LE SILENCE DE MACKY INQUIETE NOO LANK
La plateforme «Noo Lank», qui réclame depuis plusieurs mois maintenant l’abandon de la mesure de hausse du coût de l’électricité et la libération de Guy Marius Sagna, est estomaquée par l’indifférence du chef de l’état par rapport à ses revendications

La plateforme «Noo Lank», qui réclame depuis plusieurs mois maintenant l’abandon de la mesure de hausse du coût de l’électricité et la libération de Guy Marius Sagna, est estomaquée par l’indifférence du chef de l’état par rapport à ses revendications. Face à cette situation, indiquent Aliou Sané et Cie, un de leurs camarades prendra part ce mois-ci à la session de l’Organisation des Nations unies (Onu) sur les droits humains pour plaider la cause de Guy Marius Sagna. «Noo Lank» qui animait hier un point de presse appelle les Sénégalais à répondre massivement à sa marche du vendredi 28 février pour continuer la lutte.
Le collectif «Noo Lank» est profondément outré par l’indifférence du Président Macky Sall par rapport à leurs revendications. Il a tenu hier un point de presse pour manifester son rasle-bol. En dépit de leurs nombreuses manifestations pour la libération de Guy Marius Sagna et l’abandon de la hausse du prix de l’électricité, s’offusque le porte-parole du jour, Antoinette Turpin, les membres de «Noo Lank» n’ont eu droit, de la part de Macky Sall et de son gouvernement, qu’à du mépris total. Aliou Sall et Cie estiment que la non-réaction du chef de l’Etat aux multiples appels pour demander l’élargissement de Guy Marius Sagna et d’annuler la hausse des prix de l’électricité ont fini de révéler que ce dernier n’écoute pas. N’empêche, «Noo Lank» refuse d’abdiquer et demande au «président de la République, Macky Sall de dire au ministre de la justice Malick Sall de dire au doyen des juges Samba Sall de mettre fin à l’arbitraire de la détention de Guy Marius Sagna».
Refusant de se laisser abattre par le désespoir, Antoinette Turpin pense que le locataire du Palais de l’avenue ex-Roume arrêtera d’écouter ceux qui l’encouragent dans ce qui ressemble à de la surdité pour écouter la demande légitime des Sénégalais. «Noo Lank ne vas pas laisser Macky Sall garder arbitrairement leur camarade Guy Marius Sagna en prison. Nous allons poser le combat à l’extérieur du pays. Les organisations de défense des droits de l’Homme s’alliera avec Noo Lank pour entamer les travaux qui vont nous mener à saisir la Cour de Justice de la Cedeao, mais aussi l’ONU», renseigne Antoinette Turpin.
Renchérissant, Aliou Sané informe qu’un de leurs camarades va prendre part à la session de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur les droits de l’Homme du 24 février prochain pour poser la question de la détention de Guy Marius Sagna en prison. Par ailleurs, les responsables des «Noo Lank» ont soulevé la question de la gestion des deniers publics en s’attardant notamment sur les derniers rapports de la Cour des Comptes qui épinglent beaucoup de personnalités étatiques. «Les rapports de la Cour des Comptes ont cité plusieurs membres du régime dans la prédation éhontée des ressources publiques, pendant que les Sénégalais des villes et des campagnes souffrent du système éducatif et d’un système sanitaire au bord du gouffre», se désole Antoinette Turpin. Et cette dernière de trancher : «Les Sénégalais crient leur calvaire et exigent que la justice fasse librement son travail et que les responsables de crimes économiques soient sanctionnés et les deniers retournés au peuple.»
«ON N’A PAS DE SENS INTERDIT AU SENEGAL»
Le 28 février prochain, les membres de «Noo Lank» vont encore battre le macadam dans les rues de la capitale pour exprimer leurs sempiternelles revendications. Les marcheurs s’ébranleront de l’échangeur de Nord Foire pour aller au rondpoint Liberté 6. Interpellé sur le choix de cet itinéraire, Aliou Sané estime qu’ils n’ont pas de sens interdit au Sénégal. «On a manifesté sur la Place de la Nation vers le rond-point de la RTS. La dernière, fois on a marché sur l’avenue Cheikh Anta Diop vers le rond-point de la Poste de Médina. Cette fois-ci aussi, l’itinéraire choisi fait partie du Sénégal et ceux qui sont là-bas sont des citoyens comme nous. C’est pour cela qu’on a jugé nécessaire de choisir cet itinéraire.» Désormais, dit-il, c’est à l’autorité d’encadrer la marche.
Pour ce qui est de l’autorisation de la marche, le coordonnateur du mouvement Y en a Marre déclare : « Nous sommes dans un régime de déclaration et non de l’autorisation. Nous avons déposé notre lettre d’information sur la table du préfet ; maintenant, c’est à l’autorité de prendre ses dispositions et d’encadrer la manifestation.» En attendant l’autorisation de la marche, les animateurs de «Noo Lank» appellent tout le peuple sénégalais à les rejoindre le vendredi 28 février à partir de 15h.