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29 août 2025
GUEDIAWAYE, LES NAVETTES FINISSENT EN CASSES
Les compétitions du championnat national populaire ‘’Navêtane’’ sont suspendues, jusqu’à nouvel ordre, dans le département de Guédiawaye. Cela fait suite aux violences notées, mardi 23 novembre 2021, lors du match de ¼ finale
Les compétitions du championnat national populaire ‘’Navêtane’’ sont suspendues, jusqu’à nouvel ordre, dans le département de Guédiawaye. Cela fait suite aux violences notées, mardi 23 novembre 2021, lors du match de ¼ finale qui opposait l’Asc Jubo à celle de Magg Bagne.
Cette décision préfectorale trouve toute sa pertinence si l’on croit au Directeur du stade d’Amadou Barry, Khalifa Gueye, qui révèle que l’infrastructure a été complétement vandalisée. « Nous avons pris des mesures conservatoires et préventives pour demander à l’Odcav d’arrêter les activités, parce que le stade a été complétement saccagé. La pelouse a été déchirée. Les poteaux corners ont été cassés. Le centre d’hébergement, en chantier, à côté, les gens ont emmené avec eux tout le matériel qui était à leur disposition. Comment peux-tu imaginer un match de football, que des gens viennent avec des charrettes pour charger du matériel du stade ? C’est du banditisme que nous avons constaté. Il y a des gens qui viennent au stade avec leur agenda caché et qu’ils exécutent sans problème », a-t-il révélé.
Khalifa Guèye d’appeler les dirigeants d’Asc à prendre leur responsabilité. Pour lui, les Asc connaissent les faiseurs de trouble dans les matche. Mais elles ne les dénoncent pas. « Nous avons tous une part de responsabilité par rapport à ce qui s’est passée. Nous savons tous ceux qui viennent au stade pour faire des paris. Des gens qui passent tout leur temps à parier. Nous les connaissons tous. Il faudrait que nous ayons le courage de les dénoncer. Que les dirigeants d’Asc osent les dénoncer à la police. Ce sont ces gens qui ne veulent pas perdre et lorsqu’ils voient leur argent en train de partir, ils descendent sur la pelouse pour gâcher les matchs », a fustigé M. Guèye, qui n’a pas manqué de rappeler les supporters à l’ordre : « l’infrastructure n’appartient pas aux équipes ni l’Odcav. Elle est un bien collectif qui appartient à tous les Sénégalais et particulièrement les habitants de Guédiawaye ».
ELEVAGE, 3.050.414 TETES DE BETAIL REPECTORIES A LOUGA
Quelque 3. 050 414 têtes de bétail dont des bovins, des ovins et des caprins ont été répertoriées dans la région de Louga dans une étude effectuée en 2019 par le ministère de l’Elevage et des Productions animales
Louga, 26 nov (APS) - Quelque 3. 050 414 têtes de bétail dont des bovins, des ovins et des caprins ont été répertoriées dans la région de Louga dans une étude effectuée en 2019 par le ministère de l’Elevage et des Productions animales, a appris l’APS du service régional de l’élevage.
La commune de Dahra, dans la région de Louga, abrite, samedi, la 7ème édition de la Journée nationale de l’élevage sur le thème : ’’Entreprenariat et investissements pour un élevage moderne et durable’’. L’activité sera présidée par le Chef de l’Etat.
Selon cette étude, la région de Louga concentrait 17% du cheptel bovin national soit 450 658 têtes et 20% de celui des petits ruminants en 2019.
Dans la région, ajoute la même source, Linguère détient 55% du cheptel bovin soit 247 134 têtes. C’est le département qui concentre le plus de bovins avec 146 283 têtes, soit 32% du cheptel régional, Louga se classe à la deuxième place, précise-t-on dans la même étude.
Le département de Kébémer compte 57 240 têtes de bovins soit 13%.
S’agissant des ovins (moutons), ils sont estimés à 1. 375 631 têtes au niveau régional en 2019. Le département de Linguère en détient les 652 039. Louga et Kébémer ont respectivement 290 922 et 432 670 têtes.
Le nombre de caprins (chèvres) dans la région était estimé à 1 224 125 têtes en 2019. Linguère arrivait en tête avec 579 030, Louga occupe la deuxième position avec 256 099, suivi de Kébémer avec 388 996.
Concernant les 66 946 têtes d’équins (chevaux) au niveau de la région, le département de Louga concentre le plus grand nombre (36 891 têtes) suivis de Kébémer (19 639 têtes) et Linguère (10 416 têtes).
S’agissant des ânes, un total de 25 925 têtes a été répertorié au niveau régional dont 14 438 à Linguère, 7 377 à Louga et 4 110 à Kébémer.
