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30 août 2025
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RENCONTRE DE GUEUM SA BOPP AVEC LES FORCES VIVES DE LA NATIONS ET D'AUTRES SUJETS POLITIQUES A LA UNE DE LA REVUE DE PRESSE DE ZIK FM CE VENDREDI
Les quotidiens parus ce vendredi 20 mai 2022 nous informe de la rencontre du leader de la coalition Gueum Sa Bopp avec les force vives de la nations ainsi que des sujets liés au législatives prochaines de juillet 2022.
Les quotidiens parus ce vendredi 20 mai 2022 nous informe de la rencontre du leader de la coalition Gueum Sa Bopp avec les force vives de la nations ainsi que des sujets liés au législatives prochaines de juillet 2022. Ecoutez la revue des titres présentée pas Fabrice Ngémé sur Zik Fm.
La dictature du Dg de l’Ena !
Mais diantre ! Qu’est-ce qui vaut aux fonctionnaires admis au concours direct de l’Ena la fureur du directeur de l’Ena ? En effet, d’après des sources de «L’As», Cheikh Awa Balla Fall, une des victimes de Ahmed Aïdara à Guédiawaye, veut refuser l’accès à l’Ena aux fonctionnaires ayant réussi au concours d’entrée dans cet établissement. Ces derniers, bien que fonctionnaires, ont choisi de faire le concours direct pour lequel ils remplissent les critères. Seulement, on ne sait pourquoi le directeur de l’Ena refuse de les laisser poursuivre leur formation. Pourtant, après les avoir éjectés, la Cour suprême l’avait désavoué pour donner raison aux fonctionnaires admis. Ayant toujours ce camouflet en travers de la gorge, Cheikh A Balla Fall sort un autre arrêté excluant de fait ces derniers, en totale violation de la loi. Depuis lors, c’est le branle-bas de combat. Des vagues d’indignations. «En effet, après le retrait des candidats, agents de l’Etat, des listes de concours directs, puis leur insertion après une décision du juge, le refus à certains candidats ajournés de consulter leurs notes, vient un nouveau chapitre : celui d’interdire aux agents de l’Etat l’accès aux salles de cours s’ils ne sont pas inscrits. C’est d’ailleurs ce qui résulte des articles 2 des arrêtés de nomination des élèves de l’ENA », peut-on lire sur une note reçue à «L’As». Cela va sans dire que si cette interdiction paraît régie par un arrêté, il faut reconnaître qu’elle semble mettre en œuvre une volonté affichée du DG de l’ENA qui veut extirper les agents de l’Etat des listes des élèves. «Il est clair qu’une telle idée dont l’illégalité est notoire a été manifestée pour la première fois depuis le début. Et n’eût été la décision de justice, les agents de l’Etat n’auraient pas fait le concours pour le réussir». D’après nos interlocuteurs, le DG revient à la charge en taillant sur mesure, dans les arrêtés de nomination, une disposition interdisant aux agents de l’Etat de s’inscrire, à la seule condition de la régularisation de leur situation. Dans le même article, il menace sans ambages de remplacer les agents de l’Etat dans le premier mois de cours, s’ils ne s’inscrivent pas. Cela constitue une violation flagrante de la loi et un détournement de pouvoir car le décret de 2011 modifié relatif à l’ENA n’a institué que deux concours: un concours direct et un concours professionnel. Il est dit que dans le décret, les candidats admis au concours direct A et B sont nommés respectivement comme des administrateurs civils stagiaires et des secrétaires d’administration. Le flou n’existe que dans la tête de ceux qui le veulent. Un agent de l’Etat admis au concours direct doit être nommé Administrateur civil stagiaire, mais dire que leur situation n’est pas prévue relèverait de la mauvaise foi. Pour toutes ces raisons «nous lançons un appel au président de la République pour qu’on statue définitivement sur notre sort».
Les députés Biaye et Sall condamnés à 5 et 6 mois ferme
Le juge du tribunal correctionnel de Dakar a rendu sa décision hier dans l’affaire de trafic de passeports diplomatiques. Les députés Mamadou Sall et Boubacar Biaye ont été reconnus coupables. Ainsi, Boubacar Biaye et Sadio Dansokho sont condamnés pour complicité de faux et usage de faux à 02 ans dont 5 mois de prison ferme. S’agissant de Mamadou Sall, le juge a retenu l'infraction d'abus de confiance et d'escroquerie à l'endroit de Oumy Touré et il va purger 02 ans dont 6 mois ferme. Quant au cerveau de l’affaire, Djadji Condé, il écope de 2 ans dont 10 mois ferme. L’avocat des députés, Me Antoine Mbengue, est surpris par le verdict, car il s’attendait à une relaxe pure et simple en faveur de ses clients. D’autant que Biaye a été relaxé au bénéfice du doute pour l’infraction d’escroquerie. Quant à Mamadou Sall, il a été condamné, selon la robe noire, parce que tout simplement Oumou Touré l’a cité dans l’affaire. A l’en croire, les faits ont révélé que sur les six plaintes qui ont été déposées, c’est une seule personne qui a cité les noms des députés. Et Oumou Touré n’était même pas capable de décrire le bureau qu’elle prétend avoir fréquenté, fulmine Me Mbengue. En sus, les mis en cause devront verser 3,7 millions Fcfa à la partie civile (Ngamet Camara, Fatoumata Binta Diallo, Oumou Touré, Cheikh Tidiane Thioub, Ibrahima Arabi Kébé et Niélé Sylla) pour dommage. Toutefois, insatisfaite du verdict, la défense va interjeter appel.
Fin de la grève de faim de détenus au camp pénal
Les longues détentions étaient à l’origine de la grève de prisonniers au camp pénal de Liberté VI. Mais tout est rentré dans l’ordre, selon le président de l’Asred, Ibrahima Sall qui a annoncé la fin de la diète après une visite du substitut du procureur et du juge de l'application des peines (jap) hier vers 11h. C’est ainsi que les grévistes ont décidé de suspendre leur mouvement après les assurances des hôtes de diligenter leurs dossiers. Quant à la situation du détenu Ibrahima Diankha qui avait tenté de se suicider, l’Asred informe qu’il se porte mieux après avoir été sauvé par les agents de garde la nuit des faits. Ibrahima Sall dénonce les longues détentions préventives et le surpeuplement dans les prisons. Il invite les autorités à construire d'autres prisons, mais également de recruter beaucoup plus de magistrats. Par ailleurs, l’Asred propose l'adoption d'une loi permettant aux détenus de voter comme c’est le cas en France. Ibrahima Sall pense que cela pourrait aider les détenus à avoir plus de considération de la part des autorités étatiques, parce que ce manque de considération dont ils sont victimes est peut-être lié au fait qu’ils ne votent pas.
