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30 août 2025
par Abdou Latif Coulibaly
LES DÉSIRS DU LOBBY LGBT NE DOIVENT PAS ÊTRE DES ORDRES
EXCLUSIF SENEPLUS - L’Occident ne saisit pas encore la marche inexorable de l’Histoire vers plus d’équilibre dans les relations établies entre les humains. L’hystérie déclenchée contre Gana Guèye prend naissance dans cette vérité
Les désirs et demandes du puissant lobby LGBT ne peuvent pas être des ordres pour l’humanité toute entière. Soyons clairs : je n’ai aucune animosité, encore moins de la haine qui puisse m’habiter à l’égard de ceux qui s’en réclament ouvertement ou sont encore restés dans l’anonymat, en exprimant, ici, ma pensée. Chacun est libre de faire ses choix dans la vie et d’opter pour les orientations qui lui plaisent de s’appliquer, mais que nul ne cherche à imposer à l’humanité ses choix, encore moins tenter de la forcer à adhérer aux orientations qu’on se donne soi-même.
J’étais en France, quand le ciel est tombé sur la tête de notre compatriote Idrissa Gana Guèye, pour avoir décidé de ne pas jouer un match de football avec son club et éviter ainsi, « pour des raisons personnelles », selon les explications fournies par son entraineur, de revêtir un maillot floqué de l’emblème LGBT. J’ai bien suivi les critiques de certains journalistes, tenant des propos quasi hystériques, allant même jusqu’à accuser le joueur de porter de la haine à l’égard des LGBT, mais j’ai aussi et surtout écouté certains commentateurs consacrés sur la scène médiatique française : hommes politiques, de bons pensants de la société bourgeoise, certains illuminés de la droite extrême et autres caciques de la société civile, défendant les causes des Droits humains.
Mon soutien appuyé au joueur Idrissa Gana Guèye relève de deux ordres de préoccupations. La première preoccupation trouve son fondement dans cette injustice qu’on veut lui infliger, en l’obligeant à poser un acte qui heurte sa conscience. La deuxième, quant à elle, est le résultat d’une peur qui me prend les tripes. Et comme l’écrit un commentateur français réfléchissant sur le sujet : « cette affaire Idrissa Guèye dit, à elle seule, beaucoup de cette ère nouvelle qui, insidieusement, s’installe. La doxa nous vend la liberté à tous les étages, mais l’objection de conscience est ravalée au sous-sol ». Et l’auteur cité d’ajouter avec lucidité : « la parole devient despotique, car elle a tendance à exclure toute pensée autre ». On en arrive, de plus en plus, à ne considérer juste et audible que « la seule parole qui enferme ce qu’il est seulement légitime de dire, un langage qui appelle à l’anéantissement de toute altérité ». Les termes du débat posé sont, me semble-t-il, à certains égards volontairement brouillés par certains. On peut essayer de comprendre qu’on discute dans nos sociétés de l’orientation sexuelle d’une personne homme ou femme, pour des raisons liées à la religion et autres. On ne peut, en revanche, et en aucune façon, en prendre prétexte pour discriminer et encore moins porter la violence sur elle ou lui. Nombreux sont ceux qui éprouvent certainement une sérieuse gêne devant les campagnes étouffantes des LGBT, car certaines d’entre elles constituent des entraves pour la liberté d’expression, en ce qu’elles s’acharnent à imposer le silence à ceux qui ne partagent pas leurs points de vue.
En quittant la France pour rentrer chez moi, j’ai laissé sur place la tourmente médiatique injustement fabriquée autour de l’international sénégalais. En ressassant les mots dits, en me rappelant les jugements de valeur définitifs entendus, en considérant les caricatures et mépris y affleurant, j’en suis arrivé à me poser la question de savoir si l’Occident n’avait pas tout simplement et collectivement perdu la raison, face à certains questions sociales, culturelles, voire religieuses portées en débat au plan universel et qui questionnent toutes les nations du monde. Ces nations sont interrogées, j’allais dire même rudoyées, dans le questionnement et dans cette manière de les interpeler, en ce que celles-ci ont de plus intime et de plus sensible : leur essence d’être humain. Cette attitude est caractéristique du monde occidental. Aussi, cette attitude procède-t-elle d'un aveuglement séculaire ayant pris racine en particulier à partir des Lumières, pour se renforcer au fil de l’histoire. Nos amis occidentaux se présentent souvent maladroits et prétentieux, car se montrant toujours incapables de comprendre le sens de l’histoire et sa marche inéluctable vers le progrès global, quoiqu’en pensent ceux qui travaillent à rebours de cette dynamique. Aussi, cet occident en oublie-t-il souvent que le monde a changé, les temps ont évolué. Ceux-là qui restent toujours obtus, dès lors qu’ils abordent certaines questions culturelles et sociales devant nous qui incarnons encore à leurs yeux l’arriération, pour ne pas reprendre le mot barbarie, le terme consacré par les époques révolues. Ils n’ont encore rien compris.
