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31 août 2025
«LES FOOTBALLEUSES AFRICAINES DOIVENT GAGNER PLUS D’ARGENT…»
A quelques heures de la finale de la Coupe d’Afrique des nations féminine, Patrice Motsepe s’est prononcé sur l’essor du football féminin en Afrique et potentiellement, le projet d’augmenter les revenus des footballeuses africaines.
A quelques heures de la finale de la Coupe d’Afrique des nations féminine, Patrice Motsepe s’est prononcé sur l’essor du football féminin en Afrique et potentiellement, le projet d’augmenter les revenus des footballeuses africaines.
En conférence de presse ce vendredi, le président de la Caf s’est exprimé sur le football féminin en Afrique. A quelques heures de cette grande finale qui opposera l’Afrique du Sud au Maroc, le patron du football africain s’est dit engagé à travailler pour que les footballeuses africaines évoluant en Afrique puissent gagner plus d’argent. «Il y a de bonnes choses qui sont en train d’être faites dans le football féminin. Et les footballeuses doivent gagner beaucoup d’argent. Je me suis engagé, ça fait partie de mon travail de faire en sorte que les footballeuses africaines gagnent plus d’argent», a déclaré Motsepe.
Qui poursuit son discours en promettant qu’avec la mise en place de la Super League, c’est un nouveau souffle financier que vient de gagner le football africain, notamment le foot féminin. «Avec le projet de la Super League africaine, les joueuses qui évoluent en Afrique pourront gagner plus d’argent. C’est déjà une bonne chose que l’un des critères de participation des clubs à cette compétition soit d’avoir une section féminine au sein de son entité. Il y aura plus d’argent pour les clubs et notamment pour le football féminin…», a affirmé le président de la Caf en conférence de presse.
L’UNION AFRICAINE S’ACCORDE AVEC L’ASSOCIATION DES BOURSES DU CONTINENT
Faciliter la collaboration entre l’Union africaine et les bourses du continent, c’est l’objectif du protocole d’accord signé entre l’Ua et l’Association des bourses d’Afrique.
Faciliter la collaboration entre l’Union africaine et les bourses du continent, c’est l’objectif du protocole d’accord signé entre l’Ua et l’Association des bourses d’Afrique.
La Commission de l’Union africaine (Ua) et l’Association des bourses des valeurs africaines (Asea) ont signé un protocole d’accord le jeudi 21 juillet 2022 à Lusaka, en Zambie. Signé en marge de la 5ème conférence du Comité technique chargé de l’économie, des affaires monétaires, de la finance, de la planification économique et de l’intégration de l’Ua, cet accord vise à faciliter la collaboration entre les deux parties pour une meilleure coordination du développement des marchés de capitaux sur le continent. Il devrait également permettre un partage d’informations et une approche plus stratégique de l’intégration et de la compétitivité du secteur financier africain, renseigne un communiqué.
Ainsi, cet accord devrait permettre aux bourses africaines de se rapprocher davantage des autorités publiques du continent pour un plaidoyer plus efficace en faveur des marchés. «A travers ce rapprochement avec la Commission de l’Union africaine, l’Asea ouvre une nouvelle page de son histoire et réaffirme sa vocation panafricaine. Elle compte désormais parmi les partenaires privilégiés de l’Union africaine dans la mise en œuvre de son agenda 2063 de développement socio-économique durable de notre continent», a expliqué, dans le document, Dr Edoh Kossi Amenounve, le président de l’Asea.
Il faut noter que L’Association des bourses des valeurs africaines (Asea) compte 25 bourses de valeurs. Elle vise à développer les échanges entre ses membres, à améliorer la compétitivité internationale de ses membres et fournir une plateforme pour la mise en réseau et l’échange d’informations. Créée en 1993, l’Asea travaille à développer le potentiel des marchés de capitaux africains. Sa vision est de permettre que les bourses de valeurs mobilières d’Afrique soient des acteurs-clés de la transformation économique et sociale de l’Afrique à l’horizon 2025.
L’Asea constitue un forum pour la communication, l’échange d’informations, la coopération et l’assistance technique entre ses membres, afin de faciliter le processus d’intégration financière pour la mobilisation effective du capital en vue d’accélérer le développement économique de l’Afrique. Le siège de l’Asea est situé à Nairobi, au Kenya.
