulaye Wade qui, revanchard, avait appelé les Sénégalais à boycotter le scrutin et à brûler les listes électorales le 8 février...

Macky Sall confirmera-t-il son leadership auprès des jeunes ?
Le Sénégal est un pays où la moyenne d'âge avoisine les 26 ans. La jeunesse manque cependant d'opportunités d'emplois, et compte près de 50% de chômeurs. « On a constaté une croissance économique qui n'est pas ressentie par la population, comme si Macky Sall avait créé un gouvernement pour les riches, les Occidentaux et les Français en particulier (...) S'il se déclare élu au 1er tour, les Sénégalais sortiront dans les rues. On veut la rupture, le changement ! » lance Assane, 24 ans, étudiant en droit des Affaires, Sciences politiques et relations internationales, depuis sa Peugeot cabossée aux couleurs du candidat Seck, avant de disparaître dans un nuage de poussière rouge, au crépuscule de Mbacke, à quelques pas des partisans de Macky Sall. Les petits groupes de supporters se toisent à distance. Une opinion développée par Idrissa Seck qui a de nouveau rappelé mercredi dernier, à propos de son principal adversaire, qu'il privilégiait davantage « les intérêts des firmes françaises au détriment de ceux des - entreprises - sénégalaises »... Mais Macky Sall défend son bilan, soulignant mardi à Pikine, que son « gouvernement a créé 491.000 emplois entre 2012 et 2019 (alors que 300.000 personnes supplémentaires arrivent sur le marché du travail chaque année, ndlr) et promet la création d'1 million d'emplois pour le prochain quinquennat, en cas de victoire.

Par ailleurs, la participation de la jeunesse reste aléatoire. Une incertitude qui inquiète Anta, 28 ans, employée d'une grande entreprise d'Etat. « Je me suis rapidement aperçue que beaucoup de jeunes ne voulaient pas aller voter et avec quelques amis de mon âge, nous avons lancé un ensemble de groupes whatsapp pour les mobiliser. Aujourd'hui, nous sommes très nombreux sur les réseaux car nous voulons le changement. On a choisi de soutenir Idrissa Seck qui semble avoir le plus de chances face à Macky Sall » explique-t-elle. Un appel également lancé hier matin en conférence de presse, par le collectif « Y'en a marre ».

En dehors de ceux qui ne veulent pas voter, restent ceux qui ne le peuvent pas. En effet, la distribution des cartes électorales a attisé les passions ces dernières semaines. Alors que les 557 communes sénégalaises se sont dotées de commissions administratives de distribution des cartes d'électeurs, 213.000 Sénégalais n'avaient toujours pas reçu leur carte à une semaine du 1er tour, selon le ministère de l'Intérieur, et bien davantage selon l'opposition... Pas de quoi s'inquiéter selon Issa Sall de la Commission électorale nationale autonome qui considère que « les critiques sont naturelles », affirmant qu'« il n'y a rien qui puisse être de nature à dénaturer le scrutin ».

Enfin, Macky Sall devra compter avec une certaine popularité du candidat Ousmane Soncko, auprès des jeunes. Son âge (44 ans), sa verve teintée de panafricanisme sur les thèmes de l'exploitation pétrolière et du Franc CFA en particulier, lui ont permis de recueillir une assez large adhésion de la jeunesse, tout en créant une certaine inquiétude dans les chancelleries occidentales. Le « candidat 2.0 » devra néanmoins composer avec une jeunesse « volatile » et avec les dysfonctionnements du système électoral, qui ont privé un certain nombre d'entre eux de leurs cartes d'électeurs, notamment parmi la diaspora. Enfin, sa récente rencontre avec Abdoulaye Wade début février, a semé le doute chez ses partisans les plus radicaux: comment prôner le changement tout en saluant le « vieux crocodile » ?

La crainte d'une coalition nationale en cas de second tour
Macky Sall espère une victoire nette dès dimanche soir. « C'est terminé. Nous avons déjà gagné » a t-il déclaré lors d'un meeting en Casamance au regard de la population enthousiaste, venue nombreuse pour l'accueillir. Néanmoins, en dépit d'une certaine popularité, rien n'est encore joué et l'absence de sondages laisse les électeurs dans un certain « flou » artistique. Les Sénégalais favoriseront-ils la continuité politique pour lui permettre de poursuivre ses projets ou choisiront-ils l'alternance pour plus d'inclusivité ?

Le mandat de Macky Sall a été salué pour ces réalisations dans les infrastructures mais il a également laissé un goût amer à la société civile qui a régulièrement manifesté son mécontentement concernant l'éducation et la santé en particulier, sans oublier le tollé lié aux arrestations des opposants dont celle de Khalifa Sall, à la tête de la mairie de Dakar, aujourd'hui emprisonné à la maison d'arrêt de Rebeuss, qui disposait d'une certaine popularité, surtout dans la capitale qui donne généralement la tendance générale... Les partisans de Khalifa Sall ralliés à Idrissa Seck, dont la popularité semble s'affirmer chaque jour un peu plus, pourraient donc bien perturber les espoirs d'une victoire dès le 1er tour de Macky Sall. Le scrutin qui opposera le président sortant à l'ancien Premier ministre Idrissa Seck, au discret Madické Niang, à l'universitaire « inspiré » El Hadji Sall ou encore au virulent Sonko, pourrait donc réserver des surprises.

Les Sénégalais devront faire leur choix, privés du débat télévisé du 21 février (« SunuDébat), annulé avant-hier par le Conseil national de régulation de l'audiovisuel (CNRA), faute d'organisation suffisante et de confirmation ferme des candidats.

En cas de 2ème tour, une coalition nationale contre le président sortant (stratégie précisément utilisée par ce dernier en 2012) pourrait porter ses fruits et détrôner le « Niangal » (surnom de Macky Sall qui signifie « le sévère »). Cependant, au regard des antagonismes qui opposent notamment les candidats Sall et Seck et des positions « incendiaires » de Soncko, ce ralliement n'apparaît pas aujourd'hui comme une évidence... 

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