L’ancien président américain Barack Obama l’aura appris à ses dépens, devant le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, quand, lors d’un voyage officiel au Sénégal, il crût devoir s’adresser à son homologue africain, en le questionnant sur le sort réservé aux homosexuels dans son pays. Barack Obama reconnaitra d’ailleurs plus tard, quand il quittera ses fonctions, que l’une des rares fois où il a été pris à revers et gêné dans ses fonctions, lors de ses nombreuses visites à l’étranger, ce fut lors de son passage à Dakar, avec sa question adressée à Macky Sall et la réponse qui lui a été servie. Une partie de l'humanité, à la tête de laquelle le monde occidental a toujours trôné, en lui imposant sa civilisation, sa culture, sa religion et sa manière de voir les choses, de même que sa façon de considérer les êtres humains hors de son espace, vit aujourd’hui autrement sa relation à cet occident. Elle est plus avide de liberté et est devenue plus forte et mieux préparée à résister et à imposer sa volonté. Et l’Occident qui était arrivé à s’imposer partout, à la force des armes, au prix de massacres intolérables, de transgressions morales aux antipodes de l'éthique humaine et auxquelles son imagination fertile et diabolique pouvait le porter, ne saisit pas encore la marche inexorable de l’Histoire vers plus d’équilibre et de qualité dans les relations établies entre les humains. Tant pis pour lui !
En fait, l’hystérie déclenchée contre Idrissa Gana Guèye en France, prend naissance dans cette vérité encore difficile à faire saisir en Occident et en France en particulier. Cette hystérie, dis-je, s’abreuve et s’entretient à la source de l’activisme notable de forces politiques et sociales nostalgiques et rétrogrades, fortement coalisées, pour le triomphe éternel de la domination occidentale sur les autres. Ainsi, comme un bloc uni et discipliné, on doit se tenir droit, prêt à entériner tout ce que dit et décidé par l’occident. Quand ces forces nous demandent de soutenir publiquement des mouvements qui défendent une cause, quelle que soit la nature de cette cause, pour vu que celle-ci puisse être rangée dans la rubrique promotion des Droits de la personne, on doit, sans inventaire, obéir. Totalement absurde. Ceux qui vouent aujourd’hui aux gémonies l’international sénégalais pourront, sans aucun doute, gêner ce qui reste de sa carrière professionnelle de footballeur. Il ne faut pas se méprendre à ce sujet. Ceux qui sont derrière la cabale montée contre lui sont trop forts, car ayant réussi à faire peur partout et à tout le monde. Certes ! Cependant, ils pourront, par endroits et à certains moments, triompher sur une personne. Mais jamais ils ne viendront à bout de la liberté et du droit sur lequel le joueur sénégalais repose sa résistance.
La lettre à l'allure comminatoire qu’un officiel de la Fédération française de Football, en charge de l'éthique, a adressée à Gana Guèye, pour le sommer de s'expliquer face à son "crime" et dont le corps se réduit, ni plus ni moins, à son refus de porter le maillot à l'emblème LGBT, est inacceptable. Elle est inacceptable en ce qu’elle tente une violation de droit et de réduire à néant la philosophie et la base contractuelle qui justifie le travail du joueur concerné au Paris Saint Germain. Un gouverneur colonial n'aurait pas été pire, dans la manière de convoquer un « indigène » pour l'amener à s'expliquer sur une désobéissance supposée de sa part à l'égard de la volonté de l'autorité coloniale. L'allusion claire à l’origine de Gana Guèye dans la lettre, traduit le refoulement typique d'un subconscient taraudé par un passé colonial ayant laissé beaucoup de séquelles dans l’esprit de beaucoup de monde en France. L'intellectuel palestinien Édouard Saïd parlerait lui d’un néocolonialisme inconscient.
