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29 août 2025
LE SAMES EN GREVE LES 18 ET 19 FEVRIER
D’après le Bureau Exécutif National (BEN) du SAMES, « un premier plan d'action est établi, et démarre par une grève générale de 48 heures avec respect strict des urgences sur tout le territoire national les 18 et 19 février 2025. »
Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes (SAMES) a annoncé dans un communiqué qu’il va observer une grève générale les 18 et 19 février prochains. Cette décision découle selon le SAMES de l’inertie constatée du gouvernement depuis le dépôt en décembre 2023 de sa plateforme revendicative.
D’après le Bureau Exécutif National (BEN) du SAMES, « un premier plan d'action est établi, et démarre par une grève générale de 48 heures avec respect strict des urgences sur tout le territoire national les 18 et 19 février 2025. »
Cette décision d’aller en grève selon cette organisation syndicale dont le Bureau exécutif national s’est réuni, samedi, au siège de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) « Keur Madia » , s’explique par « l’inertie du gouvernement depuis le dépôt en décembre 2023 de leur plateforme revendicative », qui s’articule essentiellement autour du recrutement dans la fonction publique des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en chômage, communautaires, contractuels des hôpitaux et des collectivités territoriales et de la gestion démocratique des ressources humaines.
Il s’y ajoute aussi la revalorisation de la pension de retraite des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes et la correction définitive des inégalités et injustices relatives aux régimes indemnitaires que subit le corps médical, lit-on dans le communiqué.
Dans ces revendications figurent aussi la construction d’hôpitaux de niveau II dans tous les départements pour rapprocher les soins aux populations et l’accélération de la mise en œuvre de la couverture sanitaire universelle.
Le SAMES appelle également au règlement définitif de « la lancinante question » du statut des médecins en spécialisation et des internes des hôpitaux.
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LES DERNIÈRES RECOMMANDATIONS D'ABDOULAYE DIÈYE
En hommage à l’éminent Professeur, la radio Sud FM a rediffusé hier, dimanche 2 février, l’émission Objection du 14 Juin 2020 au cours de laquelle il était largement revenu sur l’esprit de la loi de1964 sur le domaine national
En hommage à l’éminent Professeur assimilé de Droit public, Abdoulaye Dièye, décédé le jeudi 30 janvier dernier à Dakar, la radio Sud FM a rediffusé hier, dimanche 2 février, l’émission Objection du 14 Juin 2020 au cours de laquelle l’ancien Rapporteur général de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI), auteur d'une thèse de doctorat sur le système foncier sénégalais, était largement revenu sur l’esprit de la loi de1964 sur le domaine national, notamment sur les sources de confusion ou contentieux permanents alimentés par la coexistence de ce régime juridique avec le droit coutumier largement appliqué par les communautés locales et une législation foncière moderne. Il s’entretenait avec notre confrère Baye Omar Guèye.
À QUI APPARTIENT LA TERRE DU DOMAINE NATIONAL AU SÉNÉGAL
« Le système foncier sénégalais est constitué de trois sous-ensembles. Il y a le domaine national qui est l’espace le plus vaste et qui a été constitué en 1964. Il y a le domaine de l’État, deuxième sous-ensemble, et il y a, en troisième sous-ensemble, les titres fonciers qui appartiennent au particulier.
La terre du domaine national n’appartient à personne. Ça n’appartient ni à l’État ni aux collectivités territoriales, ça n’appartient pas non plus à l’usager. C’est comme ça que cela a été conçu en 1964. C’est la loi sur le domaine national, avec des principes bien clairs. C’est un espace qui est exclusif de toute idée de propriété. Ça n’appartient à personne. Et c’est ce qui fait, justement, la particularité du système foncier sénégalais. »
DOMAINE DE L’ÉTAT
« Quand je dis domaine de l’État, ça veut dire que ce sont des terres qui appartiennent à l’État. Le domaine de l’État est subdivisé en domaine public et en domaine privé.
Les titres fonciers, ce sont les terres qui appartiennent à ceux qui détiennent ces titres fonciers. Là, c’est un domaine de propriété. Quand j’ai un titre foncier, ça veut dire que la terre m’appartient avec tout ce que ça comporte en conséquence sur le plan juridique. Il y a l’usus, il y a le fructus, il y a l’abusus ».
