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14 mai 2025
LE SÉNÉGAL VERS DES PÉRIODES DIFFICILES, SELON LE MINISTRE DES FINANCES
Après la prière de l’Aïd el Fitr à Massalikoul Jinan, Cheikh Diba a appelé les Sénégalais à préserver leur capacité de résilience car le pays tend vers de moments difficiles au vu du contexte national et international marqué par des crises...
A la déclaration du président Bassirou Diomaye Faye comme quoi il a trouvé «une situation déplorable» à son arrivée au sommet le l’Etat, le ministre des Finances et du Budget est venu rajouter une couche.
Après la prière de l’Aïd el Fitr à Massalikoul Jinan, Cheikh Diba a appelé les Sénégalais à préserver leur capacité de résilience et de dépassement car le pays tend vers de moments difficiles au vu du contexte national et international marqué par des crises qui ont impacté et qui continent d’impacter l’économie.
«Ces derniers temps, le Sénégal a traversé des moments assez difficiles. Mais le peuple a encore montré qu’il détient des ressorts lui permettant, à chaque fois qu’il y a des divergences, de se retrouver autour de l’essentiel et de préserver l’unité et la cohésion nationale Nous avons la responsabilité de préserver nos acquis d’autant plus important que nous allons vers des moments assez difficiles », alerte-t-il.
Le ministre de l’Elevage, de l’Agriculture et de la Souveraineté nationale, Mabouba Diagne qui était dans la délégation conduit par Cheikh Diba, a pour sa part demandé des prières aux Sénégalais afin que la mission qui leur a été assigné pour sortir le Sénégal du gouffre puisse prospérer.
MALI, LE GOUVERNEMENT SUSPEND LES ACTIVITÉS DES PARTIS POLITIQUES
Le régime malien a annoncé mercredi suspendre "jusqu'à nouvel ordre" les activités des partis et des associations à caractère politique, coupables selon lui de "discussions stériles" et de "subversion".
Le régime malien a annoncé mercredi suspendre "jusqu'à nouvel ordre" les activités des partis et des associations à caractère politique, coupables selon lui de "discussions stériles" et de "subversion".
"Sont suspendues jusqu'à nouvel ordre, pour raisons d'ordre public, les activités des partis politiques et les activités à caractère politique des associations sur toute l'étendue du territoire national", dit un décret pris en conseil des ministres par le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta, et lu devant des journalistes par le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement.
Il s'agit d'une nouvelle restriction à toute expression d'opposition ou de dissidence de la part des colonels qui ont pris le pouvoir par la force en août 2020 en renversant le président civil Ibrahim Boubacar Keïta. "Les actions de subversion des partis politiques et de leurs alliés ne font que se multiplier", dit le communiqué du conseil des ministres.
Ce nouveau tour de vis survient alors que les militaires se sont maintenus à la tête du pays au-delà du 26 mars 2024, date à laquelle ils s'étaient engagés, sous la pression de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), à céder la place à des civils élus. Ils n'ont pas non plus organisé de présidentielle en février 2024 comme ils en avaient pris l'engagement.
Le colonel Maïga a justifié la suspension des partis en invoquant un "dialogue" national initié le 31 décembre par le colonel Goïta. Le lancement de ce "dialogue" ainsi que le non-respect de l'échéance du 26 mars ont donné lieu à des "discussions stériles", a dit le colonel Maïga. "On ne peut pas mener un dialogue aussi crucial que l'est le dialogue direct intermalien dans la cacophonie et la confusion", a-t-il dit. "On ne peut pas accepter que des forces politiques, pour une raison ou une pour autre, prennent en otage une initiative aussi salvatrice", a-t-il insisté.
L'opposition est réduite à l'impuissance depuis août 2020 par les mesures coercitives, les mises en cause judiciaires, les dissolutions d'organisations et la pression du discours dominant sur la nécessité de faire corps autour de la junte dans un pays confronté depuis 2012 au jihadisme et à une profonde crise multidimensionnelle.
Plusieurs partis et organisations de la société civile se sont cependant émus dans une déclaration commune le 31 mars du "vide juridique et institutionnel" laissé selon eux par le non-respect de l'échéance du 26 mars, ont réclamé des militaires une "concertation rapide et inclusive" pour la tenue de la présidentielle "dans les meilleurs délais" et se sont réservé la possibilité de "toutes les voies légales et légitimes" pour le retour des civils.
"Phase critique"
Un collectif d'organisations de défense des droits humains a estimé le même jour que le Mali se trouvait "dans une impasse" et qu'il était temps pour les militaires "de retourner dans les casernes" et de "laisser d'autres citoyens élus gérer les affaires publiques du pays". "On n'est pas du tout dans un vide juridique, la transition continue", a rétorqué le colonel Maïga mercredi en parlant de la période supposée transitoire entre l'arrivée au pouvoir des colonels et la rétrocession de celui-ci à des civils.
Le colonel Maïga a aussi invoqué la poursuite de la lutte contre les groupes armés jihadistes et indépendantistes touareg. "Le Mali est dans une phase critique", a-t-il déclaré. "Dans ces circonstances, on ne peut pas accepter que des débats politiques stériles nous ramènent là d'où nous venons", a-t-il dit.
Le communiqué du conseil des ministres annonce par ailleurs l'extension du périmètre de sécurité autour de l'aérodrome militaire et de la poudrière de la cité garnison de Kati, centre névralgique de la junte à une quinzaine de kilomètres de Bamako. Depuis sa prise du pouvoir consolidée par un second putsch en mai 2021, la junte a multiplié les actes de rupture. Elle a rompu l'alliance ancienne avec la France et ses partenaires européens pour se tourner militairement et politiquement vers la Russie.
Elle a poussé vers la sortie la mission de l'ONU Minusma. Elle a dénoncé l'accord signé en 2015 avec les groupes indépendantistes du nord, considéré comme essentiel pour stabiliser le pays. A la suite du Mali, des militaires se sont emparés du pouvoir chez les voisins sahéliens du Burkina Faso en 2022 et du Niger en 2023. Les trois pays en proie au jihadisme ont forgé une alliance et décidé de quitter la Cedeao.
DELPHINE DIALLO, CELEBRER LA FEMME ET L’AFRIQUE PAR LA PHOTOGRAPHIE
Diallo a décidé, il y a un peu plus d’un an, d’utiliser l’Intelligence artificielle pour l’accompagner dans les créations photographiques de son dernier projet, «Kush», exposé en ce moment au musée Picto de New York. Reportage.
Installée à New York depuis plus de dix ans, la photographe franco-sénégalaise, Delphine Diallo, vit ses expériences artistiques pleinement, en se concentrant, entre autres, à la valorisation des femmes et des mouvances culturelles liées à celles-ci sur le continent africain durant l’Histoire. En voulant parler du passé, et en voulant valoriser l’importance des femmes dans l’histoire des sociétés africaines, Diallo a décidé, il y a un peu plus d’un an, d’utiliser l’Intelligence artificielle pour l’accompagner dans les créations photographiques de son dernier projet, «Kush», exposé en ce moment au musée Picto de New York. Reportage.