Le maire de Goudiry prend la défense de Khalifa Sall
Le maire de Goudiry, Thiédel Diallo, n’a pas aimé les attaques de certains leaders de partis membres de la coalition Yewwi Askan wi(Yaw) contre son mentor Khalifa Sall. Face à la presse hier, le coordonnateur départemental de Taxawu Senegaal dénonce les attaques pernicieuses, sans fondement, dirigées sur la personne de Khalifa Ababacar Sall, qui sont tout simplement pathétiques, déplorables, à la limite, irresponsables. Selon Thiedel Diallo, elles visent à saper la cohésion. Ainsi, l’édile de Goudiry appelle toutes les franges de la coalition Yewwi Askan Wi à la retenue, parce que les sorties au vitriol constatées ces derniers jours n’honorent en rien leur compagnonnage. Il est prématuré, à ses yeux, de dénoncer les investitures, car aucune liste officielle de parti ou de coalition de partis n’est rendue publique pour le moment. Autrement dit, indique M. Diallo, toutes ces supputations gratuites se fondent exclusivement sur des rumeurs et des humeurs ; ce qui est fondamentalement déplorable. A l’en croire, la sortie des leaders de partis pour critiquer ce qu’ils pensent être la liste de Yewwi Askan Wi montre qu’ils n’ont pas confiance en la coalition qui, si elle remporte les Législatives, verra tous ses investis sur la liste nationale intégrer l’Assemblée nationale. Pour le maire de Goudiry, des canaux adéquats permettant à tout un chacun de marquer son désaccord sont mis en place au sein de la coalition. C’est pourquoi, il ne voit en rien la pertinence de rendre publiques des mésententes qui peuvent être discutées en interne. Il invite ces leaders de parti à ne pas se tromper de priorité. Il en appelle à la lucidité, au réalisme et surtout à une solidarité interne.
Hommage post-mortem de Niasse à Marie Joséphine Diallo
Il est dévasté. Moustapha Niasse est sans voix suite au décès de la Secrétaire générale de l’Assemblée nationale, Marie Joséphine Diallo, depuis 1996. Dans un communiqué parvenu à la rédaction, le président de l’Assemblée nationale a rendu un vibrant hommage à celle qui fut l’une de ses plus proches collaborateurs depuis son installation à la tête de l’institution parlementaire. Moustapha Niasse déclare : «Avant-hier, une icône nous a quittés qui, au soir de sa vie, frappée par la maladie, a courageusement poursuivi ses missions au service de la République, en évitant scrupuleusement le moindre congé pour prendre soin d’elle-même. Elle est restée debout, malgré sa santé chancelante et n’a rendu les armes qu’à Dieu.» A l’en croire, «Joséphine constitue un pan de l’histoire de l’Assemblée nationale et son ombre continuera de planer au-dessus de l’enceinte de l’Institution, qui était une tranche importante de sa vie». Poursuivant son hommage aux allures d’une oraison funèbre, Moustapha Niasse a indiqué que «les Sénégalais avaient pris l’habitude de confondre son image avec celle de l’Institution, notamment lors des séances plénières marathons, pendant lesquelles elle assistait le président de l’Assemblée nationale, avec discrétion et un savoir-faire à toute épreuve».
La caricature du «Seereer» dans les sketchs dénoncée
La représentation du personnage «seereer» avec des «stéréotypes caricaturaux» dans des sketchs et téléfilms diffusés sur le petit écran et internet a provoqué l’indignation du collectif «Niel Simel». Il dénonce avec la dernière énergie les représentations caricaturales «dévalorisantes» de la communauté seereer dans les séries, notamment en période de ramadan. En effet, le collectif exige avec la plus grande fermeté l’arrêt des téléfilms qui font dans la stigmatisation, et le retrait des vidéos sur internet. Entouré d’étudiants et de cadres de la communauté seereer, le journaliste Iyane Demba Tine a fait l’historique de ces « dérives» qui perdurent. Il cite le téléfilm «Maba quitte le Sine», le personnage «grotesque de Khemess», le sketch «Gallé no stress» sur la «TFM» où le personnage s'appelle «boy seereer» etc. Malick Diouf s’interroge sur les motivations de cette caractérisation ciblée et mal intentionnée contre la communauté seereer. «Pourquoi passer sous silence toutes les valeurs du Seereer ?» se demande M. Diouf. Ainsi, le collectif entend mener une campagne de sensibilisation contre ces pratiques qui risquent à la longue de remettre en cause la cohésion sociale.
Adama Ndiaye échappe à la prison
Le sieur Adama Ndiaye va désormais réfléchir avant de commettre un tel acte. Le nommé Cheikh Mbacké avait des relations fraternelles avec Adama Ndiaye. C’est ainsi que M. Ndiaye était devenu le mécanicien favori de Cheikh Mbacké. Au début de l’année 2022, le sieur Mbacké avait donné à Adama son véhicule 4x4 pour une réparation. Comme la panne était sérieuse, Cheikh Mbacké s’est résolu à vendre le véhicule à un prix dérisoire. Ainsi, il demande au mécanicien de se charger de la vente. Seulement après avoir vendu le véhicule, Adama Ndiaye n’a pas remis l’argent à son propriétaire qui a remué ciel et terre pour rentrer dans ses fonds. N’en pouvant plus, Cheikh Mbacké a déposé une plainte à la police pour escroquerie. Cueilli, le sieur Ndiaye a été déféré au parquet puis placé sous mandat de dépôt. Devant la barre hier, Adama a tout simplement reconnu les faits qui lui sont reprochés. C’est ainsi que le juge lui a demandé s’il était prêt à rembourser et il a répondu par l’affirmative. D’ailleurs, il a fait signe à un de ses amis dans la salle d’audience de lui apporter l’argent. Le juge demande à l’huissier de vérifier si l’enveloppe contient 1,5 million Fcfa. Après vérification, Cheikh Mbacké est rentré dans ses fonds. Finalement, Adama Ndiaye a écopé d’une peine d’avertissement de 3 mois avec sursis.
