SenePlus | La Une | l'actualité, sport, politique et plus au Sénégal
30 août 2025
LE SÉNÉGAL À PIED D’ŒUVRE POUR LA LIBÉRATION DE MALICK DIOP CAPTURÉ EN UKRAINE
Face à l’inquiétude grandissante, l’État du Sénégal, par la voix de la ministre Yassine Fall, assure mettre tout en œuvre pour obtenir son assistance et œuvrer à son retour.
La situation de Malick Diop, jeune étudiant sénégalais capturé en Ukraine, suscite une vive émotion et mobilise l’État du Sénégal. Originaire de Koungheul, il avait obtenu son baccalauréat au Sénégal avant d’être orienté à la faculté de droit de l’Université de Bambey. Grâce à une bourse d’études, il avait ensuite poursuivi son cursus en Russie.
Dans le contexte tendu de la guerre russo-ukrainienne, Malick Diop se serait engagé aux côtés des forces russes avant d’être capturé sur le front ukrainien. Depuis l’annonce de sa capture, la situation reste préoccupante.
La ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, Yassine Fall, a réagi pour rassurer l’opinion publique. Lors d’un échange sur le réseau social X, elle a affirmé : « Nous sommes en train de tout mettre en œuvre pour assister Malick Diop. Nos services travaillent de concert avec l’ambassade de Russie pour une solution. »
Pendant ce temps, la famille de Malick Diop, submergée par l’inquiétude, multiplie les appels aux autorités sénégalaises pour obtenir un soutien rapide et efficace. Ses proches espèrent que les efforts diplomatiques aboutiront à sa libération et à son retour sain et sauf au Sénégal.
L'ÉCOLE RÉPUBLICAINE À L'ÉPREUVE DU COMMUNAUTARISME
"L'État ne doit pas devenir l'instrument d'une seule foi ou d'une seule confrérie". C'est l'avertissement lancé par le Cadre de Réflexion et d'Actions Tijaani face au programme spécial pour les écoles de Touba, doté de plus de 111 milliards de FCFA
(SenePlus) - Le Cadre de Réflexion et d'Actions Tijaani (CRAT), dans une lettre ouverte adressée au ministre de l'Éducation nationale Moustapha Guirassy, s'alarme d'un plan d'investissement massif exclusivement destiné aux écoles de la ville sainte mouride de Touba, au détriment des autres localités du Sénégal.
L'organisation, qui se présente sous la bannière "Wattu Sunu Diiné" (Préserver notre religion), réagit à un atelier présidé par le ministre le 26 avril 2025 au King Fahd Palace de Dakar, consacré à la mise en œuvre d'un "programme éducatif pour les écoles de Touba".
Selon le CRAT, cet atelier a abouti à l'annonce d'un plan d'investissement public considérable comprenant :
La construction de 332 écoles et établissements
Un budget de 111,2 milliards de FCFA
Des infrastructures spécialement adaptées aux spécificités religieuses et culturelles de Touba
Une "phase d'urgence" aurait déjà été lancée, prévoyant 9 constructions et 4 réhabilitations d'écoles pour un coût de 5,4 milliards de FCFA.
Une remise en question du principe d'équité républicaine
"Depuis quand l'éducation nationale doit-elle être aménagée sur mesure pour une seule cité religieuse ?" s'interroge le CRAT, qui, tout en reconnaissant le poids spirituel et historique de Touba, questionne l'absence de mesures similaires pour d'autres hauts lieux du patrimoine sénégalais comme Tivaouane, Kaolack ou Ndiassane.
L'organisation rappelle avoir déjà adressé une lettre ouverte au ministre le 18 janvier dernier, saluant l'intégration de l'étude de la vie de Serigne Touba dans les programmes scolaires, mais appelant à une approche "plus inclusive et équitable" incluant d'autres grandes figures religieuses du Sénégal.
"En agissant ainsi, vous, Monsieur le ministre, compromettez l'universalité de l'école républicaine. Vous brouillez la frontière sacrée entre le service public et l'appartenance communautaire", dénonce le CRAT, qui met en garde contre un "dangereux précédent d'inégalité territoriale et confessionnelle".
Le courrier se conclut par un appel solennel au ministre à "assurer l'impartialité, l'équité et l'unité" et à "revoir de manière urgente cette politique sélective" pour s'inscrire dans une perspective "véritablement nationale, inclusive et fédératrice".
Cette controverse intervient dans un contexte où la question de la place des confréries religieuses dans l'éducation nationale sénégalaise reste un sujet sensible, au carrefour des enjeux de laïcité, d'identité nationale et de cohésion sociale.
VERS UN ACCORD POUR FACILITER LA RÉSIDENCE DES SÉNÉGALAIS EN MAURITANIE
Cette avancée survient dans un contexte tendu, marqué par une vague d’expulsions dénoncées par plusieurs ONG.
La ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Yassine Fall, a annoncé une avancée importante concernant la situation des Sénégalais vivant en Mauritanie lors d’un Space sur le réseau social X
« Un accord est actuellement sur la table, visant à garantir des conditions de séjour plus sereines pour les ressortissants sénégalais. » a dit Mme la ministre Yassine Fall,
Cette déclaration intervient dans un contexte tendu, marqué par une intensification des expulsions de migrants en situation irrégulière, dont de nombreux Sénégalais, par les autorités mauritaniennes depuis le début de l’année. Ces expulsions, souvent dénoncées par des organisations non gouvernementales pour leurs conditions jugées inhumaines, ont suscité l’inquiétude au sein de la communauté sénégalaise.
Face à cette situation, le gouvernement sénégalais n’est pas resté inactif. En janvier 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko s’est rendu à Nouakchott pour échanger avec les autorités mauritaniennes sur la nécessité de simplifier l’accès à la carte de séjour pour les Sénégalais. À l’issue de cette visite, la Mauritanie avait promis d’alléger les frais liés à l’obtention du titre de séjour et d’assouplir les démarches administratives.
