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31 août 2025
PAR SIDY DIOP
DAGE, DOUCE DAGE
Elles étaient discrètes, presque invisibles. Les DAGE, ces directions logées au creux des ministères, veillaient sur les fournitures, les marchés publics, les petites et grandes dépenses. On les croyait peu glamour. On avait tort.
Elles étaient discrètes, presque invisibles. Les DAGE, ces directions logées au creux des ministères, veillaient sur les fournitures, les marchés publics, les petites et grandes dépenses. On les croyait peu glamour. On avait tort. Car voici la DAGE devenue vedette. Non pas d’un rapport d’exécution budgétaire — ce serait trop simple — mais d’un feuilleton politico-judiciaire à succès.
Plusieurs de ses anciens gestionnaires, ceux de l’ère Macky Sall, sont aujourd’hui derrière les barreaux. D’autres ont préféré signer de gros chèques pour rester dehors, et certains dorment d’un œil, quand ils dorment. Qui aurait cru que cette respectable fonction, toute en parapheurs et tableaux Excel, recelait tant de frissons ? Il fallait oser : faire rimer administration et sensation, équipement et dérangement. L’intendance suivait… mais parfois elle débordait.
La DAGE, jadis service de soutien, se retrouve en première ligne, plus exposée qu’un ministre sans parapluie en saison des pluies. La fonction, hier administrative, est devenue sensible. Ce qui se passait dans l’ombre s’expose désormais à la lumière crue des enquêtes. C’est peut-être cela, le prix d’une transparence retrouvée : faire émerger les zones grises. Et rappeler qu’un titre, aussi austère soit-il, peut cacher bien des passions humaines.
PAR MALICK CISS
L’ESPOIR PASSE PAR LE RAIL
Depuis quelques années, le spectacle désolant de passagers prenant d’assaut les trains pour se rendre au Magal de Touba ou au Gamou de Tivaouane nous rappelle, hélas, une erreur monumentale : celle d’avoir laissé le chemin de fer mourir de sa belle mort.
Depuis quelques années, le spectacle désolant de passagers prenant d’assaut les trains pour se rendre au Magal de Touba ou au Gamou de Tivaouane nous rappelle, hélas, une erreur monumentale : celle d’avoir laissé le chemin de fer mourir de sa belle mort.
Une mort orchestrée par les programmes d’ajustement structurel imposés au Sénégal par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, dans les années 1980. Depuis lors, l’imaginaire populaire se nourrit de lointains souvenirs de la belle époque, ces moments inoubliables où la vie socioéconomique des localités traversées battait au rythme du sifflement du train, qui déversait toutes sortes de personnes et de produits et en embarquait d’autres avant de continuer son chemin. Progressivement, le rail, qui était la colonne vertébrale de l’économie coloniale, a perdu sa vocation, dans un contexte de crise. Sous Macky Sall, d’ambitieux projets de relance ont permis de garder espoir (reprise de la ligne Dakar-Bamako par le Sud, avec de nouveaux standards et une charge à l’essieu augmentée de 15 à 22 tonnes, lancement d’un Train express régional).
Avec l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye, les choses bougent dans la bonne direction, notamment avec l’ambitieux programme de construction de 2000 kilomètres de nouvelles voies ferrées à écartement standard, qui devrait mailler le territoire national. La ligne Dakar-Tambacounda est érigée en priorité pour relancer les échanges entre le Sénégal et le Mali. Il ne reste plus qu’à dérouler pour rouler. Mais que de péripéties et d’années perdues avant de faire renaître l’espoir. Et pourtant, un simple coup d’œil dans le passé aurait permis de se rappeler que la mise en valeur des colonies dont le Sénégal a été intrinsèquement liée au rail. « Sans le chemin de fer, le Congo ne vaut pas un penny », disait l’explorateur Henry Stanley à la fin du 19e siècle. À leur indépendance, les pays africains ont hérité d’un réseau ferroviaire reliant l’hinterland aux villes côtières pour l’acheminement des produits agricoles et autres matières premières vers la métropole. Et très peu de pays ont investi dans la densification de ce réseau légué.
Au contraire, des lignes ont été laissées à l’abandon purement et simplement. Aujourd’hui, force est de constater que le rail a bel et bien sa place dans la croissance soutenue des pays africains notée ces dernières années. D’abord, avec sa plus grande longévité, il est moins cher que le transport routier, un seul train permettant d’acheminer de plus grandes quantités de frets sur de grandes distances. Tout comme l’avion, c’est le moyen de transport le plus sûr, étant moins exposé aux accidents qu’un camion gros porteur. Mais le chemin menant à la renaissance des chemins de fer en Afrique est très long. À la hauteur des conséquences de l’abandon d’un secteur vital. L’immense déficit infrastructurel induit une perte de croissance économique estimée à 2% par an et de 40% en productivité, révélait lors d’un forum à Dakar (19-21 octobre 2023) le président de l’Union internationale des Chemins de fer/Région Afrique Mohamed Rabie. Le réseau panafricain est handicapé par sa faible densité, sa couverture territoriale ne dépassant pas 6% du réseau ferré mondial, pour un continent qui représente 20% de la superficie de la Terre et abrite 17% de sa population, ajoutait-il.
