Nichée au sein de la Maison Hapsatousy aux Mamelles, l'Usine Greentech Sénégal a été inaugurée ce jeudi 25 janvier 2024 par la journaliste Hapsatou Sy. L'usine, fruit de la collaboration avec l'Agence Nationale de l'Aménagement du Territoire (ANAT) et le Programme d'Appui à la Valorisation des Ressources Territoriales (PAVART), prévoit de réaliser un chiffre d'affaires de 10 milliards de FCFA pour sa première année, selon sa fondatrice.
Le projet, qui sera reproduit dans d'autres régions du Sénégal, engendrera des milliers d'emplois à l'échelle nationale. Lors de la cérémonie d'inauguration, Hapsatou Sy a déclaré : "J'ai contacté Greentech en Europe, l'un des leaders mondiaux dans les matières premières cosmétiques, pharmaceutiques et agro-alimentaires. Je leur ai proposé d'investir au Sénégal à condition de créer des emplois, de soutenir les jeunes et d'accompagner les femmes créatrices de ressources."
L'usine et les ateliers, couvrant une superficie de 2000 mètres carrés, emploient déjà près de 100 jeunes, selon Mme Sy. Greentech Sénégal, filiale de Greetech Afrique, s'engage également dans l'artisanat avec une vannerie et une tannerie à Saly et à Ngaparou. Hapsatou Sy a également annoncé un projet de culture de pommes de terre à Orkadiéré.
Nous voulons créer des marques championnes
"Nous voulons créer des marques championnes," a souligné la fondatrice de Greentech Sénégal, exprimant sa volonté de soutenir l'industrialisation du Sénégal. Elle a précisé son rôle en tant qu'ambassadrice du Programme d'Appui à la Valorisation des Ressources Territoriales (PAVART), visant à identifier des investisseurs pour des industries créatrices d'emplois pour les jeunes.
Hapsatou Sy a insisté sur la nécessité de donner de l'espoir à la jeunesse sénégalaise en rappelant que le pays dispose de ressources et d'une jeunesse dynamique. Elle a souligné le besoin de transformation industrielle pour changer l'avenir des jeunes. Au cours de la cérémonie d'inauguration, des jeunes ont partagé comment leur vie avait été transformée depuis leur intégration à Greentech Sénégal.
Selon Hapsatou Sy, en trois mois, 100 contrats à durée indéterminée (CDI) ont été signés avec des jeunes sénégalais, bénéficiant de deux heures de formation rémunérées chaque jour.
PAR Nioxor Tine
UNITÉ AUTOUR D’UNE PLATEFORME POLITIQUE DE TRANSITION
Les combats pour une reprise du parrainage citoyen sont futiles. Il faut « dé-présidentialiser » notre système politique en adoptant un régime parlementaire, dans lequel, le Premier ministre élu par le Parlement détient la réalité du pouvoir
Le peuple sénégalais, dans sa majorité, s’attend à ce que, dans un mois, jour pour jour, le 26 février prochain, en milieu de matinée ou plus tôt, le président sortant donne un coup de fil de félicitations– certes contraint - à M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye.
Cela suffira-t-il pour mettre, fin à la gestion autocratique et bananière de l’État sénégalais, qui s’est aggravée, ces douze dernières années ? Autrement dit, allons-nous assister à une véritable alternative sociopolitique avec mise à terre du système néocolonial ou à une nouvelle alternance comme les deux premières, avec son lot de reniements et d’incertitudes ?
Un processus électoral chaotique
La publication de la liste tout à fait arbitraire des candidats définitivement retenus pour concourir, lors de la prochaine élection présidentielle n’a fait qu’enfoncer le clou dans la plaie du sinistre processus du parrainage citoyen, qui a raté son principal objectif, qui était de contribuer à la rationalisation du nombre de candidats.
En effet, il est passé de 14 en 2012, période d’avant-parrainage à 20, en cette année 2024, même si l’expérience a prouvé que c’est le président de la coalition au pouvoir, qui tire les ficelles dans les coulisses, selon qu’il souhaite avoir un électorat dispersé ou non. On se rappelle des 47 listes lors des législatives de 2017, dont la plupart avaient été parrainées par le président Macky Sall, phénomène, qui s’est reproduit pendant les locales de 2022, avec les exemples emblématiques de Kolda et Dakar.