Parlant justement d’une cause qui tient à cœur le Palestinien Edouard Saïd, je ne suis pas sûr que le président du Paris Saint Germain, le qatari El Khelaïfi, aurait fait l’unanimité auprès de ses joueurs qui auraient tous accepté de défendre cette cause palestinienne en arborant pour le symbole, les couleurs de l’Etat palestinien au cours d’un match.
Les récalcitrants qui pourraient être nombreux n’auraient pas été lynchés comme le joueur sénégalais l’a été au cours de ces derniers jours en France. Sans honte, on nous aurait dit qu’il ne faut mêler politique et sport. Comme si en Palestine ne se posait pas dramatiquement la question du respect des Droits de la personne. Et comme si le conflit en cours aujourd'hui en Ukraine est en dehors des fourches caudines de la politique. Que nenni !
La lettre du Secrétaire chargé de l’éthique à la Fédération de football française pour rappeler à Gana Guèye les limites à ne pas franchir quand un travailleur immigrant est toléré en France pour y exercer son métier. Les termes de cette lettre sont en net porte-à-faux avec les engagements contractuels d’Idrissa Gana Guèye. Jugez-en vous-mêmes, en lisant les termes de l’engagement du joueur à travers la charte de l’éthique qui lie tous les joueurs du PSG. Au sujet des violations des droits de notre compatriote Idrissa Guèye, j’ai lu avec intérêt dans une publication diffusée sur le site Senego.sn par un de nos compatriotes résidant en France, le Dr Mansour Diouf, un inventaire complet des textes violés par l’autorité nationale de tutelle du football français, sommant Gana Guèye de s’expliquer. Je vous inviterai à prendre connaissance de son texte. Pour ma part, en citant l’auteur, je me contenterai de mettre en évidence la règle 50 de l’olympisme français qui est aussi un crédo, du moins théorique de la FFF, car celle-ci n’hésite pas à forcer sa violation outrancière de celle-ci, en appelant à des sanctions contre Idrissa Gana Guèye. « Aucune forme de publicité ou de propagande, commerciale ou autre, ne peut apparaître sur les personnes, les tenues, les accessoires ou, plus généralement, sur un quelconque article d’habillement ou d’équipement porté ou utilisé par les concurrents, officiels d’équipe, autres membres du personnel d’équipe et tous les autres participants aux Jeux Olympiques, à l’exception de l’identification – telle que définie au paragraphe 8 ci-après – du fabricant de l’article ou de l’équipement concerné, à la condition que cette identification ne soit pas marquée de manière ostensible à des fins publicitaires».
Il me semble que le débat est clos. A moins que l’on ne soit d’une mauvaise foi manifeste, ou que l’on soit obligé de pratiquer une ligne de masse, obligeant à dire oui, en tout instant et en toute circonstance, aux moindres désirs et demandes du lobby LGBT, afin de ne pas subir ses foudres et dont les représailles peuvent faire rendre gorge aux plus puissants de ce monde, a fortiori à un footballeur, de surcroît simple ressortissant d’un pays du Tiers monde.
Mieux, qu’est-ce que les censeurs ont dit de cette sortie du chef de la sécurité de la coupe du monde Qatar 2022 ? « Si un supporter brandit un drapeau arc-en-ciel dans un stade et qu’on le lui enlève, ce ne sera pas parce qu’on veut l’offenser, mais le protéger. Si on ne le fait pas, un autre spectateur pourrait l’agresser. Si vous souhaitez manifester votre point de vue concernant la cause LGBT, faites-le dans une société où cela sera accepté. Si vous achetez un billet, c’est pour assister à un match de football et pas pour manifester. Alors ne venez pas insulter toute une société. Nous ne pouvons pas changer les lois ou la religion pour les 28 jours de la Coupe du monde » (Abdullah Al Ansari, chef de la sécurité de la Coupe du monde Qatar 2022).
