SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
30 août 2025
par Momar Dieng
LA FRANCE ET SES RESPONSABILITÉS SÉNÉGALAISES
La France s’apitoie sur la couverture grillée de deux de ses fonctionnaires en mission secrète dans l’appareil sécuritaire sénégalais. Mais elle observe un silence lourd sur les répressions en cours contre les militants politiques, les activistes
La plainte du ministère français des Affaires étrangères contre l’avocat Juan Branco pour « mise en danger » de la vie de deux coopérants français détachés au Sénégal se passe de commentaires. Au-delà de son caractère ridicule et fondamentalement discriminatoire - même si politiquement il n'est pas impossible de la comprendre - cette action judiciaire dit beaucoup et assez du degré de considération et de dignité que les autorités françaises - la France tout court - ont à l’endroit des populations non françaises, sénégalaises en l’occurrence ici.
La France officielle s’apitoie sur la couverture grillée de deux de ses fonctionnaires en mission secrète dans l’appareil sécuritaire sénégalais, mais ces deux là, Khaled Bellebad et Jean-François Gaume, sont toujours vivants, vaquent à leurs occupations d’ici et d’ailleurs sans crainte et ne risquent pas de revenir chez eux en cercueil. Le pire qui puisse leur arriver est une exfiltration par voie normale ou diplomatique pour un retour saint et sauf dans l’Hexagone. Ce qui semble plus que plausible en attendant leur éventuel remplacement.
Par contre, la patrie dite des droits de l’Homme observe un silence lourd sur les violentes répressions qui frappent les militants politiques, les activistes d’organisations de la société civile, des journalistes dans l’exercice de leur métier, de simples citoyens, tous victimes de l’autoritarisme impérial d’un pouvoir aveugle et intolérant. Aucun autre pays au monde en conflit politique avec elle ne peut espérer le silence de la diplomatie du Quai d’Orsay face à des actions aussi meurtrières des forces dé sécurité sur des populations civiles qualifiées à tort d’insurgées appuyées par des « forces occultes » dont on attend encore la désignation publique. Cette diplomatie et ses moyens médiatiques ont quasiment harcelé l’Iran après la mort en détention de Mahsa Amini en septembre 2022 suite aux manifestations contre le port du foulard !
En réalité, la France – comme d’autres pays – a choisi de ne pas se soustraire de l’hypocrisie et du cynisme, bases consubstantielles arrimées à une diplomatie bâtie en grande partie sur des principes nationaux, égoïstes et mercantilistes.
Que peut-elle donc espérer de son silence actuel sur la violence politique et institutionnelle qui rythme les pratiques quotidiennes d’un Etat à qui elle apporte beaucoup d’idées punitives contre les revendications démocratiques populaires et auquel elle donne carte blanche pour faire son marché d’armes et de munitions auprès d’entreprises françaises ayant pignon sur rue aux quatre coins de l’Hexagone ? Quel message envoie-t-elle à tous ces jeunes et à leurs familles en « couvrant » - par son mutisme - le gouvernement sénégalais sur la scène internationale alors que le niveau de répression est inédit dans notre pays ? Va-t-elle encore pleurnicher sur son sort en faisant mine de découvrir un jour ou l’autre l’immensité des conséquences désastreuses du blanc-seing despotique accordé au Sénégal sous le régime du président Macky Sall ?
En dépit des tours qu’elle nous joue, l’Histoire a montré qu’il est possible que des pays maintiennent et approfondissent leurs relations en usant chacun en ce qui le concerne des principes et moyens d’indépendance que porte la souveraineté nationale. Dénoncer la trop grande facilité avec laquelle les autorités sénégalaises usent de la gâchette contre des populations non armées ne peut en rien nuire aux intérêts français. Par contre, le silence peut bien les anéantir un jour où l’on si attend le moins.
En ces moments de festivités du 14-juillet, la France ne peut oublier ce que représente pour elle la prise de la Bastille et la Révolution Française de 1789 qui allait en naître. Le Sénégal, 234 ans plus tard, n’est pas dans une perspective de Révolution, mais souhaite simplement que sa démocratie ne finisse pas en autocratie normalisée car Paris y aurait alors une vraie part de responsabilité.
EMPRISONNER UN CITOYEN POUR OFFENSE AU CHEF DE L’ETAT, C’EST ARCHAÏQUE
Le président du groupe parlementaire Yewwi Askan Wi et membre de PASTEF a été placé sous mandat de dépôtpour « actes de nature à compromettre la paix publique et offense au chef de l’Etat ».