Pour la présente présidentielle, où leur formation politique court le risque de ne pas figurer parmi les deux premiers concurrents, en termes de suffrages engrangés, les spin-doctors du Benno-APR semblent à nouveau miser sur la dispersion des voix et sur la mobilisation massive de toutes les forces terrifiées, non seulement par la perspective d’une véritable reddition des comptes, mais aussi par l’idée que notre pays puisse enfin sortir du giron de la Françafrique.
Outre cette défaillance du système de parrainage, quant à la réduction du nombre de candidats, qui constitue un aspect quantitatif, on a également pu observer une carence qualitative, car le filtre mal conçu a disqualifié plusieurs candidats reconnus dans l’arène politique, censés être représentatifs et en même temps confirmé des dilettantes en politique ayant le plein droit de participer à la gestion de la cité.
Il s’agit de certaines personnalités qui, malgré tout le respect, qui leur est dû, se sont surtout distingués dans des domaines aussi divers que variés (volaille, parasitologie, humanitaire) où il est vrai, ils font des prouesses…etc.
Nous en appelons solennellement à leur patriotisme et à leur esprit citoyen pour refuser de servir de faire-valoir au putsch électoral en cours et qui pourrait singer le scénario gabonais, c’est-à-dire la proclamation de résultats fantaisistes.
Au total, à l’ombre des tirages au sort et des mystères digitaux, évoquant, selon Abdourahmane Diouf, un putsch électronique, que même des initiés ont du mal à décrypter, les magistrats du Conseil constitutionnel, non avertis en la matière, s’appuyant sur des experts de l’ombre, ont scellé le sort de dizaines de citoyens aspirant à compétir pour la magistrature suprême.
Une élection dévoyée
Ainsi, on a assisté à l’éviction programmée, depuis belle lurette du candidat Ousmane Sonko, à l’encontre de qui, plusieurs procédures judiciaires, toutes aussi grotesques, les unes que les autres avaient été enclenchées (pseudo-viol, diffamation d’un présumé gangster à col blanc).
L’exclusion du patriote en chef, porteur de tant d’espoirs populaires, n’a pu avoir lieu, que parce que des magistrats « ripoux » se sont pliés en quatre pour satisfaire – en mode fast track – la commande politique du président de la Coalition Benno Bokk Yakaar, accélérant le temps de la Justice, si lent habituellement…
De la même manière, l’élimination de Karim Wade de la compétition électorale, même si elle peut se justifier légalement (pour parjure), n’est pas forcément pertinente (politiquement parlant) - d’autant qu’il a fini par renoncer à la nationalité française -, eu égard aux milliers d’électeurs « égarés », qui comptaient voter pour lui et au vu du rôle historique du PDS.
Avec une quarantaine de candidats spoliés, dont sept aux fichiers dits inexploitables, l’exclusion du PDS, l’ostracisme manifeste envers le leader du Pastef, maintenant reconnu comme le leader le plus représentatif de l’opposition sénégalaise, il est clair que le scrutin du 25 février prochain ne répond pas aux critères minimaux de validité. Il peut, quand même servir de rampe de lancement à une dynamique de transformation sociale.
C’est le lieu de saluer la clairvoyance du staff dirigeant du Pastef, qui a trouvé la parade, devant l’entêtement du président Macky Sall à vouloir écarter M. Ousmane Sonko du jeu politique, avec la complicité de certains magistrats, en le rendant inéligible. Ils ont contourné ce piège en optant pour une solution alternative (un ou plusieurs autres candidats), donnant ainsi une leçon de démocratie interne à plusieurs leaders politiques, sans programme ni projet, gérant leurs formations politiques comme un patrimoine personnel, pouvant même être hérité par leurs descendants fussent-ils incompétents et/ou maladroits.
