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30 août 2025
EN DIALOGUE AVEC LA JEUNESSE
Au cœur de l’université Cheikh Anta Diop, l’attention des étudiants est attirée depuis quelques jours par la sculpture et l’installation de l’artiste sénégalais, Ousmane Dia, «Ni Barsa ni Barsak»
Au cœur de l’université Cheikh Anta Diop, l’attention des étudiants est attirée depuis quelques jours par la sculpture et l’installation de l’artiste sénégalais, Ousmane Dia, «Ni Barsa ni Barsak». Pour sa première participation à la Biennale de Dakar, il s’est approprié l’espace universitaire pour dialoguer avec la jeunesse du pays.
En choisissant de planter une sculpture au cœur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Ousmane Dia a certainement atteint son objectif de discuter avec la jeunesse du pays. Depuis que la haute structure a émergé au rond-point de la Faculté de droit, le défilé est incessant. Les étudiants, curiosité en bandoulière, auscultent la structure métallique sous toutes ses formes. Certains sacrifient même au rituel du selfie. Et ce mercredi, nombre d’entre eux ont pu discuter de vive voix avec l’artiste. Après la discussion, une photo de groupe pour sceller l’entente ou plutôt la convergence des idées. Dans le cadre de la 14e édition de la Biennale de Dakar, le programme Doxantu ramène l’art au cœur des places publiques.
Et pour Ousmane Dia, ce sera dans l’espace universitaire où l’œuvre est destinée à rester, à en croire le Recteur, Amadou Aly Mbaye. Une appropriation qui prend son sens dans les mots et le texte qui l’accompagnent. «On a un socle qui fait 4m de diamètre, on a une pirogue qui est en train de sombrer. J’ai capté ce moment précis où la pirogue commence à s’immerger. Il y a le sauve-qui-peut, beaucoup de personnages autour qui vont dans tous les sens et, en haut de la pirogue, j’ai mis un enfant et un adulte. L’un pointant le doigt vers l’Occident et l’autre, vers l’Afrique. Et ce sont des doigts accusateurs», explique l’artiste. Cette œuvre d’une hauteur de 4m 65, évoque les noms de ces milliers de jeunes dont la vie s’est achevée tragiquement dans les flots de l’océan.
Parlant de l’œuvre, le commissaire Massamba Mbaye indique qu’elle explore le drame sans fin de ces mères dont les enfants sont partis à la recherche d’un ailleurs meilleur. «L’artiste saisit ainsi ce moment précis où la pirogue de migrants est à demi submergée. Par un jeu d’accumulations et d’entrelacs, il restitue, avec la puissance d’évocation du métallique maîtrisée, ce moment d’effroi. La clameur s’échappe de sa sculpture. Elle se prolonge en écho dans nos consciences. Aucun trait n’est visible et lisible. Ses personnages ont des têtes-chaises. La chaise est une symbolisation du pouvoir, du pouvoir de l’intellect sur la destinée du corps. A la place des chaises, des visages prennent forme, glacés de peur. Il ne reste plus que la stupéfaction après des jours de souffrance surmontés par l’espoir», écrit-il à propos de l’œuvre.
D’ailleurs, l’artiste ne cache pas sa colère dans cette œuvre. Il la proclame à la fois dans le métal figé de ces structures mais aussi par ses propos : «Je me dis que si on se retrouve dans cette situation qui perdure, c’est que nos autorités y ont une grande part de responsabilité. Mais l’Occident aussi.» A quelques encablures, l’installation des «343» ne passe pas non plus inaperçue. 343 est le résultat de l’opération 7x7x7 et renvoie à un article du texte fondamental de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
Cette infinité de silhouettes assises à même le sol et ressemblant à des chaises est une interpellation sur l’inégalité des chances dans ce monde.
C’est à la veille du lancement de la biennale que le vernissage a eu lieu. Sous les notes d’un quatuor calebasse kora flute et guitare qui a enchanté l’assistance, le Recteur de l’Ucad a rappelé que la culture est indissociable de l’université. «C’est un cadre naturel d’expression de tous les talents, y compris les talents artistiques.» Bien après la fin de la biennale qui s’achève le 21 juin prochain, Ni Barsa ni Barsak continuera d’alimenter les réflexions et débats au sein de l’espace universitaire.
LES ENJEUX DE L’ASSEMBLEE DE L’OMS
L’Assemblée mondiale de la santé s’ouvre demain avec des enjeux inédits : gestion du Covid-19, accès aux vaccins, changements climatiques, élection du nouveau directeur de l’Oms. Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus va-t-il rempiler pour un deuxième mandat ?
L’Assemblée mondiale de la santé s’ouvre demain avec des enjeux inédits : gestion du Covid-19, accès aux vaccins, changements climatiques… Il y a aussi l’élection du nouveau directeur de l’Oms. Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus va-t-il rempiler pour un deuxième mandat ?