EDUCATION SCOLAIRE, 8100 NOUVEAUX ENSEIGNANTS AFFECTÉS DANS LES ÉCOLES
Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a annoncé l’affectation de 8100 nouveaux enseignants cette année pour résorber le déficit en personnels dans les établissements scolaires.
Fatick, 26 nov (APS) - Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a annoncé l’affectation de 8100 nouveaux enseignants cette année pour résorber le déficit en personnels dans les établissements scolaires.
"Ce nombre d’enseignants affectés (...) en une année est historique", a dit M. Talla.
Il s’exprimait, jeudi, lors de la cérémonie officielle de célébration de la Journée nationale de l’éducation des filles, organisée au Centre régional de Formation des Personnels de l’Education (CRFPE) de Fatick.
La cérémonie a enregistré la participation du directeur du Bureau de l’Unesco, à Dakar, Dimitri Sagna, des autorités administratives et des élèves de la région.
"C’est la première fois qu’on injecte autant d’enseignants en une année dans le système éducatif national", a déclaré le ministre de l’Education nationale.
"Parmi ces nouveaux enseignants, il y a 5000 enseignants affectés, plus de 2500 enseignants issus des écoles de formation et 600 enseignants venus de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation (FASTEF)", a-t-il précisé.
Mamadou Talla a assuré que toutes les demandes des inspections d’académie en instituteurs, professeurs du moyen, du secondaire, de daaras modernes, ou encore en franco arabes, ont été satisfaites.
Pendant ce temps, a-t-il signalé, d’autres enseignants sont encore en formation dans les CRFPE.
Il a également rappelé que depuis trois ans le ministère injecte chaque année entre 2500 et 3000 enseignants sortis des écoles de formation dans le système éducatif.
Ces efforts de l’Etat pour résorber le déficit d’enseignants sont liés aux flux importants de nouveaux élèves enregistrés tous les ans dans les écoles, a expliqué le ministre.
"Chaque année, nous enregistrons près de 457 000 nouveaux élèves qui arrivent dans nos établissements", a-t-il indiqué, évoquant aussi une demande en table-bancs, en enseignants, en construction de salles de classe, d’abris provisoires à résorber.
De même, il a fait part de "50.000 mètres de linéaires de mur à réaliser, 1100 blocs d’hygiène et 602 blocs administratifs, 1525 abris provisoires à remplacer’’.
LA COMMERCIALISATION DE L’ARACHIDE S’OUVRE SOUS DE BONS AUSPICES A KAOLACK
La campagne de commercialisation de l’arachide s’ouvre sous de bons auspices dans la région de Kaolack, où certains acteurs sont en train de peaufiner leurs dispositifs, afin d’assurer une bonne collecte des graines d’arachide
Kaolack, 25 nov (APS) – La campagne de commercialisation de l’arachide s’ouvre sous de bons auspices dans la région de Kaolack, où certains acteurs sont en train de peaufiner leurs dispositifs, afin d’assurer une bonne collecte des graines d’arachide, tandis que la SONACOS se tient prête à ‘’acheter’’ toute la production.
Au point de collecte de la coopérative du groupe inter-villageois des producteurs agricoles de Thiomby et de Gandiaye par exemple, la commission chargée des opérations de collecte est à pied d’œuvre.
‘’Tout est fin prêt. Le matériel est là disponible. La commission de commercialisation est présente. Le petit matériel que nous devons utiliser est sur place. Et le magasin a été correctement nettoyé’’, explique son secrétaire général, Ibou Faye.
‘’Je suis très content. J’ai pu vendre mes graines et on m’a donné mon argent ‘’, se réjouit déjà Bouré Bop, un paysan originaire du village de Pan Maguèye, dans le département de Gandiaye.
Il déclare avoir vendu ses graines à la coopérative du groupe inter-villageois des producteurs agricoles de Thiomby et de Gandiaye. Il dit les avoir cédées au prix de 250 francs CFA le kg, comme fixé par le gouvernement.
‘’La Sonacos est déjà prête. Le matériel de collecte est déjà en place. Nous avons nettoyé les verres de stockage. Le personnel qui doit faire la réception est déjà mis en place. Et les financements sont en place. Nous sommes prêts pour acheter toute la production’’, a rassuré Cheikh Fall, le directeur de la Sonacos Lydiane, l’usine de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal basée à Kaolack.
‘’Nous sommes fin prêts pour le démarrage de la campagne de commercialisation. Les commerçants ont commencé à amener leurs graines’’, assure quant à lui le président de la coopérative de Ngothie, Sidy Bâ.
Bâ est par ailleurs le secrétaire général du cadre de concertation des producteurs d’arachide et porte-parole du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR).
