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29 août 2025
«LE SENEGAL N’INTEGRE PAS ENCORE L’APPROPRIATION DES PROCESSUS DEMOCRATIQUES MODERNES»
Le Pr Khadiyatoulah Fall professeur émérite des universités au Québec apprécie positivement la posture du président de la République qui a décidé de renoncer à une candidature en 2024
Le Pr Khadiyatoulah Fall professeur émérite des universités au Québec apprécie positivement la posture du président de la République qui a décidé de renoncer à une candidature en 2024. Cependant, il n’est pas de ceux qui font du triomphalisme béat, ni de s’enflammer sur un acte qui rehausse la démocratie sénégalaise parce qu’à son niveau, notre pays reste encore dans l’appropriation des processus démocratiques. En clair autant pour les alliés, les jeunes de la mouvance présidentielle, mais aussi la classe politique globale et aussi les intellectuels, le président Macky Sall dira-t-il a tracé le chemin qu’il faut prendre pour inscrire notre pays dans des processus des démocraties modernes
« Les alliés du président de la République ne seront pas indifférents face à la nouvelle situation. Le dialogue politique national a permis une retrouvaille des acteurs politiques, il a permis une écoute. Cependant d’autres sont des extrêmes, mais ma conviction est que les frontières vont bouger. Il faut que des sages appuient le président, le Sénégal et surtout les intellectuels qui ont beaucoup de choses à dire sortent maintenant pour parler » a indiqué le Pr Khadiyatoulah Fall hier au journal de 20 h de la Rts dont il était l’invité spécial pour commenter le discours du chef de l’Etat.
Appréciant les réactions de jeunes de la mouvance présidentielle, le professeur a salué le fait de jeunes respectueux de la décision du président de la République. « Certains jeunes sont déçus, mais ils ne sont pas à terre, ni hystériques, ils sont même prêts à accompagner et je pense qu’ils ont compris le message du président Macky Sall. Ce dernier leur a dit que nous avons des réalisations tangibles, nous avons fait des choses. Nous avons des leaders chez nous. Restons ensemble, si nous avons perdu des élections passées parce que nous étions désunis. Mais Macky Sall leur dit qu’unis, nous irons loin. Mais sur quoi je voudrais revenir, c’est que Macky Sall nous convoque à réinventer, à repenser la démocratie parce qu’il voit de failles. Il nous convoque à repenser notre vivre ensemble parce qu’il voit que ce vivre-ensemble est ébranlé. Nous avons du chemin à faire. Il y a deux concepts à distinguer. Le Sénégal a une tradition de pacification des conflits. Mais pacifier les conflits ne veut pas dire régler les conflits. Les paroles traditionnelles et religieuses semblent nous dire d’arrêter, balle à terre ».
Le professeur émérite des universités au Québec attire l’attention de la classe politique et des intellectuels du pays. « Mais je dis toujours que la poussière est sur le tapis et que le tapis qui gondole, une métaphore, il faut faire la distinction entre savoir pacifier et savoir intégrer les processus démocratiques modernes. Le Sénégal a beaucoup avancé, mais il reste encore dans l’appropriation des processus démocratiques. Nous sommes encore dans une société où les élites s’approprient le pouvoir, où les élites reproduisent les schémas d’appropriation. Alors comment tenir compte de cette chance que nous avons de puiser dans nos ressources traditionnelles et religieuses et comment repenser, faire une connexion entre ce que demande une démocratie moderne et ce qui est notre sorte et notre manière de régler des conflits ?
Alors ce discours d’un Sénégal exceptionnel, d’un Sénégal exemplaire, il ne faut pas qu’on soit suffisant (nagoulognou) au Sénégal. Nous avons encore du chemin à faire et le président vient de nous dire et de poser un geste qui nous montre sur ce quoi il faut aller plus loin ». Sur le saccage de l’université et des temples du savoir, il a dit qu’il a été totalement ébranlé. « Ces jeunes qui saccagent, qui brûlent, certains sont des hooligans, des vagabonds. Mais d’autres ne se sentent pas appartenir à ces constructions. Un sentiment de désappartenance » dira le professeur Fall
BENNO BOKK YAKAAR K.O PAR SURPRISE
Macky sort parla grande porte et balise le chemin...
C’est un président de la République qui était très attendu, hier, sur sa décision de briguer un troisième mandat ou de se retirer. Finalement, il a opté de ne pas être candidat en 2024. Une décision qui, même si elle n’était pas très attendue par la majorité écrasante des Sénégalais, va à coup sûr susciter beaucoup de commentaires et chambouler l’arène politique.
L’essentiel à retenir du discours du président de la République, Macky Sall, c’est qu’il a pris la décision, de lui-même, de ne pas se représenter en 2024. En faisant cette forte annonce, le Chef de l’État vient de désamorcer une bombe politique qui aurait pu mener le pays vers deslendemains incertains. En effet, l’opposition radicale, qui n’a jamais cessé de bander les muscles pour s’opposer à toute tentative de «trahir» le peuple en évoquant l’article 27 de la Constitution qui l’en empêche et ses déclarations disant qu’il était à son dernier mandat, ne pouvait cautionner autre décision que celle prise hier. Auparavant, la mouvance présidentielle s’était érigée en bloc pour faire de Macky Sall son seul et unique candidat de sa coalition. Entre ces deux positions, le président a finalement tranché. Il a décidé de se retirer tout bonnement de la prochaine compétition présidentielle non sans déclarer qu’il s’engage à assurer pleinement son rôle de Chef d’Etat d’ici les quelques mois qui lui restent à la tête du pouvoir.