La 75ème session de l’Assemblée mondiale de la santé s’ouvre demain à Genève, où se trouve le siège de l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Et les enjeux sont multiples : il y a les conflits, les inégalités, la crise climatique et les pandémies. Comment assurer la santé dans un contexte lourd de menaces ? Prévue du 22 au 28 mai, la session de cette année s’articulera autour du thème : «La santé pour la paix, la paix pour la santé.» «La pandémie a freiné les progrès visant à atteindre les cibles des Objectifs de développement durable liées à la santé et a fait ressortir les inégalités qui existent à la fois au sein des pays et entre les pays», a déclaré Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Oms. «Pour assurer un redressement durable, il ne suffira pas de rétablir les services et systèmes existants ni de réinvestir dans de tels services et systèmes. Il nous faut trouver une nouvelle façon de faire, ce qui suppose de changer nos priorités et de nous concentrer sur les interventions particulièrement efficaces», enchaîne-t-il.
Selon l’organisme onusien, l’Assemblée mondiale de la santé évoquera les stratégies mondiales à suivre dans les domaines de la sécurité sanitaire des aliments, de la santé bucco-dentaire et de la recherche et de l’innovation appliquées à la tuberculose. Elle examinera aussi le rapport du Groupe de travail sur le financement durable de l’Oms, le renforcement de la préparation et de la riposte de l’Oms face aux urgences sanitaires, la feuille de route pour la mise en œuvre, de 2023 à 2030, du Plan d’actions mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles, le Plan d’actions mondial intersectoriel sur l’épilepsie et les autres troubles neurologiques 2022-2031, la prévention de l’exploitation sexuelle, des abus sexuels et du harcèlement sexuel, la poliomyélite et l’Initiative mondiale santé pour la paix.
Même si la propagation du Covid-19 semble marquer le pas et les mesures restrictives de plus en plus abandonnées, la menace n’est pas levée. Et les chiffres sont là pour rappeler que le monde a vécu une véritable tragédie : en deux ans, près de 350 millions de cas ont été signalés et plus de 5,5 millions de décès enregistrés. «Alors, où en sommes-nous ? Et où allons-nous ? Et quand cela prendra-t-il fin ? Ce sont les questions que beaucoup se posent. Il est vrai que le Covid-19 continuera de faire partie de nos vies dans un avenir prévisible et que nous devrons apprendre à gérer cette maladie au moyen d’un système durable et intégré de lutte contre les maladies respiratoires aiguës, sur lequel reposera la préparation aux futures pandémies», note le Directeur général de l’Oms. Il précise néanmoins : «Cependant, le fait d’apprendre à vivre avec le Covid-19 ne signifie pas que nous laissons la voie libre à ce virus. Cela ne signifie pas non plus que nous acceptons près de 50 000 décès par semaine, imputables à une maladie évitable et traitable, que nous acceptons un fardeau inacceptable pour nos systèmes de santé, alors que chaque jour des agents de santé épuisés montent au front, que nous ignorons les conséquences des formes prolongées du Covid-19 -formes que nous ne comprenons d’ailleurs pas encore totalement-, ni que nous prenons des risques face à un virus dont nous ne pouvons ni contrôler ni prévoir l’évolution.»
Malgré les avancées, il reste un long chemin à parcourir tant la pandémie est venue rappeler les inégalités entre les pays développés et le reste de la planète. Car ils ont accaparé l’essentiel des vaccins. Et les chiffres sont encore là pour le confirmer : 86 Etats n’ont pas été en mesure d’atteindre la cible fixée l’année dernière, qui consistait à vacciner 40% de leur population. En outre, 34 Etats, la plupart dans la région africaine et dans la région de la Méditerranée orientale, n’ont même pas été en mesure de vacciner 10% de leur population. 85% de la population africaine n’ont pas encore reçu une seule dose de vaccin. «Comment n’importe qui parmi nous pourrait-il accepter cette situation ? Nous ne pouvons tout simplement pas mettre fin à la phase d’urgence de la pandémie si nous ne comblons pas ce fossé. Cependant, nous pouvons y parvenir et nous faisons des progrès en ce sens», essaie de relativiser M. Ghebreyesus, qui remet en jeu son mandat.
L’Assemblée mondiale de la santé est l’organe décisionnel suprême de l’Oms, arrête la politique de l’organisation et approuve son budget. Y participent des délégations des 194 Etats membres de l’Oms. L’ordre du jour de l’Assemblée mondiale de la santé est établi par le Comité du programme, du budget et de l’administration du Conseil exécutif, qui se réunira du 18 au 20 mai 2022. Elle est ouverte aux Etats membres, aux membres associés, aux observateurs, aux représentants invités des Nations unies et d’autres organisations intergouvernementales participantes, ainsi qu’aux acteurs non étatiques.
DECES DU CHANTEUR ABLAYE NDIAYE THIOSSANE
Les lampes se sont éteintes
Par Ndèye Fatou NIANG(Correspondante) |
Publication 21/05/2022
Ablaye Ndiaye «Thiossane», connu comme un brillant artiste, est décédé hier au Centre hospitalier régional El Hadji Ahmadou Sakhir Ndiéguène de Thiès des suites d’une longue maladie. L’auteur de Taal leene lamp yi, l’hymne du Festival mondial des arts nègres, stoïque jusqu’au dernier souffle, fait partie de ces illustres stars qui ont fait de la ville aux-deux-gares un grand foyer de l’art et de la culture. Et ce, dans les domaines de la peinture, la musique, la tapisserie, le théâtre et la mode.
