La Commission mondiale de l’Organisation international du travail (Oit) sur l’avenir du travail a demandé aux gouvernements de s’engager à prendre une série de mesures afin de relever les défis liés aux transformations sans précédent à l’œuvre dans le monde du travail.
Coprésidée par le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, et le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, la Commission définit une vision d’un programme centré sur l’humain, fondé sur l’investissement dans les capacités des individus, dans les institutions du travail et dans un travail décent et durable. «D’innombrables possibilités s’offrent à nous pour améliorer la qualité de la vie professionnelle, élargir les choix, combler l’écart entre les sexes, réparer les effets dévastateurs des inégalités dans le monde, et bien davantage. Or rien de tout cela ne se produira tout seul. Sans une action décisive, nous nous dirigerons vers un monde où les inégalités et les incertitudes iront croissant», souligne le rapport. Le rapport décrit également les défis liés aux nouvelles technologies, au changement climatique et à la démographie et plaide pour «une réponse collective à l’échelle mondiale face aux bouleversements qu’ils provoquent dans le monde du travail». «L’intelligence artificielle, l’automatisation et la robotique vont provoquer des pertes d’emploi du fait de l’obsolescence des compétences», prévient le rapport. Qui poursuit que «cependant, ces mêmes avancées technologiques, ainsi que l’écologisation des économies, vont également permettre de créer des millions d’emplois si l’on saisit ces nouvelles opportunités». Pour ce faire, les acteurs proposent une série de recommandations pour l’amélioration des conditions de travail. Entre autres recommandations, ils citent la «garantie universelle pour les travailleurs intégrant leurs droits fondamentaux, un salaire assurant des conditions d’existence convenables, des limites à la durée du travail et des lieux de travail sûrs et sains ; une protection sociale garantie de la naissance à la vieillesse qui subvienne aux besoins des gens au cours du cycle de vie ; un droit universel à l’apprentissage tout au long de la vie qui permette aux individus de se former, de se recycler et de se perfectionner».
La Commission mondiale de l’Organisation international du travail (Oit) sur l’avenir du travail a demandé aux gouvernements de s’engager à prendre une série de mesures afin de relever les défis liés aux transformations sans précédent à l’œuvre dans le monde du travail. Coprésidée par le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, et le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, la Commission définit une vision d’un programme centré sur l’humain, fondé sur l’investissement dans les capacités des individus, dans les institutions du travail et dans un travail décent et durable. «D’innombrables possibilités s’offrent à nous pour améliorer la qualité de la vie professionnelle, élargir les choix, combler l’écart entre les sexes, réparer les effets dévastateurs des inégalités dans le monde, et bien davantage. Or rien de tout cela ne se produira tout seul. Sans une action décisive, nous nous dirigerons vers un monde où les inégalités et les incertitudes iront croissant», souligne le rapport.
Le rapport décrit également les défis liés aux nouvelles technologies, au changement climatique et à la démographie et plaide pour «une réponse collective à l’échelle mondiale face aux bouleversements qu’ils provoquent dans le monde du travail». «L’intelligence artificielle, l’automatisation et la robotique vont provoquer des pertes d’emploi du fait de l’obsolescence des compétences», prévient le rapport. Qui poursuit que «cependant, ces mêmes avancées technologiques, ainsi que l’écologisation des économies, vont également permettre de créer des millions d’emplois si l’on saisit ces nouvelles opportunités».
Pour ce faire, les acteurs proposent une série de recommandations pour l’amélioration des conditions de travail. Entre autres recommandations, ils citent la «garantie universelle pour les travailleurs intégrant leurs droits fondamentaux, un salaire assurant des conditions d’existence convenables, des limites à la durée du travail et des lieux de travail sûrs et sains ; une protection sociale garantie de la naissance à la vieillesse qui subvienne aux besoins des gens au cours du cycle de vie ; un droit universel à l’apprentissage tout au long de la vie qui permette aux individus de se former, de se recycler et de se perfectionner».
Le Président sortant, Macky Sall, a demandé à la Ligue sénégalaise de foobtall professionnel de discuter avec le Groupe Excaf afin de trouver une solution au différend qui l’oppose à StarTimes, partenaire de la Ligue Pro. Le Président sortant rencontrait hier le monde sportif sénégalais au Grand Théâtre.
La Ligue sénégalaise de football professionnel voulait une intervention de Macky Sall en sa faveur dans le contentieux Star Times, partenaire de la Lsfp au Groupe Excaf. Le Président sortant est resté prudent sur la question hier lors de la rencontre avec le monde du sport au Grand Théâtre de Dakar. A la place d’un engagement de campagne électoral, il a clairement indiqué que «ça nécessite une étude. Il y a quand même un contrat qui a été signé avant, cela dans le cadre de la Tnt.
Dans ce contrat, la société Excaf avait en principe, le monopôle des décodeurs. Donc si les choses doivent évoluer, on peut vous mettre autour d’une table pour trouver une solution. Et je demande au ministre de réunir les différents acteurs et de trouver une solution dans l’intérêt du Sénégal». En effet, la Ligue Pro a vendu les droits de télévision à la société chinoise. Un contrat qui devra rapporter au football 6 milliards de francs Cfa dans les 10 pro- chaines années. Cependant l’exécution du contrat pose problème du fait du blocage de l’activité commerciale de la société, parce qu’interdite de vendre ses décodeurs sur le territoire sénégalais.