Le président du groupe parlementaire Yewwi Askan Wi et membre de PASTEF a été placé sous mandat de dépôtpour « actes de nature à compromettre la paix publique et offense au chef de l’Etat ». Ce qui est un excès manifeste de pouvoir si l’on en croit l’ancien président de la RADDHO Alioune TINE. En effet, selon le défenseur des droits de l’homme, il ne devrait plus être d’actualité d’emprisonner une personne pour offense au chef de l’Etat.
« On ne peut pas emprisonner un citoyen pour offense au chef de l’Etat dans un hyper-présidentialisme exacerbé. C’est archaïque, je le dénonce depuis les années 90. Jëf jël et Talla SYLLA peuvent en témoigner. Au Sénégal, un opposant est inculpé pour offense au chef de l’Etat, Macky SALL », dénonce-t-il.
A noter que le député mis en cause a fait une vidéo pour présenter ses excuses au président Macky SALL et au peuple sénégalais.
INTERDICTION DES RASSEMBLEMENTS POUR L'INVESTITURE DE SONKO
"Des indices font croire que ces rassemblements constituent de réels risques de troubles à l'ordre public", a justifié le gouverneur de Dakar, Al Hassan Sall
Les autorités sénégalaises ont interdit des rassemblements du parti de l'opposant Ousmane Sonko prévus samedi et dimanche, selon un communiqué officiel publié jeudi.
Le rassemblement du 15 juillet était organisé en particulier pour désigner officiellement M. Sonko candidat de son parti, le Pastef, à l'élection présidentielle 2024, bien que l'opposant soit inéligible depuis une récente condamnation.
"Des indices font croire que ces rassemblements constituent de réels risques de troubles à l'ordre public", a justifié le gouverneur de Dakar, Al Hassan Sall.
"Des appels à travers les réseaux sociaux invitent les sympathisants de cette formation politique (Pastef) à investir d'ores et déjà les grands marchés et les principaux axes et lieux de rassemblements", dit le communiqué.
Or, selon le gouverneur, des individus s'étaient attaqués à des biens publics et privés, des commerces et autres installations lors d'un appel à manifester de M. Sonko début juin.
Les sympathisants M. Sonko ont affirmé que l'investiture de leur candidat se tiendrait samedi dans le stade Amadou Barry de Guédiawaye, dans la banlieue dakaroise, et non sur la "voie publique".
M. Sonko, plus farouche opposant du président Macky Sall, qui fêtera ses 49 ans samedi, a été condamné il y a un mois à deux ans de prison ferme dans une affaire de mœurs.Il est bloqué par les forces de sécurité chez lui à Dakar, "séquestré" selon lui, depuis le 28 mai.
Cette condamnation a engendré début juin les troubles les plus graves depuis des années au Sénégal, qui ont fait 16 morts selon les autorités, une trentaine selon l'opposition.
Le leader de Pastef a promis il y a une semaine un "chaos indescriptible" s'il est empêché d’être candidat à la prochaine élection présidentielle.
Le président Macky Sall, élu en 2012 et réélu en 2019, a annoncé début juillet qu'il ne briguerait pas un troisième mandat.
L'AVENUE LOUIS FADHERBE REBAPTISÉE AVENUE PRÉSIDENT MACKY SALL
Le maire Alioune Ndoye explique qu’à travers cette démarche d’une aussi grande portée historique, les populations de Dakar-Plateau, par le biais de leurs représentants, entendent témoigner toute leur reconnaissance à au chef de l'État
Le Conseil municipal de Dakar-Plateau annonce qu’il a décidé de rebaptiser l’avenue Louis Faidherbe avenue du président Macky Sall.
‘’Alioune Ndoye, maire de la commune de Dakar-Plateau porte à la connaissance de l’ensemble de ses concitoyens sénégalais et des hôtes étrangers établis au Sénégal que le Conseil municipal (de sa Commune), par délibération adoptée en sa séance du 10 juillet 2023, a décidé de rebaptiser l’Avenue Louis Faidherbe. Celle-ci porte, désormais, le nom de : Avenue président Macky Sall’’, indique-t-il dans un communiqué.
