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INNONDATION, LA CITE SOTRAC DANS L'INSOMNIE

Les habitants de la Cité Sotrac, sise dans le département de Keur Massar, sont inquiets. La toute première pluie, tombée récemment à Dakar, a affecté la zone.

Publication 07/07/2023

Les habitants de la Cité Sotrac, sise dans le département de Keur Massar, sont inquiets. La toute première pluie, tombée récemment à Dakar, a affecté la zone. Selon les personnes rencontrées, c’est le début d’un compte à rebours relativement au cycle de souffrance et de galère dans lequel elles vivent en période d’hivernage, voire au-delà. 

Située dans le département de Keur Massar, la Cité Sotrac fait partie des zones les plus touchées par les inondations ces dernières années. En période d’hivernage, comme en saison sèche, les habitants de cette cité vivent toujours sous la psychose des inondations qui laissent en permanence des marques visibles partout dans la zone. Au point que les inondations y sont devenues banales. En effet, en cette matinée du 5 juillet, la route principale qui traverse la cité est calme. Sur une partie de cette artère, la marque des eaux est visible. Sous l’effet de ces eaux stagnantes, issues de la dernière pluie, ladite route est décapée, et en lieu et place du goudron, l’on retrouve de la latérite. L’humidité est la preuve que la pluie du 3 juillet avait inondé cette route.

Assise devant une table où sont exposés des légumes destinés à la vente, la dame Astou Dieng s’empresse à nous en dire plus.  « Il suffit de regarder cette humidité pour se rendre compte que cette route était inondée. D’ailleurs, l’eau est partie il n’y a pas longtemps », informe-t-elle. Nous l’invitons à nous orienter vers la partie la plus touchée par les inondations. Elle y consent certes, mais tient à nous conduire d’abord là où elle dort, situé à deux cents mètres. « Viens voir à l’intérieur, nous sommes fatigués. Nous avons épuisé toutes nos économies qui ont servi à acheter du sable, des gravats pour remblayer la maison », se lamente-t-elle.

Astou Dieng, désigne ensuite le domicile du Délégué du quartier Balla Ndoye. Entouré de vieux de son âge, tous assis sur des chaises.  L’objet de notre présence lui étant dévoilé, il se lève aussitôt, s’excuse auprès de ses camarades et nous invite à le suivre. Nous nous dirigeons vers le coin le plus touché du quartier. Cependant, tout le long du chemin, il attire notre regard sur les sacs remplis de gravats, déposés devant les maisons. « Tu as vu, chaque famille se prépare, en conséquence, pour faire face aux inondations, dès les prochaines pluies », souligne-t-il, en marchant. Nous débouchons sur une mosquée visiblement « impactée » par les inondations. Des tas de sable déposés devant. Non loin, un camion de vidange évacue le contenu d’une fosse septique. « Si tu vois tout cela dans un quartier, saches que la nappe phréatique est saturée », lance-t-il. Le vieux Balla Ndoye nous conduit dans un coin du quartier presque abandonné par les habitants. De nombreuses maisons vides. De l’herbe partout. Des flaques d’eaux sales.

Système de drainage des eaux pluviales 

Le Délégué de quartier nous montre un endroit peuplé de typhas. « C’était une rue. Aujourd’hui, elle n’existe plus du fait de ces typhas qui sont un signe caractéristique d’une zone inondable », soutient-il. Pendant ce temps, une jeune femme surveille une table où sont aussi exposés des légumes à vendre. Elle s’appelle Ngoné Mbaye. Elle se désole de la situation difficile que vivent les habitants de cette cité. « Regarde autour de toi, tout le monde est parti. Même ceux qui sont restés, l’ont fait la mort dans l’âme », se plaint-elle. Dans le même ordre, elle met en exergue l’impuissance de sa famille face à ce calvaire qui, selon elle, n’a que trop duré. « Personne ne nous aide à mettre fin aux inondations. C’est la famille qui achète du sable, des gravats et tout ce qu’il faut pour pouvoir continuer à résister aux assauts hydriques », poursuit-elle. En effet, après avoir écouté Ngoné Mbaye se confier à nous, notre guide du jour nous aide à faire le tour du quartier, tout en attirant notre attention sur l’ampleur des dégâts causés par les inondations. « La vérité est que ce que vous voyez, c’est le fait des pluies de l’hivernage dernier. Jusqu’à présent, aucune solution. Imaginez ce que ce quartier deviendra dans les prochains jours avec les pluies qui s’enchaîneront », soutient-il.