Néanmoins, du fait des violations flagrantes des normes régissant le processus électoral, sans oublier un fichier piégé, avec surreprésentation des départements du Nord et un ostracisme marqué des primo-votants, on peut considérer que le vainqueur de cette mascarade électorale souffrira d’un déficit patent de légitimité. Il devra donc être considéré comme un intérimaire chargé de conduire une transition vers une nouvelle République à refonder de fond en comble.
Comme pour les pays de la sous-région ayant connu des coups d’Etat militaires, il faudra s’atteler à rétablir un ordre constitutionnel normal, après trois années de quasi-État d’exception depuis les émeutes de 2021 et un sabotage méthodique du processus électoral, s’apparentant à un putsch civil, reposant sur des manipulations électroniques et l’instrumentalisation des institutions (DGE, CENA, Cour suprême, Conseil constitutionnel).
Un gouvernement d’union nationale de transition
Notre conviction est que les combats pour une reprise du parrainage citoyen ou le report de l’élection présidentielle sont futiles et d’arrière-garde.
Il faut radicalement soigner la quasi-totalité de notre classe politique, qui souffre du syndrome d’hyper-présidentialisme caractérisé par une gestion autocratique de leurs partis (très souvent des coquilles vides) et cette obsession morbide à vouloir être candidat, même si on ne doit récolter que des scores lilliputiens avoisinant le zéro.
Il faut donc « dé-présidentialiser » notre système politique en adoptant carrément un régime parlementaire, dans lequel, le Premier ministre élu par le Parlement détient la réalité du pouvoir ou tout au moins rééquilibrer, en profondeur, les pouvoirs au sein et entre les différentes institutions.
C’est pourquoi, il faudra aller vers l’adoption d’un programme commun de refondation institutionnelle dans lequel pourraient se reconnaître la plupart des hommes politiques de notre pays.
En effet, la réalité montre clairement que le système hyper-présidentialiste, tel que mis en place par notre premier président après la crise de 1962, est antinomique avec un véritable pluralisme politique. Pire, il est synonyme de velléités hégémoniques, de clientélisme, de corruption, d’atteintes aux libertés et de fraudes électorales.
Dans le même ordre d’idées, le devenir des partis ou coalitions ayant exercé le pouvoir dans notre pays interroge. Ils peinent à survivre et à garder leur cohésion, quand ils perdent leur pouvoir. La plupart de leurs cadres transhument ou créent leurs propres organisations groupusculaires, contribuant ainsi à aggraver la pléthore de partis que connaît notre pays et à amplifier la cacophonie sur la scène politique.
Le parti socialiste disloqué, réduit à une peau de chagrin et le parti démocratique réduit à un clan familial doublé d’un fan’s club de Me Wade, en sont la meilleure illustration.
Les forces patriotiques devraient donc se regrouper autour d’une plateforme politique, embryon d’un futur gouvernement d’union nationale de transition, chargé d’organiser, dans les plus brefs délais, des élections législatives transparentes et inclusives ainsi qu’un référendum sur une nouvelle Constitution comme celle issue de la Commission nationale de réforme des Institutions.
Un programme de rupture sera discuté et adopté de manière consensuelle. Il sera en rapport, aussi bien avec la nécessité d’une refondation institutionnelle bien comprise, le respect des droits et libertés, qu’avec le parachèvement de nos souverainetés politique, économique, monétaire et culturelle.
L’impact économico-financier de l’octuple Ballon d’Or sur le football américain est déjà palpable, quelques mois seulement après son arrivée au club floridien de l’Inter Miami
1,02 milliard de dollars de valorisation, 127 millions de dollars générés… Les données de l’Inter Miami sont vertigineuses en ce début d’année, à en croire la dernière évaluation de Sportico, plateforme numérique spécialisée dans le sport business.
L’étude révélée mercredi 24 janvier 2024 témoigne d’un bond en avant financier considérable pour la franchise nord-américaine de football co-détenue par l’ancien international anglais devenu homme d’affaires, David Beckham.
Selon les auteurs, il s’agit des retombées de l’arrivée de Lionel Messi au sein de l’équipe basée en Floride. Le champion du monde argentin dont la signature a été officialisée pour deux ans et demi en juin 2023, a drainé les foules dans les stades à travers le pays de même que les sponsors vers la MLS.