Le Secrétaire chargé de l’éthique à la Fédération de football française n’a point daigné interpeller M. Abdullah Al Ansari sur cette sortie, du moins dans les mêmes formes et termes qu’il a osé le faire pour le joueur originaire d’Afrique au sud du Sahara. Que je sache, Idrissa Gana Guèye ne s’est pas prononcé aussi clairement que le responsable qatari sur la question. Pourtant on lui a collé à tors l’étiquette d’homophobe en interprétant son absence du match Montpellier-Paris Saint Germain. Pourtant, d’aucuns se sont prononcés très clairement sur la question et cela n’a soulevé aucun tollé en Hexagone. S’agit-il d’une condamnation à géométrie variable ? Certainement parce que cette prise de position ne vient pas de l’Afrique et d’un africain noir. Ou encore, parce que l’Afrique n’a pas la puissance financière du pays organisateur de la prochaine Coupe du monde ou qu’un Africain n’est pas l’actionnaire majoritaire du club fanion de la capitale française.
Abdou Latif Coulibaly est ministre, secrétaire général du gouvernement du Sénégal.
ALIOUNE BADARA NDIAYE RECONDUIT À LA TÊTE DE LA SA-ANSTS
La Société des amis de l’Académie nationale des Sciences et techniques du Sénégal (SN-ANSTS) a reconduit son président, Alioune Badara Ndiaye, au cours de son Assemblée générale statutaire, tenue samedi dans les locaux de la Maison de la Presse, à Dakar.
Dakar, 21 mai (APS) - La Société des amis de l’Académie nationale des Sciences et techniques du Sénégal (SN-ANSTS) a reconduit son président, Alioune Badara Ndiaye, au cours de son Assemblée générale statutaire, tenue samedi dans les locaux de la Maison de la Presse, à Dakar.
S’exprimant au terme de la rencontre, Alioune Badara Ndiaye a fait part de son engagement à s’appuyer sur le travail déjà abattu par sa structure pour la mise en place d’une Fondation avec la collaboration de l’Académie.
‘’Cette fondation compte continuer comme par le passé, à faire la promotion des activités de l’Académie’’, a-t-il assuré.
Selon lui, elle va faire la promotion des jeunes, des étudiants et essayer d’emmener les jeunes à s’orienter vers les matières scientifiques, en leur donnant des bourses et voyages d’études.
Le vice-président de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, Dr Ousmane Kane, a précisé que la société des amis est créée pour appuyer l’Académie dans la mise en œuvre de ses programmes et dans la popularisation de ses activités.
‘’En gros, c’est l’utilisation des acquis de la recherche, de la science, de la technologie et de l’innovation comme élément moteur de notre développement et comme aussi source de compréhension des grands phénomènes mondiaux’’, a-t-il fait savoir.
‘’Nous avons assisté évidemment à l’élection de ce nouveau bureau (…). Nous avons toujours été en très bonne intelligence avec le bureau sortant et nous pensons que cette tradition va se poursuivre. Nous avons décidé d’harmoniser nos deux plans stratégiques’’, a-t-il laissé entendre.
L’ANSTS avait suscité en 2011, la création de l’Association dénommée ‘’Société des amis de l’Académie’’ pour qu’elle œuvre à ses cotés pour lui apporter le soutien et l’appui dont elle a besoin pour réaliser sa mission.
FRANCE : LA NOMINATION DE PAP NDIAYE À L'ÉDUCATION NATIONALE FAIT HURLER L'EXTRÊME DROITE
Les responsables du RN et de Reconquête! rivalisent de réactions outragées et dénoncent la présence d'un "militant indigéniste" et "anti-flics" dans le nouveau gouvernement
En cause, notamment: les positions de cet intellectuel reconnu au sujet de divers thèmes qu’exècre l’extrême droite, des violences policières aux luttes contre les discriminations à la visibilité des minorités.
“La nomination de Pap Ndiaye, indigéniste assumé, à l’Education nationale est la dernière pierre de la déconstruction de notre pays, de ses valeurs et de son avenir”, s’emporte Marine Le Pen sur Twitter, quand Jordan Bardella qualifie l’ex-directeur du musée national de l’Histoire de l’immigration de “militant racialiste et anti-flics”. Pas moins.
