L’artiste plasticien Séa Diallo, figure contemporaine de l’art sénégalais, est décédé dimanche à Dakar, a-t-on appris du commissaire d’exposition Idrissa Diallo.
« C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de Séa Diallo, un grand artiste de la scène artistique sénégalaise. Sa disparition est une grosse perte », écrit le commissaire d’exposition dans un message transmis lundi à l’APS.
Selon Idrissa Diallo, le défunt « croyait profondément que l’artiste devait pouvoir vivre de son art, mais que pour cela, il devait s’organiser ».
« Il faisait partie des premiers artistes sénégalais à se formaliser en créant sa propre entreprise culturelle, ouvrant ainsi la voie à d’autres générations. Son travail artistique a toujours été guidé par une soif insatiable de recherche et d’exploration (…) », témoigne l’ancien responsable de la galerie Léopold Sédar Senghor du Village des arts.
Séa Diallo « n’a jamais connu de limites dans sa création, cherchant toujours à apprendre et à transmettre. Sa quête de connaissance l’a conduit à multiplier les formations et à enrichir continuellement sa pratique », a-t-il ajouté.
L’artiste âgé de 67 ans était pensionnaire du Village des arts, dont il était devenu premier secrétaire général avant de présider son comité de gestion, selon Zulu Mbaye, qui lui a succédé à ce poste.
Séa Diallo fut « un homme discret, humble et de contact facile qui s’est investi toute sa vie au travail de l’art », ajoute-t-il.
« C’est quelqu’un qui s’est donné corps et âme à l’art, et comme on dit, il a brûlé au feu de l’art, comme les damnés de la terre. C’est une grosse perte », insiste Zulu Mbaye, signalant qu’une délégation du Village des arts va l’accompagner à sa dernière demeure à Yoff, ce lundi.
Zulu Mbaye a aussi souligné « la fertilité » de l’artiste Séa Diallo, devenu au fil des ans un artiste polyvalent, touchant à la peinture, à la céramique, au sous-verre et à la sculpture.
Dans une exposition rétrospective intitulée « Itinérances » organisée en 2020 à la Galerie nationale d’art de Dakar, l’artiste avait partagé son travail remontant à 1989, montrant son fond d’atelier avec la série sur sa pérégrination spirituelle intitulée « Voyage soufi ». Il y avait aussi des portraits de personnes anonymes rencontrées dans la rue, ses prises de position sur les « Bêtises humaines », des portraits faits au crayon et à l’encre de Chine.
« Il était un brillant intellectuel qui parlait de tous les sujets », insiste Zulu Mbaye.
Certains de ses toiles, correspondant à la période 2003-2007, portent sur la Casamance, base d’une rébellion hostile au gouvernement sénégalais, tandis que d’autres s’inspirent du conflit sénégalo-mauritanien de 1989, des guerres en Sierra Leone, au Rwanda, en Côte d’Ivoire.
A travers ses œuvres où il a toujours célébré la femme, l’artiste s’est impliqué dans la défense des enfants, pour l’environnement, notamment la protection du lac rose. Il a de même rendu hommage aux femmes, parmi ses nombreux sujets de prédilection.
Séa Diallo disait souvent prendre position pour « réhabiliter l’homme ».
Il s’est par ailleurs essayé au journalisme avec le journal « Taxaaw », fondé par le professeur Cheikh Anta Diop (1923-1986), et au sein du quotidien « Le Soleil », où il a signé beaucoup de textes engagés, a fait savoir le journaliste et critique d’art Massamba Mbaye.
« Son texte intitulé +Centre de formation artisanale ou centre de formation au chômage+, paru dans Taxaaw en 1976, lui a valu son exclusion de cette institution, malgré son relatif anonymat », rappelle Mbaye.
Par Fatou Warkha SAMBE
LE POISON DES STANDARDS DE BEAUTE
L’actualité au Sénégal a été marquée la semaine passée par une affaire qui en dit long sur nos sociétés : le démantèlement d’un réseau de vente de suppositoires censés augmenter le volume des fesses.
L’actualité au Sénégal a été marquée la semaine passée par une affaire qui en dit long sur nos sociétés : le démantèlement d’un réseau de vente de suppositoires censés augmenter le volume des fesses. Alima Sow, plus connue sous le nom de Alima Suppo, la fabricante de ces produits cosmétiques, ainsi que ses acolytes ont tous été déférés devant le Parquet le mercredi 29 janvier. Leur procès, initialement prévu pour le vendredi 31 janvier 2025, a été renvoyé au mercredi 5 février.
Si je salue l’intervention des autorités pour mettre fin à cette pratique dangereuse, je ne peux m’empêcher de voir une forme d’injustice. Pendant que j’écrivais ces lignes, une publicité défilait sur une chaîne de télévision nationale : un tradi-praticien vantait des produits miraculeux censés tout soigner -diabète, hypertension, stérilité, impuissance sexuelle, infections… Ces comprimés noirs, soigneusement emballés dans une boîte anodine, sont vendus librement et promus en toute impunité. La seule différence avec les produits de Alima Suppo ? Le mode d’emploi. Là où ses suppositoires promettaient des courbes généreuses, ceux du tradi-praticien promettent une virilité accrue. Certains vont même jusqu’à prétendre qu’ils peuvent augmenter la taille de l’appareil génital masculin. Alors, pourquoi arrêter Alima et laisser prospérer ces autres pratiques, qui ont probablement les mêmes conséquences désastreuses sur la vie des Sénégalais ?