L’activiste Gas El Salvador écope un mois ferme
L’activiste «Gas El Salvador» a été condamné hier suite à son procès l’opposant au ministre maire de Saint-Louis, Mansour Faye pour diffusion de fausses nouvelles. Il a été relaxé pour le chef d'injures publiques. Il écope d’une peine de 6 mois dont un mois de prison ferme et d’une amende de 100 000 Fcfa. En outre, «Gas El Salvador» devra publier la décision de justice, un mois après qu'elle sera devenue définitive, dans trois journaux.
DES SUJETS POLITIQUES AU MENU DE LA REVUE DE PRESSE DE L'APS CE VENDREDI
Les sujets politiques, notamment les contentieux découlant du dépôt des listes de candidature aux élections législatives du 31 juillet prochain, dominent l’édition des quotidiens pour ce vendredi.
Dakar, 20 mai (APS) – Les sujets politiques, notamment les contentieux découlant du dépôt des listes de candidature aux élections législatives du 31 juillet prochain, dominent l’édition des quotidiens pour ce vendredi.
Selon Le Témoin Quotidien, le ministre de l’Intérieur, Antoine Diome, s’est fait l’avocat de la Direction générale des élections (DGE) et du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (COSCE), qui sont accusées par le maire de Ziguinchor (sud) de favoritisme au profit de la coalition de la majorité présidentielle, Benno Bokk Yaakaar (BBY).
Ousmane Sonko, contestant l’invalidation de la liste de candidature Yewwi Askan Wi (YAW) pour l’élection des députés du département de Dakar, soupçonne la DGE et le COSCE d’‘’être à la solde du président Macky Sall’’.
Selon Le Témoin Quotidien, M. Diome a dénoncé ‘’des attaques non seulement subjectives, mais injustifiées’’.
Source A pose la question de savoir si le Conseil constitutionnel va invalider ou pas une des listes de candidature de Benno Bokk Yaakaar en raison du dépassement du nombre de parrainages recommandé pour sa recevabilité.
Selon le journal, la coalition de la majorité présidentielle est dans pareille situation, concernant les parrainages, la raison qui avait été invoquée en 2019 pour le rejet de la candidature d’El Hadj Malick Gackou à l’élection présidentielle.
‘’Le duo Aminata Touré-Benoit Sambou a-t-il fauté ?’’ se demande Kritik’. Les deux responsables politiques ont déposé les listes et les parrainages de BBY auprès de la DGE, selon le journal.
‘’C’est une déclaration fracassante, qui pourrait semer le trouble au sein du couple Yewwi-Wallu’’, les coalitions Yewwi Askan Wi et Wallu Sénégal, dirigées respectivement par le duo Khalifa Sall-Ousmane Sonko et Abdoulaye Wade, écrit L’Observateur.
Cheikh Dieng, ‘’le secrétaire national chargé des élections au Parti démocratique sénégalais (le parti d’Abdoulaye Wade), s’est allé à de terribles révélations qui pourraient semer le doute sur la sincérité de ce compagnonnage politique présenté aux Sénégalais comme l’Alliance du siècle’’, ajoute le journal.
Tribune annonce la création d’une ‘’plateforme’’ dirigée par l’opposant Bougane Guèye Dany et l’activiste Guy Marius Sagna en vue de l’invalidation de la liste de BBY remise en question par l’opposition pour dépassement du nombre de parrainages indiqué.
‘’Il y a un hold-up électoral en cours’’, note le journal, citant M. Sagna.
Les journaux EnQuête et Le Soleil réservent leur une à l’ouverture de la 14e édition de la Biennale de l’art africain contemporain (Dak’Art), qui a eu lieu jeudi. Un événement qui se poursuivra jusqu’au 21 juin.
N’ayant pu se tenir en 2020 à cause de la pandémie de Covid-19, le Dak’Art s’ouvre cette année avec ‘’plein de promesses’’, selon Le Soleil.
‘’Après la parenthèse Covid-19, le Dak’Art revient pour le plus grand bonheur des artistes’’, constate EnQuête.
Lors de la cérémonie d’ouverture de l’événement, le président de la République, Macky Sall, a demandé aux entreprises publiques et privées de financer l’art, selon le même journal.
Les quotidiens se sont intéressés aussi au rapport d’audit publié par le maire de Thiès (ouest), Babacar Diop, sur le mandat de Talla Sylla, son prédécesseur.
Sous la direction de M. Sylla, la mairie de Thiès aurait prétendu avoir dépensé 70 millions de francs CFA pour l’achat du carburant de trois véhicules en dix mois, révèle M. Diop dans un rapport que Vox Populi juge ‘’accablant’’.
‘’Dr Babacar Diop expose les cafards de Talla Sylla’’, titre L’As, ajoutant que ‘’les partisans de Talla Sylla (…) ont contesté les faits relatés dans le rapport de la nouvelle équipe’’ qui dirige la mairie.
Le ‘’Plan Diattara’’ pour La Poste
Selon les quotidiens, les députés Boubacar Biaye et Mamadou Sall, du groupe parlementaire BBY, ont été condamnés respectivement à cinq et six ans de prison ferme pour les délits d’association de malfaiteurs, d’escroquerie, de blanchiment de capitaux, etc.
‘’Les parlementaires (…) vont recouvrer la liberté dans quelques jours’’, fait remarquer WalfQuotidien, ajoutant qu’‘’ils ont presque purgé en détention préventive la sentence prononcée par le tribunal’’.
Boubacar Biaye et Mamadou Sall sont mis en cause dans un scandale de trafic de passeports diplomatiques.
Sadio Dansokho, un ancien président du conseil départemental de Kédougou (sud-est), a été condamné à dix mois de prison ferme dans cette même affaire, selon Sud Quotidien.
L’info dévoile le ‘’Plan Diattara’’ destiné à sauver La Poste, une société nationale en difficulté. ‘’Yankhoba Diattara (le ministre de tutelle de ladite entreprise) étale son engagement pour La Poste. Les 42 milliards de francs CFA de dettes de l’Etat à La Poste ont été soldés. Et il a amorcé des réformes (…) pour faire revenir les partenaires institutionnels qui avaient boudé’’ l’entreprise, affirme L’info
Selon Le Quotidien, un contingent sénégalais devant prendre part à la ‘’stabilisation’’ du Mali, sous l’égide des Nations unies, a été interdit d’entrée dans le territoire malien par la junte qui dirige ce pays.
