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31 août 2025
par Thierno M. Sow
SÉNÉGAL, UNE CONSTITUTION CLAIREMENT OBSCURE
Il n’existe au Senegal qu’un système de rotation qui repose essentiellement sur le caractère consécutif et non une limitation du mandat présidentiel. Le pays gagnerait à inventer son propre système politique plus cohérent et plus solide
Tout dans la trajectoire du Sénégal depuis 1960 à nos jours avec la découverte dugazet du pétrole et la question de la limitation du mandat présidentiel prouve le génieque fut Ousmane Sembène. En effet, dans son film Le Mandat (1968 - Prix de lacritique internationale à la Mostra de Venise), l’inimitable Makhouredia Gueye yinterprète le rôle de Ibrahima Dieng à qui son neveu, qui trime pour joindre les deuxbouts en France, a envoyé un mandat. Tout le film est rythmé par cette voix suave et hypnotique qui chante : “sunu mandabi yaye, bou nieuwé nekh…” (ce mandat n’est-il pas la promesse de lendemains meilleurs). Comme dans toutes les grandes histoires, rien ne se passe comme prévu. Ainsi, le parallélisme nous semble-t-il pertinent. Eneffet, quand d’aucuns nous promettent monts et merveilles avec une croissance àdeux chiffres dès 2023, alors que les recettes (ou roussites en wollof) escomptées du “mandat” du pétrole ne peuvent même pas atteindre mille milliards de FCFA (1,5 milliard d’euro) par an, d’autres font une fixation morbide sur le énième “mandat” et les échéances électorales de 2024. Tout ceci ne serait donc finalement que la promessed’un mandat providentiel qui changerait le cours de l’histoire. Voilà, la raisonpour laquelle nous allons emprunter au cinema d’Alfred Hitchcock la technique du Dolly Zoom ou Travelling compensé, pour mieux faire ressortir l’environnement immédiat de notre sujet, sans en altérer les traits caractéristiques. Dans tous les cas, OusmaneSembène nous aurait prévenus.
La question de la limitation des mandats occupe une place incongrue dans le débat politique au Sénégal, après plus de soixante-deux (+62) années d’indépendance, aupoint de servir de Cheval de Troie à des intérêts étrangers pour y exporter leur obsession monomaniaque d’une guerre civile (RAHOWA = Racial Holly War). Pendant +17 ans, même si nous n’étions pas venus en Afrique durant toute cettepériode, nous avions privilégié des échanges discrets avec les plus hautes autorités et nous avions décliné, avec beaucoup de courtoisie, toutes les demandes d’interview. Néanmoins, nous avions toujours partagé nos analyses (OFF) avec les journalistes dumonde entier qui en faisaient la demande, gracieusement et sans contrepartie. Or, le 5 juillet dernier, un journaliste du New York Times m’a transmis la requête d’uncertain Nick Roll. Par courtoisie, j’ai accepté de lui accorder trente (30) minutes d’entretien téléphonique. A la suite de quoi, je lui ai notifié de m’envoyer d’abordledraft de son papier, comme condition nécessaire à mon final cut. Il publia malgrétout son papier le 16 juillet sur Al Jazeera et j’y découvre la distorsion entre sa requêteoriginelle et sa démarche cauteleuse. Ainsi, avec l’arrogance caractéristique de cegenre d’individus, pour qui le journalisme n’est qu’une couverture, il a abusé d’undélit bien connu des juristes, la citation par omission, pour me faire dire l’exact contraire de ma thèse. Nous sommes manifestement, dans le cas d’espèce, face à unabus de confiance caractérisé. Pour un tel acte, selon l’expression consacrée au moyenâge “nous l’aurions éclairé de plus près” (le bûcher). Je remercie tous les vrais journalistes du monde entier qui m’ont envoyé des messages d’amitié pour condamner ces méthodes de barbouze. In fine, c’est l’obligation de rétablir la véritéqui est la seule justification de cette tribune, que nous voulons courte, claire et précise. Si elle contribue à élever avec humilité le débat politique au Sénégal, nous enserons heureux, ultra petita.
De la Constitution et de la limitation des mandats
La première Constitution reconnue comme telle en Afrique est celle de la Charte duMandén proclamée entre 1222 et 1236 à Kouroukan Fouga par le Roi Soundiata Keïta(1190-1255). Du point de vue du Droit, le caractère oral de la Charte n’altére enrienson authenticité et sa légalité. En effet, la codification du droit ne peut être assujettieau seul critère de l’écriture, l’Angleterre en est au demeurant une belle illustration. Ceci, pour dire que les africains n’ont pas besoin d’aller chercher des modèles ailleurs qui ne sont, comme le disait l’immense Cheikh Anta Diop, “que les images brouillées et renversées des civilisations africaines”. En Europe, c’est Marinus, un modestetailleur de pierres, qui comprit l’importance du rôle de la Constitution dans le respect des droits et des libertés individuels, en dotant la Sérénissime République de Saint- Marin du premier texte reconnu comme tel, entre l’an 301 et 366. Atravers ses derniers mots: “Relinquo vos liberos ab utroque homine.” (Je vous fais libres parmi les hommes), il apparaît clairement pour Marinus que la quintessence d’uneConstitution est de libérer un peuple.
