SONKO ET MADICKE DEVANT LE JURY DE «Y'EN A MARRE»
Grand débat «Wallu Askan Wi»

Les candidats Ousmane Sonko et Me Madické Niang étaient hier les invités du « grand débat » ’’ Wallu askan Wi’’, initié par le mouvement y en a marre. Ils se sont prononcés sur plusieurs questions. La justice, la sécurité, la pêche, les deux candidats dévoilent leurs offres aux populations.
Initié par le mouvement Y’en A marre, le grand débat « Wallu Askan Wi » a reçu hier les candidats à la présidentielle 2019 Ousmane Sonko et Me Madické Niang. Arrivé en premier sur les lieux, le candidat de la coalition « Sonko 2019 » a été interpellé sur différentes questions, dont celle des handicapés. « Nous sommes tous des handicapés. Mais au Sénégal, les personnes vivant avec un handicap sont très négligées. C'est pourquoi dans notre programme, on a prévu des moyens de facilitation de leur mobilité. Nous allons mettre en place une loi pour leur mobilité, dans tous les édifices publics.
Pour la formation, il y aura un quota de recrutement dans tous les secteurs pour les handicapés. Nous allons combattre la discrimination dont ils sont victimes », a fait savoir Ousmane Sonko. Dans son échange avec le public, Ousmane Sonko s’est prononcé sur la transhumance, devenue une banalité pour les hommes politiques. « Nous n'accepterons plus la transhumance. Une fois au pouvoir, il faut que chacun reste là où il est, se batte avec ses alliés jusqu'au bout. Il faut réhabiliter la politique et réconcilier les Sénégalais avec la politique. Et pour cela, il faut avoir des principes et convictions en politique», a-t-il plaidé. Le candidat de la coalition « Sonko 2019 » n’a pas oublié les étudiants. Après avoir dénoncé certaines pratiques, il ambitionne, une fois élu, de prendre des mesures fermes pour préserver l’université.
« Des forces de l'ordre, armées jusqu'aux dents n'ont rien à faire dans l'enceinte de l'université, tant que les choses fonctionnent correctement. Mais s'il y a urgence, ils peuvent entrer, en respectant les conditions minimales d’engagement. Il y a beaucoup de bavures ces derniers temps. Il faut donc renforcer la formation. Il faut que nos forces de défense sachent que les étudiants ne sont pas leurs ennemis. Les franchises universitaires vont être renforcées. Et les cas dans lesquels la police aura le droit d’entrer dans l’université seront énumérés. ».
Madické Niang: «j’ai honte D'enfiler ma robe d’avocat»
De son côté, le candidat Madické Niang s’est prononcé sur la justice qui est selon lui, dans une situation alarmante. « La justice Sénégalaise n'est plus indépendante. J'ai même honte d'enfiler ma robe d'avocat. Ce n'est pas normal le fait que le président de la République dirige le Conseil supérieur de la Magistrature. Encore moins être un ministre de la Justice et militer dans un parti politique. Macky Sall fait partie des fossoyeurs de la justice, car il n’y a pas de justice au Sénégal », a-t-il déploré. Me Madické Niang qui sollicite le suffrage des Sénégalais affirme disposer de solution pour permettre à la justice de redorer son blason. La sécurité est également au cœur des préoccupations du candidat.
« Nous voulons la sécurité pour toute la population. Nous voulons que chaque quartier soit doté d’un poste de sécurité. Nous allons renforcer la mobilité urbaine. L'électrification et l’accès aux services sociaux de base seront des priorités pour mon futur gouvernement », a ajouté le candidat à la présidentielle. En ce qui concerne la pêche, il compte, une fois élu, de faire un audite sur les licences de pêche, mais aussi réviser tous les contrats qui excluent l'intérêt du Sénégal.