La ministre Yassine Fall a, de son côté, effectué une visite officielle en mars 2025 où elle a été reçue par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Lors de cet entretien, elle a remis une lettre du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et insisté sur le renforcement des liens d’amitié et de solidarité entre les deux nations.
L’accord annoncé par Yassine Fall représente ainsi une lueur d’espoir pour les milliers de Sénégalais vivant en Mauritanie, souvent confrontés à des difficultés administratives et sociales. Sa mise en œuvre effective devrait non seulement améliorer leurs conditions de vie, mais aussi consolider les relations historiques entre Dakar et Nouakchott.
par Seydou Ka
FAUT-IL BRÛLER LA BIBLIOTHÈQUE COLONIALE ?
Cette question, au cœur de l'œuvre de Valentin-Yves Mudimbe disparu le 22 avril, divise aujourd'hui les penseurs africains entre volonté de rupture radicale et approche critique constructive d'un héritage ambigu mais incontournable
Les réactions sont à la hauteur de l’influence qu’il a eue sur la pensée africaine. On dit qu’en Afrique un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle. Avec le décès de Valentin-Yves Mudimbe, le 22 avril aux États, l’Afrique perd plus qu’une bibliothèque.
C’est un moment de bascule dans le champ des études africaines. Le philosophe, philologue et romancier congolais a eu une influence décisive sur les sciences sociales en Afrique. Pour de nombreux spécialistes, son ouvrage « L’invention de l’Afrique » (publié en 1988 traduit tardivement en français en 2020) est l’un des rares ouvrages à avoir refondé les bases de la critique postcoloniale après « Orientalisme » de l’américano-palestinien Edward Said. Dans cet ouvrage, rappelle Nadia Lamlili, doctorante chercheuse à l’université Paris-Sarclays, Mudimbe démonte un système épistémique : celui de la « librairie coloniale » – un ensemble de textes, de figures, de savoirs (anthropologiques, religieux, administratifs) qui ont produit une Afrique assignée à l’altérité, à l’archaïsme, au mutisme. Autrement dit, la constitution par le colonisateur, ou par des missionnaires, d’une connaissance des peuples colonisés.
« L’invention de l’Afrique » déconstruit ce regard de l’Occident sur l’Afrique. Il pose cette question cruciale : peut-on penser l’Afrique hors des cadres conceptuels, des images qui circulent dans cette bibliothèque coloniale ? En d’autres termes, peut-on produire un ordre du discours qui s’émancipe complètement de ces clichés qui ont contribué à fabriquer cette idée de l’Afrique ? « C’est un livre très important qui a vraiment marqué le champ à la fois des études africaines, mais aussi de la pensée critique contemporaine », analyse la philosophe Nadia Yala Kisukidi. La question qui se pose aujourd’hui, c’est que faire de cette bibliothèque coloniale ? Certains voudraient qu’on la brûle entièrement. Deux disciplines sont particulièrement ciblées : l’anthropologie et l’ethnologie. Celles-ci ont été le fer de lance du projet colonial. Il fallait connaître les dominés pour que la domination se poursuive, et pour parer à toute révolte, toute révolution.
Mais la bibliothèque coloniale ne se résume pas aux sciences sociales, aux humanités et à l’ethnologie plus particulièrement. Il y a aussi tout le savoir acquis par les missionnaires sur la flore, la faune, autant d’objets scientifiques qu’on ne remet pas véritablement en question. C’est pourquoi, d’autres penseurs africains, que l’on qualifie pourtant de postcoloniaux, prônent un rapport plus serein vis-à-vis de cette bibliothèque coloniale. Ils estiment que la jeter simplement au feu d’une fureur dé-coloniale au nom d’une épistémè radicalement autre serait une grossière erreur. « D’abord, brûler les bibliothèques, même symboliquement, ce n’est jamais très bien. D’autre part, ces bibliothèques coloniales contiennent du savoir, qu’il faut traduire, qu’il faut critiquer, sur lequel il faut construire », écrit Souleymane Bachir Diagne dans son ouvrage « Ubuntu » (Éditions Ehess, 2024, 128 p.). Ces disciplines, dit-il, ont quelque chose à nous apprendre, et nous obligent à construire un rapport critique avec cette littérature.
Il convient donc de regarder cet héritage colonial (cette bibliothèque), avec la distance historique et critique afin d’en tirer des pistes de lecture pour l’avenir. Le même débat se pose avec les langues européennes. Alors que certains estiment qu’il faut s’en débarrasser au profit exclusivement des langues africaines, d’autres les considèrent comme « un butin de guerre » (Césaire), insistant sur le fait que ces langues coloniales (le français, l’anglais, le portugais…) sont devenues… des langues africaines. Là aussi, la raison voudrait qu’on construise une continuité entre langues européennes et africaines dans une politique du plurilinguisme au lieu de remplacer le monolinguisme colonial par un monolinguisme postcolonial. Mudimbe a posé les jalons d’une constitution d’une véritable bibliothèque africaine, un savoir africain sur l’Afrique. À ses successeurs de poursuivre dans cette voie avec toute la nuance et la distance critique nécessaires.
PARFUM DE RÈGLEMENT DE COMPTES
Des éléments troublants émergent autour des poursuites contre Mansour Faye et Ismaila Madior Fall, suggérant que des inimitiés personnelles pourraient avoir influencé les procédures judiciaires en cours
Il ne fait plus l’ombre d’un doute que d’anciens ministres du régime de Macky Sall seront poursuivis devant la Haute Cour de justice. Parmi eux, Mansour Faye et Ismaila Madior Fall. Mais depuis l’annonce des poursuites les concernant, des suspicions commencent à naitre. Car, les personnes concernées etleurs proches brandissent des «preuves» pour expliquer que les procédures judiciaires enclenchées contre eux ont pour origine un règlement de compte.