‘’Depuis un mois, les militaires sénégalais déployés au Mali attendent la relève, qui est bloquée à Dakar parce que l’espace aérien lui est fermé. Il s’agit d’un coup de force de Goïta (Assimi Goïta, le chef de la junte au Mali), qui répond de manière aussi étrange aux sanctions de la CEDEAO contre son régime’’, écrit le journal.
‘’A quoi joue Goïta ? C’est une bonne question. Le putschiste malien (…) joue aussi avec les forces onusiennes (…) Veut-il compromettre la sécurité de son pays en chassant toutes les forces étrangères ?’’ se demande Le Quotidien.
KEEMTAAN GI – SURENCHERE
C’est comme qui dirait la saison des grandes gueules. Des messieurs et dames à la foucade infantile, gesticulant comme des primates en cage. Rien ne semble différencier la scène politique de Galsen à celle d’un cirque ou de l’arène nationale. On se croirait à une de ces cérémonies du genre « face to face » qu’affectionnent si bien les délurés amateurs de lutte. Chacun bandant les muscles et promettant l’enfer à l’adversaire avec, comme arbitre de ces échanges de bêtes de foire, une certaine presse qui a tendance à donner la parole à des personnes dont l’argumentaire se résume à des menaces et dire des inepties. Du côté du pouvoir, le seul adversaire semble être celui à qui l’on promet l’enfer d’ici 2024. On lui fait porter de force des habits de rebelle avec un discours pour le moins biscornu, faisant croire à une certaine opinion qu’il a, dans ses projets, l’idée funeste de faire déplacer des rebelles dans la capitale. Ah, oui, on oubliait que ces méchants belligérants s’étaient déjà déplacés à Dakar où ils ont semé le trouble avant de regagner tranquillement le maquis à la barbe et au nez de nos forces de l’ordre. C’était en mars 2021. Pourquoi riez-vous ? Ce sont des gens estampillés cadres du pouvoir qui distillent ces bêtises, menaçant même l’opposant de mort. En moins d’une semaine, deux autorités lui ont promis des lendemains sombres sans que personne ne s’en émeuve. L’opposant constitue d’ailleurs leur fonds de commerce pour se faire remarquer du Chef à qui ils donnent des gages de servilité. Se substituant aux garants de l’ordre, ils sont tous sortis du bois. Et plutôt que des arguments pétillants, on a droit à des pantalonnades. Il faut que l’on mette fin, du côté de l’opposition comme de celui du pouvoir, à ces surenchères. Nous n’avons pas à nous entretuer en encourageant la violence. La seule force à maintenir, c’est celle chargée d’appliquer la loi. Aucune autre ne doit primer. Ceux qui promettent de faire face, seront les premiers à détaler et se cacher avec leurs familles en cas de révolte. Il faut que cessent ces discours à la con de politiciens menaçant des opposants de leur faire leur fête ! KACCOOR BI
DIRECTION GENERALE DES ELECTIONS (DGE) LE GÉNÉRAL THIENDELLA FALL SOUTENU PAR SON MINISTRE
Depuis quelques jours, les responsables de la coalition Yewwi Askan Wi (Yaw), incarnée par le leader de Pastef Ousmane Sonko se défoulent, à tort ou à raison, sur la Direction générale des Elections (Dge) dirigée par le général de police Thiendella Fall. Ce, suite au rejet de la liste des « Yewistes » au niveau du département de Dakar pour non-respect de la parité. Toujours est-il que, depuis lors, le général Thiendella Fall fait l’objet d’un lynchage médiatique sur fond de « fake news ». Car certains sont allés jusqu’à dire que le Dge Thiendella Fall subit une pression familiale qui risque de le pousser à la démission. En menant ses investigations, « Le Témoin » quotidien a appris que toutes ces informations n’étaient que de l’intox ! « Un pur produit de la Division des investigations criminelles (Dic) comme Thiendella Fall ne connait pas le mot « pression » puisqu’il a eu à enquêter et élucider des affaires plus compliquées et plus sensibles qu’une simple liste de candidats à légaliser. D’ailleurs, sa famille ne s’est jamais mêlée de sa vie professionnelle » nous confie ce commissaire très proche de Thiendella qui fut son camarade de promotion à l’Ecole nationale de police. Toujours es-il que le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome, a fait, hier, une sortie en application de ce « postulat » qui disait qu’ « un bon chef doit toujours protéger ses hommes dans la légalité » (voir notre article).
RÉOUVERTURE DE LA CLINIQUE KOTI JOURNÉES DE CONSULTATIONS GRATUITES !
Vous n’êtes pas sans savoir — ou si vous l’ignoriez sachez-le — que le siège de votre quotidien « Le Témoin » se trouve à la « Résidence Aya » sise Liberté 6 extension à Dakar. Et pour nous, rien n’est plus rassurant que d’avoir comme voisin ou voisine une structure médicale. Or, au « Témoin », nous bénéficions de la chance inouïe d’être à côté de la « Clinique Koti » ! Justement la réouverture de cette clinique est annoncée comme une délivrance sanitaire et sociale pour tous les habitants de la « Résidence Aya ». De même que les populations de la Sicap Liberté 6 et quartiers environnants. D’ailleurs, des journées de consultations médicales gratuites seront organisées à partir de demain 21 et jusqu’au 28 mai 2022. Inutile de vous dire que le plateau technique moderne de la « Clinique Koti », dirigée par le médecin-colonel à la retraite Boubou Mboup, ainsi que ses équipes médicales et paramédicales d’expérience sont les gages d’une prise en charge optimale. De brillants Professeurs et d’excellents médecins y exercent leurs talents curatifs. Bonne réouverture de clinique !
