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31 août 2025
LE LAURÉAT DU BALLON D'OR CONNU LE 17 OCTOBRE PROCHAIN
La remise du Ballon d’Or 2022 aura lieu le 17 octobre prochain, à Paris. Les nominés masculin et féminin, ainsi qu’aux trophées Kopa (meilleur jeune) et Yachine (meilleur gardien) seront dévoilés le 12 août
La remise du Ballon d’Or 2022 aura lieu le 17 octobre prochain, à Paris. Les nominés masculin et féminin, ainsi qu’aux trophées Kopa (meilleur jeune) et Yachine (meilleur gardien) seront dévoilés le 12 août. Une annonce faite par France football, ce mardi 24 mai.
L’innovation cette année, contrairement aux éditions précédentes, c’est que cette édition sera basée sur la saison écoulée et non plus sur l’année civile.
La finale de la Ligue des champions prévue le 28 mai entre Liverpool et Real Madrid, au stade de France, départagera de sérieux prétendants au titre, dont Karim Benzema et Sadio Mané. Par rapport à Mohamed Salah, l’attaquant sénégalais compte l’atout palmarès.
LES MEUNIERS DU SÉNÉGAL RECLAMENT LEUR DÛ
Les meuniers réclament à l’Etat du Sénégal le paiement de leur dette qui s’élève à 4 milliards 007 millions 900 mille FCFA. Face à la presse hier, ils ont insisté sur le risque qu’encourt les industries locales si rien n’est fait.
Les meuniers réclament à l’Etat du Sénégal le paiement de leur dette qui s’élève à 4 milliards 007 millions 900 mille FCFA. Face à la presse hier, ils ont insisté sur le risque qu’encourt les industries locales si rien n’est fait. Claude Demba Diop a rappelé qu’il était convenu, avant l’entrée du nouveau prix homologué à 19 200 FCFA, que la différence soit compensée par l’Etat jusqu’au 21 décembre 2021, marquant la publication du nouvel arrêté sur le prix de la farine.
A ce jour, les meuniers industriels disent être en attente du paiement de cette dette permettant de répondre aux difficultés qui se sont accentuées sur le marché mondial des céréales. « Au moment où les coûts du blé ont dépassé 500 euros la tonne, il est illusoire de poursuivre une approche de subvention qui, dans son mécanisme de dette publique, accélère le péril des industries locales », a dit M. Diop. Il prévient encore : « Si nous n’y prenons pas garde et si les engagements de paiement ne sont pas respectés, des industriels sénégalais seront dans l’incapacité financière de s’approvisionner dans un marché des céréales très capricieux. La baisse inéluctable des niveaux de production va créer une rareté de la farine qui va alimenter une spéculation et montée de prix dans la distribution que personne ne pourra maîtriser. »
L’UNESCO OUVRE SES CIMAISES A FATOU KINÈ DIAKHATÉ
L’artiste sénégalaise Fatou Kiné Diakhaté expose à l’UNESCO, à Paris, ses œuvres créées dans sa chambre médicalisée qu’elle a transformée en atelier pour vaincre sa souffrance. Quelle force ! Quelle résilience ! Quel talent ! Quelle résilience !
L’artiste sénégalaise Fatou Kiné Diakhaté expose à l’UNESCO, à Paris, ses œuvres créées dans sa chambre médicalisée qu’elle a transformée en atelier pour vaincre sa souffrance. Quelle force ! Quelle résilience ! Quel talent ! Quelle résilience !
La plasticienne sénégalaise, atteinte d’une maladie handicapante et alitée depuis bientôt 10 ans, a réalisé une cinquantaine de toiles semi-abstraites dont elle espère qu’elles l’aideront à guérir et à démontrer que la peinture peut être une thérapie.
Les nouvelles œuvres de Fatou Kiné Diakhaté avait fait l’objet d’une exposition virtuelle prévue pour un mois et dont le vernissage avait été organisé le 6 juillet 2021 au centre médicalisé Robert Doisneau, situé dans le 18e arrondissement parisien. Cette exposition intitulée "Rencontre d’âme d’art" ou "Daje Ruu Ak Fentt", en langue nationale wolof, est le fruit d’une collaboration avec la peintre et psychothérapeute française Sophie Vincendeau.