Macky surprend son camp
La question de la candidature n’a jamaissuscité autant de débats au Sénégal. Dès sa réélection en 2019, le président Macky Sall, qui avait déclaré qu’il en était à son second et dernier mandat, a installé le doute sur la question. C’est en février 2020, c’est à dire un an après son installation, que M. Mbaye Ndiaye, alors ministre d’État, a semé le doute dans une émission télévisuelle en annonçant que le président avait bel et bien le droit de se représenter en 2024. Et depuis, les choses sont allées crescendo. Le 31 décembre de la même année, recevant la presse au Palais, le président lâche son fameux «ni oui ni non». A partir de ce moment, tout portait à croire qu’il allait tout droit vers une troisième candidature. Ce d’autant plus que tous ceux qui avaient une vision contraire ont été limogés de leur poste et poussés vers la porte du parti. Les années passent, le flou persiste. Et le suspense demeure ! Le chef de l’État multiplie les actes qui font croire qu’il ne compte point reculer malgré les agissements de l’opposition. Dans la diaspora, les manifestations pour contester une troisième candidature se poursuivent. Au sein de la mouvance ( Bby), on resserre les rangs d’un pouvoir…éternel. Pour preuve, toutes les déclarations convergent vers un «second quinquennat». Chacun y va de ses arguments pour plaire à la fois au Chef et au chef de l’Etat. Le seul à qui il revient de trancher le débat. Le dialogue national, qui a récemment réuni au palais une partie de l’opposition et le parti au pouvoir, n’a pas permis de lever le doute. Tout comme la récente rencontre du week-end entre le président et les maires de sa coalition n’a pas permis une seule fois de penser que le chef de l’État pourrait prendre une décision contraire à celle souhaitée par ses partisans. C’est dans ce contexte que Macky Sall a finalement annoncé, hier, qu’il a décidé de ne pas se représenter en 2024
Nouvelle reconfiguration politique
Certains parleront de recul, d’autres soutiendront le respect de la parole donnée. Quoi qu’il en soit, la décision prise par le président va donner une nouvelle configuration politique. D’abord, c’est au sein de la coalition Benno Book Yakkar (Bby), à coup sûr, très surprise par l’annonce du chef de l’État, que tous les regards vont se braquer. Après avoir longtemps encouragé la candidature de Macky Sall, cette organisation de mêlée risque d’être confrontée à un choix qui fera l’unanimité. Cette situation relève du fait que le président de la République n’a pas très tôt préparé un dauphin pour porter la candidature de la coalition au cas où il déciderait de se retirer. Mieux, il a opté de faire complètement le vide derrière lui en mettant hors état de nuire tous ceux qu’il soupçonnait d’avoir des ambitions présidentielles. C’est pourquoi, vu le timing très réduit qui nous sépare de 2024, la coalition Bby court de sérieux risques d’éclater en plusieurs morceaux malgré les appels d’un Macky « finissant » à l’unité. Aussi il ne serait surprenant de voir plusieurs candidatures qui vont se déclarer d’où les craintes d’un affaiblissement certain qui se profile. A moins que par crainte que le pouvoir ne tombe entre les mains de l’opposition, l’unanimité soit faite autour de la personne désignée pour porter le flambeau et le préserver comme souhaité par le président Sall. Dans tous les cas, les jours à venir nous édifieront.
Du côté de l’opposition, une bataille vient d’être remportée en attendant la guerre. Il s’agira surtout pour elle de faire en sorte que les réformes du code électoral, retenues lors du dialogue, soient appliquées et que tous les candidats qui remplissent les conditions puissent prendre part aux élections. C’est à ce niveau que le cas Ousmane Sonko dont les chances restent suspendues aux décisions judiciaires risque de tout chambouler. Au cas où le leader du Pastef deviendrait inéligible, le parti devra soit choisir un plan « B » en son sein ou alors soutenir un candidat issu de Yewwi Askan Wi (Yaw). Mais pour l’heure, Ousmane Sonko a opté pour une bataille politique et judiciaire à laquelle il invite tous ses partisans. La seule voie pour lui d’être dansla compétition présidentielle ou d’avoir un pied dans les starting-block de départ vers l’avenue Léopold Sédar Senghor ex : Roume
SOULAGEMENT APRÈS L'ANNONCE DE MACKY SALL DE NE PAS BRIGUER UN TROISIÈME MANDAT
Une pluie de réactions, y compris à l'international, ont salué l'homme d'Etat et une décision d'apaisement dans un pays qui a connu début juin ses pires troubles depuis des années
Soulagement, et même "fierté", dominaient mardi au Sénégal au lendemain de la décision du président Macky Sall de ne pas briguer un troisième mandat en février 2024, décrispant un climat politique très tendu.
Une pluie de réactions, y compris à l'international, ont salué l'homme d'Etat et une décision d'apaisement dans un pays qui a connu début juin ses pires troubles depuis des années. L'opposition a nuancé ce concert de louanges, soulignant le rôle de toutes les vies "sacrifiées" dans des manifestations pour la défense de la démocratie et réclamant désormais "des élections inclusives".
"Mes chers compatriotes, ma décision longuement et mûrement réfléchie est de ne pas être candidat à la prochaine élection du 25 février 2024", a déclaré Macky Sall lundi soir dans une adresse à la nation, mettant fin à un suspense de longs mois.
Le flou entretenu par le président Sall sur ses intentions par rapport à ce scrutin et la condamnation à deux ans de prison de l'un de ses principaux opposants, Ousmane Sonko, avaient contribué à rendre la situation explosive.
La condamnation de l'opposant dans une affaire de mœurs, qui le rend en l'état actuel inéligible, a engendré début juin de graves troubles, faisant 16 morts selon les autorités, 24 selon Amnesty international et 30 selon l'opposition.L'opposant avait appelé dimanche soir à la mobilisation, quelle que soit l'issue du discours pour mener "le combat définitif".
Pour M. Sonko, l'objectif principal de Macky Sall est de l'écarter de la course à la présidence.
-"Modèle démocratique"-
Moussa Faki, président de la Commission de l'Union africaine, salue "une décision sage et salutaire"."J'exprime mon admiration au grand homme d'Etat qu'il est d'avoir privilégié l'intérêt supérieur du Sénégal et de préserver ainsi le modèle démocratique sénégalais qui fait la fierté de l'Afrique", a-t-il déclaré.
Le chef de d'Etat bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo, président en exercice de l'organisation des Etats ouest-africains "salue avec fierté sa décision courageuse de grand Homme d'Etat", a-t-il dit sur ses réseaux sociaux.
Le président nigérien Mohamed Bazoum "formule le vœu que cette décision mûrement réfléchie apaise définitivement le climat politique dans ce pays frère".
Paris a aussi salué sa décision en jugeant que "le Sénégal démontre à nouveau la solidité de sa longue tradition démocratique", selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.
Au Sénégal, le président fait la Une de tous les journaux."Macky, quelle grandeur!", "Macky sort par la grande porte", "Macky au panthéon des grands hommes"...titrent entre autres les quotidiens.