Dans la région de Kaolack, 56 points de collecte officiels ont été attribués à 37 opérateurs cette année, a révélé le directeur régional du développement rural (DRDR), Souleymane Diop. Mais, il indique que la situation peut évoluer selon la demande.
La commercialisation des produits agricoles, une activité majeure de la vie économique du pays, a été lancée ce jeudi, à la suite de la fixation, par le gouvernement, du prix plancher à 250 francs CFA le kilogramme.
En conseil des ministres, mercredi, le président de la république a rappelé au gouvernement ‘’l’impératif d’assurer un bon déroulement de la campagne de commercialisation des produits agricoles (l’arachide surtout), sur l’étendue du territoire national’’.
MACKY, UN «MALMENEUR» DE CONSTITUTION
Cinquième changement de la constitution en 9 ans
El Hadj Sow et Thierno Assane BA |
Publication 26/11/2021
Le retour du poste de Premier ministre dans l’architecture institutionnelle de notre pays annoncé ce mercredi 24 novembre 2021 en Conseil des ministres va nécessiter une révision de la Constitution. L’actuel président de la République va changer la Loi fondamentale de notre pays pour la cinquième fois en 9 ans. Ce qui fait dire au constitutionnaliste Mouhamadou Ngouda Mboup que notre Constitution du Sénégal a perdu de son contenu. Une Constitution décidément malmenée sous le régime de Macky Sall…
Cela à l’air d’une boutade d’un opposant au régime. Abdoul Mbaye, le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT), commentant la énième réforme de la Constitution pour réinstaurer le poste de PM écrit ceci : « Macky va changer la Constitution du Sénégal pour la cinquième fois en 9 ans. Il a assurément foi en la Constitution du Sénégal ! (Blinken dixit) », raille le premier Premier ministre du président Macky Sall dans son compte Twitter. Avant de poursuivre : « Nos amis étrangers ne voient pas ce que nous vivons ». A la suite de ce constat, l’ancien Premier ministre, aujourd’hui opposant s’interroge : « Où mène-t-il (Macky Sall, ndlr), notre Sénégal ? ». La quatrième révision fut celle de mai 2019 qui supprimait le poste de PM qui est en voie d’être réhabilité. En mars 2016, la 3ème réforme fut un référendum constitutionnel prévoyant de réduire le mandat présidentiel de sept à cinq ans. Pour ce faire, un projet de révision constitutionnelle fut soumis à référendum en 2016. Il prévoyait notamment la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux (de 5 ans). Il proposait également la mise en place d’un Haut Conseil des Collectivités territoriales (Hcct) en remplacement du Sénat supprimé dès l’accession du président Macky Sall à la présidence de la République. La ré- forme donnait également la possibilité aux Sénégalais résidant à l’étranger d’élire leurs députés à l’Assemblée nationale. A peine élu en 2012, Macky Sall révise la Constitution en septembre de la même année pour supprimer le Sénat « dans un contexte où le Sénégal est confronté à une forte demande sociale, il importe d’optimiser les ressources publiques, ce qui implique nécessairement une rationalisation de nos institutions. Le projet de loi vise à restaurer la Chambre unique comme seul organe du système législatif.
Ainsi les compétences exercées jusque-là par l’Assemblée nationale et le Sénat sont désormais dévolues à l’Assemblée nationale ». Cette réforme avait d’ailleurs supprimé le fameux poste de vice-président introduit par Me Abdoulaye Wade et le Conseil économique et social remplacé par l’actuelle institution dirigée par Idrissa Seck. Alors que Macky Sall parlait de « nécessaire rationalisation des institutions » pour justifier la suppression du Sénat, il ne s’est pas gêné par la suite pour créer non seulement un Conseil économique, social et environnemental, qui était un Sénat nouvelle mouture, mais encore un Haut Conseil des Collectivités territoriales ! Pour en revenir à Abdoul Mbaye, ses railleries ne sont pas du goût de l’enseignement-chercheur en droit public à l’Université Cheikh Anta Diop. Invité sur les antennes de la TFM hier matin, il a noté d’emblée que cette réforme majeure va toucher près de 23 articles de la Constitution. « La Constitution est malmenée sous Macky Sall.
