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31 août 2025
PLUS DE 98% DES CANDIDATS DECLARES VEULENT S'ENRICHIR AVEC LE POUVOIR
À quelques mois de l'élection présidentielle de 2024, Mamadou Lamine Diallo, président du mouvement ''Tekki'' veut devenir le cinquième président de la République du Sénégal
Propos recueillis par Mamadou Mbakhé NDIAYE |
Publication 17/07/2023
À quelques mois de l'élection présidentielle de 2024, le président du mouvement ''Tekki'' veut devenir le cinquième président de la République du Sénégal. Formé à l'école des Mines de Paris et docteur en économie, l'ex-Directeur de Cabinet de alpha Oumar Konaré, Président de la Commission de l’Union africaine, pense qu'il a le meilleur profil pour succéder à Macky Sall. Dans cet entretien avec L’As, il vole au secours de Birame Souleye Diop et flétrit Khalifa Sall et Cie qui ont pris part au dialogue national.
Vous avez été candidat en 2007. Aujourd’hui qu'est-ce qui vous donne davantage l'envie de devenir président du Sénégal ?
J'ai l'habitude de dire que la politique, c'est une lourde responsabilité. C'est celle de vouloir peser sur le destin de son peuple, sur la destinée de sa nation. Nous avons pour le Sénégal un projet, un projet de société adossé à une doctrine que l'on appelle le ''Responsablisme''.Une vision très claire et partagée en particulier au sein des Assises nationales. Et nous pensons que le Sénégal a besoin de mettre en application cette vision et les politiques publiques qui en découlent. Nous avons connu des violences inouïes ces dernières années au Sénégal, qui traduisent un malaise profond de notre société, en particulier des jeunes. Le principal problème auquel nous sommes confrontés depuis maintenant 25 ans, c'est la question du chômage massif des jeunes. Selon les chiffres du gouvernement, 200 mille à 300 mille arrivent chaque année sur le marché du travail. Le régime de Macky Sall dans toutes ses composantes ne peut pas donner plus de 20 mille à 30 mille emplois. Le reste des jeunes se bousculent dans le secteur informel ou sont oisifs ou encore prennent les pirogues pour aller rejoindre leurs compatriotes de la diaspora. Ce qui régulièrement nous ramène à des tragédies. Nous vivons encore aujourd'hui ces tragédies. La responsabilité incombe à un système économique aujourd'hui dirigé par le régime du Président Macky Sall. C'est la raison pour laquelle nous estimons que ce régime a échoué et on ne peut plus continuer dans cette direction-là.
Qu'est-ce qui vous distingue des autres candidats ?
Nous n'avons pas le même cursus. Je sors de l'école polytechnique de Paris et de l'école des Mines de Paris. C'est là-bas que l'on apprend les méthodes scientifiques les plus poussées et c'est extrêmement important pour pouvoir participer à ce qui se fait dans le monde parce que le Sénégal est dans le monde. Différence radicale : j'ai une expérience professionnelle à l'international, à la Banque mondiale, à Addis-Abeba où se joue la politique de l'Afrique et du monde. J'ai une expérience de l'administration sénégalaise. J'ai été Conseiller technique à la Primature pendant plusieurs années. J'ai une expérience de la politique monétaire, c'est-à-dire comment on gère l'économie avec la Banque centrale. J'ai une expérience politique sur le terrain, j'ai été plusieurs fois député. Il n'y a aucun candidat, aucun aujourd'hui qui rassemble toutes ces expériences. Il s'ensuit que nous avons une doctrine qui s'appelle le Responsablisme, qui dit que le but de l'homme sur la terre, c'est d'être utile.
Est-ce que ce n'est pas là que le bât blesse ? Certains vous considèrent comme quelqu'un de trop élitiste et que vous n’arrivez pas à avoir une connexion avec la masse.
Beaucoup veulent faire de la politique parce qu'ils veulent aller dans la prédation des ressources financières et foncières. En gros, ils veulent s'enrichir et enrichir leurs familles et c'est 98% de ceux qui veulent être candidats à la Présidentielle. Et c'est presque 95% de ceux qui veulent faire de la politique au Sénégal. Ce qu'ils font, c'est apprendre les techniques américaines de manipulation des masses pour les tromper et se hisser au sommet de l'Etat. La politique, c'est le destin des peuples, c'est une affaire extrêmement sérieuse. Moi je ne fais pas de la politique pour m'amuser. S'il s'agissait d'étudier les techniques de manipulation et de les appliquer, je sais les faire. Je ne le fais pas parce que j'estime que ce n'est pas mon rôle de tromper mon peuple. J'estime que je lui dois beaucoup. Moi je sors de l'école publique, par conséquent j'aime mon pays et je suis un patriote. Faire de la politique, être ministre ou député, veut dire que tu devrais être prêt à mourir pour ton pays. La plupart de ceux qui veulent devenir président de la République ne sont pas prêts à mourir pour le Sénégal.
Mais est-ce que vous arrivez à pénétrer la masse ?
La seule façon de le savoir, c'est d'aller à une élection transparente. Je rappelle que nous avons été à une élection présidentielle tout seul. Nous avons eu un député tout seul quand nous avons commencé en 2007. Cela veut dire que le peuple sénégalais nous écoute. Il y a une fraction du peuple sénégalais qui comprend que nous leur proposons des solutions honnêtes. Et aujourd'hui encore plus que jamais, il est nécessaire que je prenne les destinées de ce pays pour que le système puisse accueillir les centaines de milliers de jeunes qui sont refoulés justement par ce système
Maintenant vous déclarez votre candidature dans un contexte où le président de la République a décidé de ne pas se présenter. Vous applaudissez… ?
