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29 août 2025
LES PREMIERS RESULTATS DU BAC TOMBENT À DAKAR
Reçus du premier coup, recalés ou admis au 2e tour, pour plus de 150 mille candidats au baccalauréat général, les résultats du 1er tour ont commencé à tomber depuis samedi dernier sur l’étendue du territoire national.
Après le démarrage des épreuves du premier tour le mardi 4 juillet dernier, le verdict commence à tomber pour les quelque 151 mille candidats au baccalauréat général. A Dakar comme dans beaucoup d’autres localités, de nombreux centres d’examen ont commencé à dévoiler leurs résultats.
Pour la très grande majorité des élèves de Terminale, le suspense a pris fin. Reçus du premier coup, recalés ou admis au 2e tour, pour plus de 150 mille candidats au baccalauréat général, les résultats du 1er tour ont commencé à tomber depuis samedi dernier sur l’étendue du territoire national. Devant les centres d’examen, les candidats découvrent dans la bousculade le verdict, dans les cris de joie ou les pleurs. Hier, lundi 10 juillet, plusieurs centres d’examens dans l’Académie de Dakar ont publié leurs résultats.
Au lycée Sergent Malamine Kamara de Dakar, au jury 1769 Série L2, il y a 105 admis d’office dont une mention très bien. Au lycée technique Maurice Delafosse, le jury 1795 a aussi donné ses résultats. Pour la Série S2, sur 300 inscrits dont 10 absents, 104 sont admis d’office dont trois Mentions Très bien, 15 Mentions Bien et 34 mentions Assez-Bien. 70 candidats sont admis au second tour et 116 sont ajournés. Pour la Série S1, sur 70 candidats inscrits dont 2 absents, on note 61 admis dont 2 Mentions Très-bien, 10 Mention Bien et 26 Mentions Assez-Bien. 3 élèves sont admis au deuxième tour et 4 sont ajournés.
Au lycée Lamine Guèye, le jury 1788 a dévoilé ses résultats. Pour la Série S2, il y a 92 admis dont 4 Mentions Très-Bien, 8 Mentions Bien et 31 Mentions Assez-Bien. Le top de départ des épreuves du 1er tour du baccalauréat général avait été donné le mardi 4 juillet dernier. L’un des grands centres d’examen, le lycée Seydina Limamoulaye de Guédiawaye a aussi dévoilé ses résultats. Pour le moment, les tendances ne peuvent être données. Les épreuves du second tour devront se dérouler dans la semaine.
Comparativement à l’année 2020 qui avait été considérée à l’époque comme une première avec 48,22% de taux de réussite, le Baccalauréat 2022 aura battu un record en matière de taux de réussite au Sénégal. Après les deux tours, plus de la moitié des candidats avaient été déclarés admis.
MACRON-MACKY, DE L'EAU DANS LE GAZ
Après la déclaration de l’Élysée, l’audience du président Sall à Marine Le Pen, la rencontre secrète entre Sonko et une conseillère de Macron, les derniers rebondissements actent la fin de l’idylle entre le chef de l'État et son homologue français
Qui l’eût cru ? Des ‘’mackystes’’ en guerre contre Macron et France 24. Des ‘’sonkistes’’ en bouclier de Macron et France 24. Il y a quelques mois, le scénario n’était envisageable même pas en rêve au Sénégal. Pourtant, c’est ce à quoi on a droit depuis quelques jours. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le communiqué du ministre de la Communication, faisant suite à un article de France 24 sur l’arrestation du n°2 de Pastef/Les patriotes Birame Soulèye Diop.
Dans le communiqué, le ministre accuse France 24 de ‘’traitement tendancieux’’ de l’actualité politique sénégalaise. ‘’Le gouvernement du Sénégal a la surprise de constater, une nouvelle fois, une couverture médiatique tendancieuse de l'actualité politique au Sénégal depuis plusieurs mois par la chaine de télévision France 24. Ce traitement sans éthique, sans équilibre, tendancieux et subversif de l'information sur le Sénégal, est manifeste à l'analyse de leurs bulletins, émissions, interviews et écrits diffusés en boucle sur la chaine’’, lit-on dans le document.