La Constitution du Sénégal est rigide, sa modification est une procédure complexe parce qu’elle appelle à toucher l’art 103 de la Constitution. Mais le système politique du Sénégal ne donne pas qu’au Président de la République et aux députés, les seules initiatives de la révision de la Constitution. Le président peut passer par l’Assemblée nationale à travers une majorité qualifiée ou passer par un référendum comme en 2016 pour ré- viser la Constitution. Seulement il y a des dispositions constitutionnelles qu’on ne peut toucher comme le mode d’élection et la durée et le nombre de renouvellements du mandat du président de la République. Ce qu’on appelle des clauses d’éternité et la forme républicaine de l’Etat. Mais il y a des pratiques sujettes à caution. Le président Macy Sall reste cependant cohérent dans sa démarche puisque lorsqu’il supprimait le poste de PM, il n’a pas averti le peuple. Et aujourd’hui, il ne s’est pas adressé à la Nation pour dire qu’il va restaurer le poste de PM. Alors que le poste de PM est plus central dans l’Exécutif puisque son existence est liée à une majorité concordante. Je crois qu’on doit mettre le poste de PM dans la clause d’éternité pour garantir la stabilité du système. Parce que dans la pratique, Senghor, Abdou Diouf et Macky Sall ont montré qu’ils se sont trompés, cela montre en réalité que le poste est éminemment important. Aujourd’hui, on ne doit pas offrir la facilité au président de la République de réviser la Constitution qui a été tellement retouchée jusqu’à perdre son contenu. On est tombé dans un système de rafistolage de la Constitution sénégalaise. Ce qui n’est pas bien, la Constitution n’est pas verrouillée » explique l’universitaire Mouhamadou Ngouda Mboup.
Le poste de PM a une prééminence dans le système étatique national
« Je ne suis pas surpris par la décision du président de la République de réinstaurer le poste de Premier ministre. La trajectoire politique du Sénégal intègre le patrimoine constitutionnel qui place le poste de Premier ministre dans une bonne position » soutient Mouhamadou Ngouda Mboup. Et d’expliquer que « la notion de Primature a été créée par l’ancien président Léopold Sédar Senghor, c’est une identité constitutionnelle spécifique au Sénégal. D’ailleurs, tous les présidents qui ont eu à éliminer le poste de PM l’ont ramené par la suite.
En commençant par feu Senghor qui l’avait supprimé suite à la crise de 1962-1963 avec feu Mamadou Dia appelé Président du Conseil. Le premier président du Sénégal ramène le poste de PM en 1970. Son successeur Abdou Diouf fera de même de 1983 à 1991. Le seul président qui n’a pas eu à supprimer le poste de PM fut Abdoulaye Wade. Une telle situation traduit simplement le fait que le PM a une prééminence devant le Président de la République, devant l’Assemblée nationale et l’Administration. Il est l’épine dorsale du système institutionnel, politique et étatique du Sénégal. Lorsque vous l’enlevez, un ressort saute et installe un dérèglement. Lorsque le président Macky Sall avait décidé de supprimer le poste en 2019, j’avais clairement dit que c’était une réforme dangereuse parce qu’elle supprimait le tampon qui devait exister entre le président de la République et les populations. Le président de la République est directement exposé face au peuple. L’exemple le plus illustratif fut les événements de mars 2021. Macky Sall était obligé de monter au créneau directement alors que ce devait être le rôle d’un Premier ministre. En d’autres occasions, il a été démontré que le PM a un rôle central dans l’administration et, surtout, coordonne l’action du gouvernement ».
RENE MARAN, LA FRANCE, L’AFRIQUE ET LA LITTERATURE
Pour mieux faire connaître l’illustre auteur, le département de Lettres modernes de l’Ucad a organisé, en collaboration avec l’université des Antilles, de Guyane, de CergyCy et d’autres établissements d’enseignement supérieur, un colloque
A l’occasion du centenaire du Prix Goncourt attribué en 1921 et pour la première fois à un écrivain noir, René Maran, l’université des Antilles, de Guyane, de Cergy-Cy, en collaboration avec l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, ont organisé un colloque de deux jours, qui se déroule depuis hier à l’Ucad 2. D’éminents spécialistes de l’œuvre de René Maran se sont réunis à cette occasion, afin de mieux faire connaître l’illustre auteur.
Pour mieux faire connaître l’illustre auteur qu’était René Maran, le département de Lettres modernes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a organisé, en collaboration avec l’université des Antilles, de Guyane, de CergyCy et d’autres établissements d’enseignement supérieur, un colloque sur le thème : «René Maran. La France, l’Afrique et la littérature».
La cérémonie d’ouverture de cette rencontre de deux jours (les 25 et 26 novembre 2021), tenue à la salle de conférence de l’Ucad 2, a été présidée par le Recteur de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Amadou Aly Mbaye en a profité pour magnifier ce colloque, qui se déroule à Dakar, notamment à l’Ucad, au moment où Mouhamed Mbougar Sarr devient le premier africain subsaharien à se voir couronné par ce prestigieux Prix Goncourt, exactement 100 ans après René Maran.