Le beau-frère de l’ex-président de la République, Macky Sall, fait partie des ministres du régime sortant mis en accusation devant la Haute Cour de justice pour détournements de fonds publics dans la gestion du fonds covid19. Selon le rapport de la Cour des comptes, il y a dans la commande des 110.000 tonnes de riz fait par son département ministériel un «montant surplus facturé par les fournisseurs s’établit à 2.749. 927. 498 francs».
Seulement, d’après des sources concordantes, l'arrêté sur lequel la Cour des Comptes s'est basé est caduque depuis juillet 2013, donc il ne peut plus servir de référence pour contrôler le prix du riz en 2020 à cause de la caducité de l'arrêté». Et ce qui étonne plus d’un, c’est que, «la Cour des comptes avait aussi conclu à une surfacturation sur le sucre en poudre par la Compagnie sucrière sénégalaise, dont la fixation du prix relevait du même arrêté de mai 2013, mais après les réponses Du Dage Aliou Sow, l'incrimination sur le sucre a été enlevée et celle sur le riz à subsisté».
D’ailleurs, dans une correspondance datant de 2022, ce dernier s’étonnait de la démarche de ladite Cour. «J'ai bien reçu copie du rapport spécial de la Cour des Comptes consacré à la revue des dépenses des fonds Covid-19 et vous en remercie vivement. Je dois relever, Monsieur le Premier Président, que la lecture du rapport m'a véritablement indigné et que c'est avec stupéfaction que j'y ai découvert la demande d'ouverture d'une information judiciaire à mon endroit, sur le motif supposé d'une surfacturation dans l'achat du riz pour un montant global de FCA deux milliard sept cent quarante-neuf million neuf cent vingt-sept mille quatre cent quatre-vingt-dix-huit francs (2 749 927 498 FCFA).
L'auteur du rapport explique la prétendue surfacturation par le fait que le ministère du Développement communautaire, de l'Equité sociale et territoriale aurait fixé et acheté le riz au prix de 275 000 FCFA en lieu et place de 250 001 FCFA la tonne, fixé par arrêté numéro 007111 du 22 mai 2013 du Ministre chargé du Commerce et portant administration des prix de l'huile en fût et en dosettes, du sucre cristallisé et du riz brisé non parfumé», avait-il expliqué. Pourtant, le ministère n'avait même pas besoin de faire un appel d’offre puisque le régime dérogatoire s’imposait. Il faut aussi ajouter que Mansour Faye a reversé cinq milliards aux finances après la procédure. A l’époque, certains pensaient que Aliou Sow voulait tout simplement se tirer d’affaire, mais des langues commencent à se délier pour dire qu’il a un problème personnel avec un des auteurs Khady Ndao en l’occurrence avec qui il a eu des relations heurtées au ministère des Finances ou les deux travaillaient.
Ce rapport exhale alors un parfum de règlement de comptes qui entache sérieusement sa crédibilité. Une chose, qui si elle est avéré, pourrait militer en faveur de Mansour Faye et de ses coaccusés, parce qu’elle va conduire à la remise en question de toute la procédure ayant abouti à sa mise en accusation devant la Haute Cour de Justice. Quand on sait le Dage a démontré que rien ne l’obligeait à passer le marché et que l’arrêté de 2013 était caduque.
Le cas Ismaila Madior Fall
Un autre cas qui suscite également des interrogations, c’est celui de l’ancien ministre de la Justice qui a fait une sortie dans la presse pour dire clairement que sa mise en accusation devant la Cour de Justice est une vengeance et un règlement de compte venant de l’actuel Garde des Sceaux, Ousmane Diagne. «Je n’ai aucun problème avec lui. Il m’a devancé à l’université.Quand il faisait la maitrise, j’étais en première année. Il est plus âgé que moi. Quand je suis devenu son patron, je lui ai toujours montré du respect. On a eu de très bons rapports. Il a été loyal…Mais je sais que la décision de le changer de son poste de Procureur de général de Dakar pour le remplacer par IbrahimaBakhoum ne l’a pas plu. J’en ai plusieurs preuves et des témoignages. Mais moi je suis un homme d’Etat, je suis un républicain», a-t-il dit. Poursuivant, l’ancien Garde des Sceaux a ajouté : «Je savais qu’il n’a pas aimé mais je crois que l’administration fonctionne comme ça». En toub état de cause, le justice a besoin de sérénité.
FACE A L’INFODEMIE
Des progrès significatifs en matière de santé maternelle et infantile sont notés dans la région de Ziguinchor, mais les autorités médicales butent encore sur certaines réalités sociologiques.
Des progrès significatifs en matière de santé maternelle et infantile sont notés dans la région de Ziguinchor, mais les autorités médicales butent encore sur certaines réalités sociologiques.
– La région de Ziguinchor enregistre des avancées notables en matière de santé maternelle, néonatale et infantile, malgré des défis persistants.
C’est ce qu’a souligné Dr Youssoupha Tine, Directeur régional de la santé, lors d’une rencontre avec la caravane de la presse initiée par l’Association des journalistes en santé, population et développement (Ajspd), en partenariat avec la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (Dsme). «C’est une opportunité pour le ministère de vulgariser tout ce qui est fait», s’est réjoui Dr Tine, insistant sur la nécessité de mieux communiquer pour contrer l’infodémie et les fausses informations. Il a précisé que «la santé de la mère, du nouveau-né, de l’enfant, de l’adolescent, mais aussi la nutrition» restent des priorités absolues.
