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31 août 2025
TROIS MÉDAILLES POUR LE SÉNÉGAL AUX CHAMPIONNATS D’AFRIQUE DE JUDO
Avec deux médailles d’argent et une de bronze remportées à Abidjan, la délégation nationale améliore légèrement son bilan. Mais l’absence de titre et la neuvième place au classement général laissent un goût d’inachevé.
Le Sénégal a décroché trois médailles (deux en argent, une en bronze) lors des 46èmes Championnats d’Afrique de judo, organisés à Abidjan du 25 au 28 avril 2025. Un résultat en légère progression par rapport à l’édition précédente au Caire (1 argent, 2 bronzes), mais qui laisse un sentiment d’inachevé pour les amateurs et acteurs du judo sénégalais.
Deux Sénégalais ont réussi à atteindre les finales de leur catégorie : Mouhamed Mboup (-66 kg) et Mbagnick Ndiaye (+100 kg). Malgré des parcours impressionnants, les deux judokas se sont inclinés en finale, laissant échapper l’or de justesse. Le bronze a été sauvé par Namory Keïta dans la catégorie des -81 kg, qui a su rebondir après sa défaite en demi-finale.
En revanche, l’équipe mixte sénégalaise a échoué aux portes du podium, battue par l’Angola dans le match pour la médaille de bronze.
Avec ce total de trois médailles, le Sénégal termine à la 9e place du classement général. Un résultat encore loin des sommets continentaux, dominés cette année par l’Égypte, impériale avec neuf médailles (4 or, 1 argent, 4 bronzes).
Si la dynamique est globalement positive, les Lions du judo savent qu’ils peuvent et doivent viser plus haut. Les performances individuelles montrent un réel potentiel, mais la régularité, la profondeur de banc et le mental en finale restent des axes de progression majeurs à l’approche des prochaines échéances internationales.
LES DANSES AFRICAINES S'IMPOSENT SUR LA SCÈNE MONDIALE
Figure emblématique de la danse contemporaine, la chorégraphe sénégalaise d’origine béninoise Germaine Acogny se réjouit de voir les danses traditionnelles africaines gagner en reconnaissance internationale.
Les danses traditionnelles africaines sont en train de prendre leur place dans le monde, estime la chorégraphe et danseuse sénégalaise d’origine béninoise Germaine Acogny.
“Les danses africaines sont en train de prendre leur place dans le monde”, a dit Germaine Acogny dans un entretien téléphonique avec l’APS, en insistant sur l’importance des danses africaines dites patrimoniales, qui l’ont inspirée dans l’élaboration de sa propre technique.
La fondatrice de l’Ecole des sables, un centre de formation pour les danseurs d’Afrique et d’ailleurs, situé à Toubab Dialaw, à 44 km de Dakar, dit inciter les danseurs à mieux connaitre les danses de leurs origines en vue “d’enrichir la danse moderne et contemporaine”.
Elle estime que “la technique Acogny”, créée il y a quelques années et qui est fortement liée à l’Afrique tout en appartenant à l’universel, plonge ses racines dans ces danses dites patrimoniales.
“J’ai pris l’essence des danses traditionnelles d’Afrique de l’Ouest et des danses que j’ai apprises en Europe pour créer ma propre technique”, indique la chorégraphe.
Revenant sur cette technique portant désormais son nom et qui est transmise à de nombreux professionnels de la danse dans le monde, Germaine Acogny la définit comme “une danse africaine dans une expression contemporaine”.
“Sa technique repose principalement sur le travail de la colonne vertébrale et la plupart des mouvements sont basés sur ces trois éléments : ondulation, contraction, vibration/ trémulation”, peut-on lire sur le site internet de son école.
Beaucoup de ces mouvements sont inspirés de la nature – plantes ou animaux – mais aussi de la vie quotidienne en Afrique, renseigne la même source.
Elle parle également de l’utilisation d’images symboliques de la nature, comme le fromager, l’aigle, la pluie, le nénuphar, la poule d’Inde.
“Le résultat est une expression très pure, puissante et élégante. Germaine Acogny travaille également avec l’improvisation”, indique-t-on.
Récompensée d’un “Lion d’or” à la Biennale de Venise (Italie) en 2021, Germaine Acogny, 80 ans, a reçu le Grand prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) pour l’ensemble de sa carrière en 2022.
Elle est également lauréate, en 2023, du Grand prix de l’Académie des Beaux-arts de Paris, section chorégraphie.
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LA PRESSE APPELLE À LA RÉSISTANCE
Un recours devant la Cour suprême, des rencontres avec la société civile et un sit-in au ministère de la Communication. C'est le plan dévoilé par la Coordination des Associations de Presse pour contrer la décision d'Aliou Sall de suspendre 381 médias
La Coordination des Associations de Presse (CAP) a tenu une conférence de presse ce mardi pour dénoncer la décision du ministre de la Communication, Aliou Sall, de suspendre 381 médias sénégalais jugés "non conformes" aux dispositions du code de la presse. Cette situation, qualifiée de "catastrophique" par les responsables de la CAP, menace des milliers d'emplois dans le secteur.