Les clichés sont d’une précision rare, unique, presque troublante de réalisme. Détails de pigmentation, paysages qui rappellent l’Ethiopie, l’Egypte, mais aussi touches futuristes avec des costumes et tenues dorés qui rappellent certains classiques de science-fiction. Actuellement présentée au musée Picto de Brooklyn, l’exposition Kush, de l’artiste franco-sénégalaise, Delphine Diallo, est une rencontre entre le passé et le futur, avec, toujours, les femmes au centre de l’œuvre. «L’histoire oublie un peu trop souvent la place des femmes dans les sociétés, dans les sociétés africaines très patriarcales, alors que celles-ci ont eu, et ont encore de très nombreux exemples de groupes dont les femmes étaient/sont les leaders, les piliers de ces structures», précise Diallo. «Avec l’exposition Kush, j’ai voulu parler de celles dont on ne parle que trop peu dans les livres d’histoire. Une sorte d’hommage aux femmes noires de cette région qui couvrait une partie de l’Egypte et de l’Ethiopie actuelles, et qui étaient très importantes dans l’organisation de leur société.» L’idée originale de l’exposition est venue après un voyage en Egypte de la photographe, et des observations sur le terrain, mais aussi de longues heures passées à lire les œuvres de Cheikh Anta Diop et ses écrits sur les liens entre l’Egypte, l’Ouest de l’Afrique et l’importance de la femme dans les sociétés du continent. A cela, Diallo a voulu apporter une touche futuriste, avec l’utilisation de l’Intelligence artificielle, pour créer des clichés qui mélangent le passé et des projections d’avenir. «La mention d’Intelligence artificielle fait peur à beaucoup de monde, mais pour Kush et mes créations pour cette exposition, j’ai senti que mes idées et la technologie allaient de pair», souligne-t-elle. «J’ai donc pris le taureau par les cornes, et je me suis lancée. Ça m’a ouvert des perspectives, et j’ai pu sortir plusieurs centaines de clichés, pour, au final, en garder une trentaine. C’est un monde infini, qui permet de produire des créations qui plongent au plus profond de l’imaginaire et des observations de chacun. J’ai pris une claque énorme, et je pense qu’on n’est qu’au début de l’utilisation de l’Ia dans l’art.» Autre détail qui a son importance, les yeux ont été le point de départ de la création de ces images de femmes. Et leurs expressions, la profondeur de leurs regards ont été cruciales dans le développement de chacun des portraits. «Les yeux sont pour moi d’une importance centrale. C’est une partie du corps qui est d’une beauté inouïe et qui permet aussi de faire passer des sentiments, des émotions. Si le regard, les expressions des yeux ne me plaisaient pas, je ne conserverais pas le cliché», précise Diallo.
Déconstruire les clichés et célébrer les femmes noires
Au-delà de l’exposition Kush, Diallo a toujours voulu célébrer les femmes noires, montrer la beauté et les histoires de celles dont la société occidentale et la société patriarcale ont toujours voulu minimiser, voire nier l’existence. «La manière dont j’exprime mon art est guidée par les femmes, par le respect, l’amour. Le but est de rendre plus connues, plus visibles les histoires de celles-ci, qu’elles viennent de Dakar, du Caire, d’Addis Abeba ou bien de Nairobi», sourit Diallo. «L’histoire a beaucoup trop minimisé l’apport des femmes dans la société, et les exemples venus d’Afrique sont caractéristiques de cela, car de grandes ethnies ont été dirigées, portées par des groupes de femmes. Il est temps de mettre les femmes noires dans la conversation, et de leur rendre hommage à leur juste valeur. Il ne faut jamais effacer l’impact historique de celles-ci, jamais !»
Diallo, qui a grandi dans une famille franco-sénégalaise, a toujours été au milieu de l’art, entre la musique, le design et la photo. C’est une rencontre avec le célèbre photographe américain, James Beard, qui a changé sa vie. L’artiste a pris une nouvelle dimension. «J’ai pu prendre conscience de plusieurs choses : que la femme devait être déconstruite de l’hypersexualisation qui l’entoure, mais aussi qu’il fallait casser ces codes, ces clichés racistes et sexistes qui entourent la femme, noire essentiellement», précise-t-elle. Il y a une quinzaine d’années, Diallo s’installe aux Etats-Unis et prend cette mission à cœur de parler des femmes, de prendre les femmes comme centre de réflexion, de création artistique. «J’ai pris beaucoup de portraits de femmes que j’ai hébergées chez moi à Brooklyn, pour montrer les beautés, mais aussi les émotions que chacune peut éprouver», explique-t-elle. «J’essaye un peu de casser les codes des portraits classiques, en ajoutant des touches personnelles, des objets par exemple, des tenues, mais aussi en puisant une certaine inspiration dans l’expression de la spiritualité et dans mes expériences (voyages ou lectures) personnelles»
Diallo, qui a grandi dans une famille franco-sénégalaise, a toujours été au milieu de l’art, entre la musique, le design et la photo. C’est une rencontre avec le célèbre photographe américain, James Beard, qui a changé sa vie. L’artiste a pris une nouvelle dimension. «J’ai pu prendre conscience de plusieurs choses : que la femme devait être déconstruite de l’hypersexualisation qui l’entoure, mais aussi qu’il fallait casser ces codes, ces clichés racistes et sexistes qui entourent la femme, noire essentiellement», précise-t-elle. Il y a une quinzaine d’années, Diallo s’installe aux Etats-Unis et prend cette mission à cœur de parler des femmes, de prendre les femmes comme centre de réflexion, de création artistique. «J’ai pris beaucoup de portraits de femmes que j’ai hébergées chez moi à Brooklyn, pour montrer les beautés, mais aussi les émotions que chacune peut éprouver», explique-t-elle. «J’essaye un peu de casser les codes des portraits classiques, en ajoutant des touches personnelles, des objets par exemple, des tenues, mais aussi en puisant une certaine inspiration dans l’expression de la spiritualité et dans mes expériences (voyages ou lectures) personnelles»
UN VIBRANT HOMMAGE RENDU A MAGUETTE THIAM
Ancien Secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), l’éminent mathématicien a tiré sa révérence dimanche dernier
Un vibrant hommage a été rendu au professeur Maguette Thiam, avant-hier à l’hôpital Fann, lors de la cérémonie de levée du corps du défunt universitaire. Ancien Secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), l’éminent mathématicien a tiré sa révérence dimanche dernier
Une ambiance chargée d’émotion a fait jour à l’hôpital Fann, avant-hier. L’endroit était le point de convergence des acteurs politiques sénégalais. Ces derniers ont tenu à se rendre sur les lieux pour assister à la levée du corps du professeur Maguette Thiam. Arraché à l’affection des siens, dimanche dernier, Maguette Thiam a reçu une pluie d’éloges de la part de ses concitoyens au moment de rejoindre sa dernière demeure. «Maguette Thiam, un homme courtois, humble, généreux et résilient… !» Tel est le message unanime délivré de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) où il tenait ses activités professionnelles, en passant par son parti jusqu’à Ouakam ainsi que par ses proches. Les anciens ministres Mamadou Diop Decroix, leader d’Aj/Pads, et Mankeur Ndiaye, un ancien membre du Pit, ont pris part à l’enterrement du défunt.