«L’homme est une part de génétique et une part de culturel. Pour construire un pays, il faut ressouder cette part du culturel.» L’enseignement est du Président-poète, feu Léopold Sédar Senghor, grand admirateur de Ablaye Ndiaye Thiossane. Rien qu’à l’évocation du nom de ce célèbre «baobab» du monde de la culture, un géant multidimensionnel, les anciens se souviennent d’un Sénégal à peine sorti des griffes de la colonisation et qui cherche sa voie en convoquant la culture de ses glorieux ancêtres. C’était à l’occasion du Festival mondial des arts nègres. Adepte de l’art plastique, particulièrement du dessin et de la peinture, grand connaisseur de la musique classique française, arabe, indienne et soviétique, Ablaye Ndiaye Thiossane s’est éteint hier à Thiès, à l’âge de 86 ans, des suites d’une longue maladie. L’artiste prenait du plaisir à égrener, non sans fierté et avec précision, les différentes étapes de sa longue et riche carrière. L’homme, qui naquit un 3 février 1936 dans son paisible village de Sam, au cœur du département de Tivaouane, se découvre une passion pour le dessin dès l’adolescence. A peine ses 14 bougies soufflées, le «monument en herbe» commence à s’exercer en reproduisant des affiches de films. Il découvre les plus grandes vedettes du 7ème art et est séduit par la musique interprétée au cinéma. On est en 1962. L’homme rêve de se perfectionner en dessin et de devenir un artiste plasticien. Il finit par se résoudre à s’inscrire à l’Ecole nationale des arts. Parmi ses éminents professeurs, un certain Iba Ndiaye. Ablaye Ndiaye dévoile son talent au Théâtre national Daniel Sorano, à l’Ecole nationale des arts (Ena) et aux Manufactures sénégalaises des arts décoratifs de Thiès (Msad).
Il a marqué le 1er Festival mondial des arts nègres
Ablaye Thiossane avait une expérience de la vie et un vécu singulier. Chacun des chefs d’Etat qui se sont succédé à la tête du pays lui a laissé un souvenir qu’il égrène avec fierté. «Je salue l’amour et la considération que le chef de l’Etat d’alors, le Président-poète, Léopold Sédar Senghor, avait pour tout ce qui touchait à l’art et la culture. Le Président Senghor accordait une attention particulière à la culture sénégalaise. Il aimait dire que la culture est au début et à la fin du développement», avait confié le défunt. Quant au Président Abdou Diouf, l’artiste avait dit de lui : «C’est lui qui m’a intégré dans l’Orchestre national. Il m’a fait Chevalier de l’Ordre national du lion.» Parlant du Président Abdoulaye Wade, il avait souligné: «On s’est connus à Thiès, il habitait le quartier Aiglon. Il m’a reçu avec tous les honneurs. D’ailleurs, j’ai été impliqué dans le Fesman et élevé au rang de Commandeur de la Légion d’honneur.»
Des cours d’art dramatique, Ablaye Ndiaye Thiossane en avait suivi. C’est ce qui lui avait d’ailleurs permis de côtoyer des artistes de renom de la trempe de Abdoulaye Douta Seck, Doura Mané ou encore Djibril Diop Mambety. En 1964, il monte l’orchestre «Le Thiossane Club». Un groupe dynamique dont l’option sera de «valoriser le patrimoine immatériel sénégalais, notamment le wolof». Aussi avait-t-il fait les beaux jours du Royal Band. Le directeur de l’Ecole nationale des arts d’alors, M. Alioune Diop, ira le présenter au Directeur général de Radio Sénégal, Ibrahima Mbengue, au moment où le premier Festival mondial des arts nègres se préparait. Le fils du Cayoor gagnera le Prix de l’hymne du festival en interprétant Taal leene lamp yi. Une vieille chanson tirée des «Fanal» de la vieille ville de Saint-Louis. Une fois l’heureux succès assuré, Ablaye Ndiaye dut retourner à Thiès, sa région natale, en 1967. Là, il s’adonne à la peinture sur carton. Et ce sera le début d’une longue traversée du désert. Arrive, en décembre 2010, le 3e Festival mondial des arts nègres. Ndiaye Thiossane est «ignoré», «écarté de l’évènement». Profondément offusqué, il «range» la musique pour se consacrer à la peinture. Celle-ci, malheureusement, ne lui apporte pas de revenus substantiels. Juste de quoi subvenir à des besoins essentiels : nourriture, eau, électricité, éducation de ses neuf enfants (huit filles et un garçon).
Un itinéraire qui témoigne du génie de l’artiste
A la fois peintre et chanteur, Ablaye Ndiaye Thiossane ne manquait jamais de donner des conseils aux artistes de ce pays, à qui il avait demandé de faire leur autocritique. «J’exhorte la nouvelle génération à se forger davantage et à être créatif», indiquait le quadragénaire qui, passionné de ce cinéma qui lui a appris à lire, à écrire et à parler français, avait souhaité de tout cœur la fin des guéguerres, de la concurrence déloyale, et l’union des artistes. Il repose désormais dans sa ville de Thiès.