Un effet d’entraînement
De quoi faire passer le club du 10e au 3e rang des plus précieux de la ligue, grâce notamment à une hausse de plus de 74% de sa valeur sur une année. Les revenus ont également augmenté de 43% sur la même période.
Plus impressionnant, l’effet Messi ne concerne pas seulement l’Inter Miami. La valorisation moyenne des 29 équipes composant le championnat a ainsi grimpé de 16% pour atteindre 678 millions de dollars en 2023. La MLS a quant à elle généré environ deux milliards de dollars, en hausse de 27%.
Selon Sportico, la montée des audiences s’est manifestée par un abonnement massif au MLS Pass (près de deux millions), le service de streaming d’Apple dédié à la diffusion des matchs de la Major League Soccer et dont Messi perçoit une partie non dévoilée des revenus dans le cadre de son contrat.
Un public à fidéliser
"Les clubs étaient déconcertés lorsque Jorge Mas (partenaire d’affaires de Beckham) s'est engagé à hauteur de 150 millions de dollars pour Messi sur deux ans et demi, incluant une participation au capital d'Inter Miami, mais son pari risqué s'est avéré fructueux", indique Sportico, alors que toutes les franchises s’activent pour capitaliser autant que possible sur la présence de Messi dans la ligue.
Cela passe par la construction ou la rénovation des infrastructures, dont les stades qui jouent un facteur décisif dans la valorisation des clubs. C’est d’autant plus crucial que les États-Unis co-organisent le Mondial 2026 avec le Canada et le Mexique.
La prochaine étape pour la MLS est de convertir ces nouveaux fans acquis grâce à Lionel Messi en un public fidèle.
par Mary Teuw Niane
NON À LA MISE À MORT DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL ET AU REPORT DES ÉLECTIONS
Le régime est complètement fâché avec la publication par le Conseil constitutionnel de la liste définitive des vingt candidats autorisés à concourir à l’élection présidentielle du 25 février 2024
Après les multiples rumeurs, les indiscrétions dans la presse, les phrases énigmatiques de politiciens en mission, les ballons de sonde lancés par des opposants en mission commandée, voici qu’arrivent l’heure de vérité et le coup de poker pour d’un coup ramasser la mise totale: discréditer et humilier le Conseil constitutionnel, le dissoudre et reporter sine die les élections.
En effet le régime est complètement fâché avec la publication par le Conseil constitutionnel de la liste définitive des vingt (20) candidats autorisés à concourir à l’élection présidentielle du 25 février 2024.
Les tenants du pouvoir savent que cette configuration conduira à la victoire inéluctable du candidat du Président Oumane Sonko (PROS) dès le premier tour.
Ces derniers temps la presse sénégalaise a laissé apparaître le dilemme du régime : arrêter le processus électoral ou bien attendre la victoire du candidat de PROS pour ensuite procéder à un coup d’État constitutionnel afin de l’empêcher d’exercer le pouvoir que le suffrage universel lui a valablement donné.
Sans aucun doute, l’expérience du Front islamique pour le Salut (FIS) algérien a été largement ausculté avec tous les risques que cela comporte.
En effet, en Algérie, après la victoire du Front islamique pour le Salut (FIS), pour l’empêcher de gouverner, il y eut un coup d’État militaire suivi d’une chasse aux sorcières qui a éradiqué ce parti.
Évidemment le pouvoir ne veut pas prendre le risque d’avoir un coup d’État qui ne peut être que dévastateur dans une zone sahélienne où les militaires sont entrain de remettre en cause la main mise politique française au Mali, au Burkina Faso et au Niger.
C’est pourquoi il faut absolument arrêter le processus électoral.
Que faire disait Lénine ?
Le problème du pouvoir est triple.
Premièrement, une partie de la nomenclatura de l’APR, particulièrement celle proche de la Première Dame considère que le Président de la République a fait un mauvais choix de candidat en investissant le Premier Ministre Amadou Ba dont ils doutent de sa loyauté et de sa capacité à gagner les élections.