M. Ndoye explique qu’à travers »cette démarche d’une aussi grande portée historique, les populations de Dakar-Plateau, par le biais de leurs représentants, entendent ainsi témoigner toute leur reconnaissance à cet illustre Homme d’Etat’’.
Le communiqué relève que le chef de l’Etat sénégalais, durant tout son magistère, a ‘’toujours su prêter une écoute attentive’’ aux préoccupations des populations de sa commune, ‘’en soutenant et en accompagnant de manière efficace, déterminée et décisive, toutes les initiatives portées à son attention’’.
‘’L’œuvre immense de ce leader et bâtisseur hors pair, pour notre pays, dont les innombrables réalisations structurantes opérées au profit des dakarois, dans le cadre de la mise en œuvre des grands projets du Plan Sénégal Emergent, ne constituent qu’une infime partie, justifie, également, à plus d’un titre, qu’un tel hommage lui soit rendu’’, souligne le texte.
Le maire de Dakar-Plateau »invite, par conséquent, ses compatriotes, les services, entreprises et structures publics, parapublics et privés de même que l’ensemble des usagers de ladite avenue, nouvellement rebaptisée, à tirer toutes les conséquences de droit qu’induit ce changement de dénomination’’.
Elu président de la République en 2012 et réélu en 2019, Macky Sall a annoncé récemment qu’il n’était pas candidat à un troisième mandat.
ASSOME DIATTA QUITTE BBY
Entre le président de la République, Macky Sall et son ancienne ministre du Commerce, c'est la fin de l'idylle politique
Entre le président de la République, Macky Sall et son ancienne ministre du Commerce, c'est la fin de l'idylle politique. Dans un entretien éclair et en exclusivité accordé à «L'As», la présidente du mouvement «Jappo ak Assome» a décidé de quitter la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY) et de créer un parti politique en vue de l'élection présidentielle de 2024.
S'il y a quelqu'un qui ne va pas attendre le choix du président Macky Sall pour se déterminer, c'est bien Aminata Assome Diatta. En effet, l'ancienne ministre du Commerce a décidé de mettre fin à son compagnonnage avec le chef de l’Etat après plusieurs années de collaboration. L'ancienne candidate à la mairie de Keur Massar Nord qui est sortie de sa réserve après plusieurs mois de mutisme pour annoncer son départ de la mouvance présidentielle tourne le dos définitivement à la mouvance présidentielle. «Je pense qu'il est temps de tracer ma propre voie qui ne sera ni de la mouvance présidentielle ni de l'opposition radicale. Je propose une autre offre politique », révèle-t-elle dans un entretien téléphonique exclusif accordé à «L’As ».
Tout en remerciant le président Macky Sall qui, d'après elle, lui a fait confiance pendant plusieurs années, elle souligne sentir la nécessité de tracer son propre sillon pour offrir une autre alternative. Indiquant dans la foulée qu'elle va lancer son parti dans quelques jours à Keur Massar. Dans le même ordre d'idées, dans une lettre adressée au chef de l'Etat dont «L’As » détient une copie de manière exclusive, l'ancienne directrice du Commerce extérieur explique longuement à son désormais ex-patron les raisons d'une telle décision. «Comme vous le savez j'ai un mouvement «Jappo ak Assome» dont les bases politiques se trouvent à Dakar, Sédhiou, Ziguinchor et Thiès. Ce mouvement se réunit régulièrement autour de moi pour réfléchir sur les questions qui concernent les Massarois et les Sénégalais dans leur immense majorité », soutient l'énarque dans la lettre avant d'ajouter : «Au regard de tous les échanges, discussions et suggestions, j'ai décidé de transformer ce mouvement en parti politique ».Àl'en croire, ce sera un parti de Centre gauche. Un parti de progrès, réformiste, solidaire, insiste-t-il et ouvert sur l'entreprise.
LA DECLARATION D'AMOUR AUX POPULATIONS DE KEUR MASSAR
Montrant dans cette lettre aussi tout son attachement au département de Keur Massar, l'ancienne ministre des PME déclare : «Je peux vous dire que j'ai une base politique. Elle se trouve à Keur Massar. C'est mon fief». Signalant que les populations de Keur Massar montrent leur soutien à son égard au quotidien. «Ce qui la motive davantage », fait-elle savoir. Rappelons que la ministre Assome Aminata Diatta a été la tête de liste de la coalition BBY lors des dernières élections locales et législatives.