L’ÉTAT ERIGE SES DIGUES CONTRE LES INONDATIONS
Le Projet de gestion intégrée des inondations au Sénégal (Pgiis) se prépare à affronter l’hivernage. Sur les plans de la communication et de la sensibilisation, une stratégie a été ébauchée
Le Projet de gestion intégrée des inondations au Sénégal (Pgiis) se prépare à affronter l’hivernage. Sur les plans de la communication et de la sensibilisation, une stratégie a été ébauchée. Et validée aussi.
Les prévisions annoncent une abondante saison des pluies. Les nuages de l’inquiétude pourraient bientôt commencer à planer au-dessus de la tête de certaines populations : l’épée de Damoclès des inondations n’est pas loin. Et «justement, par rapport à ça, les structures de l’Etat ont pris les devants». Ainsi s’est exprimé Alpha Sidibé, directeur de la Prévention des inondations et coordonnateur du Projet de gestion intégrée des inondations au Sénégal (Pgiis). C’était en marge de la rencontre pour la validation de la stratégie de communication et de sensibilisation du Pgiis. Cette dernière a d’ailleurs été validée séance tenante. Et la campagne lancée en présence de plusieurs acteurs tels que des représentants de l’Administration, de l’Anacim…
La rencontre de ce 20 mai est l’aboutissement d’un processus qui a démarré au mois de novembre 2021. «On s’était déjà retrouvés pour partager les résultats d’une étude relative à l’analyse des différents comportements face aux inondations», a rappelé M. Sidibé. Il précisera aussi que dans la stratégie, «on a ciblé les sept régions que nous considérons plus vulnérables. Ce sont principalement les régions de Dakar, Diourbel et Touba plus précisément, la région de Kaffrine, celle de Ziguinchor, en plus de Fatick et Saint-Louis».
Phénomène national
Toutefois, les inondations ne sont pas le problème exclusif des régions citées ci-dessus. «C’est un phénomène qu’on constate dans quasiment toutes les régions du Sénégal», reconnaît le directeur de la Prévention des inondations. Et, à l’en croire, des solutions globales sont recherchées. «Le ministre de l’Eau et de l’assainissement, Serigne Mbaye Thiam, a convoqué la semaine dernière, le Comité national de gestion des inondations», enchaîne le directeur de la Prévention des inondations. Fait marquant : «Dans ce Comité national de gestion des inondations, il y avait onze gouverneurs ou représentants de gouverneurs de régions. Donc on avait onze sur les quatorze qui étaient présents, pour montrer l’intérêt que les autorités portent à ces questions d’inondation.»
La rencontre s’est aussi tenue en présence d’acteurs communautaires. Ndèye Déguène Guèye est l’un d’eux. Mme Guèye déclare : «Les inondations représentent un terrible mal, annuellement vécu par les populations. Au niveau de l’Etat, on est certes dans la recherche active de solutions.» Seulement, poursuit celle en provenance de la commune de Mbao qui abritera la phase-test de la stratégie, «l’Etat, à lui seul, ne saurait venir à bout du problème. Il aura besoin de l’implication et de l’accompagnement des populations. C’est pourquoi nous les sollicitons». Ndèye Déguène Guèye rappelle ainsi que l’un des premiers pas est de cesser les actions qui peuvent entraver la réussite des efforts de l’Etat : par exemple ne pas prendre pour des dépôts d’ordures, les infrastructures mises en place pour favoriser le ruissellement des eaux de pluie.
US GORÉE-CASA, PARMI LES AFFICHES-PHARES DE LA 23ÈME JOURNÉE
La 23ème journée de la Ligue 1 de football, prévue ce week-end, sera marquée par plusieurs affiches phares, dont la rencontre devant opposer l’US Gorée au Casa-Sports de Ziguinchor.
La 23ème journée de la Ligue 1 de football, prévue ce week-end, sera marquée par plusieurs affiches phares, dont la rencontre devant opposer l’US Gorée au Casa-Sports de Ziguinchor.
L’équipe du Casa, leader du championnat avec 42 points au compteur et cinq points d’avance sur son dauphin, doit s’attendre à être fortement chahutée sur les terres de l’US Gorée, qui cherche à assurer son maintien dans l’élite.
L’équipe insulaire, crédité d’un total de 25 points, soit seulement trois de plus que le premier relégable, le Ndiambour de Louga, aura à cœur de faire un résultat positif - une victoire ou un nul au pire des cas - contre le club fanion du sud du pays. Les Ziguinchorois viennent d’assurer leur qualification en quart de finale de la Coupe du Sénégal contre Walydaan (1-0) et sont donc sur deux tableaux, le championnat et la Coupe nationale. Ils sont donc appelés à bien gérer la succession des matchs.
Le derby du département de Rufisque qui va opposer Teungueth FC à Génération Foot se présente comme une autre des affiches phares de cette journée de championnat. Après son élimination de la Coupe du Sénégal, Génération Foot (37 points) va vouloir tout mettre en œuvre pour gagner le championnat, ce qui passe notamment par un bon résultat dès ce dimanche contre Teungueth FC (28 points).