RÉGIME JURIDIQUE DES TERRES DU DOMAINE NATIONAL
« C’est vrai qu’on dit que le domaine national, ça n’appartient à personne. Mais, il y a quand même un régime juridique par rapport à toutes les parties du domaine national. Parce que le domaine national, c’est quatre parties, en partant, évidemment de la loi de 1964. Il y a la zone des terroirs, il y a les zones urbaines, il y a les zones pionnières, il y a les zones classées. La plus grande partie de cet espace, c’est la zone des terroirs. C’est la partie qui se trouve dans le monde rural et qui est réservée à des activités comme l’agriculture, l’habitat rural, l’élevage, etc.
Donc, pour cette partie-là, de 1964 à aujourd’hui, c’est les collectivités territoriales qui sont chargées d’administrer cette partie-là. Aujourd’hui, c’est donc les communes puisque les communautés rurales ne sont plus là et les régions. Donc, c’est des communes qui administrent cette partie-là ».
LES CRITÈRES POUR OBTENIR UNE TERRE DU DOMAINE NATIONAL
« Que prévoit l’administration des terres dans la zone des terroirs ? Ce sont les collectives territoriales qui doivent donner les terres, mais les collectives territoriales ne doivent pas donner les terres à n’importe qui. Parce que c’est ça qui fait qu’aujourd’hui, on parle de critères dépassés. Mais jusqu’à aujourd’hui, c’est les critères prévus par la loi de 1964 qui sont en vigueur. Ça veut dire quoi ? Moi, pour avoir une terre, il faut appartenir à la collectivité.
Deuxième critère, il faut avoir la capacité de mise en valeur. Donc vous voyez bien que théoriquement, je dis, si on se fonde simplement sur ces critères-là, quand moi j’habite Dakar, je suis né à Dakar, etc., je ne peux pas avoir une terre à Sanyo, je ne peux pas avoir une terre à Sandiara. C’est ça la théorie. Maintenant, est-ce que ça continue avec la réalité ? C’est peut-être ce qui justifie le fait qu’on doit obligatoirement revenir sur le système foncier. Mais tant qu’encore une fois, il n’y a pas de réforme, c’est ce régime juridique-là qui s’applique au terrain ».
THÉORIQUEMENT, ON NE PEUT PAS S’APPROPRIER LE DOMAINE PUBLIC DE L’ETAT
« Pour le domaine de l’État, j’ai dit tout à l’heure qu’il y a le domaine privé et le domaine public. Le domaine privé, ça appartient à l’État. C’est un titre foncier qui appartient à l’État. Et sur ce titre foncier-là, l’État peut donner des titres, par exemple, autorisations, des beaux, que ce soit ordinaire ou bien amphithéotique, et même vendre sous certaines conditions.
Mais le domaine public, c’est un ensemble qu’il y a là, et il y a une notion fondamentale, c’est l’utilité publique. Cela veut dire quoi ? Que l’on ne peut pas théoriquement s’approprier le domaine public ».
COEXISTENCE D’UN DROIT COUTUMIER LARGEMENT APPLIQUÉ PAR LES COMMUNAUTÉS LOCALES ET D’UNE LÉGISLATION FONCIÈRE MODERNE.
« En vérité, on ne devrait même pas parler aujourd’hui de propriété coutumière, de droit coutumier. Parce que l’objectif de la loi de 1964, c’était quoi ? C’était d’éradiquer la propriété coutumière. C’était de faire en sorte qu’il n’y ait plus de coutume, de droit coutumier sur la terre. C’était ça l’objectif.
Donc si, aujourd’hui on parle de droit coutumier, c’est la source de tous les conflits. Parce qu’encore une fois, il y a un problème. Ce problème, c’est quoi ? On a cherché à enterrer le droit coutumier. On a cherché à éradiquer la propriété coutumière. Ça, c’était l’option en 1964, avec des explications bien déterminées. Parce qu’encore une fois, on est parti du fait qu’on ne peut pas se développer entre guillemets avec la propriété coutumière parce qu’il y a besoin d’investissement, etc. Voilà pourquoi j’ai dit, avec des explications qui étaient peut-être collées à cette époque-là. Il y a eu des contestations, les anciens propriétaires coutumiers n’étaient pas du tout d’accord avec cette option.