"J'ai un sentiment de soulagement, de fierté parce que l'évolution de la démocratie sénégalaise a pris du cran...Les perspectives sont bonnes", estimait à Dakar Hassame Drabo, un cadre d'entreprise.
"Son discours change beaucoup de choses.Le Sénégal est devenu stable et gouvernable.Je suis satisfait à 200%", déclare de son côté Issa Camara, qui travaille dans le secteur maritime.
- "Sacrifices" -
Pour Alioune Tine, figure de la société civile et ardent opposant à un troisième mandat, c'est "une délivrance". Macky Sall "sort par la grande porte avec un grand discours". Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre, fait part d'"une grande émotion" et d'un discours qui lui permet "de retrouver une grande partie du Macky Sall" d'avril 2012.
Des opposants ont nuancé ces réactions de fierté.
"Je félicite la jeunesse sénégalaise, la diaspora et tous les démocrates sénégalais. Car si le président Macky a accepté de jeter l'éponge (...) c'est parce qu'il y a eu des Sénégalais qui se sont érigés contre", a pour sa part réagi Aminata Touré, ex-Première ministre qui a rejoint l'opposition.
L'opposant Khalifa Sall a salué "une belle décision", pensé à tous les morts dans des manifestations depuis 2021, une cinquantaine, "des sacrifices qui n'ont pas été vains" et plaidé pour "une élection inclusive".
Le porte-parole de M. Sonko a simplement tweeté "Focus 2024" avec le portrait de son leader.
M. Sonko, qui jouit d'une grande popularité auprès de la jeunesse, n'a cessé de crier au complot du pouvoir - qui le réfute - pour l'éliminer politiquement.Il est bloqué par les forces de sécurité chez lui à Dakar, "séquestré" selon lui, depuis le 28 mai.
PARIS SALUE LA DÉCISION DE MACKY SALL DE NE PAS SE REPRÉSENTER EN 2024
"Le Sénégal démontre à nouveau la solidité de sa longue tradition démocratique", estime François Delmas, porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué
La France "salue" mardi la décision du président sénégalais Macky Sall de ne pas se porter candidat à la prochaine élection présidentielle en 2024.
"Le Sénégal démontre à nouveau la solidité de sa longue tradition démocratique", a estimé François Delmas, porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.
Après des mois de suspense, le président sénégalais a annoncé lundi soir qu'il ne sera pas candidat à un troisième mandat pour la présidentielle prévue en février 2024, décrispant le climat politique qui était devenu explosif dans ce pays d'Afrique de l'Ouest. Cette décision, dans une région marquée par les coups d'Etat à répétition, restaure quelque peu la réputation récemment mise à mal de la démocratie sénégalaise, alors que les opposants de Macky Sall lui prêtaient depuis des mois le dessein de se présenter à un troisième mandat, illégal à leurs yeux.
Face aux violences liées à la condamnation à deux ans de prison du principal opposant au président actuel, Ousmane Sonko, dans une affaire de moeurs le rendant inéligible et aux spéculations sur la candidature de Macky Sall, la porte-parole du Quai d'Orsay, Anne-Claire Legendre avait souligné début juin que la France était "attachée au respect des acquis démocratiques du Sénégal et du principe de l'État de droit".
"A ce titre, je peux exprimer notre préoccupation face à des violences qui peuvent menacer ces acquis", avait-elle ajouté, assurant que le gouvernement français faisait valoir, "à chaque occasion, cet attachement" à tous ses interlocuteurs sénégalais. "Et nous échangeons à ce sujet avec l'ensemble des acteurs de la classe politique sénégalaise", avait-elle également déclaré.
«C’EST UN GRAND SOULAGEMENT ET UNE GRANDE FIERTE D’ETRE LE PREMIER SENEGALAIS QUALIFIE AUX JO»
La qualification de Louis François Mendy pour les Jeux olympiques (JO) de Paris 2024, grâce à son chrono de 13’’18, constitue un véritablement soulagement
La qualification de Louis François Mendy pour les Jeux olympiques (JO) de Paris 2024, grâce à son chrono de 13’’18, constitue un véritablement soulagement. C’est le sentiment du spécialiste du 110 m haies, après l’exploit réalisé le week-end dernier lors du meeting international de Troyes (France).
«C’est un grand soulagement et une grande fierté d’être le premier sénégalais à faire cette performance et se qualifier aux JO. L’objectif était de faire les minimas. Je me suis dit que c’est fini de partir aux Jeux olympiques et aux championnats du monde avec des invitations», a réagi Louis François Mendy, au lendemain de cette première qualification sénégalaise.
Grand espoir de l’athlétisme sénégalais, l’athlète de 24 ans reste depuis une olympiade dans une bonne dynamique. Après la médaille de bronze au Maroc, lors des Jeux Africains de 2019, il avait enchaîné avec celle d’argent aux Jeux de la Solidarité islamique en août 2022 en Turquie. Au sortir des JO de Tokyo en 2021, le hurdler a pu faire partie des18 sportifs sénégalais bénéficiant de la bourse olympique octroyée par le CNOSS. Ce qui lui a permis d’être dans une phase de progression et de booster ses performances. A commencer par le record national établi, il y a un mois, lors du meeting de Genève, avec un chrono de 13″36. Mais en plus de ce record national du Sénégal sur 110 m haies avec un temps de 13 secondes et 18 centièmes. «Je tenais à remercier l’ensemble de mon équipe, le CIAD, la Fédération sénégalaise d’athlétisme, le CNOSS. C’est grâce à eux que j’ai pu réaliser les minimas et se qualifier aux JO. C’est aussi grâce à une personne que j’admire et qui est Amadou Dia Ba. Il a beaucoup fait pour moi, mais aussi le colonel Sara Oualy, président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme et le DTN Bassirou Diène ainsi que le coach. On va voir ce que la suite va donner. Rendez-vous est donc pris pour les prochaines échéances», ajoute-t-il. En plus de cette nouvelle performance d’avoir dépassé les minima olympique, fixés à 13’’27, le hurdler sénégalaise a ainsi réussi coup double.
En attendant les JO 2024 de Paris, Louis François Mendy a également obtenu le sésame pour les prochains championnats du monde d’athlétisme qui auront lieu du 19 au 27 août, à Budapest, en Hongrie.