Alors que, à en croire une étude de 2021 de la Chinese academy of sciences de Beijing, le rail pourrait faire baisser les coûts externes du transport d’au moins 47,5% par passager au kilomètre et 75,4% par tonne de marchandises au kilomètre, en comparaison au transport routier. Et c’est moins nocif pour l’environnement aussi, l’étude révèle que le fret ferroviaire produit 75 à 85% d’émissions de gaz à effet de serre en moins par unité de transport par rapport aux camions articulés. Soit un gain de 0,1 à 0,4 centime par tonne-kilomètre nette. Mais face à la lourdeur des investissements pour un nouveau départ, les pays africains sont obligés de s’allier au secteur privé à travers des Ppp. Ceci après avoir tiré les échecs retentissants des contrats de concession passés. Le train menant aux « Réseau intégré de trains d’Afrique », projet phare de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, passe par l’interconnexion des grandes métropoles. Le succès de la Zlecaf sera aussi tributaire de la création et l’optimisation de corridors ferroviaires bien réfléchis pour être rentables, à travers le continent.
LINGUÈRE, ALERTE AU PLOMB DANS L’EAU DU ROBINET
Des analyses effectuées par un laboratoire de l’UCAD révèlent une concentration de plomb 260 fois supérieure à la norme dans l’eau. Cette contamination suscite une vive inquiétude sanitaire, notamment pour les enfants et les femmes enceintes.
À Linguère, l’inquiétude grandit chez les habitants. Déjà confrontés à des pénuries récurrentes, ils s’alarment désormais de la qualité de l’eau courante, selon le quotidien Source A. Des analyses menées par le laboratoire LCPOAE de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ont révélé une présence de plomb alarmante, 260 fois supérieure à la norme en vigueur. Les autres indicateurs de qualité sont restés dans les seuils acceptables,
précise le journal.
Cette découverte suscite une vive préoccupation en matière de santé publique. Le plomb, métal lourd extrêmement toxique, peut provoquer de graves problèmes de santé. « Ce métal lourd, hautement toxique, peut provoquer des troubles graves, notamment chez les enfants et les femmes enceintes : retard de développement, atteinte du système nerveux, anémie, troubles rénaux ou digestifs », rappelle Source A.
Le journal souligne également que « l’intoxication chronique, connue sous le nom de saturnisme, est souvent silencieuse, mais ses effets peuvent être irréversibles ».
La circulation de vidéos montrant une eau visiblement trouble aux robinets a renforcé la colère des populations sur les réseaux sociaux. Bien que des techniciens aient tenté de fournir des explications, Source A rapporte que les riverains restent insatisfaits.
Ils fustigent un manque de transparence des autorités locales et l’absence de solutions concrètes. « Elles appellent à des mesures urgentes pour garantir un accès à une eau réellement potable », écrit le journal.
LA REDDITION DES COMPTES DOIT SE FAIRE SANS ÉMOTION NI CONFLIT D’INTÉRÊT
Selon l'inspecteur général d’État et ancien président de la CENTIF, Ngouda Fall Kane, cette pratique doit permettre aux responsables actuels d’éviter les erreurs des gestions passées.
Ancien président de la CENTIF et Inspecteur général d'État, Ngouda Fall Kane dirige aujourd'hui l'ONG ACCA (Alliance contre le Crime Organisé). Il revient sur son engagement dans la lutte contre la corruption, le blanchiment, le crime numérique, et évoque son court passage en politique, qu'il a quitté avec désillusion.
Créée en 2017, ACCA regroupe des membres actifs dans la lutte contre divers fléaux : corruption, terrorisme, blanchiment de capitaux, crimes numériques, trafics d’organes, de médicaments, d’êtres humains, ainsi que les crimes environnementaux.
S’il a un temps « taquiné » la politique, comme il le dit lui-même, Ngouda Fall Kane affirme avoir rapidement tourné la page.
« Mon ambition était de comprendre comment le pays était géré. Mais ma candidature a été bloquée. Le système du parrainage m’a déçu, car il était clairement monnayé. »
Dégoûté par les pratiques politiques, il décide alors de se consacrer entièrement à la lutte contre le crime organisé.
L’homme reste un fervent défenseur de la transparence dans la gestion des deniers publics :
« La reddition des comptes est une démarche normale qui doit se faire sans émotion. Ce n’est pas seulement une question de chiffres, mais aussi de résultats. »
Selon lui, cette pratique doit permettre aux responsables actuels d’éviter les erreurs des gestions passées.