Voilà pourquoi il y a eu toutes ces résistances. Et puisque l’État n’a pas mis les moyens pour que la loi de 1964 soit appliquée véritablement, il y a eu cette co-existence-là. C’est bon de mettre en place une législation, mais si on ne crée pas les conditions d’application effectives de cette loi, on crée une confusion. Et c’est exactement ce qui est arrivé. Voilà pourquoi quand vous parlez de coexistence, j’ai dit que c’est vrai, mais il ne devrait même pas y avoir de coexistence si on avait appliqué la loi sur le domaine national. Mais l’État n’a pas mis les moyens ».
CE QUE DIT LA LOI DE 1964
« La loi de 1964 dit que le foncier national, à l’époque c’était 95% de la terre, donc presque toute la terre, que ces terres là sont exclusives de toute idée de propriété. Voilà pourquoi je disais tout à l’heure que ça n’appartient à personne. Ça disait également qu’il y a la gratuité de l’accès. Pour avoir accès à la terre du domaine national, on ne paie rien. Je dis bien, on ne paie rien. Quand on réunit les conditions-là, je suis membre de la collectivité, j’ai la capacité de mise en valeur, on fait une demande et on doit avoir accès à la terre. Mais ce qui a rendu la chose un peu plus compliquée, c’est qu’en mettant en place la loi de 1964, il y a eu un principe, le principe du maintien sur place de ceux qui occupaient effectivement la terre. Et c’est ça qui a fait qu’il y a déjà cette confusion-là entre quels sont ceux qui ont pu obtenir une affectation, ou bien ceux qui sont là, qui n’ont peut-être pas mis en valeur, mais qui sont encore là du fait qu’il y a eu ce principe du maintien sur place de ceux qui étaient effectivement usagers de la terre ».
Par Sidy DIOP
LE RING DES AFFAIRES
Il y a des rancunes qui s’évaporent avec le temps, et d’autres qui s’accrochent comme un vieux chewing-gum sous une table. Bertrand Touly, lui, fait partie de la deuxième catégorie.
Il y a des rancunes qui s’évaporent avec le temps, et d’autres qui s’accrochent comme un vieux chewing-gum sous une table. Bertrand Touly, lui, fait partie de la deuxième catégorie. L’ancien patron du Lamantin Beach n’a pas oublié l’histoire de la drogue cachée dans son bureau par Luc Nicolaï, et il compte bien récupérer son dû, franc CFA par franc CFA.
Alors, le 20 février, on va sortir le marteau du juge des criées à Mbour. Vente aux enchères. Un terrain nu, aux Domaines de Capparis.
Un joli bout de terre appartenant à Luc Nicolaï, qui risque de disparaître sous les coups de la justice et des mises des amateurs d’opportunités immobilières. Luc Nicolaï, jadis roi des arènes, promoteur de lutte à la réputation aussi musclée que ses combattants, voit aujourd’hui ses biens partir un à un. C’est qu’une condamnation à cinq ans de prison, même avec un an de sursis, ça laisse des traces. Et un Bertrand Touly qui ne lâche pas l’affaire, c’est comme un lutteur qui refuse de tomber : ça peut durer longtemps.
Mbour s’apprête donc à assister à un « cabaxal » décisif. Pas sur le sable de l’arène, mais devant un tribunal, où le dernier combat entre un hôtelier tenace et un promoteur de lutte en difficultés pourrait bien sceller définitivement le sort de l’affaire.
Par Elhadji Ibrahima THIAM
L’ANNONCE QUI FAIT PERDRE LE SOMMEIL A L’ONCAV
Depuis que le chef de l’État a demandé, mercredi dernier, en Conseil des ministres, de réformer le mouvement Navétanes, on en connaît qui ne dorment plus du sommeil des justes.
Depuis que le chef de l’État a demandé, mercredi dernier, en Conseil des ministres, de réformer le mouvement Navétanes, on en connaît qui ne dorment plus du sommeil des justes. En premier, celui qui préside aux destinées de ce championnat national populaire de quartiers depuis plus d’une vingtaine d’années. Et c’est tout à fait normal que lui et son engeance perdent le sommeil à la suite de cette instruction présidentielle.
D’abord, parce que jamais de mémoire, la question du Navétanes ne s’est invitée sur la table du Conseil des ministres. Ensuite, c’est tout un système de copains et de coquins qui risque de voler en éclats. Le surplace voulu et imposé par les actuels dirigeants du Navétanes a duré trop longtemps. Il fallait bien, à un moment où un autre, que quelqu’un siffle la fin de ce jeu de bonneteau entretenu par un groupuscule fort en esbroufe. C’est heureux que cela vienne de la plus haute autorité. On va enfin pouvoir secouer le cocotier pour redonner à ce mouvement son lustre d’antan et le réadapter aux enjeux de notre temps. Les énièmes scènes de violence de ces derniers jours soldées par mort d’homme à Guédiawaye sont certainement ce qui a décidé le chef de l’Etat à hausser le ton. Mais elles sont loin d’être le seul facteur qui, depuis des années, ont contribué à éloigner ce mouvement de ses missions originelles.