Certains d’ailleurs insinuent que si jamais il y avait un second tour, il pourrait même ne pas atteindre le score lui permettant d’y accéder.
C’est pourquoi ils sont aujourd’hui nombreux au sein de l’APR à soutenir ouvertement ou à attendre le moment opportun pour soutenir particulièrement le candidat Mouhamed Boun Abdallah Dionne ou même les candidats Aly NGouille Ndiaye et Mame Boye Diao.
Le discours constant du Ministre Mame Mbaye Niang n’est que l’expression de la lutte mortelle en cours au sein du pouvoir entre les pro-Amadou Ba et les anti-Amadou Ba.
La question est devenue vitale.
Comment assurer la survie du pouvoir de Macky Sall?
C’est sans doute la raison pour laquelle la guillotine du Président n’a pas osé, cette fois-ci, couper la tête de Mame Mbaye Niang. À moins que ce qui se sussure ne soit vraie que le Ministre exprimerait les états d’âme du clan de la Première Dame.
En tout état de cause le régime est aujourd’hui totalement divisé, qu’il n’a aucun espoir de garder le pouvoir si le processus électoral en cours aboutit à des élections libres et transparentes le 25 février 2024.
Le clan des anti-Amadou Ba rêve d’un report des élections pour lui permettre de remettre en cause cette candidature qui le dérange complètement.
Deuxièmement, le Conseil constitutionnel a lâché une grosse bombe politique à fragmentation en publiant sa liste définitive des vingt (20) candidats.
Le Conseil constitutionnel a fâché définitivement le pouvoir.
Non seulement il n’a pas éliminé les indésirables mais il a commis un dégât collatéral en invalidant la candidature du Président Karim Wade ce qui aggrave considérablement la posture électorale du candidat du Président Macky Sall et de manière générale rend définitivement impossible une victoire du pouvoir.
Le Conseil constitutionnel a divisé les voix de la majorité en validant les candidatures de Mouhamed Boun Abdallah Dionne, Aly Ngouille Ndiaye et Mame Boye Diao ce qui réduit irrémédiablement les suffrages du candidat Amadou Ba.
Les dernières élections législatives ont montré combien les suffrages de BBY se sont comprimés.
Le Conseil constitutionnel en validant la candidature des indésirables, Diomaye Faye, Cheikh Tidiane Dièye et Habib Sy a donné à PROS la possibilité de désigner le candidat que les innommables proposent et de remporter haut la main la mise électorale le 25 février 2024.
Enfin, troisièmement, le Conseil constitutionnel en invalidant la candidature du Président Karim Wade a mis son électorat contestataire à la disposition de l’opposition radicale renforçant ainsi sa victoire dès le premier tour.
Il faut souligner que certaines franges du pouvoir, déboussolées par le risque de défaite de leur candidat, soupçonnent contre toute logique le Président Karim Wade d’être un possible plan B caché du Président Macky Sall.
En définitive, le Conseil constitutionnel est de fait devenu incontrôlable, insaisissable, totalement fou, alors que jusque là ses prises de décisions agréaient joyeusement le pouvoir.
Le Conseil constitutionnel en publiant sa liste définitive a-t-il seulement dit le droit?
Ou bien a-t-il voulu exprimé, dans un dernier sursaut d’orgueil, sa libération totale et définitive de l’étreinte du pouvoir ?
Dans tous les cas, le Conseil constitutionnel a posé volontairement ou involontairement un acte téméraire de défiance vis-à-vis du pouvoir.
Le pouvoir ne peut laisser passer cette situation.
Il faut trouver une manière subtile d’arrêter le processus électoral ainsi pouvoir reporter les élections.
Le pouvoir pourra alors prendre le temps nécessaire pour inverser la situation électorale comme en Guinée lors du second tour de l’élection présidentielle entre Alpha Condé et Cellou Dalin Diallo pour organiser le vote des citoyens à son profit.
Il ne faut surtout pas que l’idée de report vienne du pouvoir.
D’autres, de la société civile, des leaders se réclamant de l’opposition, des journalistes, des experts étrangers pourraient s’en charger.