Selon les représentants des médias, le ministère procède actuellement à des notifications de cessation d'activité à raison de "20 par jour", créant un climat d'incertitude dans le secteur. La CAP conteste vivement la légalité de cette démarche, rappelant que "la création de médias est garantie par la Constitution sénégalaise" et que "les entreprises de presse ne sont soumises qu'à des obligations d'enregistrement".
"Aucun ministère n'a le droit de dire que telle entreprise de presse peut exister ou pas, c'est garanti par la Constitution du Sénégal", a affirmé un responsable lors de la conférence, dénonçant "un flou total" dans le processus d'évaluation des médias.
Face à cette situation, la CAP a annoncé un plan d'action comprenant le dépôt de recours individuels devant la Chambre administrative de la Cour suprême. L'organisation prévoit également une série de rencontres durant tout le mois de mai avec les organisations syndicales, le patronat, les défenseurs des droits de l'homme et la société civile. Ces initiatives culmineront par un sit-in devant le ministère de la Communication.
Les responsables de la CAP ont également critiqué l'absence de dialogue avec leur ministre de tutelle. "Nous allons lui adresser une demande d'audience pour lui faire savoir que ce n'est pas nous qui refusons le dialogue, c'est plutôt lui qui ne veut pas nous voir en peinture", a déclaré un membre de la coordination.
La CAP a enfin prévu de solliciter des audiences auprès du président de la République, du Premier ministre et du président de l'Assemblée nationale pour trouver une solution à cette crise qui, selon elle, constitue "une entreprise de liquidation des médias" et une tentative de "mise au pas" de la presse sénégalaise.
Cette affaire survient dans un contexte où le nouveau régime est accusé par les acteurs médiatiques de vouloir contrôler le secteur de la presse, jusqu'ici considéré comme l'un des plus libres d'Afrique de l'Ouest.
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LE « GUY NDULLI », TRÉSOR HISTORIQUE MÉCONNU DU SALOUM
Témoin silencieux des intronisations royales et des rituels initiatiques du royaume du Saloum, cet arbre mythique inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO attend patiemment que son histoire soit pleinement révélée au monde
À cinq kilomètres de Kaolack se dresse un témoin silencieux de l'histoire sénégalaise : le « Guy Ndulli », ou baobab des circoncis. Cet arbre majestueux, vieux de plus de 600 ans et inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, a joué un rôle central dans l'ancien royaume du Saloum.
Véritable gardien des traditions, ce baobab sacré servait de lieu d'intronisation pour les 49 rois qui se sont succédé dans cette région. La coutume exigeait que chaque prétendant au trône grimpe sur une branche spécifique sans s'agripper ailleurs, épreuve symbolique toujours respectée lors des intronisations contemporaines.
Au-delà de sa dimension politique, le « Guy Ndulli » était un lieu d'apprentissage pour les jeunes princes. Durant les rituels de circoncision, ils y recevaient une formation aux valeurs essentielles à la gestion du royaume : courage, honnêteté et responsabilité.
Après la disparition du dernier véritable « Bur » (roi) en 1969, le royaume est resté sans souverain jusqu'à sa reconstitution symbolique en 1978. Aujourd'hui, malgré son importance historique, ce site demeure largement méconnu du grand public.
L'actuel Bour Saloum, Thierno Kumba Daganda, souhaite remédier à cette situation en créant un musée à Kahone pour valoriser ce patrimoine exceptionnel et développer son potentiel touristique, permettant ainsi aux visiteurs de découvrir l'histoire fascinante de l'ancien royaume du Saloum.
UN JIHADISME D'INFILTRATION AUX PORTES DU SÉNÉGAL
Alors que le JNIM multiplie ses actions violentes dans le sud-ouest malien, sa stratégie vis-à-vis du territoire sénégalais se révèle plus subtile : pas d'attaques frontales, mais une infiltration progressive des réseaux économiques transfrontaliers
(SenePlus) - Dans la zone tri-frontalière entre le Mali, le Sénégal et la Mauritanie, une menace silencieuse prend forme. Selon une enquête récente du Timbuktu Institute, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), filiale d'Al-Qaïda au Sahel, développe une stratégie d'infiltration progressive visant le territoire sénégalais. Une expansion qui ne passe pas par les armes, mais par une pénétration économique et sociale méthodique.
"Le JNIM ne mène aujourd'hui pas d'attaque du côté sénégalais de la frontière, non pas parce qu'il ne le peut pas mais parce qu'il ne le veut pas, pour éviter d'ouvrir un double front. En revanche, il a entamé un processus d'infiltration, en particulier dans les réseaux économiques", explique Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute, cité par Jeune Afrique.