“Emmanuel Macron avait dit qu’il fallait déconstruire l’Histoire de France. Pap Ndiaye va s’en charger”, a renchéri Éric Zemmour sur le même réseau social, alors que plusieurs de ses lieutenants et de militants sont en boucle sur le sujet. Porte-parole de Reconquête! et candidat aux législatives, Stanislas Rigault a consacré pas moins de trois tweets à cette nomination.
Défendu par SOS Racisme
“Le nouveau ministre Pap Ndiaye regrette que la France ne mette pas de statue de la Liberté en France pour les migrants”, s’alarme-t-il, quand le responsable de la stratégie numérique d’Éric Zemmour se demande “combien de Français vont chercher à retirer leurs enfants de l’école publique” après cette nomination.
Tout juste désigné ministre français de l’Éducation nationale, l’universitaire spécialiste de l’histoire des minorités essuie une salve de critiques venues de l’extrême droite
En décembre 2020, Pap Ndiaye publiait dans Jeune Afriqueune tribune sur la relation Afrique – États-Unis. Il y détaillait le rôle crucial que les Africains-Américains pourraient être amenés à jouer dans le renforcement des liens entre les deux pôles. Particulièrement remarquée à l’Élysée, cette tribune lui vaudra d’être reçu par Emmanuel Macron, lequel organisera, quelques mois plus tard à Montpellier, un sommet Afrique – France faisant la part belle aux diasporas africaines… La première marche vers cette ascension qui le place aujourd’hui au cœur des commentaires sur la composition du nouveau gouvernement français. Car depuis sa nomination à la tête du ministère de l’Éducation nationale ce 20 mai, Pap Ndiaye fait parler – ou hurler, c’est selon. Notamment au Rassemblement national, qui semble voir en cet agrégé d’histoire le nouvel ennemi public numéro un, l’homme qu’il faut à tout prix stopper.
Et ils ont sorti l’artillerie lourde : la présidente du parti d’extrême droite, Marine Le Pen, regrette la nomination d’un « indigéniste assumé », tandis que son porte-parole déplore, lui, la désignation d’un « militant racialiste et anti-flics », ce qui constitue, à ses yeux, « un signal extrêmement inquiétant envoyés aux élèves français au sein de l’Éducation nationale, déjà minée par le communautarisme ». Et Gilbert Collard d’enfoncer le clou : « Emmanuel Macron a pris un coup de woke sur la tête » pour oser ainsi promouvoir un adepte de réunions interdites aux Blancs. Une allusion au procès en « wokisme » fait à ce spécialiste de l’histoire des États-Unis et des minorités. À les entendre, un dangereux activiste doublé d’un délinquant est entré à l’Éducation nationale.
Essai fondateur
Qu’est-il reproché au juste à Pap Ndiaye ? Son ouverture aux réflexions post-coloniales ? Elles sont importantes en France comme ailleurs. Comment le désormais ex-directeur du Musée national français de l’histoire de l’immigration, qui répète à l’envi que cette dernière doit faire partie intégrante du récit national français, pourrait-il ne pas s’y intéresser ?
Membre du comité Mbembe chargé de réfléchir à la refondation de la relation Afrique-France, Pap Ndiaye disait, dans une interview à JA, avoir été marqué par deux propositions : la création d’une maison de l’Afrique à Paris et le Fonds pour la démocratie. Peut-être pensait-il être associé à ces deux projets et contribuer à tourner définitivement la page de la Françafrique ? Faudrait-il lui faire le grief d’avoir permis l’installation, dans le monde universitaire, grâce à son essai fondateur sur la condition noire en France, de questions peu abordées – ou marginalisées – en histoire, en anthropologie ou en sociologie ? Vain procès : la demande de tels programmes est forte chez les étudiants. D’oser évoquer l’idée d’un racisme structurel qui découle de réalités vécues telles les discriminations à l’emploi ? De dénoncer les contrôles au faciès par des formules définitives telles : « Être Noir, c’est avoir des soucis avec la police ! » Ces atteintes ne sont-elles pas désormais documentées en sciences sociales grâce à des données chiffrées et des études objectives ?
La ministre du travail, Elisabeth Borne, nommée première ministre par Emmanuel Macron, vient d’annoncer la liste de son gouvernement. Des entrées sont notées.
La ministre du travail, Elisabeth Borne, nommée première ministre par Emmanuel Macron, vient d’annoncer la liste de son gouvernement. Des entrées sont notées.