Ancien ministre sous la présidence de Abdou Diouf et personnalité marquante de la Gauche, «constant» dans son parcours politique avec une «modestie inégalée» qui le caractérise, Maguette Thiam a été le maître penseur de Mansour Sy Djamil. Leader du mouvement politique Bes du niak, ce dernier a tenu à le souligner en reconnaissant avoir appris de l’éminent mathématicien.
Maguette Thiam, «c’est la tempérance», souligne-t-il. «Il nous apprenait comment mener le combat contre nos adversaires. Pour Maguette, nous ne devrions pas répondre à la violence par la violence et aux insultes par les insultes. Il m’a appris le sens de la pondération», témoigne l’acteur politique nostalgique de cette période où il apprenait de l’ancien ministre... L’ex-ministre du Travail, du dialogue social et des relations avec les institutions, Samba Sy, de témoigner à l’endroit du défunt professeur : «Maguette a été un militant résolu, un combattant infatigable des causes justes. Un homme constamment préoccupé par le sort du plus grand nombre. Maguette fut urbain, policé avenant, de commerce agréable, maîtrisant nombre de nos langues nationales. Il a toujours eu un mot gentil, surtout pour les jeunes dont il adorait la compagnie et qui le fréquentaient assidument», surligne Samba Sy. Maguette était un «féru de connaissances qui a régulièrement poussé ceux qui le fréquentaient à s’engager dans la recherche», rappelle l’ancien ministre du Travail, qui affirme que «Maguette a bien vécu». «Il fut un homme de vertu, conscient de la finitude humaine et de la vanité des choses», arguet-il. Maguette Thiam, ancien ministre de l’Intégration africaine, sous la présidence de Abdou Diouf, et personnalité importante de la Gauche sénégalaise, est décédé dimanche dernier.
Maguette Thiam est né le 26 mai 1938 à Ouakam (Dakar). Universitaire doublé de syndicaliste et homme politique sénégalais, Maguette Thiam était depuis 2010 le Secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit), en remplacement de feu Amath Dansokho. Thiam fait partie des fondateurs du Syndicat unique et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes), le 20 avril 1976, alors qu’il était professeur à la Faculté des sciences.
LES TRAVAILLEURS DEMANDENT AU NOUVEAU REGIME D’ARRETER LE PROCESSUS
Protocole d’accord à Dakarnave - Les travailleurs de Dakarnave, engagés dans un long bras de fer avec les anciennes autorités sur le processus de reprise de leur structure, espèrent que le nouveau régime va remettre en cause le protocole d’accord étabi
Les travailleurs de Dakarnave, engagés dans un long bras de fer avec les anciennes autorités sur le processus de reprise de leur structure, espèrent que le nouveau régime va remettre en cause le protocole d’accord déjà établi.
«Arrêter le processus du contrat !» Tel est le cri du cœur lancé par les travailleurs de Dakarnave. De guerre lasse, ils n’ont pas eu une oreille attentive de la part du Directeur général de la Sirn et de leur tutelle, l’ancien ministre de la Pêche, Pape Sagna Mbaye, pour éviter la signature d’un protocole pour la reprise de Dakarnave. D’après Abass Fall, Secrétaire général du Syndicat des travailleurs de Dakarnave (Satnav), le contrat a été signé par la Sirn avec un partenaire turc. «Il y a une signature en catimini par la Sirn avec un partenaire turc à l’insu du personnel, sous prétexte qu’il y a un caractère de confidentialité», a-t-il informé au cours d’une conférence de presse tenue vendredi. Selon lui, «ce contrat doit non seulement impliquer tout le monde, mais aussi il doit être rendu public avec un appel d’offres transparent et concurrentiel. Ce qui n’a jamais été le cas». Ils ne savent plus maintenant à quel saint se vouer puisque leurs alertes pour se faire entendre n’ont pas rencontré une oreille attentive de la part du Dg de la Sirn, «qui n’a jamais manifesté l’intérêt de nous accueillir, et du ministre de la Pêche qui fait des promesses jamais tenues».
Aujourd’hui, les travailleurs de Dakarnave et leurs cadres voient les nouvelles autorités du pays comme leur seule bouée de sauvetage pour sortir de cette situation. «Nous demandons et lançons un appel aux nouvelles autorités, notamment M. Bassirou Diomaye Faye, président de la République, et son Pm, Ousmane Sonko, et notre tutelle, ministre de la Pêche et des infrastructures portuaires, Mme Fatou Diouf, d’arrêter ce processus et d’impliquer toutes les parties prenantes», exprime le Secrétaire général de Satnav. Pour lui, «un chantier d’une telle ampleur, où on répare des bateaux, va participer activement à l’exploitation du pétrole et du gaz qui est l’avenir de notre pays et ne doit pas être bradé par un lobby à col blanc».
Ce contrat, pense Abass Fall, «doit être annulé». Ce n’est pas la seule demande des syndicalistes. «On doit impliquer les travailleurs dans l’élaboration du plan social pour prendre en charge les attentes et aspirations ainsi que leurs expériences afin d’assurer un legs à nos générations futures», dit M. Fall. Pour faire évoluer la situation, les travailleurs ont adressé une lettre au Président Faye pour qu’il arrête le processus. «Nous demandons aux nouvelles autorités de revoir ce processus qui est suspicieux en ce sens qu’on ne sait rien des cahiers des charges. Qu’elles nous viennent en aide pour qu’on puisse reprendre un appel d’offres digne de ce nom, clair et concurrentiel», suggère M. Fall. Il ajoute : «Si nous demandons de surseoir à ce processus de signature, c’est parce que nous n’avons pas le temps matériel de faire la transition entre un nouveau repreneur et ceux qui travaillent ici. Et sur ce, il y a même un risque de connaître un arrêt des activités de réparation navale. Ce sera catastrophique.»
