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30 août 2025
SONKO RENFORCE SON CONTRÔLE SUR LES MISSIONS À L'ÉTRANGER
Le texte limite notamment à trois le nombre de personnes par délégation et fixe une durée maximale de 21 jours pour les missions avec frais. Cette réforme s'accompagne d'un renforcement significatif du rôle des missions diplomatiques
(SenePus) - Le Premier ministre Ousmane Sonko vient de signer une circulaire fixant un cadre plus strict pour les missions à l'étranger des agents de l'État. Ce document, daté du 22 janvier 2025, établit de nouvelles règles visant à rationaliser les dépenses publiques et à renforcer l'encadrement des déplacements officiels.
La circulaire apporte des précisions majeures sur l'organisation et le financement des missions à l'étranger. "Une mission doit être un déplacement de travail entrant dans le cadre des actions programmées par le gouvernement dans ses relations avec les États, les organisations internationales et toute autre institution publique ou privée", stipule le texte.
Parmi les mesures phares, la taille des délégations est désormais strictement limitée. "La taille des délégations devant représenter le Sénégal à des rencontres internationales ne peut excéder trois personnes, sauf dérogation accordée par le Premier ministre", précise la circulaire. Le document encourage également une plus grande implication des missions diplomatiques pour "éviter des déplacements coûteux et non-indispensables".
"En tout état de cause, la durée d'une mission avec frais ne peut excéder vingt-et-un jours", indique le texte. Les demandes d'ordres de mission doivent être transmises "au moins quinze jours avant la date prévue pour le départ, sauf en cas de force majeure dûment justifiée".
La circulaire interdit formellement "la prise en charge des frais de mission des ministres, des membres du Cabinet, du Secrétariat général ou des autres services des ministères par les entités du secteur parapublic sous contrôle ou sous tutelle, sauf pour des missions organisées par lesdites entités". De plus, "la prise en charge de missions d'agents de l'État à l'étranger, par des structures ou organisations privées, est proscrite, sauf dans le cadre d'une convention dûment approuvée".
Le texte redéfinit également la notion de "mission sans frais" qui, selon la circulaire, "s'entend d'une mission dont la prise en charge financière n'est pas supportée par le budget de l'État ou de ses démembrements". Cette précision vise à éviter toute ambiguïté sur la nature des financements.
La mise en application de ces nouvelles dispositions est confiée au Secrétaire général du gouvernement, qui est "chargé de l'application rigoureuse des dispositions de la présente circulaire".
AIBD, DES PASSAGERS EN COLÈRE TENTENT DE BLOQUER L’ACCÈS D’EMBARQUEMENT
A l’origine du problème, 200 passagers vol de la compagnie low-cost Transavia à destination de Nantes, bloqués depuis lundi à l’aéroport.
Scène inhabituelle à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass. Des passagers en colère ont tenté de bloquer l’accès d’embarquement. Selon le journal, Les Échos, qui donne l’information dans son édition de ce mercredi, «le personnel de sécurité a dû rapidement intervenir pour arranger les choses
A l’origine du problème, 200 passagers vol de la compagnie low-cost Transavia à destination de Nantes, bloqués depuis lundi à l’aéroport. Une cinquante de passagers dont des familles ayant des enfants en bas âge ont pu se procurer des billets sur le vol d’Air France de 23h, le même soir, rapportent nos confrères.
Qui renseignent que les autres passagers, environ 150, transférés vers des hôtels de proximité, dénoncent les conditions d’hébergement. « Nous avons été logés dans des conditions miteuses. Certains n’avaient pas d’eau dans leur chambre, ont-ils pesté dans les colonnes du journal Les Echos.
Et ce n’est pas tout, martèle l’un d’eux, Thomas Guilmand, qui devait embarquer avec sa femme: « Vers 17h, [lundi], on nous a annoncé que notre vol était annulé pour des raisons techniques. On nous conseille d’acheter un billet pour un autre vol. Ceux qui ont les moyens le font car ça monte à 1000 euros. Le pire, c’est que l’avion est bien là, sur le tarmac. On nous a dit que ce n’était pas un problème technique, mais un manque d’équipage »
PASTEF ENGAGE SA RESTRUCTURATION EN VUE D’UN CONGRÈS EXTRAORDINAIRE
Dans le cadre de la relance de ses activités, le Bureau politique annonce la restructuration de ses instances de base et la finalisation d’un nouveau cadre juridique. Objectif : organiser son premier congrès extraordinaire, 11 ans après sa création.