Cette tactique s'inscrit dans une stratégie plus large du groupe terroriste, qui a intensifié ses opérations dans la région de Kayes, au sud-ouest du Mali. Selon l'enquête rapportée par le magazine panafricain, "en 2024, le nombre d'actions violentes menées par le JNIM y a été multiplié par sept par rapport à 2021." Les cibles sont variées : forces de sécurité maliennes, entreprises, commerçants, postes de douanes et convois empruntant l'axe stratégique Dakar-Bamako via Kayes.
L'objectif est clair : "Cette stratégie vise, à moyen ou long terme, à isoler Bamako de sa principale voie d'approvisionnement", souligne l'étude du Timbuktu Institute relayée par JA.
Le double attentat qui a frappé Bamako le 17 septembre dernier a démontré la capacité opérationnelle du groupe dirigé par Iyad Ag Ghaly. Mais c'est surtout son emprise économique qui préoccupe. Le JNIM s'est infiltré dans de nombreux secteurs : "De la revente de bétail volé à l'imposition de 'taxes' sur les exploitants forestiers ou les mines d'or artisanales en passant par la prise de contrôle, via des intermédiaires, d'une partie du transport de bois", rapporte le magazine.
Le rapport est catégorique : "Plus que son activité sécuritaire, qu'il essaie de limiter, l'activité économique du JNIM lui a permis de s'implanter par des circuits commerciaux en Mauritanie et au Sénégal, certains commerçants de ces États étant contraints de collaborer indirectement avec lui, y compris par la fourniture de renseignements et l'approvisionnement de ses réseaux actifs ou dormants."
Au-delà de la dimension économique, le groupe jihadiste tente également d'exploiter les vulnérabilités sociales au Sénégal. D'après l'enquête citée par Jeune Afrique, le JNIM cible particulièrement "les 'classes inférieures' du système de castes et les victimes de la pratique de l'esclavage par ascendance, qui se perpétue notamment dans les régions de Matam et Tambacounda."
Face à cette marginalisation persistante, les chercheurs pointent "l'inertie" des leaders religieux traditionnels issus de la tradition soufie et confrérique. Cette absence de réponse laisse le champ libre aux réseaux extrémistes : "Des sources rapportent que des réseaux salafistes ont déjà pénétré la région de Bakel en s'emparant de cette contradiction sociale persistante [...]. Ils réussissent à présenter le salafisme comme plus égalitaire et comme une 'théologie de la libération'", indique le rapport cité par Jeune Afrique
Cette méthode, qui a déjà fait ses preuves au Burkina Faso, s'appuie notamment sur le mécontentement d'une partie de la communauté soninké.
L'expansion du JNIM vers le Sénégal semble ainsi reposer davantage sur une stratégie d'infiltration à bas bruit que sur des actions spectaculaires. Une approche qui pourrait, à terme, constituer une menace sérieuse pour la stabilité du pays jusqu'ici relativement épargné par le jihadisme sahélien.
Par Alioune AW
DE QUOI A-T-IL PEUR, MONSIEUR ISMAÏLA MADIOR FALL ?
Les révélations et confessions dans Face à MNF sur la 7Tv attestent de son affolement, tout en le contredisant. Faisant dans l’intimidation, son regard hagard et ses gestes désordonnés trahissaient un sentiment d’anxiété et d’autopunition
Le dimanche 31 janvier 2021, dans l’émission Opinion sur Walf Tv, Monsieur Ismaïla Madior Fall, ancien ministre de la Justice, à une question du journaliste sur le sobriquet de «tailleur constitutionnel» qu’on lui collait à la peau, répondait ceci : «J’accepte volontiers cette appellation, je l’assume. Mais je dis souvent, un tailleur de haute couture.»
Cette réponse donnée dans un contexte d’incertitudes politiques témoignait de la condescendance et de la prétention d’un homme au summum de sa puissance, bras armé d’un autocrate doublé de despote et d’un régime oppresseur mais agonisant.
Naguère constitutionnaliste apprécié et admiré, l’homme s’est depuis métamorphosé en défenseur de causes juridiques déphasées et dépassées, exacerbant sur sa personne les frustrations et les rancœurs des Sénégalais, payant ainsi son engagement politique aux côtés de Macky Sall.
Aujourd’hui, monsieur Ismaïla Madior Fall fait l’objet d’une procédure de mise en accusation par l’Assemblée nationale dans une affaire présumée de corruption. Un témoignage d’un de ses anciens plus proches collaborateurs le place au centre d’une gérance douteuse et nébuleuse de fonds publics. L’exemple d’un modèle intellectuel, être dans l’obligation de se présenter devant la Haute cour de Justice assombrit une trajectoire intellectuelle et scientifique exemplaire.