ACCORDS DU 26 FEVRIER: A L’ÉTAPE DE LA STRUCTURATION DU COMITÉ SUIVI
Deux mois se sont écoulés après la signature du protocole d’accord, le 26 février dernier, entre l’Etat et les syndicats d’enseignants du G7 ou groupe des sept syndicats les plus représentatifs. C’est finalement hier, 19 mai, que le gouvernement a rencontré les personnes pressenties pour faire partir du comité de veille et de suivi des accords. Une réunion tenue à une semaine de la publication des bulletins de salaire du mois de mai. Période à laquelle est prévue l’effectivité de l’augmentation des salaires des enseignants suite à une longue grève qui avait secoué l’école sénégalaise. La mise en place dudit communiqué est une exigence des syndicalistes car, à les en croire, elle faisait partie des accords. Mais elle tarde encore à se matérialiser. Il aurait même fallu que la Cosydep adresse une lettre à la Fonction publique, pour que cette dernière consente enfin à se bouger. D’où la rencontre d’hier, qui ressemblait à un «monitoring», selon le secrétaire national adjoint du Cusems (Cadre unitaire des syndicats de l’enseignement moyen et secondaire). Ndongo Sarr estime tout de même qu’elle a permis aux différentes parties signataires du protocole d’échanger sur les conditions d’installation et de fonctionnement du comité, mais aussi sur le niveau d’exécution des accords. Il y a eu également, et naturellement, des interpellations faites par les syndicalistes au sujet de leurs collègues enseignants décisionnaires et la question du reversement des maitres d’éducation physique et sportive (Meps), entre autres. Par rapport à la mise en place du comité, chaque syndicat du G7 aura deux membres le représentant, de préférence le secrétaire général plus un suppléant, les associations de société civile et les représentants de tous les ministres concernés.
SARGAL MACKY AK DOUMBOUROU SOW
Ce n’est pas parce qu’il dégaine les machettes plus vite que son ombre qu’il n’est pas un ange adorable. Et ceux qui feront le déplacement le dimanche 22 mai au Grand Théâtre de Dakar en auront définitivement le cœur net. Lui, c’est bien évidemment notre ami, le député Aliou Doumbourou Sow. Président de la Convergence des éleveurs pour l’émergence du Sénégal (CEES), Aliou Doumbourou Sow organise donc ce dimanche, en intelligence avec l’ensemble des organisations professionnelles d’élevage du Sénégal, un hommage au Président Macky Sall pour tout ce qu’il a fait pour les éleveurs. Le parrain du jour n’est autre que l’argentier du pays, Abdoulaye Daouda Diallo. Quant à la marraine de cette journée qui va s’inscrire dans les annales, eh bien, nous vous le donnons en mille : la dame des rêves de notre prési national, Marième Faye Sall !
CRISE DU MALI SIDIKI DIABATÉ INTERPELLE MACKY SALL À CHANGER DE POSITION
Avant sa prestation à l’occasion de l’ouverture de la Biennale de Dakar, le chanteur malien Sidiki Diabaté a interpelé l’actuel président de l’Union africaine, c’est-à-dire le chef de l’Etat Macky Sall, l’invitant à changer sa position sur la situation de Mali. « Je suis là pour vous témoigner l’amour que le Mali porte envers vous. Nous voulons que vous changiez d’avis sur la position que vous avez adoptée sur la crise malienne. Le Mali et le Sénégal constituent un seul pays » a dit le célèbre chanteur en interpellant le président de la République.
Le secteur des assurances a-t-il tiré profit de la Covid19? Quelles leçons tire le secteur de cette pandémie? Le président de la commission communication de l'association des assureurs du Sénégal répond à nos questions
Le Sénégal se prépare à accueillir la 46è édition de l'assemblée générale de la Fédération des sociétés d’assurances de droits national africaines (FANAF) à Dakar du 23 au 25 mai placée sous le thème « Risques Systémiques : Assurance et Résilience ».
En prélude à cette grand-messe des assureurs, une conférence de presse a été organisée ce mercredi, à Dakar, par les assureurs pour informer le public des enjeux et les perspectives de ce secteur dans un contexte marqué notamment par des crises comme la pandémie de COVID-19.
En marge de cet échange avec les médias, nous avons interviewé Majdi Yassine, le président de la Commission communication de l’association des assureurs du Sénégal et membre du Comité d’organisation de la 46è AD de la FANAF. Monsieur Yassine revient sur les leçons tirées de la pandémie de la COVID-19 ainsi que les mesures qu’une telle donne impose aux acteurs de l’assurance notamment en termes de digitalisation, de innovations, etc.
LA FSF DÉCHIRE LA LETTRE DU CONSEIL NATIONAL DE L’ETHIQUE DE LA FFF
Augustin Senghor et les siens fustigent le traitement par les autorités sportives françaises de l'affaire Idrissa Gana Gueye
S’il y a quelqu’un qui doit clarifier sa position c’est bien Patrice Anton du conseil national de l’éthique de la Fédération française de football et non Idrissa Gana Gueye. Une telle précision est de la Fédération sénégalaise de football dans un communiqué parvenu à notre Rédaction hier, jeudi 19 mai
«Quand l’éthique se base sur l’hypothétique et le diktat, la liberté individuelle est en péril. C’est avec une grande surprise (et une grande inquiétude sur le traitement de certains joueurs essentiellement d’origine africaine, disons le clairement) que la Fédération Sénégalaise de Football a pris connaissance de la lettre du 17 mai 2022 portant en-tête de la FFF(Fédération Française de Football) et censée venir de son Conseil National de l’Ethique.
S’il est difficile de trouver les bases légales, statutaires ou réglementaires d’une telle démarche dans les textes du Football ou du sport en général, sa finalité est par contre claire : contraindre le joueur à faire ce que son libre arbitre ne l’incline à faire. Est-on vraiment dans cette France que l’on nous avait contée et racontée dans nos écoles, celle qui a comme devise la liberté, la fraternité et de l’égalité pour tous ? Comment une instance qui prétend promouvoir l’éthique dans le Football peut se fonder sur des supputations pour s’adresser à une personne pour lui enjoindre de s’exprimer et pire encore de s’afficher avec le maillot aux couleurs LGBTQI+ pour mettre fin aux dites supputations ? Cela ne rappelle-t-il pas ces pratiques d’un autre temps dans les salles de classes des écoles où pour punir l’élève « insoumis », le maître ou le professeur le mettait au supplice de l’humiliation devant ses autres camarades de classe pour la sanction comme pour l’exemple ? Il est un principe élémentaire en droit qui dit que nul ne peut être tenu à apporter la preuve d’un fait négatif. Pourquoi le dit Conseil national d’éthique n’a-t-il pas commencé par demander aux médias français qui ont porté l’accusation d’apporter la preuve de leurs allégations ?