Selon lui, en faisant le choix du Sénégal pour accueillir des manifestations célébrant le centenaire de l’attribution du Prix Goncourt à René Maran, «vous honorez notre pays et notre Peuple. Nous voulons lire à travers ce choix, la volonté de permettre au Sénégal de prendre toute la place qui lui est faite, dans des commémorations des centenaires, qui se sont étalées sur toute l’année 2021, sous le format de nombreuses initiatives et évènements dans le monde entier».
Parlant de René Maran, Amadou Aly Mbaye souligne que l’auteur occupe une position monumentale. «Il est un repère, un trait d’union, un intermédiaire et un inspirateur. Les écrivains de la Renaissance le revendiquent comme un modèle, les théoriciens de la Négritude s’en réclament comme leur précurseur.» Venu prendre part à cette rencontre, Mathieu Feu Nougaret, attaché de coopération scientifique et universitaire de l’ambassade de France au Sénégal, a estimé qu’il n’est pas facile de parler de René Maran, si on n’a pas lu ses œuvres. «Je ne suis pas spécialiste mais curieux. Je mesure l’importance que revêt René Maran, non seulement dans la littérature, mais aussi comme lien entre plusieurs continents, entre toutes ses racines qui font de lui un être multiple», a-t-il indiqué.
Joignant sa voix à celle du Recteur, Mme Cousson Traoré, directrice de l’animation culturelle et scientifique du rectorat, souligne que ce colloque vient à son heure, car il coïncide avec le choix porté sur Mouhamed Mbougar Sar, qui a remporté le prix Goncourt 2021, ce qui est une fierté du monde littéraire, de la communauté universitaire, mais aussi de la Nation sénégalaise. Elle informe également que pendant ces deux jours de célébration du centenaire du Prix Goncourt de René Maran, un vernissage suivi d’une grande exposition sur les manuscrits de René Maran est prévu au niveau de la Bibliothèque universitaire (Bu).
IMPORTATION, PRODUCTION ET COMMERCIALISATION DES LAMPES A INCANDESCENCE, UNE INTERDICTION «ABSOLUE»
Changer définitivement la structure du marché et donner à toutes les Sénégalaises et Sénégalais, un éclairage de qualité, à moindre coût et respectueux de l’environnement, telles sont les ambitions du gouvernement.
Changer définitivement la structure du marché et donner à toutes les Sénégalaises et Sénégalais, un éclairage de qualité, à moindre coût et respectueux de l’environnement, telles sont les ambitions du gouvernement. Pour cela, les autorités ont mis en place une nouvelle réglementation relative à l’éclairage.
Il s’agit du nouveau décret n° 2017-1411 du 13 juillet 2017, portant sur l’interdiction de l’importation, la production et la commercialisation au Sénégal des lampes à incandescence et la promotion des lampes à économie d’énergie. Il prend, selon le Directeur général de l’Agence de l’économie et la maîtrise d’énergie (Aeme), des mesures plus restrictives sur la commercialisation des lampes à incandescence classiques, l’importation des lampes à incandescence halogènes, ainsi que le contrôle qualité des lampes à économie d’énergie. Saër Diop explique que «sa mise en place a été motivée par les nombreux constats sur le marché, qui ont été confirmés par une évaluation réalisée en 2014 avec l’Aeme et qui ont été le point de départ du développement de cette nouvelle réglementation, en remplacement du décret n° 2011-160 du 28 janvier 2011».
En effet, les lampes interdites continuent d’entrer dans le pays et d’être commercialisées aussi, massivement sur le marché national. M. Diop intervenait hier, lors d’un atelier d’information et de partage avec les acteurs clés, sur ce nouveau décret, ainsi que les arrêtés d’application. Pour rappel, ce renforcement de la réglementation s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme à travers lequel, plusieurs actions ont été entreprises.
En ce sens, souligne Mame Coumba Ndiaye, directrice de la planification et des études (Dpe) à l’Aeme, «près de 200 000 lampes à économie d’énergie ont été diffusées, avec des gains de 50 624 Mwh d’économie d’énergie, de 5,455 milliards de francs CFA d’économies financières et de 35 437 tonnes de Co2 en fin 2020».
LA SONACOS ACHÈTE LE KG D'ARACHIDE À 296,5 FRANCS
La Société nationale de commercialisation des oléagineux (Sonacos) semble changer de stratégie pour cette campagne de commercialisation de l’arachide, qui a officiellement débuté hier
La Société nationale de commercialisation des oléagineux (Sonacos) semble changer de stratégie pour cette campagne de commercialisation de l’arachide, qui a officiellement débuté hier.