Les révélations et confessions dans Face à MNF sur la 7Tv attestent de son affolement, tout en le contredisant. En effet, revendiquant sa stature d’homme d’Etat, il devait faire preuve de tempérance et de retenue dans ses déclarations. Il a manqué de courtoisie et de tenue en accusant l’actuel ministre de la Justice. Faisant dans l’intimidation, son regard hagard et ses gestes désordonnés trahissaient un sentiment d’anxiété et d’autopunition.
S’il n’avait rien à se reprocher, comme il l’a affirmé avec force et prenant à témoin sa successeuse dans le même département ministériel, il devrait faire preuve de sérénité, répondre et montrer ses preuves étayées par des arguments et justificatifs solides.
Et enfin, rappeler à M. Fall qu’un homme d’Etat, en tout temps et en tout lieu, doit faire preuve de courage, de prise de hauteur par rapport aux événements, et éviter verbiages inutiles.
Par Mandiaye GAYE
PARTICIPANTS AU DIALOGUE, MÉFIEZ-VOUS DU PIÈGE
Derrière l'apparente ouverture au dialogue, se cache une manœuvre pour imposer des réformes préparées à l'avance par un pouvoir habitué au forcing institutionnel
Mais que veut dire et renferme cet énoncé vague et lapidaire : «Dialogue national sur le système politique». Contexte et justification : les Termes de référence du Dialogue national dans son premier paragraphe, comme entrée en matière, font l’éloge et rendent hommage à notre système politique actuel. Effectivement, c’est grâce à ce système que notre pays a pu connaître trois alternances sans contestation et sans aucun trouble électoral, ni avant, ni pendant, ni après. Donc les troubles qui ont eu lieu, se sont produits avant à cause d’acteurs politiques qui faisaient feu de tout bois pour accéder au pouvoir par tous les moyens, y compris la violence, et en fomentant toutes sortes d’accusations très graves sur les institutions de la République, le système électoral, les hommes qui les dirigeaient, des fraudes et vols imaginaires de toutes sortes. Ce paragraphe est une contradiction d’une flagrance extraordinaire venant de Pastef. Mais pour ceux qui ne savent pas toujours, c’est cela le populisme pratiqué à son paroxysme sans foi ni loi. Ce dialogue, comme à leur habitude, comporte des non-dits, pour obtenir un faire-valoir d’un coup monté dissimulé qu’ils préparent et que leur majorité mécanique à l’Assemblée nationale validera les yeux fermés. Jugez-en vous-mêmes :
«Le Sénégal constitue une originalité en Afrique, tant il est vrai qu’il est reconnu comme un pionnier et un modèle démocratique éprouvé. Le système politique a permis, à trois reprises (2000, 2012 et 2024), une alternance démocratique au sommet de l’Etat, alors même que de nombreux pays africains sont confrontés à des coups d’Etat ou à des tensions politiques liées à des scrutins contestés ou qui n’ont pas été tenus à date échue. Ces changements démocratiques ont également, de manière récurrente, été observés au niveau de la Représentation nationale et des collectivités territoriales.»
C’est évident qu’il n’existe nulle part au monde, un système politique parfait. Il en est de même aussi pour le Code électoral, qui est tout de même consensuel, car aucune œuvre humaine n’est parfaite, autrement dit tout cela peut être amélioré est perfectible. Ce qui n’est pas acceptable et qui est très grave, c’est que les politiciens, et en l’occurrence ceux qui sont au pouvoir, soient des tailleurs et ajustent notre Constitution d’abord, système politique, Code électoral, la Justice, l’Administration, etc., à leur convenance personnelle. Et c’est à cela que ce régime, qui joue à cache avec nous depuis son arrivée, semble nous inviter dans un dialogue en catimini d’une journée, pour examiner des questions aussi fondamentales pour la vie politique de notre pays. Je crains que toutes résolutions soient déjà préparées d’avance pour les faire accepter par des participants non avertis, des méthodes de ce régime qui procède toujours par forcing pour faire ou obtenir ce qu’il veut, même s’il faut violer les règles et lois établies pour arriver à ses fins. Rappelez-vous l’organisation des Législatives annoncée de façon inattendue et la nontenue de la Dpg au cours de la dernière Législature.
Tout d’abord, le consensus est un principe fondamental, exigible et obligatoire, qui doit être à la base de tout dialogue national. Par conséquent, le consensus doit commencer par la validation des Tdr par tous les participants au dialogue. La remise en cause de ces organes, qui fonctionnent bien pour avoir conduit toutes les opérations électorales sans anicroche de 2000 à nos jours, ce qui nous a valu progressivement les trois alternances que nous avons connues, est inadmissible. Ils ont contribué par leur travail remarquable, à faire du Sénégal une exception en Afrique, et pas n’importe laquelle, comme ils l’ont si bien et justement mentionné. Rien donc ne justifie leur refonte totale, si l’on se réfère logiquement aux appréciations positives et élogieuses faites sur eux tout haut, à l’entame de ces Tdr. Dès lors, à quelle fin et pourquoi le pouvoir suggère-til de vouloir donc les refondre ?