Thierno Ndiaye, le président des cadres de Dakarnave, n’a pas caché sa déception vu le déroulement de la situation. «Nous sommes sortis parce qu’on nous a dit que ce contrat a été signé. Notre volonté c’est d’arrêter le processus afin d’y voir plus clair. Tout est opaque concernant ce contrat. Nous devions être en mesure de vous informer des tenants et aboutissants de ce contrat en tant qu’acteurs, travailleurs et cadres. Mais nous sommes au même niveau d’information que vous. Nous avons même appris qu’un contrat a été signé et que les chantiers navals de Dakar ont été accordés à un repreneur turc pour faire son exploitation. Et pour un cahier des charges qui ne peut se faire sans les travailleurs et les cadres qui connaissent mieux cette maison, nous sollicitons l’intervention du nouveau régime pour arrêter cette arnaque. L’objectif, c’est de préserver les intérêts du pays», a-t-il révélé avec amertume.
Par Ibou FALL
2029, C’EST MAINTENANT
Contrairement à Abdou Samba Toro Diouf, pour Macky, ce n’est qu’un au revoir, n’est-ce pas ? Les Sénégalais risquent de virer Diomaye et ses deux épouses à la prochaine présidentielle pour réclamer à gorges déployées son retour à lui, le Superman du PSE
Le sort en est jeté, c’est BDF qui est gravé sur le drapeau en miniature surplombant la présidence de la République. Depuis une semaine, le Palais n’abrite plus le même locataire. Macky Sall, conformément à la Constitution, le 2 avril 2024, après avoir remis de mauvaise grâce les clés du propriétaire à son successeur resté sur le perron, s’en est allé, raccompagné par un garde rouge dont le rigide pas de l’oie semble le virer à coups de pieds.
La veille, il se permet une ultime cérémonie officielle pour décorer ses compatriotes méritants, histoire de leur laisser un souvenir indélébile. Il y a un peu de tout dans le lot des récipiendaires : du brave soldat, du fonctionnaire frustré, du sportif en déclin, de l’artiste méconnu…
Mieux vaut tard que jamais ? Les bobos à panser, c’est derrière lui, désormais
Le prophète du Pse prendra un dernier bain de foule, une fois les grilles du Palais définitivement franchies, saluant au passage un peuple où se s’entremêlent les cris de remerciements de ses groupies côtoyant les rancuniers inconsolables qui tiennent à lui cracher un haineux bon débarras et sans regret. Il fera un saut chez lui, à Mermoz, où une populace d’inconditionnels se presse devant la demeure pour espérer lui serrer la pince une dernière fois.
Des images de son départ circuleront ensuite, à l’aéroport militaire Léopold Sédar Senghor de Yoff, faisant ses adieux à quelques proches alignés aux pieds de la passerelle de l’avion présidentiel, avant de s’envoler vers son destin que l’on localise pour l’heure au Maroc où un p’tit pied-à-terre l’attend dont quelques images circulent.
Sa misérable baraque de Marrakech a au moins l’avantage de le tenir loin des parquets financiers locaux qui pourraient se prendre pour la Crei et le sommer d’expliquer l’origine d’un tel luxe.
Vous savez bien, quand la «demande sociale» exige un bouc émissaire, plus il est haut placé, plus la camorra des indignés est heureuse…Il ne chômera pas longtemps, semble-til, Emmanuel Macron, le pape de la Françafrique, l’ayant recruté comme Envoyé spécial du Pacte de Paris pour les peuples et la planète. Macky Sall aurait même commencé le job par une visioconférence depuis Dakar.
La bonne étoile, on l’a ou on ne l’a pas…
Un remake de l’alternance de 2000, lorsque le 1er avril, après la prestation de serment du Pape du «Sopi» au Stade de l’Amitié devant une marée de sans-culottes, Abdou Samba Toro Diouf lui remet les clés du propriétaire et s’éclipse par l’avion présidentiel à destination du Caire où il représentera son tombeur à un sommet de chefs d ’ E t a t . Il faudra à Abdou Samba Toro Diouf, cependant, un peu plus de temps pour se caser à la Francophonie. Le président Abdoulaye Wade aurait traîné des pieds pour lui accorder sa bénédiction…
Et puis, contrairement à Abdou Samba Toro Diouf, pour Macky Sall, ce n’est qu’un au revoir, n’est-ce pas ? Dans des courriers adressés à ses militants de l’APR et ses alliés de Benno bokk yaakkaar, il tient à préciser qu’il reste le président de l’APR, avec résidence à Marrakech tout de même, leur demandant de rester mobilisés pour se préparer à la reconquête du Palais.
Il ne le dit pas comme ça, j’avoue…
Mais c’est sous-entendu : les Sénégalais risquent de virer Bassirou Diomaye Faye et ses deux épouses à la prochaine présidentielle pour réclamer à gorges déployées son retour à lui, le Superman du PSE, et Marième Faye, l’attachante darling kor qui arrache des larmes aux sentimentales des taudis de banlieue…
Il y a déjà des imams qui regrettent le «soukeur’ou kôr» traditionnel tandis que les féministes hurlent au scandale : quatre femmes dans le vent, ça ne fait pas la parité dans un gouvernement. Les sempiternels attributaires illégitimes des passeports diplomatiques, les abonnés aux distributions de fonds politiques, les talibés qui ne tolèrent pas que l’on snobe leurs marabouts, les paresseux qui ne trouvent pas de travail mais jurent en chercher tous les matins, les pèlerins qui voyagent aux frais de la République, les bénéficiaires des marchés publics sans appel d’offres, les DG parachutés pour leur art de cirer les bottes et les PCA absentéistes ont du souci à se faire…
A cette cohorte de nouveaux pauvres, s’ajoutent leurs courtisans empressés et divers dégâts collatéraux : les onéreuses maîtresses, leurs bâtards et leurs familles dont les robinets s’assèchent brutalement. C’est tout autant de l’électorat hostile qui va gonfler dans les cinq prochaines années.
Il ne faut pas croire que c’est la fin des privilèges : ce sont juste les minois des privilégiées et leurs jolies fesses, qui changent. Pourquoi, dans la perspective de 2024, ne pas miser également sur un clash entre l’actuel président et son encombrant Premier ministre ? Ça pourrait aider…
C’est connu, la Primature est un cadeau empoisonné pour les fortes têtes. Puisque les pratiques païennes qui consistent à renverser du poivre dans une demeure sont démodées, le tandem présidentiel sortant, durant ses habituelles dévotions devant la Kaaba, devrait souhaiter une zizanie insoluble au sommet de l’Etat. C’est déjà arrivé, entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia, Abdoulaye Wade et Idrissa Seck, Macky Sall et Abdoul Mbaye…
Bref, de quoi rester optimiste pour le futur : cinq ans, ce n’est pas une éternité…
Sauf que les duettistes Sall et Faye ne seront pas seuls à manœuvrer : le challenger de la dernière présidentielle, Amadou Ba, claque la porte de l’Apr pour appeler les bonnes volontés à faire bloc avec lui. Il vient de ramasser près de 35 % des votes, en dépit de la mauvaise volonté affichée (c’est un euphémisme) de Macky Sall à le soutenir. Les esprits chagrins parlent carrément de trahison.
