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30 août 2025
L’ECO REFAIT ECHO !
Le 9 juillet dernier, l’éternel processus de mise en circulation d’une nouvelle monnaie communautaire dénommée ‘’ECO’’ dans l’espace Cedeao, regroupant 15 pays d’Afrique de l’ouest a été mis en selle,
Alors que la monnaie dite « Eco » avait été repoussée sine die en décembre 2019 par les présidents Emmanuel Macron de la France et Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire, la Cedeao s’est à nouveau résolue à faire sauter les verrous à l’effectivité de la mise en circulation de ladite monnaie, devant remplacer le franc CFA lors de la 63ème session ordinaire de la Cedeao, tenue à Bissau. Pour ce faire, les dirigeants de l’Uemoa ont appelé à la mise en place d’un comité de haut niveau pour assurer les modalités pratiques pour la création de ladite monnaie.
Le 9 juillet dernier, l’éternel processus de mise en circulation d’une nouvelle monnaie communautaire dénommée ‘’ECO’’ dans l’espace Cedeao, regroupant 15 pays d’Afrique de l’ouest a été mis en selle, lors de la 63ème session ordinaire des chefs d’Etats et de gouvernements de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), tenue à Bissau (Guinée-Bissau). Une rencontre organisée le lendemain (le 8 juillet) de la session extraordinaire des chefs d’Etats et de gouvernement des pays de l’Uemoa sur convocation du Président en exercice de l’Union, le Nigérien Mohamed Bazoum portant thème «Evolution récente de la situation économique et financière de l’Union, ses perspectives, l’évolution de la note prospective sur la ‘Vision Uemoa 2040». Après avoir constaté l’absence de concept « majorité » dans le cadre du Pacte de convergence macro-économique entre les Etats membres de la Cedeao, les dirigeants ouest-africains ont ensuite instruit la mise en place d’un comité de haut niveau composé des présidents des Commissions de l’Uemoa, de la Cedeao, du Gouverneur de la Bceao, du président du Conseil des ministres de l’Uemoa, des représentants du Cap-Vert, du Nigeria et du Ghana, pour assurer les modalités pratiques pour la création de l’ECO. Un vieux débat qui refait surface. En outre, les dirigeants ont adopté la décision portant création du Fonds spécial pour le financement des programmes de la feuille de route révisée de la monnaie unique.
L’ECO DEPOUSSIEREE
Le franc CFA longtemps décrié comme étant une monnaie européenne conçue pour appauvrir davantage les pays qui l’ont en partage, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, les dirigeants ouest africains s’étaient ainsi résolus à mettre fin à cette monnaie. Un processus dont la machine semblait être bien huilée jusqu’en 2019, précisément le 29 juin 2019 lorsque les dirigeants des 15 pays d’Afrique de l’Ouest ont annoncé leur intention d’adopter l’ECO comme monnaie unique. Mais, vite, sentant que la menace était réelle du côté de la France, en tant qu’émettrice, garante de la convertibilité et dépositaire de la moitié des réserves de change de cette monnaie, le président français Emmanuel Macron à la surprise générale, a effectué une visite-éclair en Côte d’Ivoire pour contrecarrer le projet. C’est ainsi que le 21 décembre 2019, à Abidjan (Côte d’Ivoire), les présidents Français et Ivoirien annonçaient l’hypothèse de la disparition du franc CFA. Une rencontre sciemment planifiée puisque le Président de la République de Côte d’Ivoire Alassane Dramane Ouattara était également ès qualité Président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-Africaine (Uemoa). Donc, la voix autorisée à parler au nom de l’Uemoa. Cette monnaie commune à tous les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) et ce, depuis leur accession à la souveraineté internationale n’a pas permis à ces pays de se développer comme ça se voit dans les pays anglophones. A la face du monde, il a été projeté de remplacer le franc CFA par l’Eco à compter du 1er juillet 2020. L’effectivité ou la mise en œuvre de cette décision s’accompagnait de deux changements que sont la suppression du compte d’opération à la Banque de France et des sièges occupés par les représentants français au sein des instances de la Bceao. En contrepartie dans un premier temps, il revenait à la Banque de France d’assurer la parité entre l’Eco et l’Euro. Entre temps, la pire crise sanitaire est passée par là. Elle sera suivie par l’invasion Russe en Ukraine aux conséquences alimentaires et inflationnistes incalculables. Aujourd’hui, le retour de flamme de l’Eco semble gagner la Cedeao.