C'est une grande victoire pour nous, en particulier le mouvement ''Tekki''. Dans les réformes qu'il faut pour permettre au Sénégal d'être dans la bonne trajectoire, il y a plusieurs niveaux de réformes. Il y a des réformes qui sont institutionnelles et l'institution du président de la République doit être réformée. Nous menons ce combat depuis très longtemps. Je suis le premier qui a soulevé ici que le président Abdoulaye Wade n'avait pas droit à une troisième candidature. À l'époque, j'ai consulté beaucoup de constitutionnalistes qui ont aujourd'hui pignon sur rue, ils n’avaient pas de position fixe. Mais nous avons pris sur nous politiquement de défendre ça ; après, leBenno Siggil Senegaal nous a suivi. Et malgré toute la polémique, l'offensive de tous ceux qui ont changé d'opinion comme les Ismaël Madior Fall et autres, le mouvement ''Tekki'' est resté ferme sur sa position.
Donc vous pensez que le Président Macky Sall ne l'a pas fait de gaîté de cœur ?
C'est évident. Il a renoncé grâce d'abord à la pression populaire parce que les Sénégalais n'en veulent pas. Ensuite il y a eu la pression internationale. Et à la dernière minute, Macky Sall a résisté aux sirènes fascistes de BBY et a dit qu’il va respecter la Constitution.
Pourtant, lui soutient urbi et orbi que sa décision a été prise depuis longtemps.
Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Ce qu'on sait, c'est que toutes les actions qu'il a menées depuis deux ou trois ans dans son camp, toutes ces actions allaient dans le sens d'une troisième candidature. Le dialogue national était un moyen de dire en particulier à Khalifa Sall et Karim Wade : je vous libère pour que vous participiez à l'élection à condition que vous acceptiez ma troisième candidature. C'est ça qui était acté lors du dialogue. Finalement la pression a été plus forte et Macky Sall a reculé.
Ce sont de graves accusations que vous portez sur Khalifa Sall et Karim Wade concernant un deal sur une éventuelle troisième candidature ?
Ce n'est pas une accusation. C'est un fait, c'est acté lors du dialogue. Ils ont dit dans les conclusions que pour la troisième candidature de Macky Sall, ils vont laisser le Conseil constitutionnel trancher. Cela veut dire qu'ils acceptent la troisième candidature de Macky Sall.
Force est de constater aussi que c'est le flou total concernant la participation de certains ''grands'' candidats comme Ousmane Sonko. Ne pensez-vous pas que c'est un terreau fertile pour un scrutin embrouillé ?
Je pense qu'Ousmane Sonko doit participer à l'élection présidentielle. J'estime que ce qu'on lui reproche, qui est politique, c'est l'affaire avec Mame Mbaye Niang. Je pense que la diffamation entre acteurs, ce n'est pas une histoire que l'on va porter en justice. Le terrain de la politique, ce n'est pas d'aller tous les jours en justice. C'est le débat. On attend d'un homme politique qu'il apporte des idées, des solutions aux problèmes de la société.
Le président du groupe parlementaire de Yewwi askan Wi, Birame Soulèye Diop, a écroué pour des propos désobligeants à l'encontre du chef de l'Etat sénégalais et de son homologue de la Côte d’ivoire. En tant que député, quel est votre sentiment par rapport à ces propos proférés par un de vos collègues ?
Le député Birame Soulèye Diop a regretté ses propos. Je le connais et je le crois. C'est un dérapage, ça peut arriver. Il s'est ressaisi. Pour ce qui concerne le Président Alassane Ouattara, je peux lui demander pardon au nom de Birame Soulèye Diop et au nom de tous les députés. J'espère qu'il va m'entendre pour la libération de Birame Soulèye Diop. Sa place n'est pas la prison. J'irai le voir, je crois qu'il acceptera de me recevoir.
il faut dire aussi que c'est une assemblée nationale secouée ces dernières années par des scènes de violence...
Je pense que la responsabilité incombe à Macky Sall qui n’a pas le droit de déclarer la guerre à l'opposition. C'est lui qui avait dit qu'il allait réduire l'opposition à sa plus simple expression. C'est ce qui a engendré tout ça. Il faut qu'il y ait des débats vifs, mais polis et respectueux. C'est possible. En ce moment-là, le peuple va juger. C'est ça qu'il faut rétablir. Députés, conseillers municipaux, conseillers départementaux. Nous devons tous faire cet effort de faire de la politique de manière policée.
Dans un autre registre, les premières productions de pétrole sont attendues vers la fin de l'année. Ne pensez-vous pas que les recettes qui devront provenir de ces ressources soient surestimées ?
Pour les contrats gaziers, on est mal partis avec l'affaire Frank Timis. Ils sont très mal négociés. Les ressources pétrolières et gazières n'appartiennent pas à Macky Sall ni au régime BBY. Tout cela n'est pas sérieux.
Vous pensez que la gestion du pétrole et du gaz n'a pas été inclusive ?
