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LE CIFOP DE MBORO, UNE SUCCESS STORY EN MAL DE RECONNAISSANCE

Créé dans les années 1980 grâce à un partenariat entre les Éclaireurs du Sénégal et du Luxembourg, le Centre international de formation pratique a permis à plus d’un millier de jeunes d’apprendre un métier.

Publication 15/04/2025

Le Centre international de formation pratique (CIFOP) de Mboro (ouest), une structure née dans les années 80, du partenariat entre l’Association des éclaireurs du Sénégal et leurs homologues du Luxembourg, court toujours derrière une reconnaissance officielle, et un appui institutionnel, malgré un palmarès reluisant, avec à la clef au moins un millier de jeunes qui ont pu trouver un métier grâce à une formation de qualité.

A l’origine de la ‘’success story’’ du CIFOP, il y a une rencontre entre éclaireurs sénégalais et luxembourgeois. L’initiative est partie de l’Association des éclaireurs et éclaireuses du Sénégal qui, dans les années 1986, 87, 88, lance des activités à Mboro où, elle avait installé un camp, raconte Mbaye Niang, directeur des études de l’établissement.

“Quand les éclaireurs ont campé ici en 1988 en vue de la protection de la nature, c’était vraiment une activité réussie. Beaucoup d’organisations de jeunesse y avaient pris part”, se souvient le responsable.

Leurs partenaires, les éclaireurs du Luxembourg, ayant vu que l’endroit pouvait abriter beaucoup d’actions en faveur de l’épanouissement et le renforcement des capacités des jeunes, ont engagé des discussions dans ce sens.

“De discussions en discussions, des idées ont germé, pour mieux dynamiser l’entente entre les éclaireurs sénégalais et leurs collègues luxembourgeois”, se rappelle encore M. Niang.

Les Luxembourgeois ont décidé volontiers de mutualiser leurs forces avec les éclaireurs sénégalais, pour utiliser à bon escient cet espace que l’État leur avait octroyé.

Démarrage de trois filières: agriculture, bâtiment et mécanique

Il s’agissait pour les deux associations d’éclaireurs d’y former des jeunes afin qu’ils affrontent avec espoir et sérénité leur insertion professionnelle.

Le démarrage des unités d’apprentissage où les jeunes s’initiaient à faire quelque chose avec leurs mains, a consacré le premier acte matérialisant le tournant de la formation professionnelle.

Trois filières s’ouvrent au départ. Il s’agit de l’apprentissage des techniques d’agriculture, des techniques du bâtiment et de la mécanique automobile.

L’accompagnement des éclaireurs du Luxembourg consiste d’abord à collecter des équipements dans leur pays et à les convoyer par containers jusqu’au Sénégal.

Une fois le matériel sur place, les éclaireurs du Sénégal installent la filière équivalente. Chaque container était dédié à un métier et l’on se met aussitôt à former les jeunes pensionnaires.

Le premier lot de matériel de bâtiment a permis d’ériger les premières constructions du centre.

“Voilà comment on a démarré petit à petit. Au départ, c’était une formation qualifiante tout simplement”, avec comme seul souci d’offrir un métier aux jeunes pour qu’ils puissent travailler’’, explique le directeur des études, soulignant que “le diplôme ce n’était pas à l’ordre du jour”.

“En 1990, 91, 92, la chose s’est développée, beaucoup de jeunes se sont rués vers Mboro”, relate-t-il.

Le besoin se fait alors sentir de renforcer le personnel enseignant constitué jusque-là, de volontaires qualifiés de l’Association des éclaireurs.

Le développement du centre suscite aussi un besoin de se formaliser, de structurer la formation, de l’organiser davantage pour qu’au bout de son cursus, l’apprenant se voit délivrer un diplôme, pour prouver ses compétences.

‘’De fil en aiguille, les sections ont augmenté et nous nous sommes retrouvés aujourd’hui avec 11 filières, qui donnent toutes des diplômes d’Etat, à l’image de tous les autres établissements de formation du Sénégal’’, fait valoir Mbaye Niang.

Une cinquantaine de jeunes formés mis sur le marché chaque année

En plus des filières initiales que sont l’agriculture, la mécanique automobile et le bâtiment, l’école a introduit l’électricité, la photovoltaïque, la plomberie, la menuiserie bois, la métallique, la section couture-modéliste, la coiffure, le multimédia, la poterie et la céramique.

Trois filières sont installées à Mboro, en l’occurrence le multimédia, la couture et la coiffure. Le multimédia a été transféré à cause de problèmes de connexion internet.

Le centre est installé dans l’ancienne communauté rurale de Darou Khoudoss à laquelle était rattachée l’actuelle commune de Mboro, avant le découpage administratif de 2008.

Le CIFOP met au moins une cinquantaine de jeunes sur le marché du travail, chaque année, depuis 1992, avec des résultats qui avoisinent les 100%, renseigne son directeur des études.

Se considérant comme un établissement spécial inclusif, la structure accepte des jeunes n’ayant pas fait d’études, pour offrir une chance à beaucoup de jeunes laissés en rade, du fait de la barrière de l’illettrisme.

“Beaucoup de centres de formation ne prennent pas d’élèves qui ́n’ont pas été à l’école. Nous avons initié des formations avec un niveau zéro”, dit M. Niang.

La formation est calibrée sur le niveau 4-ème ou troisième.

L’idée est partie du Centre de ressources éducatives et pédagogiques (CREP) qui abrite la section multimédia du CIFOP. Ce centre a été créé pour offrir protection et dignité aux enfants vulnérables, qu’ils soient handicapés ou démunis.