Auparavant, concernant la limitation des mandats et l’alternance qui en découle, l'historien Garrett Fagan nous renseigne (L'histoire de la Rome antique - DVD) que, pour lutter contre la corruption et pour favoriser le mérite au sein de l’élite, le dictateur romain Lucius Cornelius Sulla avait opéré des réformes constitutionnelles (entre 82 et 80 avant JC) en instituant un cursus honorum qui interdisait à tout haut fonctionnaire d’exercer un mandat plus d’un an. Aussi, fallait-il attendre dix (10) ans pour être reconduit dans les mêmes fonctions.
Si nous devons le principe de la séparation des pouvoirs, dans son acceptationactuelle, à John Locke qui l’a théorisée dans son second Traité du gouvernement civil (1690) en revanche, l’innovation majeure viendra des USA lors de la conventiondePhiladelphie de 1787. En effet, les Founding Fathers (les délégués des 13 anciennes colonies anglaises) ont codifié lors de cette convention la Constitution américainedans une clarté presque messianique qui en fait encore de nos jours l’une des Constitutions les plus rigides au monde. En effet, approuvée le 17 septembre 1787et entrée en vigueur le 4 mars 1789, elle n’a été modifiée que par vingt-sept (27) amendements, en deux cent trente-trois (+233) ans. D’ailleurs, c’est le XXIIeamendement de la Constitution des États-Unis qui fixe à deux la limite du nombre demandats que peut exercer le président des États-Unis, qu'ils soient consécutifs ounon. Introduit par Earl Cory Michener, l'amendement est adopté par le Congrès le 21 mars 1947 et entre en vigueur le 27 février 1951. Ce qu’il faut donc retenir, c’est quel’innovation de la convention de Philadelphie ne réside pas tant dans la Constitutiones qualité de “loi suprême” mais dans la création inédite du poste de président.
Nous remarquons de suite que de 1789 qui marque l’entrée en vigueur de laConstitution américaine à 1951 celle du vingt-deuxième amendement, soit 162 ans, il y a eu pas moins de 31 présidents qui se sont succédés à la Maison Blanche, sans aucune disposition constitutionnelle limitant le renouvellement de leur mandat. Eneffet, c’est le premier président des États-Unis George Washington qui, en déclinant vigoureusement un troisième mandat, établit de fait une jurisprudence non écrite. Lecas du troisième mandat de Franklin D. Roosevelt n’a aucune portée du point de vuede la doctrine, pour la simple raison qu’il a été institué durant la seconde guerremondiale et que Roosevelt est décédé avant son terme. Voilà comment le systèmepolitique aux États-Unis de “Check and Balance”, entre le président, d’une part, et leCongrès (Chambre des représentants plus le Sénat), d’autre part, participe en parfaiteintelligence de la bonne rotation de la vie démocratique américaine, sans que l’unpuisse dominer ou dissoudre l’autre. A l’exception de la procédure d’Impeachment et du Veto présidentiel, il n’existe aucune réciprocité d’action entre ces deux pouvoirs sans l’intervention expresse du pouvoir judiciaire.
De la limitation des mandats au Sénégal
Depuis son “indépendance” en 1960, le Sénégal a connu quatre (04) Constitutions (c- 1959, c-1960, c-1963, c-2001), dont trois (03) en quatre (04) ans seulement. C’est larévision constitutionnelle du 20 mars 2016 instituant le quinquennat qui nous intéresse dans le cadre de cet article. Or, ce débat ne devrait pas être une prioritépolitique notamment au vu de l’actualité et à moins de deux ans des prochaines élections présidentielles. C’est à croire que la volonté du législateur sénégalais, passémaître dans l’art du Chiaroscuro, n’était pas de trancher, à la finesse du rasoir d’Ockham, cette question de manière définitive. Au demeurant, l’article 27 de laConstitution du Sénégal dispose que “la durée du mandat du président de laRépublique est de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs.” cedernier alinéa est en réalité un ersatz, ou pour le dire de manière triviale, une pâlecopie de la révision constitutionnelle adoptée en 2008 en France qui elle même stipule textuellement que ”nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs”.
Notre thèse est que la constitution du Sénégal ne dispose d’aucune limitationdemandat mais plutôt d’un simple dispositif de rotation. C’est ce que nous allons démontrer, au-delà du principe élémentaire de la non rétroactivité de la loi.
Démonstration
“les français préfèrent un mensonge bien dit à une vérité mal formulée.” - Cioran
Dès la Section-1, le vingt-deuxième amendement de la Constitution des USAclôt ledébat. En effet, le texte énumère les trois conditions rédhibitoires et perpétuelles qui encadrent la durée d’un mandat (iii), le nombre de mandats (ii) ainsi que sapériodicité (i). En Finance, on parlerait de Cross-collatéralisation. En effet, que les mandats soient consécutifs ou non: c’est la périodicité. Ensuite, tout américain éligible n’a droit qu’à deux mandats présidentiels dans sa vie: c’est le nombre. Enfin, on en arrive à la disposition la plus subtile et la plus importante, celle de la durée, qui dispose qu’un mandat ne peut excéder quatre (04) ans mais surtout, qu’il est décompté dès que son titulaire a bouclé deux (02) ans à la Maison Blanche. C’est précisément l’absence de cette disposition de covalence dans la révisionconstitutionnelle du Sénégal de 2016 qui est la preuve absolue qu’il n’existe pas delimitation de mandat.