ENERGIE, NOUVEAUX DÉFIS ET NOUVEAUX PARADIGMES
Paris, le 26 juin dernier, les dirigeants respectifs de Total, Edf et Engie, tous dirigeants des trois sociétés, cœur énergétique de la France, avertissent leurs clients et compatriotes sur les risques de pénurie d’électricité, de gaz et d’essence
Paris, le 26 juin dernier, les dirigeants respectifs de Total, Edf et Engie, tous dirigeants des trois sociétés, cœur énergétique de la France, avertissent leurs clients et compatriotes sur les risques de pénurie d’électricité, de gaz et d’essence. Ils prédisent un hiver difficile de rationnement dans la distribution et la disponibilité de ces produits essentiels aux consommateurs. Ces dirigeants, issus tous du filtre ultra-élitiste français, craignent des émeutes de l’énergie en parlant de menace sur la cohésion sociale. Pour eux, si les consommateurs ne contrôlent pas leur consommation d’énergie, l’offre ne pourra pas suivre.
A travers le monde, le tableau est plus que préoccupant :
- Le prix du baril a plus que doublé, à 120 dollars et l’hypothèse d’un pic à 150 dollars n’est pas exclue. Les combustibles pétroliers ont triplé s’ils ne sont pas souvent introuvables avec la crise ukrainienne et la fermeture des raffineries en Europe de l’Ouest pour cause de transition énergétique.
- Le prix du gaz subit une surcote de 70%, conséquence de la rareté du produit du fait des tensions géopolitiques de la guerre russo-ukrainienne, aggravé par les perturbations des méthaniers durant la pandémie du Covid-19. Nous payons tous l’ultra-dépendance au gaz russe bon marché et leur acheminement sur le continent européen via les réseaux gazoducs Nordstream.
L’électricité fossile gourmande en gaz et charbon chez les Européens, en combustibles pétroliers dans nos centrales ici en Afrique, dominent nos parcs de production malgré nos champs solaires et éoliens, et malheureusement 80% des coûts de production d’électricité dans nos pays, le Sénégal y compris, sont corrélés aux combustibles. Aujourd’hui, la flambée du prix du gaz pousse même certains pays européens signataires des accords de Glasgow à rouvrir des mines de charbon pour redémarrer des centrales fermées depuis longtemps pour cause d’émissions de CO2.
Au Sénégal, ce sont 508 milliards de F Cfa de subvention publique pour le secteur énergétique, aujourd’hui tous les acquis dans l’efficience énergétique et la réduction de coûts et charges au sein de l’énergéticien public -pour ne citer que ce dernier- sont absolument sans effet, même la montée en puissance des productions d’énergies propres issues des parcs solaires et éoliens. Les pertes d’électricité s’accumulent du fait des sous-investissements sur le réseau de transport, le courant continu solaire et éolien accentue et amplifie ces pertes faute de mécanismes de stockage robuste.
Après la pandémie du Covid19 puis la crise ukrainienne qui sévit aujourd’hui, l’explosion de la masse salariale de la Fonction publique et le service de la dette, c’est la trésorerie de l’Etat qui ne pourra plus suivre les injections de liquidités et d’argent requis pour garantir l’accès à l’électricité pour tous, d’où l’urgence d’un consensus national sur notre avenir énergétique et sur nos habitudes de consommation d’énergie.
La facture pétrolière devient lourde et ne nous laisse plus de marge de manœuvre pour l’équilibre de notre balance des paiements extérieurs. Il fautforcer les Sénégalais à la sobriété dans la consommation énergétique si nous ne voulons pas vivre le traumatisme de 2011, suite aux coupures longues et intempestives d’électricité. Les queues devant les stations d’essence vont se multiplier et impacteront la mobilité en milieu urbain.
Notre pays n’a pas les moyens de subventionner nos nouvelles habitudes de consommation. Même les changements climatiques ne nous laissent plus le choix, surtout pour l’énergie issue des cours d’eau et barrages. Ces nouveaux défis imposent de nouveaux paradigmes qui dictent, voire imposent des changements de comportement par rapport aux usages de l’électricité et du carburant en attendant le pétrole de Sangomar et le gaz de Gta.
