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30 août 2025
LA MACHINE VA REDÉMARRER ET RETROUVER SON FONCTIONNEMENT NORMAL
Senelec avait jusqu’ici préféré le silence, à part les 2 communiqués. Son Directeur général a parlé hier sur la Rts. Et c’est pour assurer que « toutes les dispositions nécessaires ont été prises sur toute la chaîne d’approvisionnement ».
Senelec avait jusqu’ici préféré le silence, à part les 2 communiqués. Son Directeur général a parlé hier sur la Rts. Et c’est pour assurer que « toutes les dispositions nécessaires ont été prises sur toute la chaîne d’approvisionnement ». Pape Demba Bitèye d’ajouter : « Ce qu’il faut dire, c’est que la centrale de Contour Globlal est revenue en exploitation normale. On a recouvert les 85 mégawatts. Maintenant, nous sommes en train de faire les approvisionnements avec la centrale de Tobène Power qui est de 105 Mw.
Et comme le technicien l’a rappelé, dès que le fioul sera là en quantité suffisante, la machine va redémarrer et retrouver son fonctionnement normal ». S’agissant de la « qualité du combustible reçu », il explique « contrairement à ce qu’on a eu à connaître, vous l’avez vu, le combustible n’a pas atteint les moteurs ».
Selon lui, l’Etat a pris une « bonne décision », peut-être qui nous a sauvés aujourd’hui en confiant « tout l’approvisionnement en combustible à la Sar qui est spécialisé dans cela et qui fait le process du début à la fin jusqu’à l’approvisionnement des centrales de Senelec ». Et comme le révélait Bés bi dans son édition du jeudi, la Sgs a bien délivré un certificat de qualité, préalable à la distribution. « Le contrôle qualité a été effectué et les spécifications que nous avons reçues nous montrent que le combustible est conforme », a-t-il ajouté.
GENÈVE ABRITE CE VENDREDI UN DÉBAT SUR LA PLACE DE L’AFRIQUE DANS LE 21ÈME SIÈCLE
En apothéose de ce banquet intellectuel, le directeur de Continent Premier et correspondant permanent du «Soleil» de Dakar El Hadji Gorgui Wade Ndoye propose un banquet culinaire mettant en valeur le savoir-faire culturel du Sénégal
La Journée mondiale de l’Afrique célébrée chaque année le 25 mai depuis 2015 fera l’objet d’un débat intitulé « Quelle place pour l’Afrique dans le 21ème siècle ? ». En apothéose de ce banquet intellectuel, le directeur de Continent Premier et correspondant permanent du «Soleil» de Dakar El Hadji Gorgui Wade Ndoye propose un banquet culinaire mettant en valeur le savoir-faire culturel du Sénégal. D’éminentes sommités intellectuelles et un public divers y prendront part.
Dans la poursuite du cycle de conférences lancé depuis 2012 aux Nations-Unies autour de «L’Afrique dans la géopolitique internationale : Souveraineté et démocratie», les intervenants aborderont ces sujets : « Architecture mondiale pour la préparation, la prévention et la riposte face aux épidémies et pandémies : quel rôle pour l’Afrique ? » - Le Médecin-colonel Ibrahima Socé Fall. « Les politiques de l’émergence et la place de l’Afrique dans le monde » - Professeur Didier Péclard du Département de science politique et relations internationales et Directeur du master en études africaines au Global Studies Institute de l’Université de Genève. «Quel modèle d’industrialisation pour l’Afrique?»- Professeur Gilles Carbonnier, Economiste, Vice- Président de la Croix Rouge Internationale (CICR). « Repenser les modalités de la présence de l’Afrique » Professeur Felwine Sarr, écrivain, essayiste, éditeur et musicien. Professeur d’économie et de philosophie africaine. Co-auteur du rapport Sarr-Savoy sur «la restitution du patrimoine culturel africain».
La rencontre est modérée par Madame Mama Anne - Diplômée d’un Executive Master en Politiques et Pratiques du Développement de l’Institut des Hautes Études Internationales de Développement de Genève- Cheffe de service d’une direction « Cohésion sociale, logement et sécurité », dont la mission est d’œuvrer au renforcement de la solidarité, d’améliorer le bien-être de la population et de prévenir toutes les formes d’exclusion.
Cette occasion sera aussi celle de célébrer les 18 ans du lancement au Club suisse de la presse du magazine panafricain en ligne Continent Premier et les 3 ans du « Gingembre Littéraire » dont trois éditions ont eu lieu dans plusieurs villes sénégalaises autour du «Vivre Ensemble».
Le débat sera suivi d’une soirée de gala avec repas et animations diverses, ainsi que d’une animation musicale au restaurant sénégalais « Le Palmarin », 14 rue de Bâle, aux Pâquis. Ce restaurant tenu par des filles du grand lutteur Ambroise Sarr de Joal se propose de faire découvrir différentes déclinaisons de l’art culinaire sénégalais et notamment le plat national «Ceebu jën», inscrit récemment, au patrimoine immatériel de l’humanité de l’Unesco.