Si on me dit que c’est le début d’une vaste opération pour régulariser et garantir la sécurité de ce que nous consommons, j’applaudis. Mais je ne peux m’empêcher de m’interroger en voyant les réactions sur la toile après la descente de la police. Les clients d’hier sont aujourd’hui ceux qui dénoncent les méfaits de ces produits. Plus personne ne veut être vu comme consommateur ou consommatrice. Pourtant, ce commerce a prospéré, attirant de nombreuses femmes persuadées qu’elles ne seront jamais assez belles si elles ne modifient pas leur apparence.
L’engouement pour la chirurgie esthétique et les procédures comme le Brazilian Butt Lift (Bbl) témoigne de l’ampleur de cette quête du corps façonné selon des injonctions masculines et marchandes. Mais comme dans tant d’autres aspects de la société, ce sont toujours les plus précaires qui en subissent les pires conséquences. Si le Bbl est une opération risquée, il est au moins pratiqué par des professionnels de santé, avec un encadrement médical, même si cela ne garantit pas toujours la sécurité. En revanche, les boulettes vendues au marché Zing, là où poissons, tissus et légumes s’entremêlent, sont distribuées par des personnes sans aucune qualification. Pourtant, celles qui choisissent la chirurgie et celles qui consomment ces boulettes ont en réalité le même souhait, obéissent aux mêmes pressions sociales. La seule différence, ce sont les moyens financiers qui, paradoxalement, ne garantissent pas forcément la santé dans ce cas.
Dans notre société, le corps des femmes est une marchandise, un chantier ouvert à toutes les critiques et à toutes les modifications. Il est toujours trop ceci ou pas assez cela. Trop gros, trop mince, trop noir, trop vieux, trop «naturel». Les femmes sont façonnées par des standards imposés par les industries de la mode, de la cosmétique et, aujourd’hui, des réseaux sociaux. Ces normes, souvent hypersexualisées, dévalorisent les corps qui ne rentrent pas dans le moule et font de l’apparence un critère de réussite sociale.
Nous vivons dans un paradoxe absurde : nous sommes une population noire, mais avoir la peau claire est devenu un sésame implicite pour être valorisée. Dans les cérémonies, les événements mondains, même dans les contextes les plus banals, celles et ceux qui occupent une place de choix sont souvent ceux et celles dont la peau est plus claire. Résultat : des milliers de femmes se blanchissent la peau, détruisant leur mélanine -leur seule barrière naturelle contre le soleil- pour correspondre à des critères de beauté qui les éloignent d’elles-mêmes. Ce phénomène n’est pas une simple tendance, c’est une violence institutionnalisée.
Mais ce mal ne touche pas que les femmes. Les hommes, eux aussi, subissent une pression croissante pour incarner une virilité fantasmée, qui passe par un corps musclé, une puissance sexuelle exacerbée et une domination physique et sociale
Les plateformes comme TikTok, Instagram et Snapchat n’ont fait qu’intensifier cette obsession pour le corps parfait. Les influenceurs ou plutôt les marchands d’illusions proposent des solutions rapides et bon marché, souvent sans avertir des dangers
Mais ces plateformes ne se contentent pas d’influencer : elles façonnent nos perceptions de nous-mêmes, normalisent des standards de beauté inaccessibles et facilitent la promotion de ces produits toxiques. De la commande à la livraison, tout se fait en quelques clics. Plus besoin de sortir de chez soi pour s’empoisonner lentement. Le business de la transformation corporelle est une machine bien huilée, où la régulation est quasi inexistante.
Qui est responsable ? Les plateformes qui laissent ces contenus proliférer ? Les influenceurs qui capitalisent sur nos insécurités ? Ou la société qui glorifie ces transformations et criminalise celles qui ne peuvent pas accéder aux alternatives «haut de gamme» ?
Ces produits prétendument miraculeux cachent en réalité des dangers bien réels : infections graves, perturbations hormonales, risques de cancer, dépendance psychologique… Le manque de régulation et d’éducation sanitaire permet à ce marché clandestin de prospérer, ciblant principalement les personnes vulnérables.
Des études ont montré que l’usage de produits éclaircissants contenant de l’hydroquinone ou des corticostéroïdes entraîne des risques graves, notamment l’insuffisance rénale, des brûlures cutanées et le cancer de la peau. Le Bbl, bien que médicalement encadré, présente également un taux de mortalité alarmant. L’utilisation excessive d’aphrodisiaques, largement promue sur les marchés et les médias, peut causer des troubles cardiovasculaires, des dysfonctionnements érectiles chroniques et même des problèmes rénaux graves. Ces produits, souvent fabriqués sans aucun contrôle sanitaire, mettent en péril la santé reproductive masculine. Au Sénégal, comme ailleurs en Afrique, la prolifération de ces pratiques menace directement la santé publique et révèle l’ampleur du contrôle exercé sur les corps féminin et masculin au nom d’injonctions irréalistes.
La loi sénégalaise est pourtant claire : seuls les professionnels de santé habilités peuvent prescrire ou vendre des médicaments, et ces derniers doivent être obtenus exclusivement en pharmacie. Mais alors, pourquoi ces pratiques persistent-elles malgré un cadre légal strict ? Parce que ces normes sont ancrées dans une société qui ne laisse pas aux femmes le droit d’exister autrement qu’en fonction de leur apparence. Parce que le contrôle du corps féminin est un outil de domination sociale. L’Etat doit prendre ses responsabilités, mais nous devons aussi, en tant que société, remettre en question ces diktats qui asservissent nos corps. Il ne s’agit pas seulement d’interdire ces pratiques, mais de transformer en profondeur la manière dont nous percevons la valeur et la beauté des femmes.