Défaite par les candidats de Yewwi Askanwi, la ministre Assome Aminata Diatta ne manque pas néanmoins de partisans dans cette localité, surtout du côté des femmes et des chefs de quartier qui saluent son humilité et sa discipline. Et elle compte saisir ce capital sympathie pour se rebiffer politiquement.
UN 3E CAS INTERNE A L’HOPITAL DALAL JAMM
On peine à éradiquer la fièvre hémorragique de Crimée Congo. Un troisième cas confirmé lundi dernier est pris en charge actuellement à l’hôpital Dalal Jamm de Dakar.
Après le premier cas détecté au mois de mai passé et qui avait fini par succomber, le deuxième découvert à Dahra, les autorités sanitaires ont interné depuis lundi le 3e cas de la fièvre hémorragique de Crimée Congo à l’hôpital Dalal Jamm. L’annonce est de Dr Boly Diop, responsable de surveillance épidémiologique et post vaccinale au ministère de la Santé et de l’Action sociale, en marge d’une réunion de coordination trimestrielle de surveillance épidémiologique.
On peine à éradiquer la fièvre hémorragique de Crimée Congo. Un troisième cas confirmé lundi dernier est pris en charge actuellement à l’hôpital Dalal Jamm de Dakar. Selon Docteur Boly Diop, responsable de surveillance épidémiologique et post-vaccinale au ministère de la Santé et de l’Action sociale, le malade, détecté après les célébrations liées à la Tabaski, a été isolé précocement. «Il est dans les meilleures conditions pour être guéri», révèle-t-il.
En effet, après la découverte du 1er cas le 21 avril, le ministère de la Santé avait activé le centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous). Le Cous devait assurer le suivi et la coordination de la réponse de notre pays. « Ce qui place le Sénégal en situation d’épidémie, c’est que ces dernières années, de façon régulière, des cas de fièvre hémorragique Crimée-Congo sont notifiés au niveau du pays, et sont suivis. Et c’est dans ce cadre que le Centre des opérations d’urgence sanitaire a été activé depuis le 28 avril », explique Dr Boly Diop.
Pour rappel, la fièvre hémorragique de Crimée Congo est une maladie transmise de l’animal à l’homme par le biais des tiques. Le virus est hébergé par les animaux sauvages et domestiques. La transmission à l’homme se fait par contact direct avec du sang ou des tissus d’animaux infectés. Elle peut se faire également par contact direct avec du sang ou des fluides corporels d’une personne contaminée. La transmission est aussi possible par morsure de tiques infectées. Le taux de létalité de la maladie peut aller de 10 à 40%.
A l’en croire, la fiche technique du ministère de la Santé, le réservoir de virus est constitué par plusieurs types d’animaux sauvages comme les rongeurs, les oiseaux (hérons, calaos), les animaux domestiques et les bovins (moutons, chèvres).
Les agents du secteur primaire décrètent 48h de grève
Les agents des ministères des Pêches et de l'Économie Maritime, ceux de l'Agriculture et de l'Équipement Rural, de l'Élevage et de la Production, sont plus que jamais déterminés dans leur combat. Après avoir annoncé, lors d’un point de presse, la possibilité de déclencher une grève d’avertissement de 48 heures, Omar Dramé et ses camarades sont passés à l’acte. Ils ont décrété 48 heures de grève générale, le jeudi 13 et vendredi 14 juillet 2023. C’est pour exiger le respect du protocole d’accord signé le 1er décembre 2022 entre le gouvernement du Sénégal à travers le ministre de la Fonction publique et de la Transformation du Service public, Gallo BA et l’intersyndicale du secteur primaire.
Échauffourées à l’hôpital régional de Thiès
Il y a eu des échauffourées hier, au centre hospitalier régional El Hadji Amadou SakhirNdiéguène de Thiès. A l’origine, la mort du jeune Babacar Diaw, conducteur de mototaxi, qui était hospitalisé à l’hôpital à la suite d’un violent accident. Il s’est retrouvé avec une double fracture, mais finalement il a rendu l’âme hier. Mais pour les conducteurs de motos Jakarta, il est victime d’une négligence à l’hôpital et comme s’ils s’étaient passé le mot, ils se sont révoltés, après avoir envahi le centre hospitalier pour exprimer bruyamment leur courroux. Il a fallu l’intervention de la police pour ramener le calme.