De leurs côtés des artistes africains et suisses sous la houlette de Dr. Momar Seck ont mis à disposition de magnifiques œuvres, des écrivains et de jeunes entrepreneurs ont, également, offert des articles pour la vente aux enchères et la tombola afin de contribuer au financement de l’association organisatrice dont les activités sont largement financées sur fonds propres
MON AMBITION POUR LA BIENNALE ET POUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA CULTURE SE CONSTRUIT PROGRESSIVEMENT
Le Président Macky Sall qui a procédé à l’ouverture de la biennale de Dakar a dégagé les grandes orientations pour la culture, avant de justifier le choix porté sur la Chine et la Côte d’Ivoire comme pays invités d’honneur.
Le Président Macky Sall qui a procédé à l’ouverture de la biennale de Dakar a dégagé les grandes orientations pour la culture, avant de justifier le choix porté sur la Chine et la Côte d’Ivoire comme pays invités d’honneur.
« La Chine est un grand pays à la civilisation millénaire où l’esprit s’est sublimé dans la création d’œuvres artistiques et artisanales. Les créateurs de ce pays ont admirablement réussi à concilier le génie propre du peuple chinois, ses cultures et ses traditions à la dimension universelle de l’art », a indiqué le Chef de l’Etat. Concernant la Côte d’Ivoire, il a indiqué que ce pays a « très tôt compris, avec le Sénégal, la puissance de l’art comme marqueur d’identité et facteur de développement et d’ouverture au monde. C’est ainsi que dès 1962, ce pays a créé sa première école d’art ».
Puis, revenant sur le thème général de cette Biennale « I Ndaffa », qui signifie forger en langue sérère, il a martelé : « Forger oui, mais que forger ? La forge, dit-on, comporte un aspect cosmogonique et créateur. Forger nous plonge dans la création, c’est-à-dire la capacité d’un individu ou d’un groupe à imaginer ou à construire et donner forme à un concept neuf ».
« La formation, une impérative » selon le Chef de l’Etat
Selon lui, « Dire ‘I Ndaffa’, c’est donc creuser, dans l’histoire propre du peuple, explorer ses trésors et élever ce qui est touffu à la forme supérieure de l’être, c’est-à-dire l’Art. (...).
Tenant beaucoup à la construction de l’Ecole nationale des arts et métiers de la culture, qu’il compte édifier dans la nouvelle ville de Diamniadio, le Président de la République a indiqué que cette nouvelle école devra « permettre à la communauté artistique de se réinventer dans ses métiers et dans ses projets ».
Macky Sall a également estimé que « le marché de l’art devrait permettre de transformer le potentiel esthétique en valeur économique ».
Il a par ailleurs souligné que son ambition pour la Biennale et pour le développement de la culture se construit progressivement. « En plus du Musée des civilisations noires, nous avons également les chantiers du Mémorial de Gorée que je vais construire à compter de cette année, ainsi que du Mémorial du Joola. Il en est de même des Maisons de la jeunesse et de la citoyenneté dans les 46 départements du Sénégal, tout comme l’ancien Palais de justice qui est en train d’être transformé en un palais des arts ».
En 2018, dit-il, il avait décidé d’augmenter la subvention de l’Etat à la Biennale, mais tient-il a précisé, « cette édition, nous sommes passés à un milliard de francs et ce n’est pas suffisant. C’est pourquoi, j’ai demandé pendant cette édition que les sociétés nationales du Sénégal puissent apporter leur contribution ». Il a ainsi annoncé « la création d’un fonds de soutien à la participation aux grands événements du monde pour contribuer à la promotion de nos œuvres d’arts ». Mais, renchérit–il, « il faudra d’autres subventions pour accompagner le salon national des arts visuels ».
Par Mamoudou Ibra Kane
GANA, TU NE MARCHERAS JAMAIS SEUL !
De sa définition simple de « sport opposant deux équipes de onze joueurs, où il faut faire pénétrer un ballon rond dans les buts adverses sans utiliser les mains », le JEU sportif du football est devenu un ENJEU : social, économique, politique
De sa définition simple de « sport opposant deux équipes de onze joueurs, où il faut faire pénétrer un ballon rond dans les buts adverses sans utiliser les mains », le JEU sportif du football est devenu un ENJEU : social, économique, politique et géopolitique. Il faut même ajouter : culturel et cultuel. Jeu ? plutôt Dieu FOOT ! Marquer des buts sans utiliser… les mains ? Sauf bien sûr, « la main de Dieu » de Diego ! Encore que les règles dites de Cambridge, esquissées en Angleterre en 1848 par des étudiants, n’interdisaient pas l’usage de la main, privilège donné au seul gardien de buts.
Autres temps. Il faut être bien naïf pour croire que le foot d’aujourd’hui n’est qu’un simple jeu. Ce monde d’alors, où le football se jouait en s’amusant, chantant et dansant la Samba ou le Tango ; ce monde-là, MALHEUREUSEMENT, n’est plus d’actualité. Il est mort.
Idrissa-Gana-Guèye. Ton prénom et nom, fièrement portés et qui retentissent fort dans la planète footballistique et politique, nous donnent envie de te dire : « Tu ne marcheras jamais SEUL ! » You’ll never walk ALONE ! t’aurait dit ton coéquipier champion d’Afrique, King Sadio Mané reprenant avec force le slogan fétiche des reds de Liverpool, le club de la Mersey. Son club à lui, Nianthio, qui s’apprête à aller à la conquête du Real Madrid de Karim Benzema et peut-être du Ballon d’Or. Conquête également de Paris, la capitale française qui accueille, samedi 28 mai, la finale de la Ligue des champions européenne.