La famille sportive soutient Macky Sall
Par ailleurs, les différents présidents de fédération qui se sont succédé au micro ont tous clamé haut et fort que les acteurs du sport restent mobiliser pour assurer un second mandat à Macky Sall au premier tour. «Nous vous soutenons de manière très claire. Ce soutien n’est pas seulement affectif, il se base également sur votre programme. Mais aussi sur votre bilan», a dit Saër Seck, président de la Ligue Pro. Alors le Président sortant a promis de «parfaire la cartographie sportive» en cas de réélection. Il dit : «Nous avons l’engagement de réaliser pour 17 mois, le stade olympique qui sera exclusivement dédié au football. Nous pourrons entre 2021 et 2022 organiser la Can.»
Le Président sortant se dit prêt à octroyer des bourses à hauteur de 40 mille francs Cfa par tête aux enfants qui sont dans les écoles de formation. Il a exhorté les formateurs à produire des buteurs qui «manquent au Sénégal pour gagner une Can». Macky Sall a aussi déclaré que depuis son accession à la magistrature suprême, la prise en charge des compétitions internationales est passée de 900 millions de francs Cfa annuellement à aujourd’hui plus de 3 milliards de francs Cfa. Tous ces efforts ont été salués par les acteurs qui ont listé d’autres réalisations telles que la réhabilitation des stades régionaux, la construction de l’Arène nationale, Dakar Arena de Diamniadio.
«Le football au Sénégal, c’est 28 clubs autant de petites et moyennes entreprises. Ces 28 clubs ont créé dans ce pays 2 000 emplois. La Ligue professionnelle, c’est plus de 400 matchs organisés chaque saison, plus de 2 millions de spectateurs et près de 3 milliards de francs Cfa de masse salariale distribuée tous les ans au niveau des différents membres des clubs et des employés des clubs professionnels», a détaillé Saer Seck qui demande toujours l’accompagnement de l’Etat pour le développement du football. Même doléance pour les autres secteurs du sport.
ADAMA GUEYE MANQUE UNE «POSE»
«La Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (Pose) n’a plus sa raison d’être», a déclaré l'avocat, après avoir appris la création par les candidats de l'opposition, du «Pôle des 4»
«La Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (Pose) n’a plus sa raison d’être», a déclaré hier Me Mame Adama Gueye sur une radio locale, après avoir appris que Idrissa Seck, Issa Sall, Madické Niang et Ousmane Sonko avaient mis sur pied une structure dénommée «Pôle des 4», pour sécuriser le scrutin du 24 février.
«Le pôle des 4 Candidats a les mêmes objectifs que notre plateforme. Je préfère me désister et laisser le champ libre», a ajouté l’initiateur de la Pose. C’est d’ailleurs cette raison qui a justifié l’annulation de la conférence de presse «consacrée à la sécurisation du processus» de ladite plateforme qui devait se tenir hier. Le leader d’And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads), Mamadou Diop Decroix, est à la tête de la nouvelle structure pour coordonner les activités du Pôle, afin de contrôler les opérations de vote. Mais, il ne le fera pas seul, car selon certains sites, «il sera assisté par les mandataires des 4 candidats de l’opposition».
Pour rappel, le leader du mouvement Sénégal bou bess, après s’être retiré de la course à la Présidentielle «par devoir, au nom de l’intérêt général», est allé à la rencontre de tous les leaders de l’opposition pour leur soumettre le projet de mutualisation des ressources pour sécuriser le processus électoral. Ayant pu réunir des membres de l’opposition et de la Société civile, pour des élections libres, démocratiques et transparentes, l’avocat avait lancé en décembre dernier, en présence de presque toutes les parties prenantes, la Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (Pose).
La coordonnatrice du Programme d’appui au développement économique et social du Sénégal (Padess), Aïssatou Ayo Ba Diop, a annoncé hier que 620 millions seront déboursés pour des bourses économiques en faveur des familles démunies vivant dans la région de Dakar.
Le «Programme d’appui au développement économique et social au Sénégal (Padess) est très sensible à la situation des couches vulnérables dans la région de Dakar.
Pour aider ces familles démunies à sortir de la pauvreté qui les étreigne, il a décidé de décaisser la somme de 620 millions de francs Cfa en faveur de ces couches».
L’annonce a été faite hier par la coordonnatrice du Padess, lors de l’atelier de «validation du rapport issu de l’étude diagnostique et de ciblage menés dans la région de Dakar en vue de l’identification des groupes vulnérables et des familles pauvres potentiels bénéficiaires de filets de protection sociale».
D’après Aïssatou Ayo Ba Diop, «cela permettra à ces familles de sortir plus rapidement de la vulnérabilité». Pour ce faire, la coordonnatrice du Padess estime qu’il faut étudier d’abord au sein de ces familles quelles sont les dynamiques et les ressources humaines qu’on peut soutenir afin de les aider à émerger.
L’objectif du Padess, poursuit la coordonnatrice, est d’accompagner les vrais porteurs d’initiatives et les familles extrêmement vulnérables qui sont inscrites dans les registres nationales uniques et qui disposent de potentiels d’initiatives sur le plan humain économique afin qu’ils puissent être accompagnés à travers les bourses économiques. «Ce registre national unique peut servir de porte d’entrée de base pour susciter les synergies d’action des différentes initiatives», dit-elle.