En effet, si son usine du Baol n’a pas vu de graines l’année dernière, tel n’est pas le cas cette année. Avant même le lancement de la campagne de commercialisation, plus d’une cinquantaine de camions attendent d’être déchargés. Un changement qui s’explique en partie, selon le directeur de l’usine par le fait que leur prix d’achat est revu à la hausse, dépassant ainsi le prix plancher. Mamadou Bamba Diouf déclare : «La campagne de commercialisation arachidière est effective à Diourbel, car il y a 53 camions en attente devant la porte. Nous avons pris toutes les dispositions. Nous avons 8 secco de 9000 tonnes, donc on se retrouve avec une capacité de stockage de 72 mille tonnes de graines de coque et actuellement, nous réceptionnons 600 tonnes par jour. Cette année, le prix plancher est fixé à 250 francs Cfa, mais la Sonacos achète le kilogramme à 296,5 francs Cfa. Vous voyez qu’on est attractifs.
Les producteurs viennent, parce que le prix qu’on leur a proposé est intéressant». M. Diouf assure que la Sonacos a pris en compte les remarques de l’année passée. «Même le président de la République avait fait des recommandations que nous sommes en train de mettre en œuvre dans nos plans d’actions. Il y a une nouvelle direction d’achat graines, mais les fonds pour le paiement des graines réceptionnées à Diourbel sont logés dans notre compte bancaire.»
S’agissant des points de collecte, le directeur de la Sonacos Diourbel renseigne que sur 25 points de collecte prévus, les 11 sont déjà ouverts, dont les 5 sont dors et déjà opérationnels et financés. Ces points, dit-il, sont installés à Ndiéné, Lagane, Ouadiour, Ndoulo, Ndionaye, mais il y aura également des sites à Thieytou, Gap, Touré Mbonde, Dinguiraye, Cocky Gouye et Guinguinéo.
A l’en croire, ils seront obligés d’augmenter le personnel, si cette tendance se maintient, avant d’ajouter que l’usine a 124 personnes pour assurer le déchargement. Toutefois, Mamadou Bamba Diouf a rappelé que l’année dernière, la campagne était catastrophique, parce qu’ils n’avaient reçu que 9000 tonnes, alors que cette année, au terme de la compagne, ils espèrent réceptionner environ 50 mille tonnes de graines d’arachide, soit une valeur de près de 51 milliards de francs Cfa, pour toute la région de Diourbel et une partie de Fatick précisément à Gossas.
DISCOURS D’ADULTES ET INTERNET DES ENFANTS, BIEN AU-DELA : IL Y A TOUJOURS PLUS A CONSTRUIRE
Au Sénégal, l’usager est vu sous l’angle d’une charge fautive à amoindrir, à travers un discours facile sur les débordements du web, qui lui seraient directement imputables, et non sous l’angle d’un client à fidéliser avec des services numériques, défiants et édifiants, qui éloigneraient des dérives tant décriées sur Internet
Cet entretien du sensationnel, très tendancieux d’ailleurs, nous maintient dans l’agitation de sensibilités religieuses, le creuset des disparités sociales et régionales, l’alimentation de clivages politiques, à tel point qu’une cloison de la pensée critique terrorise par-ci et compromet par-là l’économie de l’humain.
Jusqu’à ce que nous ne perdions pas l’essentiel dans nos pouces, il ne suffira pas de ne pas faire ce qui est proscrit, mais de surtout faire ce qui est prescrit.
Internet est virtuel, mais une réelle cuisine interne de contenus externes. C’est-à-dire qu’il n’y a pas de contacts au toucher entre êtres humains, mais du vrai relationnel placardé par le convoi massif de données online derrière lesquelles, il y a des Hommes en chair et en os, des consommateurs la plupart du temps
L’information, c’est le pouvoir. Les statuts, stories, vocaux, vues, mentions et commentaires sont des données collectées, pour renseigner sur beaucoup de choses. Si pour les géants du numérique (Gafam : Google, Amazon, Facebook désormais Meta, Apple, Microsoft), ça constitue un gisement d’informations à troquer dans l’industrie publicitaire et les instituts de sondage, ce sont surtout des éléments d’influence sociale, de détection et de pré- diction de faits, de profilage, d’analyse comportementaliste ou encore d’indexation doctrinale qui attirent toutes sortes d’organisation (publiques, privées, secrètes et non gouvernementales).
Même les dérives sur Internet sont moulées dans des champs de structures de données destinés à être remplis. C’est comprendre tout l’enjeu de la possibilité donnée à chaque profil connecté, de s’exprimer en dehors des tunnels classiques et donc d’ouvrir sa voix au reste du monde, telle une foire où l’on escompte l’effet (retour triomphal) de son message (audio, visuel, textuel, audiovisuel).