Ministre de l’Economie et de la Souveraineté numérique: Bruno Le Maire
Ministre de la Planification écologique territoriale : Amélie de Montchalin
Ministre de la Transition énergétique : Agnès Pannier-Runacher
Ministre de l’Intérieur : Gérald Darmanin
Ministre des Affaires étrangères : Catherine Colonna
Ministre de l’Education nationale : Pap Ndiaye
Ministre du Budget : Gabriel Attal
Ministre de la Justice, garde des Sceaux : Eric Dupont-Moretti
Ministre de l’Agriculture : Marc Fesneau
Ministre de la Santé : Brigitte Bourguignon
Ministre des Affaires européennes : Clément Beaune
Ministre de la Culture : Rima Abdul Malak
Ministre de la Fonction publique : Stanislas Guérini
Ministre des Armées : Sébastien Lecornu
Ministre du Travail : Olivier Dussopt
Ministre des solidarités : Damien Abad
Ministre des outre-mers : Yaël Braun-Pivet
Porte-parole du gouvernement : Olivia Grégoire
Ministre délégué au Parlement : Olivier Véran
Ministre de la recherche, de l’enseignement supérieur et de l’innovation : Sylvie Retailleau
Ministre des Sports et des Jeux olympiques : Amélie Oudéa-Castéra
Ministre délégué au commerce extérieur : Franck Riester
Ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes : Isabelle Rome
Ministre délégué en charge des collectivités territoriales : Christophe Béchu
MULTIPLE PHOTOS
NOTRE NATION A BESOIN DE CE GENRE D’ÉVÉNEMENT
A l’accueil du trophée, dans le cadre du Trophy tour, la tournée nationale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can), le maire de Thies, Dr Babacar Diop, ne boude pas son plaisir.
A l’accueil du trophée, dans le cadre du Trophy tour, la tournée nationale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can), le maire de Thies, Dr Babacar Diop, ne boude pas son plaisir. "C’est un honneur pour notre ville, une très grande fierté d’embrasser ce matin cette Coupe", a-t-il d’emblée relevé. Poursuivant, il a mis sa casquette de supporter pour rappeler que l’attente a été longue avant de recevoir cette "dame remplie de caprices".
"Elle nous a souvent joué de mauvais tours. Elle nous a fait des avances et quand nous (y) avons répondu, elle a rejeté ces avances. Elle nous a souvent piégés. Elle nous a montré que pour la conquérir, il fallait beaucoup de patience, d’intelligence mais à cœur vaillant, rien n’est impossible. Cette dame est une sorcière.
Pour la conquérir, il fallait un lion mais ce lion devait être aussi magicien. Le lion magicien a conquis cette sorcière. C’est l’occasion de saluer la Fédération sénégalaise de football (FSF), remercier tous ces lions qui se sont battus pour réaliser nos rêves.
Le football unit. Une nation comme la nôtre a besoin de ce genre d’événements. Et, cet événement a rassemblé, à soudé notre nation. Nous nous sommes rendus compte qu’en vérité nous étions une véritable nation. Nous partagions ce commun vouloir de vivre commun. Merci à ces lions qui nous ont donné cette fierté, qui ont rehaussé notre pays et qui ont fait que chacun, aujourd’hui, est fier d’être sénégalais".
L'HOPITAL FANN PLONGE DANS LA PENURIE D'EAU
S’il y a un secteur qui est véritablement sous perfusion dans ce pays, c’est bien celui de la santé. Après le scandale d'Astou Sokhna morte à l’hôpital de Louga une situation pour le moins ahurissante a eu lieu au Centre hospitalier universitaire de Fann
S’il y a un secteur qui est véritablement sous perfusion dans ce pays, c’est bien celui de la santé. Après le scandale de Astou Sokhna, morte à l’hôpital de Louga, une situation pour le moins ahurissante a eu lieu au Centre hospitalier universitaire de Fann. En effet, toutes les interventions chirurgicales prévues à ce centre hospitalier, ont été annulées, ce jeudi 19 mai, pour des raisons de…manque d’eau.
Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, le liquide précieux a fait défaut dans les services du centre hospitalier universitaire de Fann ce jeudi 19 Mai. Une pénurie d’eau qui a eu des effets incommensurables sur le bon fonctionnement de cette structure sanitaire.
