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29 août 2025
UCAD, LES NOUVEAUX ENSEIGNANTS AGRES RECOIUVENT LEURS TOGES
La faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’université Cheikh-Anta-Diop (UCAD) a remis toges et diplômes à ses 60 enseignants reçus récemment au concours d’agrégation du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES)
Dakar, 26 nov (APS) - La faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’université Cheikh-Anta-Diop (UCAD) a remis toges et diplômes à ses 60 enseignants reçus récemment au concours d’agrégation du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), a constaté l’APS, vendredi, à Dakar.
La cérémonie ‘’qui nous réunit aujourd’hui (…) n’est pas seulement un moment d’exaltation, de glorification, c’est aussi un temps pour magnifier le travail bien fait, le couronnement de longues et dures années de labeur et d’abnégation pour le rayonnement de l’université, au service de la communauté’’, a dit le professeur Ahmadou Aly Mbaye, recteur de l’UCAD.
En s’exprimant lors de cette cérémonie, il a rappelé que ladite faculté a présenté 69 candidats, dont 60 admis, au concours d’agrégation du CAMES, cette année, avec un taux de réussite de 87 %.
Vingt-quatre des admis sont sortis majors dans leur spécialité, selon M. Mbaye.
La médecine humaine, la pharmacie, l’odontostomatologie, la médecine vétérinaire et les productions animales sont les spécialités des nouveaux professeurs agrégés.
Le recteur a salué les efforts qu’ils ont fournis pour doter le Sénégal d’‘’un système sanitaire adapté aux besoins des populations’’.
La faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie de l’université Cheikh-Anta-Diop est non seulement un centre de préparation du concours d’agrégation pour de nombreux enseignants du continent, mais un nombre important de ses professeurs sont membres des jurys du CAMES, selon Ahmadou Aly Mbaye.
Il s’est réjoui, par ailleurs, de l’élargissement de la carte universitaire du pays et de la construction de nouveaux hôpitaux où vont travailler certains enseignants de l’UCAD.
Les bons résultats de la faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie traduisent la qualité de l’encadrement des enseignants-chercheurs et de leurs publications, a souligné Gallo Diop, représentant du ministre de l’Enseignement supérieur à la cérémonie.
IPRES, UNE AUGMENTATION DE 10% DES PENSIONS DE RETRAITE EN VUE
Le président de la République a demandé vendredi aux administrateurs de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) d’étudier la faisabilité, d’ici au 31 décembre, d’une augmentation de 10 % des pensions de retraite.
Dakar, 26 nov (APS) - Le président de la République a demandé vendredi aux administrateurs de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES) d’étudier la faisabilité, d’ici au 31 décembre, d’une augmentation de 10 % des pensions de retraite.
‘’Les retraités, vous avez demandé une augmentation, ce que je peux comprendre, ce que j’ai compris. Je voudrais demander au président du conseil d’administration de l’IPRES, au directeur général et à l’ensemble des administrateurs d’étudier la faisabilité, d’ici au 31 décembre, d’une augmentation de 10 %’’ sur les pensions de retraite, a-t-il dit.
Macky Sall présidait la cérémonie de clôture d’une conférence sociale, au Centre international de conférences Abdou-Diouf de Diamniadio.
Selon le chef de l’Etat, cette augmentation va coûter 10 milliards de francs CFA à l’IPRES.
‘’Cela suppose deux choses. Il faut sérieusement envisager la cotisation pour ceux qui travaillent encore. On ne peut pas vouloir avoir une retraite décente tant qu’on ne cotise pas de façon décente’’, a-t-il dit.
Macky Sall déclare, par ailleurs, que les travailleurs ruraux et les artisans peuvent cotiser pour avoir une assurance maladie et une pension de retraite.
‘’Il faut que, dans notre pays, on prévoit (...) des lendemains difficiles. C’est valable pour la couverture maladie, c’est valable pour la retraite (...) Il faut qu’on réfléchisse sérieusement à la retraite. Malgré ce qui a été fait, les retraités souffrent. La couverture maladie est un véritable défi’’, a-t-il ajouté.
La troisième conférence sociale sur la protection sociale, qui s’est tenue jeudi et vendredi, doit déboucher sur un programme national de réformes du système de protection sociale.
Selon le président de la République, de 2012 à aujourd’hui, les pensions de retraite à l’IPRES ont augmenté de 40 %, dont 10 % en mai de la même année.