RETOUR SUR LES RUINES DE LA CITÉ IMBÉCILE
Hier, lundi 3 juillet 2023, tôt le matin, les habitants de la Cité Imbécile, déguerpis des lieux la veille dimanche, se sont rués vers la zone
Malgré les préavis, depuis plusieurs mois, pour une démolition du site à usage d’habitation dénommé «Cité Imbécile» situé dans le quartier de Yarakh, à Dakar, les habitants de ce bidonville se sont entêtés à y rester. Dimanche dernier, ils ont reçu la visite des autorités étatiques, accompagnées des Forces de l’ordre, pour les faire quitter des lieux et passer au déguerpissement dudit site qui a déjà démarré. Toutefois, certains sont revenus sur les lieux hier, dans l’espoir de récupérer quelques affaires ou encore d’en découdre avec la Police, sans obtenir gain de cause.
Hier, lundi 3 juillet 2023, tôt le matin, les habitants de la Cité Imbécile, déguerpis des lieux la veille dimanche, se sont rués vers la zone. Ils ont pris d’assaut la corniche des HLM, cherchant à braver les Forces de défense pour s’introduire à l’intérieur du taudis. Se heurtant à un lourd dispositif sécuritaire à l’entrée de la cité, ces habitants n’avaient que leurs yeux pour pleurer car n’ayant pas les moyens de se payer un logement ou une chambre descente à Dakar
Face à cette situation, certains cherchent à opter pour la confrontation avec la Police déjà aux aguets. Le débat est vite lancé. Des jeunes, regroupés à hauteur de la case des tout-petits, veulent opter pour la manifestation, en brûlant des pneus afin d’exprimer leur mécontentement face à l’acte posé par le gouvernement du Sénégal. Au même moment, les riverains des HLM tentent, à leur tour, de les dissuader. Une démarche qui aura réussi puissent que des habitants de la Cité Imbécile ont eu à renoncer à cette dernière option.
Selon des victimes, beaucoup de leurs affaires ont été laissées sur place. Il fallait prendre le minimum et chercher où dormir. «Il y a eu la pluie de ce lundi matin. Beaucoup de nos bagages ont été laissé à l’air libre. A notre arrivée, nous nous sommes heurtés à un dispositif de la Police, à l’entrée, qui nous interdit l’accès. C’est vraiment inhumain de la part de l’Etat de jeter des enfants, des femmes, des jeunes ou encore des familles à la rue», a fait savoir Dioumacor Faye. Et un autre d’ajouter : «la location est très chère à Dakar. Avoir une chambre de 40 mille voir 50mille est un casse-tête. Et les bailleurs refusent un certain nombre de personnes dans une chambre. Ce n’est pas l’envie de chercher qui nous manquait, mais nous n’avons pas trouvé des habitations à la hauteur de nos moyens»
Toutefois, force est de reconnaitre, selon un agent municipal des HLM, que les habitants de ce site ont tous été informés et ont reçu une sommation pour quitter les lieux. Ce site qui a attiré l’attention du gouvernement a fait plusieurs fois l’objectif de discussion, pour sa réorganisation ou encore la démolition. Désormais, après le passage des pelles mécaniques et autres bulldozers, il ne reste plus qu’un champ de ruines, avec des amas de gravats, sur ce qui constituait ce bidonville où vivaient plus de 3000 personnes, dans des conditions pas enviables. Ils sont désormais sans toits et évacués dans un site provisoire.
Selon le préfet de Dakar, les enfants sont pris en charge au Centre Ginddi par la Direction de la protection civile (DPC). L’opération a eu lieu au moment où plusieurs des habitants du taudis étaient partis à l’intérieur du pays pour les besoins de la Tabaski. Pour rappel, la cité en question, un quartier flottant érigée au cœur de Yarakh, fait office d’une occupation anarchique par des couches défavorisées. Avec des habitations faites de baraques, elle est aussi connue des riverains pour le banditisme. Plusieurs scènes de violences s’y déroulent chaque année, dont des meurtres. L’année dernière, un mur s’y est affaissé durant la saison des pluies, causant des morts et blessés.
ENTRE BLOCAGE DES TRAVAUX ET PILLAGE DU DOMAINE FONCIER
Créé en 2010-2011, le Collège d’enseignement moyen (Cem) de Niacoulrab a vu ses travaux à l’arrêt depuis 2016.
Créé en 2010-2011, le Collège d’enseignement moyen (Cem) de Niacoulrab a vu ses travaux à l’arrêt depuis 2016. Cet établissement, financé à hauteur de 800 millions de FCFA et qui devrait être opérationnel en 2020, est actuellement le seul en abris provisoires parmi les trois (Niacoulrab, Gorom et Niague) concernés par le projet initial. Entre blocage des travaux et pillage du domaine foncier dont il ne reste que 900 m2, les 3/4 de l’espace initial étant vendus, les chances de voir toutes les infrastructures de ce CEM construites sur le site prévu semblent minimes.
L es travaux de construction du Collège d’enseignement moyen (CEM) de Niacoulrab sont à l’arrêt depuis 2016. Entre autres raisons évoquées, le «non-respect des termes du contrat qui liait les parties, en l’occurrence l’Etat du Sénégal et l’entreprise chargée de construire les salles de classe et le bâtiment administratif. Le plan initial ne pouvait plus être respecté car le domaine a été réduit par les autorités municipales», a souligné Mamadou Dème, le président de l’Association des parents d’élèves (APE) de Niacoulrab, par ailleurs, membre de l’Union nationale des parents d’élèves et étudiants de Dakar (UNAPES). Au total, trois (3) entreprises se sont relayées. Mais, cela n’a pas permis de faire avancer les travaux. Pourtant, «la tutelle est au courant de ce qui se passe sur le terrain», indique-t-on. Car, plusieurs rapports auraient été produits puis transmis à l’Inspection de l’enseignement et de la formation (IEF) de Sangalkam.