Si nous voulons une société plus juste, où chacun et chacune peut exister sans compromis, il est impératif d’agir. Cette responsabilité incombe à toutes et tous. Il ne s’agit pas seulement de pointer du doigt les industries qui exploitent nos insécurités, mais aussi de questionner notre propre rôle dans cette perpétuation. Chaque fois que nous glorifions un standard inatteignable, que nous relayons une publicité toxique ou que nous restons silencieux face aux injonctions oppressives, nous participons à ce système destructeur. Il est temps de refuser cette logique, de promouvoir des représentations diverses et de valoriser la pluralité des corps. Le changement ne viendra pas d’en haut, il commence avec nous, dans nos choix quotidiens, nos discours et notre engagement à ne plus laisser ces normes dicter nos vies.
Meurtre d’un Sénégalais en Espagne
Un Sénégalais du nom de Yamar Diop résidant à Thiaroye azur a été assassiné, il y a 4 jours, en Espagne plus précisément à Barcelone. En effet, Yamar Diop, âgé de plus de 40 ans, résidait en Espagne depuis quelques années. Auparavant, il vivait au Maroc avant de décider d’aller en Espagne pour tenter l’aventure. Il a été assassiné à la suite d’un règlement de comptes, selon nos informations, mais le vrai mobile du crime n’est pas encore connu. Sa famille et la cité de Thiaroye azur sont dans une grande tristesse.
Un mort et un blessé grave dans un accident à Niémeniké
Un camion gros-porteur a dérapé, samedi, à Niémeniké, un village de la commune de Tomboronkoto, tuant une personne et blessant une autre dont l’état est jugé grave, a-t-on appris d’une source sécuritaire. L’accident est survenu aux environs de 11 heures au village de Niéméniké sur la route nationale (RN7) dans la commune de Tomboronkoto. Le camion gros-porteur qui roulait à vive allure a dérapé avant de tuer une personne, a dit la source sécuritaire, citant les témoins trouvés sur les lieux. La personne blessée a été évacuée au poste de santé de Mako. Le corps sans vie a été acheminé à la morgue de l'hôpital régional Amath Dansokho par les sapeurs-pompiers. Les populations ont organisé une manifestation de protestation après l’accident.
Bilal Diatta livre sa version sur l'incident au Grand Théâtre
Le maire de Keur Massar Sud est sorti de sa réserve suite à l'incident qui s'est produit vendredi dernier lors du concert des légendes du Hip hop. Face à la presse, Bilal Diatta dénonce la manipulation politique qui a suivi cette affaire. Selon l'édile de Keur Massar Sud, l'ancien maire de Dakar est dans la victimisation. «Je n'avais pas prévu de venir au concert. Mais c'est à la dernière minute qu'on m’a informé que Barthélémy Dias a acheté des tickets et a rempli la salle pour huer les responsables du Pastef. Je ne veux pas voir qu'on humilie les gens du projet. Malheureusement, beaucoup de gens sont dans l'émotion», se dédouane le maire de Keur Massar Sud. Il dénonce, en outre, la réaction de certains de ses camarades du Pastef qui lui impute la responsabilité. «Nous devons changer de démarche. Nous devons être solidaires entre nous. Malheureusement je vois qu’il y a des gens qui sont dans Pastef, qui profitent de ces genres d'occasions pour tirer sur leurs camarades. Hier c'était Abass Fall, Birame Soulèye Diop et aujourd'hui c'est Bilal Diatta», fulmine-t-il, invitant ses camarades à refuser d'être entraînés dans les manipulations politiques
Des cantines du marché de Kaolack ravagées par un incendie
Un violent incendie s’est déclaré, samedi dans la soirée, au marché «Guédj» de Kaolack, ravageant plusieurs cantines, a appris l’Aps de source sécuritaire. Les sapeurs-pompiers de la 31e compagnie d’incendie et de secours se sont mobilisés jusque tard dans la nuit pour parvenir à éteindre le feu aux environs d’une heure du matin. Les circonstances de ce sinistre ne sont pas encore connues. Les éléments du commissariat de la ville qui se sont dépêchés sur les lieux ont ouvert une enquête.
Les jeunes s’engagent dans la lutte contre les Mtn
En partenariat avec Basket-ball Africa ligue (Bal), Speak Up Africa, a organisé samedi un panel sur les maladies tropicales négligées (MTN). D'après la directrice Speak Up Africa, Yacine Djibo, cette initiative répond à l'appel mondial «Unir,Agir, Éliminer». Elle permet d'impliquer les jeunes afin de repousser les frontières de la lutte contre les MTNen mobilisant une coalition diversifiée de porte-voix. La campagne « Aller plus loin» mobilise un large éventail d'acteurs - artistes, athlètes et personnes touchées par les MTN - avec une attention particulière portée aux femmes et aux jeunes. Elle vise à construire un mouvement communautaire avec trois objectifs principaux : faire des MTN une priorité dans l'agenda sanitaire, augmenter les investissements et développer des solutions centrées sur les personnes et leurs communautés. Cette initiative est cruciale alors que plus d'un milliard de personnes dans le monde sont touchées par ces maladies évitables et traitables, le continent africain supportant à lui seul 40% de cette charge. Pour la directrice exécutive, la Journée mondiale des MTN, célébrée le 30 janvier de chaque année, a été l'occasion de célébrer les progrès réalisés. Car 22 Nations africaines ont déjà éliminé au moins une MTN. Le monde est maintenant à mi-chemin de l'objectif de la feuille de route 2030 de l'OMS sur les MTN, visant l'élimination d'au moins une MTN dans 100 pays d'ici 2030.