Mieux, pourquoi ne s’est-elle pas adressée au club du joueur qui a communiqué sur les raisons de la non participation d’Idrissa Gana Guéye au match de la polémique ? La tournure de la correspondance est d’autant plus inquiétante en ce qui concerne le respect des droits élémentaires du joueur Idrissa Gana Guéye qu’on y lit cette phrase qui sonne comme une sentence comminatoire sans jugement préalable : « en ne participant pas à cette opération, vous validez le comportement discriminatoire, le refus de l’autre et pas seulement de la communauté LGBTQI+. »
La suite est sans commentaire car elle traduit en elle-même toute la dimension des préjugés de l’auteur de cette lettre éthique : »Nous devons tous nous sentir concernés par toutes les discriminations et pas seulement celles qui nous touchent personnellement. » Manifestement et inconsciemment, au moment d’écrire sa lettre, le sieur Patrick Anton n’a pas pu s’empêcher de mettre en lien la situation qu’il décrit ou déplore avec la couleur (ou la religion) de M. Idrissa Gana Guéye. Ce faisant, s’est-il rendu compte qu’il est en train de stigmatiser le dit joueur en le classant d’emblée et sans son avis dans la catégorie des personnes discriminées ?
Ainsi se présente toute la problématique des libertés de nos jours, elles ne sont plus universelles : il ya celles que l’on promeut voire impose, même au forceps s’il le faut, d’autres pour lesquels on détourne la tête et qui ne bénéficieront jamais d’une journée de championnat dédiée malheureusement. S’il ya quelqu’un qui doit clarifier sa situation ou faire amende honorable, ce n’est point Idrissa Gana Guéye mais bien M. Patrice Anton du Conseil National d’éthique de la FFF qui non content de chercher de la fumée là il n ya point de feu est pris en flagrant délit de menaces voilées et de propos discriminatoires à l’encontre d’un joueur professionnel dont le seul tort est de ne pas avoir joué un match de championnat, ce qui au demeurant jusqu’à plus ample informer est un fait courant et ne concerne que les relations entre ce dernier et son club employeur.
La Fédération Sénégalaise de Football se voit obligée dans de telles circonstances et sans préjudicier en aucune manière aux règles qui régissent le Football dans une association sœur, d’exprimer toute sa solidarité au Joueur Idrissa Gana Guéye, membre de l’équipe nationale du Sénégal et dont elle peut témoigner des qualités humaines exceptionnelles et de son sens poussé du respect de l’autre sans concession sur le respect qu’on lui doit lui-même en tant personne jouissant d’une totale liberté de conscience. Elle se réserve également le droit de saisir les instances internationales compétentes dans le domaine du sport ou en matière de droits de l’homme pour que ce qui ressemble à un harcèlement institutionnalisé cesse ».
Par KENNETH TOAH NSAH
LA LITTÉRATURE DU BASSIN DU CONGO OFFRE DES PISTES POUR FAIRE FACE À LA CRISE CLIMATIQUE
Le continent africain n’est responsable que de 2% à 3 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone provenant de sources énergétiques et industrielles. Mais il souffre de manière alarmante des effets de la crise climatique
Le continent africain n’est responsable que de 2% à 3 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone provenant de sources énergétiques et industrielles. Mais il souffre de manière alarmante des effets de la crise climatique, comme le montrent les rapports de l’ONU et d’autres organisations.
Sur le plan positif, l’Afrique dispose d’un énorme potentiel d’atténuation des effets du changement climatique, notamment grâce à ses forêts tropicales humides. Les forêts tropicales du Bassin du Congo, en Afrique centrale, sont parfois appelées le deuxième poumon de la Terre (après l’Amazonie) en raison de leur capacité à stocker du carbone.
En plus des arbres de la forêt, le bassin abrite les plus grandes tourbières tropicales du monde, découvertes en 2017. Les scientifiques estiment que ces tourbières stockent du carbone d’une valeur équivalente à environ 20 ans des émissions de combustibles fossiles des États-Unis. Le bassin du Congo est également riche en biodiversité et en minéraux. Tant que cette région riche et stratégiquement importante n’est pas détruite, l’Afrique peut contribuer à la lutte contre le changement climatique sur le plan mondial. Les forêts tropicales et les populations du Bassin du Congo sont gravement menacées par le changement climatique mondial et d’autres facteurs humains. L’exploitation forestière commerciale, l’exploitation minière, l’agriculture extensive, le développement des infrastructures, l’urbanisation rapide, la consommation d’énergie et le braconnage transnational des espèces sauvages en font partie.
LE RÔLE NÉGLIGÉ DES SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES
Les universitaires et les décideurs politiques ont tendance à considérer les sciences pures comme les seules disciplines capables d’offrir des solutions aux défis écologiques. Ils négligent parfois le rôle des sciences sociales et humaines, y compris les arts et la littérature, dans la lutte contre le changement climatique et les problèmes environnementaux. Mais cela est en train de changer, grâce à des domaines interdisciplinaires émergents, tels que les humanités environnementales. Elles utilisent des sources telles que les textes littéraires et artistiques. Ce domaine emprunte également des méthodes à des disciplines telles que la communication, l’histoire, la philosophie, les sciences politiques, la sociologie et l’anthropologie. Ma récente thèse de doctorat soutient que les textes littéraires et les études critiques de ces textes ont un rôle à jouer en vue de sauver le Bassin du Congo.
En m’appuyant sur l’écocritique postcoloniale et l’activisme littéraire environnemental, j’ai examiné une sélection de romans, de pièces de théâtre et de poèmes d’écrivains du Bassin du Congo. Leurs textes dépeignent ou condamnent les problèmes climatiques et environnementaux tels que la déforestation, l’activisme climatique des jeunes, le braconnage des animaux sauvages, la pollution de l’eau douce et l’urbanisation non planifiée. Ils remettent également en question des pratiques telles que l’injustice environnementale et les violations des droits des populations locales et autochtones. En bref, les textes littéraires représentent les problèmes climatiques et écologiques de manière à les rendre plus palpables et plus accessibles. Je suggère que la littérature peut servir d’appel à l’action climatique. Elle peut montrer comment les individus, les communautés et les institutions contribuent, atténuent ou s’adaptent au changement climatique, à la perte de biodiversité et à la dégradation de l’environnement. Les textes littéraires sont utiles pour la communication environnementale et ont la capacité de représenter la complexité.