Le Paris de Gana Guèye. Quelle coïncidence ! C’est ce Paris-là, entendez la France tout entière qui veut faire payer par l’enfer, le doux refus d’Idrissa Gana Guèye de porter le maillot floqué aux couleurs LGBTQ+. Un maillot destiné, dit-on pour la circonstance, à lutter contre l’homophobie. Suffisant pour que le joueur du Paris Saint-Germain soit lynché, menacé, acculé et accusé de tous les péchés d’Israël. Voudrait-on faire croire que les droits des LGBTQ+ -libre à eux de vivre leur vie- sont plus importants que les droits d’Idrissa Gana Guèye, on ne s’y prendrait autrement. Faudrait-il alors considérer que tous les droits et libertés doivent s’effacer devant ceux des homosexuels ? Que fait-on des droits et libertés de l’international sénégalais ? La patrie des droits de l’Homme, enfin soi-disant ou du moins jusqu’à une certaine époque, s’est trahie avec cette affaire Gana Guèye, que le Landerneau politique français, jusqu’au plus haut niveau, a fini de transformer en affaire d’Etat.
Convictions. Nous ne parlons même pas de religion, puisque Dieu reconnaîtra les siens. De convictions, il est question ici de respect de ce qu’Idrissa Gana Guèye a de plus précieux en son âme et conscience. Il s’agit aussi et surtout de respecter sa propre compréhension de sa mission et de sa responsabilité sportive, sociale et sociétale sur un terrain de football. Le « Parisien » qu’il est de par son contrat de travail, ne s’en est pas pris aux LGBT, à ce que l’on sache. Il a simplement, de bon droit, décidé en le signifiant à son entraîneur qui ne s’en est pas formalisé d’ailleurs, qu’il préférait rester ce jour-là dans les gradins du stade de Montpellier. Il a regardé et le match et ses coéquipiers jouer et gagner avec leur maillot de circonstance. Cela doit suffire sauf si la France lui cherche la petite bête. La demande d’explications du Conseil national de l’éthique de la Fédération française de football adressée au joueur, est mal venue.
Que cherche-t-on à lui faire dire ? La tentative d’isolement de Gana et de tous ceux qui préfèrent s’abstenir sur le sujet LGBT est manifeste. Pendant ce temps, les racistes et les xénophobes peuplent les stades, plus particulièrement européens, sans aucune volonté sincère de les en exclure.
La morale à tirer du refus de Gana est qu’il faut cesser de voir les footballeurs comme de simples faire-valoir. Des jeunes garçons (et filles, pour parler du foot féminin), en culotte courte qui courent derrière un objet appelé « ballon rond ». Grande erreur ! Ils ne sont pas que cela. Les footballeuses et footballeurs sont des êtres humains, doués d’amour et de raison. Par la force des choses, Idrissa Gana Guèye est devenu pour le Sénégal, le plus grand DÉNOMINATEUR COMMUN. Autrement dit, un exemple achevé de samm jikko yi !
Par Moussa KAMARA
LE BIEN ET LE MAIL
Tous ceux qui s’agitent sur le cas de Gana Gueye pour le déplorer parce que LGBT qu’ils sont, montrent à la face du monde leur inconséquence. Ils foulent du pied les lois qu’ils ont édictées hier.
J’imagine la détresse de Pécresse qui demande une sanction contre Gana Gueye qui a donc refusé d’enfiler le maillot floqué aux couleurs LGBT. Ils ne vont pas désemparer et tenteront toutes les actions qui les conduiront à leur victoire. Mais leur détermination trouvera du répondant au Sénégal entre autres pays musulmans qui se dresseront devant eux.
Gana n’est pas comme Wally qui avait publiquement arboré le T-shirt des ‘’tantines’’ et autres ‘’hommes-femmes’’ qui sont nombreux en ce pays mais forcés de se terrer. Cette contrainte à leur corps défendant que d’autres dénoncent à leur place. Par « autres » il faut entendre Onu, Unesco, Ong des droits de l’homme et hautes autorités gouvernementales en Europe et en Amérique principalement. Wally Seck, comme tout comme beaucoup d’autres adore les contrats juteux. N’ayant guère usé leurs culottes sur les bancs de l’école, leur préoccupation principale est de se remplir rapidement les poches. Il est très difficile de défendre des gens qui manquent de culture. On peut être analphabète et posséder une solide culture comme le défendait Amadou Hampaté Ba.
Après le scandale de Dubaï, qui a horrifié toutes les bonnes âmes mais a laissé de marbre tous ceux qui déglutinent aujourd’hui sur Gana Gueye, on ne peut que constater cette indignation très sélective. C’est vrai qu’avec des millions de francs des filles et des mecs sont prêts à accomplir des choses abominables et inimaginables. Ceux-là manquent foncièrement de dignité.
Gana gagne bien sa vie et il le doit uniquement à son talent de footballeur. Dans le milieu du foot et ailleurs il y a énormément de gays. Leur monde s’effondre et ils veulent entrainer dans leur déchéance tous ceux qui ne partagent pas leurs vices. Vices qu’ils cachent sous les traits de droits de l’homme. Avez-vous jamais vu un raciste reconnaitre les droits des personnes qu’il abhorre ?