En effet :
1 -:- si le président démissionne avant la fin de son quinquennat ou qu’il y a unevacance temporaire du pouvoir de +24 heures, ce mandat ne peut lui être retiré deson décompte. Ainsi, pourra-t-il indéfiniment rejouer à ce jeu cauteleux, tant qu’unedisposition de covalence ne vienne y mettre un terme. Même le commun des mortels sait que l’abandon de poste avant l’échéance ne donne pas droit à une mensualité complète.
2 -:- en cas de vacance du pouvoir ou si le président en exercice démissionne, tout ancien président peut candidater pour deux nouveaux mandats consécutifs ou autant de fois qu’il voudra de manière non consécutive. C’est ce que les “Say-Say” appellent en Wolof le “Bara Yeggo”, qui consiste à roquer avec le dauphin de son choix, commece fut le cas entre Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev.
3 -:- Enfin, sur la non rétroactivité de la loi, il y a la jurisprudence Truman. En effet, la ratification du vingt-deuxième amendement a eu lieu durant la présidence de HarryS. Truman et tous les juristes étaient d’accord sur le fait qu’elle ne s’appliquait pas à lui. Or, le président Truman a eu l’élégance de ne pas briguer un troisième mandat.
Donc, il n’existe au Senegal qu’un système de rotation qui repose essentiellement sur le caractère consécutif et non une limitation du mandat présidentiel.
Fin de la démonstration
Pour qu’il existe une limitation des mandats dans une Constitution, il faut lacovalence d’un bloc de trois critères concentriques: la durée (i); la périodicité nonconsécutive (ii) et le glissement non rétractable, qui précise au bout de combien de temps un mandat est consommé de manière irréversible (iii); en aucun cas ce délai nepeut excéder la moitié d’un mandat.
Pour que nul n’en ignore, nous faisons partie des premiers à avoir informé qui dedroit, qu’en 2012 le président élu sera dans l’impossibilité de ramener son premier septennat à cinq (05) ans, à moins d’organiser des élections anticipées, malgré lapromesse électoraliste faite à l’époque. Notre argumentation a été confirmée par leConseil Constitutionnel. Ensuite, nous avons publié un article, (Harvard, janvier 2019), pour démontrer en quoi la loi sur le parrainage constituait une violationdusecret du vote. Deux ans plus tard, la Haute Cour de justice de la CEDEAOnous anon seulement donné raison, mais elle a repris textuellement notre argumentation. Pour ce qui est de notre choix de la discrétion, nous méditons sur les paroles del’Archevêque de Genève: “le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas du bien”.
Conclusion
Les débats contradictoires entre juristes sont la preuve de la vitalité de cette noblediscipline. Il en est de même partout où la manifestation de la vérité contribue aurayonnement de la science. En effet, tous les jours un haut magistrat cassel’ordonnance d’un juge du fond comme, par ailleurs, il arrive qu’un médecindémontre l’efficience et l’innocuité d’un traitement, là où d’autres spécialistes plaidaient pour une amputation. Ces deux disciplines n’ont pas le monopole del’erreur, d’ailleurs pour Confucius: “gouverner, c’est rectifier”. En revanche, le Sénégal gagnerait à inventer son propre système politique plus cohérent et plus solide pour les siècles à venir. Ces réformes nécessitent des discussions avec toutes les parties prenantes. Tous les spécialistes vous diront que le syncrétisme du système politiquesénégalais est un ovni inclassable avec une Constitution, aussi poreuse qu’un gruyère, qui tantôt relève d’un régime présidentiel, tantôt d’un régime semi-parlementaire, mais où le seul dénominateur commun est que tous les pouvoirs sont réunis entre les mains d’un seul homme. Si vous rajoutez à cette peste, le choléra des pseudo-experts et toutologues qui commentent les matchs de la veille avec des lapalissades pour alimenter le bruit et la fureur médiatique, il est à craindre que tous ces docteurs imaginaires ne fassent de la peine à ce pauvre Molière et son “malade imaginaire”. Nous nous acheminons dans moins de deux semaines vers les élections législatives or, l’assemblée nationale du Sénégal a perdu son lustre du temps de notre ami le brillant Abdourahim Agne. Elle nous rappelle cette épisode en Grande Bretagne duParlement croupion - Rump Parliament- (1648-1653) que Cromwell a fini par dissoudre. Un anglais très inspiré grava au frontispice: “Chambre à louer, nonmeublée”.