LA RECHERCHE
Les auteurs dont j’ai étudié les œuvres sont : Athanasius Nsambu Nsahlai, Ekpe Inyang, Gaston-Paul Effa, Patrice Nganang, et Osée Colins Koagne du Cameroun, Étienne Goyémidé de la République Centrafricaine, Assitou Ndinga et Henri Djombo du Congo-Brazzaville, In Koli Jean Bofane du Congo-Kinshasa ou de la République démocratique du Congo et Nadia Origo du Gabon. J’ai analysé la manière dont leurs textes dépeignent les problèmes climatiques et écologiques du Bassin du Congo et y apportent des éléments de réponse. Par exemple, les romans Cheval-roi d’Effa, Temps de chien de Nganang, et The Buffalo Rider de Nsahlai représentent les relations entre l’humain et l’animal. Les romans Congo Inc : Le Testament de Bismarck de Bofane, Le Silence de la forêt de Goyémidé et Les Marchands du développement durable de Ndinga promeuvent les systèmes de connaissances et les pratiques autochtones des peuples Babinga et Ekonda. Ils remettent en question les aspects néfastes du capitalisme néolibéral, de la mondialisation et du développement durable. Des pièces de théâtre comme Water Na Life d’Inyang et Le Mal de terre de Djombo traitent respectivement de la pollution de l’eau douce et de l’urbanisation désordonnée. Les textes littéraires peuvent contribuer de multiples façons à la résolution de ces problèmes. Ils peuvent sensibiliser aux enjeux écologiques et favoriser la communication sur les différents problèmes environnementaux.
L’un des problèmes environnementaux du Bassin du Congo est la déforestation et ses conséquences pour l’humain et la nature. En 2020, des taux croissants de perte de forêts primaires ont été signalés dans le Bassin du Congo, avec la République démocratique du Congo et le Cameroun en tête du classement. Cette question est analysée dans des pièces telles que The Hill Barbers d’Ekpe Inyang et Le Cri de la forêt d’Henri Djombo et Osée Koagne. Ces pièces identifient les causes de la déforestation et suggèrent des moyens de l’enrayer. La littérature peut également motiver les gens à s’attaquer au changement climatique et amplifier le travail des activistes. Je soutiens que les écrivains du Bassin du Congo tels que Inyang, Djombo, Koagne et Origo ont prédit l’émergence d’un activisme climatique mondial chez les jeunes. Cet activisme est illustré par la Suédoise Greta Thunberg, l’Ougandaise Vanessa Nakate et le RD-Congolais Remy Zahiga, entre autres. Ces auteurs représentent de jeunes personnages africains, comme les enfants volontaires de la pièce Les Bénévoles de Djombo, qui luttent contre le changement climatique et les crimes environnementaux. La littérature est donc à la fois une source d’inspiration et un moyen de communication pour l’activisme climatique des jeunes dans le Bassin du Congo et bien au-delà.
CÉLÉBRER LE LIEN ENTRE L’HUMAIN ET LA NATURE
Les textes littéraires rappellent également aux humains leur relation avec le reste de la nature, y compris les animaux, les rivières et la terre. Des romans tels que ceux de Nsahlai, Effa et Nganang illustrent les enchevêtrements entre l’humain et l’animal. Des pièces de théâtre comme Water Na Life et Le Mal de terre mettent en évidence les enchevêtrements homme-eau et homme-terre. Elles montrent comment la mauvaise gouvernance et l’ignorance des liens entre l’humain et la nature conduisent à des problèmes écologiques. Non seulement les textes littéraires mettent en évidence les violations des droits de l’homme et des droits de la nature, mais ils décrivent également les conséquences de ces violations. La littérature peut également aider à dissiper les idées préconçues et les mythes. On peut en citer cette idée coloniale et raciste d’une Afrique édénique : une nature africaine imaginaire vierge et débarassée de toute présence humaine. C’est une idée qui alimente le colonialisme vert en Afrique. Et elle sous-tend le modèle très contesté de conservation de forteresse dans le Bassin du Congo. La conservation de forteresse consiste à chasser les populations de leurs forêts ancestrales au nom de la préservation de la nature. Si des mythes tels que celui de l’Afrique édénique sont identifiés et éliminés, les conservationnistes pourront être plus inclusifs et respectueux des populations locales et autochtones et de leurs systèmes de connaissances. Des romans comme Congo Inc. de Bofane, Le Silence de la forêt de Goyémidé et Les Marchands du développement durable de Ndinga sont utiles à cet égard. Ils mettent en avant les connaissances et les pratiques des personnes qui ont habité les forêts du Bassin du Congo depuis des temps immémoriaux.
LES PERSPECTIVES
La crise climatique et environnementale mondiale n’est pas seulement une crise du capitalisme et de l’industrialisation. C’est aussi une crise de la culture. C’est pourquoi il faut se débarrasser des métaphores culturelles et des idées philosophiques telles que la séparation entre l’humain et la nature. Ces idées ont longtemps encouragé la domination et l’exploitation de la nature et des animaux par les humains. À travers le cinéma, la musique et la littérature, les humains en sont venus à se construire une image d’eux-mêmes comme étant différents et supérieurs au reste de la nature. Mais la littérature peut aussi célébrer les enchevêtrements entre les humains et la nature et s’inspirer de cultures telles que celles du Bassin du Congo. De manière très significative, la littérature offre des moyens considérables pour communiquer sur des questions complexes telle que l’actuelle urgence climatique mondiale. La littérature peut donc contribuer, en plus d’autres disciplines académiques et efforts - politiques, scientifiques et technologiques - à protéger la biodiversité et les populations du Bassin du Congo.
PAR KENNETH TOAH NSAH
* EXPERT IN cOMPARATIVE lITERATURE AND ENVIRONMENTAl HUMANITIES, AARHUS UNIVERSITY (THEcONVERSATION.cOM)
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LES VÉRITÉS D'ADAMA NDIAYE SUR LES ASSURANCES
Comment fonctionne la micro assurance? Jusqu'à quel niveau nous sécurisons l'économie? Pourquoi notre secteur communique si peu? Quelle est la manne de retraite dont s'occupe les assureurs - Réponse du directeur de la société sénégalaise de réassurances
En prélude à la tenue de la 46è assemblée générales de la Fédération des sociétés d’assurances de droits national africaines (FANAF), à Dakar, les assureurs ont tenu une conférence de presse mercredi pour communiquer sur cet événement, ses enjeux et les perspectives du secteurs dans un contexte d'émergence de nouvelles pandémies comme la COVID-19.