Affaire Mancabou toujours au point mort
Cela fait un an jour pour jour que François Mancabou est décédé des suites de blessures subies en détention à la sûreté urbaine de Dakar. Il avait été interpellé dans le cadre de l'affaire dite des «forces spéciales». Seulement, depuis l'annonce de l'ouverture d'une information judiciaire par le parquet de Dakar, aucun acte d'instruction n'a été effectué par le juge chargé de l'affaire, selon les avocats de la famille.
L’anniversaire du décès de Tanor
Le Parti socialiste va commémorer, dans la sobriété, le 4e anniversaire de la disparition d’Ousmane Tanor Dieng le samedi 15 juillet 2023. Il est prévu des cérémonies de prières et de récitals de Coran à travers différents daara et lieux de culte à Nguéniène, Tivaouane, Dakar et Saint-Louis. Dans le même sens, la Secrétaire générale du parti, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, présidera une cérémonie de témoignages sur l'homme, le samedi à 15 heures, à la maison du Parti socialiste Léopold Sédar Senghor, en présence de tous les responsables et membres des instances, des mouvements intégrés et organisations spécialisées. Elle appelle tous les militants et responsables, partout où ils se trouvent, à se souvenir, dans une même communion de prières, de Ousmane Tanor Dieng
Abdou Karim Sall chez son prédécesseur
Le Directeur général de l’ARTP a profité de sa visite au centre de contrôle des fréquences situé dans la localité de Doumga Ouro Alpha (Matam) pour faire un détour chez la maison familiale de son prédécesseur, Abdoul Ly. Abdou Karim Sall s’est entretenu avec les membres de la famille à qui il demande de transmettre ses cordiales salutations à Abdoul Ly. Il a poursuivi sa visite à Doumga Ouro Alpha où il a été accueilli par Thierno Mamadou Lamine Ly
Une pirogue chavire à Saint-Louis : 6 corps sans vie repêchés
Six corps sans vie ont été repêchés, mercredi, à l’issue du chavirement d’une pirogue, le même jour, aux environs de 5 heures du matin, à hauteur de l’embouchure de Saint-Louis, a appris l’APS de source sécuritaire. Cette embarcation transportait une soixantaine de personnes, a-t-on précisé de même source. Les sapeurs-pompiers, alertés, se sont déplacés sur les lieux du drame et ont pu repêcher six corps sans vie dont quatre acheminés à Louga (nord-ouest). Les deux autres ont été déposés à la morgue de l’hôpital régional de SaintLouis. Quatre personnes ont survécu à ce drame, indique la même source, selon qui les trois sont internés à la Marine nationale et le quatrième à l’hôpital régional de Saint-Louis. Les opérations de sauvetage se poursuivent encore sur le terrain, sous la conduite d’une équipe des sapeurs-pompiers ainsi que des éléments de la Marine nationale
APR Thiès et la candidature de BBY
La coordination départementale de l’Alliance Pour la République (APR) de Thiès, dirigée par Augustin Tine, maire de Fandène, par ailleurs Directeur de cabinet politique du président de la République, vient d’exprimer sa position sur la candidature au sein de Benno Bokk Yaakaar. « La coordination départementale de Thiès demande à tous les responsables, militants et sympathisants de travailler à l’unité au niveau du parti et de la coalition, seul gage d’une victoire éclatante en février 2024 », lit-on dans le communiqué publié à cet effet. En outre, indique ledit communiqué, « toutes les instances de la coordination s’engagent à soutenir toute candidature proposée, le moment venu, par le Président Macky Sall, leader de la coalition Bby. Dr Augustin Tine et ses camarades ont salué le message à la nation du 03 juillet 2023 du Président Macky Sall, annonçant sa décision de renoncer à se porter candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2024. Ils soulignent que le message « a connu un retentissement exceptionnel au Sénégal, en Afrique et partout à travers le monde, ce qui est un grand motif de fierté pour les militants et responsables du parti, les membres de la grande coalition Bby».