DES ABRIS PROVISOIRES COMME SALLES DE CLASSE AUX EFFECTIFS PLETHORIQUES, ALLANT DE 100 A 108 ELEVES
En outre, le ministre de l’Education d’alors, Serigne Mbaye Thiam, lors d’un discours, avait donné des assurances fermes en ce qui concerne la fin des travaux du nouveau collège de Niacoulrab. Il est en fait partie d’un ensemble de Cem dont trois de la zone à savoir Niacoulrab, Gorom et Niague, financés par l’Agence française de développement (AFD) pour 12 milliards de FCFA. Et de ces trois écoles, c’est le seul établissement dont les travaux ne sont pas encore achevés. Donc, les autres CEM sont fonctionnels, sauf celui de Niacoulrab. Conséquence, c’est la confusion totale. Les élèves de la localité sont dans l’expectative. Confinés dans des abris provisoires servant de salles de classe aux effectifs pléthoriques, allant de 100 à 108 élèves, «ils étouffent. Vous imaginez des gens que l’on parque dans des magasins, dépourvus de toute aération. Nos classes sont des boîtes à sardine», a déclaré, exaspéré, un parent d’élève. Le collège polarise les localités de Darou Thioub, la cité Safco, entre autres, dont il accueille les élèves, en plus de Niacoulrab. Pour Ousmane Diawara, professeur de Mathématiques et de Sciences de la vie et de la terre (Math-SVT), «les conditions d’un environnement pédagogique ne sont pas réunies. Je fais partie des premiers enseignants de cette école. Les revendications, nous les avons portées partout où besoin en est. Lors des rencontres, nous avons dénoncé le chao qui prévaut dans le secteur de l’éducation, ici, à Niacoulrab. Les autorités sont restées de marbre. Nous ne faisons pas d’expérience. Parce qu’il n’y a pas de matériel didactiques. En plus, les salles ne sont pas adaptées pour certains cours en sciences. Il y aussi l’absence de laboratoire, alors que l’on veut promouvoir l’enseignement des sciences».
700.000 FCFA PAR AN EN LOCATION DE MAGASINS, POUR PALLIER LE MANQUE DE SALLES
Le Centre polyvalent communautaire, un abri provisoire qui accueille les potaches, n’est pas le cadre idéal pour la formation de ces jeunes. Très exiguë, ce local ne peut plus faire face à la demande très forte de ce flux d’élèves qui débarquent dans le village, sous l’effet de la pression démographique. «750 élèves sont inscrits dans cet établissement qui n’est qu’un abri provisoire. L’effectif est énorme, au regard de notre capacité d’accueil. Nous avons été obligés de recourir à la location de magasins, pour pallier au manque de salles. Cela nous a couté beaucoup d’argent. Nous payons 700.000 FCFA par an. Certains cours se déroulent dans une école élémentaire». Cependant, le bailleur a décidé de rompre le contrat le liant aux responsables de l’école. Malgré ces difficultés, l’établissement continue à accueillir des élèves. «L’éducation est un droit. Donc, nous ne pouvons laisser en rade les enfants», a révélé un responsable.
LES 3/4 DE L’ESPACE INITIAL VENDUS, IL NE RESTE PLUS QU’UNE SUPERFICIE DE 900 M2 POUR ABRITER LE CEM
Le nouveau site situé à l’arrêt Baye Mbeur de Niacoulrab sur la route des Niayes, précisément le sens opposé du Centre polyvalent communautaire. Le domaine est réduit à une superficie de 900 m2. Contrairement au plan initial. «Les responsables, ce sont les populations. Elles sont complices du morcellement du site. C’est l’omerta totale. Les délinquants fonciers ont vendu les 3/4 de l’espace du CEM», a fait remarquer un riverain. Pis, l’école élémentaire est totalement rayée de la carte scolaire. Si l’on se réfère à la réalité du terrain. «Les habitations occupent l’aire qui devait servir à la réalisation de l’infrastructure scolaire.» Comme l’indique le plan, l’établissement d’enseignement moyen a été ouvert en 2010- 2011. «L’infrastructure, financée à hauteur 800 millions de FCFA, devait être opérationnelle en 2020. Comme le prévoit le projet d’Appui au développement de l’enseignement moyen dans la région de Dakar (ADEM) Dakar», a indiqué le responsable de l’UNAPES. Néanmoins, confronté à de nombreuses difficultés, le Cem de Niacoulrab se positionne bien au plan national, de par ses résultats. Il a enregistré des taux de réussite de 59% à 68% lors des examens du Brevet de fin d’études moyennes (BFEM).
PLUS DE 150 000 CANDIDATS AU BAC
C’est parti pour le Baccalauréat général 2023. Les épreuves du premier tour démarrent ce jour, mardi 04 juillet 2023, sur l’étendue du territoire national.
C’est parti pour le Baccalauréat général 2023. Les épreuves du premier tour démarrent ce jour, mardi 04 juillet 2023, sur l’étendue du territoire national. Selon l’Office du Baccalauréat, le nombre de candidats inscrits au Baccalauréat 2023 est de 155109, soit une augmentation de 4184 candidats par rapport à 2022. Il informe que le pourcentage de candidats issus du public est de 52,89% et celui des candidats individuels est à 16,49%. Les 3400 candidats au Baccalauréat technique ont déjà composé. L’Office du Baccalauréat assure que «tout est fin pour le démarrage et que toutes les dispositions sont prises pour un bon déroulement du Baccalauréat ».
C’est le jour du grand plongeon pour l’obtention du premier diplôme universitaire. Ce mardi 04 Juillet 2023 marque en effet le début des épreuves du Baccalauréat au Sénégal, avec un nombre record de 155 109 candidats inscrits pour l’année 2023. Cette nouvelle édition connaît une augmentation significative de 4 184 candidats par rapport à l’année précédente, témoignant de l’engouement toujours croissant des jeunes sénégalais pour cette étape cruciale de leur parcours éducatif. La répartition des candidats selon les différentes séries révèle une prédominance des séries littéraires, qui regroupent 126 893 candidats. Ces derniers se répartissent entre les séries L’1, L1a, L1b, L2, LA, L-AR. Les séries Sciences et techniques, quant à elles, comptent 25 426 candidats, répartis entre les séries S1, S1A, S2, S2A, S3, S4, S5, F6, T1, T2, STIDD. Les séries du tertiaire (STEG) attirent 2 790 candidats, tandis que 934 candidats ont opté pour la filière Franco-Arabe (LA, S1A, S2A). Une donnée importante à souligner est la répartition des candidats en fonction de leur provenance, avec 52,89% issus de l’enseignement public et 16,49% de candidats individuels. Cette diversité des origines des candidats témoigne de la volonté de tous les jeunes sénégalais, qu’ils soient dans le système public ou qu’ils aient choisi de préparer le Bac en tant que candidats individuels, de poursuivre leurs études supérieures et de se donner les meilleures chances de réussite.