Le Cored quitte la présidence de la CAP
Fin de mission du Conseil pour l'Observation des Règles d'éthique et de déontologie dans les médias (CORED) à la présidence de la coordination des associations de presse (CAP). Ainsi le Cored invite les autorités, les institutions étatiques et les partenaires à envoyer désormais leurs correspondances directement aux responsables de chacune des associations faitières, membres de la CAP. L’organe rappelle dans un communiqué que c'est après la rencontre de Toubab Dialaw portant sur la préparation des Assises nationales des médias en octobre 2023 qu’elle a été désignée pour assurer le Secrétariat, avec le syndicat des professionnels de l'information et de la communication du Sénégal (SYNPICS). C'est pourquoi le président du Cored s'est retrouvé de fait, à coordonner les activités de la CAP liées à ces assises nationales des médias.
Diomaye tente une médiation en RDC
Le Président Diomaye aux sapeurs-pompiers pour éteindre le feu en RDC. Le chef de l’Etat a eu des entretiens téléphoniques avec les Présidents Paul Kagamé et Félix Tshisekedi sur la situation préoccupante à l’Est de la RDC. Diomaye voulait s’enquérir de la tournure des événements et explorer les voies d’un dialogue franc pour une paix durable dans la région. Il indique que le Sénégal reste engagé pour la stabilité et la sécurité en Afrique et dans le monde.
Arrestation de A. Ndiaye devant le domicile familial de Sonko
Les éléments du Poste de police de Yamatogne à Ziguinchor viennent de procéder à l’arrestation du sieur A Ndiaye devant le domicile familial du Premier ministre Ousmane Sonko aux HLM Néma de Ziguinchor. Selon des sources de Atlanticactu. Com proches de la famille, l’individu s’est présenté devant la maison aux environs de 16 heures à bord de son véhicule. À la surprise générale du voisinage, l’homme qui est bien connu, s’est mis à insulter nommément le Premier ministre ainsi que les membres de sa famille. Dans ses propos, le nommé A. Ndiaye présenté comme Ingénieur Polytechnicien, a accusé Ousmane Sonko d’être à l’origine des maux que traverse la société dans laquelle il travaille. Malgré l’intervention des voisins et passants qui lui demandaient de se retirer et de mettre fin au spectacle qu’il offrait à la foule devenue menaçante, A. Ndiaye était comme pris par le démon. Des policiers alertés sont intervenus pour le conduire au Commissariat Central de Ziguinchor, le sauvant d’un lynchage public. Aussitôt avisé, le procureur a demandé l’ouverture d’une enquête.
81 citoyens sénégalais en détresse expulsés d’Algérie
L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (Adha) est préoccupée par les conditions de vie de 81 citoyens sénégalais expulsés d’Algérie. Ces migrants sont actuellement bloqués dans des camps de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au Niger ainsi que dans des zones désertiques proches des frontières algériennes. Ces personnes, confrontées à des conditions de vie extrêmes et inhumaines, indique l’organisation, réclament leur rapatriement et leur réinsertion dans leur pays d’origine. Selon la même source, au camp d’Assamaka au Niger, 33 Sénégalais, présents depuis le 4 décembre 2024, vivent dans des conditions dégradantes. À Arlit, 14 compatriotes, dont une femme accompagnée de ses deux enfants, sont dans une situation critique après avoir passé plus de deux mois dans le camp d’Assamaka avant d’être transférés. A 50 km de Niamey, 35 Sénégalais expulsés d’Algérie survivent depuis près de six mois dans des conditions précaires, bien que l’OIM ait annoncé leur rapatriement pour le 4 février 2025, indique l’Ahda.
Par Demba Moussa Dembélé
CHRONIQUE D’UNE RUPTURE ANNONCEE !
Au mois de mai 2025, la CEDEAO fêtera son 50e anniversaire amputée de trois de ses membres, le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui ont officialisé leur départ de l’organisation le 29 janvier 2025.
Au mois de mai 2025, la CEDEAO fêtera son 50e anniversaire amputée de trois de ses membres, le Burkina Faso, le Mali et le Niger qui ont officialisé leur départ de l’organisation le 29 janvier 2025.
Comment en est-on arrivé là ?
Tout a commencé le 9 janvier 2022 quand, pour la première fois et en violation flagrante de ses propres textes, la CEDEAO décida d’asphyxier un pays membre en réaction à un coup d’Etat. En effet, le syndicat des « chefs » d’Etat de la CEDEAO avait pris la décision illégale, honteuse et inhumaine contre le peuple malien en lutte contre le terrorisme, en imposant un embargo total, avec la fermeture des frontières terrestres et aériennes, le rappel des ambassadeurs accrédités à Bamako et le gel des avoirs du Mali à la BCEAO. Mais le peuple malien répondit à ce coup de poignard dans le dos par une mobilisation historique le 14 janvier, impliquant des millions de personnes à travers tout le pays et dans la Diaspora. Cette réponse populaire puissante et déterminée était un message adressé à la fois aux dirigeants de la CEDEAO et aux puissances étrangères qui avaient influencé leurs décisions.