Pas du tout. Les députés que nous sommes, on n’est au courant de rien du tout. On n'est pas au courant des négociations des contrats. On n'a pas vu les contrats signés. Là où le Sénégal gagne X par exemple, on doit savoir combien gagne BP, Cosmos et l'Etat mauritanien. Par ailleurs, nous, nous sommes pour l'industrialisation. Je ne négocie pas ça parce que je sais que c'est la seule voie pour résoudre les problèmes d'emplois de ce pays. Et donc les recettes que nous allons tirer du pétrole et du gaz devront nous aider à aller dans cette direction. Et dans cette direction, le Sénégal ne doit pas avoir une ambition qui est celle du Qatar d'une économie rentière, mais d'une économie industrielle à l'image de la Turquie. C'est ça notre ambition. Je me propose de faire du Sénégal en 2045 un pays industrialisé ou semi-industrialisé dans une Afrique de l'Ouest forte.
Quel est votre rapport avec le pouvoir ? Comment l'appréhendez-vous ?
Moi j'ai un rapport dominant vis-à-vis du pouvoir. Je domine le pouvoir. C'est Famara Ibrahima Sagna qui m'a appris ça. Il m'a dit: quand vous rencontrez le pouvoir, le pouvoir vous domine où vous dominez le pouvoir. Si le pouvoir vous domine, vous perdez la tête et vous devenez un petit dictateur. Et ça arrive trop souvent. Et le Président Alpha Omar Konaré me l'a confirmé parce que j'étais à côté de lui pendant plusieurs années. Notre idéologie, c'est que le pouvoir se partage. C'est la base de la doctrine Tekki. Je ne suis pas impressionné par le pouvoir. Après toutes ces années de recherche et de travail intense dans bien des domaines, nous avons une claire conscience de notre responsabilité sur terre. Et c'est ce que nous cherchons à remplir.
LA CANDIDATURE DE MANSOUR FAYE EN GESTATION
La liste des candidats à la candidature de la coalition Benno Bokk Yaakaar, pour l’élection présidentielle de 2024, n’est pas encore close
La liste des candidats à la candidature de la coalition Benno Bokk Yaakaar, pour l’élection présidentielle de 2024, n’est pas encore close. Et pour cause, la candidature du Ministre Mansour Faye est en gestation, portée par des Sénégalais de tous bords, qui se fondent sur son ancrage au sein de BBY, sa légitimité politique, «ses compétences prouvées partout où il est passé»
La liste des candidats à la candidature au sein de la mouvance présidentielle, pour succéder au Président Macky Sall en 2024, continue de s’allonger. En effet, des Sénégalais commencent à agiter la candidature de Mansour Faye, actuel ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. Parmi tous les potentiels candidats de la coalition Benno Bokk Yaakaar, il est cité comme le mieux placé sur le plan de l’ancrage et de la légitimité historique. C’est en 2004 qu’il a commencé à faire le tour du Sénégal pour installer des cellules de soutien au Président Macky Sall ; et c’est sur ce socle que la base affective de ce dernier a été bâtie. C’est parce que dès le début, il a cru au projet de Macky Sall, avec la ferme conviction qu’il mettrait un jour ce pays sur les rampes de l’émergence.
Des responsables du parti au niveau de Kaolack, Kaffrine, Koungueul, Malème Hodar peuvent bien témoigner que Mansour Faye est l’un des acteurs de l’implantation de l’Alliance Pour la République (APR) dans toute cette zone. Il s’y ajoute Vélingara où il a fait une partie de ses humanités, à Médina Yorofoula, à Diourbel, Bambey où il a mis en rapport le Président Macky Sall avec des responsables devenus de hauts cadres du parti, d’où son ancrage indiscutable au sein du parti. Mansour Faye est aussi crédité d’une légitimité politique indiscutable, parce qu’il est maire d’une capitale régionale, en l’occurrence SaintLouis, une ville inscrite en lettres d’or dans la vitrine de l’histoire politique du Sénégal. Il porte assurément la confiance des Saint-Louisiens qui lui ont confié les destinées de leur cité pendant deux mandats.
Au sommet, les souteneurs de la candidature de Mansour Faye estiment que personne ne doute qu’il bénéficie également de la confiance du président de la République, et il a joué un rôle prépondérant dans la gestion de la délégation générale à la solidarité nationale où il a mis en œuvre de façon cohérente et efficace la politique des bourses familles, qui est aujourd’hui chantée partout. Au ministère de l’Hydraulique, il a posé des actes fondamentaux, dans la cadre de l’approvisionnement en eau potable de la capitale Dakar, avec la mise en route du projet Keur Momar Sarr 3 (KMS3) et l’usine de dessalement de l’eau de mer, le Train Express Régional (TER), le BRT, la relance du chemin de fer. C’est dire qu’il s’agit là d’un homme de défis qui a la confiance du Chef de l’Etat et qui a laissé des empreintes indélébiles partout où il est passé.
Dans les jours à venir, ces Sénégalais épris de paix, de justice et pour qui l’émergence économique et sociale est le seul dénominateur qui vaille, porteront la candidature du Ministre Mansour Faye, en tant que cadre sénégalais, compétent, soucieux de l’intérêt national et qui a fait ses preuves partout. Après que le Président Macky Sall aura achevé ses concertations sur la question, ils prendront leurs dispositions au niveau national et international, pour faire passer cette candidature.
LES RESERVES DE L’EXPERT ELECTORAL NDIAGA SYLLA
Levée du verrou autour de la dissolution de l’assemblée nationale, Les députés vont examiner aujourd’hui le projet de modification de l’article 87 de la Constitution.