« Ceux qui gèrent aujourd’hui doivent savoir qu’ils auront à rendre compte demain. Il faut réduire les risques de dérive, et cela passe par une reddition des comptes sans conflit d’intérêt », insiste-t-il au cours d'une rencontre entre des responsables de l'ONG ACCA et des journalistes. La rencontre s'est tenue ce mercredi 30 avril 2025 à Dakar.
KHADY DIENE GAYE FIXE LE CALENDRIER ENTRE 15 JUILLET ET 15 OCTOBRE
Après la lutte, Khady Diène Gaye s’attaque aux compétitions des navétanes. Suite à des nouvelles mesures prises par les autorités, le mouvement navétanes vient de connaître un nouvel organigramme.
La ministre Khady Diène Gaye a décidé de réguler les navétanes qui empiètent largement sur l'année scolaire. Dans une circulaire adressée aux gouverneurs des régions, la ministre de la jeunesse, des Sports et de la Culture a fixé désormais le démarrage des activités le 15 juillet et la clôture au plus tard le 15 octobre.
Après la lutte, Khady Diène Gaye s’attaque aux compétitions des navétanes. Suite à des nouvelles mesures prises par les autorités, le mouvement navétanes vient de connaître un nouvel organigramme. Alors que les tournois empiétaient largement sur l’année scolaire, la ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a décidé de mettre fin à cette situation.
Dans une circulaire adressée aux différents gouverneurs, la patronne des sportifs a modifié le calendrier des activités sportives du mouvement Navétanes. « Je vous invite à prendre les dispositions appropriées, en relation avec les services compétents, pour assurer le respect strict des prescriptions relatives aux dates d'ouverture et de clôture des activités sportives du mouvement Navétanes fixées, chaque année, entre le 15 juillet et le 15 octobre au plus tard », peut-on lire dans le document. Khady Diène Gaye rappelle que «la maîtrise du calendrier des activités sportives a été l'une des principales recommandations résultant des concertations nationales sur la réforme du mouvement Navétanes, qui se sont tenues les 20 février et 4 mars 2025, conformément à la directive du chef de l’Etat, issue du Conseil des ministres du 25 janvier 2025 ».
En conclusion, Mme Gaye note qu'elle « attache du prix à l'exécution correcte de la présente ». Certainement, pour que nul n'en ignore.
La mise en œuvre rigoureuse de cette directive est considérée comme essentielle pour accompagner la modernisation et le rayonnement du sport populaire au Sénégal. Pour son nouveau mandat de quatre ans, Amadou Kane a du pain sur la planche. Il devra trouver un nouveau planning avec les différentes associations du Sénégalais pour répondre aux exigences des autorités sénégalaises.
MOUSTAPHA NIASSE, LE DERNIER ROI
L'élection de Mbaye Ndione au poste de secrétaire général de l'AFP marque la fin d'un règne de trois décennies pour cet homme d'État qui aura traversé les présidences de Senghor, Diouf, Wade et Sall
Une page se ferme manifestement avec l'élection de Mbaye Ndione au poste de secrétaire général de l'AFP. Il remplace ainsi son indéboulonnable mentor. Ancien Premier ministre, ex chef de la diplomatie sénégalaise et ancien président de l'Assemblée nationale, force est de dire que Moustapha Niasse est peut-être le dernier mohican.
Mamadou Dia : Une fois du peuple, combats pour une Afrique souveraine et démocratique. C'est le dernier livre paru sur la vie et l'œuvre de l'ancien président du Conseil, sous la direction de Pape Sène, Roland Colin. Et un certain Moustapha Niasse.
Né le 04 novembre 1939 à Keur Madiabel, Moustapha Niasse est connu pour son amour des livres, un lettré, selon le journaliste Christophe Bois Bouvier qui pouvait converser de longues minutes avec Senghor sur la Grèce antique. Major de sa promotion à l'ENAM, Moustapha Niasse a très tôt été au banquet du père de la Négritude, en tant que jeune intellectuel pétillant, mais aussi en tant que haut fonctionnaire. Moustapha Niasse entre très tôt dans le cabinet du premier Président du Sénégal indépendant en 1970. Il avait à peine 30 ans. Et depuis, le sommet de l'Etat est sa zone de confort, il en connaît toutes les arcanes. C'est pourquoi le passage à témoin du samedi dernier entre lui et Mbaye Ndione est un moment de l'histoire. Le chevronné homme politique qui dit vouloir céder la place à la jeune génération est visiblement le dernier roi de la politique. Sa succession au sein de l'AFP, formation politique que l'ancien Premier ministre sous Diouf et sous Wade avait créée après le fameux congrès «sans débat» de 1996 à l'issue duquel Tanor Dieng a été choisi par le président Abdou Diouf, est tout sauf une sinécure. Le président Moustapha Niasse trône sur l'AFP depuis sa création il y a 30 ans. Certains de ses anciens compagnons auront certainement l'outrecuidance de rire sous cape et de dire que l'ex chef de la diplomatie sénégalaise, poste qu'il a occupé au début des années 80, a épuisé toutes ses cartouches avant de céder le fauteuil de secrétaire général de l’AFP.