Un autre habitant du quartier, du nom de Madiaw Mbengue, s’invite dans le débat en évoquant un autre problème. Il s’agit de la furie des inondations des années précédentes qui ont retardé la construction du marché de cette cité depuis plusieurs années. « L’emplacement qui était prévu pour abriter ledit marché est là », montre-t-il. Il s’agit d’un vaste espace clôturé à l’aide de zinc. À l’intérieur, des typhas et d’autres herbes, comme on en retrouve dans la brousse, en plein hivernage, font le décor des lieux. Le Délégué de quartier invite un autre vieux répondant au nom de Modou Ndiaye à dire un mot sur la galère des habitants de cette cité. « Ce que je peux dire, c’est qu’il est grand temps que les autorités nous viennent en aide. Nous avons besoin d’une canalisation. Notre quartier est loti et, dans ce cas, il ne doit pas être difficile d’y réaliser des ouvrages de drainage des eaux pluviales » conclut-il.

Les quartiers environnants ne sont pas non plus à l’abri 

Ce ne sont pas seulement les habitants de la Cité Sotrac qui vivent sous la psychose des inondations. Des populations des autres cités de Keur Massar ne dorment plus tranquillement.

Le souvenir des hivernages précédents, marqués par des inondations, continue de hanter également les habitants des quartiers qui ceinturent la Cité Sotrac de Keur Massar. C’est le cas d’Abdallah Diouf, âgé de 38 ans et vivant à Keur Aladji Pathé depuis dix ans. « Notre maison familiale est à Pikine. J’avais acheté un terrain où j’avais fait construire des chambres. Au début, tout se passait bien. Malheureusement, les inondations ont tout bouleversé. J’étais obligé de ramener ma femme et mes enfants à Pikine et de rester seul ici pour surveiller la maison », témoigne-t-il. Il explique, qu’en ce moment, tous les responsables de famille sont inquiets à l’idée que d’éventuelles inondations pourraient survenir. Par conséquent, précise-t-il, chacun se débrouille en cherchant les moyens d’amoindrir des dégâts. Même son de cloche chez Diouldé Barry, une femme originaire du quartier Arafat. Vendeuse de fruits, elle se lève tôt chaque matin pour se rendre à Keur Massar où elle tient une table.

Interrogée sur l’état d’esprit dans lequel elle vit en ce début d’hivernage, elle se montre triste et soutient : « Un proche avait mis à la disposition de mon mari une maison au quartier Arafat. Nous y avons vécu en toute quiétude pendant longtemps. Mais, depuis la première année d’inondation, la galère s’invite de manière cyclique. Nous ne pouvons pas l’abandonner comme ça par crainte que le propriétaire nous traite de personnes ingrates. C’est pourquoi, nous faisons tout ce qui est possible de faire pour rester et garder la maison. Mais en réalité, nous ne sommes pas tranquilles », confie-t-elle.

Habitant du quartier Wardini, Badara Thiam, lui, n’est pas encore trop affecté par les inondations. Cependant, il préfère ne pas dormir sous ses lauriers. C’est pourquoi, il ne rate la moindre occasion pour sécuriser sa maison. « En réalité, ma maison n’est pas encore touchée. Mais, je suis sûre qu’elle n’est pas complètement à l’abri, car la Cité Keur Alaadji Pathé est une zone inondable », souligne notre interlocuteur.

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