En réalité, le Navétanes a été dépouillé de sa substantifique moelle depuis belles lurettes, lorsque, de réformettes en réformettes, ses dirigeants se sont organisés pour rester à sa tête. Le subterfuge est du même artifice que celui de ces chefs d’Etat africains qui, à l’approche de la fin de leur mandat, s’arrangent pour retoucher les textes et demeurer encore au pouvoir. Dans leur démarche, les actuels dirigeants du Navétanes développent une forte appétence pour le football, car il apporte de l’argent. Les sous, le nerf de leur désir d’éternité. Evidemment, tout cela se fait au détriment des activités socioculturelles et socio-éducatives qui ont complètement disparu de la carte alors qu’on parle bien d’Associations sportives et culturelles.
Les compétitions de théâtre, les joutes à caractère cérébral comme les jeux de dame, de Scrabble, les dictées et mêmes les élections miss, bref toutes ces activités connexes qui permettaient d’occuper la jeunesse dans une saine émulation entre quartiers voisins ont été abandonnées. La faute à des dirigeants fossilisés qui refusent de se réinventer, de repenser le mouvement pour le mettre au diapason, à l’air du temps. Aucune contradiction n’est tolérée à l’interne. Toutes les voix dissidentes sont étouffées ou leur auteurs exclus des instances.
Les foucades du président de l’Oncav, plus préoccupé à enchaîner les mandats au sein de la Fédération sénégalaise de football sont de notoriété publique. Parce qu’effectivement, il y a à boire et à manger dans le Navétanes. Les recettes générées par les entrées au stade sont de plus en plus consistantes car il y a plus d’Asc à la faveur de la démographie galopante et de nouveaux quartiers, donc plus de matchs. Sauf que les infrastructures sportives ne suivent pas le même rythme. D’ailleurs, c’est l’une des raisons de l’impossibilité de circonscrire le Navétanes aux vacances scolaires. L’émiettement des Asc doit être posé sur la table. Peut-être faut-il encourager des fusions, ce qui aura l’avantage de réduire le nombre de matchs, de faire souffler nos infrastructures sportives et de raccourcir le temps des compétitions. On aurait ainsi des ensembles forts, utiles et impliqués dans la marche du pays. Le Premier ministre Ousmane Sonko vient de lancer l’idée de coopératives urbaines. Justement, les Asc, déjà existantes, sont une piste à explorer. Seulement, il ne faut pas commettre l’erreur d’y aller avec l’Oncav sans l’avoir réformée au préalable. Ses dirigeants ont déjà montré par le passé qu’en matière de situationnisme, ils sont assez rodés.
LES ASSURANCES DU MINISTERE DU COMMERCE À PROPOS DU MARCHÉ DU SUCRE
Face aux accusations relayées par certains médias concernant un supposé scandale dans la délivrance des DIPA (Déclarations d’Importation de Produits Alimentaires) sur le sucre, le Ministère de l’Industrie et du Commerce rétablit les faits
Face aux accusations relayées par certains médias concernant un supposé scandale dans la délivrance des DIPA (Déclarations d’Importation de Produits Alimentaires) sur le sucre, le Ministère de l’Industrie et du Commerce a tenu à rétablir les faits.
Dans un communiqué officiel, le ministère dénonce une tentative de désinformation visant à faire pression pour maintenir les importations de sucre.
Régulation des importations pour protéger l’industrie locale
Le ministère rappelle que l’importation du sucre est strictement encadrée afin d’assurer un approvisionnement correct du marché tout en protégeant la production nationale. « Le Ministère rappelle qu’il s’évertue à assurer un approvisionnement correct et régulier du marché, tout en veillant scrupuleusement à la parfaite commercialisation de la production locale, qui, du reste, demeure une priorité. »
Ainsi, tant que la production locale est suffisante, les importations restent gelées. Toutefois, une période de dégel a été fixée entre juillet et décembre 2024, avec un quota global de 100.000 tonnes, réparti entre les différents opérateurs en fonction de leurs parts de marché. Le ministère insiste sur le fait que « toutes les DIPA délivrées durant cette période sont en conformité avec les décisions sur la régulation des importations de sucre. »
Un nouveau système pour plus de transparence
Pour éviter les abus et renforcer la transparence, le ministère a mis en place un nouveau système exigeant le contreseing du ministre sur chaque DIPA. L’objectif est de limiter les spéculations et les dysfonctionnements observés, notamment en période de forte demande liée aux fêtes religieuses.