A l’en croire, ce projet financé par la coopération italienne à hauteur de 12 milliards de francs Cfa, va concerner les régions de Dakar, Sédhiou et Kaolack. Il servira aussi, à la construction de 50 infrastructures, à savoir des écoles, des centres de santé, des foyers communautaires, entre autres.
Le Padess, dans sa démarche, veut arrêter la transmission intergénérationnelle de la pauvreté dans ces localités ciblées.
Le ministre de l’Intérieur, Ali Ngouille Ndiaye, a rassuré les observateurs sur la transparence de la Présidentielle de dimanche prochain.
«Je puis vous garantir que cette élection se fera dans la transparence et dans le respect des droits de tous les candidats, avec une application vigoureuse de la législation électorale», s’est engagé Ali Ngouille Ndiaye face aux observateurs lors de la rencontre d’échanges sur le scrutin du 24 février prochain. Toutes les précautions ont été prises et les règles édictées par le Code électoral respectées dans les délais, a dit le ministre de l’Intérieur. Il s’agit notamment, de la révision du fichier, de la mise à disposition des candidats de la carte électorale, depuis le 24 janvier dernier, et du fichier électoral depuis le 3 février. Et tout le matériel est en place depuis le 10 février dans les sous-préfectures et les préfectures, a assuré M. Ndiaye. Le ministre a décliné par ailleurs les statistiques arrêtés pour le scrutin de dimanche : «15 397 bureaux de vote, dont 14 651 à l’intérieur et 746 à l’extérieur ; 6 683 043 électeurs enregistrés dont 6 373 451 au pays et 309 592 à l’étranger ; 40 100 000 bulletins imprimés soit 8 020 000 par candidat ; les Sénégalais votent dans 49 pays étrangers ; les membres de bureaux de vote désignés par l’Administration sont au nombre de 46 171 (3 par Bv) et 76 985 soit un représentant par candidat dans chaque Bv.» En outre, le taux de retrait des cartes d’électeur dépasserait 97% si l’on en croit le ministre de l’Intérieur. Aly Ngouille Ndiaye rassure quant à la transparence du processus : «Personne ne peut truquer les élections parce qu’il ne peut pas y avoir de bureau fictif au Sénégal. La carte électorale donne tous les détails sur le nombre de bureaux de vote, les lieux voire les classes. Mieux, les listes des électeurs ont été distribuées aux candidats, présidents de BV et au CENA. Et les PV qui n’auront pas la signature de la Cena ne seront pas valables», ajoute le ministre. Au terme, le directeur de la Communication de la Direction générale des élections (Dge), Bernard Casimir Cissé, a présenté aux observateurs le guide de l’électeur, constitué des différentes étapes du processus électoral. Rappelons que 36 observateurs sont accrédités par le ministère de l’Intérieur pour assurer l’assistance démocratique de la Présidentielle du 24 février 2019.
« J'AI VOULU ARRETER LE FOOT ,JE N'AVAIS PLUS ENVIE»
A 28 ans, Salif Sané fait les beaux jours de Schalke 04 (d1 Allemagne).
Mais tout n’a pas été rose pour le défenseur international sénégalais. De nancy à Hanovre, en passant par Bordeaux, le frère de Lamine Sané (ancien joueur de Bordeaux qui évolue désormais aux uSA) a connu un parcours cabossé. dans unentretien accordé à So Foot, le joueur aux 27 sélections avec les «Lions» du Sénégal est revenu sur les moments pénibles de sa carrière.
il paraît que tu n'aimes pas les interviews?
Je ne suis pas trop un mec qui aime s’exprimer dans les médias. Je préfère parler sur le terrain. Depuis que j’ai commencé ma carrière, j’ai dû faire une ou deux interviews à peine.
Quand tu arrives à Bordeaux en 2009, tu croises emiliano Sala. Lui aussi venait d’arriver. tu t’en souviens ?
Franchement, c’était un super mec. Quand il est arrivé, il ne parlait pas très bien français, mais on voyait qu’il faisait déjà tous les efforts pour s’adapter. Le premier entraînement où je l’ai vu, sa combativité m’avait marqué, devant le but aussi. Et il était déjà là à aider tout le monde même s’il ne comprenait pas tout, c’était un chic type. J'ai aussi en mémoire un match de CFA contre je ne sais plus quelle équipe.Il avait marqué un but de la tête, c’était un boulet de canon ! Quand j’ai vu ce but, j’ai fait : « Ouaaaaaah, c’est qui ce mec ?»
Après Bordeaux, tu es allé à nancy. Quelle importance a eu Jean Fernandez dans ta carrière ?
Il a su me faire confiance à un moment où je n’avais pas tant d’opportunités que ça. J’avais signé un contrat pro, mais je n'avais fait que cinq matchs de Ligue 1. Donc miser sur moi comme ça, je pense que c’était vraiment quelque chose d’extraordinaire. Moi, ça m’a donné confiance en moi. Et par son savoir-faire et son expérience, il m’a beaucoup apporté.
C'est Fernandez qui t'a fait passer de milieu défensif à défenseur central ?