Les députés vont examiner aujourd’hui le projet de modification de l’article 87 de la Constitution. Si le texte est adopté, il sera supprimé la période pendant laquelle il ne peut être procédé à la dissolution de l’assemblée nationale. Mais des voix commencent à s’élever pour s’interroger sur les motivations réelles du gouvernement. Parmi celles-ci, l’Expert électoral Ndiaga Sylla qui relèvent les limites d’une telle révision.
«A propos de la révision de l'article 87 de la Constitution». Tel est l’intitulé de la note écrite par l’expert électoral Ndiaga Sylla qui revient de fond en comble sur cette disposition qui encadre la prérogative de dissolution de l'Assemblée nationale (AN) par le président de la République. Selon lui, en vertu de l'article 87 en vigueur, le chef de l’Etat ne peut dissoudre l'Assemblée nationale avant l'expiration d'un délai de deux (2) ans qui suit son installation. En conséquence, dit-il, la présente législature ne sera écourtée qu'après septembre 2024, c'est-à-dire six (6) mois après l'installation du nouveau président de la République. Monsieur Sylla de rappeler dans la foulée que ce point n'ayant pas faitl'objet de consensus au cours du dialogue politique, avait été transféré au comité de suivi. Non sans ajouter qu’il semble donc évident qu'en sus de la réforme du système de parrainage, si le projet de loi portant révision constitutionnelle intègre la modification de l'article 87, c'est certainement à la suite d'un consensus des différentes parties prenantes au dialogue politique représentées au sein du comité de suivi. Tout compte fait, en s'interrogeant sur les motivations d'une telle réforme, l’expert électoral estime qu’il ressort, tel que proposé initialement par la Mouvance présidentielle et repris dans l'exposé des motifs du projet de loi portant révision de la Constitution, un souci de rationaliser le calendrier électoral. «Malgré le retour du quinquennat présidentiel acté par le référendum de 2016 et marqué par la dernière élection de 2019, on note encore un écart de calendrier (3 ans) dans la tenue de la Présidentielle et des Législatives», souligne-t-il
Certes, reconnaît-il, il apparaît judicieux que, regrouper ces élections en une année éviterait de mettre le pays dans une situation de campagne électorale quasi permanente. Mais il relativise dans la foulée en soutenant que la prérogative du Chef de l'État de dissoudre l'Assemblée nationale pourrait aussi avoir l'effet contraire. «Il s’y ajoute les implications en cas d'adoption d'une motion découlant de l'initiative parlementaire. C'est dire que ces mécanismes institutionnels tout comme la configuration politique détermineront la stabilisation du calendrier électoral», a-t-il laissé entendre
Par ailleurs ,Ndiaga Sylla s’est demandé si cette réforme ne renferme pas une volonté de mettre la pression sur les députés de la Majorité en dépit des assurances données par le Président lors de leur dernière rencontre.
«Encore, pourrait-elle ouvrir la voie du couplage des élections présidentielles et législatives qui favoriserait un ticket de candidature ? Comment faudrait-il stabiliser le calendrier électoral sans en profiter pour donner au chef de l'État le pouvoir de remettre en cause le suffrage universel des citoyens à tout moment ?Ne faudrait-il pas maintenir le statu quo concernant les 2 ans de législature à défaut de retenir 2 ans et demi, à mi-mandat des députés ? Ne serait-il pas envisageable d'aller vers un compromis en jouant le jeu face à la nouvelle configuration au terme de la Présidentielle en attendant les prochaines Législatives comme ce fut le cas durant l'entre 2000-2001 ?», s’interroge l’expert électoral. En tout état de cause, souligne-t-il, le jeu de pouvoir continuera de cacher ses secrets. Il note en outre que le nouveau délai prévu pour l'arrêté fixant le nombre de parrains (L.120), qui acte le début de la collecte, lui paraît très proche de la période de dépôt des candidatures.
El Malick Ndiaye de Pastef arrêté
Une arrestation de plus dans les rangs du Pastef. Depuis hier, le responsable du pôle communication du parti de l'opposant Ousmane Sonko est en garde à vue. El Malick Ndiaye est poursuivi par les éléments de la section de recherches de la gendarmerie pour un message audio. Mais selon ses proches, il ne serait pas l’auteur de cet audio. D'après l’activiste de pastef Guy Marius Sagna, il a été imputé un faux audio à El MalickNdiaye dans lequel sa voix a été imitée. Quid du contenu de l'audio ? Toujours, à en croire le parlementaire, la voix imitée de El Malick Ndiaye appelle à la violence et à marcher demain vers le centre-ville. El Malick Ndiaye, signale-t-il, a nié être l'auteur de cet audio. Toutefois, pour nécessité d'enquête, le responsable Pastef est placé en garde à vue. Mais selon son avocat, Me Moussa Sarr, aucune infraction ne lui a été notifiée. Pour Guy Sagna, le régime veut décapiter le parti de Ousmane Sonko et à terme, les utiliser pour justifier une dissolution de Pastef.