La note ajoute : ‘’Alors qu'un député de l'opposition, au cours d'une conférence de presse, a publiquement injurié et diffamé des chefs d'État, puis présenté ses excuses, la chaine justifie sa garde à vue par sa position sur le discours à la Nation du président de la République, ce qui est manifestement fallacieux.’’
Depuis, la toile s’enflamme. Pendant que des souverainistes, soutiens invétérés de Sonko, prennent la défense du média français qu’ils taxaient autrefois d’outil au service de l’impérialisme, le camp présidentiel naguère pro-France semble prendre le chemin du maquis.
Responsable de l’APR à Rufisque, Abdoul Aziz Konaté y va de ses accusations. ‘’Le général De Gaulle a raison, clame-t-il. Les États n'ont pas d'amis. Ils n'ont que des intérêts. Que Macron sache alors que le Sénégal fera tout pour défendre ses propres intérêts dans l'exploitation de son pétrole découvert sous l'ère Macky Sall, un digne héritier de Koly Tenguella, chef de la dynastie des Déniankés, branche de la noblesse ceddo du Fouta. Il ne se laissera jamais faire’’. Pour lui, malgré les ‘’ragots’’ qui se racontaient par-ci, par-là, l’histoire a montré que Paris souhaiterait aujourd’hui passer par Sonko pour avoir ce qu’il n’a pu avoir avec Macky Sall.
À Pastef, on rit simplement sous cape. Loin du temps où tous les prétextes étaient bons pour descendre en flammes la France et ses médias, dont RFI et France 24, des soutiens de Sonko brocardent le gouvernement et défendent France 24. Sur certaines pages très actives dans la défense de l’opposant radical et de son projet, l’on n’a pas tardé de décréter avec beaucoup d’enthousiasme la chaine autrefois bannie de ‘’Télé Askan Wi’’, c’est-à-dire la télévision du peuple.
Moins euphorique, le responsable à Pastef Amadou Ba se réjouit en ces termes : ‘’Attaque du gouvernement sénégalais : France 24 lance la ‘gatsa-gatsa’ médiatique (œil pour œil, dent pour dent).’’ Depuis 4 heures, constate-t-il, ‘’le journaliste vedette de France 24, Marc Perelman, a publié sur son compte Twitter près d’une dizaine de coupures vidéos de l’entretien de Sonko’’.
Un autre responsable du Pastef, membre de la cellule de communication, Ababacar Sadikh Top, partageait sur sa page une capture reprenant une information de RFI à charge contre le régime. La capture est accompagnée du commentaire suivant : ‘’RFI khana day sott’’ (RFI se solidarise-t-elle avec France 24). En titre, l’article disponible sur le portail du site d’informations mentionne : ‘’Le Sénégal de Macky Sall est endetté jusqu’au cou, selon l’économiste Meissa Babou.’’
Pendant longtemps, les deux médias ont été accusés par les membres de Pastef, avec à leur tête leur leader, d’être des bras armés de la politique étrangère impérialiste de la France.
Il faut noter que la coïncidence entre cette série d’articles et les difficultés dernièrement notées sur l’axe Dakar - Paris n’est pas pour plaider en faveur desdits médias. Sur le papier qui a fait l’objet de la réaction du ministère de la Communication, certains n’ont pas manqué de relever deux titres publiés sur le portait de la chaine (France 24) qui peuvent être sujets à commentaire. Dans le premier, le média souligne : ‘’Sénégal : un opposant en prison pour avoir mis en doute les intentions du président Sall.’’ Par la suite, ce titre a été corrigé, si l’on se fie aux captures, pour donner : ‘’Sénégal : un opposant en garde à vue après des propos sur le président Sall.’’ Ce qui se rapproche plus de la réalité.