Tous ceux qui s’agitent sur le cas de Gana Gueye pour le déplorer parce que LGBT qu’ils sont, montrent à la face du monde leur inconséquence. Ils foulent du pied les lois qu’ils ont édictées hier. Parce que simplement Gana est nègre et musulman. Ce choc des civilisations ne s’atténuera qu’avec la victoire finale des gens du Bien sur ceux du Mal.
«POUR LE MOIS DE SEPTEMBRE, ON PEUT DIRE QUE C’EST DÉJÀ CALÉ»
Selon le Dtn Mayacine Mar, toutes les conditions sont réunies pour que les poulains d’Aliou Cissé puissent jouer lors de la fenêtre Fifa du mois de septembre
En vue de la préparation pour la Coupe du monde Qatar 2022, l’équipe nationale du Sénégal va jouer un match amical au mois de septembre. Même si l’adversaire demeure inconnu, selon le Directeur technique national (Dtn), Mayacine Mar, toutes les conditions sont réunies pour trouver un sparring-partner.
Pour une bonne participation à la Coupe du monde prévue du 21 novembre au 18 décembre 2022 au Qatar, les responsables du football sénégalais sont en train de peaufiner des stratégies en vue de décrocher des matchs amicaux.
Selon le Dtn Mayacine Mar, toutes les conditions sont réunies pour que les poulains d’Aliou Cissé puissent jouer lors de la fenêtre Fifa du mois de septembre. «Au mois de septembre, ce sera une fenêtre qui permettra à l’équipe de jouer. Et on peut dire que c’est déjà calé, en plus des deux matchs que nous allons jouer en éliminatoires», a indiqué le Directeur technique national.
Même si l’adversaire demeure pour le moment inconnu, Mayacine Mar estime que la Fédération Sénégalaise de Football (Fsf) travaille pour trouver un sparring-partner. Avec les programmations des matchs des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Côte d’Ivoire en 2023, le Dtn affirme que c’est difficile de trouver des adversaires. «D’abord, ce n’est pas facile d'avoir les dates Fifa pour permettre aux équipes qualifiées à la Coupe du monde de jouer des matchs amicaux. Il a fallu batailler ferme avec la Caf pour au moins que les gens diminuent les matchs. Au lieu de quatre matchs pour le mois de juin, ils les ont réduits à deux matchs pour permettre aux équipes qualifiées à la Coupe du monde d'y glisser un ou deux matchs», affirme le Dtn.
Malgré la volonté des responsables du football sénégalais de jouer avec le Venezuela, l’Uruguay ou la Colombie, Mayacine Mar pense qu’il n’est plus possible de jouer avec une équipe issue du continent américain à cause du règlement de la Fifa. «Pour le mois de juin, nous voulons avoir une équipe de l’Amérique du Sud, mais le règlement de la Fifa interdit le plus de vol de 5 heures. C’est cela la difficulté. Venezuela, Uruguay ou Colombie, le temps de vol entre ces pays et le Sénégal dépasse 5 h de vol. C’est ce qui fait que c’est difficile de les avoir comme adversaires. On voulait même délocaliser ce match en Europe, mais c’est toujours difficile. Mais je pense qu’on trouvera un match entre le 12-13-14 juin», renseigne le Dtn.
Abordant l’absence de Sadio Mané sur la liste des 8 meilleurs joueurs de la Premier League, Mayacine Mar indique ne pas comprendre ce choix. «S’il y a deux ou trois meilleurs joueurs de la Première League, Sadio Mané devrait être présent. Mais choisir huit joueurs et le laisser, on ne comprend pas. Ils peuvent trouver toutes les excuses pour écarter Sadio Mané, mais même s’il n’est pas déclaré Ballon d’Or européen, nous, nous le déclarons déjà Ballon d’Or européen et africain», dit Monsieur Mar.
Parlant des sanctions de la Fifa contre le nouveau stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio après la rencontre face à l’Egypte comptant pour la manche retour des barrages de la Coupe du monde, Mayacine Mar souligne que rien n’est encore officiel. «Pour le moment, on ne peut pas se prononcer sur la sanction parce qu’on n’a pas encore reçu la lettre officielle. C’est une sanction que nous avons apprise à travers la presse. On attend de recevoir la notification officielle pour pouvoir nous prononcer. Mais quoi qu'il en soit, on prendra les mesures qu’il faut», a-t-il conclu.
LE COUP DE GOÏTA
Depuis un mois, les militaires sénégalais déployés au Mali attendent la relève bloquée à Dakar par la fermeture de l’espace aérien. Une action de représailles des autorités de Bamako aux sanctions de la CEDEAO
Le contingent sénégalais, qui devait prendre la relève du 10ème bataillon, est bloqué à Dakar depuis 1 mois. Pourquoi ? Le Quotidien a appris que les autorités de la Transition malienne refusent que les Casques bleus sénégalais atterrissent à Bamako en provenance des aéroports du Sénégal… La raison ? Elles invoquent les sanctions de la Cedeao pour justifier cette mesure.
Au niveau de l’Armée, l’information du blocage du contingent a été confirmée. Elle ne commente pas les raisons évoquées ci-haut. D’après elle, les questions de déploiement se règlent au plus haut niveau. «On nous demande de déployer, on le fait. Mais, les raisons que vous invoquez sont vraiment d’ordre politique parce que cela relève des autorités. Cela dépasse l’Armée. Le contingent est toujours là et celui qui est au Mali attend la relève», admet un officier supérieur.