L’agenda de Macky Sall à Nairobi
Le chef de l'État a pris part, hier à Nairobi, à la 5e réunion semestrielle de coordination entre l’Union Africaine, les Communautés Économiques Régionales et les Mécanismes régionaux. Macky Sall est arrivé, samedi, dans la capitale kényane. La rencontre se tient au moment où l’Afrique fait face à de nombreux défis socio-économiques. Ainsi, l'objectif de la réunion est d'examiner et d'approuver le budget 2024 de l'Union africaine. Ce sera aussi le lieu d'évaluer la mise en œuvre des décisions de l'Union africaine et d'en adopter de nouvelles sur des questions de fond. En particulier, il sera aussi question de mesurer les progrès vers l'intégration sur le continent africain. Sur cette optique, le Président en exercice de l’UA, le Comorien Azali Assoumani, s'est réjoui des avancées notées sous le mandat de son prédécesseur à la tête de l'institution continentale, Macky Sall. Par ailleurs, en marge de son séjour dans la capitale kényane, le Président Macky Sall a reçu la vice-secrétaire générale des Nations unies. Macky Sall et Amina Mohammed ont abordé ensemble les questions liées à l’environnement et au développement durable, objets de la réunion de coordination de l’Union africaine
L’usine de plomb de Ndiakhate à l’arrêt
L’usine de recyclage de plomb de Ndiakhate qui a suscité une levée de boucliers des populations pour protester contre son implantation, est aujourd’hui à l’arrêt. Responsable administratif et comptable de l’entreprise, Balla Cissokho a expliqué devant la presse que le ministère de l’Environnement et du Développement Durable avait donné des recommandations sur 15 points qui ont tous été respectés. A l’en croire, tous les chantiers sont achevés avec un investissement de plus de 800 millions de Fcfa. Mais l’usine, dit-il, est actuellement à l’arrêt. Elle attend un document administratif qui tarde encore à être délivré par l’autorité compétente pour des raisons inconnues pour le moment. Selon lui, les allégations des pourfendeurs de l’usine sont infondées. «Personne ne peut mettre sur la table des arguments techniques pouvant contredire les conclusions des études techniques faites par des cabinets spécialisés. Ceux qui luttent contre l’installation de l’usine sont dans le temps de la politique », a-t-il indiqué. Dans une zone où il y a beaucoup d’usines, il se désole que seule celle de recyclage de plomb est menacée. Ce qui démontre, à ses yeux, qu’il y a une main politique derrière tout cela. Et pourtant, il a noté que tous les employés sont de la zone de Ndiakhate et Pout. Balla Cissokho a invité l’Etat à envoyer ses services techniques faire leurs analyses et faire la confrontation avec celles qui sont déjà faites.
16e édition des calebasses de l'excellence
La 16e édition des calebasses de l'excellence s’est tenue ce weekend sous le thème : « les exploitations des ressources naturelles et l'économie sociale et solidaire : leviers de croissance pour un développement endogène et durable ». Une occasion pour son promoteur Pape Amadou Mbodj de rendre hommage à des personnes ou des entreprises qui ont été leaders dans leur domaine dans le pays. A cet effet, une vingtaine de personnalités ont été consacrées. On parle du Directeur général de l’Anat. Il y aussi le grand prix pour le président de la République. D'autres prix aussi ont été décernés à la Ville de Dakar, au Directeur général de l’AIBD, à Birane Ndour. L’ONG Jamra est la personnalité modèle de l'année, le prix meilleur ménager de l'année est attribué au directeur général de Petrosen ; Anna Emmanuelle Diouf Sarr est la femme leader de l'année ; Caritas prend la calebasse humanitaire. Dans les catégories médias, Fatou Abdou Ndiaye de la Sen TV, Oustaz Taïb Socé et la radio Sud FM sont primés. Maram Kairé est le parrain d'honneur de cette édition et la Côte d'Ivoire est le pays hôte.
Tension en l’air à Dakar Dem Dikk
L’Union démocratique des travailleurs de Dakar Dem Dikk (Udt/3D) est en colère contre son Directeur général Ousmane Sylla, à cause de ses recrutements politiciens et son refus d’appliquer une note du gouvernement relative à la hausse des salaires et son manque de volonté de résoudre le problème du parc automobile devenu vétuste. Les responsables de cette organisation syndicale, par la voix de leur secrétaire général Marc Tendeng, ont tenu un point de presse samedi dernier pour menacer de dérouler un plan d’actions. Ils demandent au Chef de l’État et au ministre des Transports, Mansour Faye, de recadrer leur directeur afin d’éviter le syndrome de La Poste.
Colère des impactés du Ter
Les impactés du Train express régional (TER) sont remontés contre les autorités étatiques y compris le Président Macky Sall. Ce, suite à l’audience qu’il leur avait accordée et lors de laquelle il avait pris la ferme résolution de résoudre leurs problèmes. A en croire leur président Macodou Fall, aucune des promesses du chef de l’État n’a été respectée. Car il tarde à leur donner les sites de recasement à Lac Rose. Les impactés réclament aussi leurs primes de vulnérabilité et leurs titres de propriété. Une situation qui, selon lui, a plongé 3 000 impactés dans l’angoisse avec des familles qui, jadis propriétaires de maisons, ont été reconverties en locataires et dans la précarité totale car peinant même à s’acquitter de leurs quittances de loyer ;
Cri de détresse à Tivaouane Diacksao
Les habitants de la commune de Tivaouane Diacksao (Pikine) veulent le renforcement de leurs infrastructures sanitaires et éducatives. Autrement dit, ils réclament un hôpital et un lycée. Pour eux, dans cette localité, se soigner ou étudier relève d’un parcours du combattant du fait de l’enclavement de la commune. Car, dans l’un ou l’autre cas de figure, les populations sont obligées parfois de se rendre à Thiaroye Gare ou Diamaguène Sicap Mbao. La 2e adjointe au maire de la commune de Tivaouane Diacksao, Léna Mbengue, a profité de la réception d’une ambulance médicalisée offerte par son mouvement «Développement et solidarité de Tivaouane Diacksao » pour lancer un cri du cœur à l’État. Il urge, à ses yeux, d’aider la collectivité territoriale dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’assainissement.