Mais ce match tombe au mauvais moment pour Génération Foot qui aura fort à faire avec une équipe de Rufisque en difficulté certes à un certain moment, mais qui semble désormais avoir retrouvé du poil de la bête. En témoigne, sa large victoire (3-0) contre l’équipe de l’Université de Saint-Louis, qui est de nature à renforcer sa confiance dans cette dernière partie de la saison.
La bataille du bas de tableau, entre Dakar Sacré Cœur (DSC) et Mbour Petite Côte, promet d’être une affiche tout aussi disputée, entre deux équipes dans le dur. Si DSC a dû pousser un grand ouf de soulagement après sa victoire 3-0 aux dépens du CNEPS Excellence, un autre club mal classé, il doit remettre le bleu de chauffe contre Mbour PC qui cherche aussi à sauver sa peau.
Lanterne rouge avec sept points de retard sur le premier non relégable, qu’est le Ndiambour de Louga (24 points), l’équipe de Mbour PC est obligée d’enchaîner les bons résultats pour ne pas acter sa descente en Ligue 2.
Contestations tous azimuts ! Particulièrement entre les coalitions Benno Bokk Yaakar (majorité présidentielle) et Yewwi Askan Wi (coalition de l’opposition) où chacun accuse l’autre de violer les règles
Alors que les Sénégalais n’avaient pas encore fini d’épiloguer sur la supposée forclusion de la liste Yewwi Askan Wi (YAW) dans le département de Dakar à cause du non respect de la parité, la coalition majoritaire Benno Bokk Yaakar (BBY) ajoute 14 autres départements au sein desquels, Yaw n’aurait pas non plus respecté cette parité. Cette dernière aussi annonce une sorte de séisme avec la forclusion de la liste BBY au niveau national, toujours pour non respect de la parité.
Contestations tous azimuts ! Particulièrement entre les coalitions Benno Bokk Yaakar (majorité présidentielle) et Yewwi Askan Wi (principale coalition de l’opposition) où chacune accuse l’autre de forclusion. Hier, vendredi 20 mai, c’est Déthié Fall, mandataire de la coalition YAW qui a allumé la première mèche.
Lors d’une conférence où il avait à ses cotés, Khalifa Ababacar Sall et Ousmane Sonko, le président du Parti Républicain pour le Progrès/Disso ak Askan Wi, qui a procédé à la vérification de la liste nationale de Benno Bokk Yaakaar (BBY) conformément à l’article 244 alinéa 5, soutient y avoir décelé une entorse au niveau des suppléants. «Il est permis à tous les mandataires dans les différentes communes de se rendre dans les différentes préfectures et sous-préfectures pour vérifier la conformité des documents déposés et vérifier si les listes déposées respectaient la parité.
On s’est intéressé toute la journée à la liste de Benno Bokk Yaakaar. On s’est rendu compte que sur la liste nationale, à la 43ème et à la 44ème position, il y a deux femmes qui se suivent : Rokhaya Ndao et Maimouna Ndiaye», révèle-t-il Déthié Fall face aux journalistes, en brandissant un document signé et cacheté. Mieux ajoute-t-il, une telle «violation de la loi électorale a été constatée sur procès-verbal signé aussi bien par les représentants de la Cena et les agents de la Direction générale des Elections». Par conséquent, Benno Bokk Yakaar est disqualifié d’office au niveau national, conclut-il.
YAW HORS JEU DANS 15 DEPARTEMENTS
Alors que les journalistes n’avaient encore fini de rédiger leur papier, Benno Bokk Yaakar annonce dans la foulée une conférence de presse à 20 heures au siège de l’Alliance pour la République (APR). Une occasion pour Aminata Touré de chauffer la salle prise d’assaut par des militants de l’APR. «Gardez le sourire. Les élections auront bel et bien lieu. D’une manière ou d’autre nous allons gagner», lance en wolof l’ancien Premier ministre avant de céder son fauteuil à Benoit Sambou.
Et le mandataire de la coalition BBY d’annoncer que «Yewwi Askan Wi doit être forclose dans 15 départements du Sénégal». «Après la notification qui nous avait été faite il y a trois jours, nous nous sommes rendus à la DGE pour procéder aux vérifications. Ce que j’ai constaté est que YAW est présente dans 28 départements au Sénégal où j’ai relevé des imperfections sur 15 listes départementales qui ne respectent pas la parité.
La coalition Yewwi Askan Wi ne connaît pas le respect de la parité», informe Benoît Sambou jugeant avoir saisi le président de la commission de réception des listes pour une irrecevabilité de la coalition Yewwi Askan wi dans ces 15 départements. Il s’agit des départements de Mbour, Thiès, Rufisque, Bambey, Kaolack, Kaffrine, Fatick, Dagana, Kounguel, Velingara, Matam, Kolda, Louga et Dakar.