Réagissant sur la RFM à la suite du tollé suscité, le ministre est revenu sur les raisons de son communiqué : ‘’Nous avons remarqué, comme hier, durant toute la journée, il y avait un bandeau qui est passé en boucle pendant 24 heures, dans lequel on disait : ’Un député est arrêté au motif qu’il a des doutes sur la décision du président de la République de ne pas briguer un troisième mandat’, alors que tout le monde sait qu’il a été gardé à vue pour des propos infamants, injurieux qu’il a tenus à l’égard de chefs d’État. C’est donc une information fausse relayée toute la journée. Et ce n’est qu’un élément. Nous avons vu comment ces événements du mois de juin ont été traités, comparé d’ailleurs au traitement qu’ils ont fait des événements similaires survenus dans le territoire français. Cela montre qu’ils ne font pas un traitement équilibré et objectif de ce qui se passe au Sénégal.’’
Selon les recoupements faits par ‘’EnQuête’’, cette information dont parle le ministre était en réalité une info de l’AFP reprise par le journal dans son bandeau. La même info a été publiée avec le titre indiqué plus haut, non seulement par le site de France 24, mais aussi par plusieurs autres médias français dont ‘’Le Monde’’.
Dans tous les cas, ces derniers événements prouvent, s’il en était encore besoin, que le tandem Macky-Macron, pour ne pas dire l’axe Paris - Dakar ne fonctionne plus comme auparavant.
Quelques heures seulement avant ces derniers rebondissements, Macky Sall trouvait ‘’inélégante’’ la rencontre entre un conseiller de Macron et l’opposant radical Ousmane Sonko. Lui qui trouve normale l’audience accordée à Marine Le Pen.
Interpellé par ‘’Le Monde’’ sur l’état des relations avec la France, Macky Sall exprime ses états d’âme : ‘’Nos relations sont très bonnes. Mais il faut éviter la monotonie. C’est normal qu’il y ait quelques couacs, mais ce n’est rien par rapport à la valeur de la relation entre la France et le Sénégal. Cela va au-delà de nos personnes, au président Macron et moi-même. Marine Le Pen est venue au Sénégal et a demandé que je la reçoive, j’ai accepté. Cela ne peut pas être un facteur de déstabilisation de la relation avec la France. J’ai, pour ma part, trouvé inélégant que Paris missionne [en mars] une conseillère [de l’Élysée] pour rencontrer mon opposant [Ousmane Sonko]. Pour autant, cela ne va pas casser notre relation.’’
Les éléments annonciateurs de cette dégradation des relations avaient été notés depuis plusieurs semaines. Dans son édition du 3 mars dernier, ‘’EnQuête’’ revenait déjà sur des signaux annonciateurs de ce déclin, dans un article intitulé : ‘’Macky-Macron : la fin d’une époque.’’
Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, notamment la rencontre secrète entre la conseillère Afrique de l’Élysée et Ousmane Sonko, le 27 mars.
LES EMPLOYERS DE EDK EN DETRESSE
Ça râle à EDK. Les travailleurs de Djoloff Chicken et de Low Price ne sont pas contents de la direction générale de la boîte. En conférence de presse, avant-hier, ces employés dressent le chapelet de plaintes.
Ça râle à EDK. Les travailleurs de Djoloff Chicken et de Low Price ne sont pas contents de la direction générale de la boîte. En conférence de presse, avant-hier, ces employés affirment que depuis qu’ils sont affiliés au Syndicat national des travailleurs de l’hôtellerie, bars, restaurants et salles de jeux du Sénégal (Snthbrs), ils font face à des affectations et des licenciements arbitraires et à des menaces de leur patron. Selon eux, l’employeur ne cautionne pas l’installation de syndicats au niveau de son entreprise. «Depuis la sollicitation formulée le 16 novembre 2022 à l’inspection régionale du travail et à la sécurité sociale de Dakar par le Syndicat national des travailleurs de l’hôtellerie, bars, restaurants et salles de jeux du Sénégal (Snthbrss), leur syndicat professionnel d’affiliation, pour demander l’organisation des élections des délégués du personnel au sein de l’entreprise, les travailleurs sont menacés de licenciement et victimes d’affectation arbitraire dans le seul souci de les mettre dans la précarité ou de les pousser à la démission», martèle Mansour Gaye, secrétaire général national du Snthbrss.