Le problème fondamental et urgent actuellement du Sénégal, c’est le manque de respect de l’exercice de la démocratie dans les règles de l’art dans notre pays. Autrement dit, il faut consolider notre démocratie pour la rendre pérenne. Les failles graves que renferme notre système politique proviennent essentiellement de nos acteurs politiques à double face. Car leur langage varie selon leur position par rapport au pouvoir. Eh oui, une fois élus, ils cherchent à accaparer absolument tout le pouvoir, aussi bien l’Exécutif, le Législatif que le Judiciaire. Ils entreprennent ensuite, dans les plus brefs délais, de réduire l’opposition à sa plus simple expression, à défaut de l’effacer, pour faire cavalier seul. Le véritable et irréfutable problème de notre système politique, c’est avec les régimes en place. Ces derniers, dès qu’ils s’installent, commencent par restreindre les libertés collectives et individuelles que la Constitution a conférées à tous les citoyens. Ils caporalisent aussitôt les institutions, instaurent une pensée unique et modifient toutes les dispositions existantes à leur seul profit, pour gérer le pays à leur convenance et dans un népotisme inacceptable. Comme c’est le cas présentement. Voilà pourquoi la vigilance des participants doit être de rigueur. Ces derniers doivent particulièrement veiller au grain dans les circonstances actuelles du Dialogue national, car ils ont en face un pouvoir qui n’hésite pas à faire voter sciemment et en parfaite connaissance de cause, une loi inconstitutionnelle en forcing par sa majorité mécanique à l’Assemblée nationale, sans chercher à comprendre. Je veux parler de cette fameuse loi interprétative qui a fait beaucoup de bruit et couler beaucoup d’encre actuellement. Loi que le président de la République attendait avec impatience pour la promulguer rapidement. Tout cela doit pousser les prochains participants à une extrême vigilance pour éviter d’être des complices d’un plan mûri discrètement à leur insu. Oui, un homme averti en vaut deux, nous dit l’adage.
S’il y a cependant un problème capital à réexaminer par un dialogue, il s’agit bien du scrutin majoritaire, antidémocratique, injuste et toujours favorable au parti au pouvoir, dans une certaine mesure. Ce scrutin majoritaire doit être supprimé et remplacé par la proportionnelle intégrale plus juste, démocratique et représentative par rapport aux voix obtenues. Ceci rééquilibrera le mode de répartition des sièges des élus, quitte à procéder à un deuxième tour afin que l’élu le soit à la majorité absolue. En tout cas, à l’état actuel des choses, les Oge ne souffrent pas de mauvais fonctionnement dans la conduite de leur mission, car zéro contestation et contentieux électoral à leur encontre. Le remplacement de la Cena par la Ceni ne se justifie pas, car rien objectivement ne le motive. L’objectif général est infondé et sans objet, puisqu’il n’est mis en cause nulle part dans le processus. Les objectifs spécifiques : elles renferment des généralités floues qui prêtent à confusion, révèlent beaucoup de redondance. Certains points ont déjà trouvé solution ou bien ne peuvent les trouver, comme le statut de l’opposition. Il y a un fourre-tout qui cache des non-dits. Certes il y a quelques nouveaux points intéressants, comme l’inscription automatique sur les listes électorales.
Par rapport à la rationalisation des partis politiques, il faut la fonder sur une base légale qui respecte scrupuleusement les droits des partis. Cette question exige aussi des critères consensuels, et non de permettre au pouvoir de procéder à une épuration ou élimination d’adversaires politiques menaçants.
Enfin, les parties prenantes sont mal définies, avec une imprécision déconcertante pour un dialogue sérieux et fécond. L’absence du Pm de la liste des participants présage que les décisions prises par ce dialogue, appelé par le président Diomaye, mais qu’il ne dirigera pas, seront nulles et non avenues, par faute de l’aval du Pm. L’attitude du Président n’est-elle pas une fuite de responsabilité de sa part ? Lui, la clé de voûte des institutions de la République, et son Pm, comment peuvent-ils s’absenter à un dialogue aussi important, devant discuter et traiter de questions aussi sérieuses ? Allez savoir pourquoi et, comprend qui veut.
DECROIX SALUE L'UNANIMITÉ AUTOUR DE LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
Le Secrétaire général d'Aj/Pads et membre de la mouvance présidentielle, estime que le débat sur la loi interprétative d'amnistie doit désormais être clos
Mamadou Diop Decroix, Sg d’Aj/Pads, a souligné que le débat sur le rejet de la loi interprétative par le Conseil constitutionnel n’a plus sa raison d’être. Cette décision de Justice satisfait toutes les parties, selon Decroix, membre de la mouvance présidentielle, qui salue la démarche qui consiste à lever l’immunité parlementaire de députés.