Macky Sall, le « bourreau » de l'APF
L'on se souvient ainsi que Malick Gakou avait opposé son veto à la décision du président Moustapha Niasse de ne pas désigner de candidat pour l'élection présidentielle de 2019. Dans une atmosphère tendue à l'époque, Malick Gakou, Goumbala et Cie seront exclus avec véhémence de l'AFP par Niasse sans aucune autre forme de procès. Le patron de l'AFP perdra aussi dans la foulée un de ses fidèles compagnons, Mata Sy Diallo qui rejoindra Malick Gakou après la création de sa formation politique le Grand parti.
Dans un entretien accordé à RFI, Malick Gakou dira : «Dans les partis politiques au Sénégal, en général il y a très peu de démocratie. Et pour la seule et simple raison que quand vous créez un parti, c’est vous qui le créez, c’est vous qui le dirigez. Et en général, vous le dirigez jusqu’à votre mort. Ça pose des problèmes. Ça pose des problèmes parce que d’abord, en général, ces anciens-là veulent conserver le pouvoir pour des raisons inavouées et cela est inadmissible. Je pense qu’il y a une génération qui est déjà dépassée. Elle doit tourner la page et permettre à la nouvelle génération de pouvoir continuer le flambeau. Et c’est la raison pour laquelle la nouvelle génération doit les pousser, bien évidemment, à partir à la retraite politique».
Dans tous les cas, le manque supposé de démocratie interne de l'AFP et surtout son compagnonnage avec le président Macky Sall par le truchement de la coalition BBY inhibant tout dynamisme, coûteront au président Niasse plusieurs départs et une léthargie fatale. En effet, de troisième plus grande formation politique depuis sa création en 1998, l'AFP qui a participé aux deux premières alternances (2000 et 2012) en se classant troisième et en influençant fortement le deuxième tour, est devenue un parti politique presque banal. Et la dernière élection de 2024 va enfoncer davantage le parti dans la crise avec la défection de l'ancien ministre du Commerce Alioune Sarr qui quittera le navire pour créer son parti politique.
L'élection de Mbaye Dione sonne le glas de la carrière politique d'un homme d'Etat qui aura marqué l'histoire politique du Sénégal mais qui règne en maître absolu sur l'AFP. Dans un contexte où l'avènement du Pastef ouvre une nouvelle page de la politique sénégalaise, le président Moustapha Niasse, eu égard à son parcours professionnel et politique, est peut-être le dernier roi de la scène politique sénégalaise.
ENTRE L’AFP ET JAMM AK NJARIÑ, C’EST TERMINÉ
Le parti fondé par Moustapha Niasse a décidé de rompre son alliance avec la coalition Jamm Ak Njariñ, privilégiant désormais des partenariats basés sur des "valeurs communes" et une "transparence bien définie", selon son porte-parole
L’alliance électorale entre l’Alliance des Forces de Progrès (Afp) et la coalition Jamm Ak Njariñ appartient désormais à l’histoire ancienne. C’est ce qu’a annoncé hier le porte-parole des progressistes dans l’émission «jotaayu L’as» sur la chaîne Youtube de L’as tv.
C’est terminé. L’Afp a décidé de rompre les amarres avec Jamm Ak Njariñ, coalition formée à la veille des élections anticipées de novembre dernier avec comme tête de liste l’ancien Premier ministre Amadou Ba. «Nous avons analysé et diagnostiqué toutes nos alliances politiques. Mais la manière dont l’Afp s’est engagée dans ces coalitions, c’est fini. C’est-à-dire de participer à des coalitions où on ne maîtrise pas les investitures qui font naître des frustrations», a déclaré le porte-parole de l’Afp, Alioune Badara Diouck, dans l’émission «Jotaay L’As» sur la chaîne YouTube L’As Tv, un des supports numériques du groupe 3M-COMM qui édite L’As Quotidien.
Sous ce registre, sur la question de savoir si entre l’Afp et la coalition Jamm Ak Njariñ, c’est de l’histoire ancienne, il rétorque : «La forme qui avait prévalu à la naissance de cette coalition qui était une alliance électorale pour les Législatives anticipées de 2024, c’est fini».
Désormais, poursuit-il, l’Afp, dans toutes ses futures alliances, ne va s’allier qu’avec des formations politiques avec lesquelles elles partagent les mêmes valeurs, le même idéal, les mêmes convergences de vues avec des règles de transparence bien définies et un programme de gouvernance commun. «C’est sur la base de ces conditions que l’Afp s’engagera dorénavant avec les autres partis politiques dans une coalition», a-t-il ajouté.