Moustapha DIAKHATE
Expert et Consultant en Infrastructures
Ex Conseiller Spécial PM
Ex Conseiller Spécial Présidente Cese
MOUSSA SÈNE ABSA HONORÉ EN AOÛT PROCHAIN
La 16e édition du Festival cinémas d’Afrique de Lausanne (Suisse), prévue du 17 au 21 août 2022, va consacrer une rétrospective au cinéaste sénégalais, Moussa Sène Absa, a appris l’Aps jeudi de ses organisateurs
La 16e édition du Festival cinémas d’Afrique de Lausanne (Suisse), prévue du 17 au 21 août 2022, va consacrer une rétrospective au cinéaste sénégalais, Moussa Sène Absa, a appris l’Aps jeudi de ses organisateurs. «Cet artiste aux talents multiples nous rappelle la richesse et la diversité créatives du continent africain», ont-ils écrit dans un communiqué, ajoutant que Sène Absa est un «véritable artisan caméléon du cinéma».
Peintre, acteur, scénariste, producteur, écrivain et musicien, Moussa Sène Absa «s’exprime à travers tous les genres et formats cinématographiques et audiovisuels depuis une vingtaine d’années». Une projection de son film Madame Brouette est prévue à l’ouverture du Festival de Lausanne, le 17 août, en sa présence. Cette fiction, sortie en 2004, raconte la vie d’une femme qui a décidé d’en finir avec les hommes et de faire sa vie toute seule. Cette résolution ne l’empêchera pas de retomber amoureuse d’un homme charmant, en apparence, qui se révélera être un vrai bougre.
Pour la rétrospective consacrée à Moussa Sène Absa, ses films Ça twiste à Popenguine (1993), Yoolé (Le sacrifice) et Tableau ferraille (1995) seront proposés au public du Festival cinémas d’Afrique de Lausanne. Plus de 60 films seront projetés lors de cette rencontre cinématographique. Le cinéma béninois, qui «peine à acquérir une visibilité au-delà de ses frontières», sera honoré aussi à Lausanne, selon le communiqué. «Pourtant, une génération de cinéastes dynamiques et actifs sur les réseaux (…) propose des œuvres courtes et percutantes dans la fiction et le documentaire», ajoutent les organisateurs du festival suisse en parlant du 7e art du Bénin. Des films de la Tunisie, d’Egypte, de Madagascar, du Nigeria et de la Somalie seront projetés à Lausanne, où se tiendra, le 20 août, une table ronde sur le thème : «Créer pour résister et résister pour créer.»
THÉÂTRE-FORUM, ENTRE BESOIN DE FORMATION ET INDÉPENDANCE
Mamadou Diol, Directeur artistique de Kaddu Yaraax, indique que la pratique du théâtre exige une certaine formation des artistes comédiens.
La formation dans le théâtre-forum et son indépendance, c’est ce que réclame Mamadou Diol, Directeur artistique de la compagnie théâtrale «Kaddu Yaraax», initiatrice de la 16ème édition du Festival de théâtre-forum qui se tient à Yaraax depuis mercredi dernier et ce jusqu’au 26 juillet prochain.
Mamadou Diol, Directeur artistique de Kaddu Yaraax, indique que la pratique du théâtre exige une certaine formation des artistes comédiens. Si certains ont eu la chance d’être formés, d’autres n’ont pas eu cette possibilité. Ce qui pousse le Directeur artistique de Kaddu Yaraax à s’attarder sur le manque de formation dans le théâtre sénégalais dont la pratique exige un certain niveau de connaissance des questions de l’heure. «Il y a le manque de formation dans le théâtre. Le théâtre est un jeu d’intellectuel. On ne parle pas de l’intellectuel au vrai sens du terme, qui a fait les bancs de l’école, mais on parle de celui qui pratique le théâtre, qui est appelé à maîtriser les enjeux du moment. Et cela renvoie à l’acteur formé pour pratiquer son art et qui fait montre d’une certaine ouverture d’esprit», rappelle le Directeur artistique de Kaddu Yaraax en marge de la 16ème édition du Festival de théâtre-forum, organisée à l’école El Hadji Bara Guèye par la compagnie théâtrale kaddu Yaraax et qui se tient depuis avant-hier, mercredi, pour prendre fin le 26 juillet prochain.