Car, pour le peuple malien, il n’y avait pas de doute que celles-ci avaient été dictées notamment par la France, qui s’était sentie humiliée par la demande de retrait de ses troupes du sol malien. Mais la fermeté des dirigeants maliens et la résistance de leur peuple finirent par faire échec à l’embargo et aux autres mesures de la CEDEAO. On pensait que la leçon avait été bien retenue par les dirigeants de celle-ci. Malheureusement, leur aveuglement et les influences étrangères les pousseront à franchir un nouveau cap dans le cas du Niger.
L’exemple du Niger
En effet, après le coup d’Etat survenu au Niger le 26 juillet 2023, le syndicat de « chefs » d’Etat s’était illustré de la manière la plus inhumaine qui soit par des décisions illégales et d’une ampleur sans précédent, prises à la hâte contre le peuple nigérien. Le Sommet extraordinaire de la CEDEAO tenu le 30 juillet 2023 à Abuja (Nigeria), avait pris des mesures draconiennes contre le Niger, pour soi-disant « restaurer la démocratie » dans ce pays, y compris par la force. Et cela, contre la volonté du peuple nigérien dont le soutien au Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) s’était exprimé de façon massive lors de grands rassemblements organisés à Niamey et dans de nombreuses autres villes du pays.
Comme cela avait été fait contre le Mali, la CEDEAO avait décidé, une fois de plus, de violer ses propres textes en instaurant un embargo total contre le Niger, avec la fermeture des liaisons terrestres et aériennes et le gel des avoirs du pays au sein de la BCEAO. Pour asphyxier davantage le pays, le Nigeria voisin ordonna la coupure brutale de l’approvisionnement en électricité, en violation flagrante des clauses contractuelles entre les deux pays. Cette coupure avait provoqué de nombreux décès dans les hôpitaux, y compris des bébés dans des couveuses, selon les autorités nigériennes.
En plus de ces mesures, la CEDEAO avait donné un ultimatum d’une semaine au CNSP pour « restaurer l’ordre constitutionnel » ou risquer une intervention militaire. Mais le CNSP resta ferme et répondit par le mépris à la menace d’intervention militaire de la CEDEAO, tout en se préparant à face à toute agression extérieure. Le 31 juillet, le Burkina Faso et le Mali publièrent un communiqué commun dans lequel ils disaient considérer toute attaque contre le Niger comme une « déclaration de guerre » contre leurs pays. Ils mettaient en garde contre une telle attaque qui entrainerait leur sortie de la CEDEAO. Un avertissement clair, net et solennel adressé à un syndicat discrédité et devenu un instrument au service de puissances étrangères contre les peuples de la région. Face à la fermeté du CNSP, à la solidarité du Burkina Faso et du Mali et surtout à la formidable mobilisation du peuple nigérien, la CEDEAO finira par capituler, malgré les velléités guerrières de la France relayées par ses laquais ivoirien et sénégalais.
Mais pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger, la coupe était pleine. La CEDEAO était devenue un danger pour leurs pays et leurs peuples. Car, ils ne peuvent pas accepter que celle-ci ait pu tenter d’asphyxier des pays membres en guerre contre le terrorisme, par des décisions illégales et inhumaines prises sous l’instigation de forces extérieures. Dès lors, le compte à rebours vers la rupture avec la CEDEAO avait commencé.
Un fossé infranchissable
Au mois de septembre 2023, les trois pays avaient décidé de former l’Alliance des Etats du Sahel (AES), prenant ainsi un virage radical guidé par le patriotisme, l’indépendance et la souveraineté. C’est au nom de ces principes que les trois pays ont pris la résolution de ne plus se laisser dicter ce qu’ils doivent faire ou dire, par quelque pays que ce soit. C’est en vertu de ces principes qu’ils ont décidé de rejeter les diktats de la CEDEAO et de ne plus prendre en considération ses communiqués et menaces.
A leurs yeux, ce sont ces principes que la CEDEAO a perdus en devenant un instrument entre les mains de certaines puissances étrangères, comme la France. Cette constatation rendait difficile, voire impossible, toute réconciliation avec celle-ci. C’est ainsi qu’en janvier 2024, les trois pays prirent la décision de quitter l’organisation et de prendre leur destin en main. C’est dans cet esprit, qu’ils jetèrent les bases d’une Confédération, qui fut entérinée le 6 juillet 2024 lors du Sommet des chefs d’Etat tenu à Niamey. Trois domaines furent retenus pour la feuille de route de la Confédération : la Défense, la Diplomatie et le Développement.
Comme on le voit, les développements notés dans les pays de l’AES rendaient de plus en plus improbable toute possibilité de réconciliation avec la CEDEAO. Cela explique l’échec de toutes les tentatives menées dans ce sens par le Sénégal et d’autres pays et même par l’Union africaine.
La responsabilité des « alliés » de la France
Dans l’éclatement de la CEDEAO, la Côte d’Ivoire et le Sénégal sous Macky Sall ont eu une très grande part de responsabilité. Alassane Ouattara et Macky Sall étaient parmi les plus farouches partisans des décisions illégales et inhumaines prises contre le Mali et le Niger. Ils jouaient les va-t’en guerre contre ces deux pays pour venir au secours de la France. Quand la CEDEAO avait menacé le Niger d’intervention militaire pour remettre au pouvoir Mohamed Bazoum, une marionnette de Macron, la Côte d’Ivoire et le Sénégal étaient en première ligne.