En effet, toutes les interventions chirurgicales de ce centre hospitalier ont été annulées, pour des raisons de manques d’eau. Or, l’eau, c’est la base de la salubrité dans un hôpital. Les praticiens ont besoin du maximum d’hygiène notamment d’avoir les mains propres et de laver leurs outils ou instruments dans l’exercice de leur fonction.
Qu’un hôpital, de surcroît de la dimension de Fann, manque donc de ce liquide précieux est tout simplement scandaleux.
Selon le site lavoixplus.com qui file l’information, une accompagnante d’une patiente qui devait subir une intervention chirurgicale et qui a bien voulu témoigné est restée sous le choc à l’annonce de la terrible nouvelle d’annulation. Et elle n’était pas la seule, puisque tous les malades étaient choqués par l’annulation du programme opératoire.
Les malades choqués par l’annulation du programme opératoire
Des annulations qui peuvent avoir de fâcheuses conséquences. En effet, il faut savoir que la programmation des interventions chirurgicales se fait sur la base d’une table clinique en fonction du calendrier du personnel médical, de la disponibilité du matériel qui doit être fin prêt et aussi de celle de la salle requise. Donc, les annulations doivent se faire pour des raisons majeures et non mineures pour éviter des chamboulements à savoir la remobilisation des ressources humaines, du matériel et d’une autre salle. Ce qui est une autre paire de manche.
Ensuite, la vie des patients est mise en sursis parce qu’au-delà de la date prévue, il peut se passer beaucoup de choses. Comme la perte du patient ou de la patiente.
D’autres départements du Centre hospitalier, notamment la pédiatrie, la pneumonie et les services des maladies infectieuses étaient aussi touchés par le problème, toujours selon notre source.
La direction de l’hôpital regrette et rassure pour une reprogrammation rapide
Le Service de communication du Centre hospitalier universitaire de Fann a finalement réagi aux sollicitations de nos confrères, sur la question du manque d’eau dans la structure qui a occasionné l’annulation du programme opératoire dans certains services.
La structure reconnaît effectivement que ce problème de manque d’eau revient depuis quelques temps et que la direction qui n’était pas au courant regrette les désagréments qui ont été causés hier aux patients programmés dans les blocs opératoires. « Nous présentons aussi toutes nos excuses aux familles et les rassurons que des dispositions conjointes des services administratif, financier et maintenance ont été dores et déjà prises afin de reprogrammer dans les plus brefs délais les malades qui devaient passer hier en bloc opératoire.
Déjà, pour aujourd’hui Ndlr : (ce vendredi), la distribution de l’eau se passe bien et nous allons tout mettre en œuvre pour que de pareils désagréments ne se reproduisent », a déclaré le service de communication du Centre hospitalier universitaire de Fann.
DES COUPURES D'EAU ANNONCEES POUR CE WEEK-END
Des perturbations dans la distribution de l’eau seront notées du samedi 21 mai à 07h au dimanche 22 mai dans la nuit.
La distribution de l’eau connaîtra des perturbations ce week-end
Des perturbations dans la distribution de l’eau seront notées du samedi 21 mai à 07h au dimanche 22 mai dans la nuit. Pour justifier ce manque d’eau, la SONES et la SEN’EAU informent, dans un communiqué, que des travaux de réhabilitation de l’usine de traitement d’eau potable de Ngnith et de la conduite de transport du Lac de Guiers N1, communément appelée ALG1 sont à l’origine de ces perturbations.
Les localités concernées sont les suivantes : Dakar et sa banlieue Rufisque, Mbour, Thiès, Louga et ceux habitant les villages riverains de Ngnith, lit-on dans le communiqué qui rassure que la remise en service qui sera effective aussitôt les travaux terminés ».
Mais selon le document, « Des mesures conservatoires seront prises pour atténuer l’effet de ces travaux et des camions citernes seront déployés dans les zones les plus impactes ».
GUIRASSY DÉMISSIONNE
Quelques heures avant la conférence des leaders de Yewwi askan wi (Yaw), un des leurs, Moustapha Guirassy, a posé un acte qui n’est pas pour résoudre la crise qui secoue cette coalition de l’opposition.