Panique à Thiaroye Gare Fass 02
Les habitants du quartier Fass 02 de la commune de Thiaroye Gare sont sortis hier en masse pour dénoncer l’occupation anarchique de leur quartier et des emprises du TER par des déguerpis de la cité Imbécile. Ils craignent une insécurité dans le quartier. Les populations demandent aux autorités d’intervenir pour éviter une révolte populaire.
Concert de casseroles aux Parcelles Assainies
Les bruits de casseroles ont retenti samedi dernier aux Parcelles assainies et environs, suite aux directives du président du parti Pastef. Des militants et sympathisants de Sonko, dans les rues et les maisons, ont tenu à respecter à leur manière ce mot d’ordre de Sonko pour dénoncer « les dérives du pouvoir de Macky Sall et l’interdiction du congrès d’investiture de leur candidat à la Présidentielle de 2024 qui était prévue au stade Amadou Barry de Guédiawaye».
Le F24 en bouclier autour de Sonko
La plateforme citoyenne des Forces vives du Sénégal(F24) dénonce avec véhémence l’arrêté du gouverneur de Dakar interdisant le meeting d’investiture d’Ousmane Sonko. Elle condamne ce qu’elle appelle une injustice caractéristique de cette interdiction qui ne frappe que l’investiture du seul candidat Sonko alors que la question de l’éligibilité ne se pose actuellement pour aucun candidat. Aussi, F24 regrette le maintien du blocus illégal du domicile du leader du Pastef ainsi que l’isolement de la région de Casamance dont les populations sont privées des moyens indispensables à leurs déplacements et à leurs transactions commerciales. Face à toutes ces « injustices », le F24 demande aux Sénégalais de se mobiliser pour manifester leur désaccord au Président Macky Sall qu’elle accuse de faire de Sonko sa 3ème victime, après Karim Wade et Khalifa Sall privés de candidature à la présidentielle en 2019 sur la base d’artifices juridico-politiques aussi iniques que diaboliques. En outre, la plateforme dénonce l’attitude du parquet qui, dit-elle, continue la traque et initie des procédures pour faire annuler des ordonnances de mise en liberté provisoire pour envoyer d’honnêtes citoyens dans les prisons, cela en dépit des appels à la paix et les multiples interventions demandant l’élargissement de centaines de détenus politiques.
Arrestation de responsables de Pastef à Koki
Des Responsables Pastef ont été arrêtés hier, par la gendarmerie deKoki. Ils ont été convoqués par la pandores après la tenue du concert de casseroles samedi à Koki. Nos sources renseignent que des militants de Pastef ont affronté des militants de la mouvance présidentielle lors du concert de casseroles. Un blessé a été signalé du côté du parti au pouvoir. Selon le député Cheikh Thioro Mbacké, il s'agit de Mandiaye Dieng, Ahmed Sakhir Kebé, Ousseynou Diagne, Pape Ousseynou Athie et d'autres militants.
Thierno Alassane Sall vote contre la révision constitutionnelle
Le député Thierno Alassane Sall annonce qu’il ne votera aucune loi qui contribue à fragiliser notre démocratie. S’opposant déjà aux projets de loi qui seront soumis aujourd’hui à l’Assemblée nationale, M. Sall estime que le projet de révision constitutionnelle livre une Assemblée nationale, déjà sans pouvoir réel, au bon vouloir d'un Président tout puissant. A en croire le leader de la République des Valeurs, Macky Sall a renoncé à un 3e mandat mais pas au pouvoir. Selon toute vraisemblance, dénonce-t-il, «Macky veut nous choisir son successeur et faire cohabiter ce dernier avec un Parlement qu'il aura largement contribué à modeler ».
Le siège du PRP barricadé
Le siège du parti de Déthié Fall est devenu un lieu de stationnement de la gendarmerie nationale. Alors qu’il est en tournée à l’intérieur du pays, le siège du parti dé Déthié Fall a été barricadé samedi matin. Selon le leader de PRP ne peut justifier cet acharnement incompréhensible. Pour l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye il est totalement inadmissible d’empêcher l’accès au siège du PRP sans aucun motif évoqué. «Cessons de faire glisser le Sénégal vers un État de non droit. La tension avait baissé d’un net cran après le discours du 3 juillet. Évitons de la faire remonter», écrit-il sur sa page facebook
CONFESSION D’UN ANCIEN ESPION FRANÇAIS
Poussé à la retraite, un ex-agent des services français livre dans un ouvrage son expérience des relations avec l’Afrique, où il a été souvent en poste.
Poussé à la retraite, un ex-agent des services français livre dans un ouvrage son expérience des relations avec l’Afrique, où il a été souvent en poste. Interrogé par Libération, la source affirme qu’ « après la vague des indépendances en 1960, la France a toujours voulu conserver son emprise sur ses ex-colonies, notamment à travers l’exploitation des matières premières. Bien sûr, il y avait aussi l’importance des votes à l’ONU, son influence, qui sécurisaient le rang de la France comme grande puissance ». Mais, ajoute-t-il, il ne faut pas négliger la dimension strictement financière. « Les ex-colonies sont devenues souveraines. Mais pas pour leur sous-sol, qui ne leur appartenait toujours pas ».