Pourtant rappelle ce dernier, le Sénégal est réputé être un pays de droit et la Constitution du Sénégal permet aux travailleurs de se constituer en syndicat pour défendre leurs intérêts matériels et moraux. Selon lui, ce qui passe dans cette entreprise n’est rien d’autre qu’une entrave à la liberté syndicale. Mansour Gaye estime que sur cette affaire, l’inspection régionale de Dakar «n’a pas joué pleinement son rôle pour défendre ces braves travailleurs qui revendiquent tout simplement leurs droits qui sont bafoués par la Direction générale de EDK qui s’emploie à briser leur carrière».
Venu prêter main forte à ces travailleurs, Mballo Dia Thiam, président de l’Alliance And Gueusseum et du Syndicat unique des travailleurs de la Santé et de l’Action sociale (Sutsas), soutient que Djoloff Chicken est une boîte qui fait travailler des centaines de personnes et ces travailleurs vivent une situation précaire. Ils rencontrent, selon lui, des problèmes au niveau de la Couverture sanitaire et sociale et du respect de la convention collective. «Dans cette entreprise, la direction générale s’oppose à l’installation de syndicat et toute velléité de mise en place d’un syndicat est sanctionnée par des menaces, des affectations arbitraires et des licenciements. Cela ne peut pas continuer». Ces travailleurs qui veulent l’arbitrage de l’Etat n’écartent pas de descendre dans la rue pour manifester leur mécontentement, si toutefois, la direction continue de licencier et d’affecter arbitrairement.
PRESIDENTIELLE DE 2024, SONKO INVESTI CANDIDAT LE 15 PROCHAIN
PASTEF/les Patriotes a décidé d’investir le maire de Ziguinchor pour la présidentielle du 25 février 2024. En effet, selon le secrétaire général national à la communication dudit parti, le 15 juillet est la date choisie pour la cérémonie d’investiture de
PASTEF/les Patriotes a décidé d’investir le maire de Ziguinchor pour la présidentielle du 25 février 2024. En effet, selon le secrétaire général national à la communication dudit parti, le 15 juillet est la date choisie pour la cérémonie d’investiture de leur candidat.
« Le peuple sénégalais investit son candidat ! Le 15 juillet 2023, le candidat Ousmane SONKO, l’espoir de toute une nation, sera officiellement investi par des millions de Sénégalais d’ici et de la diaspora qui arboreront, à l’occasion et avec détermination, les bracelets de la libération. L’Afrique regarde et attend, le monde observe et entend, le cœur des Sénégalais vibrera et battra comme celui d’un seul homme pour ce moment historique. Ne vous le faites pas raconter ! », déclare El Malick NDIAYE.
En attendant, Ousmane SONKO est toujours bloqué à son domicile qui est barricadé par les forces de l’ordre.
KEDOUGOU DANS LA RUE
Ils étaient très nombreux à marcher dans la principale artère de la ville de Kédougou. Agitant des foulards rouges, ils exigent la libération de Oudy Diallo, l’activiste en détention pour avoir partagé des informations sur les exploitants clandestins.
Ils étaient très nombreux à marcher dans la principale artère de la ville de Kédougou. Agitant des foulards rouges, ils exigent la libération de Oudy Diallo, l’activiste en détention pour avoir partagé des informations sur les exploitants clandestins de l’or. La marche était sous escorte des forces de l’ordre.
Les populations de Kédougou ont marché ce samedi de l’entrée de la commune au centre ville pour exiger la libération du jeune activiste, Oudy Diallo, entre les mains de la gendarmerie. Foulard rouge à la tête, elles scandaient à tue-tête des messages favorables à la libération du jeune. «Libérez Oudy Diallo et faites face aux véritables problèmes de Kédougou comme l’assainissement, le manque d’électricité et d’infrastructures ! » ; «Non au banditisme sur l’or!», «La place de Oudy n’est pas dans un environnement pollué»… Tels sont les mots prononcés par les manifestants dont certains tenaient des pancartes pour dénoncer la «dilapidation des ressources de la région».