MACKY SALL S'ÉRIGE EN DÉFENSEUR DU SECRET MÉDICAL
Le président a posé la première pierre de la polyclinique de l’Hôpital Principal de Dakar. Il en a profité pour s’exprimer sur le secret médical qui est de plus en plus piétiné au Sénégal
«Nous devons revoir la question du secret médical au Sénégal. Dans ce pays, les gens sont pressés de dire ce dont souffre une personne. J'ai vu telle personne dans tel lieu, il a la covid etc. Ce n’est pas normal.
Le corps médical ne doit aucunement divulguer la maladie d’une personne, encore moins une tierce personne. Le secret médical sera fondamental pour cette policlinique. Parce que désormais nous voulons que, du président de la République au citoyen lambda, personne n’ait plus à sortir du pays pour aller se soigner ailleurs.
Car certains ont peur du regard des autres et préfèrent sortir du pays pour se soigner à l’étranger afin que leur dignité ne soit pas déflorée et exposée. Nous essaierons d’assurer la préservation du secret médical ici dans cette polyclinique.»
AUDIO
UN NOUVEAU VARIANT TRÈS MENAÇANT
Un nouveau variant du Covid-19 a été détecté en Afrique du Sud. Baptisé Omicron, il a été classé "préoccupant" par l'Organisation Mondiale de la Santé. Le nombre élevé de mutations de ce variant pourrait menacer l'efficacité des vaccins existants
Un nouveau variant du Covid-19 a été détecté en Afrique du Sud. Baptisé Omicron, il a été classé "préoccupant" par l'Organisation Mondiale de la Santé. « Il nous faudra quelques semaines pour comprendre l'impact de ce variant sur tout vaccin potentiel » a annoncé l’OMS. Le nombre élevé de mutations de ce variant pourrait menacer l'efficacité des vaccins existants. Un premier cas identifié en Europe, ce vendredi en Belgique.
Quel est ce nouveau variant et quels sont les risques ?
Le nouveau variant B.1.1.529 a été détecté en Afrique du Sud. Selon plusieurs scientifiques sud-africains, il présente un nombre « extrêmement élevé » de mutations. Les métamorphoses du virus initial peuvent potentiellement le rendre plus transmissible, jusqu’à rendre un variant dominant. Cela a été le cas avec le variant Delta découvert initialement en Inde, qui selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a réduit à 40% l'efficacité des vaccins anti-Covid.
Vendredi 26 novembre, il a été classé vendredi "préoccupant" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), et baptisé "Omicron".
Le nouveau variant B.1.1.529 présente au moins 10 mutations, contre deux pour le Delta selon les scientifiques sud-africains. L’inquiétude de Maria Van Kerkhove, responsable technique de l'OMS pour le Covid-19, repose sur l’imprévisibilité du comportement de ce nouveau variant, notamment vis-à-vis des vaccins : « Le souci, c'est que lorsque vous avez autant de mutations, cela peut avoir un impact sur la façon dont le virus se comporte à l’avenir ». « Il nous faudra quelques semaines pour comprendre l'impact de ce variant sur tout vaccin potentiel », a-t-elle ajouté.
Quelles sont déjà les conséquences ?
Si l’effet sur les vaccins reste à déterminer, la contagiosité a elle déjà été observée. Selon l'Institut national des maladies transmissibles sud-africain (NICD), « le nombre de cas détectés et le pourcentage de tests positifs augmentent rapidement », notamment dans la province la plus peuplée du Gauteng, qui comprend Pretoria et Johannesburg. Plus de 1.200 nouveaux cas en 24 heures ont été enregistrés mercredi 24 novembre, contre une centaine au début du mois.
D'abord attribuée au variant Delta, cette augmentation « exponentielle » est plutôt causée par la dernière forme mutée, qui représente « une menace majeure », a déclaré le ministre de la Santé, Joe Phaahla.
Les structures de santé sud-africaines doivent s’attendre à une nouvelle vague de malades dans les prochains jours ou prochaines semaines. L'Afrique du Sud est officiellement pays le plus touché du continent par le virus. Par ailleurs, seuls 35% des adultes éligibles sont totalement vaccinés.
Où le nouveau variant a-t-il été détecté ?
Des cas ont également été signalés au Botswana voisin et à HongKong, sur une personne de retour d'un voyage en Afrique du Sud.