À la base, j’étais allé là-bas pour jouer arrière droit, mais au bout du deuxième ou troisième entraînement, le coach m'a dit que je n'avais rien à faire à ce poste-là : «Pour moi, tu es un milieu défensif, une sentinelle devant la défense. Arrière droit, oublie !». Et donc au premier match contre Montpellier, je joue six, à l’extérieur je me souviens. J’avais fait un bon match, même si on avait perdu. Et après ce match là, j’ai enchaîné.
C’est quoi la différence entre jouer au milieu et en défense pour toi ?
Je pense que quand tu sais jouer en sentinelle, ce n’est pas un problème de jouer en défense centrale. C’est à peu près le même poste, juste un cran plus haut, ce sont les mêmes caractéristiques.
Pourquoi être ensuite allé à Hanovre? tu n’avais pas d’autres offres ?
Hanovre, c’était le projet le plus concret. Le championnat allemand m’attirait, j’en avais parlé avec mon grand frère Lamine, j’en ai parlé avec ma famille, ils m’ont encouragé à tenter ce challenge.
Qu’est-ce qui t'a marqué quand tu es arrivé en Allemagne?
Les stades et les fans vivent vraiment le foot. Si tu compares à la France, ils sont dans le futur. Par exemple, les fans qui vont au stade, au minimum, ils connaissent la composition de toute l’équipe, ils savent qui joue où, et l’ambiance est extraordinaire. Cela fait six ans que je suis en Allemagne et je m’y plais beaucoup.
Lors de la saison 2014-2015, tu as eu un problème avec les dirigeants de Hanovre.
Non, je ne suis pas parti sans prévenir le club. En fin d’année, souvent, les clubs allemands organisent des matchs amicaux contre des équipes amateurs de leur région, et moi je les avais prévenus, c’était pour les qualifs de la Coupe du monde. A l’époque, je devais voyager avec l’équipe du Sénégal, et je ne pouvais pas jouer ces matchs. Ensuite, quand je reviens, ils me disent: «Non, tu devais rester, et du coup tu vas aller en équipe réserve». Je leur ai dit : «Ok, j’irai avec la deuxième équipe, il n’y a pas de soucis.» J’ai fait mes matchs avec l’équipe B, en essayant de rester le plus professionnel possible. Et ça a payé, je suis revenu dans le groupe après.
Ça ne t’a pas énervé ?
Au début, un petit peu. Les trois premiers jours, c’était dur quand même. Mais après, je me suis habitué. Je sais d’où je viens, donc ce genre de choses, ça ne peut pas m’abattre, et j’ai relevé la tête. En plus, j’avais ma famille derrière moi, ça m’a aidé à traverser ça.
Tu avais fait une belle saison avec Hanovre l’année dernière. Qu’est ce qui a été déterminant?
Je pense que je dois énormément au coach, André Breitenreiter. Dès qu’il est arrivé à Hanovre en 2017, il m’a dit de jouer au foot et de ne pas me prendre la tête, d’être moi-même quoi ! La manière dont il nous parlait faisait qu'on ne pouvait qu’être bon, on ne pouvait que progresser. Il nous motivait, il savait que s’il donnait un peu à l’équipe, l’équipe allaitlui rendre en retour. Il savait comment parler avec les uns et les autres et donner confiance, c’est ce qui m’a boosté.
Et comment on te motive ?
(Rires.) On me dit : «N’oublie jamais d’où tu viens», parce qu’il n’y a pas si longtemps, j’étais dans mon quartier à Lormont (à 10 kilomètres de Bordeaux, N.D.L.R.), et aujourd’hui je suis en Bundesliga, donc je profite tranquille.
À un moment, tu as même voulu arrêter le foot.Qu’est-cequi t’a fait changer d’avis ?
Quand j’étais à Lormont, j’allais jouer pour le plaisir, mais oui, à un moment, j’ai voulu arrêter, je n’avais plus envie, je n'allais plus aux entraînements. J’ai été à deux doigts d’arrêter, mais il y a un des coachs qui est venu me voir, il m’a dit qu’il fallait que je continue à bosser même si ce n'était pas facile. Il m’a relancé comme ça, et j’ai repris goût au foot. Mais ce n'est pas évident de percer si tard.
Tu as connu la coupe du monde avec le Sénégal. Comment as-tu vécu ce moment ?
Un mélange de fierté, de rêve de gosse qui se réalise, et après je suis fier que mes potes du quartier et ma famille aient pu rêver à travers moi. Quelqu’un du quartier qui participe à la Coupe du monde, ce n'est pas tous les jours que ça arrive. Et quand tu entres dans le stade pendant les matchs, c’est là que tu réalises vraiment, c’est impressionnant. Après, sur la compétition, il y a des regrets. Le match qui nous élimine, c’est le Japon. On mène deux fois au score, et finalement, on se fait éliminer à cause du fair-play. Ça a été une grande déception de ne pas passer le premier tour.
La première partie de saison à Schalke a été plutôt décevante non ?
Oui, je suis un peu déçu, avec le début de saison (5 défaites lors des 5 premiers matchs de Bun desliga, N.D.L.R.) qui a été très dur, c’était un truc de fou, on n’avait pas de chance, on se prenait des buts à la FIFA, des contres, et d’un coup,tu voyais le ballon au fond des filets, personne ne comprenait rien. Pendant un moment, je pensais même qu’on était maudits, mais depuis un certain temps, on fait de meilleurs résultats, j’espère que ça va continuer.