Les structures comme les Associations d’artistes comédiens du Sénégal (Arcots), regroupant les artistes comédiens et Kaddu Yaraax, se battent pour outiller les artistes comédiens en leur offrant souvent des sessions de formation sans bourse délier. Mais il en faudrait davantage pour renforcer les compétences, a laissé entendre Mamadou Diol qui prône «l’indépendance» du théâtre pour coller au thème de cette 16ème édition du théâtre-forum : «Tiyaatar leen ! Te bu leen ci xaar kénn !» (Faites du théâtre ! Faites-le vous-mêmes), en soutenant «qu’on n’attend rien de l’Etat en termes de formation». «Le soutien de l’Etat est important. Mais, ce soutien, à la longue, peut contribuer à annihiler la créativité. Notre indépendance est ce que nous cherchons à préserver», rembraie M. Diol.
Parlant de l’évolution du théâtre-forum, Mamadou Diol la juge «satisfaisante». «Tous les thèmes sur le plan social considérés comme tabous, le théâtre-forum les aborde pour ne plus les rendre tabous. On voit beaucoup de groupes qui sont de Ziguinchor, du Fouta, de Sédhiou qui sont en train de le faire. Le Festival de théâtre-forum a contribué à cet état, à travers la formation offerte dans le cadre de sa tenue», soutient le patron de la compagnie théâtrale, qui renseigne que 200 festivaliers en provenance de l’Europe, de l’Afrique prennent part à ce festival où une quarantaine de pièces seront jouées.
FLEUVE SENEGAL, LE NIVEAU DES EAUX EN HAUSSE À BAKEL ET MATAM
La tendance des eaux du fleuve Sénégal est à la montée de 20 cm et de 52 cm ce vendredi à Bakel et Matam, a-t-on appris de la Direction régionale de l’hydraulique de Saint-Louis (nord).
La tendance des eaux du fleuve Sénégal est à la montée de 20 cm et de 52 cm ce vendredi à Bakel et Matam, a-t-on appris de la Direction régionale de l’hydraulique de Saint-Louis (nord).
« A Bakel, le plan d’eau était à la côte de 4m, 94 le 21 juillet 2022 à 8 h 00 et ce matin à 8 heures la côte est à 5m, 14 contre 2m, 47 en 2021 à 8 heures. La tendance est à la montée de 20 cm », explique-t-elle dans un bulletin hydrologie reçu à l’APS, rappelant que la cote d’alerte à la station de Bakel est de 10 mètres.
Concernant la station de Matam, la même source indique que le plan d’eau était à la côte de 3m, 32 le 21 juillet 2022 à 8 h 00 et ce matin à 8 heures la côte est à 3m, 84 contre 2m, 01 en 2021 à 8 heures. La tendance est donc à la montée de 52 cm, ajoute-t-elle, soulignant que sa cote d’alerte est de 8 mètres.
A l’inverse, la tendance est à la baisse de 2 cm à la station de Podor dont la côte d’alerte est de 5 mètres. Le plan d’eau était à la côte de 2m, 96 le 21 juillet 2022 à 8 h 00 et ce matin à 8 heures la côte est à2m, 94 contre 2m, 82 en 2021 à 8 heures. A Richard- Toll, la tendance est demeurée stationnaire avec une cote de 2,66 m depuis jeudi.
Au barrage de Diama, le niveau est en train d’être abaissé pour préparer le passage de la crue sans grande conséquence sur Saint Louis. Cet abaissement permet de moduler les eaux vers Saint Louis et l’embouchure, sa proximité favorise l’évacuation rapide des eaux. A Saint-Louis, le niveau du fleuve Sénégal est à la côte de 1m, 06 à l’échelle le 22 juillet 2022 à 8 h 00 contre 0m, 57 en 2021 à 08 h 00.