Quelques heures avant la conférence des leaders de Yewwi askan wi (Yaw), un des leurs, Moustapha Guirassy, a posé un acte qui n’est pas pour résoudre la crise qui secoue cette coalition de l’opposition. « Je vous prie, par la présente, de bien vouloir accepter ma démission de la présidence de la Commission communication de la coalition Yewwi askan wi. Ma démission de ce poste prend effet immédiatement », a écrit M. Guirassy dans une lettre adressée au président de la Conférence des leaders de Yaw, Khalifa Sall. Le président de Sénégal en tête (Set) ne semble pas ainsi convaincu par les explications de Sonko et Cie sur les investitures de la coalition.
A la suite du dépôt de la liste de Yaw et le rejet de la liste de Dakar, la frustration a jailli au sein de la coalition. Moustapha Guirassy et d’autres responsables des différentes formations politiques de la coalition comme Maître Moussa Diop, Mamadou Lamine Thiam, Aminata Lo Dieng, Serigne Mansour Sy Djamil, Hamidou Dathe, Djibril Diop, Cheikh Bamba Dièye et Abdou Karim Fall avaient dénoncé leur position sur la liste nationale de Yaw faite par Khalifa Sall.
A ce rythme, les autres leaders qui se sont démarqués pour le moment, pourraient suivre Guirassy. Il y a aussi Moussa Tine qui s’est retiré de la liste nationale de Yaw alors qu’il était investi à la 21e place.
MA RETRAITE EST LE FRUIT D’UNE RÉFLEXION ALLIANT...
Moustapha Niasse ne s’épanche pas trop sur cette fin de carrière. Mais le leader de l’Afp a quand même lâché quelques mots pour Bés bi. Cette retraite, il dit l’avoir voulue et en avoir discuté avec le Président Sall.
Moustapha Niasse ne s’épanche pas trop sur cette fin de carrière. Mais le leader de l’Afp a quand même lâché quelques mots pour Bés bi. Cette retraite, il dit l’avoir voulue et en avoir discuté avec le Président Sall.
Il est épié. Ces faits et gestes sont surveillés. Même sur les bruyants et brûlants sujets, il ne parle pas. Ou rarement. Mais Moustapha Niasse n’est pas connu pour un homme des médias. Sa posture de président de l’Assemblée nationale ne lui autorise pas certaines sorties. Ou en tout il ne se l’autorise pas. Bés bi qui a échangé avec le président de l’Assemblée nationale a quand même pu tirer quelques mots du Secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (Afp).
« C’est une retraire volontaire », a-t-il lâché. C’est donc cette retraite qu’il a tant évoquée depuis des années. D’abord, lors de la célébration de l’appel du 16 juin 1999, où il a, pour une première fois, enclenché sa succession. « Moi, je ne serai plus secrétaire général de l’Afp. Parce que 22 ans, ça suffit. Depuis 10 ans, je demande aux jeunes de se préparer pour la relève. S’ils m’avaient suivi, ils auraient pris la relève il y a 7 ans. Maintenant, ils sont prêts. Donc, je ne serai plus secrétaire général de l’Afp après le congrès », avait-il confirmé.
Son départ de la tête de son parti est intimement lié à son avenir à l’Assemblée nationale. Ce jour-là, il avait répondu concernant la présidence de l’Assemblée nationale : « J’en discuterai avec le Président Macky Sall qui est à la tête du pays. » Il soutient justement avoir pris cette décision de se retirer « en parfait accord avec le président de la République ». Donc, ajoute Moustapha Niasse : « Cette retraite est volontaire, parce qu’elle est le fruit d’une réflexion alliant la foi en Dieu et l’engagement patriotique. Tant que je vivrais, incha Allah, ma relation avec le Président Macky Sall, au service du Sénégal, sera de la même inspiration morale et républicaine. Je continuerai de l’aider et de l’accompagner loyalement dans sa noble mission ».
Niasse, c’est quand même, mine de rien, 10 ans au perchoir. 10 ans avec Macky Sall. Il reste encore le seul leader sénior de Benno bokk yaakaar. Mais le leader de l’Afp, c’est aussi une carrière politique remplie, de Senghor à Macky Sall, en passant par Diouf et Wade. Sa succession s’annonce âpre entre différents ténors de son parti. Mais le candidat qu’il aura choisi peut dormir tranquille parce qu’il a la main sur tout.