En vérité, il s’agit d’une mesure de rétorsion de la junte malienne contre Dakar pour protester contre les sanctions de la Cedeao. A quoi joue le Colonel Assimi Goïta en fermant de façon insidieuse son espace aérien à l’une des plus grandes forces militaires de la Minusma ? Pourquoi déciderait-il de se priver des Casques bleus sénégalais qui sont les plus respectés en territoire malien ? Après les massacres à Ogossagou au Centre du Mali entre 2019 et 2020, c’est le 10ème contingent sénégalais, composé de 850 Jambaars, qui avait réussi à stabiliser la zone en faisant preuve d’«exemplarité». Général Philippe Pottier, chef d’Etat-major de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, faisait ainsi l’éloge du 10ème bataillon, qui était déjà en fin de mission. C’était le 23 mars dernier. Pour lui, les «deux années de présence du bataillon sénégalais ont permis la signature d’un accord de paix entre les communautés». «Je pense que c’est une grande réussite de la mission. C’est l’exemple même de ce que la Minusma peut apporter au Mali dans la réconciliation entre les communautés», avait déclaré Gl Philippe Pottier. Il avait salué «l’engagement du Sénégal au service de la paix» et apprécié le comportement des Casques bleus sénégalais «extrêmement courageux qui n’hésitent pas à prendre les risques pour la protection des populations».
Après ces éloges à l’endroit des hommes du Colonel Théodore Adrien Sarr, commandant du 10ème détachement déployé au Mali, le Colonel Mathieu Diogoye Sène et ses troupes du 11ème bataillon devaient prendre la relève pour poursuivre le chemin tracé par des milliers de Jambaars, qui fréquentent les missions onusiennes depuis plusieurs décennies. «Nous sommes prêts pour rejoindre le terrain. Les unités sénégalaises sont des unités qui sont aguerries. Aujourd’hui, quelle que soit la durée d’attente, le bataillon est prêt à exécuter la mission dans le théâtre malien», avait assuré le Colonel Sène. Aujourd’hui, tout a changé au Mali : L’Armée française et les Forces spéciales européennes ont levé… les camps, après quasiment 10 ans de missions.
Le 15 mai, avec un propos revendicateur, les autorités de Transition malienne annonçaient leur retrait des «organes du G5 Sahel, y compris la Force conjointe». Mis en place en 2014 puis lancé en 2017 par le Mali et le Burkina Faso, la Mauritanie, le Tchad et le Niger, alors que l’étau des djihadistes se resserrait autour de ces Etats, le G5 est composé d’environ 5000 militaires. Il y a aussi la montée des nationalistes, qui voient d’un mauvais œil la présence de militaires étrangers sur leur territoire. Ce sentiment semble être alimenté par la junte, frappée durement par des sanctions de la Cedeao pour son refus d’organiser la transition dans les délais requis. Est-ce que tous les autres pays membres de l’organisation sous-régionale, contributeurs à la Minusma, seront-ils logés à la même enseigne ? Il y a le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria…
Cette décision, qui frappe le contingent sénégalais, montre la volonté clairement affichée de la junte de confier les clefs de son écosystème sécuritaire aux paramilitaires de Wagner. Son déploiement au Mali a stupéfait la Communauté internationale. Dès fin mars, ils ont été accusés, ainsi que les Fama, d’avoir commis des exactions sur des civils à Moura, situé dans le Centre du Mali. Qui est plongé depuis 2012 dans une crise sécuritaire profonde.
LES LÉGISLATIVES AURONT BEL ET BIEN LIEU
Thérèse Faye répond aux menaces des leaders de YAW
Le rejet de la liste de Yewwi Askan Wi (Yaw) du département de Dakar n’empêchera pas la tenue des élections législatives. C’est la réponse de Thérèse Faye Diouf, administratrice générale du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip), aux menaces de Sonko et Cie. Dans cette interview, la maire Diarrère demande également aux les leaders de Benno Bokk Yaakar (Bby) de mettre de côté leurs égos et leurs querelles internes pour travailler ensemble jusqu’à la victoire écrasante de leur coalition
Le landerneau politique est en pleine ébullition à l’approche des prochaines élections législatives, pensez-vous que BBY va garder sa majorité à l’Assemblée nationale ?
Une élection, c'est en quelque sorte une compétition entre partis, coalitions de partis ou mouvements indépendants. Et comme toute compétition, elle suscite des passions et souvent des tensions. Et cela est normal tant que tout le monde respecte les règles du jeu démocratique. Car en définitive, l'élection est l'affaire des hommes politiques, elle concerne directement les populations qui vont voter le moment venu. Pour nous qui incarnons la mouvance présidentielle, les prochaines législatives sont extrêmement importantes. Il s'agit en effet d’une occasion à ne pas manquer, car il faut impérativement donner une majorité écrasante au président de la République pour lui permettre de continuer sans anicroche ses programmes ambitieux en faveur des populations. Nous allons vers elles pour leur expliquer les enjeux de l'heure, leur dresser un bilan à mi-parcours et les perspectives prometteuses. Aujourd'hui, les réalisations du Président Macky Sall dans tous les secteurs sont visibles partout dans le pays. Ses résultats fort élogieux suffisent à plaider pour lui, donc à lui assurer la majorité à l’Assemblée nationale. Les Sénégalais sont conscients des enjeux et savent faire la part des choses. Il s'agit pour le Benno Bokk Yaakar (Bby) d'aller à la rencontre des populations pour donner une majorité absolue au Président Macky Sall, pour lui permettre de parachever son travail de mise en œuvre des politiques publiques dans un contexte de crise de toutes sortes que traverse le monde.