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PASTEF, LA HAUTE AUTORITE CONFIRME LA CANDIDATURE DE SONKO
Face à la presse, les membres de cette instance ont indiqué avoir retenu, à l’unanimité, Ousmane Sonko comme candidat et sera investi officiellement en séance publique.
Instance de régulation du parti PASTEF, la Haute autorité dirigée par l’enseignant-chercheur en droit, Mouhamadou Ngouda Mboup, s’est penchée hier, jeudi 13 juillet 2023, sur le candidat du parti à quelques encablures de l’élection présidentielle de février 2024. Face à la presse, les membres de cette instance ont indiqué avoir retenu, à l’unanimité, Ousmane Sonko comme candidat et sera investi officiellement en séance publique.
«Après avoir opéré à toutes les analyses et appréciations jugées nécessaires, ayant constaté que la majorité absolue des suffrages est atteinte et même l’unanimité constatée, à l’issu du scrutin, le candidat Ousmane Sonko, jouissant de l’intégralité de ses droits civiles et politique, est déclaré candidat du parti PASTEF-Les Patriotes pour l’élection présidentielle du 25 février 2024», a indiqué Mouhamadou Ngouda Mboup, président de la Haute Autorité de Régulation du Parti PASTEF. Par conséquent, précise-t-il «la Haute Autorité procédera à l’investiture officielle du candidat en séance publique»
Rappelant le processus de désignation de son candidat, M. Mboup a souligné que «La haute autorité a reçu les procès verbaux de désignation du candidat du parti PASTEF à l’élection présidentielle du 25 février 2024, provenant des différentes structures, des responsables du parti et de la diaspora.»
Cependant, «En raison de l’indisponibilité de certains responsables, actuellement détenus en prison, certaines coordinations d’ailleurs n’ont pu se réunir à temps et se sont retrouvés forclos, ont vu même leurs procès-verbaux irrecevables. Dans les quarante-six départements (46) et les huit circonscriptions électorales de la diaspora regroupant quarante-cinq (45) pays où Pastef est présent, les procès-verbaux ont fait l’objet d’un triple contrôle. Et ont donné lieu à toutes les vérifications nécessaires», a expliqué le président de l’instance régulatrice du Parti PASTEF.
Ainsi, a-t-il conclu, «Sur l’ensemble des coordinations nationales du Sénégal et de la diaspora, la candidature de monsieur Ousmane Sonko a été retenue à l’unanimité. Aucune irrégularité susceptible d’éliminer la dite candidature n’a été retenue ni constaté.»
IBRAHIMA THIOUB, ÉLEVÉ AU PANTHÉON DU SAVOIR
Rendre hommage au professeur Ibrahima Thioub, historien émérite et universitaire sénégalais, enseignant à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar pendant plus d’un demi-siècle : voilà l’objet du colloque international qui a débuté hier, ce 13 juillet 2023
Rendre hommage au professeur Ibrahima Thioub, historien émérite et universitaire sénégalais, enseignant à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar pendant plus d’un demi-siècle : voilà l’objet du colloque international qui a débuté hier, jeudi 13 juillet 2023, à l’Ucad. Pendant trois jours, les anciens étudiants de l’historien venus des quatre coins du monde vont, à travers moult thèmes, « gratifier » leur formateur, de surcroit ancien Recteur de l’Ucad.