L’équation Amadou Ba est qu’il se positionne d’entrée comme le patron de l’opposition et s’affranchit de la tutelle de Macky Sall en appelant les républicains, ou ce qui en reste, à la veillée d’armes pour les prochaines conquêtes. Il y aura sans doute bientôt des Législatives, puisque l’actuel Parlement n’accorde à aucun camp une majorité indiscutable. La prochaine bataille de Dakar, qui devra confirmer les forces en présence, risque d’être meurtrière : entre Barthélemy Dias qui n’a pas une tête à céder la place à Khalifa Sall, Amadou Ba qui a besoin d’une place forte pour attendre patiemment les signes du Destin et l’actuel régime qui fera un point d’honneur à s’emparer de la citadelle, tous les coups, ou presque, seront permis…
Vous voulez mon avis ? Je vous le donne quand même : on ne va pas sentir passer les cinq années qui viennent, il y aura du sport !
Par Alpha YOUM
DU TRAVAIL ET EMPLOIS DECENTS DANS L’AGRICULTURE ET LA PECHE
Depuis la covid 19 le Sénégal rencontre des difficultés pour relancer avec force les secteurs porteurs de valeurs ajoutées et enregistre un faible taux de croissance économique voisinant 4%, une inflation à 9,2% et une dette cumulée de 75% du PIB en 2022.
Depuis la covid 19 le Sénégal rencontre des difficultés pour relancer avec force les secteurs porteurs de valeurs ajoutées et enregistre un faible taux de croissance économique voisinant 4%, une inflation à 9,2% et une dette cumulée de 75% du PIB en 2022. Une situation aggravée de nos jours par des chocs externes telle que la guerre en Ukraine et un environnement sous régional instable à cause des crises politiques. L’année 2023 peut être considérée comme transitoire dans la mesure où des dispositions budgétaires allant dans le sens de gérer les risques financiers sont très vite prises par la Direction de la Programmation budgétaire et financière (DPBF) sous la supervision de Monsieur Cheikh DIBA, actuel Ministre de l’économie et des finances. Sur ce parcours parsemé d’embuches, comment réunir les éléments nécessaires pour la création d’emplois décents afin de réduire la pauvreté et en même temps garantir un niveau de croissance économique soutenable ?
D’après l’ANDS la population sénégalaise résidente est estimée à 18032473 habitants dont plus de 50% constitués de jeunes en 2023. Un taux de chômage de 20,1% avec une dominante pour les femmes en milieu rural (32%). La population active est la somme des chômeurs et des personnes en emploi, celle qui participe au marché du travail. Ce dernier n’est pas en équilibre car les personnes à la recherche d’emplois n’ont pas encore du travail. En conséquence, l’Etat est confronté à la résolution de deux types de chômage : l’un est conjoncturel, en d’autre termes lié au ralentissement de l’activité économique de 2021 et 2022 ; l’autre est structurel c'est-à-dire aux évolutions démographiques et aux diverses contraintes du marché du travail. Pour le premier type de chômage qui est conjoncturel, l’Etat doit mobiliser des ressources supplémentaires pour stimuler l’investissement dans des secteurs ou filières. Pour le deuxième type de chômage qui est structurel, l’Etat a intérêt d’aller dans le sens d’une transformation économique profonde en changeant de paradigmes et d’options. Cela veut dire d’avoir une approche systémique entre les ministères sectoriels pour atteindre le plein emploi. Le plein emploi ne se signifie pas absence de chômage, en France on considère que le plein emploi est atteint à partir d’un taux de chômage de 4,5%. Pour améliorer l’analyse de l’indicateur du chômage, le Bureau International du Travail (BIT) a développé le concept de « déficit d’emplois » qui signifie les personnes qui souhaiteraient travailler mais qui n’ont pas d’emplois. Compte tenu de la complexité de l’analyse du marché travail et de l’emploi, la pluralité des acteurs et la combinaison des moyens semblent être la stratégie la plus sûr pour lutter contre le chômage par la création d’emplois décents.
La suite de ma réflexion sera axée sur des indications précieuses pour agir concrètement sur le marché du travail. Ces indications correspondent à des leviers qu’il faut utiliser pour créer de la richesse et du travail décent dans deux secteurs stratégiques de notre économie : l’agriculture et la pêche. Selon le BIT « le travail décent résume les aspirations des êtres humains au travail, c'est-à-dire l’accès à un travail productif et convenablement rémunéré, la sécurité sur le lieu de travail et la protection sociale pour les familles, de meilleures perspectives de développement personnel et d’insertion sociale, la liberté pour les individus d’exprimer leurs revendications, de s’organiser et de participer aux décisions qui affectent leurs vie, l’égalité des chances et de traitement pour tous, hommes et femmes » . C’est l’objectif 8 du nouveau programme de développement durable pour 2030, plein emploi productif et travail décent avec plus de justice sociale et de protection sociale.
Levier 1. Créer du travail décent en milieu agricole
Concevoir en urgence des programmes publics à vocation agricole pour ramener la part de l’agriculture à 70% de la population active avec une contribution de 40% du PIB. Cela nous permettra de résorber le déficit d’emplois par un retour massif vers le monde rural tout en assurant la sécurité alimentaire. Affecter des ressources considérables dans l’agriculture pour stimuler la création d’emplois peut permettre d’avoir par an prés de 2000 milliards de FCFA de valeur ajoutée en volume et une contribution de plus 75% dans le secteur primaire. Réviser et réorienter le Programme de relance et d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture Sénégalaise (PRACAS2). Associer l’Institut Sénégalais de Recherche Agricole (ISRA) et le Centre pour le Développement de l’Horticulture (CDH) pour la formation professionnelle des jeunes sur les techniques de production, les semences et la conservation des récoltes. Accompagner cette politique par la mise en place dans les régions agricoles d’infrastructures de stockage des produits cultivés. Dans la vallée, les agriculteurs perdent chaque année 30% de leur culture d’oignons faute d’infrastructures. Avec une bonne formation des jeunes et un dispositif de stockage, le Sénégal pourrait atteindre 200000 tonnes de pomme de terre par an et atteindre dans cette filière l’autosuffisance alimentaire par l’emploi de plus 500 milles jeunes. Si toutes les conditions sont réunies, l’agriculture pourra utiliser régulièrement un nombre considérable de jeunes.
Levier 2 : Créer du travail décent dans le secteur de la pêche.