“Quand ces jeunes séjournaient dans ce centre jusqu’à l’âge de 14 ans, on ne savait plus quoi en faire”, dit-il.

Au CIFOP, ils reçoivent une formation qualifiante et ́non-diplômante, avec, au bout du compte, la délivrance d’un certificat.

Une empreinte indélébile laissée par certains pensionnaires

Parmi les bénéficiaires de cette formation, il y en a qui rejoignent les cohortes de troisième, avec un potentiel énorme.

Des jeunes talibés, pensionnaires des “daaras” (écoles coraniques) qui ont l’autorisation de leur marabout, viennent aussi se former au CIFOP.

Nombre de pensionnaires du CIFOP ont laissé une empreinte indélébile, lors de leur passage dans le centre.

C’est le cas de Adji Mbengue, la première fille à avoir un agrément en soudure au Sénégal. Sollicitée partout, elle monnaye son expertise aujourd’hui en France.

Autre personnalité qui fait la fierté du corps enseignant et de la direction du CIFOP, Dr Saliou Ndoye, devenu un grand consultant environnementaliste. A la section agriculture du CIFOP, il a gravi tous les échelons.

Raymonde Madeleine Ndione, arrivée au centre avec un “niveau zéro” est ressortie avec une qualification en mécanique automobile. Elle travaille aujourd’hui aux Industries chimiques du Sénégal (ICS).

Aujourd’hui, deux talibés sortant de l’établissement où, ils ont suivi une formation en couture modéliste, sont devenus de grands tailleurs.

Yacine Niane, une autre grande fierté du CIFOP, y a enseigné. Aux dernières nouvelles, elle assurait la maintenance du parc automobile du ministère de la Santé.

Le CIFOP n’a pas les moyens de son ambition. Malgré l’immense travail qu’il abat, le centre ne reçoit aucune subvention. Les seules rentrées d’argent lui venant du gouvernement, arrivent par le biais des certificats professionnels de spécialités, des formations de courte durée – quatre à six mois – que le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (le 3FPT) confie au centre comme à d’autres structures de formation du pays. Grâce à ce programme, le CIFOP dispense des formations rapides en bâtiment et en ouvrage mécanique à des jeunes.

“Hormis le Centre national des qualifications professionnelles (Cnqp) et le Lycée Delafosse, le CIFOP a les meilleurs résultats au Sénégal”, soutient Mbaye Niang.

N’empêche, les dirigeants du CIFOP courent toujours derrière une autorisation officielle.

‘’Toutes les conditions réunies pour atteindre l’autosuffisance alimentaire’’

Depuis juillet 2020, Ibrahima Ndao forme des étudiants en agroécologie, à raison de 60% de pratique et 40% de théorie. La mise en pratique des connaissances théoriques a lieu sur un site de 2 ha, sous l’œil vigilant de l’enseignant.

“Les étudiants formés ici deviennent opérationnels dès leur sortie”, renseigne-t-il, non sans fierté à l’endroit de ses protégés, répartis entre les sections aviculture, embouche bovine et productions de légumes et de fruits.

Le formateur croit dur comme fer que le Sénégal réunit toutes les conditions pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et que la zone des Niayes peut l’assurer, à elle seule.

“C’est bien possible de Mboro à Bayakh en passant par Notto, Sangalkam et Taïba Ndiaye. Il suffit juste de mettre davantage de forages”, insiste t-il.

Foncièrement opposé à l’idée d’aller en Espagne pour faire de l’agriculture, M. Ndao est convaincu que la question de l’autosuffisance alimentaire serait derrière nous, si l’État avait mis les moyens. Pour lui, il n’y a que l’agriculture, pour garantir au pays une autonomie en nourriture.

Si le Burkina Faso a réussi à atteindre son autosuffisance en fraises, “le Sénégal a le potentiel pour faire tout autant”, soutient-il.

Momar Ndiour est le formateur en plomberie. Il en est à sa troisième génération d’apprenants.

Ici, l’approche par les compétences est de mise pour les cohortes placées sous sa responsabilité. Il s’agit d’élèves stagiaires de niveau de 3-ème et les d’apprentis de niveau CM2.

Le CIFOP, c’est également un jardin botanique fonctionnel qui attire des visiteurs.

Titulaire d’une licence en agroforesterie, Abibatou Guèye en est la gérante. Elle dit accueillir des personnalités issues des milieux scolaires et universitaires dans cet espace de conservation et de protection des espèces et des variétés végétales. Elle se charge de présenter aux visiteurs les 33 espèces qui s’y retrouvent, dont des spécimens rares. 

“Nous expliquons la vertu des plantes aux écoliers de Mboro, aux étudiants qui y viennent et aux étrangers”, rapporte la passionnée d’environnement.

Autant de performances et valeur ajoutée que le manager de l’école, Ibou Guèye, n’hésite pas à mettre sur la balance, pour plaider auprès de l’Etat du Sénégal pour qu’il diligente la délivrance d’une reconnaissance officielle à cette école d’excellence, qui vaut prestige et fierté à ses pensionnaires, à leurs parents, mais surtout aux éclaireurs du Sénégal.

“Nous ne recevons aucune subvention de l’Etat du Sénégal encore moins des collectivités locales environnantes, notamment Darou Khoudoss et Mboro”, signale Mme Guèye, pour le déplorer, dont la situation actuelle n’entame en rien la détermination à hisser l’école au sommet des établissements de formation professionnelle du pays.

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