Les dirigeants de ces deux pays s’étaient distingués par leur discours guerrier contre les militaires nigériens et leurs décisions de mobiliser des contingents militaires prêts à être envoyés au Niger. Au Sénégal, Macky Sall avait ordonné le regroupement à Thiès des soldats qui devaient aller se battre dans les rues de Niamey ! Lui et Alassane Ouattara acceptèrent tout du président français Emmanuel Macron dans sa croisade haineuse contre les militaires maliens et nigériens, au point de soutenir des mesures visant à asphyxier des peuples africains en guerre contre le terrorisme !
La gestion catastrophique des crises au Mali et au Niger par les dirigeants de la CEDEAO a semé les germes qui ont abouti à son éclatement. Cette situation est le résultat d’une profonde crise de leadership. Sous la conduite de dirigeants faibles et sous influence, la CEDEAO s’est éloignée des préoccupations des peuples pour devenir un syndicat voué à la défense des seuls intérêts de ses membres et un jouet entre les mains de puissances étrangères. Il faut espérer voir l’arrivée au pouvoir de nouveaux leaders capables de la réconcilier avec ses idéaux originels.
INDEMNISATION DES VICTIMES, BABACAR GAYE DÉNONCE UNE MESURE INJUSTIFIÉE
L’ancien député remet en cause la légitimité et la base juridique du plan d’indemnisation des victimes et ex-détenus des violences politiques de 2021-2024. Il critique un manque de transparence.
L’ancien député Babacar Gaye s’attaque à la récente annonce du gouvernement concernant l’indemnisation des ex-détenus et des victimes des violences politiques ayant secoué le Sénégal entre 2021 et 2024. Dans un post sur les réseaux sociaux, il remet en question la légitimité et la base juridique de ces mesures, dénonçant un manque de transparence et d’équité.
Le ministre de la Famille et des Solidarités, Maïmouna Dièye, a récemment dévoilé un plan d’indemnisation financé à hauteur de 5 milliards de francs CFA, alors que, selon Babacar Gaye, l’État est déjà dans une situation financière critique. Parmi les mesures annoncées :
-10 millions de francs CFA pour chaque famille endeuillée
Statut de pupilles de la Nation pour les orphelins mineurs
Bourses de Sécurité familiale et Couverture Sanitaire Universelle
Accès aux fonds de la DER/FJ, au Fonds national de Crédit pour les Femmes et au Fonds national de Promotion de l’Entrepreneuriat Féminin
500 000 francs CFA pour chaque ex-détenu libéré dans le cadre de la loi d’amnistie
Un manque de base juridique ?
Babacar Gaye s’interroge sur la légalité de cette indemnisation en l’absence de décisions judiciaires identifiant clairement des victimes et des responsables. Selon lui, dans un État de droit, une telle allocation de fonds publics devrait être encadrée par des jugements établissant des responsabilités précises.
Il soulève également une question cruciale : en cas d’abrogation de la loi d’amnistie, les bénéficiaires de ces indemnités devraient-ils rembourser les sommes perçues ?
Quid des forces de l’ordre et des entreprises impactées ?
L’ex-parlementaire dénonce aussi l’oubli des forces de sécurité, notamment les policiers, gendarmes et magistrats, qui ont été pris à partie, insultés et menacés lors des violences, mais qui ont continué à assurer la stabilité du pays. Il estime que l’État devrait également prévoir une compensation pour ces agents.
Enfin, Babacar Gaye pointe du doigt le coût des dégâts matériels subis par les infrastructures publiques et privées, citant notamment SOTRAC, BRT et TER, qui ont été la cible de saccages. Il interpelle l’État sur sa responsabilité dans la réparation de ces pertes.
Un « État Pastef » qui s’auto-condamne ?
Pour Babacar Gaye, cette politique d’indemnisation revient à un aveu de culpabilité de la part du gouvernement. Il estime que l’exécutif doit des explications aux citoyens, qui s’interrogent sur la gestion des finances publiques et sur l’équité de cette mesure.
UN CADRE INTEGRE POUR LE CORRIDOR ABIDJAN-LAGOS
À Cotonou se tient un atelier dans le cadre du projet de développement de l’autoroute du corridor Abidjan-Lagos, un axe stratégique visant à renforcer l’intégration régionale et à stimuler le commerce intra-africain.
Dans le cadre de son 50ème anniversaire en 2025, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a lancé un atelier technique de trois jours à Cotonou, au Bénin, pour valider un cadre intégré de facilitation du commerce et du transport, a appris APA.
L’événement, organisé par la Direction des Transports de la Commission de la Cédéao, réunit des experts et représentants des pays membres concernés par le corridor Abidjan- Lagos. L’objectif principal est d’examiner et de valider les rapports de diagnostic ainsi que les recommandations issues de l’étude sur la facilitation du commerce et du transport (TTF). Ces recommandations visent à éliminer les obstacles et les points de contrôle excessifs qui entravent la libre circulation des biens et des personnes, conformément aux textes communautaires et aux meilleures pratiques internationales.