Les pêcheurs représentent aux environs 15% de la population active (63000 emplois directs pêcheurs) dont 94% sont fournis par la pêche artisanale. Il faut ramener ce taux d’activité à 25% par la levée de toutes les contraintes liées à ce secteur. Renégocier les licences de pêche et mener des concertations avec les différents acteurs concernés. Il faut atteindre au moins un million de pêcheurs, 350000 pirogues et 180 navires industriels pour assurer le plein emploi dans ce secteur. Pour rappel le Sénégal a 718km de côtes avec un plateau continental de 23800 km carré. Son réseau hydraulique très dense, le fleuve Sénégal (1700km), le fleuve Gambie (477km), le fleuve Casamance (350km) et le fleuve Sine Saloum (130km). La pêche est un véritable moteur de croissance économique. La pêche génère une valeur ajoutée environ à 80 milliards dont 60% sur le segment de la capture et 40% sur la transformation soit 11% di PIB primaire et 3,2% du PIB total, 200 milliards FCFA de recettes par an soit 30% des recettes totales d’exportation. C’est une nécessité d’établir des conventions de formation avec des écoles spécialisées avec l’appui de la marine nationale pour une bonne connaissance des métiers de mer en direction de la jeunesse.
En conclusion, une bonne politique de création de travail décent dépend de trois conditions à notre avis : premièrement une élaboration claire et précieuse de la politique d’orientation en matière d’emplois, deuxièmement une stratégie claire pour la collaboration sectorielle et l’utilisation efficaces et efficiente des moyens mis à la disposition, troisièmement la maitrise d’une démarche managériale optimale. L’emploi des jeunes pose problème dans tous les pays. En Afrique subsaharienne, il existe à peu prés 62millions de jeunes qui n’ont ni formation ni éducation et qui migrent pour trouver un revenu de subsistance. C’est pour cela que l’Etat du Sénégal doit être focus sur la politique de travail décent pour une croissance économique inclusive et soutenable dans un environnement stable et attractif. Conscient de cette problématique, le Secrétaire général de l’ONU, Monsieur Antonio GUTERRES disait : « le monde du travail ne peut pas, et ne doit pas rester le même après la crise de la covid 19. L’heure est venue de coordonner l’action mondiale, régionales nationale pour créer les conditions de travail décent pour tout le monde. »
Alpha YOUM
Spécialiste de Gestion publique et Droit social
Par Guimba KONATE
ELECTION PRESIDENTIELLE 2024 OU DE LA FIERTE D’ETRE SENEGALAIS
Ah oui, une fois n’est pas coutume mais on peut encore être fier de notre pays, le Sénégal
Ah oui, une fois n’est pas coutume mais on peut encore être fier de notre pays, LE SENEGAL.
En effet, secoué depuis quelque temps par des scandales multiformes allant de la coprolalie haineuse à la prédation éhontée des terres en passant par les scandales financiers de toutes sortes parmi tant d’autres indélicatesses que la presse et la vox populi n’en finissaient pas de décrier rageusement et de s’en indigner fortement ; notre pays avait fini par donner l’image d’une Nation à la dérive où le sens de l’Honneur, le respect du bien public et toutes les autres formes d’attitudes républicaines, citoyennes, sociétales et autres bienséances avaient complètement disparu. Noyées qu’elles étaient dans le magma immonde des insanités codifiées, des détournements de deniers publics planifiés et des vols à grande échelle institutionnalisés et dénoncés inlassablement par les multiples rapports des corps de contrôle et banalisés par les postures d’autruches des Hautes Autorités. Ajoutez à tout cela un pouvoir frileux et extrêmement répressif qui ne souffrait d’aucune contradiction et n’hésitait pas à user et à abuser de la force publique, de l’appareil judiciaire et de la représentation nationale pour arrêter, bastonner, inculper et emprisonner à tour de bras quiconque adoptait une posture de défi ou tout simplement émettait un avis contraire aux désidératas du Maitre des céans. Ainsi on aura vu et vécu avec des arrestations arbitraires, des emprisonnements sans procès ou carrément téléguidés, des lois iniques votées à la va vite, une justice infantilisée, des FDS enragées contre des manifestants etc., etc. Tout cela avait fini par nous rendre quelque part, HONTEUX d’être sénégalais.
Tellement le tableau était sombre…
Mais voilà qu’au moment où on semblait complètement découragé et meurtri dans notre chair et mal dans notre être, deux faits récents nous rappellent que somme toute, nous avons un Grand pays et que Nous sommes un grand peuple qui recèle toujours des ressorts incroyables pour redorer son blason terni et nous réconcilier avec nousmêmes et entre Nous. Le premier motif de satisfaction et de fierté nationale retrouvée est à chercher dans l’organisation sans faille et le déroulement tranquille du scrutin présidentiel du 24 mars 2024, longtemps renvoyé aux calendes BBY pour des motifs tout aussi iniques. Et voilà que dans un sursaut salvateur le PEUPLE du SENEGAL se leva, muni de sa carte d’électeur pour imposer sa volonté à TOUS. Et dans cette démonstration de force, d’abnégation, de refus et de révolte silencieuse, le peuple a choisi son Guide en la personne de Bassirou Diomaye Daikhar FAYE pour présider aux destinées de notre cher pays. ALHAMDOULILAH. Au moins, on aura quelqu’un d’autre que ceux qui étaient là et on va voir ce qu’on va voir. Comme quoi, on sait se faire respecter au Sénégal. AJARAMA.
L’autre grand motif de satisfaction qu’on pourra retenir de ces joutes électorales c’est que le peuple commence à comprendre véritablement l’utilité de la carte d’électeur et l’usage qu’on peut en faire. Cela est extrêmement important et tous les acteurs politiques doivent désormais le savoir. Au Sénégal, Il n’est plus possible de mener «les gens en bateau pour des destinations inconnues» pour parler comme le chanteur Tiken Jah car ils ont TOUT compris. «YEWWII Nagnoulène… YEWEKOU NAGNOU, YEWOU NAGNOU». Aussi, chers politiciens, «à partir de dorénavant et jusqu’à désormais», il vous faudra présenter au peuple, des programmes réalistes, des arguments convaincants et adopter des comportements et des attitudes d’humilité, de respect et d’accessibilité pour bénéficier des suffrages des électeurs. Et pour cela, il n’y a qu’une voie et une seule : travailler, encore travailler, toujours travailler comme disait Père WADE et surtout BIEN travailler. Enfin, cet évènement d’envergure qu’est l’élection de notre Président a mis encore à nu, un travers détestable et répugnant dans notre pays : La pratique quasi industrielle du MENSONGE sous toutes ses formes. Avant, pendant et après cette élection présidentielle et durant tous les évènements qui l’auront précédée, on a aura tout vu et TOUT, TOUT entendu. Vraiment TOUT en termes de MENSONGES EHONTES. Entre les déclarations graveleuses des innombrables «Serignes LOLOU», les prédictions fantaisistes des diseurs et diseuses de bonnes aventures , les divinations absconses des pythonisses du dimanche, les sentences qui se veulent doctes des marabouts ou plutôt «Mares à boue» pour dévaliser Feu Mame Less DIA, saupoudrés des «analyses savantes et péremptoires» de nos «spécialistes politologues et experts-maison» qui soutenaient mordicus l’impossibilité d’avoir un vainqueur au premier tour, c’est à qui aura débité le plus gros mensonge. Nos oreilles ont vraiment sifflé et nos yeux se sont écarquillés d’incrédulité, de surprise, de dégoût et de désolation devant de telles attitudes qui dépassent l’indécence et frisent l’irrespect crasse pour les sénégalais que nous sommes. Toutes leurs funestes prédictions se sont révélées TOTALEMENT FAUSSES.