Il y a encore plus subtil, saisir au vol les multiples errements du processus électoral brandis par un candidat ou des groupes de candidats lésés pour en faire l’arme fatale pour stopper le processus électoral.
Le pouvoir semble se diriger avec la probable mise en place de la Commission d’enquête parlementaire demandée par le PDS vers le discrédit, l’humiliation revancharde et la mise à mort volontaire ou forcée du Conseil constitutionnel.
Cette liquidation programmée, du fait du ralliement du groupe BBY, stoppera le processus électoral.
En effet, le pouvoir saisit cette requête légitime du PDS de création d’une commission d’enquête parlementaire pour en faire l’outil de mise à mort du Conseil constitutionnel.
Le Sénégal entrera alors définitivement dans l’ère de l’illégalité constitutionnelle, de la prolongation illégale du mandat présidentiel et qui sait, d’une nouvelle troisième candidature ?
Nous devons être vigilants, ce qui se passe, à quelques semaines du 25 février 2024, n’est pas anodin.
C’est une tentative délibérée du pouvoir de voler la victoire au peuple.
Nous devons de toutes nos forces refuser l’arrêt du processus électoral et le report des élections.
Non à la tentative de coup d’État institutionnel !
Je vous souhaite une excellente journée sous la protection divine. Juma Mubaarak.
NB: l’expression « le candidat désigné par PROS » désigne simplement le candidat des innommables.
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VERS L'INSTAURATION D'UNE NOUVELLE ÈRE DE GOUVERNANCE
À l'issue de discussions nourries avec la société civile, des candidats ont convenu d'inscrire le Sénégal dans une dynamique réformatrice démocratique, s'inspirant des conclusions des Assises et des recommandations de la CNRI
Lors d'une rencontre citoyenne inédite jeudi 25 janvier à Dakar, des candidats à la présidentielle se sont engagés à signer un pacte national de bonne gouvernance, à l'issue de discussions nourries avec des représentants de la société civile.
Ce pacte vise à concrétiser les conclusions des Assises nationales de 2008-2009 et les recommandations de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) de 2013, deux processus de concertation majeurs dont les réformes tardent à se matérialiser.
Le document présenté s'articule autour de 6 articles définissant le contexte, les engagements des candidats, les mécanismes de suivi, sur une durée de 5 ans. Il s'appuie sur la Charte de gouvernance démocratique issue des Assises et les principales propositions de la CNRI en matière d'État de droit, d'équilibre des pouvoirs, de transparence et de décentralisation.
Les candidats présents ont majoritairement apprécié cette initiative citoyenne. Certains ont proposé des amendements, d'autres comme Thierno Alassane Sall ont insisté sur l'importance de mécanismes pour garantir le respect des engagements après les signatures.
La cérémonie de signature est prévue le 30 janvier, à la veille du début de la campagne électorale. Selon les organisateurs, elle permettra de "matérialiser l'engagement solennel des candidats envers les pertinents de notre démocratie et l'avenir du pays". Une étape cruciale pour le Sénégal.
UMOA, UNE BANQUE ÉTABLIE AU SÉNÉGAL SANCTIONNÉE
Le Collège de supervision de la Commission bancaire de l’Umoa a, de nouveau, abattu une sanction sur une banque installée au Sénégal. Une sanction disciplinaire et pécuniaire.
iGFM - (Dakar) Le Collège de supervision de la Commission bancaire de l’Umoa a, de nouveau, abattu une sanction sur une banque installée au Sénégal.
Une sanction disciplinaire et pécuniaire. C’est ce dont a écopé un établissement de crédit installée au Sénégal. En effet, lors de sa session tenue le 18 décembre 2023, la Commission Bancaire de l’Umoa, après avoir entendu les dirigeants de l’établissement concerné, a prononcé un blâme à l'encontre de la banque installée au Sénégal. Son nom n'a pas été dévilé.
Cette sanction disciplinaire est motivée par le non-respect des termes de l’injonction donnée par Décision du 9 décembre 2020 ainsi que des insuffisances dans la gestion et des infractions aux textes légaux et réglementaires applicables aux établissements de crédit. La Bceao a décelé «des faiblesses dans le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme de cette banque».