Dans le cadre de la reprise des activités politiques du parti Pastef/Les patriotes, le Bureau politique (Bp) annonce la relance de la restructuration de ses instances de base et la finalisation du nouveau cadre juridique réglementaire devant aboutir à la tenue de son premier congrès extraordinaire, 11 ans après sa création. L’information émane du responsable patriote Abass Fall. Il était l’invité, dimanche 26 janvier 2025, de Radio Sénégal international (Rsi).
« Sur instruction du président du parti, le responsable de la massification nous a envoyé, samedi dernier, une circulaire portant restructuration du parti pour garantir la conformité de la composition et le fonctionnement des structures du parti afin d’en faire une formation politique moderne », a-t-il déclaré. À en croire l’ancien député, par ailleurs ministre du Travail et des Organisations professionnelles chargé des Relations avec les institutions, « le parti a consacré la vitalité démocratique interne, la liberté d’expression somme toute encadrée et la discipline pour trouver le bon équilibre dans ses rangs ».
« Le président de « Pastef/Les patriotes » rappelle que depuis sa création, il y a 11 ans (4 janvier 2014), le parti n’est pas allé en congrès alors que les textes (statuts et règlement intérieur) prévoient de l’organiser tous les six ans. Suite à ce constat, l’objectif principal qu’il nous a assigné est de travailler à la tenue du congrès du parti », a confirmé son Secrétaire général, le député Mohamed Salim Ayib Daffé. Selon lui, « après l’adoption de nouveaux statuts, en 2021, l’autre chantier était la finalisation du règlement intérieur, malheureusement plombée par les péripéties connues ».
Par ailleurs, après être sorti victorieux de la présidentielle, gagnée au premier tour avec 54,28 % des suffrages, et les législatives, Pastef a entrepris un lifting de ses statuts et du futur règlement intérieur devant encadrer ses activités. Le nouveau cadre réglementaire, en attente de validation par le Bureau politique national, doit aboutir à la convocation de son premier congrès extraordinaire.
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FADEL BARRO CRITIQUE LA GESTION ACTUELLE DU SÉNÉGAL
Le co-fondateur du mouvement Y'en a marre et président de Jammi Gox Yi estime que les nouveaux dirigeants reproduisent les erreurs des anciens régimes et pointe plusieurs préoccupations
Fadel Barro, co-fondateur du mouvement Y'en a marre et président du mouvement Jammi Gox Yi, analyse la situation politique, sociale et économique du Sénégal. Il estime que les nouveaux dirigeants suivent la même trajectoire que les anciens régimes et pointe du doigt plusieurs préoccupations, notamment l’arrestation de l’homme d’affaires Samuel Sarr, la migration massive des jeunes et le non-respect des engagements électoraux.
Invité de IGFM TV, Fadel Barro n'est pas rassuré par la gestion actuelle du Sénégal. Selon lui, après 60 ans d’échec dans la gouvernance, les nouveaux dirigeants semblent reproduire les mêmes erreurs que leurs prédécesseurs.
Il s’interroge notamment sur l’arrestation de leaders et d'autres personnalités, Samuel Sarr, un homme d’affaires dont l’incarcération aurait un impact négatif sur ses activités économiques. Le co-fondateur du Mouvement Yen A Marre,president de Jammi Gox Yi estime que cette affaire reflète une justice à double vitesse et met en doute l’efficacité du Conseil supérieur de la magistrature, malgré les déclarations de son président lors des assises du secteur judiciaire.
Sur le plan politique, il critique le manque d’ouverture du régime actuel, qui, selon lui, devrait gouverner avec toutes les compétences disponibles et non uniquement avec ceux qui ont soutenu le projet Pastef. Il insiste sur le respect des promesses électorales, notamment sur les appels à candidature à des postes de responsabilité, qui devraient être transparents et ouverts à tous.
Concernant la question de la migration circulaire, il se dit préoccupé par le départ massif des jeunes Sénégalais, à la recherche d’opportunités ailleurs. Selon lui, cette fuite des forces vives du pays est une bombe à retardement, car une fois affaiblis par l’âge, ces migrants risquent d’être abandonnés par leurs pays d’accueil.
Aux prochaines élections locales, Fadel Barro annonce sa candidature pour la mairie de Kaolack, malgré sa défaite lors des précédentes élections. Il reste convaincu que son engagement politique et citoyen est essentiel pour impulser un véritable changement dans la gouvernance locale et nationale.