EN BREF
Saint-Louis compte 11363 candidats
La région de Saint-Louis compte 11363 candidats dont 6692 filles à l’examen du baccalauréat général prévu à partir de mardi sur toute l’étendue du territoire national, a appris l’APS de l’Inspection d’académie (IA). Ces candidats sont répartis dans les 39 jurys des 35 centres principaux et 15 centres secondaires.
Matam va présenter 5 052 candidats (IA)
L’Inspection d’académie (IA) de Matam va présenter au total 5 052 candidats a l’examen du Baccalauréat 2023, qui démarre mardi, a indiqué l’Inspecteur d’académie Dr Mbaye Bakhoum. Cet effectif est constitué en majorité de filles soit 65%, selon l’Inspecteur d’académie, indiquant que ces candidats seront répartis dans 64 centres. Lors d’un Comité régional de développement (CRD), le gouverneur de la région en collaboration avec l’IA et certains chefs de service avaient pris des mesures pour assurer une bonne tenue de cet examen.
Kédougou : 1409 candidats à l’examen du Baccalauréat
L’Inspection d’académie de Kédougou compte 1409 candidats à l’examen du Baccalauréat général qui démarre demain mardi, a appris l’APS. L’académie de Kédougou »est bien prête pour un bon déroulement de l’examen. Tous les centres ont été bien installés en attendant les candidats et les commissions », a déclaré l’inspecteur Mamadou Niang, faisant état d’une légère hausse de 22 candidats par rapport à l’année dernière. « Nous avons en série S2, 128 candidats; la série S 1 compte 2 candidats; la série l’1, 325 candidats; la série L2, 616 candidats; et la série S3 11 élèves », a-t-il précisé. Ces candidats sont repartis dans cinq centres dont deux centres secondaires à Mako et à Fongolimbi.
Ziguinchor va présenter 10.315 candidats (IA)
Quelque 10.315 candidats sont inscrits à l’examen du baccalauréat général dans la région de Ziguinchor, a appris l’APS de l’Inspection d’académie (IA). Dans un entretien avec l’APS, M. Kenny a précisé que le département de Ziguinchor compte douze centres, Oussouye trois centres et Bignona 16. 9.982 candidats dans l’IA de Fatick L’Inspection d’académie de Fatick va présenter 9.982 candidats au baccalauréat général, prévu à partir de ce mardi, a appris l’APS de l’Inspecteur, Cheikh Yaba Diop. Quelque 5.817 filles et 4.165 garçons vont passer les épreuves dans 27 centres principaux et 11 secondaires. L’Inspecteur d’académie a indiqué que »les effectifs et profils des candidats montrent la faiblesse des filières scientifiques avec 1.155 candidats en S1 et S2, soit 11,52% ». Il a souligné la nécessité de poursuivre »les nombreux efforts consentis pour la promotion des filières scientifiques et techniques ».
DIOURBEL 9211 candidats en lice
Ils sont au total 9211 candidats à subir les premières épreuves du baccalauréat général au niveau de l'académie de Diourbel. Ces candidats sont répartis au niveau de 28 jurys et 22 centres d'examen dont 5216 filles et 3866 garçons. Les effectifs de la série L'1 qui présentent 30,07% tournent autour de 2047 et en qui concerne L 2, le pourcentage est de 35,98%, soit 3359 candidats.
Par Vieux SAVANÉ
LA FENÊTRE DÉGAGISTE OUT, LE SÉNÉGAL FACE À SES VRAIS DÉFIS
Le chef de l’Etat auquel nous aspirons va-t-il continuer de perpétuer l’hyper-présidentialisme ? Que fera-t-il de la reddition des comptes ? Les organes de contrôle pourront-ils mener leur mission à bout en toute autonomie ?
Le chef de l’Etat s’est prononcé solennellement hier soir en affirmant que même si la Constitution lui en donne le droit, il s’interdit de solliciter un 3e mandat. Il a rappelé qu’il avait toujours gardé dans un coin de sa mémoire, ce à quoi il s’était explicitement engagé dans son dernier ouvrage, « Le Sénégal au cœur », avec la ferme volonté de « préserver sa dignité et sa parole », à savoir : « le mandat de 2019 est mon second et dernier mandat ». Une décision pleine de sagesse qui ouvre enfin une nouvelle séquence puisque, pour la première fois de notre histoire démocratique, la prochaine élection présidentielle va se dérouler sans le chef d’Etat sortant qui en sera pourtant l’organisateur. En clair, la «fenêtre dégagiste» ainsi fermée, les électeurs sénégalais pourront enfin se prononcer pour tel ou tel autre candidat.
Le président a certainement compris que le pays avait assez souffert et ne pouvait se payer le luxe de poursuivre sa descente aux enfers au détriment des attentes urgentes qui taraudent ses habitants. D’abord, parce qu’une telle flambée de violence ne pourra se prévaloir d’aucune comparaison possible avec les manifestations de juin 2011. Ces dernières, faut-il le rappeler, avaient éclaté en guise de protestation contre un projet de loi scélérate dont l’objet était non seulement d’instaurer l’élection simultanée du Président de la République et de son Vice-président mais surtout d’installer, par ce biais, le fils dans le fauteuil du père, consacrant de facto une dévolution monarchique du pouvoir. Sans compter que cette réforme constitutionnelle souhaitée par l’ancien chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, ambitionnait d’abaisser à 25% le seuil minimum des voix nécessaires au premier tour pour élire un « ticket présidentiel ».
A travers cette opération, il s’agissait donc de tripatouiller une fois de plus la Constitution à des fins purement politiciennes et égoïstes, ce qui était évidemment inacceptable.
Après deux alternances politiques issues des urnes, une Assemblée nationale où opposition et majorité sont au coude-à-coude, où au niveau local toutes les grandes villes du pays dont la capitale sont passées sous le contrôle de l’opposition, l’on ne peut que constater la fiabilité voire la performance du système électoral sénégalais. Quoi que puissent en dire les Cassandre, si prompts à se nourrir de suspicions de toutes sortes sans apporter la moindre once de preuve.