Plainte du Quai d'Orsay contre Juan Branco
Le torchon brûle entre l'avocat Juan Branco et les autorités françaises, notamment le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Dans un document adressé à la bâtonnière, le ministère dénonce les agissements de l’avocat et activiste politique, Juan Branco, auprès du procureur de la République, lui reprochant d’avoir mis en danger des fonctionnaires français au Sénégal. Très remontés contre l’avocat d’Ousmane Sonko, les services du ministère des Affaires étrangères ont décidé de porter plainte contre Juan Branco. Ce bras de fer judiciaire fait suite à des répressions des manifestations contre l’opposant sénégalais Ousmane Sonko, le 1er juin. Son avocat, Juan Branco, avait annoncé porter plainte pour crime contre l’humanité. Le ministère rappelle que lors d'une conférence de presse le 22 juin, l'avocat accuse spécifiquement deux coopérants français en leur citant leur nom, avant de communiquer les données personnelles de l’un d’entre eux, comme son numéro de téléphone ou son matricule. Avec sa plainte, Juan Branco a également cité le nom de cinq autres agents, rapporte Europe 1. En attendant une suite judiciaire, le Quai d'Orsay demande que l’avocat soit rappelé à l’ordre. D’autant que, à leurs yeux, la situation au Sénégal demeurant extrêmement tendue, les deux agents français, dont l’identité est désormais connue, ne sont plus en sécurité et sont directement exposés à toute forme de représailles. Ils soulignent aussi que les faits de dénonciation de Juan Branco peuvent caractériser un délit de mise en danger de la personne
Réplique de l’avocat Juan Branco
Réagissant à la plainte du ministère des Affaires Étrangères français, l’avocat du leader de Pastef persiste et signe. Il soutient : « Les faits que nous avons révélés ont montré l'implication d'agents français dans l'organisation et l'exécution de la répression mise en œuvre par le régime de Macky Sall contre des manifestants démocratiques, ayant fait 60 morts, ainsi que des milliers de détenus et blessés ». A ses yeux, ce sont des crimes contre l'humanité passibles de poursuites devant la Cour pénale internationale et devant les juridictions françaises. Convaincus que ce sont des faits imprescriptibles, Juan Branco regrette que le Quai d'Orsay ne les ait jamais dénoncés. Il prévient qu’il ne cédera à aucune intimidation.
Le Général d'Armée Cheikh Wade nommé ambassadeur
Après son départ de la tête des armées, le Général d’armée Cheikh Wade atterrit en Grande Bretagne. Il est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Seń eǵ al au Royaume Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, avec résidence à Londres, en remplacement de Fatimata Dia Diagne. Ambassadeur Extraordinaire et plénipotentiaire du Seń eǵ al au Japon, Gorgui Ciss est nommé Ambassadeur auprès de la Tres̀ Honorable Mary Jeannie May Simon, Gouverneure Générale du Canada, avec reśidence à Ottawa. Il remplace l’ancienne ministre de la Fonction Publique, Mme Viviane Laure Elisabeth BAMPASSY. Keḿ oko Diakite jusque-là Directeur des Affaires juridiques et consulaires du minister̀ e des Affaires et́ranger̀es devient Ambassadeur Extraordinaire et Pleń i potentiaire du Seń eǵ al en Egypte en remplacement d’Aboubacar Sarr. Par ailleurs, le chef de l’Etat a promu Yaya Badji, conseiller juridique au Centre régional des Œuvres universitaires de Ziguinchor, au poste de Secrétaire général de l’Agence de régulation des Marcheś (ARM), en remplacement de Mamadou Sène.
Grève de transitaires et de transporteurs au port
La tension monte au port autonome de Dakar. En effet, des transitaires et des transporteurs regroupés en collectif ont décidé depuis hier d’entamer une grève illimitée. Ce, pour dénoncer les tracasseries qu’ils subissent lors de l’enlèvement de leurs marchandises, notamment le paiement d’amendes et de surtaxes injustifiées. Ils imputent la responsabilité à l’État qui est pourtant averti depuis 2019, mais tarde à poser un acte pour résoudre le problème.
Colère d’Alassane Ndoye contre les autorités
Le Syndicat national des travailleurs des transports routiers du Sénégal (Snttrs) est en colère contre les autorités. Il fustige le communiqué du Directeur des opérations douanières, Babacar Mbaye, relatif aux transactions sur les saisies de véhicules âgés. Selon Alassane Ndoye, cette décision compromet leur travail. Il demande aux autorités de rectifier.
Le magistrat Malick Lamotte nommé DG de l'Onrac
Le magistrat Malick Lamotte a connu une double mutation en moins de deux jours. Président du tribunal du Commerce hors classe de Dakar, il a été mis à la disposition de la chancellerie lors du conseil supérieur de la magistrature. Magistrat hors hiérarchie, M. Lamotte est nommé hier Directeur général de l'Office National de Recouvrement des avoirs Criminels, en remplacement de Mor Ndiaye.