Enfin, dans notre entretien téléphonique avec ce Nick Roll (un anagramme del’agence KROLL, qui sait?), nous lui avons clairement démontré que le Sénégal nesombrera pas dans le chaos en 2024 et que toutes les élections intermédiaires sedérouleront dans le calme. En revanche, les images de la tentative de coup d’État du06 janvier 2021, orchestrée semble-t-il par Donald T-Rump et ses amis de l’extrême droite, resteront à jamais gravées dans les mémoires. Même un Sénégalais de 10ans peut vous expliquer qui est le candidat du Qatar et d’Al Jazeera aux prochaines élections présidentielles. Nous restons convaincus, qu’il est venu le temps irréversiblede l’indépendance et, comme le disait Bob Dylan “The Times They Are A-Changin”.
-:- Références -:- [1] -:- Constitution du Sénégal. Lien Internet [2] -:- Sow Thierno M., Sénégal, vers une élection présidentielle à deux second-tours. The Africa Policy Journal (APJ) at the John F. Kennedy School of Government at Harvard University. APJ 2018-2019 Edition (Volume XIV). Forthcoming 2019. Lien Internet
[3] -:- Sow Thierno M., Les sources d’instabilité au 21èm siècle. Sciences Po Paris / Commissariat à l’Énergie Atomique. Paris 2006-2007. Lien Internet
[4] Thierno M. Sow. Riemann Shatters The Gordian Knot. Paris-Geneva 2018. Lien Internet
[5] -:- Thierno M. Sow. The Soft Power. Sciences Po Paris 2008. Archives UNESCO.
[6] -:- Johnny H. Killian et George A. Costello (Congressional Research Service), The Constitution of the United States of America : Analysis and Interpretation, SenateDocument no 103-6, Washington, D.C., 1996.
[7] -:- John Locke :Traité du gouvernement civil, édition française, C. Vollandéd., Paris, 1802.
[8] -:- Abbott, Frank Frost (1901). A History and Description of Roman Political Institutions. Ginn and Company. p. 105.
Ousmane Sonko raille encore ses autres ’’camarades’’ de l’opposition. Leurs listes sont des créations du président Macky, a-t-il déclaré.
Le leader de Pastef, en meeting à Touba, avec ses alliés de Wallu, a appelé les populations de la ville sainte à voter l’inter coalition YAW-Wallu. Parce que, indique le maire Ziguinchor, ’’ c’est la seule opposition. Les autres listes sont créées par Macky Sall’’. " Plusieurs candidats se réclament de l’opposition. Mais ils ne sont pas des opposants. Macky Sall a créé des listes parallèles à qui, il a donné des parrains et de l’argent pour affaiblir l’opposition ", a-t-il ajouté.
Lors des élections présidentielles, le président de la République avait subi une cinglante défaite à Touba. Mais, entre-temps, beaucoup de responsables politiques de cette localité ont rallié le pouvoir. Mais pour Sonko, malgré ces ralliements, une nouvelle défaite l’attend dans la cité de Bamba le 31 juillet prochain. "L’argent que Macky Sall a injecté à Touba pour les élections législatives, il ne l’a envoyé dans aucune localité. Mais la coalition Bby sera battue au soir du 31 juillet prochain" a déclaré Sonko.
« IL FAUDRA ENCORE ATTENDRE DES DIZAINES D’ANNÉES POUR RÉSORBER CE PROBLÈME »
84 mm de pluies et Dakar est déjà sous les eaux. « Il est risqué, pour n’importe quel homme politique, de venir dire qu’il peut régler les inondations (du fait) de la complexité de la situation ». Une déclaration faite par Dr Cheikh Gueye
84 mm de pluies et Dakar est déjà sous les eaux. « Il est risqué, pour n’importe quel homme politique, de venir dire qu’il peut régler les inondations (du fait) de la complexité de la situation ». Une déclaration faite par Dr Cheikh Gueye, responsable de la veille et de la prospective à l’IPAR. D’autant plus que, regrette le géographe de formation, « le retard dans la préparation des questions d’inondations » est tel qu’il va falloir attendre « encore des dizaines d’années pour résorber ce problème de manière définitive ». Il l’a dit devant le Jury du dimanche (JDD) enregistré sous la pluie.