Un premier cas a aussi été détecté en Israël, selon le ministère de la Santé israélien.
Un cas du nouveau variant du Covid-19 a été identifié en Belgique, a déclaré vendredi 26 novembre le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke. "On a un cas qui est maintenant confirmé de ce variant. Il s'agit de quelqu'un qui venait de l'étranger. Qui a été testé positivement le 22 novembre. Qui n'était pas vacciné", a-t-il déclaré, lors d'une conférence de presse.
PAR Maimouna Astou Yade
LA SOCIÉTÉ SÉNÉGALAISE RESTE TRÈS CONSERVATRICE
Derrière le débat en cours sur l’avortement médicalisé, c’est tout le conservatisme de la société sénégalaise qui se trouve questionné. Un immobilisme hérité de la période coloniale et qu’il appartient à tous les citoyens de bousculer enfin
Jeune Afrique |
Maimouna Astou Yade |
Publication 26/11/2021
Au Sénégal, la question des droits des femmes a traversé toutes les générations militantes, de 1960 à nos jours.
Les premières militantes féministes ont vécu à une époque où déconstruire l’idéologie patriarcale était considéré comme un aveu d’opposition aux religions et aux cultures locales. Les défis pour les femmes de cette époque étaient énormes, car les sociétés africaines venaient de sortir d’un colonialisme qui avait affecté lourdement les attitudes et les comportements des hommes et des femmes.
En tant que jeunes féministes et africaines, nous pensons que l’impact de la colonisation sur les hommes africains fait partie des champs d’études encore peu explorés, mais qui, bien référencés, pourraient servir à renforcer le plaidoyer en faveur des droits fondamentaux des femmes et des filles. Car il y a un paradoxe : beaucoup, en Afrique, ont tendance à estimer que les revendications féministes sont inspirées par l’Occident, mais au temps de la colonisation, le modèle imposé par les colons occidentaux était patriarcal.
Des chercheuses, poètes, journalistes, sociologues, pionnières du féminisme sénégalais telles que Fatou Sow, Awa Thiam, Marie-Angélique Savané ou Mariama Bâ sont revenues sur le modèle social africain qui a été matrilinéaire. Une forme d’organisation sociale qui n’opprimait pas les femmes, ni les hommes d’ailleurs, un modèle social équilibré et propre aux peuples africains.
Les femmes sénégalaises militantes ont capitalisé plus de soixante ans de lutte pour l’élimination des violences dont les femmes et les filles sont victimes. Notre pays a persévéré et évolué de revendication en revendication, et ce dans tous les domaines de la vie. Bien que le code sénégalais de la famille reste encore très discriminatoire, il faut reconnaître aux militantes pionnières le mérite d’avoir porté, en 1972, la voix des femmes dans le processus d’adoption du nouveau code, une dynamique qui avait opposé plusieurs groupes sociaux et religieux à cette époque.
À DAKAR, JUAN GOMEZ PARLE DE L'AVENIR D'APPEL SUR L'ACTUALITÉ
De passage à Dakar pour l’enregistrement de l’émission, Juan Gomez a dévoilé les coulisses de son magazine au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) en présence des étudiants en journalisme.
Depuis 1996, Juan Gomez, animateur et producteur anime l’émission interactive «Appel sur l’actualité » sur radio France internationale (RFI), très écouté en Afrique francophone. Avec cette émission, les auditeurs africains appelle pour avoir des éclairages sur une information qui leur tient à cœur, ils peuvent exprimer leur indignation, pousser un coup de gueule contre un chef d’État ou exprimer une satisfaction par rapport à une problématique. Et ça fait 25 ans que cette émission passe sur les ondes de la radio publique française.
Très populaire auprès de la jeunesse d’Afrique francophone, le succès d’ «Appels sur l’actualité » est tel qu’au fil des ans, elle est passée de 20 minutes à 40 minutes. De passage à Dakar pour l’enregistrement de l’émission, Juan Gomez a dévoilé les coulisses de son magazine au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI) en présence des étudiants en journalisme.
En marge de cette rencontre, il a accepté de répondre aux questions d’AfricaGlobe tv notamment sur l’avenir de cette émission, la relation qu’il a développé avec ses fidèles auditeurs africains. Ainsi, selon lui, après 25 ans, tant que les auditeurs du continent continuent d’avoir un intérêt pour cette émission interactive et à l’écouter, participer à travers leurs appels, il n’y a aucune raison de la supprimer de l’antenne RFI. Il n’exclut même pas au contraire la possibilité que la direction accorde un peu plus de temps à l’émission pour l’innover.