LES INSCRIPTIONS DES PÈLERINS AUX LIEUX SAINTS DE L’ISLAM DEBUTERONT LE 30 JANVIER
Les inscriptions des candidats au prochain pèlerinage en Arabie Saoudite vont démarrer jeudi 30 janvier au hangar des pèlerins situé dans la commune de Yoff, à Dakar
Les inscriptions des candidats au prochain pèlerinage en Arabie Saoudite vont démarrer jeudi 30 janvier au hangar des pèlerins situé dans la commune de Yoff, à Dakar, a annoncé à l’APS le délégué général au pèlerinage aux lieux saints de l’islam, Mamadou Gaye.
‘’Jeudi, nous ouvrirons le hangar des pèlerins pour démarrer les inscriptions’’, a-t-il dit lors d’une visite de courtoisie rendue au directeur général de l’Agence de presse sénégalaise.
Cette année, le Sénégal est autorisé à convoyer 12.860 pèlerins en Arabie Saoudite, selon M. Gaye.
La délégation générale au pèlerinage aux lieux saints de l’islam a entamé la phase de préinscription des pèlerins, le 24 décembre 2024, a-t-il précisé.
Près de 700 pèlerins se sont déjà inscrits auprès de la Banque islamique du Sénégal, qui, selon lui, a été choisie partenaire de l’État du Sénégal pour le pèlerinage, à la suite d’un appel d’offres.
‘’Nous allons démarrer les inscriptions proprement dites en accueillant les pèlerins au hangar de Yoff pour la visite médicale, la confection du passeport et de la carte nationale d’identité pour ceux qui n’en ont pas’’, a dit Mamadou Gaye.
La délégation générale au pèlerinage aux lieux saints de l’islam prévoit d’ouvrir des guichets dans cinq régions, pour faciliter les inscriptions des futurs pèlerins, selon M. Gaye.
Une innovation, l’agrément de l’IATA pour les voyagistes privés
Les régions Diourbel (centre), Saint-Louis (nord), Tambacounda (est) et Ziguinchor (sud) sont, en plus de Dakar, les régions choisies pour l’accueil de ces guichets.
‘’Toutes les opérations qui se font à Dakar se feront simultanément auprès de ces guichets’’, a-t-il assuré en présence de son adjoint chargé de la communication de la délégation générale.
‘’L’autre innovation, a signalé Mamadou Gaye, c’est l’agrément de l’IATA (Association du transport aérien international) pour les voyagistes privés. Tous les voyagistes se sont conformés à cette exigence-là.’’
Selon M. Gaye, les autorités sénégalaises cherchent à réduire le coût du pèlerinage, qui était de 4,3 millions de francs CFA par personne en 2024.
Il ajoute que les pèlerins sénégalais seront convoyés par Air Sénégal et Flynas, une compagnie saoudienne.
FONCIER, LES NOUVELLES DIRECTIVES DU DIRECTEUR GÉNÉRAL DES IMPÔTS ET DOMAINES
Jean Koné a pris des décisions concernant les lotissements bloqués par la primature pour enquête. Désormais, les attributions et acquisitions non assimilées à un accaparement peuvent être régularisées sous conditions.
Jean Koné, le nouveau Directeur général des Impôts et Domaines, vient de prendre de nouvelles décisions sur les lotissements que la primature avait faits bloquer afin de procéder à une enquête.
Nouvelles mesures sur les lotissements qui étaient dans le viseur du premier ministre Ousmane Sonko. En effet, après la suspension provisoire des procédures domaniales et foncières, l'examen des rapports transmis a permis aux autorités de faire diligenter une enquête (Dscos).
Ainsi, après exploitation de ces rapports, le Directeur général des impôts et domaines (Dgid) a signifié à ses services, qu’à présent, les attributions et les acquisitions qui ne sont pas constitutives d'un accaparement font l'objet d'un quitus valant mainlevée, délivré par le Directeur général de la Surveillance et du Contrôle de l'Occupation du Sol.
Cependant, le nouveau patron du fisc, dans une note parcourue par iGFM, a souligné à ses qu’ils devront «poursuivre les procédures domaniales, foncières et cadastrales pour les ayants droit qui ont reçu des quitus de mainlevée.» Par contre, les procédures restent suspendues, nonobstant l'obtention d'un quitus, pour les aménagements dont l'annulation est décidée par les autorités.
Il s’agit des lotissements « Eogen1 et 2», Cité Batterie, zones des Taxis, Asecna et Anacim dans le lotissement dit «Hangars des Pèlerins». S’y ajoutent le plan d'aménagement de la Nouvelle Ville de Thiès ainsi que la partie située entre l'Océan et la Vdn des Pud de Guédiawaye et Malika.