Sa tenue en juillet, "mois du handicap", avait une portée symbolique qui se mesure à la volonté de l’artiste de "marquer un nouveau départ" et d’en finir avec une maladie "handicapante et douloureuse" depuis plusieurs années.
MACKY SALL À LUANDA ET À MALABO
Le chef de l’Etat quitte Dakar ce mardi pour une visite officielle de deux jours à Luanda en Angola, a annoncé la présidence sénégalaise.
Dakar, 24 mai (APS) – Le chef de l’Etat quitte Dakar ce mardi pour une visite officielle de deux jours à Luanda en Angola, a annoncé la présidence sénégalaise.
Le président Macky Sall se rendra ensuite à Malabo, en Guinée Equatoriale, pour deux Sommets extraordinaires de l’Union africaine, les 27 et 28 mai, sur les questions humanitaires, la lutte contre le terrorisme et les changements anticonstitutionnels de gouvernement, indique-t-on dans un communiqué transmis à l’APS.
Le retour du chef de l’Etat à Dakar est prévu samedi.
CA GRONDE A L'ISM
Les travailleurs de l’Institut supérieur de management (ISM) affiliés à différentes centrales syndicales dont le Syndicat unique des enseignants du supérieur (SUDES) ont réclamé, mardi, plus d’équité sociale et surtout salariale.
Dakar, 24 mai (APS) - Les travailleurs de l’Institut supérieur de management (ISM) affiliés à différentes centrales syndicales dont le Syndicat unique des enseignants du supérieur (SUDES) ont réclamé, mardi, plus d’équité sociale et surtout salariale.
"Nous avons senti qu’il y a une disparité salariale notoire (..). Nous réclamons une équité sociale, surtout au niveau salarial’’, a dit la déléguée syndicale, Mame Yato Faye, lors d’un débrayage suivi d’une conférence de presse.
Ces deux activités entrent dans le cadre de leur plan d’actions du mois de mai, marqué par trois jours de débrayage et le port de brassards rouges.
La déléguée syndicale a indiqué que les salaires n’ont pas bougé au sein de cet établissement privé d’enseignement supérieur depuis plus de 20 ans, déplorant une "cristallisation" et une "fossilisation des salaires".
Selon elle, "aucune augmentation de salaire n’a été notée". C’est pourquoi, a-t-elle ajouté, les travailleurs demandent "une actualisation et une revalorisation des salaires par rapport au coût de la vie".
Cette inégalité salariale touche en partie le corps enseignant supérieur et l’administration qui n’ont jamais bénéficié de la grille salariale, a fait savoir Mame Yato Faye qui dit travailler à l’ISM depuis bientôt 20 ans.
Le représentant des syndicalistes du primaire, moyen et secondaire, Ass Tacko Diagne a souligné de son côté que des agents perçoivent de très bas salaires.
Il a invité la direction à respecter l’équité sociale, à revenir à de meilleurs sentiments et à mettre les travailleurs membres dans de "bonnes conditions".
Les syndicalistes réclament entre autres le paiement et la régularisation des heures supplémentaires.
TROPHY TOUR, MATAM A L'HONNEUR
La caravane de présentation du trophée de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), dénommée "Trophy tour", est attendue ce mardi dans la région de Matam (nord), annonce un communiqué reçu à l’APS.
Dakar, 24 mai (APS) - La caravane de présentation du trophée de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), dénommée "Trophy tour", est attendue ce mardi dans la région de Matam (nord), annonce un communiqué reçu à l’APS.
Le trophée, remporté par les Lions au Cameroun en février, sillonnera d’abord les localités de Richard Toll, Dagana, Podor, Ndioum, Bokidialoubé, dans la région de Saint-Louis, selon la même source.
Ensuite, signale le communiqué, les Agnam, Ourossogui et autres localités de la région de Matam auront le plaisir d’accueillir la caravane du "Trophy tour".
Un concert animé par le musicien Ousmane Gangué est offert aux populations de la région dans la soirée du mardi, indique-t-on dans le texte.
Il ajoute que le trophée sera présenté aux autorités locales, le mercredi dans la matinée à Matam avant de poursuivre sa caravane à travers les artères de la ville.
Après Saint-Louis, Louga, Matam, il fera cap sur Linguère et Dahra, dans la région de Louga, qui sont les prochaines destinations de la caravane.