Au cours de cette procession bien encadrée par les Forces de défense et de sécurité (Fds) et sans débordement, les populations, à majorité jeunes, ont réclamé des comptes aux fonctionnaires de l’Etat dans la gestion et l’exploitation de l’or de Kédougou. «Ce qui se passe à Sayara et à Kédougou est inadmissible. Il y a énormément de choses qui doivent être divulguées. Nous exigeons le retrait de tous les permis d’exploitation aux environs de la Falémé. Nous demandons qu’une enquête soit menée pour déterminer à quel point la raquette est devenue pratique courante chez nous, surtout dans les sites d’orpaillage», affirme le porte-parole des manifestants, Bakary Doucouré Sène.
Pour les manifestants, l’activiste est aujourd’hui en prison pour avoir dénoncé ce qui se passe dans l’exploitation de l’or dans la terre de l’homme intègre. «Tout ce qu’il a dénoncé dans cette affaire est vrai. Nos autorités ont été saisies du problème depuis des années sans aucune réaction. Le commandant, le préfet et d’autres autorités du département de Saraya et de Kédougou sont informés de la situation sur le deal autour de l’or. Cela ne date pas de maintenant», soutient M. Sène. Il poursuit : «Nous disons non à l’exploitation illégale de l’or! Libérez Oudy, c’est libérer Kédougou! C’est une exigence de la protection de l’environnement, c’est protéger les ressources de Kédougou. Nous interpellons le ministre de l’Intérieur et celui des Mines».
Ces populations posent également une ancienne doléance qui date des années 90 et du temps de Eximcor. C’est sur l’utilisation du cyanure. «Nous exigeons la destruction pure et simple de tous les bassins de cyanure et de traitement à l’acide dans la région de Kédougou», lancent-elles.
MATCH AMICAL, LES LIONS AFFRONTENT LES FENNECS LE 12 SEPTEMBRE
L’équipe masculine du Sénégal de football affrontera celle de l’Algérie, le 12 septembre prochain à 19h, au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, a annoncé lundi la Fédération sénégalaise de football (FSF).
Dakar, 10 juil (APS) – L’équipe masculine du Sénégal de football affrontera celle de l’Algérie, le 12 septembre prochain à 19h, au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, a annoncé lundi la Fédération sénégalaise de football (FSF).
Dans un communiqué reçu à l’APS, la fédération dit ‘’avoir conclu l’organisation d’un match amical entre le Sénégal et l’Algérie, prévu le 12 septembre prochain au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio’’.
Cette rencontre sera une manière de »célébrer les cinq titres continentaux conquis par le Sénégal en une année ». Il s’agit de la CAN sénior 2022 au Cameroun, la CAN de beach soccer remportée en octobre 2022, au Mozambique, du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2023 en Algérie, de la CAN 2023 des moins de 20 ans organisée en mars dernier, en Egypte, et la CAN des moins de 17 ans qui s’est tenue en mai dernier, en Algérie.
»Ce sera une belle opposition entre les deux derniers vainqueurs de la CAN et donc une affiche qui fait sa propre publicité », souligne le texte. Le Sénégal est le champion en titre de la CAN, dont l’édition de 2019 a été remportée par l’Algérie aux dépens des Lions.
‘’(…) au-delà de l’enjeu sportif, la Fédération veut relever le défi de la bonne organisation, de la mobilisation populaire et de la rentabilité commerciale, conformément à sa politique de renforcement de la stature internationale du football sénégalais’’, souligne le communiqué.
L’INTERCONNEXION DES RESEAUX ELECTRIQUES DE LA CEDEAO VA REDUIRE LE COUT DE L’ELECTRICITE
La CEDEAO vient de relier les réseaux électriques de 14 de ses 15 pays membre, une initiative comportant de nombreux avantages pour eux, dont l’accès à ‘’une énergie régulière et fiable à moindre coût’’, assure le directeur général de la SENELEC
Dakar, 10 juil (APS) – La CEDEAO vient de relier les réseaux électriques de 14 de ses 15 pays membre, une initiative comportant de nombreux avantages pour eux, dont l’accès à ‘’une énergie régulière et fiable à moindre coût’’, assure le directeur général de la Société nationale d’électricité du Sénégal (SENELEC), Pape Demba Bitièye.