Avec ce départ, quelle sera la posture de l’Afp à l’Assemblée nationale. Va-t-elle toujours rester du côté des non-inscrits ? Étant donné la proximité entre Moustapha Niasse et Macky Sall, l’Afp pourrait-elle amener à former avec Takku Wallu Sénégal un groupe parlementaire lors de la prochaine rentrée parlementaire en octobre ? Car, il faut dire que Takku Wallu Sénégal qui détient 16 sièges à l’Assemblée nationale était obligé de compter sur la voix de Abdou Karim Sall pour former un groupe.
En tout cas, Alioune Badara Diouck n’exclut pas une alliance avec d’autres forces politiques. «L’Afp repose sur ses propres règles et principes. S’il y a une convergence de vues avec d’autres formations politiques, la question sera traitée d’une manière collégiale pour être entérinée. Mais l’Afp ne fonctionne pas sur la base d’amitié mais sur une ligne bien définie», a indiqué le porte-parole de l’Afp.
« Il n’en est plus question qu’on (AFP) soit remorqué par d’autres partis politiques »
Riche d’une trajectoire de plus de deux décennies, l’Afp a contribué à deux reprises sur les trois alternances politiques connues au Sénégal notamment celle de 2000 avecAbdoulaye Wade et de 2012 avec Macky Sall. Pourtant la dernière candidature de l’Afp à une présidentielle remonte en 2012. C’est pourquoi, lors de leur 3ème congrès ordinaire, tenu le 26 avril dernier, et qui a vu Mbaye Dione, banquier et actuellement député, désigné Secrétaire général en remplacement de Moustapha Niasse, la candidature de l’Afp à la prochaine élection présidentielle a été traitée. Il a été question d’évaluer les différentes participations de leur formation politique aux élections, soit seul soit avec des coalitions. «Nous avons analysé notre histoire actuelle. Nous nous sommes aussi questionnés sur la trajectoire future du parti. La résolution du Congrès est sans ambages. Le parti est structuré et discipliné. Donc, il n’en est plus question qu’on soit remorqué par d’autres partis politiques», a pesté l’ancien maire de Djiddah Thiaroye Kao, Alioune Badara Diouck.
En cette perspective, l’Afp s’est fixé un agenda d’ici les élections locales qui devraient se tenir en 2027 pour aller dans le Sénégal des profondeurs rencontrer les Sénégalais en vue de créer les conditions d’une proximité et de porter les préoccupations et les frustrations des populations et investir le combat de la démocratie. L’objectif, pour les Progressistes, est de recréer un nouvel ancrage territorial de l’Afp d’ici les Locales de 2027. «Sous ce rapport, l’Afp va descendre dans les 558 collectivités territoriales et dans la diaspora pour prêcher son message et d’écouter les Sénégalais pour que l’Afp puisse avoir en 2029 son candidat à l’élection présidentielle et la gagner», a annoncé le porte-parole de l’Afp qui ajoute : «L’Afp entend avec son nouveau secrétaire général raviver la «flamme progressiste» depuis ses bases et de massifier ses rangs. L’Afp avait beaucoup de cellules dormantes au Sénégal et dans la diaspora que nous sommes en train de réveiller».
Jamra fait la pub à Mia Guissé
«Na dougou !». C’est ce que la chanteuse Mia Guissé, tenant un micro, répétait sur scène. C’est ce passage que le vice-président de l’Ong Jamra, Mame Makhtar Guèye, reproche à la star. Mais il faut quand même reconnaître que n’eût été la plainte, cette séquence aurait pu passer inaperçue. Certains l’ont d’ailleurs découvert après que l’Ong Jamra s’en est mêlée. Pour dire que la plainte a fait de la publicité gratuite à Mia Guissé devant la Division spéciale de cyber-sécurité qui aurait pu instruire d’autres choses beaucoup plus importantes. Surtout que L’As peut affirmer sans se faire démentir que beaucoup de plaintes dorment à la Cybercrime depuis longtemps sans que les mis en cause ne soient identifiés. Par exemple, une plainte pour menace déposée par L’As depuis janvier n’a pu être bouclée par la Cybercrime, devenue moins efficace. Après donc une longue audition, l’artiste est rentrée chez elle.