Pour illustrer cela, la source du journal français Libération affirme que dans les accords de défense secrets, qu’il dit avoir lu, il y avait toujours un volet sur les ressources stratégiques. « En 1973, au moment du choc pétrolier, c’est ce qui nous a permis de continuer à profiter du pétrole venu du Gabon ou du Congo-Brazzaville, contrairement à d’autres pays occidentaux qui ont subi des pénuries. Il y avait un contrôle permanent sur les dirigeants africains, pour éviter qu’ils aient la velléité de sortir du giron français. Surtout pour les pays qui avaient des ressources minières ».
À la question de savoir ce qui advenait à ceux qui remettaient en cause ce statut quo, la réponse est bien simple, selon lui : « ils étaient poussés vers la sortie, ou renversés ». Pour illustrer son propos, la source française cite les cas de la Centrafrique avec Ange-Félix Patassé et d Congo-Brazzaville. Pour Ange-Félix Patassé, à la tête de la Centrafrique entre 1993 et 2003, il lui est prêtait un regard assez dur sur la période coloniale. « Tout en étant lui-même très corrompu. On a préféré s’en débarrasser. Il sera renversé lors d’un coup d’Etat, par François Bozizé ».
Le même scénario s’est produit au Congo-Brazzaville. Pascal Lissouba qui a été élu démocratiquement en 1992, dans la foulée du discours de la Baule en a pris pour son grade. « J’étais à l’époque rédacteur du dossier de ce pays. Lissouba était très populaire, notamment auprès des Bateke, son ethnie. Reste qu’il a voulu remettre en cause les avantages fiscaux accordés à la compagnie française Elf qui exploitait le pétrole sur place. S’il n’avait pas fait ça, l’histoire se serait peut-être écrite autrement. Mais là, il a franchi la ligne rouge. C’était impensable », affirme la source de Libération. Avant d’ajouter : « À Brazzaville, on a alors soutenu Denis Sassou-Nguesso qui avait été évincé par les élections au profit de Lissouba. Il va revenir au pouvoir au prix d’une guerre effroyable en 1997. Il y est toujours ».
LE F24 TANCE MACKY
Le refus du gouverneur de la région de Dakar d’autoriser le meeting d’investiture du candidat de Pastef, Ousmane Sonko, prévu samedi dernier à Guédiawaye, ne plait guère aux Forces Vives du Sénégal (F24). Elle condamne fermement cette interdiction.
Le refus du gouverneur de la région de Dakar d’autoriser le meeting d’investiture du candidat de Pastef, Ousmane Sonko, prévu samedi dernier, au stade Amadou Barry de Guédiawaye, ne plait guère aux Forces Vives du Sénégal (F24). Dans un communiqué, la plateforme citoyenne a vivement dénoncé cette interdiction qu’elle qualifie «d’injuste, illégale et d’essence dictatoriale». Pour elle, ceci ne frappe que l’investiture du «seul candidat alors que la question de l’éligibilité ne se pose actuellement pour aucun candidat». F24 lance ainsi un appel aux «citoyens sénégalais de se mobiliser pour manifester leur désaccord» avec le Président Macky Sall dont l’intention est, selon ladite structure, «de faire du sieur Ousmane Sonko sa troisième victime après Karim Wade et Khalifa Sall privés de candidatures à la Présidentielle en 2019 sur la base d’artifices juridico- politiques aussi iniques que diaboliques». Sur ce, le mouvement appelle le chef de l’Etat au respect des lois et l’invite «à emprunter les voies de l’apaisement et de la désescalade, non celles de l’emprisonnement massif de citoyens innocents, de la répression aveugle et des interdictions de manifestations qui risquent de conduire le Sénégal à la répétition des affrontements avec leur cortège de morts, de blessés et de dégâts matériels».
Par ailleurs, les Forces Vives du Sénégal disent regretter «le maintien du blocus illégal du domicile du leader du Pastef ainsi que l’isolement de la région de Casamance dont les populations sont privées des moyens indispensables à leurs déplacements et à leurs transactions commerciales».
MACKY SALL A RENONCÉ À UN TROISIÈME MANDAT MAIS PAS AU POUVOIR
Les députés sont convoqués ce lundi pour statuer sur la modification de la Constitution décidée par Macky Sall. Pour Thierno Alassane Sall, le leader de l’APR n’en a pas encore terminé avec le pouvoir
Les députés sont convoqués ce lundi pour statuer sur la modification de la Constitution décidée par Macky SALL. Pour Thierno Alassane SALL, le leader de l’APR n’en a pas encore terminé avec le pouvoir.
Le projet de révision constitutionnelle livre une Assemblée nationale, déjà sans pouvoir réel, au bon vouloir d’un Président tout puissant. Macky Sall a renoncé à un 3e mandat mais pas au Pouvoir. Selon toute vraisemblance, il veut nous choisir son successeur et faire cohabiter ce dernier avec un Parlement qu’il aura largement contribué à modeler. En tant que député, je ne voterai aucune loi qui contribue à fragiliser notre démocratie.
MODIFICATION CONSTITUTIONNELLE, LE FRAPP VENT DEBOUT CONTRE MACKY
Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire (FRAPP) tire la sonnette d’alarme concernant les changements constitutionnels proposés au Sénégal, qu’il juge « dangereux et visant à consolider l’agenda politique du Président Macky Sall ».
Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire (FRAPP) tire la sonnette d’alarme concernant les changements constitutionnels proposés au Sénégal, qu’il juge « dangereux et visant à consolider l’agenda politique du Président Macky Sall ». À en croire le communiqué de presse transmis, « le point central de discorde est l’amendement constitutionnel proposé, plus précisément l’Article 87-Nouveau, qui accorderait au Président le pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale à tout moment ».