Il s’agit maintenant de réfléchir à quels mécanismes mettre en place pour que la politique cesse ainsi d’être dévoyée en s’érigeant en instrument d’enrichissement personnel, familial et clanique. Le chef de l’Etat auquel nous aspirons va-t-il continuer de perpétuer l’hyper-présidentialisme , d’être chef de parti? Va-t-il continuer de nommer qui il veut, comme il veut, aux postes de Directeurs généraux de Sociétés nationales en lieu et places d’appels à candidatures ? Que fera-t-il de la reddition des comptes ? Les organes de contrôle pourront-ils mener leur mission à bout en toute autonomie ? Quelle place sera faite aux jeunes, aux femmes ? Quelle évaluation sera réservée aux conclusions des Assises nationales, ce grand moment de concertation qui s’est structurée autour de toutes les forces vives du pays ?
En tout état de cause, il reviendra aux populations de contraindre les dirigeants politiques à être à leur service avec des obligations de résultats.
A ce moment de notre histoire, il n’est point besoin de messie encore moins de gourou à qui obéir au doigt et à l’œil. Le spectacle qui s’est offert à nos yeux ébahis en mai et juin derniers doivent plutôt nous interpeller. Surtout que les jeunes que nous avons vu déferler dans les villes et campagnes étaient loin de revêtir les habits de militants galvanisés par un idéal. Ils ressemblaient plutôt à des émeutiers de la faim voire du désespoir, tenaillés par la pression des urgences du quotidien. A les voir ainsi dévaliser littéralement les magasins.
Liesse devant les grilles du Palais, pleurs au siège de l’Apr
La déclaration du Président Macky Sall a fait des heureux et des malheureux au sein de la mouvance présidentielle, particulièrement à l’Alliance pour la République (Apr). Au moment où des jeunes sympathisants du Président Macky Sall étaient mobilisés devant les grilles du Palais pour féliciter leur leader de sa décision, d’autres jeunes de la mouvance présidentielle étaient en sanglots au siège du parti présidentiel où ils ont suivi avec la première dame l’adresse à la nation du chef de l'État. Ils n’ont pas caché leur amertume suite à la décision de Macky Sall de ne pas briguer un troisième mandat. A travers des vidéos, on voit des jeunes crier et pleurer parce que surpris par la décision du Président Sall.
Défection dans les rangs de l’AFP
Le responsable progressiste à Dieuppeul-Derklé a claqué la porte du parti de Moustapha Niasse. Secrétaire général de l'AFP dans la commune, Mame Abdoulaye Tounkara a décidé de mettre un terme à son militantisme dans l'Alliance des Forces de Progrès où il a fait des connaissances intéressantes, des amitiés inoxydables, des expériences enrichissantes mais aussi, et naturellement, parfois douloureuses. Il remercie tous ses sympathisants. Pour rappel, Mame Abdoulaye Tounkara avait lancé le mouvement de soutien « Fippu ak Mustafa » en perspective de l'élection présidentielle de février 2000, en réunissant ses sympathisants dans la commune de Dieuppeul - Derklé.
Wal Fadjri récupère ses 40 millions de Wave
Tout est bien qui finit bien. Après l’expiration de la réquisition du ministère de la Communication, l’opérateur Wave a mis à la disposition de l’administration du Groupe WalFadjri les fonds récoltés. L’argent collecté à travers la «Fondation Wal Fadjri» a finalement été versé au groupe de presse hier. Le Pdg, Cheikh Niass a encaissé un peu plus de 40 millions de francs CFA issus de l’élan de solidarité des populations. Une bouée de sauvetage pour le Groupe Wal Fadjri qui remercie l’opérateur Wave pour la diligence. D’après walfnet, le groupe rend surtout grâce aux 30 mille Sénégalais dont l’élan de solidarité a permis la mobilisation de plus de 40 millions FCFA. Ainsi, contrairement aux allégations de ceux qui ont voulu saboter l’opération en arguant « des transactions douteuses faites par des ONG et autres personnes très louches », les statistiques montrent que ce sont des Sénégalais lambda qui ont réussi cette mobilisation exceptionnelle. En effet, à travers des dons de 1000 et de 2000 FCFA, rares sont les transferts de plus de 10 000 FCFA, de « simples » citoyens, des « sansvoix » ont été les plus nombreux à soutenir le groupe Wal Fadjri.
Issoufou félicite Macky Sall
L’ancien président du Niger, Mahamadou Issoufou qui est aussi cité en exemple pour avoir quitté le pouvoir après deux mandats, s’est associé aux félicitations adressées au Président Macky Sall. Pour lui, le Président Macky vient de faire preuve d'une grande intelligence politique. Ainsi, le Sénégal reste un des porte-flambeaux dont la flamme éclaire notre continent, écrit-il sur Twitter.
Sissoco Embalo chante Macky
Restons avec les chefs d’Etat africains qui continuent de réagir suite à la déclaration de Macky Sall qui dit renoncer à une troisième candidature. Le Président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embalo a eu un long entretien téléphonique avec son «grand frère le Président Macky Sall ». Umaro Sissoco Embalo salue avec fierté sa décision «courageuse de grand homme d'Etat. On peut succéder à Macky mais il est difficile de le remplacer ». Il souhaite au peuple sénégalais de continuer sur les voies de la paix et du progrès
Aliou Sané félicite Macky Sall Le F24 a fait long feu.
Le Président Macky Sall vient de couper l’herbe sous les pieds des forces vives de la nation (F24) dont la mission est de lutter contre le 3e mandat. Vice-coordonnateur du F24 et coordonnateur du mouvement Y en a marre, Aliou Sané salue la décision de Macky Sall de respecter sa parole et la Constitution du Sénégal. Il adresse ses félicitations également à tous les démocrates du pays, particulièrement la jeunesse qui est restée debout et déterminée pour la préservation de cet acquis démocratique. Travaillons désormais, dit-il, à la tenue d'élections libres, transparentes et inclusives et à la libération de tous les détenus politiques. Avec cette sortie du Pr , des gens comme Mimi Touré n’ont plus de thème de campagne.
«Siir Tige» arrêté par la Sûreté urbaine
Surnommé «Siir Tige» sur Facebook, Tidiane Dia, un ancien du mouvement Y en a marre, a été cueilli hier par les éléments de la Sûreté urbaine (Su) de Dakar. Le parquet s’est autosaisi après un post de ce dernier dans lequel il insultait le Président Macky Sall qui a donné rendez-vous hier pour se prononcer sur sa troisième candidature. D’après Dakaractu, l’exploitation de sa page Facebook et de ses commentaires a permis de découvrir d’autres posts plus salaces. A noter que «Siir Tige » était aussi dans le collimateur de la Section de recherches (Sr).