Faisant le diagnostic du problème, il a d’abord, évoqué « la mobilisation depuis 2004-2005, cette fameuse année où il y a eu beaucoup d’inondations à Dakar », rappelant que « c’est cette année-là que le président Wade avait décidé de prendre le taureau par les cornes, avec justement, par la suite, le plan Jaxaay et cette politique de restructuration de logements et donc d’anticipation. C’est vers 2007-2008 que l’idée d’avoir un programme décennal est née. »
« L’équivalent du même plan décennal, deux fois, trois fois avant une amélioration nette de la situation »
Ensuite, a-t-il ajouté : « il faut partir de l’irrégularité des pluies qui est un facteur très important. Parce que dans les années 1970, il y a des cycles de sécheresse. Pendant cette période, on a eu également la libéralisation de l’accès à l’habitat au Sénégal. Avant, c’était Sicap et Sn/Hlm principalement, qui construisaient et viabilisaient avec des systèmes d’assainissement, etc. Dans cette période, l’État favorisait deux éléments dont les coopératives d’habitat et les promoteurs immobiliers privés. C’est surtout dans cette période qu’on a eu l’installation dans beaucoup de zones non aedificandi ou défavorables à l’installation sécurisées des populations. On a commencé à voir des lotissements qui n’ont pas été bien préparées parce que justement les zones qui recevaient la pluie durant le cycle de sécheresse n’en recevaient plus. Après cette période-là, on a eu les années 90 qui ont vu le retard d’une certaine pluviométrie que l’on peut attribuer au changement climatique. Des grosses quantités qui tombent sur des durées très courtes. »
« Normalement, a-t-il mis un bémol, avec tous les investissements qui ont été réalisés depuis une vingtaine d’années, on aurait pu ne pas avoir certaines manifestations que nous avons connues. » Même si, a-t-il noté, avec près de mille milliards investis en dix ans, « des progrès » ont été enregistrés : « nous avons eu beaucoup de quartiers où les inondations ont été résorbés. Je peux prendre l’exemple de Ouest-Foire, du Fort B, de Dalifort. Même quand l’État avec le Plan Jaxaay ce nouveau plan, Médina Gounass, Guinaw rail, ces quartiers-là ont connu des solutions d’autant plus que dans ces zones-là la nappe phréatique est très haute et donc elle se conjugue aux ruissellements. »
Par contre, pour ne pas arranger les choses, « on est en train de reproduire les mêmes erreurs qui ont produit les inondations d’aujourd’hui dans toute la banlieue de Dakar », a alerté le Secrétaire permanent du Rapport alternatif sur l’Afrique (RASA).
Quelles sont ces erreurs ? « C’est le fait de ne pas planifier avec des plans d’assainissement clairs, nets et suivis des mises en œuvre. Ça, on ne l’a pas. On a une multiplication des lotissements dans toutes ces zones jusqu’à Diamniadio, donc, ce triangle, Dakar-Thiès-Mbour, sans prendre les mesures préventives. C’est-à-dire avoir des cartographies, avoir avec les moyens qu’il faut de satellite, pour déterminer au centimètre les détails des bassins versants pour voir où est-ce qu’on peut faire les lotissements ou pas. Comment on peut construire de manière plus efficace les systèmes de canalisation. »
Face à l’explosion immobilière mal maitrisée, il préconise « une plus grande rigueur même si certaines facilités sont données aux lotisseurs par le fait qu’il y a un besoin pour les Sénégalais d’acquérir un logement. Il faut changer d’approche. Il faut véritablement arrêter de donner des terres sans cahier de charges et qu’il y ait un plus grand contrôle par exemple un service comme la DSCOS, qui est perçue par les Sénégalais comme une Direction qui détruit à chaque fois que les gens construisent, qu’elle puisse être beaucoup plus dans la prévention, et qu’on ait des solutions de ce point de vue là pour parer au problème ».
Enfin, il a pointé du doigt un problème de vision par rapport à l’aménagement du territoire, arguant « qu’on a perdu beaucoup de temps entre 1970 et 1990. Quand j’étais étudiant à la Direction de l’aménagement du territoire, ils ont mis presque quinze ans à faire un plan national d’aménagement du territoire. Entre temps, la situation sur le terrain a beaucoup évolué. Donc, c’était un plan pour rien. Depuis dix ans, il y a une agence de l’aménagement du territoire (ANAT), qui est représentée un peu partout au Sénégal, qui travaille dans la cartographie, mais dans quelle mesure est-elle écoutée ? Dans quelle mesure ses plans sont réalisés ? ».
L'HEURE DE LA CONFRONTATION
À Ziguinchor, le débat contradictoire semble être acté. Il est parti pour opposer, sur invitation de la radio Génération FM, les têtes de listes départementales de la coalition YAW, Guy Marius Sagna, et de Benno, Victorine Ndeye. Une annonce faite par GMS
La campagne électorale pour les législatives va-t-elle prendre une nouvelle tournure avec des débats entre candidats ? L’on est tenté de répondre par l’affirmative. En meeting à Barkedji, le leader de Pastef, Ousmane Sonko, a publiquement invité, la tête de liste de la coalition présidentielle Benno Bokk Yaakar, Aminata Touré, à un débat public sur la vie chère. Mimi Touré ne refuse pas de débattre. Mais elle pose des conditions. L’ancien Premier ministre exige de Sonko, avant toute confrontation, une condamnation du Mfdc, le respect des institutions de la République, à laver son honneur dans l’affaire qui l’oppose à Adji Sarr. Reste à voir si le leader de Pastef va accepter ces conditions posées par Aminata Touré.
À Ziguinchor, le débat contradictoire semble être acté. Il est parti pour opposer, sur invitation de la radio Génération FM, les têtes de listes départementales de la coalition YAW, Guy Marius Sagna, et de Benno, Victorine Ndeye. Une annonce faite par GMS. ’’ Je viens d’accepter l’invitation faite par Lamine Ba de la radio Génération FM de Ziguinchor d’organiser un débat entre madame Victorine Anquediche Ndeye, Secrétaire d’État, chargé du Logement, candidate de la coalition BBY aux élections législatives du 31 juillet prochain et moi dans son émission "Fauteuil législatif". La démocratie c’est le débat, c’est arguments contre arguments, propositions contre propositions, programmes contre programmes et non grenades lacrymogènes, interdictions de manifester, arrestations et emprisonnements arbitraires, tortures, attaques de nervis...’’, a écrit GMS.