RECOURS PRÉ-ÉLECTORAL, LES SEPT SAGES ARBITRENT AUJOURD’HUI
Il s’agira pour cette haute juridiction de valider ou rejeter les demandes d’annulation des décisions de rejet de la liste départementale de Yewwi Askan Wi à Dakar et l'invalidation de la liste de parrainage de Gueum sa bopp prononcées par la DGE
Saisi de quatre recours déposés par Déthié Fall, mandataire national de la coalition Yewwi Askan wi et Bougane Guèye Dany de la coalition Gueum Sa Bopp le mercredi 18 mai dernier, c’est aujourd’hui que le Conseil constitutionnel va rendre sa décision. Il s’agira pour cette haute juridiction de valider ou rejeter les demandes d’annulation des décisions de rejet de la liste départementale de Yewwi Askan Wi à Dakar et l'invalidation de la liste de parrainage de Gueum sa bopp prononcées par la Direction générale des élections et de se prononcer aussi sur l'irrecevabilité de toutes les listes de la coalition majoritaire au pouvoir, Benno Bokk Yakaar, pour dépassement du nombre de parrainage.
Jour de vérité pour les coalitions Benno Bokk Yakaar, Yewwi Askan wi et Gueum sa bopp. En effet, c’est ce samedi 21 mai que le Conseil constitutionnel va donner sa décision concernant les quatre recours dont deux portant sur l'irrecevabilité de toutes les listes de la coalition majoritaire au pouvoir, Benno Bokk Yakaar, pour dépassement du nombre de parrains lors du dépôt des listes. Et les deux autres visant l’annulation des décisions de rejet de la liste départementale de Yewwi Askan Wi à Dakar et l'invalidation de la liste de parrainage de Gueum sa bopp prononcées par la Direction générale des élections. Ces recours ont été introduits par Déthié Fall, mandataire national de la coalition Yewwi Askan wi et Bougane Guèye Dany de la coalition Gueum Sa Bopp le mercredi 18 mai dernier. Et selon les dispositions de l’article LO 184 du Code électoral (dernière version 2021), le Conseil constitutionnel est tenu de « statuer dans les trois (03) jours qui suivent celui de l’enregistrement de la requête » au niveau de son greffe.
Pour rappel, la liste départementale de la coalition Yewwi Askan Wi à Dakar a été invalidée pour non-respect de la Loi sur la parité. En effet, sur les sept (07) sièges à pourvoir dans le département de Dakar, la coalition Yewwi Askan wi a déposé dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 mai une liste de cinq hommes et deux femmes. Et quand, ils ont voulu rectifier le tir, la Commission de réception des dossiers de candidatures s’est déclarée incompétente à recevoir les dossiers de modification des candidats apportés par Dethiè Fall qui avait pointé du doigt son camarade Saliou Sarr comme étant le responsable de cette impair dans la liste pour avoir procédé à des derniers changements sur recommandation des agents de la Direction générale des élections.
De son côté, le leader de la coalition Gueum sa bopp, Bougane Guèye Dany a qualifié la décision de la Direction Générale des Élections qui a rejeté les 36.000 parrains de sa coalition de « fallacieux» tout en accusant l’actuel chef de l’Etat comme le seul responsable de ce « complot et la fraude électorale ourdie contre sa formation».
Face à la montée de la tension politique générée par ces rejets de dossiers de candidatures, des organisations de la société civile regroupées autour du COSCE et de la PACTE sont montées au créneau pour appeler les acteurs au calme. Soulignant, dans une déclaration rendue publique le mercredi 11 mai dernier, avoir constaté que les rejets définitifs pour autres motifs qui ne laissent aucune possibilité de régularisation, sont à la base de l’élimination éventuelle d’un nombre important de listes de candidatures, elles sont ainsi plaidé pour le renforcement du climat de confiance et de transparence qui ont prévalu jusque-là.
Prenant position dans ce débat autour de l'irrecevabilité de la liste de la coalition Benno Bokk Yakaar pour dépassement du nombre de parrainages et du refus de la Direction générale des élections (Dge)de permettre aux responsables de Yewwi askan wi d’apporter des modifications à leur liste non paritaire à Dakar, le Pr Mouhamadou Ngouda Mboup, Enseignant-chercheur en Droit public a l'Ucad a indiqué que la « Dge ne peut interpréter la loi à sa guise ».
Citant la jurisprudence Malick Gackou, il a indiqué que « le dépassement à lui seul suffit pour invalider toutes les listes de Benno Bokk Yakaar aussi bien au niveau national que dans la diaspora ». Poursuivant son propos, il a également rappelé qu’« en matière électorale, toute restriction doit se fonder sur un texte ». « Les cas de désistement et/ou de retrait avant l’examen des dossiers de candidatures aux élections législatives n’ont pas été prévus par le Code électoral, contrairement à la Constitution qui prévoit de telles situations pour l’élection présidentielle », a-t-il ajouté.