Entre autres grossiers mensonges, ils avaient pour les uns, spécialistes et analystes politiques autoproclamés, théorisé urbi et orbi, l’impossibilité quasi biblique d’avoir un vainqueur au premier tour. FAUX. Pour les autres, Ils avaient vu- par la grâce de DIEU - disaientils, l’air sentencieux et onctueux - l’élection dans un fauteuil du candidat BBY, FAUX. On reste partagé entre le paganisme, l’idolâtrie, l’associationnisme voire l’apostasie pour qualifier de telles attitudes débitées en public et Sans une once de HONTE. TERRIBLE. Le grand bénéfice de toutes ces déclamations mensongères par des «grandes personnes» c’est de permettre aux fidèles de découvrir de plus en plus la supercherie dont ils sont l’objet et de prendre à terme, leurs distances pour le plus grand bien de l’Islam et du Sénégal INCH CHA ALLAH.
J’ai toujours beaucoup de mal, à voir une personne bien sous tous les rapports, MENTIR avec aplomb et sans gêne ni vergogne et s’en porter bien. TRISTE. Mon avis est qu’il faudra se décider à légiférer dans ce pays contre des déclamations aussi mensongères et alarmistes mettant en danger jusqu’à la cohésion nationale. Car ces actes de divination reposant sur du FAUX sapent le soubassement de notre FOI de croyants et doivent être réprimés avec la plus grande fermeté par une LOI pour mettre un frein à ces plaisanteries de très mauvais goût. Le délit de mensonge existe non ? Il faudrait l’étendre à ces hurluberlus pour arrêter cette fâcheuse manie de débiter des propos aussi dangereux et INACCEPTABLES.
La VAR nous a saoulés d’images incroyables de toutes sortes d’individus débitant toutes sortes d’inepties et s’en tirer à trop bon compte. Assurément, il y’a urgence à légiférer pour classer de tels actes parmi les délits passibles de peines sévères d’autant plus qu’ils sont FAUX et mensongers. C’est le seul moyen d’arrêter cette spirale grotesque d’individus loufoques qui ne font plus rire avec leurs délires sulfureux qui sont autant de sornettes qu’on voudrait sentencieuses avec force blasphème en y associant le doux Nom du PLUS HAUT. SIDERANT !!! Il y va de notre survie en tant que Nation. Pour terminer, l’avènement en ce mois sacré du Ramadan, d’un nouveau Président de la République imposé par la vox populi, véritable détenteur du pouvoir politique, est de très bonne augure pour l’avenir et tous les espoirs d’un peuple réconcilié avec lui-même nous sont promis et permis.
Que DIEU continue à nous Insuffler de Sa Miséricorde infinie pour un Sénégal uni, prospère et divers. AMINE.
AU TRAVAIL MAINTENANT…
DIEU NOUS GARDE ET GARDE LE SENEGAL.
LE «FOUDDEUN», UNE BEAUTE ANCESTRALE RESSUSCITEE
Tendance Ramadan - 'Bés Bi le Jour'a fait une immersion chez Aïssatou Bathily, à Yoff. Cette dernière est une experte en matière de henné naturel. Sa maison ne désemplit pas.
Bés Bi le Jour |
Adama Aïdara KANTE |
Publication 11/04/2024
Le henné, «fouddeun» en wolof, a été très prisé pendant le mois de Ramadan. Cette pratique ancienne, jadis utilisée à l’occasion des cérémonies de mariage ou de baptême, est, fait son grand retour chez les grandes dames. Bés Bi a fait une immersion chez Aïssatou Bathily, à Yoff. Cette dernière est une experte en matière de henné naturel. Sa maison ne désemplit pas.
Le soleil est au zénith. Le climat est peu clément. L’équipe du Groupe E-Media fait cap sur Yoff, quartier où habite Aïssatou Bathily, une praticienne du henné. Mais, à cette heure de la journée, rallier la maison de cette dernière devient un véritable calvaire à cause des embouteillages monstres. Automobilistes et conducteurs de motos se disputent la chaussée, foulant au pied les règles élémentaires du Code de la route. Un acte d’incivisme qui met certains hors d’eux-mêmes. Certains, tenaillés par la faim, élèvent la voix. Après une heure de route. Et voilà le domicile de la reine du henné qui rend les mains et les pieds des dames plus gracieuses à ce mois béni de Ramadan. Sa maison est imposante. C’est un bâtiment carrelé en noir et blanc. Aïcha, la taille moyenne, le teint clair, vêtue d’une djellaba de couleur saumon, la tête bien voilée, accueille ses hôtes avec un large sourire. Elle dévoile sa belle denture blanche. L’horloge murale affiche 12h. Après les salamalecs d’usage, elle installe dans son somptueux salon, décoré avec soft et classe. La superbe photo de Serigne Babacar Sy accrochée sur le mur renseigne sur son appartenance confrérique. La dame est très sollicitée. En attestent les nombreuses femmes qui attendent patiemment leur tour pour se mettre au tatouage naturel du henné.
Dans un coin du salon, on aperçoit un seau rempli de la poudre verdâtre du henné dont sa couleur cuivrée peut tirer sur le rouge après usage. Un pot d’eau et un plat en aluminium sont soigneusement posés sur la moquette douce grise. Ce décor est complété par des bandes de col blanc coupées en fines lamelles servant pour le design. «Qui est la dernière sur la liste ?», demande une jeune fille, habillée en robe Wax multicolore. Pendant ce temps, Aïcha est occupée à préparer l’application du henné. Elle récite des versets de coran dans de l’eau simple mélangée avec celle dite bénite du Zam-Zam, qu’elle verse ensuite sur la poudre du henné jusqu’à obtenir une pâte homogène. Après avoir obtenu le résultat escompté, elle commence le travail avec la première cliente inscrite sur la liste, Fama. Cette étape finie, elle fait des designs avec le col finement coupé. Il y a une variété, certaines femmes préfèrent les tatouages fleurons et d’autres optent pour les figures symétriques avant de poser la pâte sur les designs. Au bout de 3 heures, elle enlève le henné et obtient une couleur rouge bordeaux. Elle y enduit de l’huile de beurre de karité pour la rendre scintillante. «Nous sommes au mois de Ramadan, le henné est pratique. On peut faire ses ablutions, prier sans souci. En tant que jeune, nous nous devons de perpétuer cette pratique ancestrale qui est belle à avoir», explique Penda, une cliente venue de Keur Massar. La jeune collégienne Oumou Ndoye abonde dans le même sens.