PAPE MAMADOU SECK À NOUVEAU ARRÊTÉ
Pape Mamadou Seck, le prisonnier qui s'était évadé du pavillon spécial, a été arrêté.
Pape Mamadou Seck, le prisonnier qui s'était évadé du pavillon spécial, a été arrêté.
La dernière conférence de presse du Directeur l’'Administration pénitentiaire n’avait pas convaincu beaucoup sur la thèse de l’évasion. Beaucoup estimaient plutôt, que Pape Mamadou Seck est décédé en prison. Ce lundi, l’administration pénitentiaire (Dap) a annoncé son arrestation.
«L’Administration pénitentiaire informe que Pape Mamadou SECK, évadé de la Maison d'Arrêt et de Correction du Pavillon Spécial de l'hôpital Le Dantec dans la nuit du 09 au 10 juillet 2022, a été repris et réintégré en détention ce dimanche 24 juillet 2022», indique-t-elle dans son communiqué de presse.
Le service de communication de la Dap renseigne que Pape Mamadou SECK a été arrêté ce jour aux environs de 09 heures à Darou Karim, dans le Département de Mbacké, qui se trouve dans la région de Diourbel.
Le fugitif fait partie de ceux qui ont été arrêtés suite à la manifestation que Yewwi avait finalement annulée, et qui appartiendraient à ce qui a été appelé «force spéciale». Il s’était évadé alors qu’il avait été interné au niveau du pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec.
ATTENTION À LA NOYADE
Récemment des cas de noyades sont notés au Sénégal, particulièrement dans la banlieue dakaroise. Sur la plage « magic land », près de Soumbédioune, les visiteurs sont conscients de cette situation mais veulent, également profiter
Récemment des cas de noyades sont notés au Sénégal, particulièrement dans la banlieue dakaroise. Sur la plage « magic land », près de Soumbédioune, les visiteurs sont conscients de cette situation mais veulent, également profiter de cette période de fortes chaleurs, et se ruent vers la plage.
« Je fais attention, bien que la peur nous retienne d’aller plus loin… », assure cet élève de terminale, Abdou Aziz Diop. Venu se baigner à la plage en cette période d’été, short et t-shirt bleus, il discute avec ses amis sur un ton taquin. Abdou dit « respecter les règles des maîtres-nageurs, à la lettre ». Devant la mer limitée par de grandes roches sur une longueur de plus de trente mètres, une forte odeur de poissons exposés et de la fraîcheur se dégagent.
La présence des maîtres-nageurs le rassure. « Je pense qu’ils (les maitres-nageurs) sont là pour nous surveiller. Mais je vois qu’ils ne peuvent pas contrôler tout le monde qui vient à la plage. Mais j’avoue qu’ils fournissent beaucoup d’efforts pour la sécurité des baigneurs », affirme-t-il, avec assurance. Les cas de noyades notées récemment ces dernières semaines, ne sont pas ignorés à « magic land » (plage magique). Les gens viennent se baigner néanmoins non sans pression.
Sous le regard des maitres-nageurs…
Il fait presque 19 heures, le vent frais de la mer de Soumbédioune nous accueille. Plus nous avançons, la brise manifeste ses effets. La vue est large. Maurice Niane vient à peine de sortir de l’eau. Envahi par la fraîcheur, il grelotte. S’échauffant les mains entrecroisées derrière son dos, il demande de la cigarette à son ami qui fume à coté « taalal ma benn » (allumes-moi un mégot). Il expulse la fumée et lance « les parents doivent interdire aux enfants d’aller à la plage. C’est un danger. Même si cette plage (magic land) est autorisée, il faut toujours veiller sur eux ».
Maurice trouve le problème chez les enfants et indexe « leur manque d’attention ». « Je me baigne pendant quelques temps mais j’ai toujours en tête que les cas de noyade deviennent plus récurrents en ces temps de vacances », précise-t-il, la voix calme. Poursuivant sous les rires et la musique d’un parc à coté, « heureusement qu’il y a des maîtres-nageurs. Ils font leur travail comme cela se doit. Il n’y a rien à craindre ici », rassure-t-il, avec son sous-vêtement bleu et sa culotte rouge mouillés.
La plage commence, peu à peu, à se vider. Certains commencent à quitter les lieux. Le visage de l’espace s’assombrit. Les rires et les rigolades baissent de volumes. Le crépuscule s’annonce. Nous sommes à quelques minutes de 20 heures, Lamine Camara est toujours dans l’eau. L’originaire de la Guinée Conakry continue sa baignade. Quelques instants plus tard, il abandonne ses amis. Il sort carrément et se dirige vers son ami, assis près d’une cabane.
De teint clair, les mains sur la ceinture, debout, Lamine n’a aucune crainte « Je vois des gens même plus jeunes que moi en train de se baigner aisément dans l’eau. Pour moi, ce n’est pas un problème. C’est juste pour le plaisir », déclare le jeune homme de 25 ans. Sur les cas de noyade surtout en période vacances, il observe un moment son ami comme s’il venait d’entendre l’information. « J’ai entendu les différents cas de noyade mais je ne crains rien. Les maîtres-nageurs sont là et veillent sur nous. Je n’ai pas peur, je sais me baigner », répond-t-il fièrement. Le résidant de liberté 6 considère ces cas de noyade comme des « personnes malchanceuses ».