Qu’est-ce qui te marque le plus dans la méthode du coach domenico tedesco?
Il fait beaucoup d’analyses des adversaires. Par exemple, on ne jouera pas de la même manière contre Wolfsburg que contre le Bayern, on ne va pas jouer dans le même système. En fonction de ses analyses, il va nous dire sur quel côté on devra attaquer en priorité. Il analyse énormément l’équipe adverse, au niveau de ses forces et de ses faiblesses. C’est très très poussé.
À côté du foot, l'une de tes passions est le piano. Ça vient d'où ?
En fait, le piano, c’est un délire qui date, j’ai toujours kiffé. J’en ai acheté un et puis j’ai regardé sur YouTube comment les mecs faisaient. J'essaye de reproduire. J’ai commencé en 2012 lors de ma dernière année à Nancy.
LE PROVISEUR, LE CENSEUR ET LE SURVEILLANT RELEVES…
Lycée Ahoune SANE de Bignona - incursion d’une mention «coalition Sonko Président» sur les copies de composition en français
Une sombre affaire de mention à caractère politique fait en ce moment un grand bruit au lycée Ahoune Sané de Bignona où le proviseur, le censeur, le surveillant, pour mesure conservatoire, ont été tous relevés de leurs fonctions hier, mercredi après-midi.
Une mention sur un candidat à la présidentielle 2019, retrouvée sur les épreuves de français lors des compositions standardisées du premier semestre, le 07 février dernier, défraie la chronique au lycée Ahoune Sané de Bignona. En effet, ce jour-là, les élèves de classe de Seconde ont eu la surprise de constater sur leurs copies de français une discrète mention à caractère politique: «Coalition Sonko président». Ni les surveillants ni les professeurs qui ont distribué les épreuves aux élèves de Seconde n’ont pu constater une telle mention. C’est seulement lorsque les élèves ont fini de composer que la vigilance de certains d’entre eux a permis de déceler cette mention floue sur le côté droit (en marge des copies). Avisées de la situation, les autorités académiques ont aussitôt déclenché une procédure pour être édifiées. Les demandes d’explication adressées au proviseur du lycée n’ont pas permis d’identifier l’auteur de cette situation.
Ainsi, une plainte contre X a été déposée à la Gendarmerie de Bignona et la machine judiciaire est entrée en action. Apres investigations, aucune piste n’a pu être repérée. Les sujets de cette épreuve de français en classe de Seconde choisis ont été déposés à l’établissement sans cette mention, reconnait le proviseur du lycée dans sa demande d’explication. Du choix de l’épreuve jusqu’à l’arrivée au lycée tout était normal. C’est au moment du tirage, certainement, des épreuves que cette mention à caractère politique a fait incursion et a été décelée. …
A TITRE CONSERVATOIRE ET PAR MESURE DE SAUVEGARDE
Selon le communique de l’autorité académique, signé par l’Inspecteur d’Académie Siaka Goudiaby, «face à cette violation grave des règles de déontologie et d'éthique qui président au fonctionnement des établissements scolaires, une demande d'explication a été servie, par l'Inspecteur d'Académie de Ziguinchor, au proviseur du lycée en Iui enjoignant de fournir de plus amples informations sur cette situation sans précédent; celui-ci a, à son tour, servi une demande d'explication au censeur et au surveillant chargé du tirage, autres agents de l'établissement qui interviennent dans la chaîne de transmission, de reprographie et d'administration des épreuves.» En fin de compte, des mesures conservatoires ont été prises en attendant l’action du parquet.
VIDEO
LA BATAILLE DES ÉTUDIANTS DE BAMBEY
EXCLUSIF SENEPLUS - Une bataille rangée a éclatée entre des étudiants de l’université Alioune Diop et les élèves ingénieurs de l’institut supérieur de formation agricole et rurale à Bambey, faisant plusieurs blessés et des personnes arrêtées
Une bataille rangée a éclatée entre des étudiants de l’université Alioune Diop et les élèves ingénieurs de l’institut supérieur de formation agricole et rurale à Bambey. SenePlus revient sur ce qui s’est réellement passé.
Voir Vidéo.
«LE SCRUTIN SE DEROULERA DANS LES CONDITIONS OPTIMALES DE PREPARATION ET DANS LA TRANSPARENCE»
Aly Ngouille Ndiaye, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, est formel : « Le scrutin du 24 février 2019, le 11ème du genre, se déroulera dans les conditions optimales de préparation »
Le scrutin présidentiel du 24 février 2019 va se dérouler dans des conditions optimales de préparation et dans la transparence. L’affirmation émane du ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique Aly Ngouille Ndiaye qui se prononçait hier, mercredi, lors d’une rencontre de partage sur le processus électoral, à l’intention des missions d’observation électorale régulièrement accréditées pour la présidentielle du 24 février prochain.