L a cérémonie d’ouverture du colloque international s’est tenue hier, jeudi, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar pour rendre hommage au Professeur Ibrahima Thioub qui est un historien et universitaire sénégalais, professeur à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. A l’ouverture du colloque, les anciens étudiants du Pr Thioub, devenus aujourd’hui des professeurs d’université, ont pris la parole pour faire part de leur reconnaissance et remerciements envers l’historien émérite, ancien recteur de l’Ucad. Ibra Sène, professeur d’histoire et ancien étudiant du professeur Thioub, est revenu sur l’importance de ce colloque international. «La raison pour laquelle on a organisé ce colloque, c’est pour dire merci au professeur Thioub. C’est lui qui nous a formés, il a vraiment beaucoup fait pour nous et nous avons donc senti que nous avions une grosse dette envers M.Thioub et pour nous, le meilleur moment de lui montrer notre gratitude, c’était à sa retraite d’organiser une conférence qui colle avec ses valeurs, c’est-à-dire la protection du savoir, les discussions scientifiques. C’est dans ce cadre qu’on a organisé ce colloque».
En réponse, le Pr Thioub a tenu à exprimer son émotion et sa fierté. «Je suis habité par un sentiment de fierté, fierté d’avoir servi mon pays à travers son école pendant plus d’un demi-siècle et d’espérer continuer ce service, et aussi la fierté d’avoir formé des générations d’enseignants et de chercheurs qui, comme le souhaite tout maitre, m’ont aujourd’hui largement dépassé parleurs compétences, leur dévouement et leur engagement au service de l’école. Je suis très fier qu’ils aient eu l’idée de m’honorer parce que j’aime le mieux, le savoir».
Poursuivant, l’historien dira, en déplorant le saccage subi dernièrement par l’université Cheikh Anta Diop : « Celui qui ouvre une école, ferme une prison. Le lieu de savoir, c’est le lieu le plus sacré. Pour illustration, le Prophète Mohamed nous a dit d’aller chercher le savoir jusqu’en Chine, ce savoir qu’il nous demandait de chercher, c’était le savoir scientifique et culturel et ce savoir se dispense dans des institutions que sont les écoles, bibliothèques et les lieux de savoir. Y porter le feu, y porter le saccage, y porter la destruction, c’est remettre en cause tous nos héritages et patrimoines. C’est pourquoi nous ne pouvons qu’exprimer notre profond regret, notre désolation face à tout cela». Et de renchérir : « Espérons que ceux qui ont failli, en portant le feu au lieu de savoir, se ressaisirons pour savoir que la lutte politique peut se dérouler dans d’autres espaces, mais que l’espace universitaire, c’est l’espace du savoir, de la controverse qui se fait par les idées et non par le feu…Si tous, nous le comprenons, nous allons préserver tous nos espaces de savoir parce qu’il y va de notre devenir en tant qu’humain». La conférence inaugurale du colloque a été donnée après l’ouverture officielle fixée à 9 heures, à l’amphithéâtre Ucad 2 par le professeur Mamadou Fall de l’Ucad et était axée sur le thème : « Ecrire l’Histoire en Afrique contemporaine.
Organisé par ses anciens étudiants aujourd’hui devenus ses collègues, le colloque réunit pour trois jours des universitaires venant du Cameroun, du Togo, du Maroc, du Gabon, du Niger, du Mali, de la Côte d’Ivoire, de l’Ile Maurice, de la République démocratique du Congo, de la France, des Etats-Unis, du Royaume Uni, entre autres. Des conférences, des tables rondes et des panels se tiendront à l’Ucad 2 et au Centre de recherche ouest africain (Warc). Le colloque permettra de passer en revue plusieurs thèmes : « Mémoire de l’esclavage Atlantique », « L’école publique : état et devenir », « Questionner les sources et l’écriture de l’histoire africaine », « L’agriculture et le foncier à l’époque coloniale », « Formation des enseignants, curricula et performances scolaires », « Colonisation, genre et violence ».
Par Abdoulaye WILANE
POUR UNE CANDIDATURE SOCIALISTE EN FEVRIER 2024
Ne pas se présenter à cette présidentielle, c’est renoncer pour dix longues années encore à la conquête démocratique du pouvoir et au renouvellement de ses élites. J’invite le PS à redynamiser ses structures et à aller au contact de ses bases
En ce jour où le choix du candidat BBY est attendu, j'ai pensé qu'il était utile, en pleine conscience des enjeux de l'heure, d’écrire cette tribune pour inviter le Parti socialiste et toute la Gauche réunie dans Bennoo à présenter un projet de gauche d’obédience socialiste. Je préconise une candidature dont le programme assure le maintien du cap du PSE à l’horizon 2035 et rassure le peuple des Assises et tous les militants de gauche.