« Concrètement, il a été constaté de façon récurrente, des dysfonctionnements dans ce système de régulation, liés à la forte demande notamment lors des évènements religieux (Korité, Pâques, Tabaski, Magal, Gamou, etc.). Cette situation propice à la spéculation désorganise profondément le marché et obère le pouvoir d’achat des consommateurs. »
Aucune nouvelle autorisation d’importation en 2025
Le ministère réfute les allégations selon lesquelles de nouvelles autorisations d’importation auraient été accordées pour l’année 2025. Il précise cependant que certains opérateurs ont rencontré des retards dans leurs financements et leur logistique de livraison et ont ainsi obtenu des dérogations limitées.
« Concernant l’année 2025 et les décisions incriminées par une certaine presse, aucune nouvelle autorisation n’a été délivrée. Toutefois, certains opérateurs, confrontés à des retards dans la mise en place de leur financement et leur logistique de livraison, ont sollicité et obtenu des dérogations.» Le volume concerné est de 5.000 tonnes seulement, bien loin des 23.950 tonnes évoquées dans certaines publications.
Une offre suffisante pour répondre à la demande nationale
Le ministère rassure la population sur l’approvisionnement en sucre, affirmant que les stocks disponibles couvrent largement les besoins nationaux. « Présentement, la CSS dispose d’un stock global de 61 160 tonnes pour un besoin national de 30.000 tonnes en période normale et de 45.000 tonnes en période de fortes demandes comme ce sera le cas les prochaines semaines avec le Carême et le Ramadan. » Si des tensions dans la distribution sont constatées, un dispositif palliatif sera activé pour garantir un approvisionnement immédiat.
Un comité de suivi pour stabiliser le marché
Pour assurer un meilleur suivi des produits sous régulation (sucre, riz, oignons, pommes de terre), un comité de suivi a été mis en place conformément aux recommandations de la Cour des Comptes. Ce comité proposera des mesures correctives pour éviter toute nouvelle perturbation du marché. Enfin, le ministère réaffirme son engagement à protéger les populations vulnérables et à garantir un prix accessible du sucre, tout en favorisant une industrie locale durable et compétitive. « Le Ministère de l’Industrie et du Commerce se veut à l’écoute des acteurs concernés par le secteur du sucre et mettra en place des mécanismes de concertation pour garantir une distribution harmonieuse et bénéfique à tous les citoyens. »
SALOUM COLY, UN CUISTOT 2.0
Une bonne dose d’audace, une pincée de motivation, un soupçon de courage et le tout saupoudré d’un bon coup de pouce du destin, ce sont là les ingrédients du succès virtuel de Saloum Coly.
Une bonne dose d’audace, une pincée de motivation, un soupçon de courage et le tout saupoudré d’un bon coup de pouce du destin, ce sont là les ingrédients du succès virtuel de Saloum Coly. Au fil du temps, il est passé d’un passionné de cuisine à futur chef grâce à la magie du net.
Le menu du jour est du Domoda. L’apprenti cuisinier tient d’abord à prévenir ses pairs : «je cuisine le plat que certains hommes n’aiment pas». Ce dernier commence par les boulettes. De la farce à la cuisson du riz blanc, le jeune de 21 ans fait tout lui-même avec une dextérité remarquable. Après dressage, il présente son plat à ses 146.000 abonnés sur Tiktok. A la maison, Saloum Coly alias Papito est le chef. Il n’hésite pas à se mettre aux fourneaux pour le bonheur de la famille. Pas besoin de toque ni de tablier. Le jeunot a juste eu besoin d’une bonne dose de curiosité et d’un coup de main du destin.
L’entrée en cuisine de ce cuistot s’est faite par le plus grand des hasards en 2020. C’est suite à l’hospitalisation de son unique sœur qu’il a pris la cuisine en main. En effet, cette dernière tombe malade et est hospitalisée trois mois plus tard pour une durée de dix jours. Sa mère est aux petits soins et passe toute la journée à son chevet. Saloum Coly ne perd pas de temps et décide de nourrir la famille. «Ma mère m’a donné quelques consignes que j’ai respectées et cela a bien marché. Pour les autres plats, j’ai fait mes propres recherches sur YouTube», explique-t-il guilleret.