Suivez ses explications sur AfricaGlobe tv.
LA BIOMASSE, UN ESPOIR POUR STOCKER L'ÉNERGIE
A l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, Ndeye Maty Ndiaye aide de jeune chercheurs à mettre au point des batteries à partir de matière organique
D’un four à 300 °C, Sokhna Dieng sort des morceaux de nickel et de cobalt soigneusement déposés sur une coupelle en verre. Dans les deux petites pièces climatisées du laboratoire du département de physique de l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, l’étudiante en master 2 de physique circule entre une quinzaine de machines modernes alignées sur des tables. Du matériel flambant neuf autour duquel d’autres étudiants en blouse blanche s’activent, attentifs à leurs expérimentations.
Depuis l’installation et l’équipement de ce laboratoire, en 2019, grâce à un financement de 230 millions de francs CFA (350 000 euros) de la Royal Society de Londres, les étudiants du M2 de physique et leur professeur, Balla Diop Ngom, travaillent sur l’exploitation et la valorisation de la biomasse locale. Il s’agit pour eux de sélectionner, parmi l’ensemble des matières organiques disponibles à Dakar et dans ses environs, celles qui permettront de stocker l’énergie, c’est-à-dire de fabriquer des piles et des batteries.
La course à la conception de batteries miniatures se joue au niveau mondial. Pour réduire leur poids, augmenter leur densité énergétique ou leur puissance de charge, l’Europe se mobilise avec un programme baptisé Battery 2030 +. Le Sénégal aussi. Parmi les axes de recherche de l’UCAD figurent en effet les batteries solides, dans lesquelles l’électrolyte liquide des batteries conventionnelles est remplacé par un conducteur solide. Les avantages sont nombreux : elles conjuguent une meilleure stabilité au plan thermique, plus de densité d’énergie embarquée, un temps de chargement réduit et une réduction de l’impact environnemental des procédés de fabrication. Autant d’avantages que le laboratoire universitaire estime éthiques, à l’heure où il est urgent de trouver l’énergie la moins gourmande possible.
Coques d’arachide et hibiscus
Ndeye Maty Ndiaye, Jeune Talent Afrique subsaharienne du programme Pour les femmes et la science 2021 L’Oréal-Unesco, consacrera la dotation de son prix à l’achat d’équipements et de produits chimiques pour son laboratoire. Spécialisée sur les nanoparticules d’oxyde de vanadium depuis son master 2 à l’UCAD, elle a préparé son doctorat en Afrique du Sud, grâce à une bourse d’études financée par l’Organization for Women in Science for the Developing World (OWSD). A 38 ans, elle est aujourd’hui assistante de recherche en postdoctorat.
Ndeye Maty Ndiaye a deux rêves. D’abord, « résoudre le problème d’accès à l’énergie dans tous les pays en voie de développement, et particulièrement au Sénégal… », explique la chercheuse. Elle aimerait « aussi motiver les filles et jeunes femmes pour que leurs rêves de sciences, technologie, ingénierie ou de mathématiques deviennent réalité ». Elle est revenue au Sénégal pour continuer ses recherches avec le professeur Ngom, après avoir soutenu sa thèse en 2019.
L’Afrique compte plus de 2 000 langues différentes. Toutes ne sont pas reconnues comme langues nationales. Comment les langues africaines cohabitent-elles avec le français ?
L’Afrique compte plus de 2 000 langues différentes. Toutes ne sont pas reconnues comme langues nationales. Certaines sont confidentielles, d’autres transnationales. Comment dans votre vie quotidienne, vos langues cohabitent entre elles et avec le français ?
Dans votre pays, constatez-vous une volonté de promouvoir cette diversité ?On en débat en direct de Dakar, dans les studios de RFI Mandenkan et RFI Fulfulde.
Invités :
Fary Silate Ka, l'un des fondateurs de l'Académie africaine des langues (ACALAN).
Oumarou Yero, journaliste burkinabè de la rédaction Mandenkan de RFI. Présentateur d’Une semaine d’actualité.
Tidiane Barry, journaliste et en charge des réseaux sociaux de RFI en fulfuldé.