Selon lui, les résultats sont encourageants. En attestent les données récentes : «la mortalité maternelle a connu une baisse importante, passant de 621 décès pour 100 000 naissances vivantes à 309 décès dans la région. Un progrès notable, même si le chiffre reste supérieur à la moyenne nationale. Malgré ces efforts, il nous faut encore agir pour atteindre les objectifs de développement durable d’ici 2030», a reconnu Dr Tine. D’ailleurs, la situation est encore plus favorable pour la mortalité néonatale et infantile. «Entre 2019 et 2023, Ziguinchor a réduit sa mortalité néonatale à 9 décès pour 1000 naissances vivantes, contre une moyenne nationale de 23. Concernant la mortalité infantile, la région affiche 17 décès pour 1000 naissances vivantes, bien en dessous de la moyenne nationale de 31», souligne le Directeur régional de la santé. Des résultats qui traduisent les efforts consentis en matière de qualité des soins et d’infrastructures, se félicite-t-il.
Sur le plan de la planification familiale, les progrès sont plus mitigés. «Le taux de prévalence contraceptive est de 23, 3% à Ziguinchor, légèrement en dessous de la moyenne nationale de 25%. Nous avons perdu du terrain par rapport à 2017 où nous étions à 31%», a reconnu Dr Tine, ajoutant que «le taux de besoins non satisfaits reste élevé, 20%».
Quant à l’amélioration de l’offre de soins qui repose sur des infrastructures renforcées, la commune de Ziguinchor dispose désormais de deux établissements publics de santé de niveau 2, fait rare dans les régions du pays. En outre, cinq districts sanitaires, 127 postes de santé et plusieurs blocs opératoires opérationnels permettent une meilleure couverture sanitaire. «Nous avons aujourd’hui des blocs opératoires fonctionnels dans quatre districts sur cinq», a souligné Dr Youssoupha Tine.
L’appui de projets comme Ismea, financé par la Banque mondiale avec le soutien de l’Etat, a aussi permis de renforcer les ressources humaines et le matériel médical. Cela se traduit par une meilleure prise en charge néonatale.
«Le taux de mortalité infantile est un indicateur clé du développement socio-économique. Sa baisse témoigne de la qualité des soins à Ziguinchor», a-t-il insisté. La région reste cependant confrontée à de nouveaux défis, notamment liés au retour des populations déplacées. Les autorités sanitaires comptent sur le Plan Diomaye Casamance pour garantir l’équité dans l’accès aux soins. Il a également exprimé son optimisme en dépit de la situation. «Malgré les défis, nous sommes sur la bonne voie pour améliorer durablement la santé maternelle et infantile à Ziguinchor.» Il a appelé à la poursuite des efforts pour renforcer les acquis et atteindre pleinement les objectifs de développement durable fixés pour 2030.
LES TERMES DE DISCUSSION DU DIALOGUE NATIONAL
Réforme du système électoral, statut du chef de l’opposition, révision du système de parrainage… Le Dialogue national prévu le 28 mai prochain permettra «de mettre en place un cadre de concertation favorisant des échanges ouverts et constructifs
Le Dialogue national prévu le 28 mai prochain permettra «de mettre en place un cadre de concertation favorisant des échanges ouverts et constructifs sur les réformes institutionnelles». Sur les Termes de référence (Tdr), il est relevé qu’au «titre de ces réformes institutionnelles majeures, le président de la République, lors de l’adresse à la Nation du 3 avril 2024, a relancé le débat sur la nécessité de remplacer la Commission électorale nationale autonome (Cena) par une Commission électorale nationale indépendante (Ceni)». S’agissant de l’objectif général de ce conclave, il est dit qu’il s’agira «de conduire des concertations inclusives afin de parvenir à des consensus politiques solides, dans le but de renforcer la démocratie sénégalaise et de préserver la stabilité institutionnelle du pays en matière de formations politiques et d’organisation des élections». Pour les objectifs spécifiques, il est prévu de «réformer et améliorer le système électoral sénégalais, donner un contenu au statut de l’opposition et de son chef, débattre de l’inscription automatique sur le fichier électoral dès l’établissement de la Carte nationale d’identité biométrique Cedeao et dès l’âge de la majorité, réviser le système de parrainage, examiner le rôle des autorités en charge des élections et des médias». Il sera aussi question, lors des échanges, de «débattre de la place de la Justice dans le processus électoral, rationaliser le calendrier républicain, rationaliser en profondeur les partis politiques, encadrer le financement des partis politiques, réviser le Code électoral».
Dans les Tdr, il est indiqué que «les discussions seront organisées autour de trois axes principaux : démocratie, libertés et droits humains, rationalisation des partis politiques et du calendrier républicain, encadrement du financement des partis politiques, reconnaissance du statut de l’opposition et de son chef», pour le 1er axe. Le deuxième axe portant sur le processus électoral, va aborder les questions relatives aux «modalités d’organisation du parrainage et de l’inscription automatique sur le fichier électoral via la Carte nationale d’identité biométrique Cedeao, étude sur les spécifications techniques du bulletin unique, opportunité d’un audit du fichier électoral, numérisation du processus électoral, vote des personnes en détention». Le troisième axe va concerner les «réformes institutionnelles et organes de gestion des élections». Celles-ci, selon les auteurs du document, porteront sur «le système électoral le mieux adapté au système politique sénégalais, la place de la Justice dans le processus électoral, les autorités en charge des élections et des médias.»
Concernant les participants à ce Dialogue national sur le système politique, le document renseigne que le «ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique mettra en place un Cadre de concertation sur le processus électoral (Ccpe), regroupant les parties prenantes au processus électoral avec une représentation paritaire des acteurs politiques». Ce cadre, indiquent les auteurs, «pourra inclure les acteurs suivants : représentants des partis politiques (majorité et opposition), Conseil constitutionnel, Commission électorale nationale autonome (Cena), Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra), ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique, ministère de la Justice, ministère de l’Intégration africaine et des affaires étrangères, médiateur de la République, Société civile». Dans la même dynamique, il est souligné qu’un «comité de pilotage dirigera les travaux», avec pour mission d’«organiser et coordonner les concertations, faciliter la médiation et le consensus entre les parties, rédiger un rapport général des travaux».