Pour les affluents, à Kidira, le niveau de la Falémé est à la baisse de 15 cm. Le plan d’eau était à la côte de 2m, 35 le 21 juillet 2022 à 8 h 00 et ce matin à 8 heures, la côte est à 2m, 20 contre 0m, 97 en 2021 à 8 heures
LES «LIONS» ENGAGENT LA DÉFENSE DE LEUR TITRE
L’équipe du Sénégal de Beach Soccer engage les éliminatoires de la Coupe d’Afrique qui se disputera au Mozambique du 21 au 31 octobre prochain
L’équipe du Sénégal de Beach Soccer engage les éliminatoires de la Coupe d’Afrique qui se disputera au Mozambique du 21 au 31 octobre prochain. Elle affrontera le Cameroun dans une double confrontation. Pour la manche aller, les Champions d’Afrique en titre iront défier les Lions Indomptables ce samedi 23 juillet à Kribi. Les Lions vont recevoir pour la seconde manche leurs homologues, le 6 août prochain, à la plage de Diamalaye de Dakar.
Champions d’Afrique en titre, les Lions du football de plage vont remettre leur titre en jeu en engageant la double confrontation qualificative pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de Beach Soccer prévue au Mozambique du 21 au 30 octobre 2022.
Pour le match aller, l’équipe du Sénégal affrontera ce samedi 23 juillet à Kribi, celle du Cameroun. Cette rencontre sera le remake de la finale de la CAN de 2008 qui avait opposé les deux équipes. Les Lions qui s’étaient imposés à l’époque sur la marque de 12 à 6 aborderont la partie sous le signe de la revanche. Plus d’une décennie après, les Lions ont réussi à maintenir leur standing et reste l’équipe à battre sur le continent. Et au sortir d’une grosse saison 2021- 2022, couronnés par un sixième titre de champions d’Afrique et une place 4e place au dernier mondial, les Lions endosseront sans conteste, le statut de grand favoris. Mamadou Diallo qui vient de relayer sur le banc, Ngalla Sylla, recruté comme sélectionneur du Maroc, est conscient de ses atouts et reste tout aussi confiant. «Avec notre statut, nous serons l’équipe à battre. Le Sénégal jouera les deux matchs pour les gagner. Nous devons faire respecter notre statut partout… L’objectif du Sénégal est de succéder à lui-même, mais avant cela, il faut se qualifier», indiquait-il.
Le technicien n’en joue pas moins la carte de la prudence face à un adversaire qui peut se prévaloir, en trois participations à la CAN de Beach Soccer, d’une victoire continentale et d’un titre de vice-champion d’Afrique. «Ce qui est sûr et certain, ils ont déjà pris part à une Coupe du monde. Cela veut dire qu’ils doivent être pris au sérieux», ajoutait- t-il.
Le Sénégal aura l’avantage de recevoir à domicile avec le match retour prévu le 6 août à 17 h à la plage de Diamalaye à Dakar. Pour cette édition au Mozambique, 14 équipes dont le Sénégal, détenteur du trophée, sont en lice pour les 7 places qualificatives à la phase finale.
LE COURS MAGISTRAL D’ODILE DECQ
S’adressant spécifiquement aux récipiendaires, Odile Decq, marraine de la promotion, a rappelé que l’architecture est exigence d’humilité, de passion et de détermination, lesquels rendent le rêve possible. Et donc la créativité
A l’occasion de la cérémonie de remise de diplômes à ses étudiants, le Collège Universitaire d’Architecture de Dakar (CUAD) a organisé jeudi 21 juillet, une conférence publique avec Mme Odile Decq, marraine de la promotion éponyme. Architecte française de renom, jouissant d’une notoriété internationale, elle a délivré à cette occasion, sur fond de projection de quelques-unes de ses réalisations, un cours magistral exprimant sa vision de l’architecture.
Ses multiples réalisations architecturales telles que le musée d’Art contemporain de Rome, le siège de GL Events à Lyon, le FRAC Bretagne à Rennes qui défilaient sur l’écran, plongent dans un univers qui tend vers le design et l’art contemporain. Les contrastes qui font la part belle au noir et à la lumière par transparence du verre, le tout associé souvent à des formes plus enveloppantes, au rouge éclatant. Odile Decq, une des architectes les plus en vue de l’hexagone, conçoit l’architecture comme une discipline ouverte aux autres disciplines et qui doit être renouvelée pour vivre avec son temps.