Ziguinchor
L'Union nationale des chambres de commerce, d'industrie et d'agriculture du Sénégal (UNCCIAS) a choisi Ziguinchor pour sa première réunion dans les régions. Au bout de deux jours de travaux, Abdoulaye Sow et les membres du bureau de l'UNCCIAS comptent faire un plaidoyer pour la relance des activités économiques de la région, qui connaissent un blocus sur le plan maritime surtout. Selon le président de la Chambre de commerce de Dakar et de l'Union des institutions consulaires, Abdoulaye Sow, des produits sont en train de pourrir au port de Ziguinchor. Il promet, une fois à Dakar, d’en parler à l'autorité. Cependant, indique seneweb, l'opérateur économique a interpellé ses camarades de la région et les acteurs portuaires sur la nécessité de préserver l'outil de travail, surtout de travailler pour la paix. «On ne peut pas développer notre économie tant qu'il n'y a pas de paix», lance-t-il. Abdoulaye Sow espère que la Direction générale du port va travailler à faire de Ziguinchor, après Dakar, le deuxième port du Sénégal. Les moyens sont là, les produits aussi et, il est possible de faire décoller cette région, a-t-il déclaré.
Baaba Maal félicite Macky Sall
A l’instar du lead vocal du Super Etoile, Baaba Maal a tenu également à féliciter le Président Macky Sall pour «la décision à la fois lucide et courageuse qu’il vient de prendre consistant à ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2024 ». Pour le lead vocal du Dande Leñol, par cet acte de haute portée, le chef de l’Etat a honoré le Sénégal et l’Afrique.
Sputnik ouvre sa rédaction à des journalistes africains
Un atelier de partage d’expériences sur l’avenir de la pratique journalistique a démarré, lundi, à Moscou, à l’intention d’une vingtaine de journalistes africains, sous l’égide de la rédaction centrale et de la radio internationale Sputnik, a constaté l’Aps. L’atelier fait partie d’un programme dénommé «New Generation» (nouvelle génération), qui va se dérouler du 2 au 30 juillet. Ce programme réunit des participants venus d’Afrique du Sud, du Botswana, d’Ethiopie, de la République démocratique du Congo, de la République du Congo, de la Gambie, du Kenya, du Sénégal et du Zimbabwe. Outre la participation à des conférences de rédaction de l’agence Sputnik, les participants vont être conviés à des forums sur la pratique du journalisme à l’ère des fake news et des nouvelles technologies modernes de communication, a dit à l’APS la directrice adjointe de l’information de l’agence Sputnik, Viktoria Polikarpova. Cette dernière, également cheffe du desk international de ces médias présentés comme proches du Kremlin, a aussi évoqué la coopération entre les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et l’Afrique, ‘’dans un contexte de transformation mondiale’’.
L’élève voleur trahi par les caméras
Âgé de 20 ans et élève en classe de troisième dans un établissement de la place, S. Sy qui a passé la Tabaski en prison risque également d’y passer son examen de Brevet de fin d’études moyennes (Bfem). Il est placé sous mandat de dépôt pour vol dans une boutique de transfert d’argent au préjudice d’un certain P. Kharma. Selon nos sources, les faits se sont produits la semaine dernière. L’élève S. Sy est entré dans la boutique multi-services pour faire une opération. Sur ce, il commence à bavarder pour détourner l’attention du gérant P. Kharma, en lui posant des questions sur le prix de certaines marchandises exposées dans sa boutique. Par la suite, Sy dit à Kharma qu’il serait intéressé par l’un des produits. Et là, sans arrière-pensée, Kharma se rend à l’endroit indiqué pour essayer de récupérer ledit produit. Ce qui n’était qu’un piège de l’élève pour parvenir à ses fins. Car S. Sy introduit subitement sa main dans la caisse pour dérober de l’argent. Il fait sa transaction avant de prendre congé. Cependant, après le départ de S. Sy, le gestionnaire de l’agence multiservice constate bizarrement la disparition de son argent. Sur ce, il décide de fermer boutique et de faire l’inventaire. Il constate un trou de 890 mille francs. Sans tarder, il visionne les images de la caméra de surveillance et découvre l’élève dans ses œuvres délictuelles. Suffisant alors pour porter plainte contre le voleur qui avoue avoir pris que 440 mille francs. L’élève indélicat dit avoir acheté un téléphone iphone et payé une dette de 300 mille francs. L’aveu étant la reine des preuves, il a été maintenu en garde à vue puis déféré au parquet pour vol.
Les Thiessois livrés à eux-mêmes
Avec la première forte pluie enregistrée hier, la ville de Thiès a renoué avec les désagréments. Un ras-le-bol des populations presque généralisé puisque, chaque année, plusieurs quartiers de la cité se retrouvent sous les eaux. Déjà, avec ces premières précipitations, le terrain Baye Mass est coupé du populeux quartier Médina Fall, dans la commune Thiès-Nord. Après chaque pluie, des concessions sont immergées, des véhicules submergés par les eaux, des routes impraticables, des rues et avenues sont inondées. Les quartiers de Silmang, Darou Salam 1 et 2, Bagdad, entre autres, sont coupés du reste de la ville. Le long et vaste boulevard des hautes tensions se transforme vite en une véritable rivière. Des sinistrés de la commune de Thiès-Est, dans tous leurs états, déplorent l’inefficacité du plan Orsec, presque «inexistant» à Thiès et ne manquent pas de faire remarquer que «Thiès est malade de ses dirigeants». Au niveau de certains quartiers comme Sampathé, chaque hivernage, plusieurs concessions sont englouties par les eaux pluviales. Des familles qui, dans le désarroi, renouvellent toujours leur demande d’aide d’urgence auprès des autorités compétentes, lesquelles n’ont jamais tenu promesse. Pour dire qu’à Thiès, ce sont plusieurs milliers de personnes qui, tous les ans, sont affectées par les inondations, rapporte seneweb. En particulier au niveau des quartiers bas, Nguinth, 10e Riaom, Hersent, Sampathé, entre autres.