Des ‘’essais de synchronisation’’ des réseaux électriques interconnectés ont eu lieu samedi dernier, selon un communiqué de la SENELEC.
Cette ‘’interconnexion’’ va garantir ‘’l’amélioration substantielle de la stabilité du système électrique de tous les pays concernés’’, dont le Sénégal, a dit M. Bitèye dans une interview publiée lundi par le quotidien sénégalais L’Observateur.
‘’C’est un système qui permet de résister à certaines perturbations locales qui pourraient mettre en danger la stabilité de chacun des pays concernés, s’ils n’étaient pas connectés les uns aux autres’’, a-t-il souligné en expliquant au journal l’importance de cette décision des pays de la CEDEAO.
‘’Effectivement, cette interconnexion des réseaux électriques présente des avantages essentiels pour permettre un approvisionnement fiable et compétitif en électricité […] L’interconnexion permet de partager les ressources de façon économiquement optimale […] et de réduire les coûts de l’électricité’’, a assuré le directeur général de la SENELEC.
Pape Demba Bitèye a ajouté que ‘’pour les citoyens des pays de la CEDEAO, le but ultime de cette intégration est de leur permettre de disposer d’une énergie régulière et fiable à moindre coût, avec une meilleure qualité de service’’.
‘’Les sociétés d’électricité pourront importer une énergie moins chère et en retour baisser leur coût de production et, conséquemment, le coût de cession kilowattheure au client final’’, a-t-il expliqué.
De l’avis du directeur général de la SENELEC, après la réalisation de ce projet, ‘’on peut dire que le projet de Nkrumah (Kwame Nkrumah, défunt homme d’Etat ghanéen reconnu pour son projet de fédéralisme africain) se matérialise par un engagement sans commune mesure du président Macky Sall et de ses homologues de la sous-région’’.
‘’Désormais, la CEDEAO ne fait plus qu’un, du point de vue électrique’’, a déclaré M. Bitèye.
‘’Pour le Sénégal, a-t-il annoncé, notre ambition est de nous positionner en tant qu’exportateur dans ce marché sous-régional, avec les perspectives de l’utilisation du gaz local’’.
LE SENEGAL PRESQUE TOTALEMENT ECLAIRE
Le taux d’électrification au Sénégal s’établit au niveau national, en fin 2022, à 85% en milieu urbain et à 60 % en milieu rural, a indiqué, lundi, la ministre du Pétrole et des Energies, Aïssatou Sophie Gladima
Le taux d’électrification au Sénégal s’établit au niveau national, en fin 2022, à 85% en milieu urbain et à 60 % en milieu rural, a indiqué, lundi, la ministre du Pétrole et des Energies, Aïssatou Sophie Gladima, soulignant que »l’accès universel est presque une réalité en milieu urbain (…) ».
‘’Aujourd’hui, les taux d’accès à l’accès à l’électricité diffèrent. Quand on est en milieu urbain, on est pratiquement à 85%. Dans le milieu rural, où l’électrification a démarré, on est à 60%’’, a-t-elle précisé.
‘’Cela montre que l’accès universel est presque une réalité en milieu urbain même s’il faut noter que la plupart des villes sont en pleine extension, ce qui entraîne de nouveaux besoins’’, a expliqué la ministre du Pétrole et des énergies qui faisait face aux Hauts conseillers des collectivités territoriales dans le cadre d’une série de consultations sur le thème ‘’défis de l’exploitation du pétrole et du gaz sur l’économie maritime et l’environnement marin’’.
Selon la ministre, le Sénégal est aujourd’hui à six mille deux cents villages électrifiés. »Notre ambition est d’arriver à une équité dans l’accès universel à l’électricité, fondement du développement socio-économique des territoires pour l’émergence du pays en 2035 », a-t-elle souligné.
Elle a indiqué que le gouvernement était en train »de consentir des efforts considérables, pour résorber la question de l’iniquité territoriale en matière d’accès à l’énergie’’.
‘’Le Plan opérationnel pour l’accès universel en 2025 a permis de réaliser la cartographie la plus récente des localités mais également des populations sans accès à l’électricité’’, a-t-elle assuré.