Animant, jeudi 21 juillet, une conférence publique dans le cadre de la cérémonie de remise des diplômes du Collège Universitaire d’Architecture de Dakar (CUAD) dont elle est la marraine, Odile Decq est revenue sur l’importance de l’architecture. En même temps qu’elle « nous offre des bâtiments et des villes utiles et agréables », elle a aussi « des incidences réelles sur notre bien-être individuel et collectif ». Aussi, a-t-elle averti, « il est important de penser l’architecture, par l’architecture, avec l’architecture ».
A ses yeux, elle est quelque chose de fondamental dans le monde et elle l’est encore plus aujourd’hui. Elle est en effet une discipline qui est totalement singulière puisque les individus qui la pratiquent « ont cette capacité d’être confrontés à des problèmes complexes ». Ils sont par conséquent obligés pour les traiter, les analyser au départ, de « convoquer une multitude de disciplines telles que la sociologie, la géographie, la sociologie, le droit, etc.
S’en suivra une synthèse censée déboucher sur une « proposition qui doit fonctionner sur le temps long, à toutes les échelles, du plus grand au plus petit », a expliqué l’architecte française. La fondatrice de l’école d’architecture « Confluence Institute for Innovation and Creative Strategies in Architecture » installée à Paris met par conséquent l’accent sur la nécessité de « renouveler, faire bouger les lignes, prendre en compte l’évolution générationnelle des étudiants en architecture du XXIème siècle » ». Elle assimile ainsi le projet d’architecture à une ligne d’horizon. Elle y découvre une certaine similitude parce qu’à ses yeux, « le projet d’architecture, c’est une aventure pour laquelle on se fixe le cap et qui, au fur à mesure des transformations, nous permet d’aller directement vers le cap ». Mais ce n’est point pour s’en arrêter là. Bien au contraire. En effet, prévient Odile Decq, « une fois qu’on l’a atteint, on a qu’une seule nécessité, c’est d’aller plus loin pour le prochain projet, pour la prochaine histoire ». Une ligne d’horizon donc.
DAKAR, UNE VILLE À REPENSER
La lauréate du titre de « Fellow honoraire du Royal Architecture Institute of Canada » en 2018 n’a pas manqué de donner son point de vue sur la conception architecturale de la ville de Dakar. « Ça fait partie des villes qui donnent l’impression d’avoir un grand chaos et en même temps il y a quelque part une structure mais il y a une chose que je trouve un peu désolant à Dakar, c’est la Corniche parce qu’elle est magnifique. Je pense que c’est un grand atout pour Dakar et qu’aujourd’hui, il y a une partie qui a été transformée, aménagée pour tout le monde avec des équipements sportifs et tout ça mais pas suffisamment ». Et en même temps, a-t-elle souligné, « j’ai l’impression qu’il y a des gens qui construisent».
Poursuivant son propos, elle ajoute : « L’urbanisme ne fait pas partie des premières préoccupations de la ville apparemment ici alors qu’elle aurait sérieusement besoin d’une réfection urbanistique par rapport à la structure qu’elle a déjà. Je pense que c’est une ville dont on doit pouvoir partir à la découverte parce qu’il y a tellement de choses ».
Sur ce sujet, l’architecte invité, Nicolas Sawalo Cissé a embouché la même trompette. Prenant la parole, il a posé la question de savoir « où se trouve l’installation de Dakar » à l’image des autres pays. « Elle aurait pu être cet océan atlantique avec une beauté magistrale. Cette ville aux 12 baies. Elle aurait pu mais elle a été complètement oubliée », a-t-il indiqué. Et Nicolas Cissé de poursuivre de nous rendre à une évidence peu reluisante. « Résultats : nous sommes tous des demeurés». Et de s’interroger : « Qu’est-ce qu’il reste de nous ? » La réponse se veut sans appel : « Une ville sans créativité. Une ville qui ne nous rassemble pas ». Et Nicolas Cissé de réitérer ses convictions : « Je le dis toujours, la ville soit elle vous épanouit, soit elle vous tue ». Et voilà que, assure-t-il, « Dakar peu à peu est en train de nous tuer ».