Boun Abdallah Dionne active son réseau…
L’ancien Premier ministre Mouhammad Boun Abdallah Dionne a atterri à Dakar hier après un séjour en France où il a tenu une séance de dédicace de son livre : Le lion, le papillon et l’abeille. Il est rentré dans un contexte politique particulier au sein de leur coalition Benno Bokk Yaakaar qui a donné carte blanche au Président Macky Sall pour choisir son candidat à la Présidentielle. Le retour de Boun Dionne n’est pas fortuit puisqu’on lui prête également l’ambition de conduire la destinée de la mouvance présidentielle en 2024.Il a commencé à activer son réseau pour faire du lobbying auprès du chef de l’Etat afin que ce dernier porte son choix sur lui. Déjà que son nom commence à être agité dans les chaumières ! En tout cas, on sera édifiés d’ici demain
LES CHARGEURS SENEGALAIS EN QUETE DE SOLUTIONS URGENTES
La Zone de Libre Échange Commercial en Afrique (Zlecaf) devenue une réalité depuis le 1er janvier 2022 est une opportunité indéniable pour la cinquantaine d’Etats de la région.
Etienne NDIAYE (Correspondant permanent à Mbour) |
Publication 13/07/2023
Les taux de fret maritime ont connu une hausse vertigineuse qui n’est pas prête de s’estomper avec un impact négatif sur le transport maritime, au-delà sur les économies africaines en général. Cette remarque faite par le Directeur général du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) a justifié amplement la tenue d’un séminaire de trois jours à la Somone sur le thème « Hausse des taux de fret maritime et ses effets sur l’économie en général ». Pour l’économiste et consultant Souleymane Astou Diagne, cet exercice est d’autant plus important qu’on ne peut pas envisager une compétitivité si on ne maîtrise pas les taux de fret maritime.
Les économies des pays du continent africain sont à la croisée des chemins. La Zone de Libre Échange Commercial en Afrique (Zlecaf) devenue une réalité depuis le 1er janvier 2022 est une opportunité indéniable pour la cinquantaine d’Etats de la région. Cependant, la libéralisation du trafic maritime a entraîné la disparition des conférences maritimes, qui a eu pour conséquence celle de la disparition de la quasi-totalité des armements nationaux en Afrique de l’Ouest et du Centre, surtout. Aujourd’hui, l’Afrique occupe une place dérisoire dans le transport maritime du fait de la faiblesse de ses armements, pour le peu qui en reste encore, incapables de concurrencer ceux des pays développés, des multinationales qui dictent de manière unilatérale leurs lois. C’est le constat fait par le Directeur général du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec). Abdoulaye Diop qui s’exprimait vendredi dernier à la Somone à l’occasion de l’ouverture d’un séminaire de formation sur le thème « Hausse des taux du fret maritime et ses effets sur l’économie en général ».
La pandémie à Covid 19 et la persistance de la guerre en Ukraine, pointées du doigt.
Pour Abdoulaye Diop, il y a urgence de trouver des solutions à la hausse vertigineuse des taux de fret, qui a un impact négatif sur le transport maritime. Le DG du COSEC a qualifié cet exercice d’ « une impérieuse nécessité », le transport de marchandises par voie maritime constituant un maillon important du commerce international et de l’économie mondiale, a-t-il souligné
« Aujourd’hui, la libéralisation du trafic maritime a entraîné la disparition des conférences maritimes, qui a eu pour conséquences celle de la quasi-totalité des armements nationaux en Afrique de l’Ouest et du Centre, surtout », a-t-il déploré.
« Face à cette augmentation exponentielle destaux de fret, déclare-t-il, il nous paraît important pour l’Afrique de parler d’une seule et même voix, car malgré la part non négligeable des 80 % des échanges entre les autres continents, l’Afrique occupe une place dérisoire dans le transport maritime du fait de la faiblesse de ses armements, pour le peu qui en reste encore, incapables de concurrencer ceux des pays développés, des multinationales qui dictent de manière unilatérale leurs lois. »
« Il nous faut trouver des solutions concrètes à court, moyen et long termes pour faire face à cette hausse vertigineuse des taux de fret qui n’est pas prête de s’estomper et qui entraîne des répercussions négatives sur les économies africaines » , a recommandé Abdoulaye Diop. Qui estime que cette hausse généralisée des coûts de fret est liée notamment à la survenue « brutale et violente » de la pandémie de Covid-19 et la persistance de la guerre en Ukraine.