Le Sénégal a remporté sa première Coupe d’Afrique des Nations, en février dernier et validé son ticket pour la prochaine Coupe du monde au Qatar.
LES QUARTS DE FINALE DE LA COUPE DU SÉNÉGAL DÉBUTENT MERCREDI
Les quarts de finale de la Coupe du Sénégal démarrent mercredi par le choc Linguère-Diambars et le déplacement à Dakar du Casa-Sports de Ziguinchor, leader de la Ligue 1, pour affronter le Port.
Dakar, 24 mai (APS) - Les quarts de finale de la Coupe du Sénégal démarrent mercredi par le choc Linguère-Diambars et le déplacement à Dakar du Casa-Sports de Ziguinchor, leader de la Ligue 1, pour affronter le Port.
La rencontre Linguère-Diambars, prévue mercredi au stade Mawade Wade de Saint-Louis, constitue le premier duel entre équipes de l’élite depuis l’entrée en jeu des clubs de Ligue 1 à partir des 32-èmes de finale de la compétition.
Battus lors de la dernière journée du championnat par le Ndiambour de Louga, les ’’Samba Linguère’’ vont tenter de réagir en Coupe du Sénégal.
Les académiciens de Saly-Portudal, mal classés en championnat, veulent de leur côté remporter la Coupe nationale pour sauver leur saison.
Tous les ingrédients semblent donc réunis pour une rencontre de haute facture.
Au Stade de Mbao, le Casa-Sports, détenteur de la Coupe nationale, devrait pouvoir franchir l’obstacle du Port de Dakar.
L’actuel leader de la Ligue 1 aura la faveur des pronostics face à l’équipe portuaire qui occupe la sixième place de la Ligue 2.
Les autres affiches des quarts de finale opposeront jeudi l’Etoile Lusitana à Thiès FC, le choc de la ville de Rufisque devant opposer Teungueth FC et l’AJEL.
Le vainqueur de la Coupe nationale va représenter le Sénégal en Coupe de la CAF lors de la prochaine saison.
Voici le programme des quarts de finale de la Coupe du Sénégal :
- Port-Casa Sports, mercredi, au stade municipal de Mbao, 16h
- Linguère-Diambars, mercredi, stade Mawade Wade, 16 h
- Teungueth FC-l’AJEL de Rufisque, jeudi, stade Ngalandou Diouf, 16h.
COMMENT LA FRANCE A OBLIGÉ HAÏTI À LUI VERSER DES INDEMNITÉS COMPENSATOIRES
Une enquête du « New York Times » retrace l’histoire de la dette haïtienne et explique notamment comment la France puis les Etats-Unis ont exigé l’équivalent de centaines de millions d’euros au petit pays après son indépendance, en 1804
Le Monde |
Marie Slavicek |
Publication 24/05/2022
Le 1er janvier 1804, les Haïtiens proclamaient leur indépendance à la suite d’une révolte d’esclaves contre les colons français. Deux siècles plus tard, Haïti figure parmi les pays les plus pauvres de la planète. Une situation souvent mise sur le compte d’un Etat défaillant et d’une corruption endémique. La misère persistante qu’elle endure est pourtant, en très grande partie, le fait d’interventions extérieures. C’est la conclusion d’une enquête (également disponible en version française) menée pendant treize mois par des journalistes du New York Times.
A travers une série de cinq articles, publiés le 20 mai, le journal américain retrace l’histoire de la dette haïtienne, révèle en détail qui en a tiré profit et explique comment elle continue d’affecter le pays. Avec, en toile de fond, cette question : et si le pays n’avait pas été pillé depuis sa naissance par des puissances étrangères et par ses propres dirigeants ?
A l’origine du malheur : la « double dette »
En 1825, vingt et un ans après son indépendance, Haïti voit un navire français – suivi d’une flottille de guerre – jeter l’ancre dans le port de Port-au-Prince, sa capitale. Un émissaire du roi Charles X vient lancer un ultimatum : verser à la France des réparations, faute de quoi la guerre sera déclarée. Sans véritable allié, le petit pays n’a guère le choix. Il paiera la somme exigée – 150 millions de francs, à verser en cinq tranches annuelles. « Le montant dépasse largement les maigres moyens d’Haïti », souligne le New York Times. En outre, la France oblige son ancienne colonie à emprunter auprès de banques françaises pour régler son premier paiement. A la somme initiale s’ajoutent donc des intérêts. C’est ce que les historiens appellent la « double dette ». Interrogé par le journal, l’économiste français Thomas Piketty parle de « néocolonialisme par la dette ».