Le comble de la toile d’araignée est de revêtir l’obsolescence de certains passifs d’un jeu de lumière, capable de noircir certains actifs et dépassionner même les initiés. Facilement, les plus petits peuvent passer pour les plus grands et les plus grands pour les plus petits.
Au demeurant, si le gouvernement est démissionnaire, les parents doivent être visionnaires et non flatteurs de leurs enfants «permissionnaires» sur le tas digital.
Quand on s’émerveille de la faculté d’un enfant à décoder le verrou d’un appareil électronique, de son habilité à naviguer en dessins animés sur Youtube, de son aisance à lancer un jeu vidéo pioché dans Store, on passe vraiment à côté de l’essentiel.
Cela s’appelle routine et non intelligence. Car, au même moment, celui-là, qu’on serait tenté qualifier de prodige, ne sait pas forcément découvrir un site Internet plus sérieux à capter son attention, en dehors de sa palette d’actions, à la fois usuelles et prioritaires (déverrouillage, Youtube, galerie, jeux vidéo). C’est comme quand un senior sait plus faire avec les réseaux sociaux que les outils collaboratifs, qui profitent plus en présentant une panoplie de perspectives.
Enfant ou adulte, cette utilisation d’un gadget électronique n’en fait pas un geek, mais plutôt un jouet. Elle en fait plus une cible qu’un acteur, plus un explorateur sédentaire qu’un génie de la créativité nomade. C’est de la technologie de loisirs que des parents concèderont difficilement, pour avoir déjà prêté à leurs enfants une ingéniosité, qui ne serait peut-être que éclaire, volatile.
C’est cette attitude des grands, à croire les petits sophistiqués qui en font la galerie qu’on amuse d’ailleurs. Ils contribuent à les exposer en proie à la prédation du capitalisme numérique, au moment où il sied de debugger leurs esprits confisqués par des fonctionnalités, qu’ils devraient plus savoir implémenter que découvrir.
Par ailleurs, cette mentalité de glorification des adultes pousse encore les enfants à creuser le terreau fertile aux adorations numériques, alors que de l’autre côté des tout-petits évoluent à un niveau de codage avancé, à piloter un drone, bricoler une création innovante ou assembler une technologie prometteuse.
Tous les enfants peuvent être imaginatifs, mais c’est la disponibilité des outils qui peut les rendre créatifs, car ils développent véritablement, en eux, des aptitudes boostées par une certaine curiosité. Sauf que la fierté anticipée d’un parent est un facteur de blocage à l’éclosion des idées d’un enfant, quand celle-ci lui fait percevoir une prouesse d’un petit tour accompli sur un pavé tactile.
Il ne faut pas que les parents contribuent à ce que la curiosité naturelle des enfants supplante leur curiosité intellectuelle
Comment peut-on être si ragaillardi de l’exploration qu’un enfant aurait fait d’une «poubelle numérique», en y focalisant sa psychomotricité ?
L’édification d’une société en projet, fondée sur une éducation numérique principielle, exige, d’une part du gouvernement, qu’il n’accuse pas des gens qui n’en auront appris qu’à leurs dépens, sur initiative personnelle de surcroît, et d’autre part des parents, de transformer leur euphorie digitale en une perspective de travail scientifique sur leurs enfants, afin qu’ils soient de la galaxie des premiers cités ci-dessous. Il incombe donc d’attirer l’attention puisqu’une société d’informations n’est pas un champ de contemplation, mais émerge de clics sur des vertus pour surfer net, de manière à ne pas s’abonner, après, aux lamentations.
En vérité, il y a des enfants qui programment, fabriquent, développent et réalisent des trucs incitatifs, de manière à camper l’attention d’autres enfants qui, à leur tour, captent la fierté de leurs parents parce que tout simplement, ils savent utiliser les produits des premiers. Choisissez les vôtres, car il y aura toujours des enfants qui tirent leurs pairs et indentent leurs comportements.
Mark Zuckerberg a imprimé son Metaverse avec notre «existence» à lui permettre aujourd’hui de nous définir un paradis digital ou un enfer numérique.
A quel taux de confiance, contre quel taux de risque ?
Papa DIOP
Professeur d’informatique Université virtuelle du Sénégal
UN CHALLENGE POUR LES POTENTIELS PREMIERS MINISTRES
En réinstaurant le poste du chef de gouvernement, le président met la pression sur son candidat à la Ville de Dakar. En cas de victoire, Abdoulaye Diouf Sarr aura étoffé son CV. Mais une défaite rebattra les cartes et Macky Sall cherchera d’autres profils
En réinstaurant le poste de Premier ministre, le chef de l’Etat met la pression sur son candidat à la Ville de Dakar. En cas de victoire, Abdoulaye Diouf Sarr aura étoffé son Cv. Mais une défaite rebattra les cartes et Macky Sall cherchera d’autres profils pour l’emploi.