En sus de la sanction disciplinaire, l’établissement de crédit a écopé d’une sanction pécuniaire d’un montant de 300 millions de francs Cfa. Ce, conformément aux dispositions de l’Instruction n° 006-05-2018 du 16 mai 2018 fixant les modalités d’application des sanctions pécuniaires prononcées par la Commission Bancaire de l'Umoa à l’encontre des établissements de crédit de l’union monétaire.
SÉNÉGAL-CÔTE D’IVOIRE, LES SUPPORTERS DES ÉLÉPHANTS METTENT L’HOSPITALITÉ EN STANDBY
Leur discours commencent à changer, le mot hospitalité, «Akwaba» est pour le moment rangé dans les tiroirs, du moins jusqu’après cette rencontre décisive à élimination directe.
Le pays organisateur revient de loin. Grâce à la victoire du Maroc sur la Zambie, les Eléphants sont remis dans le jeu. Et dès le coup de sifflet de l’arbitre de la fin de la rencontre, c’était une liesse populaire dans les rues, des jeunes sont sortis massivement pour manifester leur joie. «Nous sommes qualifiés», répétaient-ils. Cette euphorie était accompagnée de klaxons de voiture. Ils ont mis l’ambiance jusque tard dans la nuit. Les Ivoiriens vont affronter leurs «frères» sénégalais, mais leur discours commencent à changer, le mot hospitalité, «Akwaba» est pour le moment rangé dans les tiroirs, du moins jusqu’après cette rencontre décisive à élimination directe.
Il n’y a plus de calcul. Un monsieur de teint noir, très costaud, par l’accent, reconnait la table des Sénégalais qui étaient en train de déguster tranquillement dans un maquis sis à la place de la gare leurs poulets braisés avec comme accompagnement de l’alloco ou encore l’attiéké. Avec une boisson bien fraiche pour étancher la soif de la chaleur du soir, il lance to de go : «Hé, Sénégalais, préparez-vous hein. C’est fini l’hospitalité, c’est ballon que nous allons jouer et on va taper fort. Parce que nous revenons de loin.»
Mais c’est sans compter sur la confiance des supporters sénégalais qui croient aux poulains de Aliou Cissé. «On vous attends, nous ne sommes pas champion d’Afrique pour rien. On ne parle pas beaucoup, lundi, Inchallah, vous allez tout comprendre», préviennent les Sénégalais. Dans la foulée, un groupe de supporters tenant le drapeau du Sénégal et de la Côte d’Ivoire déclare, dans une ambiance festive : «C’est vrai, vous êtes nos frères, et on vous a toujours supportés car on vous adore. Mais, tout ça s’est fini, ça va chauffer dé. Ça va être corsé, un lion blessé revient toujours fort. Vous allez trouver des lions aguerris. Et nos joueurs vont laver l’affront, ce n’est pas pour rien que Dieu a fait que la Côte d’Ivoire puisse se qualifier.»
Un Sénégalais d’ajouter : «Le Sénégal n’a peur de personne dans cette compétition, nous avons l’étoffe pour battre n’importe quelle équipe. Pour devenir champions, il faut battre aussi les meilleurs. Les joueurs, le coach ont conscience de cela. L’équipe ivoirienne ne verra que du feu.»
PAR Thierno Alassane Sall
LA RÉPUBLIQUE DES DEALERS
Les dealers sont démasqués. Au lieu de dénoncer l’attitude méprisante de Karim Wade envers les Sénégalais, qui leur a menti éhontément, des politiciens de tous bords sortent du bois pour chercher à récupérer son électorat
Les dealers sont démasqués. Au lieu de dénoncer l’attitude méprisante de Karim Wade envers les Sénégalais, qui leur a menti éhontément, des politiciens de tous bords sortent du bois pour chercher à récupérer son électorat. Admettre la corruption de la Constitution est une honte ! Dans le même temps, d’autres se murent dans un silence complice devant ces manigances à ciel ouvert.