Le quotidien new-yorkais évalue le montant total des sommes versées à 560 millions de dollars en valeur actualisée (525 millions d’euros). Mais à chaque franc payé aux anciens maîtres correspond autant d’argent qui n’est pas investi pour garantir la prospérité de la nation. « Les paiements à la France ont coûté à Haïti entre 21 et 115 milliards de dollars [entre 20 et 108 milliards d’euros] en perte de croissance économique », conclut l’enquête du New York Times, qui évoque « une spirale d’endettement qui a paralysé le pays pendant plus d’un siècle ».
La Banque nationale d’Haïti entre des mains étrangères
En 1880, la France change de tactique. La Banque nationale d’Haïti est créée, mais elle n’a d’haïtien que le nom. Le quotidien américain détaille :
« Contrôlée par un conseil d’administration basé à Paris, elle a été fondée (…) par une banque française, le Crédit industriel et commercial, ou CIC, et génère des profits faramineux pour ses actionnaires en France. Le CIC contrôle le Trésor public d’Haïti – le gouvernement ne peut ni déposer ni retirer de fonds sans verser de commissions. »
Les archives retrouvées par le New York Times montrent que le CIC a siphonné des dizaines de millions de francs à Haïti au bénéfice d’investisseurs français et accablé ses gouvernements de prêts successifs.
Le CIC et sa maison mère, la Banque fédérative du Crédit mutuel (BFCM), a réagi, lundi 23 mai, en rappelant avoir « acquis le Crédit industriel et commercial, alors banque propriété de l’Etat français, à l’aube du XXIe siècle, en 1998 ». « Parce qu’il est important d’éclairer toutes les composantes de l’histoire de la colonisation – y compris dans les années 1870, la banque mutualiste financera des travaux universitaires indépendants pour faire la lumière sur ce passé », ajoute le CIC dans un communiqué.
En 1910, de nouveaux actionnaires s’emparent de la Banque nationale d’Haïti. Ils sont français, allemands et américains. Encore une fois, la banque nationale du pays est entièrement entre des mains étrangères. Elle accorde un nouveau prêt au gouvernement haïtien, à des conditions draconiennes. Ainsi, en 1911, sur trois dollars perçus grâce à l’impôt sur le café, la principale source de revenus du pays, 2,53 dollars servent à rembourser des sommes empruntées auprès d’investisseurs français.
Associer la production artistique et la réflexion sur cette production : c’est l’un des objectifs du colloque de trois jours qui se déroule depuis lundi, à l’auditorium du Musée des Civilisations noires de Dakar
Associer la production artistique et la réflexion sur cette production : c’est l’un des objectifs du colloque de trois jours qui se déroule depuis hier, à l’auditorium du Musée des Civilisations noires de Dakar. Commissaires d’expositions, historiens de l’art, universitaires posent ainsi un discours théorique et analytique sur le thème de la Biennale.
Devenue un rendez-vous ¬culturel de premier ordre depuis plusieurs décennies, la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, le Dak’Art, met en scène la vitalité de la création contemporaine africaine en art plastique et la promeut. Comme pour les précédentes éditions, le colloque de la 14ème édition s’inscrit dans le thème général du Dak’Art 2022 «I Ndaffa». Un concept qui en langue sérère invite à forger et interpelle les imaginaires africains. Selon Felwine Sarr, président du Comité scientifique de cette 14ème édition, le terme énonce aussi bien la liberté de transformer que les multiples possibilités de créer. Aussi, dit-il, l’édition 2022 de la Biennale de Dakar, invite à la transformation des concepts et à la fondation de nouveaux sens. «Forger renvoie à l’acte de transformer une matière, le plus souvent métal. Et dans plusieurs langues, il eut le sens aujourd’hui tombé dans l’oubli de créer, d’imaginer et d’inventer», a expliqué Felwine Sarr, hier lors de l’ouverture du colloque scientifique de la Biennale. D’après lui, il s’agit donc de construire de nouvelles écritures plastiques, de nouveaux savoirs et savoir-faire, qui intègrent les lectures africaines, aux fins de forger des regards et outils susceptibles d’aider à relever les défis contemporains et aboutir ainsi à la construction sans cesse renouvelée d’un sens permettant de mieux appréhender la complexité du monde.