Dans les Tdr, les auteurs sont revenus largement sur le contexte et la justification de cette rencontre. Ainsi, il est souligné : «Conscient de la nécessité de préserver et de renforcer cette tradition démocratique, le président de la République a appelé à un Dialogue national inclusif portant sur l’environnement institutionnel relatif aux questions politiques et électorales.» «Les échéances à venir, qui impliquent de rendre plus transparente et inclusive l’assise institutionnelle, sont : élections territoriales en 2027, élection présidentielle en 2029, élections législatives en 2029», informent les auteurs du document.
LA DGP RAPPELLE A L’ORDRE LES VOYAGISTES PRIVES
Alerte à la fraude. La Délégation générale au pèlerinage (Dgp) dit avoir appris des autorités saoudiennes, l’existence de «cas de fraude liés aux visas du pèlerinage, qui impliqueraient des voyagistes privés».
Depuis des années, l’Arabie saoudite essaie de lutter contre les fraudes aux visas en amont du Hajj. La Délégation générale au pèlerinage (Dgp) dit avoir appris des autorités saoudiennes, l’existence de «cas de fraude liés aux visas du pèlerinage, qui impliqueraient des voyagistes privés».
Alerte à la fraude. La Délégation générale au pèlerinage (Dgp) dit avoir appris des autorités saoudiennes, l’existence de «cas de fraude liés aux visas du pèlerinage, qui impliqueraient des voyagistes privés». La Dgp est très ferme sur la question, en enjoignant aux chefs de regroupements et aux organisateurs du pèlerinage, «l’interdiction d’entrer ou de séjourner en Arabie saoudite durant la période du 29 avril au 11 mai 2025, ainsi que l’impossibilité d’effectuer le pèlerinage sans le visa Hajj, sous peine de sanctions pénales sévères du Royaume d’Arabie saoudite à l’encontre des contrevenants». Selon la délégation, «ils devront se conformer scrupuleusement aux procédures réglementaires de délivrance de visa pour préserver la crédibilité de l’organisation du pèlerinage, la sécurité des pèlerins, ainsi que l’image du Sénégal et ses relations primordiales avec l’Arabie saoudite». Et les conséquences peuvent être pénales : «La fraude sur les visas est considérée comme une falsification de document administratif, conformément aux dispositions du Code pénal du Sénégal. Les auteurs desdits faux documents (fraude sur des visas, en l’espèce) sont désormais passibles de l’article 137 du Code pénal. Quant aux bénéficiaires de ces documents, ils s’exposent aux sanctions prévues par l’article 138 du même code.» La Dgp assure que «la liste des sanctions n’est pas exhaustive car les autorités compétentes peuvent y ajouter tout autre chef d’accusation qu’elles jugeront pertinent dans une telle situation».
C’est une règle que les candidats au pèlerinage à La Mecque essaient de contourner depuis des années pour avoir un séjour à moindres frais. Depuis le 13 avril 2025 et jusqu’au 11 juin, l’accès au royaume est interdit aux détenteurs de visa de Omra, alors que ceux qui seraient déjà présents sur le territoire avant cette date doivent impérativement quitter La Mecque et l’Arabie saoudite avant l’aube du 29 avril 2025. Et l’interdiction d’accès à La Mecque pour ce type de visa est interdit depuis le 23 avril 2025 et se prolongera jusqu’au 11 juin 2025.
Ces restrictions font partie de mesures plus larges prises par l’Arabie saoudite, qui a temporairement suspendu l’octroi des visas, les visites familiales et les déplacements à caractère professionnel afin de mettre fin aux abus constatés dans l’utilisation des visas de longue durée, notamment lors du pèlerinage à La Mecque, pour mieux encadrer l’entrée des pèlerins et lutter contre l’immigration illégale pendant la période du Hajj.
Par Fatou Warkha SAMBE
LE CHAOS ROUTIER SENEGALAIS
Le rapport annuel 2024 de la Police nationale, publié le 16 avril dernier, révèle des chiffres alarmants : 24 491 accidents ont été recensés, causant 816 décès et 9219 blessés enregistrés à travers le pays.
Le rapport annuel 2024 de la Police nationale, publié le 16 avril dernier, révèle des chiffres alarmants : 24 491 accidents ont été recensés, causant 816 décès et 9219 blessés enregistrés à travers le pays. Les régions de Dakar et Thiès figurent en tête des zones les plus touchées. Ces chiffres confirment ce que nous constatons avec effroi : les routes sénégalaises tuent. Entre camions surchargés, véhicules hors d’âge, chauffeurs fatigués ou tout simplement irresponsables, la route est devenue un théâtre de violence quotidienne, un espace où l’indiscipline n’est pas l’exception, mais la norme.
Pas plus tard que la semaine dernière, une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux montrait deux camions en pleine course-poursuite. L’un d’eux a fini par se renverser brutalement à hauteur de la Sips, à Thiaroye. L’autre conducteur avait tout simplement décidé d’en découdre, au mépris de toute vie humaine. On se demande alors ce qu’il serait advenu si la personne qui filmait la scène n’avait pas eu le réflexe de capter cet acte d’indiscipline hallucinant. Combien d’autres scènes semblables échappent à notre vigilance ? Combien de personnes continuent de conduire selon leurs propres lois, sans aucun respect pour les autres et en toute impunité ?
Pourtant, le Code de la route sénégalais est clair : tout conducteur doit adopter une conduite prudente, respectueuse des règles de circulation et des autres usagers. L’article L.28 stipule notamment que «le conducteur doit en toute circonstance rester maître de son véhicule». A cela s’ajoutent d’autres dispositifs mis en place par l’Etat pour améliorer la sécurité routière : campagnes de sensibilisation, opérations de contrôle, création d’une brigade spéciale de la circulation. Et malgré tous ces efforts, on peine à comprendre pourquoi ces mécanismes n’arrivent pas, à défaut de les éliminer, à réduire significativement les accidents. Cette inefficacité systémique pose une question centrale : qui évalue l’impact de ces mesures ? Qui s’assure que les engagements pris sont suivis d’effets concrets ?