Dans une contribution publiée le lundi 16 mai, l’expert électoral Ndiaga Sylla par ailleurs Directeur général du Cabinet d'expertise électorale (Ceelect), a estimé que la demande de régularisation de la liste départementale de Dakar de Yewwi par le retrait dûment notifié au Ministre de l’Intérieur » était bel et bien « recevable ». En effet, selon lui, « la loi n°2021‐35 du 23 juillet 2021 portant Code électoral a omis la disposition relative à l’interdiction du retrait et de la substitution de candidat aux élections législatives au regard de l’article L.177 ».
«POUR UNE ÉDUCATION DE QUALITÉ POUR TOUS, ON NE PEUT RESTER INDIFFÉRENT FACE À LA CRISE PERMANENTE DE L’ÉCOLE»
Silèye Gorbal Sy, président de la Coalition nationale Education pour tous (Cnept) revient sur les entraves à une éducation de qualité au Sénégal, en relation avec la scolarisation des filles, les violences scolaires, l’Etat civil etc..
« Il faut installer une relation de confiance entre le Gouvernement qui définit et met en œuvre les politiques éducatives et les enseignants qui demeurent indispensables et incontournables dans le dispositif » : voilà la forte recommandation de la Coalition nationale Education pour tous (Cnept), par la voix de son président Silèye Gorbal Sy, pour assainir l’espace scolaire et universitaire émaillé, depuis une décennie, par des cycles de grèves. Dans cet entretien à bâtons rompus avec Sud Quotidien, le président de la Cnept qui a été élevé la semaine dernière au Grade de chevalier dans l’Ordre national du Lion par le chef de l’Etat, revient également sur les entraves à une éducation de qualité au Sénégal, en relation avec la scolarisation des filles, les violences scolaires, l’Etat civil etc.
L’espace scolaire et universitaire est très souvent secoué par les grèves des enseignants ainsi que des apprenants, comment la Cnept interagit-elle face à cette crise quasi permanente de l’école ?
Notre organisation est la première coalition active en éducation et sous cet angle, nous a v o n s constaté que depuis plus d’une décennie, notre système éducatif est confronté à des perturbations récurrentes de la part de ses différents acteurs. Conformément à nos missions de veille et d’alerte pour une éducation inclusive de qualité pour tous, nous ne pouvons pas rester indifférents face à cette situation de crise permanente de l’école sénégalaise. Nous avons aussi compris très tôt qu’il faut installer une relation de confiance entre le Gouvernement qui définit et met en œuvre les politiques éducatives et les enseignants qui demeurent indispensables et incontournables dans le dispositif. Nous avons toujours pensé qu’il fallait mettre l’accent sur la prévention des c r i s e s scolaires. A cet effet, en 2007 déjà, nous avions organisé un Forum national sur la prévention et la gestion avec tous les acteurs : gouvernement, syndicats, élèves, parents d’élèves et acteurs. Nos recommandations et propositions ont été envoyées à qui de droit, malheureusement elles n’ont pas été suivies. Nous avions participé aux concertations nationales sur l’avenir de l’enseignement supérieur et les Assises nationales de l’éducation qui ont été validées par des Conseils présidentiels. Nous pensions qu’après ces importantes réflexions de haute portée nationale, notre système éducatif n’allait plus connaitre ses perturbations. Dans le même ordre d’idées, la Cnept a eu à jouer depuis longtemps le rôle de médiation entre les différents protagonistes. C’est dans ce cadre que nous avions eu à faciliter la rencontre de haut niveau entre le Président Abdoulaye Wade et l’Intersyndicale des Enseignants qui a pu désamorcer la crise. Nous avions participé dans la foulée à la signature du protocole d’accord du 30 avril 2018 et cet effet, nous avons assisté à toutes les rencontres de monitoring entre le Gouvernement et le G7 qui ont permis la signature du protocole d’accord du 26 février 2022 et dont nous sommes membres du comité de suivi.
L’école sénégalaise est aussi et de plus en plus émaillée par des scènes de violence. Quel rôle la Cnept a-t-il eu à jouer pour l’apaisement de l’espace scolaire et universitaire ?
Depuis sa mise en place, la Cnept a eu à développer diverses activités allant dans les sens de l’apaisement de l’espace scolaire en sa qualité d’organisation de veille et d’alerte mais aussi de membre du Comité Dialogue Social/Secteur de l’Education et de la Formation .En tant qu’acteurs de l’éducation et à travers nos points focaux dans les différentes régions, nous avons pu constater une recrudescence de la violence dans l’espace scolaire et universitaire. Celui-ci a été perturbé soit par les élèves, les étudiants ou bien les enseignants. Mais à chaque fois que de besoin, la Cnept a pris son bâton de pèlerin et en rapport à ses missions de veille et d’alerte pour jouer sa partition en vue d’un espace scolaire apaisé. Sous ce rapport, la Cnept a eu à organiser des foras nationaux avec la participation les différents acteurs de l’école, notamment les élèves, les enseignants mais aussi les structures étatiques pour mieux prévenir et gérer les violences dans l’espace scolaire.