L’opposition affirme que la liste de la coalition Bby doit être rejetée à cause d’un surplus de parrains. Que répondez-vous à ça ?
C'est pathétique. Rien que de la poudre aux yeux. De la manipulation. Ils doivent trouver mieux à présenter aux Sénégalais pour justifier leur propre turpitude. C'estjuste une manière pour eux de semer le doute dans l'esprit des populations et de les distraire. Mais cela ne passera pas. Ils ont affaire avec la Direction Générale des Élections (Dge) qui se réfère aux textes. En quoi l'invalidation de leur liste pour non respect de la parité nous concerne. En réalité, les membres de la coalition Yaw veulent faire dans la diversion en parlant de surplus de parrainage aux Sénégalais, en sortant des phrases du genre : "Eh voilà, la justice est partiale au Sénégal. Elle ne s'applique pas à tout le monde, que Bby n'est pas dans les normes avec 55 328 au lieu de 55 327 parrains donc un parrain de plus et pourtant leur liste est validée...". Or, tout le monde sait que leurs allégations ne sont pas fondées. Elles procèdent purement et simplement de l'affabulation politique et politicienne. Si leur liste est rejetée, ces leaders en manque d'expérience politique n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes. Et prochainement ils s'astreindront à respecter les textes qui encadrent les élections.
Des leaders de YAW disent qu'il n’y aura pas d’élections au Sénégal si leur liste de Dakar est invalidée…
Ce qui est sûr, c'est que leur liste pour le compte du département de Dakar est invalidée par la DGE parce que n'ayant pas respecté la parité et comme beaucoup d'autres listes pour des raisons diverses. Mais d'abord passons les étapes des recours qui vont permettre à certains de se rattraper. On veut bien que tout le monde participe à ces élections, mais il faudra que chacun soit à mesure de respecter la loi et les règles qui organisent les élections. Nous sommes dans une démocratie majeure qui a traversé toutes formes de situations depuis l'époque des pères fondateurs. Entre les déclarations et la réalité, il peut souvent y avoir un écart. Dire qu'il n'y aura pas d’élections au Sénégal parce qu'une telle ou telle liste est rejetée pour des raisons valables, c'est vraiment ne pas connaître ce qu'est un Etat. Mais nous sommes habitués à ces genres de déclaration. La politique et les intimidations vont souvent de pair. Ce qui est sûr, c'est que les législatives auront bel et bien lieu au Sénégal, s'il plaît à Dieu. Et ils savent pertinemment que les prochaines législatives vont montrer qu'ils ne pèsent réellement pas lourds contrairement à leurs déclarations tous azimuts, malgré leur débâcle lors des dernières élections territoriales.
Les listes des personnes investies sous la bannière de Bby ne sont toujours pas connues. Qu’est ce qui explique cela ?
Nous sommes respectueux des règles qui organisent et garantissent la bonne tenue des élections. Nos listes seront publiées le moment indiqué. Ce qui se passe est le résultat d'un montage mal aménagé et des intérêts divergents. Nous respecterons tout le processus encadré par le code électoral et ce sera le cas jusqu'au soir du scrutin. Une démocratie, c'est aussi le respect des fondamentaux. C'est ce qui garantit l'équilibre dans le jeu politique.
Ce retard sur la publication des listes de Bby s’explique-t-il par une crainte de la part du Chef de l’état de faire face à une fronde au sein de sa coalition ?
Je ne le pense pas sincèrement. Dans tous les cas, on ne peut pas tous être sur la liste, mais on doit tous se mobiliser autour d'elle pour garantir au président de la République la victoire qui nous c o n c e r n e tous. Je p e n s e h u m - b l e - ment qu'il est plus judicieux d’attendre la validation des listes pour passer à leur publication. En outre, comme je l'ai déjà dit, Benno Bokk Yaakaar s'est inscrit dans le respect des règles du jeu démocratique depuis 2012. C'est qui donne à notre coalition sa vitalité et sa longévité. Jamais une coalition n'avait pu résister aussi longtemps. Pour ma part, les investitures sont derrière nous, le focus est maintenant sur la campagne pour une victoire éclatante de Bby.
Pensez-vous que vous allez être investie ?
Attendons de voir les listes, mais quoiqu'il arrive, je reste sereine et concentrée sur les missions que le président de la République a bien voulu me confier. Vous comprenez bien ce qui me préoccupe en ce moment. J'ai une mission à accomplir, j'y suis. Le Président Macky Sall compte sur moi sur d'autres chantiers et je me dois de lui rendre la monnaie de la pièce. A Fatick aussi où je suis responsable départementale des femmes de notre coalition et maire de la commune de Diarrère pour un second mandat, je suis également attendue. Mon devoir, c'est de m'impliquer foncièrement pour la victoire de Bby dans notre département et dans toute la région. Aujourd'hui, les enjeux sont différents. Nous allons vers une exploitation du pétrole au Sénégal, ce qui fait que le Président doit avoir la majorité qu'il faut pour une meilleure gouvernance des ressources naturelles dans le cadre de la mise en œuvre des lois qui doivent encadrer l'activité d'exploitation pétrolière et gazière dans notre pays.