Farba Ngom chargé encore
Les choses se corsent pour le député-maire de Agnam. Hier, le doyen des juges d’instruction du Pool judiciaire financier a ajouté de nouvelles accusations contre Mouhamadou Ngom dit Farba. Selon des sources de Le Soleil digital, celui-ci a été inculpé pour «avoir en connaissance de cause, converti, transféré, dissimulé, acquis, détenu ou utilisé des biens provenant d’un délit avec cette circonstance que ces faits ont été commis en bande criminelle organisée».Des faits survenus courant 2020-2024 et que Farba Ngom, rapportent nos sources, «a catégoriquement rejetés». La même source confie que le responsable «apériste» parle de «cabale» contre sa personne. En prison depuis le 27 février 2025 pour association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux et escroquerie portant sur des deniers publics d’un montant de 31 milliards de francs CFA, Farba Ngom a été extrait ce mardi 29 avril pour être inculpé à nouveau. Les poursuites dont il fait l’objet résultent d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), qui a mis en évidence des transactions suspectes estimées à 125 milliards de francs CFA. Tahirou Sarr inculpé pour le même rapport risque également de subir le même sort puisque lui aussi devra être extrait aujourd’hui et présenté au Pjf. Visiblement Farba Ngom devra s’habituer à la prison parce qu’il ne sortira pas de sitôt…
Une bande interpellée avec de la drogue, des moutons, des bœufs, chèvres…
Les pandores de la Brigade de Recherches de Keur Massar ont mis hors d’état de nuire une bande de trafiquants de drogue. Dans le cadre de l’exécution du plan opérationnel de lutte contre le trafic de stupéfiants, ils ont interpellé lundi quatre individus pour association de malfaiteurs, détention et trafic de drogue. Les gendarmes ont eu écho du trafic lors d’une patrouille. C’est ainsi que les éléments de la brigade sont intervenus dans un enclos à Keur Mbaye Fall où ils ont saisi une importante quantité de drogue et de biens divers. Il s'agit de 05 kilogrammes de chanvre indien; 06 grammes de haschich; 03 bœufs ; 16 moutons; 02 chèvres et un cheval. L’enquête se poursuit pour traquer d’éventuels acolytes.
Des dealers arrêtés …
Les limiers du Commissariat central de Ziguinchor ont mis la main sur deux individus en possession de 08 kg de chanvre indien. Ils ont reçu les informations selon lesquelles deux individus sur une moto auraient dissimulé un sac supposé contenir du chanvre indien non loin du pont de Tobor. Aussitôt, les éléments de la brigade de recherche ont intercepté les mis en cause sur les lieux pour vérification. Au cours de l’opération, les limiers ont découvert que ledit sac contenait effectivement 8 kg de chanvre indien. Les mis en cause sont en garde à vue et l’enquête suit son cours.
689 Sénégalais expulsés des États-Unis
Le Sénégal est le premier pays africain en termes d’expulsions des États-Unis, entre 2020 et 2025. Selon les données publiées par l'Immigration and Customs enforcement (ICE) des États-Unis au cours de ces cinq ans, un total de 689 citoyens sénégalais ont été expulsés du pays de l’Oncle Sam. D’après la même source, le Sénégal est suivi par la Mauritanie, qui occupe la deuxième place avec 481 personnes, et du Nigeria avec 437 personnes expulsées. Il faut aussi noter que les Usa se retirent totalement du Mcc. Conséquence si l’Etat ne reprend pas, le projet du Mca sur l’électrification va tomber à l’eau à partir du 30 juin prochain fin de la coopération décidée par Trump.
Grève de 48 h de l’intersyndicale de l’UGB
Les responsables des centrales syndicales de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis sont très en colère à cause de l’agression violente d’un cadre du CROUS par six étudiants. Lors d’une assemblée générale tenue hier, les travailleurs de l’UGB ont décrété 48 heures de grève pour protester contre cet acte qu’ils jugent ignoble et inacceptable. Des étudiants ont tabassé un agent devant leurs camarades et d'autres membres du personnel. Amath Diallo demande aux autorités étatiques, du CROUS et du Conseil académique de prendre leurs responsabilités afin de prévenir de tels actes. A l’en croire, il est temps de les contraindre à respecter les règles. Très en verve, il exige que des mesures concrètes, fermes et durables soient prises sans délai pour garantir l’intégrité physique et morale de l’ensemble des membres de la communauté universitaire, notamment les enseignants, le personnel administratif, technique et de service, ainsi que les étudiants. Les travailleurs ont salué la disponibilité et l’esprit d’écoute du Recteur qui, en tant que garant de l’équilibre social au sein de l’université, a pris l’engagement de conduire une médiation et de prendre les dispositions nécessaires pour que de tels faits ne se reproduisent plus.
Les frères Cissé et leurs acolyte écopent de 6 mois…
Les frères Cissé et deux de leurs compagnons se sont finalement tirés d'affaire en échappant à la prison après 15 jours de détention, pour avoir kidnappé un certain Mohamed Ndiaye. Hier, devant la barre, ils ont reconnu les faits tout en expliquant qu’ils n’avaient pas l’intention de nuire à M. Ndiaye, mais simplement de le conduire au commissariat central où Kéléfa avait déposé une plainte contre lui pour escroquerie. Au début du mois d’avril, Mohamed Ndiaye avait fait la connaissance de Soukey Fall via TikTok. Ils ont échangé leurs numéros et ont commencé à se parler. Un jour, alors qu’elle était en communication avec Mohamed Ndiaye, Mamadou Diouf, le petit ami de Soukey, les a surpris. Lors d’un appel vidéo, il a reconnu Mohamed qui était recherché par son ami Kéléfa Cissé. Ce dernier avait effectivement déposé une plainte contre Mohamed pour escroquerie portant sur la somme de 3,8 millions de francs CFA, à propos de la vente d’un terrain. Immédiatement, Mamadou Diouf et son ami Kéléfa ont monté un stratagème. Ils ont utilisé Soukey Fall, qui, par téléphone, avait noué une relation amoureuse avec Mohamed. La femme lui a donné rendez-vous à la plage Safari. Une fois sur place, Mohamed Ndiaye a été attaqué. Il a reçu un violent coup de poing qui lui a fait perdre connaissance. Ses agresseurs l’ont ensuite ligoté et enfermé dans le coffre de leur véhicule. Ils ont été interceptés par des éléments du commissariat de police de Saly, alors en patrouille qui ont découvert une personne ligotée dans le coffre d’un des véhicules. Finalement le juge a condamné les prévenus à 6 mois de sursis et à une amende d’un million.