«Par ailleurs, au regard de l'article 80 de la loi n°2011-07 du 30 mars 2011 portant régime de la propriété foncière, les conservateurs ne sont plus concernés par la suspension et peuvent accomplir leur mission conformément à la loi », ajoute-t-il.
DIOMAYE À CAMBERENE CE MERCREDI
Le président de la République est attendu, ce mercredi, dans l’après-midi, à Cambèrène, en prélude de la célébration du 145e Appel de Seydina Limamou Laye, prévue jeudi et vendredi
Le président de la République est attendu, ce mercredi, dans l’après-midi, à Cambèrène, en prélude de la célébration du 145e Appel de Seydina Limamou Laye, prévue jeudi et vendredi, ont indiqué plusieurs médias.
Bassirou Diomaye Faye aura, à cette occasion, un tête-à-tête avec le khalife général de la confrérie musulmane des Layennes, Mamadou Makhtar Thiaw Laye, ajoutent les mêmes sources.
Le chef de l’État se rendra ensuite à la résidence du coordonnateur général de l’Appel, Seydina Issa Thiaw Laye, où il fera sa déclaration d’usage, comme il est de coutume lors des visites qu’il effectue dans les foyers religieux, à l’approche des grands rendez-vous confrériques.
ANACIM ALERTE
Une houle dangereuse de secteur nord-ouest pouvant atteindre 2,5 mètres de hauteur ou plus va toucher la côte sénégalaise, mercredi et jeudi, a-t-on appris de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).
Une houle dangereuse de secteur nord-ouest pouvant atteindre 2,5 mètres de hauteur ou plus va toucher la côte sénégalaise, mercredi et jeudi, a-t-on appris de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).
»Cette forte houle qui devra atteindre 2,5 mètres de hauteur ou plus va favoriser des conditions maritimes risquées », indique l’Agence dans un bulletin transmis à l’APS.
Elle recommande aux pécheurs et aux personnes ayant des activités maritimes d’éviter les longues sorties en mer et d’être vigilants sur les zones côtières.
DES FACILITES CONCEDES AUX RESSORTISSANTS DE L’AES
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) a déclaré avoir pris mesures visant à permettre aux citoyens burkinabé, maliens et nigériens, de continuer à jouir, « jusqu’à nouvel ordre », du droit de circulation, de résidence et ...
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) a déclaré avoir pris mesures visant à permettre aux citoyens burkinabé, maliens et nigériens, de continuer à jouir, « jusqu’à nouvel ordre », du droit de circulation, de résidence et d’établissement dans l’espace communautaire.
Ces mesures prennent effet à partir de ce mercredi 29 janvier 2025, la date du retrait officiel du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation sous régionale.
De telles mesures ont été prises dans un « esprit de solidarité régionale » et dans « l’intérêt supérieur » des populations, et conformément à la décision de maintenir les portes ouvertes au dialogue, souligne la Cedeao dans un communiqué rendu public le même jour.
Les autorités compétentes des pays membres de l’organisation sont ainsi invitées à « reconnaître jusqu’à nouvel ordre » les passeports et cartes d’identité nationales portant le logo de la CEDEAO détenus par les citoyens du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger.
Il leur a également été demandé de continuer à accorder aux biens et services provenant des trois pays concernés le traitement prévu par le Schéma de libéralisation des échanges (SLEC) et la Politique d’investissement de la CEDEAO.
Les Etats membres sont également invités à permettre aux citoyens des pays concernés de « continuer à jouir, jusqu’à nouvel ordre, du droit de circulation, de résidence et d’établissement sans visa, conformément aux protocoles en la matière » tout en apportant aux fonctionnaires de la CEDEAO des trois pays, un soutien et une coopération sans faille dans le cadre de leurs missions pour la Communauté.
La Cedeao signale que ces dispositions restent en vigueur jusqu’à l’adoption par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement des modalités complètes des relations de l’organisation avec les trois pays concernés.
La Commission de la Cedeao rappelle en même temps qu’une structure a été mise en place pour faciliter les discussions sur ces modalités avec chacun des trois pays.
‘’Ce message est nécessaire pour éviter toute confusion et toutes perturbations dans la vie et les affaires de nos populations pendant cette période de transition’’, fait valoir l’organisation communautaire.
Les dirigeants de la Cedeao, réunis à Abuja (Nigeria), le dimanche 15 décembre dernier en sommet ordinaire e, avaient ouvert la voie à une sortie officielle du Mali, du Niger et du Burkina Faso, de l’organisation communautaire à partir de ce 29 janvier après avoir pris acte de la décision de ces trois pays de quitter l’organisation.