Médoune Mboup est maitre-nageur. Trouvé dans une cabane, torse-nu, il vient juste de sortir de l’eau. « Nous veillons sur la sécurité des baigneurs. Pour l’instant, nous n’avons enregistré pas d’incidents majeurs. Nous accompagnons toutes les personnes venues se baigner », déclare-t-il une serviette grise autour de la taille. Médoune pense que le problème des noyades vient souvent des baigneurs. Selon lui, les plus jeunes vont plus loin et dépassent même les limites fixées.
« La noyade, une responsabilité partagée »
« Parfois s’il y a danger, leurs camarades attendent assez longtemps pour appeler aux secours. Le sauvetage devient trop tard. Bien que nous veillons à la sécurité de tous, parfois certaines choses nous échappent », constate le maître-nageur.
Trouvé assis sur une roche à quelques pas, s’appuyant sur sa jambe droite, Ousmane Sène ne vient pas se baigner mais veut admirer l’environnement, dit-il souriant, pour oublier ses soucis. Le natif de Fatick, teint noir et habillé en t-shirt blanc, considère que les jeunes doivent observer plus de vigilance sur les plages. « J’ai eu écho des cas de noyade, surtout en période de vacances, mais les jeunes doivent prendre en considération l’interdiction de certaines plages à Dakar. Cependant, poursuit-t-il sur un accent plus grave, la responsabilité est partagée. Il y a celle des parents et également la responsabilité de l’Etat ».
En ces débuts de vacances, les plages restent les principaux lieux d’attraction. Entretenant ses cabanes qu’il loue aux visiteurs, Ibrahima Diallo fonce directement vers les jeunes. « Avant de venir, il faut prendre ses précautions. Pour se baigner, faut d’abord savoir ce que l’on fait. Sans ces préalables, c’est juste se suicider », argumente-t-il, désolé. Torse-nu, s’adossant sur une chaise bleue, il poursuit : « nous veillons sur tous ceux qui viennent se baigner. Pendant ces quelques moments de baignade, nous devenons, en quelque sorte, leurs responsables », rappelle-t-il, avant d’appeler à plus de vigilance aux adeptes des plages en ces périodes.
LÀ OÙ L’ÉTAT DU SÉNÉGAL TRAINE LES PIEDS
La protection sociale n’est pas encore une réalité au Sénégal. Parce qu’elle ne touche qu’environ 50% alors que l’objectif est de 80%
La protection sociale n’est pas encore une réalité au Sénégal. Parce qu’elle ne touche qu’environ 50% alors que l’objectif est de 80%. Pour y arriver, le Réseau international sur le droit à la protection internationale (Inspir) a émis un certain nombre de recommandations allant dans ce sens.
Les défis de la protection sociale sont, entre autres, la fragmentation des interventions, le financement inadéquat, le volontariat. Le Réseau international sur le droit à la protection internationale (Inspir) a décelé ces défis lors de la table ronde sur le thème « Place, rôle et responsabilités des organisations de la société civile et des syndicats dans l’amélioration des politiques et programmes de protection sociale ». André Demba Wade a, dans ce sens, indiqué qu’il faudrait que « nous arrivions aujourd’hui à conjuguer nos efforts pour permettre à la population de bénéficier davantage de protection sociale ».
Le leader de Inspir estime que c’est important de faire en sorte que 80% de la population au Sénégal puisse bénéficier de couverture médicale ou de protection sociale. Mais pour arriver à cela, il pense qu’il y a nécessité de travailler sur la coordination du secteur de la protection sociale. Mais aussi d’assurer le financement adéquat. M. Wade est ainsi d’avis que l’Etat a fait des efforts mais traine dans le cadre du financement de sa protection sociale. Ce qui fait que les résultats attendus ne peuvent être atteints dans ce domaine-là.
« Quand je prends la Couverture maladie universelle, l’Etat s’est engagé à subventionner les cotisations des membres des mutuelles, à subventionner les cotisations des bénéficiaires des bourses de sécurité familiale et de carte d’égalité des chances. Mais il y a du retard dans le versement de cette quote-part-là », a-t-il étayé. Le représentant de la société civile soutient que c’est ce qui empêche « aux mutuelles de santé de continuer ». Avançant qu’il y a lieu de travailler sur l’ensemble de ces aspects-là et d’impliquer l’ensemble des acteurs pour pouvoir participer « à la conception, à la mise en œuvre et au suivi des programmes de protection sociale », a-t-il dit.
« Une loi sur la protection sociale est nécessaire »
De l’avis d’André Demba Wade, le Sénégal développe beaucoup de programmes de protection sociale mais jusqu’à présent, il n’y a pas encore un cadre institutionnel et juridique qui permette la cohérence, l’harmonisation de ces politiques-là. Mame Abdou Faye de la Délégation générale à la protection sociale donne quelques chiffres. « On était à moins de 20% en 2010, et là, on a à peu près 50% de la population du Sénégal qui bénéficie au moins d’une forme de protection sociale. Ce qui est énorme mais l’objectif c’est d’aller à 80% », a-t-il dit.