Que doit faire la mouvance présidentielle pour remporter les législatives du 31 juillet prochain ?
Le premier principe, c'est de suivre attentivement les directives et recommandations du Président Macky Sall. Ensuite, il faut travailler dans l'unité et dans l'intérêt exclusif des populations qui nourrissent un espoir certain pour continuer son œuvre de construction durable de notre pays. La règle doit être que chacun s'oublie, car cela y va de l'intérêt de notre coalition, mais surtout du Président Macky Sall qui porte l'idéal commun. Donc, il nous faut mettre de côté nos egos, nos querelles interne et travailler ensemble jusqu'à la victoire écrasante de notre coalition. C'est seulement en réussissant cela que nous arriverons à notre objectif commun. C'est dans l'unité que se trouve le secret de la victoire.
VIDEO
NOUS SOMMES FACE À UN ÉTAT CORROMPU ET CORRUPTEUR
L'ancien ministre de la Culture, Amadou Tidiane Wone, évoque la situation sociopolitique nationale, sous-régionale et internationale au micro de Bnews international
L'ancien ministre de la Culture, Amadou Tidiane Wone, évoque la situation sociopolitique nationale, sous-régionale et internationale au micro de Bnews international.
BABACAR DIOP, MAIRE DE THIES, SORT LES CAFARDS DE LA GESTION ANTERIEURE
3 véhicules de la mairie ont consommé 70 millions Fcfa en carburant en 10 mois au moment où la Cbao occupe 800 m² à raison de 6.000 FCFA le m² par an, alors que l’entreprise Mbaye Guèye (EMG) exploite illégalement une superficie de 1435 m²
Maire de la ville de thiès, Dr Babacar Diop a marqué à sa manière ses 100 premiers 100 jours à la tête de la collectivité territoriale. Il a fait le point de la situation de la ville, avant de dresser les perspectives de sa gouvernance. En livrant les détails de ce rapport, il a fait des révélations fracassantes sur la gestion antérieure. A l’en croire, 3 véhicules de la mairie ont consommé 70 millions Fcfa en carburant en 10 mois au moment où la Cbao occupe 800 m² à raison de 6.000 FCFA le m² par an, alors que l’entreprise Mbaye Guèye (EMG) exploite illégalement une superficie de 1435 m² sur la promenade des Thiessois.
Sur la base d’un diagnostic général de la situation de la ville de Thiès, le maire Babacar Diop a fait face à la presse hier pour faire des révélations fracassantes sur la gestion de ses prédécesseurs. L’état des lieux concerne la situation du personnel, en termes d’effectifs et de conditions salariales, les actifs dont dispose la mairie, notamment le mobilier et l’actif circulant, les dettes et les créances liant la mairie aux tiers.
Selon Babacar Diop, les dégâts constatés dans la gestion sont énormes et malgré la pression subie à longueur de journée, il n’est pas question de se taire, au risque d’être complice d’une telle situation. «Tant que je serai maire de Thiès, je défendrai cette ville», a-t-il martelé. Concernant le personnel, il a relevé une évolution significative de l’effectif et des salaires. Entre 2019 et 2020, indique-t-il, «le personnel permanent de la mairie a enregistré une hausse de 34,44%, passant d’une moyenne de 58 employés à celle de 78 employés. Pour la même période, la masse salariale est passée de 115.897.036 FCFA à 187.943.610 Fcfa, correspondant à une hausse salariale de 62% ». Dans la même veine, il souligne que «pour la période 2020-2021, l’effectif moyen annuel a augmenté de 30,7%, passant d’une moyenne de 78 à 102 employés permanents. Notons par-là que ces valeurs correspondant aux effectifs constituent des moyennes annuelles et non pas des effectifs absolus au 31 décembre de l’année en cours.
Pour l’année 2021 par exemple, l’effectif total au 31 décembre était de 116 employés permanents. Mais en faisant la moyenne sur la période des 12 mois de l’année, on obtient 102 employés. Cette pratique est plus cohérente parce que les effectifs peuvent considérablement varier d’un mois à l’autre. Quant à masse salariale, elle a augmenté de 23% pour la même période, passant de 187.943.610 FCFA à 230.939.777 FCFA».
Dr Babacar Diop a également noté des irrégularités dans la gestion de «la propriété communale», incluant l’ensemble des espaces publics vides ou occupés qui sont sous la propriété de la ville Thiès-ville. A cet effet, il révèle que «la ville de Thiès a loué à la Cbao un terrain urbain de 800 m2 à distraire du TF 6000 / TH sis à Randoulene Nord. Le bail est consenti pour une durée de 30 ans, signé le 01/Juillet/2003, moyennant un loyer de 6.000 FCFA le m² par an (soit 500 FCFA le m² par mois) ; ce qui représente un montant annuel global de 4.800.000 FCFA. Or, le décret n°2010-400 du 23 mars 2010 a fixé le prix du mètre carré sur cette voie à 40 000 FCFA par an (soit 3 300 FCFA le m² par mois). Autrement dit, en application du décret n°2010-400 du 23 mars 2010, la Cbao devrait payer un montant annuel de 32.000.000 Fcfa. D’où un manque à gagner annuel de 27 200 000 FCFA». Il ajoute que la Sonatel se trouve dans la même situation que la Cbao. D’autant qu’elle occupe «un espace de 1 000 m2 donné en location par la mairie à la date du 01/juillet 2003. Elle paie le mètre carré par an à 6.000 FCFA (soit 500 FCFA le m² par mois) en dépit du décret n°2010-400 du 23 mars 2010 qui fixe le prix du mètre carré à 40 000 FCFA (soit 3 300 FCFA le m² par mois) pour tout l’espace appartenant à la propriété communale. Autrement dit, en application du décret n°2010-400 du 23 mars 2010, la Sonatel devrait payer un montant annuel de 40 000 000 FCFA à la place des 6 000 000 FCFA annuels, soit un manque à gagner annuel de 34 000 000 FCFA par an.