Mamadou Diop Decroix, Secrétaire général d’Aj/Pads, juge que le débat sur le rejet de la loi interprétative de la loi d’amnistie n’a plus sa raison d’être. Il avance les motifs.«Pour la première fois, les uns et les autres se félicitent de la décision de Justice, donc je ne vois pas pourquoi il faut encore continuer le débat qui n’a plus de sens à mon avis. Chacun se dit satisfait, passons à autre chose», déclare Mamadou Diop Decroix lors de l’émission «Le Grand jury» hier, sur la Rfm. Il salue la décision du Conseil constitutionnel concernant la loi interprétative de la loi d’amnistie. «Il faut s’en féliciter, comme les protagonistes se sont félicités de cette décision», a déclaré Decroix, saluant une rare convergence d’opinions autour d’une décision judiciaire.
Selon Mamadou Diop, cette décision a été «quasi unanimement appréciée, même si c’est à partir d’angles divers». D’un côté, a-t-il expliqué, «ceux-là qui avaient voté cette proposition de loi interprétative se disent satisfaits parce qu’ils estiment avoir atteint leurs objectifs à travers la décision et les précisions du Conseil constitutionnel». Et de l’autre, «l’opposition, qui avait déposé le recours, estime qu’elle a été suivie dans ses arguments par le Conseil». «Tout le monde est satisfait. Cela arrive rarement. Il faut s’en féliciter», soutient l’ancien ministre. C’est ainsi qu’il insiste sur l’importance de ce consensus autour d’une question aussi sensible. Selon Decroix, c’est dans les semaines à venir qu’«on verra le sens concret de cette décision».
A la question de savoir si le régime actuel ne risque pas de battre le record en termes de levée d’immunité parlementaire en si peu de temps, dans la mesure où après celle du député Farba Ngom, ce sera au tour, aujourd’hui à l’Assemblée nationale, de Ndèye Saly Diop et de l’ancien ministre Moustapha Diop, Decroix botte en touche.
«Je n’y vois pas de problème. Bien au contraire, si des conditions existent qui exigent que l’immunité de députés doive être levée, elles seront levées. Je signale que la Législature de 2012, avant qu’elle ne fasse 3 mois, il y a des députés dont on a levé l’immunité parlementaire par procédure d’urgence, et pendant les cinq années, ils n’ont jamais été convoqués ni interpellés sur quoi que ce soit. Les levées d’immunité parlementaire concernent généralement des personnes qui sont poursuivies», embraie l’ancien ministre. Jugeant «satisfaisant» le bilan du régime actuel, Mamadou Diop Decroix salue le «discours du Pm» sur la situation économique. C’est une «bifurcation» qui définit un nouveau rapport entre l’Etat et les deniers publics, croit savoir Decroix, qui souligne que certains ont contesté et d’autres ont approuvé la démarche du Pm. Membre de la Coalition «Diomaye Président», Mamadou Diop Decroix dément que les bailleurs ont quitté le Sénégal. Au contraire, des bailleurs sont restés et cherchent à davantage consolider les rapports avec le Sénégal, citant le Fmi et la Banque mondiale pour s’en convaincre. Decroix croit que toutes les parties prenantes devraient répondre au dialogue lancé par le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui va se tenir prochainement.
Par Mohamed GUEYE
PRESSE, GAGNER L’AMERE DES BATAILLES
Si des organes de presse ont eu, au cours de leur histoire, à faire face à l’abus de pouvoir des autorités étatiques, on ne peut pas dire que toute une corporation a ainsi été mise à l’index
Une presse libre, crédible et indépendante, cela risque bientôt de devenir une denrée plus que rare dans le pays de «Sonko moy Diomaye», dans les semaines, mois ou années à venir. Le contexte actuel rend l’exercice du métier assimilable à celui d’un funambule sans filet, entre deux gratte-ciel dans le ciel de Manhattan, à New York. En plus d’entraves administratives et fiscales que le nouveau régime a, dès son arrivée aux affaires, posées sur la route des médias, en vue de les asphyxier littéralement, nous sommes passés à des injonctions pour leur interdire toute diffusion. Le 25 avril dernier, c’est un arrêté ministériel, signé du ministre Alioune Sall, qui enjoint à ceux qu’il appelle des «médias non conformes» de mettre fin à leurs parutions dès notification. Certains organes ont d’ailleurs subi le couperet de l’arrêté en question.
Si des organes de presse ont eu, au cours de leur histoire, à faire face à l’abus de pouvoir des autorités étatiques, on ne peut pas dire que toute une corporation a ainsi été mise à l’index. En dehors des organes dont on se demande dans quelle mesure ils n’appartiennent pas à des tenants du pouvoir, on peut aujourd’hui affirmer que le degré de crédibilité de certains organes se mesure par les atteintes à la liberté d’exercer leur métier qu’ils subissent. Le Quotidien en parle avec assurance, pour avoir fait l’objet d’attaques, non seulement à travers la personne de son éditeur et ancien Administrateur général, mais aussi par des convocations intempestives de son Directeur de publication. Sans parler de la résiliation des conventions de publicités ou du blocage des comptes de l’entreprise.