Aïssatou et le henné, une histoire d’amour
Âgée juste d’une vingtaine d’années, Aïssatou adore le henné depuis toute petite. Par passion. Et, elle est allée jusqu’au Mali pour l’apprendre. Cela fait 4 ans qu’elle exerce cette profession qui lui apporte beaucoup de gains. «J’ai toujours aimé le henné. C’est lors de ma formation au Mali que j’ai découvert beaucoup de vertus et bienfaits de ce produit naturel. Appliquer le henné sur son corps peut conjurer le mauvais sort, soigner les maladies des pieds, un mal de tête. L’huile de henné est utilisée localement pour les douleurs arthritiques et rhumatismales, le jus de henné et d’huile sur la peau pour réduire les signes du vieillissement et les rides. Le henné participe également à la réduction de certains troubles du sommeil, c’est une herbe pour la bonne santé cardiaque», explique-t-elle. A l’en croire, la liste des bienfaits de ce produit est loin d’être exhaustive. D’après elle, c’est un arbre de paradis. «D’après l’histoire, nos ancêtres ne portaient pas d’habits, ils cherchaient des écorces d’arbre pour se couvrir mais pratiquement tous les arbres ont refusé, seul l’arbre du henné a accepté», ajoute Aïssata avec une gestuelle de ses mains visiblement bien tatouées. Elle tire son épingle du jeu. «Je gagne bien ma vie grâce à ce travail. J’en tire profit», reconnaît-elle. Le henné ou «fouddeun» sur les mains des jeunes femmes, un produit naturel est un véritable allié de beauté. Obtenu sous forme d’extrait de plantes (feuilles, poudre) à partir d’arbrisseaux de la famille des Lythracées. Le henné est un produit naturel auquel on attribue de nombreuses vertus et qui est très apprécié au Sénégal. Une fois cueillies, ses feuilles sont séchées puis moulues finement. Ce qui donne une texture qui permet d’en faire une pâte, une fois que le produit est mélangé avec de l’eau. La pâte ainsi obtenue est utilisée pour réaliser un tatouage éphémère appelé «Fouddeun» en réalisant des dessins sous forme de motifs floraux ou abstraits. Son côté esthétique en fait un atout de séduction féminine, particulièrement pour les jeunes mariées. On le retrouve par ailleurs dans plusieurs cultures (turque, mauritanienne, marocaine, sénégalaise) lors d’occasions spéciales comme les mariages et les baptêmes. Originaire principalement du sous-continent indien et d’Afrique du nord, le henné se décline sous différentes variantes. (…)
EXIT LE PSE, PLACE AU PROJET
Le président Diomaye Faye a annoncé, lors du premier Conseil des ministres tenu ce mardi 9 avril 2024, le changement de référentiel de politique économique et sociale consacrant le Projet
La rupture se poursuite. Le Président Diomaye Faye a annoncé, lors du premier Conseil des ministres tenu ce mardi 9 avril 2024, le changement de référentiel de politique économique et sociale consacrant le Projet. Donc, la fin du Plan Sénégal émergent de Macky Sall qui visait 2035. Il reste l’épineuse question du financement de son programme. Mais pourra-t-il se passer du Groupe consultatifs de Paris comme ses prédécesseurs ?
Le Président Bassirou Diomaye Faye prend ses marques. Il va, à son tour, écrire l’histoire par son programme politique que les Sénégalais ont validé le 24 mars 2024 au premier tour. Le programme de son Premier ministre aussi, président de Pastef, Ousmane Sonko. Le premier Conseil des ministres a annoncé l’une des grandes décisions qui vont faire oublier le régime de Macky Sall. Il s’agit de la mise en œuvre du «Projet de transformation systémique du Sénégal» qui sera «le référentiel de politique économique et sociale». Il va remplacer le Plan Sénégal émergent (Pse) du Président Macky Sall qui avait fixé le cap jusqu’en 2035. Un projet décliné en 5 orientations majeures qui seront érigées en axes prioritaires de l’action gouvernementale. Il s’agit de «la jeunesse, l’éducation, la formation, l’entreprenariat et l’emploi des jeunes et des femmes ; la lutte contre la cherté du coût de la vie et l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages ; la modernisation de la Justice, la protection des droits humains, la bonne gouvernance, la transparence, la reddition des comptes et l’amélioration de notre système démocratique et électoral ; la souveraineté économique et la prospérité du Sénégal, l’exploitation optimale des ressources naturelles et le développement endogène durable des territoires ; la consolidation de l’unité nationale et des solidarités dans un renforcement de la sécurité, de la paix et de la stabilité du pays.» En outre, ajoute le communiqué, le Président Faye a demandé au Premier ministre, «sur la base du Projet et des orientations présidentielles sus indiquées, de finaliser, avant la fin du mois d’avril 2024, le Plan d’actions du gouvernement, avec un agenda précis de réalisation des objectifs fixés».
Le Pse et ses milliards Exit donc, le Pse qui, en 2014, inspiré en partie de Yoonu yokkuté du Président Macky Sall, avait été adopté comme document de référence de sa politique économique, sociale et environnementale. Il y a eu d’abord le Programme d’actions prioritaires (Pap I, 2014-2018), le Pap II (2019-2023) réaménagé en 2020 en Pap 2A (aménagé et ajusté) et enfin le Pap3A (2024-2028) que le gouvernement comptait mettre en place au cours des cinq (5) prochaines années, et qui avait été porté par le candidat de Benno bokk yaakaar, Amadou Ba dans le cadre de son programme de continuité. Le Pse a été soutenu par les partenaires techniques et financiers du Groupe consultatif ou Club de Paris. Pour le premier Groupe consultatif, en février 2014, le Sénégal, qui recherchait 1 853 milliards FCFA, avait obtenu des engagements de plus de 3.729 milliards de francs CFA. En 2018, le Sénégal est retourné à Paris pour le financement de la phase 2 du Pse (2019-2023) et avait pu lever 7356 milliards de F CFA auprès des partenaires techniques et financiers.
Le Projet fera-t-il appel au Groupe consultatif ?
L’enjeu aujourd’hui, avec le régime de Diomaye Faye, c’est de voir si le Premier ministre va perpétuer cette tradition comme avec Idrissa Seck, Premier ministre de Abdoulaye Wade, qui avait jubilé pour les 846 milliards «ramenés» du Club de Paris. Dans un contexte où le Sénégal s’apprête à commercialiser ses premiers barils de pétrole ou son gaz, et au nom de la souveraineté prônée par le Projet, le rendez-vous de Paris pour mobiliser des ressources à même de financer le Projet reste une incertitude. La rupture pourrait passer par là. Même si le chef de l’Etat, dans ses différents messages a rassuré les partenaires techniques et financiers. Dans son discours du 26, son premier après sa victoire, il avait assuré : «Le Sénégal restera le pays ami et l’allié sûr et fiable pour tout partenaire qui s’engagera, avec nous, dans une coopération vertueuse, respectueuse et mutuellement productive.»