BBY VEUT VERROUILLER DIOURBEL
La tête de liste nationale de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) à Diourbel, Aminata Touré, exhorte les électeurs du Baol à donner "une large victoire" au camp de la majorité à l’issue des législatives de dimanche prochain
Diourbel, 24 juil (APS) - La tête de liste nationale de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) à Diourbel, Aminata Touré, exhorte les électeurs du Baol à donner "une large victoire" au camp de la majorité à l’issue des législatives de dimanche prochain, avec "un taux de participation de 90%".
"Il faut également veiller au taux de participation, il ne faut pas nous contenter seulement de la victoire, il faut un taux de participation de 90%", a-t-elle dit lors de son passage dans la commune de Diourbel, samedi.
Les leaders politiques du département de Diourbel se sont mobilisés à cette occasion, à commencer par les deux candidats investis que sont le député-maire Malick Fall et Fatou Diané.
Ces deux candidats investis par BBY à Diourbel "doivent être élus à plus de 70% pour qu’ils puissent aller vous représenter à l’Assemblée nationale. Nous devons mobiliser nos forces pour donner une large victoire au président de la République à l’Assemblée nationale", a dit Aminata Touré.
Elle a évoqué les investissements réalisés le département de Diourbel sous le magistère du président Macky Sall, citant l’autoroute "Ila Touba" qui selon elle "suffit amplement pour voter massivement la liste BBY".
La tête de liste nationale de la coalition de la majorité estime que "Macky Sall est un président qui œuvre dans le social", et c’est pour cela qu’il a été décidé de d’octroyer "6750 bourses de sécurité familiale et 395 cartes d’égalité des chances pour les handicapés au niveau de la région" de Diourbel.
De même le nombre de collèges et de lycées a été augmenté dans le département de Diourbel sous le président Sall, avec 2 nouveaux collèges et 3 lycées nouvellement construits, note-t-elle.
Il en est de même pour les femmes qui ont bénéficié d’un financement de 817 millions à travers la Délégation générale à l’entreprenariat rapide (DER), d’après Aminata Touré.
L’emploi des jeunes constitue "une priorité en ce sens que le chef de l’Etat prévoit 1293 emplois" à travers le programme XËYU NDAW ÑI, a soutenu Aminata Touré, ajoutant qu’il est aussi prévu "3,4 milliards" de francs CFA pour la création d’entreprises.
"Le président veut également que toutes les communes du département soient bien électrifiées, c’est pour cela qu’il prévoit 2100 lampadaires", a-t-elle poursuivi.
"La mise en œuvre de tous ces projets nécessite un financement, et cela n’est possible que si le président de la République a une large majorité à l’Assemblée nationale où les budgets sont votés par les députés", a conclu la tête de liste nationale de la coalition de la majorité.
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CE QUE L'ARGILE PEUT PERMETTRE DE CONSTRUIRE
Cette installation de l’artiste nigériane Ngozi-Omeje Ezema a fait sensation à l'ancien palais de justice de Dakar, lors de la dernière biennale de l’art africain contemporain de Dakar : la théière et la tasse suspendues.
Un jour, une création. Nous vous proposons de revoir ce chef-d’œuvre. Cette installation de l’artiste nigériane Ngozi-Omeje Ezema a fait sensation à l'ancien palais de justice de Dakar, lors de la dernière biennale de l’art africain contemporain de Dakar. Il s'agit de la théière et la tasse suspendues. L'œuvre est majestueuse à plus d'un titre, fascinante pour la plupart des visiteurs.
Chaque pièce est faite avec une telle précision chirurgicale qu'on s’imagine bien des milliers d’heures que cela a pris pour fabriquer chaque coquille avec des motifs différents par endroits, mais aussi le nombre d’heures pour monter l’installation à chaque expo, en reliant chaque coquille au fil plastique. L'œuvre fut le coup de cœur de la plupart des visiteurs à l’ancien palais de justice de Dakar. On ne se lasse de l’admirer. A environ 5 mètres, l'on peut croire qu'il s'agit du vrai coquillage alors que c'est de la vraie argile travaillée pour construire chacune de ces coquilles. Il faut être tout près pour se rendre à l'évidence.
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MOHAMED MBOUGAR SARR EN UN MOT, UN GESTE ET UN SILENCE
Dans ses textes, l’écrivain sénégalais sait faire chanter les silences avec des alignements de mots et des gestes insoupçonnés
Dans ses textes, l’écrivain sénégalais Mohamed Mbougar Sarr sait faire chanter les silences avec des alignements de mots et des gestes insoupçonnés.
En juillet 2022, il a assisté, dans le Jardin de la rue de Mons, à la mise en voix de son premier roman, « Terre ceinte », à l’occasion de la 10e édition de Ça va, ça va le monde !, la Cour d’honneur des auteurs africains au Festival d’Avignon.
Portrait en un mot, un geste et un silence du Prix Goncourt 2021, premier auteur de l’Afrique subsaharienne à recevoir le plus prestigieux prix littéraire de France.