ÇA BOUGE POUR GANA GUEYE… L’ARABIE SAOUDITE RESTE A L’AFFUT !
Idrissa Gana Guèye va-t-il rester en Premier League ? On est tenté de répondre par l’affirmative si on se fie à la presse anglaise. En effet, selon nos confrères, Everton a proposé une prolongation d’un an à l’international sénégalais.
A un certain âge (35 ans), il est rare de voir un joueur bénéficier d’une prolongation de contrat, surtout dans un championnat exigeant comme la Premier League. Pourtant, Idrissa Gana Guèye, en fin de contrat, pourrait bien rester encore un an à Everton. En dépit des offres alléchantes venant de l’Arabie saoudite.
Idrissa Gana Guèye va-t-il rester en Premier League ? On est tenté de répondre par l’affirmative si on se fie à la presse anglaise. En effet, selon nos confrères, Everton a proposé une prolongation d’un an à l’international sénégalais. Et ces derniers de préciser que les discussions sont toujours en cours entre le joueur et la direction du club, et qu’un nouveau contrat serait déjà sur la table. Une démarche des dirigeants du club anglais qui s’explique par la forme actuelle de Gana Guèye, qui est en effet toujours très performant dans le meilleur championnat du monde.
Véritable métronome dans l’entrejeu des Toffees, le milieu récupérateur de 35 ans en est à 37 matchs toutes compétitions confondues pour trois passes décisives. Et selon Who Scored et Squawka, Guèye est le seul joueur des 5 grands championnats européens à avoir réussi plus de tacles cette saison, avec un total impressionnant de 119 interventions.
Le milieu de terrain sénégalais devrait ainsi poursuivre son bail du côté de la Merseyside jusqu’en juin 2026. Arrivé pour la première fois chez les Toffees en 2016 en provenance d’Aston Villa, Gana Guèye avait ensuite rejoint le Paris Saint-Germain, avant de revenir à Everton en 2022.
Apprécié pour son abattage dans l’entrejeu, son sens du placement et son expérience, il reste un élément clé dans le dispositif de David Moyes qui est venu au bon moment pour sauver son équipe d’une relégation.
Cette prolongation viendrait en tout cas récompenser les performances constantes et le professionnalisme de l’ancien Lillois. Et sauf retournement de situation, l’officialisation de cette prolongation pourrait intervenir dans les prochains jours.
Le Sénégalais est comme du vin : il se bonifie au fil des ans. Normal donc qu’Everton tienne à le garder. Normal aussi que d’autres cadors s’intéressent à ce milieu d’expérience, passé par Everton pendant trois saisons avant de rejoindre le Psg en 2019 pour 30 millions d’euros.
Et d’ailleurs sur ce chapitre, ces derniers temps, les sirènes saoudiennes se sont fait entendre concernant celui qui a enrichi son palmarès en remportant deux titres de champion de France avec le club parisien. Il a également atteint la finale de la Ligue des Champions en 2020.
Dans une interview accordée à Africafoot, l’agent du joueur, Taieb El Idrissi, a confirmé, en collaboration avec «Roc Nation Sports» (représentant exclusif de Gana Guèye), qu’un accord est en cours de finalisation concernant des offres émanant de clubs saoudiens, à savoir AlAhly et Al-Ettifaq.
Gana Guèye, qui est actuellement évalué à 2 millions d’euros sur Transfermarkt, devra faire un choix crucial : poursuivre au plus haut niveau en Europe avec Everton ou envisager un exil lucratif en Mls ou en Arabie saoudite. Mais il est vrai que le Lion, recordman de sélections, est plus proche d’une prolongation de contrat chez les Toffees. A suivre…
Par Baba DIENG
LA GRANDE PLAISANTERIE DES MILITAIRES DE L’AES
Les différentes transitions - ou intronisations - s’éternisent. Les militaires ne veulent pas lâcher, pour rien au monde, le pouvoir. Les libertés, au nom d’une soi-disant refondation, sont systématiquement bafouées
En mars 2024, dans la revue Global Africa, le politologue Abdoul Karim Saidou a publié un article intitulé «Démocratie et insécurité au Sahel : une cohabitation impossible ?». Dans ce texte qui «analyse les effets de l’insécurité sur l’ordre démocratique à partir des terrains sahéliens», le chercheur décrypte la manière dont les militaires, riches de leurs baïonnettes, se sont arrogé le droit d’arracher le pouvoir aux civils. L’argument de restaurer la sécurité que ces derniers, à cause de leur incompétence, ont sacrifiée au profit des factions terroristes, ne trompe personne. En réalité, pense-t-il, ces militaires, qui ont l’ambition inavouée de prendre leur «revanche», traduisent, par le truchement des coups d’Etat, «l’expression d’une mise à l’écart politique mal digérée par les militaires qui se targuent d’une légitimité historique dans la formation des Etats». C’est dire que ces militaires, qui ont déserté les champs de bataille pour roupiller dans les palais présidentiels, ne sont obnubilés que par le pouvoir politique et le «sentiment de prestige» (Max Weber) qu’il confère.