Pire, le président Macky Sall, son candidat Amadou Ba et le PDS veulent décrédibiliser les institutions, en mettant en place une commission d’enquête parlementaire, pour des calculs bassement politiques : s’emparer de l’électorat du PDS avec qui ils ont dealé dans leur dialogue faussement national.
Une commission parlementaire pour confondre deux magistrats, cela s’appelle du ciblage et du détournement de procédure. Il existe des mécanismes plus appropriés.
Pourquoi ils ont refusé de saisir le Parlement pour faire la lumière sur les 1000 milliards du fonds Covid ? Pourquoi il n’y a jamais eu d’enquête pour tous les faits extrêmement graves de prévarications documentés par les rapports de l’IGE et de la Cour des comptes ? Qu’ont-ils fait du rapport sur le contrat PetroTim ? Des vagues d’émeutes sanglantes, avec des dizaines de morts, ont secoué ces dernières années le pays, cela n’a nullement intéressé les groupes qui contrôlent l’Assemblée nationale. Le naufrage d’embarcations surchargées qui emportent tant de vies humaines au fond des océans n’a suscité aucun émoi.
Personne ne peut changer ce pays avec cette façon de faire de la politique. Un enseignement que les citoyens peuvent tirer de cet épisode : « politicien du mbokk ! »
Duñ leen bàyyi ngeen yàq Senegaal ! La République des Valeurs se dressera contre la République des dealers.
Thierno Alassane Sall
Candidat à l’élection présidentielle
Président du parti République des Valeurs/Réewum Ngor
BOUGANE RÉAGIT À L'OUVERTURE D'UNE COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE À l'INITIATIVE DU PDS
Pour le leader de Gueum sa bop, si les accusations de corruption par des juges du Conseil constitutionnel sont confirmées, le processus devra être réévalué
Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) a demandé une commission d’enquête parlementaire pour des soupçons de corruption par des juges du Conseil Constitutionnel pour écarter Karim Wade de la présidentielle. Pour le leader de Gueum Sa bop, ces allégations beaucoup trop sérieuses, si après l’enquête, sont avérées, le processus électoral ne peut être continué.
«Nous avions déjà souligné que cette rencontre, postérieure à la décision du Conseil Constitutionnel, serait dénuée de sens. Aujourd’hui, le PDS rejoint les candidats écartés, et leur lutte deviendra notre. Les accusations portées contre le Conseil Constitutionnel par le PDS sont graves, impliquant des allégations de corruption. Si ces accusations sont confirmées, le processus devra être réévalué, et nous ne pouvons pas continuer dans un processus biaisé. Donc le combat continue, et tous les Sénégalais doivent dénoncer cette situation », déclare-t-il.
A noter que le chef de l’Etat Macky Sall avait reçu le collectif des recalés pour recueillir leur plainte. Cependant, après son communiqué, il a affirmé qu’aucun recours n’est possible à ce stade pour revenir sur le processus.
OUSMANE SONKO A MONTRÉ UNE AUTRE FACETTE DE SA PERSONNALITÉ, SELON ALIOUNE TINE
La sortie du leader du parti dissous Pastef, dans une vidéo préenregistrée, continue de susciter de nombreux commentaires quant à sa capacité à anticiper les événements
La sortie du leader du Pastef, dans une vidéo préenregistrée, continue de susciter de nombreux commentaires quant à sa capacité à anticiper les événements. Pour le fondateur d’Afrika Jom Center, avec cette déclaration, Ousmane Sonko montre une autre facette de sa personnalité.
« Ce que Ousmane Sonko a fait est la démonstration d’un vrai leadership politique. Il faut reconnaitre honnêtement qu’en dépit de ses erreurs Ousmane Sonko est un homme de valeur d’une qualité exceptionnelle. Un panafricain qui mérite respect. Sa libération serait salutaire », écrit Alioune Tine sur le réseau social X.
Même son de cloche pour Lansana Gagny Sakho qui estime que le maire de Ziguinchor a fait preuve d’un « don de soi pour la patrie » et d’une « grande ouverture d’esprit »
Dans la vidéo publiée ce jeudi 26 janvier, Ousmane Sonko anticipe sur l’invalidation de sa candidature et propose à ses partisans une alternative.