Aussi, le modérateur, l’écrivain philosophe El hadj Kassé a-t-il appelé à renverser la tendance et à réconcilier la ville-capitale avec la beauté qui la travaille à travers sa corniche notamment. Hier, vendredi lors de la remise des diplômes, s’adressant spécifiquement aux récipiendaires, Odile Decq, marraine de la promotion, a rappelé que l’architecture est exigence d’humilité, de passion et de détermination, lesquels rendent le rêve possible. Et donc la créativité.
ASSEMBLÉE NATIONALE, TOUTE UNE HISTOIRE
De 80 députés en 1960, la composition de l’Assemblée nationale a connu plusieurs variations. Dans ce texte, Sud quotidien revient sur les différentes étapes de cette évolution de l’effectif de cette chambre monocamérale sénégalaise
De 80 députés en 1960, la composition de l’Assemblée nationale a connu plusieurs variations. Dans ce texte, Sud quotidien revient sur les différentes étapes de cette évolution de l’effectif de cette chambre monocamérale sénégalaise.
Depuis l’indépendance, la composition de l’Assemblée nationale a connu plusieurs variations. De 1960 à 2017, l’effectif est passé du simple au double. En effet, de 80 députés en 1960, lors de la première législature, la composition passera à 165 députés à l’occasion de la treizième législature dont le renouvellement est prévu le 30 juillet prochain.
La première variation du nombre des députés à l’Assemblée nationale est intervenue en 1978. Le président de la République, Léopold Sedar Senghor, aux affaires à l’époque, après avoir institué en 1974 le multipartisme limité à 3 courants dont la conséquence immédiate fut l’entrée du Parti démocratique sénégalais (Pds) dans l’hémicycle, a décidé de faire passer de 80 à 100 l’effectif de la chambre monocamérale sénégalaise.
S’agissant de la deuxième hausse du nombre des députés, elle est intervenue en 1983 sous l’égide du président Abdou Diouf. Ancien Premier ministre du président Senghor, arrivé au pouvoir en 1980 en la faveur de la démission de ce dernier, Abdou Diouf va profiter de son accession au pouvoir pour renforcer la réforme des partis politiques initiée par son prédécesseur en faisant passer le Sénégal du multipartisme limité au multipartisme intégral.
Pour accompagner cette mesure de libéralisation des conditions de création des partis politiques, il décida ainsi de porter le nombre de la représentation nationale de 100 à 120 députés. Mais, à partir de 1998, soit 15 ans après la deuxième hausse, l’effectif des députés est de nouveau revu à la hausse de 120 à 140 par le Président Diouf. Les raisons évoquées pour justifier cette troisième augmentation du nombre de députés sont notamment, la réforme des collectivités locales de 1996 avec l’instauration de la région et l’accroissement de la population sénégalaise. Mais, en 2001, avec l’arrivée du Président Abdoulaye Wade au pouvoir en 2000, ce nombre de député va connaitre une baisse pour une première fois de l’histoire politique sénégalaise.
De 140 députés, l’effectif de l’Assemblée nationale est ramené à 120 à la veille des législatives de 2001 par le Président Wade qui supprime par ailleurs le Sénat conformément à son engagement électoral vis-à-vis du peuple sénégalais. En effet, opposant qu’il était, le Secrétaire général du Pds accusait les députés d’être des caisses de résonance du Parti socialiste au pouvoir et de son chef, le Président Abdou Diouf. Mais, au gré des appétits du pouvoir, le Pape du Sopi est sur toutes les décisions concernant la réduction du nombre des députés et la suppression du Senat.
Ainsi, à la veille des législatives du 3 juin 2007, il décide non seulement de faire passer le nombre des députés de la 11ème Législature de 120 à 150 malgré le boycott des partis de l’opposition dite « significative », Ps, Afp, Ld et autres mais aussi de ressusciter le Sénat qui sera de nouveau supprimé en septembre 2012 par l’actuel régime. Cependant, avec les réformes constitutionnelles adoptées lors du référendum du 20 mars dernier et qui consacrent des députés dédiés aux Sénégalais de l’extérieur, l’effectif de l’Assemblée nationale connaitra une hausse de 15 députés sous la 13e législature. Ainsi de 150 députés, le nombre de députés de l’Assemblée nationale du Sénégal est passé à 165 députés.