Expert en économie et consultant, Souleymane Astou Diagne, souligne que cette rencontre initiée par le COSEC « vise à proposer des solutions visant à accroître la résilience et la capacité des chargeurs et l’ensemble des éléments de l’écosystème du transport maritime au Sénégal pour une meilleure compétitivité ».
Il a rappelé que les emplois dans le secteur dépendent en partie du coût du fret, expliquant que lorsque celui-ci augmente les prix à la consommation augmentent aussi.
« On ne peut pas envisager une compétitivité si on ne maîtrise pas les taux de fret maritime, et aujourd’hui, l’inflation est le nerf de la guerre, car le pays qui maîtrise son taux d’inflation est celui qui pourra relancer son économie », a fait valoir l’expert.
UNE EMBARCATION DE MIGRANTS ARRAISONNÉE PAR LA MARINE NATIONALE
La Base navale Nord a arraisonné dans la nuit de mercredi vers 23h une pirogue avec « 71 migrants irréguliers » à son bord
La Base navale Nord a arraisonné dans la nuit de mercredi vers 23h une pirogue avec « 71 migrants irréguliers » à son bord, a-t-on appris de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (dirpa).
Dans un tweet, la DIRPA annonce ‘’l’arraisonnement cette nuit (23h) d’une pirogue de migrants irréguliers, à hauteur de l’embouchure du fleuve Sénégal, par la Marine nationale sénégalaise’’.
‘’Les 71 passagers, dont 2 femmes, ont été mis à la disposition de la Gendarmerie’’, signale-t-elle, précisant que l’opération a été conduite par la Base navale Nord.
ANTA BABACAR NGOM CANDIDATE À LA PRÉSIDENTIELLE 2024
La directrice générale du groupe Sedima s'engage à mettre en place des politiques favorisant l'égalité des chances, l'accès à l'éducation de qualité et à la santé pour tous
Dans une déclaration adressée à ses compatriotes sénégalais, Anta Babacar Ngom Diack, entrepreneure et candidate à la présidentielle de 2024, a exprimé sa vision pour un Sénégal uni et prospère. Elle a reconnu les défis auxquels le pays est confronté, notamment la division sociale, la pauvreté, et l'incertitude économique, mais elle a également exprimé sa conviction que le changement est possible.
Anta Babacar Ngom Diack a souligné que l'élection présidentielle de 2024 sera une étape décisive pour l'avenir du Sénégal, en raison notamment des nouvelles découvertes pétrolières et gazières qui impacteront fortement le modèle économique du pays pour les cinquante prochaines années. Elle a donc appelé à une réécriture de l'histoire du pays pour l'adapter aux réalités sociales, culturelles, économiques et religieuses actuelles.
La candidate a également souligné l'importance de transcender les fractures sociales et de promouvoir l'unité, la justice et l'égalité pour tous les Sénégalais. Elle s'est engagée à mettre en place des politiques favorisant l'égalité des chances, l'accès à l'éducation de qualité et à la santé pour tous. Elle a également promis de valoriser les ressources naturelles et le patrimoine culturel du pays pour stimuler son économie tout en préservant son identité.
Anta Babacar Ngom Diack a en outre évoqué la nécessité de renforcer la sécurité et la souveraineté du pays en tirant parti de l'excellence des ressources humaines présentes au sein des forces de défense et de sécurité. Elle a appelé à renforcer les capacités de prévention, de dissuasion et d'intervention pour faire face aux multiples menaces qui pèsent sur le pays.
Enfin, Anta Babacar Ngom Diack a appelé à l'unité et à la mobilisation de tous les Sénégalais pour construire ensemble un projet innovant, ambitieux et bénéfique pour chacun d'entre eux. Elle a promis de sillonner le pays et de se rapprocher des citoyens afin de construire ensemble l'avenir du Sénégal.
En somme, Anta Babacar Ngom Diack a présenté une vision ambitieuse pour un Sénégal uni et prospère, où chaque citoyen est valorisé et respecté, et où les opportunités sont équitables pour tous. Elle a appelé à l'unité et à la mobilisation de tous les Sénégalais pour construire ensemble l'avenir du pays.