Ce colloque de trois jours regroupe des commissaires d’expositions, des historiens de l’art, des universitaires et intellectuels venant d’Afrique et d’Europe. Ces derniers ont profité de ce cadre pour alimenter la réflexion en explorant la thématique sur les grammaires de la création contemporain africaine. «Forger de nouvelles approches de l’histoire de l’art au 21ème siècle, c’est reconsidérer les contextes d’émergence du savoir qui le fonde», analyse Felwine Sarr qui estime que les histoires culturelles africaines n’ont pas suffisamment informé l’appréciation des objets esthétiques de l’art contemporain. «Il s’agit aussi de repenser et donc de réorganiser les temporalités traditionnelles liées à l’histoire de l’art, en y intégrant des temps composites et non linéaires de l’historiographie africaine», poursuit-il tout en précisant que demain (aujourd’hui), la question du patrimoine et celle de l’archive surtout, celles qui viennent du continent africain sera à l’ordre du jour des tables rondes. «Mais la question que l’on va se poser c’est : est-ce qu’on peut constituer une archive pour le présent et le futur ?» Et en se posant la question, comment peut-on réinventer le patrimoine, le débat sur la restitution des biens culturels refait surface mais la question centrale, dit-il, ce sont les liens avec les droits de l’Homme, avec l’histoire, la lutte contre le racisme et toutes les questions sociétales.
«Ce sont les commentaires esthétiques des Africains sur leur histoire qui en feront un art ¬universel»
Lors d’un premier panel ¬portant sur les grammaires de la création contemporain africaine, Mamadou Diouf, professeur d’histoire à l’université de Columbia, et spécialiste de l’Empire coloniale français, souligne que ce colloque est d’autant plus intéressant que les réflexions portent sur des projections et inscrivent l’Afrique dans des discussions globales. «Ce n’est pas seulement comprendre la production historique, artistique mais c’est aussi comprendre comment cette production artistique se présente dans le monde d’aujourd’hui», a ¬rappelé l’historien sénégalais. Mamadou Diouf d’estimer que dans la peinture, les arts plastiques, ce qui est important, c’est comment inscrire la production plastique africaine ou la sortir. «Est-ce qu’il y a des continuités et des discontinuités ? C’est dans ce jeu que le contemporain est confronté et qu’il est produit», a-t-il ajouté.
Pour le professeur de l’université de Columbia, ce sont les commentaires esthétiques des Africains sur leur histoire propre qui en feront un art universel. Cette première session a enregistré la participation de Gayatri Spivak, professeur à l’université de Columbia et ¬spécialiste indienne de la critique littéraire, de Malick Ndiaye, Secrétaire général de la Biennale, et Henry Nkoumo, directeur du Livre, des arts plastiques et visuels au ministère de la Culture et de la francophonie en Côte d’ivoire.
Y’EN A MARRE EXIGE LE LIMOGEAGE DU MINISTRE DE L’INTERIEUR
Le mouvement Y’en a marre regrette l’insécurité notoire qui prévaut actuellement au Sénégal. Les activistes se désolent de la récurrence et de la multiplication cas d’agression, de vol et d’assassinat
Le mouvement Y’en a marre regrette l’insécurité notoire qui prévaut actuellement au Sénégal. Les activistes se désolent de la récurrence et de la multiplication cas d’agression, de vol et d’assassinat. Au cours d’un point de presse, ils se sont essayés à un listing non exhaustif.
Ce phénomène témoigne, selon ce mouvement, de la faillite de l’Etat dans sa mission régalienne d’assurer la sécurité des Sénégalais.
Le mouvement exige, de ce fait, le limogeage du ministre de l’intérieur. Pour Y’en a marre, Antoine Félix Diome est depuis sa nomination plus pris par le recrutement de milices politiciennes, la répression des activistes ou encore l’acquisition de matériels répressifs.
Y’en a marre demande aussi l’audit des forces de sécurité, la récupération des zones de refuges et l’éclairage de la voie public. Il invite également les populations à s’impliquer dans la lutte contre l’insécurité en dénonçant les fauteurs de trouble.