A chaque fois qu’il y a des morts qui auraient pu être évitées, on évoque plusieurs mesures : généralisation du contrôle technique, régulation des transports urbains, mise en œuvre du permis à points ou installation de caméras intelligentes. Oui, le permis à points est en cours de mise en œuvre au Sénégal. Adopté par l’Assemblée nationale en avril 2022 dans le cadre du nouveau Code de la route, son application est prévue pour 2025. Mais jusque-là, il reste largement méconnu du grand public, et rien ne garantit que son application soit rigoureuse.
Trop de mesures sont prises pour calmer l’opinion, sans que leur mise en œuvre ne suive avec rigueur. L’heure est grave. Nous ne pouvons pas continuer à assister à des drames évitables avec, pour seule réponse, des promesses vides.
Certains conducteurs vont jusqu’à imposer leurs superstitions ou croyances personnelles, interdisant aux femmes de s’asseoir à l’avant des bus, au nom de traditions sans fondement légal. Pourtant, ces mêmes conducteurs ne font aucun effort pour respecter les règles les plus élémentaires du Code de la route -un code que, paradoxalement, les femmes semblent bien mieux maîtriser dans leur pratique quotidienne. Combien de femmes se font insulter, klaxonner, intimider, juste pour avoir eu l’audace de conduire ? Le simple fait de tenir un volant devient un acte subversif dans une société qui a longtemps cantonné les femmes au siège arrière, au silence, à l’obéissance. Et pourtant, les rares statistiques disponibles montrent que ce sont les femmes qui respectent le plus les règles, qui causent le moins d’accidents. Mais cela ne suffit pas à leur accorder la même légitimité sur la route. Elles sont vues comme lentes, maladroites, voire gênantes - et non comme prudentes, attentives, responsables. C’est ainsi que se perpétue une forme de violence symbolique sur les routes, nourrie par des normes sociales qui valorisent la vitesse, la prise de risque et l’arrogance, au détriment du bon sens et de la sécurité. Cela s’inscrit dans un climat plus large de dérégulation du secteur des transports. Malgré la prolifération d’entreprises de transport urbain, interurbain ou à moto, le flou règne sur les autorisations, les responsabilités et les normes. En plus, il y a une absence de régulation des prix : ici, c’est la loi de l’offre et de la demande qui dicte ses règles. La preuve éclate à chaque veille de fête religieuse comme le Magal ou le Gamou, où les prix des billets peuvent être multipliés par quatre, sous le regard impuissant des consommateurs..
Dans ce contexte, il faut également souligner le danger grandissant que représentent les motos utilisées comme moyen de transport en commun. Leur prolifération, en particulier dans la capitale, s’accompagne d’un manque total de régulation et de sécurité. Un drame survenu il y a quelques semaines en est l’illustration brutale : à la sortie d’un combat de lutte, deux jeunes filles qui étaient montées sur une moto pour rentrer chez elles ont perdu la vie. La moto, prévue pour deux personnes, en transportait trois, toutes sans casque.
Ce genre de scène n’est plus l’exception, mais la règle. Des motos surchargées, roulant à vive allure, sans protection et dans un mépris total du Code de la route. Et pourtant, elles continuent d’être tolérées, voire encouragées, comme des solutions pratiques à la crise de mobilité urbaine. La question de la sécurité semble reléguée au second plan, et ce sont, une fois de plus, les femmes, les jeunes, les plus précaires, qui en paient le prix fort.
A cela s’ajoute une autre absurdité routière : l’incapacité des conducteurs à respecter les procédures en cas d’accident. Nombreux sont ceux qui, par impatience ou méconnaissance, refusent de faire le constat, de saisir les assurances, comme si ces dernières n’étaient là que pour éviter les contrôles policiers. La récente numérisation des documents d’assurance a révélé une réalité troublante : une grande partie des attestations détenues par les conducteurs étaient fausses. Cela pose une question cruciale : dans un pays où les victimes d’accidents ne savent souvent pas à qui s’adresser, comment assurer leur prise en charge ? Où est la garantie que leurs soins seront couverts, que leur préjudice sera réparé ? La route, encore une fois, devient le lieu d’une impunité généralisée et d’une violence institutionnelle déguisée en négligence.
Les syndicats du secteur des transports doivent élargir leurs revendications. On les entend surtout lorsqu’il s’agit de hausse du prix du carburant ou de mesures impactant leurs intérêts directs.
Mais au-delà de défendre leurs droits, ils doivent aussi s’impliquer dans la lutte contre l’insécurité routière : en renforçant les capacités de formation des conducteurs, en instaurant des mécanismes de sanctions internes et en contribuant activement à la mise en place de normes visant à sauver des vies. Il est temps qu’ils cessent de se cantonner à la sauvegarde de leurs propres intérêts pour s’inscrire dans une vision plus globale et responsable du bien commun.
Il faut des sanctions claires, sévères et exemplaires pour chaque infraction grave. Il faut également que ces sanctions soient connues du public, médiatisées, pour servir d’exemple et créer une véritable conscience collective.
Dans plusieurs pays, des radars intelligents détectent en temps réel la moindre infraction. Pourquoi pas chez nous ? Pourquoi ne pas moderniser le dispositif de contrôle, et ainsi dissuader les comportements dangereux avant qu’ils ne fassent des morts ? Il est également urgent d’introduire des modules obligatoires sur la discipline routière et la sécurité dans les auto-écoles, pour que la formation à la conduite ne se limite pas à des aspects techniques, mais intègre aussi des valeurs citoyennes. La sécurité routière ne peut être un vœu pieux. Elle doit devenir une priorité politique.