On constate aussi que la scolarisation des filles est un réel problème au Sénégal. Quelles solutions préconisez-vous pour leur scolarisation et surtout leur maintien à l’école ?
u n e éducation de qualité, notamment pour les filles, constitue l’un des grands problèmes du système éducatif sénégalais. C’est pourquoi la Cnept fait de l’éducation des filles une de ses priorités majeures. L’enjeu est double : l’éducation des filles est à la fois un droit humain fondamental et c’est aussi un levier essentiel du développement durable et de paix. Constatant que l’inégalité des genres dans le système éducatif continue de persister, nous avons mené beaucoup d’activités pour lutter contre cette discrimination et faire en sorte que les filles, une fois entrées à l’école, y demeurent et bénéficient d’opportunités similaires à celles des garçons dans leurs parcours éducatifs. Actuellement, le problème majeur, c’est le maintien des filles à l’école car des organisations comme la Cnept et le Ministère de l’Education ont mené beaucoup d’activités de sensibilisation pour la scolarisation des filles. Des plaidoyers forts ont menés en vérité sur l’accès et le maintien des filles à l’école dans le département de Podor et au Parlement Européen avec l’artiste Baaba Maal.
Les filières scientifiques et techniques ne sont pas souvent le domaine de prédilection des filles. Que faudrait-il faire en ce sens pour mieux les imprégner à ces disciplines?
Les filles doivent non seulement rester à l’école mais aussi accéder aux filières scientifiques car cela implique de faire de l’école un lieu où les stéréotypes de genre doivent être déconstruits et combattus et faire en sorte que les filles scolarisées non seulement puissent mener leurs études à terme mais aient également accès à des domaines tout particulièrement des disciplines scientifiques et techniques où elles restent encore largement minoritaires. La Cnept salue à ce niveau les nombreuses initiatives de la Direction de l’Enseignement de Moyen Secondaire Général comme les Miss Mathématiques et Miss Sciences allant dans le sens d’encourager les filles à intégrer les filières scientifiques. Notre coalition aussi est en train de développer des actions et des plaidoyers forts avec ses partenaires pour une meilleure prise en compte et une intégration des filles dans les filières scientifiques.
On remarque que beaucoup d’apprenants ratent leurs examens faute d’extraits de naissance. Que faire pour enrayer une telle situation ?
Nous constatons avec regret que l’Etat civil constitue l’un des handicaps majeurs des élèves notamment en classes d’examen. Surtout à l’intérieur du pays où nos points focaux sont souvent interpellés par des parents d’élèves qui sont perturbés par ce problème de l’Etat civil qui empêche leurs enfants de participer aux examens scolaires. C’est pourquoi en notre qualité d’organisation de veille et d’alerte, nous ne cessons d’interpeller les parents d’élèves, les collectivités territoriales, la Direction de l’Etat Civil en vue de trouver des solutions appropriées à ce problème car l’évaluation des élèves à travers les examens est un intrant de la qualité. Nous ne ménagerons aucun effort pour poursuivre notre plaidoyer en vue de lutter contre ce problème de l’Etat civil à l’école qui fait partie de nos priorités pour une éducation inclusive de qualité pour tous.
A propos de l’éducation inclusive de qualité pour tous, que compte faire votre coalition pour bonifier ses mécanismes et stratégies ?
L’éducation inclusive de qualité a toujours occupé une place de choix dans les priorités de la Cnept et en vue de l’atteinte de l’Odd 4 qui est d’assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage, elle poursuivra ses approches innovantes et complémentaires qui permettent de faire progresser le respect du droit à l’éducation, notamment pour les groupes les plus marginalisés comme les personnes handicapées et les enfants non-inscrits à l’Etat civil. Il importe aussi, à notre avis, de s’activer davantage pour assurer l’équité et l’inclusion dans et par l’éducation et lutter contre les formes d’exclusion et de marginalisation, les disparités, les vulnérabilités et les inégalités. Le développement de l’éducation ne saurait aussi éluder la question de la formation des personnels et la Cnept compte poursuivre la formation des enseignants dans cette forme d’éducation.
L’alphabétisation et l’éducation non formelle continuent d’être les parents pauvres du système. L’école peut-elle être performante avec ce paradigme-là ?
Au Forum mondial sur l’éducation qui s’est tenu au Sénégal, les pays ont finalement réalisé qu’à la base de l’éducation pour tous, il y a inévitablement l’alphabétisation pour tous. Construire une société alphabétisée et instruite doit être vu comme un préalable incontournable à l’éducation pour tous. C’est pourquoi 2003- 2012 a été proclamée décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation. Dans le cadre de la stratégie du faire-faire, les opérateurs en alphabétisation membres de la Cnept ont réduit sensiblement le taux d’analphabétisme qui reste encore très élevé avec plus de 50 %. De nombreux défis restent dans le sous-secteur de l’alphabétisation et de l’éducation notamment avec le sous-financement, la validation des acquis par l’expérience en vue de revaloriser le statut des personnels. Le sous-secteur reste encore le parent pauvre du système et en rapport avec la conférence de Bamako en 2007 qui avait recommandé plus de ressources, la Cnept ne cesse de mener des plaidoyers pour un financement plus accru du sous-secteur en question. Nous avons compris que la réalisation de la vision de l’alphabétisation 2030 au sein du Programme de développement durable à l’horizon 2030 nécessite une forte volonté et un réel engagement.