Les participants ont unanimement appelé à un soutien politique de haut niveau pour accélérer la mise en œuvre des réformes nécessaires. Ils ont souligné l’importance de respecter les dispositions des textes communautaires existants, notamment celles relatives à la libre circulation et à la zone de libre-échange régionale. Ces mesures sont essentielles pour améliorer l’efficacité des corridors régionaux, réduire les coûts logistiques et renforcer la compétitivité économique de la région.
Le projet de l’autoroute Abidjan-Lagos, long de 1 028 km, relie cinq pays (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria) et constitue un pilier majeur du développement des infrastructures en Afrique de l’Ouest. Une fois achevé, il devrait faciliter les échanges commerciaux, stimuler le tourisme et contribuer à la réduction de la pauvreté dans la région.
Cet atelier marque une étape clé dans la concrétisation des ambitions de la Cédéao qui célèbre cette année un demi-siècle d’existence. En renforçant la coopération régionale et en éliminant les barrières non tarifaires, la Cédéao réaffirme son engagement à faire de l’Afrique de l’Ouest une communauté économique prospère et intégrée.
SAMUEL SARR RÉCLAME UNE ADMINISTRATION PROVISOIRE POUR WEST AFRICAN ENERGY
Incarcéré depuis novembre pour un présumé abus de biens sociaux de 8,7 milliards FCFA, l'ancien ministre de l'Énergie refuse de céder sa place à la tête de WAE.
Arrêté et placé sous mandat de dépôt depuis plusieurs mois avant d’être éjecté de la Direction générale de la société West African Energy (WAE), Samuel Sarr n’a toujours pas abdiqué. Il ne compte pas se laisser défénestrer aussi facilement. Ses avocats ont saisi le Tribunal de commerce de Dakar pour demander le placement la société West Africa Energy (WAE) sous administration provisoire. Avec comme Motif: ne pas plomber le projet de centrale électrique conduit par cette entreprise.
Actionnaire de ladite société malgré son placement sous mandat de dépôt pour abus de biens sociaux présumé portant sur 8,7 milliards de FCFA, Samuel Sarr a réussi à enrôler un autre actionnaire, et pas des moindres, dans son combat. En effet, selon Libération, Harouna Dia, un autre actionnaire de la société, aurait rejoint la procédure qu’il a initiée devant le Tribunal de commerce.
Le journal de souligner que le couple Sarr-Dia fait face aux autres actionnaires, Moustapha Ndiaye, Abdoulaye Dia et Khadim Ba. Ils sont tous attendus devant le tribunal le 10 février.
Incarcéré depuis novembre dernier, Samuel Sarr a introduit une demande de liberté provisoire. Le parquet a émis un avis défavorable. Le juge du deuxième cabinet, chargé du dossier, doit trancher.
LE PARQUET FINANCIER ACCÉLÈRE LES POURSUITES CONTRE DES EX-HAUTS RESPONSABLES
Le procureur de la République financier a relancé l’affaire des Titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA. Selon Libération, il a requis la levée de l’immunité parlementaire des anciens ministres Amadou Ba et Birima Mangara.
Le procureur de la République financier ne badine pas. Il a relancé le dossier sur l’Expropriation des Titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA qui étaient sur la table du juge du deuxième cabinet du Tribunal Hors classe de Dakar depuis 2022.
Selon Libération qui donne l’information dans son édition de ce lundi 3 février, le Parquet financier a requiert l’arrestation et le placement sous mandat de dépôt de l’homme d’affaires Tahirou Sarr et l’émission d’un mandat d’arrêt international contre Mamour Diallo, l’ancien Directeur des Domaines.
Ce n’est pas tout, nos confrères ajoutent que le Ministère public a également demandé au juge « l’engagement des démarches nécessaires en vue de lever l’immunité parlementaire des députés Amadou BA (ancien Premier ministre) et Birima Mangara, (ancien ministre du Budget) ».
C’est au juge du deuxième cabinet donc que revient le dernier mot « après l’exécution d’une délégation judiciaire confiée à la Sureté urbaine (SU) depuis le 30 septembre 2024.
Au coeur de cette escroquerie foncière, Me So Alias Lenine, avocat des héritiers
A souligner que c’est affaire d’escroquerie foncière impliquant les Titres fonciers 5058/NGA, 13833/NGA et 1838/NGA oppose les héritiers Mboya Gueye, Rokhaya Thiaw, Ousmane Samba et autres contre Seydou Sarr, dit Tahirou Sarr et X. L’avocat Me Abdourahmane SO dit Lénine, son clerc El Hadji Seye, et d’autres acteurs encore anonymes, sont également accusés d’escroquerie sur les deniers publics, complicité d’escroquerie, ainsi que pour faux et usage de faux en écritures privées.
Me So et son clerc, Seye, se retrouvent au cœur de l’enquête menée par la SU, pour la bonne et simple raison que Tahirou Sarr aurait validé devant les enquêteurs l’authenticité de procès-verbaux de conciliation, ceux des réunions n°0872 du 8 mai 2014 et n°2218 du 18 décembre 2014. Ces documents, censés justifier les indemnisations des familles, attesteraient de paiements effectués par chèques, remis entre les mains de Me So, pour un total de 257 460 000 FCFA pour les deux premiers titres fonciers, et 328 000 000 FCFA pour le dernier. Et selon les éléments de l’enquête, Tahirou Sarr s’est avéré incapable de fournir les copies de ces chèques, encore moins le numéro du compte à partir duquel ils auraient été émis.