Aly Ngouille Ndiaye, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, est formel : « Le scrutin du 24 février 2019, le 11ème du genre, se déroulera dans les conditions optimales de préparation » Rencontrant hier, mercredi, les observateurs nationaux et internationaux en piste pour le scrutin de dimanche prochain, le premier flic du pays a tenu à fait part de toutes les dispositions techniques prises par l’Etat pour permettre aux suffragants de voter dans la régularité. Pour autant, dira-t-il en référence aux conditions dites « optimales de préparation » mises en place, « c’est pourquoi, j’ai pu vous garantir que cette élection se fera aussi dans la transparence et dans le respect des droits de tous les candidats avec une application rigoureuse de la législation sénégalaise ». Selon d’ailleurs le ministre, « les dispositions relatives à l’encadrement juridique ainsi que celles régissant la mise en œuvre de l’opération préparatoire sont exécutées dans le respect strict des délais légaux, conformément à la législation en la matière ».
Dans la foulée, Aly Ngouille Ndiaye soulignera que « les acteurs concernés sont invités à une application rigoureuse des instructions reçues et à rendre compte sans délai de toute difficulté rencontrée dans la mise en œuvre ». Devant les observateurs nationaux et internationaux, le ministre de l’Intérieur a tenu également à récuser toute possibilité de hold-up électoral.
Pour Aly Ngouille Ndiaye, « Il n'est plus possible de truquer des élections au Sénégal ». Pour la simple et bonne raison que toutes les dispositions ont été prises par les organisateurs pour une bonne tenue du scrutin, dans la transparence. Quid de la tension autour du scrutin ? Là, le ministre de l’Intérieur a relevé qu’ « une compétition qui met en lice les prétendants à la fonction de président de la République pourrait expliquer une crispation des partisans et sympathisants». Cependant, a-t-il fait remarquer, « le Sénégal a toujours pu, par le passé, transcender les différentes péripéties inhérentes à ces enjeux aussi cruciaux dans la transparence et dans le respect des droits de tous les candidats avec une application rigoureuse de la législation sénégalaise ». La rencontre de partage sur le processus électoral, à l’intention des missions d’observation électorale régulièrement accréditées pour la présidentielle, a permis également au ministre de l’Intérieur de revenir en gros sur le fichier électoral et la carte électorale. Le ministre a ainsi confirmé qu'à ce jour, 6.683.043 électeurs ont été recensés, répartis sur 6.919 lieux de vote et dans 15.397 bureaux de vote.
À l'intérieur du pays, ils sont 6.373.451 électeurs pour 14.651 bureaux de vote éparpillés sur 6.549 centres de vote, alors que les Sénégalais de la Diaspora, au nombre de 309 592, s'exprimeront dans 370 lieux de vote pour 746 bureaux. Selon enfin le ministre de l'Intérieur, le taux de retrait des cartes d'électeur dépasse les 97% à l’échelle nationale.
AU COURS DES PREMIERS MANDAT NOUS AVONS PU CRÉER 491000 EMPLOIS NET
Entretien exclusif avec Mouhamad Boun Abdallah Dione
Le premier ministre qui se démène partout pour défendre le bilan du président sortant Macky Sall, candidat à sa propre succession, a pris de son temps précieux pour répondre aux questions de « L’As». A 48 heures de scrutin du 24 février prochain aux multiples enjeux, Mouhamad Boun Abdlallah Dionne ne se départit pas de sa sérénité et son optimisme légendaire quant à l’issue du vote qui dégage les perspectives du deuxième mandat de Macky Sall. Entretien.
L’As : Monsieur le premier ministre, vous êtes coordonnateur du pôle programme du président Sall, a deux jours du scrutin, quelles sont vos impressions sur cette fin campagne ? Mouhamad Boun Abdallah Dionne:
Je pense que le peuple a montré sa grande adhésion à la perspective de développement proposée par le président Macky Sall : le Plan Sénégal émergent. Depuis le début de la campagne, on a vu des témoignages de sympathies et d’adhésion à l’homme Macky Sall en ce qu’il représente comme sagesse comme stabilité pour le Sénégal. On a vu également de grands témoignages par rapport à sa vision du développement, une vision dont le caractère distinctif passe par sa grande volonté d’embarquer tous les Sénégalais, de ne laisser personne à bord sur la voie de l’émergence. Cela s’appelle l’inclusion sociale, c’est l’axe 2 du Plan Sénégal émergent.
On sait que l’emploi de jeunes a été un de ventre mou du régime. Comment envisagez-vous d’inverser la tendance, en cas de réélection ?