« Mbaye Gueye exploite illégalement une superficie de 1435 M2»
Il a également accusé l’entreprise Mbaye Guèye (EMG), d’exploiter illégalement une superficie de 1435 m2 située sur la promenade des Thiessois. «A notre grande surprise, aucun contrat d’exploitation concernant le site en question ne lie la mairie à ladite entreprise. Cette exploitation illégale constitue pour la mairie un manque à gagner minimal de 8.610.000 Fcfa par an, soit 68 880 000 Fcfa pour les huit années durant lesquelles EMG a exploité le site. Par conséquent, la Mairie, dès le 24 mars 2022, a pris les dispositions nécessaires pour faire valoir ses droits, en sommant EMG de payer le montant global dû tout en l’invitant à se régulariser dans les meilleurs délais», souligne le rapport. S’agissant de Mickey Land qui occupe le cœur de la promenade des Thiessois, Dr Diop relève que le premier contrat a été conclu le 1er janvier 2015 entre Mickey Land et la mairie Thiès-Ville pour une durée de 2 ans. Il était prévu que le contrat établi pouvait être renouvelé à la demande du preneur. Le dernier renouvellement a été établi le 1er janvier 2019 pour une durée de 5 ans. «Mais en application de l’article 10 du chapitre V du dernier contrat liant les deux parties (Mickey Land et la Mairie Thiès-Ville), l’équipe municipale a motivé sa décision de rompre le contrat par trois constats : non-paiement de la redevance de location aux échéances fixées, défaut de mise en valeur et d’entretien des espaces verts, utilisation du site à des fins autres que celles prévues et acceptées par les deux parties ». Pourtant indique le rapport, «la propriété communale constitue une source de financement importante pour la mairie. Elle a contribué aux recettes de 2021 pour un montant de 13.975.000 Fcfa, ce qui inclut la créance à recouvrer. Mais compte tenu de son potentiel en termes de revenus de locataires des terrains nus appartenant à la Mairie, et fixé par le décret n°2010-400 du 23 mars 2010, les recettes provenant de la propriété communale peuvent être multipliées par 30 au moins. Elles peuvent précisément passer de 13 975 000 Fcfa à 426 520 000 Fcfa, soit un gain potentiel de 412 545 000 Fcfa.
Trois véhicules utilisent 70 millions de FCFA en carburant en dix mois
Le maire de Thiès a aussi débusqué des irrégularités notoires. Par exemple dans la gestion du carburant, Dr Babacar Diop révèle qu’un montant «de plus de 70 000 000 Fcfa a été utilisé comme carburant de fonctionnement en dix mois alors que seulement trois voitures de l’administration ont été fonctionnelles durant cette période, soit près de 230.000 Fcfa, l’équivalent de dépenses de carburant par jour pour seulement trois voitures fonctionnelles». Dans ce même sillage, un montant de 19.937.280 Fcfa a été utilisé pour la construction d’un mur de clôture de cimetière à Ballabey II, dans l’exécution du budget 2021, après vérification, renseigne le nouveau maire, il s’avère que non seulement les coûts des travaux ont été excessivement surévalués, mais que l’enveloppe totale a été versée au fournisseur alors que ce dernier n’a même pas exécuté le tiers des travaux qui devaient être faits. C’est dire que les points noirs soulevés par l’actuel Maire ont été très nombreux. Toutefois, il a promis une nouvelle gouvernance, sobre et transparente. C’est à travers surtout de l’instauration d’une bonne gouvernance dans toutes les opérations impliquant la mairie et ses agents (état-civil et administration), la mise en place d’un comité externe d’audit et de suivi général.
La réplique des partisans de Talla Sylla
Les partisans de Talla Sylla présents dans la salle ont contesté les faits relatés dans le rapport dressé par la nouvelle équipe. Concernant l’érection et la clôture du cimetière, ils indiquent dans un communiqué aussitôt remis à la presse que «Talla Sylla est a été le seul maire depuis Ousmane Ngom à avoir érigé et clôturé deux cimetières (un catholique et un musulman), du fait que tous les cimetières de la ville sont aujourd’hui pleins, ce que les Thiessois ont constaté de visu». En ce qui concerne le cimetière musulman dont il est question dans le rapport, ils renseignent que si la clôture de la partie réservée à la ville (qui l’est à 90%) ne pouvait pas être achevée jusqu’à présent, c’est parce qu’un chef de famille y a planté de l’igname et avait demandé qu’on lui accorde un délai, le temps de récolter. Ils affirment par ailleurs que «Talla Sylla n’est pas né pour s’enrichir avec l’argent du contribuable. En 2014, année de son installation et en 2022 année de son départ, il est allé à l’Ofnac de son propre gré, faire une déclaration de patrimoine avec toujours patrimoine néant »