Une nouvelle ère s’ouvre. L’annonce de la non-candidature du président Macky Sall à la présidentielle de 2024 bouleverse les certitudes. Elle casse l’opposition et fracasse la majorité. Bennoo Bokk Yaakaar qui, dans son écrasante majorité, avait appelé de ses vœux une troisième candidature de son champion à la prochaine consultation électorale, doit aborder ce nouveau virage avec intelligence et lucidité.
En scellant un partenariat en mars 2012 avec le candidat Macky Sall, feu Ousmane Tanor Dieng et le Parti socialiste avaient misé sur le bon cheval. Homme de la raison, du réel et de la précision, feu Ousmane Tanor Dieng savait que notre pays avait besoin non seulement d’apaisement, après le tumulte lié aux événements de juin 2011, mais aussi et surtout de s’inscrire dans une démarche coconstructive qui mettrait ensemble les compétences, les énergies et les différences. Au final, le choix porté sur l’actuel président de la République s’est avéré judicieux. Ses grands accomplissements sont reconnus par tous. Le Président Macky Sall a été un repère et recours. Un repère fixe et un recours stable.
Le Parti socialiste a été loyal avec lui jusqu’au bout et l’a même investi en 2019 pour son deuxième mandat. Même s’il faut reconnaître que nous avons connu beaucoup de frustrations et souffert de la boulimie de nos alliés de l’Alliance pour la République. Maintenant qu’il nous a libérés en renonçant à se présenter en février 2024, ne devrions nous pas envisager l’avenir avec plus de certitudes ?
Le Parti socialiste, héritage de grands hommes qui ont bâti notre pays par l’engagement, la sueur, le sang et les idées, doit-il encore renoncer à faire entendre sa vision du Sénégal, nourrir le débat autour de ses idées et bâtir une nouvelle attractivité au sein d’une population de plus en plus jeune ? Car, il faut le dire, ne pas se présenter à la présidentielle de 2024, c’est renoncer pour dix longues années encore à la conquête démocratique du pouvoir et au renouvellement de ses élites. Je le dis sans faux fuyant, je milite pour une candidature socialiste en février 2024. Une candidature pour l’unité, la cohésion et la solidarité. Je profite de cette tribune pour appeler les Socialistes à réfléchir lucidement sur la situation actuelle de notre parti car l’avenir se décide maintenant. J’invite le Parti socialiste à redynamiser ses structures et à aller au contact de ses bases.
L’option de transformation de notre pays à l’horizon 2035 ne sera remise en cause. Notre volonté d’avoir une candidature socialiste n’est pas antinomique à la politique en cours. Au demeurant, si nous ne sommes pas présents au deuxième tour, je suis favorable à un accord de désistement en faveur du candidat de Bennoo le mieux placé. Ce sont là les positions que j’ai défendues lors de la dernière réunion du Secrétariat national du PS au cours de laquelle deux options ont été discutées. La première est celle du maintien du partenariat actuel dans le cadre de Bennoo. La deuxième est celle d’une candidature socialiste que je défends. Aucune hypothèse n’a été retenue, pour le moment, au détriment de l’autre. Mandat a été donné au Secrétaire général de discuter avec le président Macky Sall pour des raisons de cohérence et de loyauté.
Dans ce contexte de rajeunissement de la classe politique, dans cette période d’affirmation identitaire et programmatique des partis, le Parti socialiste ne saurait être un spectateur impuissant. Il doit s’appuyer sur son histoire, ses hommes et ses idées pour rappeler, avec force, qu’il n’est pas un souvenir, mais un présent et un avenir. Le Parti socialiste n’est pas une page que l’on tourne, c’est un livre qui demeure.