En marge de cette conférence de presse, Adama Ndiaye, le président de la Société sénégalaise de réassurance et président du Comité d’organisation de ladite 46è assemblée générale a accordé une interrogée exclusive à AfricaGlobe.Info et AfgricaGlobe Tv pour discuter de diffénetes questions sur les assurances.
Au menu de l’entretien, la naissance et le développement timide de la micro assurance, les enjeux de l’assurance pour les petites bourses, la suspicion (injustifiée ?) que l’opinion entretient vis-à-vis des assurances. Pour Adama Ndiaye, les assurances ce n’est pas du tout une affaire de bourgeois et objectivement tout individu devrait souscrire à une assurance.
Sur un autre plan, M. Ndiaye parle du rôle stratégique que joue les assuranceurs dans la sécurisation de l’économie et la masse monétaire de la retraite dont s’occupe le secteur. Les détails dans cette vidéo.
LA BIENNALE DAK’ART FAIT SON RETOUR
Dakar renoue avec l’énergie de la créativité ! La Biennale d’art africain contemporain Dak’Art fait son retour pour sa quatorzième édition.
C’est parti pour la quatorzième édition de la Biennale d’art africain contemporain Dak’Art axé sur le thème général «I Ndaffa/Forger/Out of the fire». Le coup d’envoi a été donné hier, jeudi 19 mai, par le Président de la République, Macky Sall, après deux ans d’attente en raison de la pandémie de covid-19. Une kyrielle d’expositions à visiter jusqu’au 21 juin prochain.
Dakar renoue avec l’énergie de la créativité ! La Biennale d’art africain contemporain Dak’Art fait son retour pour sa quatorzième édition.
Après deux années de pause en raison de la pandémie de covid-19, le grand rendezvous de la créativité africaine a débuté hier, jeudi 19 mai et se poursuivra jusqu’au 21 juin prochain. Il s’inscrit sous le thème «I Ndaffa/Forger/Out of the fire» qui signifie «forger» en langue sérère. «Forger nous plonge dans la création. C’est-à-dire la capacité d’un individu ou d’un groupe à imaginer ou à construire et donner forme à un concept neuf, un objet nouveau ou à découvrir une solution originale à un problème», a expliqué le Président de la République, Macky Sall qui présidait la cérémonie d’ouverture. Les deux pays d’honneur de Dak’Art 2022 sont la Chine et la Côte d’Ivoire.
«La Chine est un grand pays à la civilisation millénaire où l’esprit s’est sublimé dans la création d’œuvres artistiques et artisanales aussi belles qu’ingénieuses (…). La Côte d’Ivoire a très bientôt compris, avec le Sénégal, la puissance de l’art comme marqueur d’identité et facteur de développement et d’ouverture au monde», a fait savoir Macky Sall. Cette année, 59 artistes visuels et collectifs sont retenus pour l’exposition officielle internationale qui mettra en lumière une belle palette de créations avec des innovations et qui intègre «un focus» sur le grand maitre malien Abdoulaye Konaté, grand prix du chef de l’Etat lors de la biennale 1996.
L’ancien Palais de justice de Dakar où est érigée une maison de la Biennale sur le parvis, la maison de la Culture Douta Seck, la Corniche Ouest (projet Ndokhantou), le musée des Civilisations Noires, le musée Théodore Monod, le Monument de la Renaissance, l’UCAD, les Manufactures des Arts décoratifs de Thiès, entre autres endroits, vont accueillir des expositions et d’autres activités comme un colloque, des programmes pédagogiques, des rencontres professionnelles, la tenue de la première édition du Marché international de l’Art africain de Dakar (MIAD) organisé par le peintre Kalidou Kassé. «Les expositions du Off disséminées dans toute la ville de Dakar, dans d’autres départements du pays et de la diaspora offrent une vitrine à des artistes qui n’ont pas été sélectionnés dans des expositions officielles. Le Off qui a contribué à l’émergence de nombreux artistes sénégalais comme étrangers compte cette année plus de 400 manifestations», a indiqué le président du Comité d’orientation de la Biennale, Me Moustapha Ndiaye.
«LA BIENNALE 2018 A GÉNÉRÉ PLUS DE 8 MILLIARDS DE TRANSACTIONS D’ŒUVRES D’ART»
En effet, concernant l’impact socio-économique de la Biennale, Me Moustapha Ndiaye a annoncé que «la Biennale 2018 a généré plus de 8 milliards de transactions d’œuvres d’art». Une évaluation faite par le secrétariat de la Biennale et l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie, selon lui. Sur ce, il a invité les sociétés à soutenir le secteur de la culture. «Je profite de cette tribune pour demander à nos entreprises publiques et privées dans l’esprit de I Ndaffa de créer, imaginer de nouveaux modèles économiques pour le financement et la valorisation de l’industrie culturelle», a laissé entendre Me Moustapha Ndiaye.
LE PLAIDOYER DE SIDIKI DIABATÉ POUR LE MALI
De l’ambiance, il y en avait également lors de la cérémonie d’ouverture de la Biennale avec l’Orchestre Baobab, le chanteur malien qui va d’ailleurs animer le concert de lancement ce vendredi à l’ancien palais de justice. Sidiki Diabaté a profité de sa prestation pour envoyer un message fort à Macky Sall. «Le griot de l’Afrique est là ce matin pour vous faire plaisir ici à Dakar, et pour vous dire que le Mali et le Sénégal, c’est le même pays (...) Monsieur le Président, je suis là pour déployer l’amour du Mali envers vous et vous faire changer d’avis, oui on vous aime Monsieur le Président et demande aussi des doléances pour que la situation puisse changer pour mon pays, le Mali», a déclaré le jeune chanteur. Pour rappel, le Mali a été placé par la CEDEAO sous embargo depuis que la junte militaire qui dirige le pays, a annoncé le report des élections. Par ailleurs, le peintre éthiopien Tegene Kunbi Senbeto a reçu des mains de Macky Sall le prix du Président de la République d’une valeur de 20 millions de F CFA.