Les héritiers Mboya Gueye, Rokhaya Thiaw et Ousmane Samba, les véritables ayants droit, sont tombés des nues en apprenant que leur avocat, Me So, avait à leur insu, négocié avec T. Sarr un rachat de leurs créances foncières. Sans en être informés, ils ont découvert que, Me So aurait secrètement convenu avec Tahirou Sarr d’un rachat de leurs créances foncières, basé sur des procès-verbaux de conciliation établis en 2014. Pourtant, les héritiers contestent avec force ces documents, pointant des incohérences aussi grossières que troublantes : L’un des signataires serait décédé au moment de la signature, tandis qu’un autre se trouvait hors du territoire national. Aux yeux des héritiers, ces éléments sont des preuves irréfutables d’une machination ourdie contre eux, une trahison déguisée sous le sceau de la légalité.
INDEMNISATION DES VICTIMES DE VIOLENCES POLITIQUES, AMINATA TOURÉ APPELLE À UNE RÉPONSE JUDICIAIRE
Pour l’ancienne Première ministre, Haut Représentant du Président de la République, cette mesure, bien que nécessaire, ne pourra jamais effacer la souffrance des familles endeuillées.
L’annonce de l’indemnisation des victimes des violences politiques survenues entre 2021 et 2024 a suscité de nombreuses réactions, notamment celle d’Aminata Touré, Haut Représentant du Président de la République. Pour l’ancienne Première ministre, cette mesure, bien que nécessaire, ne pourra jamais effacer la souffrance des familles endeuillées.
« ucune indemnité ne sera jamais suffisante pour effacer la douleur d’une mère qui a perdu son enfant. L’État ne fait que reconnaître cette peine par une compensation financière symbolique. Et que les responsables de ces tueries soient traduits en justice ! », a-t-elle déclaré le haut représentant du Président de la République, insistant sur la nécessité d’une réponse judiciaire en parallèle à l’indemnisation.
Le gouvernement, à travers la ministre de la Famille et des Solidarités, Maïmouna Dièye, a détaillé vendredi les mesures adoptées. Chaque famille de victime décédée recevra une indemnité de 10 millions de francs CFA, tandis que les blessés et ex-détenus percevront une allocation forfaitaire de 500 000 francs CFA. En outre, 79 décès et 2 172 victimes, incluant d’anciens détenus, ont été répertoriés.
Au-delà de l’aide financière, le gouvernement prévoit une prise en charge des orphelins mineurs sous le statut de pupilles de la Nation, leur inclusion dans les programmes sociaux de l’État (bourses, couverture sanitaire universelle, carte d’égalité des chances, etc.), ainsi que des facilités d’accès au financement pour les familles impactées.
Les victimes bénéficieront également d’une prise en charge médicale et psychosociale, afin d’atténuer les séquelles physiques et mentales des violences subies.
Si l’initiative gouvernementale marque une avancée dans la reconnaissance des souffrances causées par ces événements, elle rouvre aussi le débat sur la responsabilité des violences politiques. L’amnistie adoptée en février 2024 a permis la libération de nombreux militants, notamment de Pastef, aujourd’hui au pouvoir, mais laisse en suspens la question de la justice pour les victimes.
LA FAMILLE D'OUSMANE SONKO SOUS MENACE
Un ingénieur informatique de 31 ans, s’est introduit dans la maison familiale du Premier ministre Ousmane Sonko à Ziguinchor, dimanche 1er février 2025 avec menaces et invectives.
Un ingénieur informatique de 31 ans, s’est introduit dans la maison familiale du Premier ministre Ousmane Sonko à Ziguinchor, dimanche 1er février 2025.
AH. Ndiaye, un ingénieur informatique de 31 ans, s’est introduit dans la maison familiale du Premier ministre Ousmane Sonko à Ziguinchor, dimanche 1er février. Dans un état d’ébriété avancé, il a proféré des injures et menacé de mort les habitants et le voisinage avant d’être intercepté par la police.
Selon L'Observateur repris par PressAfrik, l’individu s’est d’abord rendu à la boutique située en face de la maison, où il a attendu le retour du boutiquier avant de l’invectiver et de le menacer, prétendant être armé. Puis, il a traversé la rue pour s’introduire dans la maison de la mère d’Ousmane Sonko, Khady Ngom, où il a redoublé de violence verbale. Alerté par le raffut, le voisinage s’est mobilisé pour protéger la famille du Premier ministre, tandis que des jeunes du quartier ont formé un bouclier humain autour de la demeure.
Face à la montée de tension, AH. Ndiaye a pris la fuite avant l’arrivée de la police. Il a été intercepté plus tard sur la route de Bignona, au volant d’un 4x4 appartenant à son employeur, la société Ecotra. Selon une source proche de l’enquête, il était toujours en état d’ébriété au moment de son arrestation.
Si ses intentions restent à préciser, AH. Ndiaye aurait accusé Ousmane Sonko " d’être responsable de la faillite de son entreprise en raison d’un redressement fiscal." Cependant, aucun élément concret ne vient pour l’instant étayer cette déclaration, souligne le journal. De plus, son éventuelle possession d’une arme, qu’il aurait mentionnée lors de son altercation avec le boutiquier, est en cours de vérification.
Placé en cellule de dégrisement au commissariat central de Ziguinchor, il devrait être entendu aujourd’hui. Le procureur a été saisi de l’affaire.