Parler de toutes les avanies à l’encontre de la presse sénégalaise ne vise pas à apitoyer l’opinion, car dans sa majorité elle est bien informée de cette situation. Il s’agit tout simplement de démontrer que le nouveau pouvoir au Sénégal, dans son tâtonnement, n’appuie pas encore sur le bouton qui sortira le pays de l’ornière dans laquelle cette politique erratique nous plonge.
Le même 24 avril où son ministre de la Communication sortait son arrêté qu’il a placé au-dessus de la loi et du Code de la presse sénégalais, Bassirou Diomaye Faye présidait, au Cicad, la 4ème édition de la Conférence sociale sur l’emploi et l’employabilité des jeunes. Il a, à cette occasion, reconnu que le défi de l’emploi des jeunes au Sénégal se heurte, entre autres, à des obstacles qui ont pour noms «une démographie croissante, une population très jeune et une économie dominée par le secteur informel». Il a également reconnu que plusieurs initiatives ont été prises depuis des années pour la création d’emplois sans résultats concrets. Le chef de l’Etat a déclaré, dans son discours introductif, avoir pris des mesures pour promouvoir l’emploi et l’employabilité. Il a d’ailleurs détaillé certaines de ces mesures qui imposent notamment, selon le président Faye, «d’instaurer un dialogue responsable entre le gouvernement, les organisations d’employeurs, les organisations syndicales de travailleurs et la Société civile. C’est cela le garant d’un cadre d’épanouissement aux entreprises et de la sauvegarde des intérêts des travailleurs. Le dialogue doit être permanent, surtout en temps de paix qui offre plus de calme et de sérénité propices à des opportunités de résultats constructifs pour un environnement économique et social sain. Un climat social apaisé en milieu de travail contribue fondamentalement à l’accroissement de la productivité et de la compétitivité».
Le plus admirable, si l’on peut dire, est que le chef de l’Etat connaît le mal qui ronge le tissu social du pays, il en a fait un diagnostic sérieux et cohérent… mais peine à assurer la mise en œuvre complète des solutions et remèdes qu’il recommande. Ainsi, dans les axes de travail qu’il propose dans son discours, le troisième vise à «placer l’innovation et l’entrepreneuriat au cœur des actions de développement économique, avec une attention particulière aux startups technologiques et aux entreprises innovantes qui sont des moteurs essentiels de compétitivité et d’opportunités économiques pour la jeunesse à l’horizon 2050».
Si Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky Sall avaient pratiqué sa rhétorique, la majorité des organes de presse actuels n’auraient pas existé dans le paysage audiovisuel sénégalais. En dehors des organes de l’Etat comme la Radiotélédiffusion sénégalaise (Rts), Le Soleil ou l’Agence de presse sénégalaise (Aps), tous les autres sont le fruit de l’initiative privée. Il a fallu des pionniers comme Babacar Touré, Sidy Lamine Niasse, ainsi que d’autres, pour croire à l’inéluctabilité de l’ouverture médiatique, dans un contexte où la liberté de la presse était fortement encadrée par les pouvoirs publics. Leur intrépidité a fait que la censure préalable, héritée du régime de Léopold Senghor, sous la forme pudique de «loi sur le dépôt légal», n’a jamais vraiment été mise en application depuis Abdou Diouf. Pourtant, la presse sénégalaise n’a jamais connu de dérapages éditoriaux comme ceux qui ont caractérisé des confrères dans certains pays de la sous-région.
Le sens des responsabilités et l’esprit d’entreprenariat des acteurs des médias ont créé un appel d’air qui attire plein de jeunes Sénégalais vers l’exercice du métier de journaliste. Grâce à cela, on a vu fleurir, au côté de l’Ecole de formation des journalistes qu’est le Cesti, plusieurs autres structures offrant une formation plus ou moins digne de recommandation, et qui contribuent, chacune à sa manière, à asseoir la belle réputation de formation du Sénégal. Ce sont, chaque année, des dizaines de jeunes ressortissants de plusieurs pays d’Afrique qui viennent se former au Sénégal au métier qu’ils adorent. On pourrait donc affirmer que la liberté de la presse a non seulement permis de consolider les racines de la démocratie sénégalaise, éveiller la conscience de nos citoyens, mais surtout a créé des emplois et permis de résorber le chômage, dans un environnement des plus défavorables sur le plan juridique.