4 morts dans un accident à Warang
La nuit de samedi à dimanche a été tragique au village de Warang, situé dans la partie sud de la commune de Malicounda. Cette contrée touristique, réputée paisible, a vécu une nuit dramatique.Vers minuit, une voiture de marque Peugeot 307 en partance pour Mbour a violemment heurté un groupe de jeunes conducteurs de motos Jakarta. Sur le coup, trois jeunes ont succombé : deux qui étaient sur la même moto et un autre qui se trouvait à proximité. Le quatrième, grièvement blessé, a succombé à ses blessures le lendemain, dimanche, vers 13 heures à l'hôpital départemental Mansour Barro de Mbour. Les quatre morts, dont l'un habitait le village de Nianing, deux à Warang et un autre à Mballing, étaient venues participer à une soirée. Une fois de plus, l’indiscipline des chauffeurs a été pointée du doigt. Sur cet axe Mbour-Joal, les conducteurs roulent souvent à vive allure, surtout durant les heures creuses. À Nianing, il y a deux jours, un conducteur de moto Jakarta a violemment heurté un jeune, provoquant des fractures. Malgré les risques et bien que les villages traversés par la route départementale Nianing, Warang, Mballing ne disposent chacun que de trois ralentisseurs, le chef du village de Nianing, Abraham Sène, continue de réclamer l’érection de ralentisseurs pour la sécurité des populations.
Un individu interpellé avec 72 képas de drogue
Les policiers du commissariat des HLM Biscuiterie ont interpellé hier un individu pour offre et cession de drogue dénommée Kush. Le mis en cause a eu la malchance de croiser les éléments de la Brigade de recherche en opération de sécurisation au cours de laquelle leur attention a été attirée par son comportement suspect. Ils ont trouvé par devers lui un sachet en plastique, contenant soixante-douze (72) képas de la drogue dénommée kush. Interrogé sur la provenance et la destination du produit prohibé, il n’a pipé mot. Il est en détention au commissariat des HLM Biscuiterie pour les besoins de l’enquête et la drogue a été consignée. Un présumé trafiquant tombe avec 11 kg de chanvre indien Restons avec la police pour souligner que les éléments de la Brigade régionale des stupéfiants (BRS) de Kaolack de l'OCRTIS ont mis la main sur un individu en possession de 11 kg de chanvre indien, au quartier Kassaville de la ville éponyme. Les flics ont eu vent d'un trafic de chanvre indien sur la liaison Kaolack - Dakar, à bord des moyens de transport interrégionaux.
L’hôpital Roi Baudouin sur le décès de Idrissa Diène
La direction du Centre Hospitalier Roi Baudouin de Guédiawaye a brisé le silence sur le décès d’un jeune qui a eu un malaise lors d’un match de football. Présentant ses condoléances à la famille d’Idrissa Diène, décédé le mercredi 23 avril 2025, elle précise, toutefois, que «d’après les premiers éléments recueillis, le jeune homme a été transporté à notre service d’accueil des urgences après avoir été victime d’un malaise au cours d’un match de football. Le médecin de garde a procédé à une évaluation rapide dans l’ambulance pour une meilleure prise en charge, car estimant que l’état du patient nécessitait une prise en charge dans une structure disposant d’un scanner». C’est pourquoi la direction de l’hôpital a été bouleversée d’apprendre par la suite que le jeune homme est décédé dans un centre de santé. Elle reste disposée à collaborer avec les autorités compétentes afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès, en toute transparence et responsabilité. Cependant, elle déplore les incidents survenus dans la nuit du 23 au 24 avril devant l’hôpital. Selon la direction, si la douleur et la colère exprimées par les jeunes du quartier Médina Gounass sont compréhensibles, elle appelle néanmoins à éviter tout acte pouvant compromettre la sécurité des patients, du personnel soignant et la continuité des soins. Car la mission première de l’hôpital reste d’assurer, en toute circonstance, l’accès aux soins pour toutes les populations, sans distinction. Dans ce moment de tension et de deuil, elle lance un appel au calme et à la retenue.
Une fille meurt par électrocution
La commune de Yeumbeul Sud est sous le choc après le décès par électrocution de la fille F. Seck. Selon nos sources, les faits se sont produits vendredi dernier. L'autopsie a confirmé la thèse de l'électrocution.
Abus de confiance
Le commerçant A. Diallo habitant la Patte d'Oie croupit actuellement en prison pour abus de confiance portant sur la somme de 2,100 millions francs. Il a roulé dans la farine la commerçante M. Camara qui avait l'habitude de lui confier de l'argent. Lasse de réclamer son argent, la victime est partie dénoncer A. Diallo à la police des Parcelles assainies. Le boutiquier a reconnu les faits. Ce qui lui a valu un ticket gratuit pour la citadelle du silence. Menuisier indélicat Menuisier de son état, M. Kane est vraiment drôle. Après avoir empoché l'argent de la dame M. J. Gomis depuis 2024 pour la décoration de son salon de coiffure pour un montant de 100 mille francs, Kane joue au chat et à la souris avec la victime. Elle s’est rendue à la police pour dénoncer son fournisseur qui a reconnu les faits devant les enquêteurs. Suffisant alors pour qu'il soit placé en garde à vue avant d'être déféré au parquet pour abus de confiance.
Diomaye ouvre le Bal à Dakar Arena
Le président de la République accompagné de la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, Khady Diène Gaye et d’Amadou Gallo a présidé l’ouverture de la 5e édition de la conférence de Sahara du basket Ball Africa League, prévue du 26 avril au 4 mai au Sénégal. Le chef de l’Etat a assisté à la victoire de l’Asc ville de Dakar devant Us Monastir de la Tunisie 70-67. Habillé en costume africain blanc, Diomaye Faye s’est installé à la loge officielle. Il a été ovationné par le public à l’annonce de son nom par le maître de cérémonie. Lors de la mi-temps de cette rencontre, le chef de l’Etat en a profité pour accorder des audiences aux acteurs de la culture comme les artistes DIP, Canabasse, Youssoupha, le groupe Daara ji Family ou encore le célèbre tiktokeur Kabi Lame.