Mais non, il n’y a pas de problème avec l’emploi des jeunes. Aujourd’hui, le problème structurel que nous avons, c’est que par génération de 200 000 chercheurs d’emploi qui arrive sur le marché chaque année. 45% de cette génération sort de l’école ou des daaras sans formation, sans métier. C’est pourquoi, le président de la République, même au cours de son premier mandat, a mis l’accent sur la formation professionnelle. Quand on veut régler le problème de l’emploi, nous avons deux leviers : Le premier, c’est l’offre de travail, c’est à dire les jeunes. Si vous avez 45% de jeunes qui investissent le marché de l’emploi, il faut investir massivement sur le marché du travail. Quand le président Macky Sall est arrivé au pouvoir à peine 5% de cette génération étaient orientée vers le système de la formation professionnelle. Tout le reste était dans l’enseignement général. Le président a donc investi massivement dans la création partout sur le territorial national, de centres de formation professionnelle. Vous l’avez vu inaugurer à Nioro, un centre doté de tous les équipements techniques nécessaires pour un investissement de 1,4 milliard. Vous m’avez vu inaugurer, au nom du chef de l’Etat, un centre de formation professionnelle à Gossas pour un investissement de 1,2 milliard. Partout le Président a mis en place de telles structures pour arriver justement à 15% au moins par génération orientée vers la formation professionnelle. L’objectif qu’il fixe à travers le Pse, c’est que 30% des jeunes de chaque génération de jeunes, puissent être orientés vers la formation professionnelle. C’est comme cela que nous allons résoudre le problème de l’employabilité des jeunes. C’est la première mesure sur l’offre du marché. Un marché, c’est une offre, mais c’est aussi une demande. La demande vient du système productif. Le système de production, ce n’est pas que l’administration, c’est aussi le secteur privé. Je pense que le secteur privé a joué sa partition. Sur le premier mandat, nous pouvons dire que le secteur privé a investi et c’est ce qui nous vaut la croissance et elle a créé beaucoup d’emplois. Avec le Pse, dès 2015, nous avons créé avec le secteur formel, 700000 emplois par an. Aujourd’hui, nous tournons autour de 80 000 emplois par an. C’est pourquoi au cours du premier mandat, nous avons pu créer 491 000 emplois nets. Ce qui veut dire que les 500 000 emplois promis est un objectif atteint. Mais l’ambition du président est de faire plus. Sur le côté offre de travail, il dit : «Je mettrai dans chaque département grâce à un programme d’investissement public de 50 milliards, un centre de formation professionnelle pour les jeunes garçons et les jeunes filles du pays».
A Pikine, Macky Sall a fait une promesse de 1 million d’emplois pour les 5 ans à venir...
L’objectif est que chaque élève ait un métier et soit prêt à être employé. Et du côté de l’offre avec tout ce que nous faisons, en matière de renforcement de capacité que cela soit dans le secteur de l’agriculture, la pêche, de l’élevage, de l’artisanat, que cela soit les industries qui arrivent avec les Zones économiques spéciales, que cela soit avec les emplois verts, nous pensons que l’objectif d’un million d’emplois que s’est fixé le président est largement à notre portée. Je vous donne quelques exemples : Le Président vient de mettre en place le Pse vert pour s’occuper de la reforestation durable du territoire national. Cela, c’est 50 000 emplois nouveaux, c’est du concret à travers l’Agence sénégalaise de la protection des forêts, nous perdons 40 000 ha par an du fait de l’homme. Pour ce qui est des Domaines agricoles communautaire, il y a quatre nouveaux Dac, en construction avec la Banque islamique de développent. C’est 30 000 emplois. Il y a également la Zone économique spéciale au niveau de Diamniadio avec un investissement de 25 milliards pour héberger des industries dont une qui a délocalisé ses activités du Rwanda, c’est environ 1000 emplois par an. Le chef de l’Etat a signé avec son homologue chinois pour la phase 2. Ce qui permettra au parc industriel de s’étendre sur 50 hectares pour permettre à des entreprises de s’y installer. Chaque entreprise, c’est au moins dix mille emplois. Rien que sur Diamniadio ce sera 250 000 emplois dans la ZES de Diamniadio.
A vous entendre, on a comme l’impression que le deuxième mandat est déjà plié lorsqu’on est en campagne ...
Mais, non ce sont des projets. Permettez-moi de conclure pour montrer la pertinence de ces idées. Pour le deuxième mandat, le Président a prévu dans son programme, « le programme sectoriel, Zéro bidonville », c’est 100 0000 logement, par an, c’est 20 0000 logements par an, soit 200 00000 jeunes qui seront employés. Compte non tenu des 80 000 emplois du secteur privé et des emplois générés par l’administration. Ce n’est pas du rêve, tout a été calculé et travaillé. Là nous sommes dans le concret, je ne parle même pas de l’impact que l’exploitation du pétrole et du gaz aura sur l’économie notamment avec la loi sur local content.
Les autres candidats ont aussi des programmes aussi alléchants...
Mais non, ils n’ont pas de programme. Une liste de vœux pieux, ce n’est pas un programme. Un programme, il doit être articulé. C’est pourquoi, je tenais à vous livrer des détails précis sur notre programme. Regardez ce qui se dit. Mais, ils n’ont fait que du plagiat. Certains veulent même créer le pôle de développement de la Casamance que nous avons déjà créée. Les pôles territoires c’est l’acte 3 de la décentralisation. J’ai entendu un autre candidat parler de l‘introduction de l’anglais, mais cela c’est du plagiat. Le programme du président Macky Sall, c’est le rendez-vous avec l’avenir : «Liggeeyal euleuk ». Il est dans le temps de l’action, mais il est aussi dans le temps du futur. Le Pse l’horizon c’est 2035. Il transcende le mandat du Président. Les trois piliers qui vont être intégrés dans le quantum horaire, c’est l’anglais. Aujourd’hui, l’espace numérique est dominé par l’anglais. Il dit : «Je mettrai l’anglais depuis le primaire». Le deuxième pilier c’est l’informatique. Et enfin, le président a commandé la réécriture de l’histoire du Sénégal par nos meilleurs historiens, nos meilleurs historiens. Parce que pour le président après l’anglais et l’information, le troisième pilier, c’est l’histoire. Ce qui nous permettra de nous connaître.