En effet, si la presse est aujourd’hui considérée comme un fourre-tout où sont casés des résidus de la politique politicienne, toute la classe politique en est responsable. Il a fallu plusieurs années pour que soit voté le Code de la presse. Et beaucoup plus de temps encore pour en voir des décrets d’application. Et quand des éléments comme la Carte nationale de presse sont finalement rendus obligatoires, ils perdent leur valeur en n’étant pas en mesure de distinguer les journalistes «sérieux» des autres. Plus encore, le Fonds d’aide à la presse, qui est voté par la loi, est très souvent réparti en dehors de toute forme de transparence. Au point qu’il y a des années où l’on reprochait à des ministres de contribuer à la création de certains organes à l’approche de la date de distribution de ces fonds. Une manière de rétribuer une certaines clientèle, disait-on.
Mais le fond a été atteint l’année dernière, quand le gouvernement a décidé de bloquer tout simplement l’argent voté par la loi, et ce sans aucune explication. Le président Faye s’est permis de déclarer à des journalistes qu’il recevait, que ledit montant devrait passer, pour cette année, d’1, 4 à 4 milliards pour les médias. Sans rien dire de la cagnotte de l’année dernière. Et personne ne lui a demandé si le meilleur moyen de contraindre les médias à respecter la loi consisterait, pour le gouvernement, à violer lui-même la loi ?
Quoi qu’il en soit, l’asphyxie de certains organes a non seulement réduit des journalistes au chômage, mais surtout conduit des reporters à la précarité. On peut croire que le chef de ce gouvernement, qui avait annoncé un «Mortal kombat» afin d’accéder au pouvoir, pense qu’il lui suffirait de gagner la première bataille contre la presse, considérée comme le bras armé de ses adversaires. Cela prouve qu’il ne connaît pas l’histoire de la presse de ce pays. Sinon, il comprendrait que les moyens dont il use aujourd’hui avaient existé bien avant son entrée en politique. Et ils n’ont pas permis de domestiquer les hommes et femmes qui exercent ce métier. Ce n’est donc pas lui, dans le délai qui lui est imparti, qui pourrait gagner cette amère des batailles.
L’ASVD A LA RELANCE FACE AU TENANT DU TITRE
L’As Ville boucle ce mardi la première phase de la Conférence de Sahara de la Basket Africa League (BAL). L’équipe de la municipalité de Dakar va affronter à Dakar Arena (17h 30) la formation angolaise du Petro de Luanda, tenant du titre.
L’AS Ville de Dakar (ASVD) dispute ce mardi 29 juin son dernier match de la phase aller de la Conférence du Sahara en affrontant Petro de Luanda. Après une nette victoire devant l’Us Monastir suivie d’une courte défaite face au Kriol Star du Cap-Vert, le club Dakar va vers un test majeur face aux tenants du titre. L’équipe championne du Sénégal devra toutefois hausser le niveau de jeu pour venir à bout d’un adversaire de calibre et aborder la phase retour avec plus de sérénité et de confiance.
L’As Ville boucle ce mardi la première phase de la Conférence de Sahara de la Basket Africa League (BAL). L’équipe de la municipalité de Dakar va affronter à Dakar Arena (17h 30) la formation angolaise du Petro de Luanda, tenant du titre. Après une victoire en ouverture devant l’Union sportive de Monastir de Tunisie suivie d’une défaite concédée sur le fil face aux Kriol Star du Cap-Vert (66 à 63), le champion du Sénégal n’a pas tout à fait convaincu. Souveraine contre la formation de la Tunisie, l’ASVD a été méconnaissable lors de sa deuxième sortie. De nombreux spécialistes n’ont pas manqué d’épingler l’indigence aussi bien dans le secteur défense qu’offensive. Il n’ont pas manquer de s’interroger sur l’apport réel des nouvelles recrues qui n’ont pas pu peser face aux novices cap-verdiens. Alors qu’ils comptent parmi les plus expérimentés de la Ligue. A l’image de Abdoulaye Harouna et Ater James Majok qui n’ont pas encore réellement pesé lors du dernier match. « Au bout des 24 secondes, on prenait des tirs à points alors qu’on devait mettre plus d’agressions. Ce sont des choses à corriger sur le plan mental. Il ne faut pas se relâcher à 4 secondes de la fin de la possession. Car, à cet instant, l’adversaire se débarrasse plus souvent du ballon à cause de la violation », a reconnu le coach Libasse Faye.
Le coach Libasse Faye ne s’y trompe. Il faut vite oublier cette dernière prestation. « Nous allons nous remobiliser et oublier rapidement cette défaite. Sur le plan mental, nous allons travailler pour nous replonger dans le tournoi, tout en ne perdant pas de vue les erreurs commises. Il faut voir ce qui n’a pas marché. Même si ce n’était pas le match à perdre. Ce n’est pas la fin du monde, toutes les équipes sont sur le même pied. C’est comme si le tournoi venait de commencer. Nous allons nous reprendre et nous relever en direction des prochains matchs”, a promis le coach de l’ASVD. Avant le choc ASVD- Petro Luanda, l’US Monastir et Kriol Star s’affronteront en premier heure dans une rencontre qui s’annonce tout aussi décisive.