L’Asc ville de Dakar s’incline devant Kriol star (63-66)
Restons toujours sur le basketball Africa League (BAL) pour souligner qu’après sa sortie victorieuse, l’ASC ville deDakar a été battue par KRIOL Star du CapVert 66 à 63. Pourtant, dès le coup de sifflet de l’arbitre, l’équipe sénégalaise a lancé les hostilités. A la fin du premier quart-temps, les locaux mènent au tableau d’affichage sur le score de 20-15, soit un écart de 5 points. De retour sur le parquet, les visiteurs montrent un autre visage. En défense, le système mis en place par le technicien Hugo Salgado a été gagnant durant le deuxième round. Et les Capverdiens maintiennent le rythme. A la pause, l’équipe sénégalaise a été devancée par son adversaire d’un point(33-32). En seconde période, les coéquipiers de Thierno Ibrahima Niang baissent de régime comme lors de leur première sortie. L’équipe adverse commence à creuser l’écart. Plus organisée en défense, l’équipe adverse marque pratiquement sur toutes ses attaques. Malgré les réajustements du coach sénégalais, le club de la municipalité de Dakar s’incline pour la première fois dans cette compétition en totalisant 63 points contre 66 pour leurs adversaires. Avec une victoire et une défaite, l’équipe sénégalaise a l’obligation de se ressaisir, en perspective d’une qualification pour le second tour. Dans l’autre rencontre de cette journée, l’équipe US Monastir de la Tunisie a signé un succès devant Petro de Luanda 87-73. Grâce à cette victoire, les Tunisiens se relancent.
Mariama Diallo réélue à la tête de l’UDTS
L’Union Démocratique des Travailleurs du Sénégal (UDTS) a tenu son 8e Congrès ordinaire hier, à l’Arène nationale de Pikine, sous le thème : « L’UDTS face aux défis de l’avenir du travail décent ».Un événement qui a rassemblé des délégués, partenaires sociaux et autorités pour dessiner une stratégie syndicale face aux mutations du monde professionnel. Mariama Diallo est reconduite à la tête de l’UDTS à l’issue des travaux, confirmant ainsi la confiance des militants en son leadership. Elle a insisté sur l’unité syndicale et la nécessité d’innover pour répondre aux défis économiques et technologiques. Les congressistes ont acté plusieurs engagements, notamment le renforcement des alliances avec les centrales sœurs (CNTS, UNSAS, CNTS/FC etc.) et les partenaires internationaux ; peser sur les politiques publiques pour un travail décent, face à la digitalisation et l’économie informelle et élargir la base militante parmi les jeunes et les travailleurs des secteurs émergents.
Revalorisation des séries techniques
Les journées culturelles et de l’excellence du Lycée technique André Peytavin de Saint-Louis ont vécu. Elles ont vu la participation des anciens et actuels élèves de cet établissement qui a eu à former beaucoup de cadres à travers le pays. L’Amicale des anciens du Ltap a plaidé pour la revalorisation de ces séries. Elle note l’insuffisance d’élèves dans les séries techniques. Pour Mamadou Guèye de l’amicale des anciens du Ltap, il faut mener une politique pour inciter les élèves à titiller les séries techniques et scientifiques. L’amicale des anciens du Ltap qui a récompensé les meilleurs élèves des séries techniques prend en charge les inscriptions et la prise en charge médicale des élèves.
La Cap prépare son plan d’actions
La Coordination des associations de presse (CAP) prépare la riposte contre le ministre de la Communication qui a pris un arrêté interdisant de parution les médias non conformes au code de la presse. Elle convie les patrons et responsables de médias jugés non conformes à une réunion, demain 9h à la Maison de la presse. La rencontre sera clôturée par un point de presse.
Fraude de visas pour le pèlerinage
La Délégation générale au pèlerinage (DGP) révèle des fraudes de visas pour le pèlerinage à la Mecque. Il a été signalé par les autorités saoudiennes des cas de fraude liés aux visas du pèlerinage, qui impliqueraient des voyagistes privés. La Délégation générale rappelle que la fraude sur les visas est considérée comme une falsification de document administratif, conformément aux dispositions du code pénal du Sénégal et les auteurs sont désormais sous le coup de l'article 137 du code pénal et les bénéficiaires s'exposent aux sanctions prévues par l'article 138 du même code. A cet effet, la Délégation générale au pèlerinage (DGP) rappelle aux chefs de regroupements et aux organisateurs du pèlerinage l'interdiction d'entrer ou de séjourner en Arabie saoudite dans la période du 29 avril au 11 mai 2025 ainsi que l'impossibilité d'effectuer le pèlerinage sans le visa Hajj, sous peine de sanctions pénales sévères du Royaume de l'Arabie saoudite à l'encontre des contrevenants.
Résolution du congrès de l’Alliance démocratique Pencoo
L’Alliance démocratique Pencoo de Moussa Tine a tenu son congrès samedi sous le signe de la refondation stratégique et de la conquête démocratique du pouvoir, au service d’un Sénégal plus juste, plus souverain et plus solidaire. Pour la refondation du parti, le congrès a décidé de renforcer l’architecture du parti en se dotant de directions opérationnelles, aux côtés des secrétariats déjà prévus par les statuts et le règlement intérieur, afin d’assurer une exécution efficace des orientations stratégiques ; donne mandat à Moussa Tine pour conduire la clarification et l’actualisation du projet politique, fondé sur l’équité territoriale, la justice sociale, la démocratie participative, la souveraineté populaire et l’unité nationale. Pour ce qui est de la conquête et l’exercice du pouvoir, Moussa Tine et Cie réaffirment leur ambition de conquérir le pouvoir, non pour lui-même, mais pour transformer durablement le Sénégal, en réponse aux aspirations populaires. Il a reçu mandat de constituer des alliances larges et cohérentes avec les forces progressistes et mouvements citoyens.