Vous avez qualifié Idrissa Seck de faussaire. Sur quoi fondez-vous vos accusations.
J’ai taquiné Idrissa Seck. Mais quoi que l’on dise, Idrissa Seck doit des explications aux Sénégalais. Il a été Premier ministre. Dites-moi ce qu’il a fait dans ce pays. Son bilan se régime aux chantiers de Thiès et à leurs conséquences. Mais les diplômes, je n’en parlerai pas. Mon oncle me disait : «Méfie-toi de deux personnes : celui qui a redoublé la terminale et celui qui a repris le Cm2 parce qu’ils ont le complexe de leur génération».
Vous parlez d’Idrissa Seck qui est devenu quand même brillant après Hec.
On peut tout dire, je ne taquine personne, mais on se connaît tous. On sait qui est qui. On se connaît bien. Il se dit aussi qu’il a fait Hec. C’est ce qu’il a mis dans son CV, mais la classe préparatoire, ce n’est pas Hec.
Vous pronostiquez une victoire au premier tour. Cela est-il possible, à la lumière des foules drainées de part et d’autre des camps dans cette campagne?
Je sûr que le Président va passer au premier tour. Vous voyez ce qu’il a fait. Personne ne discute de son bilan. Lorsque j’ai annoncé que 5 candidats seulement allaient passer le tamis du parrainage, je fondais cela sur le fait que n’eut été le plus fort reste, certains candidats qui parlent n’auraient pas siégé à l’Assemblée.
Ousmane Sonko en fait partie, mais là son poids électoral a flambé. Il ne vous inquiète pas...
Personne ne nous inquiète. Nous avons un candidat qui incarne la stabilité nationale. Vous savez là où nous sommes, c’était le bureau de Modibo Keïta, Président de la Fédération qui nous liait au Mali. Vous voyez ce qui se passe dans ce pays frère agressé par de forces obscurantistes, salafistes qui déstabilisent le Mali et veulent avoir un débouché sur la mer, c'est-à-dire Dakar. Rendons donc hommage à l’action sécuritaire et diplomatique du Président Macky Sall qui nous a préservés jusque-là de ce type de menaces présentes à nos frontières. Aujourd’hui, le discours que j’entends de certains candidats montre qu’ils ne méritent pas le suffrage des Sénégalais, parce qu’ils portent en eux les germes de l’instabilité. J’ai écouté avec tristesse un candidat dire, à partir de Richard Toll, que le fleuve Sénégal est un fleuve 100% sénégalais, parce que de l’autre côté, il y a des Sénégalais. Et que lui n’a pas peur de l’occident à plus forte raison de la Mauritanie.
Il s’agit de Ousmane Sonko ....
C’est lui qui l’a dit. Vous l’avez tous entendu. C’est facile d’être belliqueux, mais si c’est pour déstabiliser son pays, déstabiliser la paix dans la sous-région, menacer les frontières qui existent, cela devient de la paranoïa. Il faut dénoncer avec vigueur ce discours, parce qu’il n’a pas sa place dans un pays. Nous avons des ressources en commun avec la Mauritanie. Nous avons un peuple frère et ami avec la Mauritanie. Vous n’êtes même président de groupe parlementaire, vous menacez. Que se passera- t-il le jour où vous deviendrez chef suprême des armées ? Heureusement, les Sénégalais ne sont pas dupes. Ils savent distinguer la bonne graine de l’ivraie. Et c’est comme cela qu’ils vont réélire le Président Macky Sall qui incarne la stabilité de la sous-région et du pays.
Sur les questions de bonne gouvernance, votre régime est constamment critiqué. On vous accuse également d’instrumentaliser la justice avec notamment le cas khalifa Sall ?
(Il nous coupe) Ecoutez, ce sont les juges qui jugent en toute conscience et en toute liberté. En tant que Premier ministre, je ne connais pas les juges, je ne les reçois pas et je n’ose leur parler. Vous voyez un chef d’Etat appeler un juge pour lui donner des instructions ? Non, mais à la minute qui suit, il convoque une conférence de presse. L’Exécutif travaille avec le procureur qui est l’avocat de la société. Et le justiciable a ses avocats. Le Président ne met personne en prison, c’est la loi qui met les gens en prison. Le Prison n’acquitte personne.
Me Wade menace d’empêcher la tenue de la présidentielle...
Nous sommes à quelques heures de la fin de la campagne, je voudrais appeler à l’apaisement. Le Sénégal est un et indivisible. Nous aimons tous notre pays, il nous faut des plages de convergence. Le Président est un homme de dialogue et bien éduqué. Aujourd’hui, le Conseil Constitutionnel a validé cinq candidats. La campagne est en train de se dérouler, nous regrettons l’incident à Tambacounda. Nous le déplorons tous, maintenant il appartient à la justice d’en tirer les conclusions. Ce dont il s’agit, c’est d’aller à la rencontre du peuple sénégalais et pour l’Etat de faire respecter le droit du peuple à choisir ses dirigeants. C’est un rendez-vous par cinq. Je pense que le Sénégal qui vote depuis les années 1840 ne mérite pas certains propos qui ne sont plus de cette ère. La démocratie sera respectée. Les suffrages seront protégés par l’Etat. Le vote aura lieu et Macky Sall va continuer à servir le pays Inchallah