Selon le FRAPP, cette mesure « menace l’intégrité du pouvoir législatif et sape les principes démocratiques sur lesquels repose la gouvernance du Sénégal ». Pire encore, le FRAPP affirme que « le Président Macky Sall cherche à exploiter cet amendement pour dissoudre l’Assemblée nationale et synchroniser les élections législatives avec la course présidentielle ».
Une stratégie, qui d’après le mouvement, vise à résoudre les conflits internes au sein de l’APR et à l’unifier en vue des prochaines élections. « En ayant la possibilité de nommer à la fois le candidat présidentiel (potentiellement Boun Abdallah Dione, Abdoulaye Daouda Diallo ou un autre) et le candidat à la présidence de l’Assemblée (peut-être Amadou Ba ou un autre), Macky Sall cherche à renforcer sa position politique et à remporter la victoire aux élections couplées. Nous dénonçons également une autre initiative législative visant à institutionnaliser le résultat du dialogue national, qu’ils estiment être conçue pour marginaliser le leader de l’opposition Ousmane Sonko ».
Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire exhorte tous les citoyens conscients, ainsi que la plateforme F24, à se mobiliser et à contrecarrer le présidentialisme néo-colonial que le Président Macky Sall semble promouvoir à travers les amendements constitutionnels.
Le FRAPP exige que Sall cesse de jouer avec les lois du pays et respecte les principes de la gouvernance démocratique.
JAMONO DE FATICK REMONTE EN LIGUE1 SENEGALAISE
L’équipe de Jamono de Fatick a remporté, dimanche, la Ligue 2 et accède pour la première fois de son histoire à l’élite du football sénégalais depuis sa création en 1986.
Dakar, 16 juil (APS) – L’équipe de Jamono de Fatick a remporté, dimanche, la Ligue 2 et accède pour la première fois de son histoire à l’élite du football sénégalais depuis sa création en 1986.
Le club fatickois a décroché son premier titre de Ligue 2, en venant à bout, 3-1, de l’équipe de Port, reléguée en national 1, depuis plusieurs journées.
Indécis jusqu’à la dernière journée, le championnat national de Ligue 2 vient de sacrer Jamono de Fatick qui a coiffé au poteau ses riveaux l’USO mais surtout Ajel de Rufisque qui a longtemps dominé la course à la tête du classement.
Les hommes d’Ibrahima René Diouf ont réussi le coup parfait, en battant, 1-0, à domicile, le leader, lors de la 25e et avant dernière journée.
Trente-sept ans après sa création, Jamono de Fatick va enfin accéder à l’élite et offrir à son public du Sine sevré d’affiches dans l’élite du football depuis plus de trente années.
Crée en 1986, Jamono de Fatick a évolué pendant dix années dans le championnat national populaire des Navetanes, avant que les dirigeants ne décident d’aller à la conquête du football national en s’affiliant à la Fédération sénégalaise de football (FSF).
Le club a remporté cinq titres de championnat régional Sénior et est vice-champion en national 1 en 2015 et champion en 2016, année à laquelle le club fatickois a accédé de à la Ligue 2.
Sept ans après, Jamono de Fatick va faire ses grands débuts au sein de l’élite.
Il est aussi demi-finaliste de la Coupe du Sénégal Sénior en 2018.
Le duel à distance, pour la deuxième place entre US Ouakam et Ajel de Rufisque a été passionnant jusqu’à la dernière minute. Mais finalement ce sont les Ouakamois qui se sont imposés, 6-1, contre Walli daan qui vont accompagner Jamono de Fatick en Ligue 1, la saison prochaine.
Battu, 2-1, par DUC, Mbour Petite Côte est relégué en national 1, avec Port.
Voici les résultats de cette 26e journée :
Port – Jamono de Fatick : 1-3
Ajel de Rufisue –Thiès FC : 5-1
Keur Madior 6 Demba Diop : 2-0
Us Ouakam – Wally daan : 6-1
Mbour petite côte – Duc : 0-2
Ndiambour – Oslo FA : 0-1
Amitié FC – HLM : 2-1
MULTIPLE PHOTOS
AFROBASKET FEMININ, LA LISTE DES 12 JOUEUSES RETENUES
Le sélectionneur de l’équipe du Sénégal féminine de basket, Moustapha Gaye a publié dimanche la liste des douze joueuses avec Cierra Janay Dillard et sans Léna Timéra pour le championnat d’Afrique de basket prévu à Kigali au Rwanda du 28 juillet au 6 août
Dakar, 16 juil (APS) – Le sélectionneur de l’équipe du Sénégal féminine de basket, Moustapha Gaye a publié, dimanche, la liste des douze joueuses avec Cierra Janay Dillard et sans Léna Timéra pour le championnat d’Afrique de basket prévu à Kigali au Rwanda du 28 juillet au 6 août, a constaté l’APS.
La liste a été rendue publique dans un communiqué de la fédération sénégalaise de basket reçue par l’APS.
Naturalisée sénegalaise le 8 juillet dernier par le président de la République, Macky Sall Cierra Janay Dillard fait partie de la liste des 12 joueuses sélectionnées pour l’afrobasket féminin.
La meneuse de 27 ans ira défendre les couleurs du Sénégal avec les anciennes comme Aya Traoré, Oumou Kairy Sarr et Fatou Dieng ainsi que Yacine Diop, 27 ans.