Coucou, revoilà le Pm ! Le Président Macky Sall l’avait supprimé dans un contexte post-Présidentielle où sortaient les premiers noms d’une liste de potentiels successeurs alors que le maître du Palais n’en voulait pas. Ne voulait pas de ce poison qui rendrait toxique son (dernier ?) quinquennat. A l’é- poque, la crainte d’une éventuelle bataille Boun Dionne, Amadou Ba, Aly Ngouille Ndiaye, trois noms sortis du lot pour leur popularité ou leur influence, aurait inspiré le Président Sall de faire disparaître la fonction de Pm. Provisoirement. Mais le chef a choisi de brouiller les cartes. D’abord le fait de ne laisser aucun élément suggérant un dauphinat. Mais cette stratégie du brouillage des pistes ou de l’embrouillement des analystes a fini par produire l’effet contraire. Si Macky Sall n’a pas donné à voir son futur successeur au sein de son parti, il a justement, et logiquement, laissé planer son éventuelle candidature en 2024. Son «ni oui ni non» sur sa candidature pour un 3ème mandat a remis en cause toutes les certitudes, toutes ces assurances. Ce «ninisme» mitterrandien, interprété comme le début de wax waxeet (reniement), a envenimé la polémique, animer la chronique, suscité les pires scénarios. Puisque les Sory Kaba, Moustapha Diakhaté, Me Moussa Diop ont fait les frais d’un débat, interdit, sur le 3ème mandat. Qui plus est tous étaient sur la même ligne : contre le 3ème mandat. Mais le poste étant éminemment politique. La nomination des secrétaires d’Etat et d’un super ministre d’Etat, Secrétaire général de la présidence de la République, à la puissance Jean Collin, n’a jamais pu donner les résultats escomptés. Ni avec Boun Abdallah Dionne ni avec Oumar Samba Ba aujourd’hui. Au contraire, la discrétion était imposée pour le maître du Palais qui avait tout au contrôle. Et il était clair que cette suppression était davantage une stratégie d’étouffement des ambitions qu’une véritable trouvaille technique pour matérialiser le Fast-track bien vendu par le chef de l’Etat lors de sa cérémonie d’investiture à l’issue de sa réélection. Précisé- ment, il s’agissait, comme le justifiait l’exposé des motifs de la loi portant suppression du poste de Pm, d’imprimer plus de «célérité, d’efficacité et d’efficience» à l’action gouvernementale et dans «un temps plus court». Cela n’avait convaincu que les candides.
Challenge pour les «Premier-ministrables» de l’Apr
Le Pm est donc de retour. Mais pour qui ? Pourquoi ? Pour quand ? Le retour-surprise du poste de Pm intervient dans un contexte de forte effervescence électorale avec les Locales du 23 janvier 2022. Le timing n’est pas un hasard, surtout de la part de Macky Sall, l’ingénieur qui a appris son «ingéniosité» politique de Wade. Le chef de l’Etat semble mettre la pression sur son camp qui est condamné à gagner les grandes villes. Et surtout la bataille de Dakar, baromètre de ce que seront les Législatives de juillet 2022. Sauf report. Le candidat de Benno Bokk Yaakaar, préféré à son potentiel adversaire apériste, Amadou Ba, peut être concerné par ce qui ressemble à un appât lancé par Macky Sall qui veut pêcher un gros poisson de la taille d’un dauphin. Si Abdoulaye Diouf Sarr parvient à battre le candidat de la Coalition Yewwi Askan Wi (Yaw), Barthélemy Dias, il aura prouvé à Macky Sall qu’il ne s’est pas trompé sur le choix qu’il a porté sur sa personne. Mais surtout il pourra confirmer sa légitimité de faire partie de la short-liste des «Premier-ministrables». Si, en revanche, il perd, ce sera une ambition non pas forclose, mais un frein au rêve de rentrer dans l’histoire en étant le premier Premier ministre de la Restauration, un Habib Thiam en 1991 ou un Abdou Diouf en 1970. Et mieux, le cas échéant, Amadou Ba pourrait en bénéficier. A moins que Macky, qui a le don de surprendre son monde-comme avec la suppression et le retour du poste de Pm-, déjoue encore les pronostics et mise sur un autre cheval de l’Apr ou d’ailleurs. Dans tous les cas, la pression est sur les épaules du ministre de la Santé. Même si le pouvoir est souvent si près si loin.