Mme Gladima fait savoir que la répartition du nombre de localités rurales à électrifier par technologie et par région est connue.
Il s’agit, selon elle de ‘’52% des localités qui seront raccordées à travers un réseau électrique moyenne tension (MT) soit 74% de la population concernée. Trente-deux pourcent des localités seront électrifiées avec des systèmes photovoltaïques individuels, soit 8% de la population concernée’’.
La ministre a ajouté que ‘’dix-sept (17) pourcent des localités seront alimentées à travers des mini-centrales solaires avec leur réseau, soit 18% de la population concernée’’.
Sophie Gladima a indiqué que ‘’le coût des investissements à réaliser pour mettre en œuvre le programme en zone rurale est estimé à près de 631 milliards de FCFA’’.
‘’Pour la mobilisation des financements, en collaboration avec le Ministère chargé de la coopération, une table ronde pour le financement de l’accès universel a été organisée en avril 2021 et a regroupé les partenaires au développement et le secteur privé’’, a-t-elle dit.
Selon elle, »l’engagement fort des partenaires a été matérialisé par la mise en vigueur du projet d’accélération de l’accès universel à l’électricité (PADAES) en avril 2022 avec le concours financier de la Banque mondiale’’. Il cible au total, selon elle, dix-mille-dix (1010) localités.
La ministre a signalé que le Programme d’appui au développement des énergies renouvelables pour l’accès universel (PADERAU) cofinancé par l’Union européenne et l’Agence française de développement vise l’électrification de 600 localités.
Ces projets viennent s’ajouter, selon ses dires, ‘’aux projets déjà en cours au niveau de SENELEC, de l’Agence sénégalaise d’électrification rural (ASER) mais aussi du Programme d’Urgence de développement communautaire (PUDC) sous le couvert du Ministère qui a mis en place un mécanisme de coordination plus soutenu pour »assurer l’atteinte des objectifs dans les délais’’.
Elle a indiqué que le gouvernement du Sénégal avait pris la décision d’harmoniser les tarifs de l’électricité sur l’ensemble du territoire dans »le but de rétablir l’égalité de traitement des usagers devant le service public de l’électricité’’.
VIDEO
MACKY SALL, QUEL BILAN APRÈS 12 ANS DE POUVOIR ?
Au pouvoir depuis 2012 et son élection face à Abdoulaye Wade qui briguait alors un troisième mandat, Macky Sall quittera la présidence en février 2024. Bilan en vidéo de ces onze années à la tête du Sénégal
À sept mois de l’élection présidentielle au Sénégal, Macky Sall a annoncé qu’il ne sera pas candidat. L’hypothèse de sa candidature à un troisième mandat a électrisé la vie politique du pays. Le président sénégalais a finalement rompu le suspense alors que ses partisans l’encourageaient à concourir et arguaient que « les compteurs étaient remis à zéro » depuis la révision constitutionnelle de 2016. Ses opposants avaient fait de l’illégalité de sa candidature leur premier cheval de bataille.
Au pouvoir depuis 2012 et son élection face à Abdoulaye Wade qui briguait alors un troisième mandat, Macky Sall quittera la présidence en février 2024. Bilan en vidéo de ces onze années à la tête du Sénégal.
COMPRENDRE LE STATUT DU CHEF DE L'OPPOSITION
L’opposition sénégalaise a maintenant un statut. Son chef est la personne classée deuxième à l’élection présidentielle. Un projet de loi a été rédigé à ce propos conformément aux conclusions du dialogue national
L’opposition sénégalaise a maintenant un statut. Son chef est la personne classée deuxième à l’élection présidentielle. Un projet de loi a été rédigé en ce sens. Et c’est l’un des points d’accord du dialogue politique. Bés Bi propose les grandes lignes du projet de texte.