Le longiligne se découvre rapidement une passion pour la cuisine Il commence à poster ses recettes sur Instagram et Whatsapp. Ce dernier prend plaisir à essayer de nouveaux plats sur le réseau social Tiktok. Un créateur de contenus turc va lui donner le zest de motivation dont il a besoin pour se lancer davantage dans les vidéos. «Les gens me motivaient également et m’encourageaient à continuer sur cette lancée. C’est de là que j’ai décidé d’utiliser mon ancien compte de football pour commencer à poster mes réalisations. Ce fut un succès», avoue-t-il fièrement.
«C’est une des amis de ma mère qui m’a aidé à monétiser le compte en le créant depuis la France», fait savoir Papito. Au fil des recettes, le passionné de cuisine se fait rapidement un nom. «Une de mes vidéos a même franchi la barre des un million de vues». Une fierté pour le passionné.
Le goût de la reconnaissance
Saloum Coly partage ses recettes depuis plus de trois ans sur les plateformes numériques. «Je reçois beaucoup de bienveillance. Mes abonnés m’encouragent et me motivent dans ce domaine», affirme-t-il tout sourire. Avec la bénédiction de sa mère, Papito n’hésite pas à se mettre aux fourneaux pour concocter des plats. Le cuisinier en herbe révèle prendre du plaisir à partager sa passion aussi bien avec sa famille que ses abonnés. «Un de mes abonnés m’a appelé récemment pour me remercier car c’est grâce à mes recettes qu’il a pu s’en sortir en cuisine», confie-t-il. Une source de satisfaction pour le jeune longiligne.
Les réseaux sociaux ont boosté la passion du créateur de contenus. Ce dernier fait des pubs et collabore également avec des entreprises de la place. Il pense même à changer de vocation. L’étudiant en informatique ne parle que le langage de la cuisine. «Je veux faire une formation en hôtellerie et tourisme», dit-il convaincu. Le futur chef cuisinier veut continuer à faire découvrir au monde les recettes sénégalaises et devenir l’un des plus grands cuisiniers du monde. «C’est désormais la voie que j’ai choisi pour réussir ma vie et venir en aide à ma famille», affirme-t-il avec beaucoup d’ambitions.
LE CORED ANNONCE SON RETRAIT DE LA PRESIDENCE DE LA CAP
Le 1er février 2025, le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les Médias (CORED) a annoncé son retrait de la présidence de la Coordination des Associations de Presse (CAP).
Le 1er février 2025, le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les Médias (CORED) a annoncé son retrait de la présidence de la Coordination des Associations de Presse (CAP). Le CORED invite désormais les autorités et institutions à adresser directement leurs correspondances aux responsables de chaque association membre de la CAP. Ce retrait fait suite à son rôle dans l’organisation des Assises nationales des médias en 2023, où il avait assuré le secrétariat aux côtés du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS), ce qui l’avait conduit à coordonner les activités de la CAP pendant cette période.
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DES ETUDIANTS PROPOSENT DES SOLUTIONS INNOVANTES POUR CULTIVER BIO
Il est désormais possible de cultiver sa propre nourriture, peu importe l’endroit où l’on vit
Mariama DIEME et Djamil THIAM |
Publication 03/02/2025
Au Sénégal, il est désormais possible de cultiver sa propre nourriture, peu importe l’endroit où l’on vit. Que l’on soit en milieu rural ou urbain, même sur une simple terrasse, l’agriculture est accessible. Dans le cadre de la Semaine de l’entrepreneuriat à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), des étudiants en Licence professionnelle en Agro-Ressources Végétales et Entrepreneuriat partagent leurs connaissances sur les méthodes de micro-jardinage. Ils encouragent particulièrement les jeunes, et en particulier les filles, à se lancer dans l’agriculture, pour contribuer activement au développement socio-économique du Sénégal.
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LES UNES DE LA PRESSE DE CE LUNDI 3 FEVRIER 2025
ud Quotidien, Walf Quotidien, Yoor-Yoor Bi, L'Observateur, Libération, Le Quotidien, Enquête, Vox Populi, Le Verdict News, L'As, Record, Le Soleil