Ils avaient décidé de lancer les formalités de retrait après la date limite du 29 janvier 2025, la date d’ouverture d’une période transitoire de six mois permettant de gérer la situation des salariés contractuels de la Cédéao originaire de ces trois pays, préparer le déménagement des différentes agences communautaires dont les sièges sont situés dans ces trois Etats membres fondateurs de la communauté ouest-africaine.
La libre circulation dans les pays de l’AES
Il s’agissait en même temps de laisser la porte ouverte à un éventuel retour du Mali, du Niger et du Burkina Faso dans la CEDEAO d’ici au 30 juillet 2025 ou à défaut de définir les modalités du retrait et d’explorer de nouveaux cadres de coopération.
La veille de la tenue de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation communautaire d’Abuja, le samedi 14 décembre 2025, les trois pays concernés par ce retrait, regroupés au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), avaient de leur côté rendu public un communiqué dans lequel ils déclaraient garantir la libre circulation des ressortissants de pays membres de la CEDEAO.
‘’Les ressortissants de la Cedeao pourront entrer, résider et exercer des activités au sein de l’espace AES sans nécessiter de visa’’, avaient-ils assuré dans un communiqué.
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest a été créée en 1975. De seize membres au départ, elle va se retrouver avec onze si le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger venait à être définitivement entériné.
La Mauritanie avait été, en 2000, le premier de ses membres fondateurs à se retirer de l’organisation.
VERS LA FIN DU VOL DE BETAIL
Le comité communal de lutte contre le vol de bétail mis en place, il y a quelques années à Fanaye, dans le département de Podor (nord) participe, malgré des moyens limités, à l’éradication de ce fléau, en collaboration avec l’administration et la Gendarme
Le comité communal de lutte contre le vol de bétail mis en place, il y a quelques années à Fanaye, dans le département de Podor (nord) participe, malgré des moyens limités, à l’éradication de ce fléau, en collaboration avec l’administration et la Gendarmerie, a déclaré son président, Bocar Ndiaye.
‘’En attendant le bilan de 2024, pour l’année 2023, nous avons permis de retrouver 38 vaches et 139 petits ruminants. Ce qui nous fait dire que des points importants ont été notés dans la lutte contre ce fléau’’, a-t-il informé.
M. Ndiaye s’exprimait au cours d’un entretien avec l’APS, à l’occasion des préparatifs de la Journée nationale de l’Elevage prévue le 22 février prochain.
Le comité communal qui a remplacé la section locale de l’association nationale de lutte contre le vol de bétail a été institué par le maire de Fanaye, à la suite d’un processus de partage avec l’ensemble des villages et hameaux.
Une initiative qui a suscité une grande adhésion volontaire, selon Bocar Ndiaye, qui renseigne que la structure a aidé ‘’au démantèlement de réseaux de malfaiteurs’’, dont les membres ont été arrêtés par la Gendarmerie.
‘’Nous avons des membres dans toutes les localités, connus et indentifiables avec des femmes et des jeunes. Ici, tout le monde est engagé à éradiquer le vol de bétail dans la zone, car tous se sentent concernés’’, a soutenu M. Ndiaye.
Il estime que c’est un travail très difficile, qui ‘’requiert engagement et volontarisme, avec des moyens limités’’, précisant que le soutien de la communauté est une source de motivation pour les membres du Comité communal.
Bocar Ndiaye n’a pas négligé l’apport des populations qui a permis l’achat du véhicule qu’il utilise, sans oublier le volet communication à travers les réseaux sociaux qui est d’une importance capitale.
Il souhaite, à défaut de corser les peines, ‘’l’application rigoureuse de la loi criminalisant le vol de bétail pour enfin éradiquer le phénomène’’.
‘’Les chefs de villages, les élus et les notabilités religieuses ont été suffisamment informés et sensibilisés pour prendre part à la lutte. Le comité travaille également en collaboration avec les autorités administratives, la brigade de gendarmerie de Thillé Boubacar, le service des Eaux et forêts et la Douane’’, a déclaré Bocar Gaye, le maire de Fanaye.
M. Gaye qui a salué le travail des membres du comité a signalé que les résultats obtenus par le comité de lutte ont inspiré plusieurs collectivités dans le département et même hors des frontières du Sénégal, notamment dans la commune de Tékane, en Mauritanie.
‘’Avec nos voisins de la commune de Tékane en Mauritanie, nous tenons des rencontres périodiques et échangeons des informations en vue de retrouver des animaux volés’’, s’est réjoui M. Gaye.