Les différentes transitions -ou intronisations- s’éternisent. Les militaires ne veulent pas lâcher, pour rien au monde, le pouvoir. Les libertés, au nom d’une soi-disant refondation, sont systématiquement bafouées.
Les populations, qui ont acclamé les militaires au moment des différents coups d’Etat, voient aujourd’hui toutes leurs libertés remises en cause. Les journalistes sont traqués et envoyés en prison ; les formations politiques sont dissoutes ou suspendues ; les sociétés civiles sont tout simplement supprimées de la vie politique nationale. Il n’y a que les pouvoirs militaires qui décident, au bout des fusils et en dehors de toute force d’opposition, du sort de ces peuples.
Malgré leurs maigres succès dans la lutte contre les groupes terroristes, notamment au Mali, l’insécurité est de plus en plus tragique dans les pays de l’Aes. Les victimes, civiles comme militaires, ne se comptent plus. Les populations sont hantées par les agissements inopinés et dramatiques des terroristes. Ces derniers -qui sévissent dans la mobilité et réinventent au quotidien leurs méthodes de tuer bivouaquent partout et échappent au contrôle de ces Etats dont les armées, squelettiques, ont montré toutes leurs limites. Les services des mercenaires russes, ces chevaux de Troie de la Russie, n’ont apporté aucune satisfaction face à cette quadrature du cercle qu’est la restauration de la sécurité. Et, pis encore, ces mercenaires, qui n’agissent qu’au nom du profit, participent parfois à la persécution de certaines populations civiles. La communauté peule, régulièrement accusée de renflouer les rangs des terroristes, est généralement victime de ces attaques systématiques qui s’apparentent à du nettoyage ethnique.
Les militaires n’ont pas de solutions aux différents problèmes qui minent ces peuples. Leur incapacité de gouverner a plongé leurs pays respectifs dans une indigence dont rien n’augure ne serait-ce que la diminution. Incapables de faire mieux que les civils accusés de tous les maux d’Israël, ils cherchent, par tous les moyens, à dénicher des boucs émissaires, pour imputer la responsabilité de leurs déconfitures aux autres. La France est leur tête de Turc. L’ancienne puissance coloniale et «sa» langue, aidées par leurs suppôts de l’impérialisme françafricain, alimentent leur rengaine victimaire. Celle-ci, on le sait, n’est que le moyen d’éluder les énormes défis qui se posent à leurs peuples.
Toujours est-il que les slogans ne résistent pas au temps et à la réalité. Au Burkina Faso, par exemple, les autorités accusent la Côte d’Ivoire, présentée comme un des derniers rebuts de la Françafrique, de fomenter des manœuvres pour déstabiliser le régime de Ibrahima Traoré.
Ces militaires n’aiment pas leurs pays ; ils n’ont qu’une seule obsession : le pouvoir. Au regard de leur incompétence et de leur incapacité à saisir les vrais enjeux de notre monde, on peut constater, et fort aisément, que l’échec est leur finalité. Mais à quel prix ?
Au prix de l’intégration africaine. Au prix de la diplomatie. Au prix de l’économie. La Cedeao, considérée à tort comme un cartel de chefs d’Etat au service de la France, en a déjà subi les premiers assauts. Il faut s’attendre à d’autres ravages.
Notre pays, et fort heureusement, a une vocation universaliste.
Celle-ci, comme toutes les grandes nations, constitue notre destinée manifeste, la manifestation éloquente de notre grandeur.
Nous ne devons jamais nous lasser de remercier le poète-Président Léopold Sédar Senghor…
POST-SCRIPTUM : Notre monde a récemment perdu l’une de ses grandes voix de sagesse, Sa Sainteté le Pape François. Une voix contre les différentes guerres qui menacent les équilibres du vivant. Une voix contre la pauvreté et les logiques de prédation orchestrées par les grandes puissances. Une voix pour la fécondation de nos inépuisables possibles de vivre-ensemble et d’en-commun. Que ses prêches -marqués par la célébration de l’autre, l’amour et l’humilité- continuent de nous inspirer pour la constitution d’une commune terrestre.