« Le chef de l’opposition a rang de président d’institution de la République »
La question du mode de désignation avait été réglée par la Commission du dialogue politique. Un des points d’accord entre les différentes parties prenantes, majorité, opposition, non alignés et Société civile. Si cette question ne peut être jointe au projets de lois devant être examinés par l’Assemblée nationale cette semaine, le texte a été rédigé par les services du ministère de l’Intérieur. Et Bés Bi en a eu un aperçu. Ainsi, au niveau du titre III de la loi, le statut du chef de l’opposition est clairement défini et dispose en son article 10 : « Le candidat arrivé deuxième à l’élection présidentielle est désigné comme chef de l’opposition. Ce dernier a rang de président d’institution de la République. »
« Le mandat du chef de l’opposition coïncide avec celui du président de la République »
L’article 11 de la loi précise que son mandat « coïncide avec celui du président de la République ». Il perd ce statut, hormis la défaite électorale, en cas de démission, d’empêchement définitif ou de décès. Le parti politique qu’il représente désigne un successeur, conformément à ses règles statutaires. Le chef de l’opposition sénégalaise bénéficie du « droit à la couverture médiatique des manifestations liées à l’accomplissement de sa mission ; droit de réplique aux messages et/ou autres interventions médiatisés du président de la République ou du chef du gouvernement ; d’être invité à toutes les cérémonies officielles de la République et traité avec les égards et honneurs dus à son rang ; de faire partie des délégations qui accompagnent le président lors de ses déplacements à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire national ; d’être associé à l’accueil des hôtes de marque de la République ; d’être consulté ou reçu en audience par le chef de l’État chaque fois que de besoin sur toutes les affaires nationales ou internationales ; se voir confier par le Président de la République des missions spécifiques d’envergure nationale ou internationale ; droit à un traitement égal à celui d’un président d’institution ».
« Protection diplomatique, de sa personne, des ressources financières suffisantes »
Le candidat arrivé 2e à l’issue de la présidentielle de 2024, bénéficierait également aura droit à « un passeport diplomatique, en même temps qu’une protection diplomatique et consulaire lors de ses déplacements à l’extérieur ; à la protection de sa personne et de ses biens ; à des ressources financières suffisantes pour assurer le bon fonctionnement de ses services, notamment les locaux qui abritent son cabinet, le matériel bureautique ainsi que les collaborateurs nécessaires à l’exercice de ses fonctions ».
« Le chef de l’Opposition qui adhère, rejoint, perd automatiquement son statut au profit du 3e »
Cette loi, si elle est adoptée, règlerait un cas de la transhumance. Si elle reconnait à tout parti politique appartenant à l’opposition « le droit d’intégrer le gouvernement ou la Majorité », elle souligne que dans ce cas, celui-ci « renonce à sa qualité de parti de l’Opposition et fait une déclaration publique », avec une copie de ladite déclaration qui est transmise sans délai au ministre chargé des élections. A l’issue de la présidentielle de 2019, Idrissa Seck, candidat arrivé 2e derrière Macky Sall, a rejoint ce dernier. Le projet de texte portant Statut de l’opposition est désormais clair pour un tel scénario. « Au cas où le chef de l’opposition adhèrerait au gouvernement, il perdra automatiquement cette qualité au profit du leader du parti d’opposition arrivé en troisième position (Ndlr : Sonko l’aurait été) lors de la dernière élection présidentielle, et ainsi de suite. »
« S’abstenir de recourir à la violence comme mode d’expression et d’accès au pouvoir »
« L’opposition ne doit pas s’identifier à une race, à une ethnie, à un sexe, à une religion, à une secte, à une langue ou à une partie du territoire. Elle doit respecter strictement les règles de bonne gouvernance associative sous peine de sanctions susceptibles de conduire à la suspension et à la dissolution ; s’abstenir de recourir à la violence comme mode d’expression et d’accès au pouvoir ; privilégier le dialogue et la concertation sur les grandes questions d’intérêt national et dans la résolution des différends politiques ;œuvrer à la formation et à l’information des citoyens, à la promotion de leur participation à la vie nationale et à la gestion des affaires publiques ; promouvoir le pluralisme politique et reconnaître le droit de la Majorité de gouverner ; promouvoir la culture démocratique notamment par la tolérance, la non-violence et le soutien du principe de l’alternance dans le cadre d’une lutte poli- tique pacifique », souligne l’avant-projet.